[nextpage title= »Introduction : « ]
Cela faisait déjà un petit moment que nous devions vous présenter le test complet de cette ROG Maximus Z690 Extreme. Combinée avec un processeur Intel i7-12700KF et le système de refroidissement ROG Ryujin II 360, cette nouvelle configuration est devenue notre nouvelle plateforme de tests pour les cartes graphiques. La mise à jour de nos graphiques est quasiment bouclée et nous pourrons très bientôt vous proposer les performances de l’ensemble des cartes passées au sein du labo.
En attendant, nous allons nous attarder aujourd’hui au test de cette version « Extreme » qui combien pour le chipset Z690, tout ce qui se fait de mieux, que ce soit en terme de connectiques, BIOS mais aussi d’overclocking ! Si vous cherchez la carte ultime chez Asus, cela pourrait bien être ce modèle.
Cette ROG Maximus Z690 Extreme partage aussi son PCB avec le modèle GLACIAL. La seule différence sera la présence d’un waterblock intégral chargé de tenir au frais le processeur, les étages d’alimentation ainsi que le chipset. Bonne nouvelle, nous disposons aussi de son modèle que nous installerons la semaine prochaine !
Merci à Asus France pour la mise à disposition de ces composants.
[nextpage title= »ROG Maximus Z690 EXTREME : »]
Lors de chaque nouvelle génération de carte mère Maximus, Asus nous propose un modèle EXTREME qui représente la carte « ultime » et qui dispose de tout ce qui se fait de mieux. On peut d’ailleurs considérer ce modèle comme une vitrine pour Asus. Le prix est bien entendu plus élevé que tous les autres modèles de la gamme hormis la Glacial. Nous devrions d’ailleurs aussi vous proposer le test de ce modèle dans les jours à venir. Cette version équipée d’un waterblock intégral disposera du même PCB que l’Extreme.
Le bundle :
Un petit tour par le bundle de cette ROG Maximus Z690 Extreme afin de voir si celle-ci bénéficie « d’accessoires particuliers ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a pas mal de choses à vous présenter avec un bundle utra complet !
Tout d’abord, comme pour l’APEX, on retrouve le « ROG True Voltician ». Il s’agit d’un oscilloscope au format USB et qui est dans la suite du V-Latch toujours intégré sur le PCB de la carte mère. Nous reviendrons plus en détails sur ce module qui s’enfourche dans un port USB. Nous avons reçu le logiciel de gestion ainsi que le guide d’utilisation. Nous devrons nous y pencher à tête reposée tant les informations et détails sont nombreux. Sachez aussi que le port mini-USB permet de faire fonctionner le logiciel sur un PC à part.
On retrouve ensuite une série d’accessoires toujours bien utile comme un tournevis cruciforme Asus, un ROG FAN contrôleur, le ROG Dimm.2 et un ROG Clavis DAC. Il s’agit en réalité d’une carte son USB-C vers Jack 3.5 mm. Elle fournit la possibilité de bénéficier d’un son amélioré pour un rendu audio de qualité studio. De plus, elle bénéficie de la technologie de suppression du bruit ASUS AI qui améliore le microphone de votre casque en éliminant le bruit de fond.
Nouvelle Maximus et support du PCIe 5.0 :
C’est déjà la quatorzième version de la Maximus, l’un des modèles les plus connus de la marque Asus. Celle-ci fait bien entendue partie de la série ROG (Republic Of Gamers). Il semblerait qu’Asus ne nomme plus le chiffre de la série puisque l’intitulé sur la boite est ROG Maximus Z690 Extreme. Nous n’avons plus de référence au nombre « XIV ».
La ROG Maximus XIV Extreme est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z690. Cette carte mère change de socket puisque nous passons du LGA-1200 (Z490/Z590) au socket LGA-1700. La raison est simple : la taille du CPU est plus grande.
Ci-dessus, une capture détaillant la différence entre les deux sockets (source Igor’s Lab). Le socket LGA-1700 dispose donc de 1700 pins, contre 1200 pour le précédent. Vous devrez peut-être investir dans un nouveau système de refroidissement. Certaines marques proposent un adaptateur pour votre cooler actuel. Pensez à vous renseigner car il est souvent gratuit. Mais vous le découvrirez plus tard, Asus a prévu deux trous de fixation.
Le chipset Z690 prend en charge officiellement le PCIe 5.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente. Cependant, actuellement, aucun composant n’est encore compatible avec cette norme. L’autre grand changement est le support de la DDR5.
Les différents radiateurs :
Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 277 mm, ce qui correspond au format E-ATX. La couleur dominante sur le PCB est le noir. C’est un choix d’Asus afin de conserver une couleur neutre afin de s’intégrer à toutes types d’installation. Le design reprend en partie celui de la génération précédente avec une carte qui dispose d’une « armure ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est lourde avec ses 3,080 kg ! Le refroidissement devrait suivre.
Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de quatre !
Tout d’abord, les trois radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui entoure le socket. Les deux plus imposants recouvrent l’étage d’alimentation. Ces deux radiateurs sont reliés par un caloduc. Comme vous pouvez le constater, il bénéficie de nombreuses découpes afin d’augmenter la surface de contact et donc la dissipation thermique.
Un troisième, plus petit, et relié aussi par l’intermédiaire d’un caloduc est chargé de tenir au frais l’étage une partie de l’étage d’alimentation. Nous sommes ici sur un système entièrement passif.
Asus a retravaillé son système de refroidissement des étages alimentations pour cette 12e génération. En effet, en charge, on peut atteindre facilement les 280 watt et être très faible en veille. En réalité, l’utilisation de deux types de cœurs peut faire varier extrêmement vite la charge.
Le quatrième est celui qui recouvre le chipset. Il ne s’agit pas réellement d’un radiateur puisqu’il s’agit de l’emplacement d’une partie du rétro-éclairage RGB. La hauteur est faible afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques. Comme je l’ai dit, on y retrouve une partie du logo ROG qui a été pixelisé et pourvu d’un rétro-éclairage RGB.
Un écran OLED mais aussi l’écran AniMe Matrix :
Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué la présence de l’écran OLED. Celui-ci se situe juste en dessous du petit radiateur qui surmonte une partie de l’étage d’alimentation. En dessous de cette écran OLED se trouve un emplacement SSD de type M.2 en PCIe 5.0, mais nous en reparlons plus bas. Celui-ci peut-être paramétré mais affiche par défaut la séquence Boot de la carte mère.
Et ce n’est pas tout ! Sur le dessus du dissipateur positionné sur le haut de la carte mère, on trouve un écran « Anime Matrix » qui possède pas moins de 222 LED ! Il peut être configuré afin de jouer des animations, des images, des animations et visualisation audio personnalisées. Il peut aussi afficher l’heure et la date du système.
Cinq emplacements SSD M.2 :
Une plaque en aluminium noir dont la découpe vient parfaitement s’associer avec celle posée sur le chipset, recouvre deux emplacement SSD de type M.2 au niveau du PCB. Vous avez aussi la possibilité d’utiliser le support vertical, présent dans le bundle, et qui peut accueillir lui aussi deux SSD M.2. Le nombre total de SSD M.2 grimpe ainsi à cinq.
Pour rappel, celui qui se trouve sous l’écran OLED est un emplacement SSD de type M.2 en PCIe 5.0.
Le socket et les PCIe :
L’espace autour du socket est assez bien dégagé et sera assez facile à isoler avec de la gomme pour les tests sous LN2. De plus, Asus propose sur les modèles ROG deux trous de fixation. L’un compatible avec les coolers LGA-1700 mais aussi LGA-115x ! Un très bon point pour Asus.
Cette Maximus Z690 Extreme peut accueillir au maximum quatre barrettes mémoires de DDR5. Je vous invite à aller lire la page dédiée à la DDR5 dans notre article sur Alder Lake. La qualité des traces a été améliorée sur ce modèle et sur la version APEX. Et n’oubliez pas que le chipset Z690 permettra de concevoir des cartes mères supportant la DDR5 mais aussi des modèles (d’entrée de gamme) en DDR4.
Comme sur l’APEX, cette Extreme dispose d’un bouton nommé Q-Release. Lorsqu’une carte est enfourchée dans le premier port PCIe, la pression sur ce bouton, ouvre le système de rétention et libère votre carte graphique. Il s’agissait d’un souci que nous avions relevé sur la génération précédente lorsqu’un radiateur se trouvait trop proche du premier emplacement PCIe. Bien vu Asus !
Cette Extreme supporte les kits mémoires en dual channel jusque 6400 MHz+ (OC) et pour une quantité maximal de 128 GB. On retrouve deux ports PCIe 5.0 16x qui fonctionneront en x8/x8 si vous optez pour du SLI ou du CrossfireX. Un troisième emplacement en PCIe 3.0 x1 est également disponible. Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins à plat et de deux 8 pins à coté des étages d’alimentation.
RGB or not RGB ?
Comme c’est le cas pour une grande partie de la gamme ROG, elle dispose du système AURA avec des leds présentes sur le PCB au niveau du radiateur recouvrant les connectiques ainsi que le logo placé sur le chipset. La gestion de celles-ci se paramètre via le logiciel maison AURA mais il est possible de les désactiver, assez facilement, via le BIOS si vous le désirez.
Le rendu est moins sobre que sur l’APEX, mais je suis curieux de voir les capacités de l’écran Anime Matrix parce que les LED rendent vraiment bien.
[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]
Les outils pour clocker :
Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont très nombreux sur ce modèle ce qui est devenu une habitude chez Asus sur le haut de gamme. Cela confirme bien sa position de carte dédiée à l’overclocking.
- Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
- Le FlexKEY (reset) : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec. Le bouton peut-être désormais affecté à une autre tache comme la fonction (Safe Boot ou désactiver le rétro-éclairage).
- Safe Boot : permet de redémarrer la carte même si les paramètres choisi dans le bios ne permettent pas le boot. Cela évite de devoir faire un Clear CMOS pour rebooter et donc de perdre vos paramètres encodés.
- ReTry Button : lors de tests sous froid, parfois l’OS freeze et un reset ne permet pas de redémarrer la carte mère : seule solution 6, 7 secondes en maintenant appuyé le bouton START. Avec le bouton ReTry, ça redémarre de suite.
- Switch bios : permet de switcher entre les deux bios. Vous pouvez ainsi choisir d’avoir un bios « overclocking » et un bios « H24 ».
- Slow Mode : sous froid, si vous voulez atteindre 6 GHz en 60x100MHz, en activant le Slow Mode, vous bootez en 16×100 et dans l’OS, hop vous revenez à 60×100.
- RSVD : permet lorsqu’il est activé sous froid (-120 °C) d’éviter les « Cold boot bug ».
- LN2 Mode : permet d’activer les profils LN2 dans le bios.
- Le Q LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Celle qui reste allumée correspond au problème.
- Le Q Code : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot. Cela s’affiche à présent sur l’écran OLED et la liste des codes se trouve au sein du manuel.
- Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
- ProbeIT : permet de mesurer les tensions à l’aide d’un multimètre directement sur le PCB.
Le PCB :
Notre Asus Maximus Z690 Extreme se base sur une alimentation en 24 + 1 + 2 phases. La partie en charge du CPU se compose de 24 phases et sur ce modèle, aucun doubleur, mais attention les phases sont placées en parallèle. On retrouve le nouveau contrôleur, la puce RAA 229131, présente sur un grand nombre de cartes mères Z690. Ici, nous sommes sur une gestion X+Y=20 soit un mode 12 + 1.
Les 24 mosfets sont quant à eux tous des RAA 22010540 de 105A groupés en parallèles par phase et ainsi permettre de les dédoubler sans avoir recours à un doubleur. Les mosfets dans les étages de puissance génèrent le plus de chaleur car ils sont responsables de la conversion de tension et de la livraison au CPU à partir du connecteur EPS 12 volts.
Les connectiques :
La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le Clear CMOS ainsi que le bouton permettant de flasher le bios à partir d’une clé USB.
Au niveau des ports USB, cette ROG Maximus Z690 Extreme dispose sept USB 3.2 Gen 2 et d’un USB 3.2 Gen 2 Type-C. Elle est aussi pourvue d’un port HDMI et d’un Thunderbolt 4. On retrouve ensuite les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band. La partie audio est assurée par une puce SupremeFX ALC4080. Enfin, on retrouve pour terminer les différentes sorties audio ainsi que le ports réseau (2.5Gb) mais aussi un Marvell AQtion 10Gb.
[nextpage title= »OC mémoire limité ? pas pour Asus : »]
Une fois de plus, si ce n’est pas encore fait, allez jeter un œil à notre article sur Alder Lake. Et plus particulièrement la section destinée à la nouvelle DDR5. L’un des changements majeurs est l’ajout d’un module PMIC (Power Manager Integrated Circuit). Son rôle est de réguler l’alimentation du stick mémoire. Il y en a donc un par barrette.
Auparavant, c’était la carte mère qui était en charge de gérer l’alimentation. En réalité cela a avantage mais aussi un désavantage. Le point positif est de ne plus devoir prévoir ce contrôle sur le PCB de la carte mère pour les fabricants. Mais malheureusement, le PMIC réduit assez drastiquement le potentiel de contrôle du stick par la carte mère, comme une tension bloquée (secure mode).
En gros, il existe deux types de PMIC : un qui accepte l’overclocking et l’autre qui est bloqué. Impossible de modifier la tension et donc, un potentiel d’overclocking très limité !
Une solution « made by Asus » :
Asus ne pouvait pas faire sans chercher une solution. Les ingénieurs ont donc bossé afin de contourner cette limitation. Et c’est solutionné ! Au sein du BIOS, vous retrouverez des profils en fonction des puces mémoires qui équipent votre kit mémoire. Sachez que nous bossons sur notre Discord afin de vous proposer un dossier synthèse sur les kits disponibles.
Ils pourront être utilisé par les novices qui ne désirent pas risquer de se lancer dans l’overclocking mémoire mais aussi pour les utilisateurs confirmés pour qui, se sera une base de départ. Les profils sont présents car la DDR5 bénéficierait d’un excellent potentiel d’overclocking. Les profils sont optimisés afin de proposer de hautes fréquences ainsi que des timings serrés.
La tension peut être ainsi ajustée manuellement jusqu’à 1,435 volts. Il semblerait toute fois qu’une augmentation très légère apporte déjà un gain très intéressant. Nous en jugerons lors de nos tests. Dans le cas d’un PMIC qui n’est pas bloqué, la tension pourrait atteindre les 2 volts. Dans la section « overclocking mémoire », nous avons d’ailleurs utilisé ces profils.
[nextpage title= »Le BIOS : »]
En ce qui concerne le BIOS, au premier coup d’œil, on reconnait que nous sommes chez Asus. Les habitués de la marque s’y retrouverons sans aucune difficulté. Pour rappel, l’onglet qui va le plus nous intéressé est « Extreme Tweaker ».
Avant de débuter, nous vous rappelons qu’il est primordiale de mettre régulièrement à jour votre BIOS. L’avantage d’une carte comme cette EXTREME est de bénéficier de deux BIOS. Vous pouvez ainsi tester un nouveau tout en conservant le précédent. Pour ceux qui bidouillent, c’est un vrai plus ! Si vous avez lu notre article sur la ROG Z690 APEX, vous remarquerez que les 2 BIOS sont quasiment identiques.
Les captures du bios ont été réalisées avec le profil XMP de notre kit Corsair activé. On retrouve l’option L’autre nouvelle option est « Memory controller : DRAM Frequency Ratio » qui a débarquée avec Rocket Lake. Vous aurez le droit entre Gear 1, Gear 2 et Gear 4. Sachez que dans la majorité des cas, ce sera du Gear 2. La solution Gear 4 est là, pour les kits > 7000 MHz.
Le « Loadline calibration » est en mode auto pour les tests comparatifs mais nous reviendrons sur sa fonction lors de l’overclocking du i9-12900K. Les autres sections sont présentes depuis les générations précédentes et vous permettent notamment de flasher votre carte mère, de contrôler la vitesse des ventilateurs et de créer des profils de tests.
Les différentes tensions :
Nous verrons dans la section « overclocking », les tensions primordiales pour le CPU ainsi que pour booster la mémoire DDR5.
Sachez qu’il est possible de désactiver les E-core mais que les performances de votre processeur en prennent alors un sérieux coup. On vous en parle dans la suite de l’article.
Enfin, la sauvegarde de profils est vivement recommandée lorsque vous réalisez des tests. Cela permet un gain de temps. Sachez que vous avez aussi la possibilité de les sauver sur une clé USB.
Fonctionnalité Hydranode :
Asus propose à nouveau des connecteurs 4-pin qui supportent un nouveau standard de connexion appelé Hydronaude (test ici). Avec une seule prise, il est désormais possible de contrôler jusqu’à 3 ventilateurs, tout en conservant le contrôle sur chacun d’entre eux individuellement. L’activation se fait via le BIOS et le contrôle via l’utilitaire Asus AI Suite III et plus particulièrement la section Fan Xpert 4.
Memtest86 intégré :
OUI, l’une des nouveautés de cette Maximus XIII APEX est l’intégration au sein du BIOS de Memtest86 dans la section « Tool ». Celui-ci va vous permettre d’identifier les problèmes de mémoire en un seul click. Le logiciel va ainsi tester votre kit mémoire et révéler des erreurs si celui-ci en rencontre lors des différents tests.
Le mode LN2 :
On retrouve un mode LN2, qui devra être activé via un jumper placé sur le PCB. Attention, celui-ci est vraiment dédié aux tests sous froid, donc ne l’activez pas pour des tests en air/water puisque certaines sécurités seront désactivées automatiquement. Une fois celui-ci activé, on retrouve un profil LN2 CPU.
Lorsque nous aurons terminé le tour des cartes mères Z690 présentes au sein du labo, nous ne manquerons pas de tester nos CPU sous azote liquide. N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre bios.
[nextpage title= »La configuration de tests : « ]
Voici donc les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu bien que de nouvelles versions seront très certainement disponibles dans les jours à venir. Asus étant très réactif sur la mise à jour de ses BIOS.
Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir plusieurs guides d’overclocking pour votre processeur mais aussi pour votre kit mémoire avec ce modèle APEX.
- Carte mère : ROG Maximus Z690 EXTREME (BIOS 0702)
- Processeur : Intel i9-12900K / i7-12700KF
- Mémoire : 32 GB GSKill Trident Z5 5600 MHz CL36
- Carte graphique : MSI GT 710
- Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
- SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2
- Alimentation : be quiet! Dark Power PRO 12 1500w
- Système d’exploitation : Windows 10 64 bits
- Écran : ROG PG27UQ
Un petit tour par CPU-Z afin de s’assurer que tout est parfaitement en ordre avant de débuter nos tests. On remarque qu’avec cette version 1.98, notre i9-12900K est parfaitement reconnu ainsi que la mémoire DDR5.
C’est partiii pour l’overclocking de ces i9-12900K et i7-12700KF sur cette ROG Maximus Z690 Extreme.
[nextpage title= »Nouvelle configuration de tests : « ]
Comme nous vous l’avons expliqué dans l’introduction, cette Maximus Z690 EXTREME va devenir notre nouvelle configuration de tests GPU. Associée à ce processeur Alder Lake i7-12700KF et un kit Corsair Dominator Platinum RGB 5200 MHz CL38, nous sommes parés pour les mois à venir.
Asus a également mis à notre disposition son système de refroidissement Ryujin II et son radiateur de 360 mm. Nous avons eu l’occasion de vous le présenter lors de la présentation de ce dernier dans cette article. Les tests en overclocking seront d’ailleurs réalisés avec ce système de refroidissement. C’est donc : « Bonjour i7-12700KF et ROG Maximus Z690 EXTREME ». Comme il était prévu de mettre à jour tous nos graphiques de tests avec les nouveaux drivers NVIDIA et AMD, nous en avons profité pour mettre en place cette nouvelle configuration.
En plus du processeur et de la carte mère, elle sera équipée d’un kit mémoire Corsair Platinum RGB 5200 MHz CL38. Il s’agit bien entendu d’un kit mémoire en DDR5. Afin de tenir au frais notre processeur, c’est le ROG Ryujin II 360 que nous avons choisi d’utiliser.
Comme vous l’aurez compris, c’est uniquement la carte graphique qui sera l’élément changeant, lors de nos tests, sur cette configuration. Actuellement, c’est la GeForce RTX 3070 Noctua OC qui est installée. C’est d’ailleurs la carte graphique que nous testerons dans les prochains jours et qui inaugurera cette nouvelle configuration.
[nextpage title= »Les fréquences effectives ? »]
Comme lors de chaque nouveaux tests concernant des processeurs, notre idée première est de vérifier si les fréquences annoncées sont bien atteintes. Pour ce faire, nous allons utiliser le benchmark Cinebench R23. Deux cas de figures vont être utilisés, un bench en single core et un second en multi core.
Pour rappel, le i7-12700K ou KF disposera de 12 cœurs et 20 threads. Mais attention, les 12 cœurs sont en réalité divisés en 8C + 4c. Il y a les 8 premiers cœurs (P-core appelé aussi Golden Cove) et les 4 cœurs (E-core appelé aussi Gracemont). Ceux-ci ont des rôles différents. Les premiers, les Performance, ont pour but de réaliser les taches demandant de la puissance de calcul et les seconds, les Efficient, pour ce qui s’apparente plus à de la bureautique ou aux taches d’arrière plan. Maintenant les deux types de cœurs travailleront ensemble en fonction de la tâche demandée.
La fréquence des P-core et des E-core est bien entendue différente. Toujours dans le cas de notre i9-12700K (F), celle des P-core est de 4700 MHz (Boost à 5000 MHz) et celle des E-core, à 3600 MHz (Boost à 3800 MHz). Voici un tableau récapitulatif.
Test avec le i7-12700K :
Et dans la réalité ? Première étape, nous laissons tout en AUTO au niveau du BIOS sauf le profil XMP que nous chargeons afin d’avoir une fréquence de 5200 MHz 38-40-40-78 pour notre kit mémoire. Nous ne réalisons aucune autre modification au sein du BIOS. L’idée est comme nous l’avons souligné de voir si à la sortie de boite, les fréquences sont bien respectées.
Débutons avec un test single core dans Cinebench R23. Comme vous pouvez le constater, nous avons ouvert plusieurs fenêtres afin de vérifier la fréquence.
Aucun souci, on peut voir que deux cœurs passent régulièrement à 5 GHz, ce qui correspond bien à la fréquence Boost de notre i7-12700KF. C’est surtout le cœur numéro 0 qui atteint cette fréquence. En multi core, la fréquence est elle aussi bien respectée, avec 4700 MHz sur les huit cœurs Performance.
Maintenant que nous savons que notre processeur est parfaitement opérationnel, nous pouvons passer à nos différents benchmarks.
[nextpage title= »L’overclocking CPU et Mémoire : »]
Qui dit nouvelle plateforme, dit temps d’adaptation. Ici en plus de découvrir Alder Lake, nous devrons aussi nous faire la main avec l’overclocking de la mémoire. N’ayant reçu les processeurs qu’une semaine avant la fin du NDA et devant prioritairement réaliser les tests comparatifs, nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous pencher à fond sur l’OC. C’est la raison pour laquelle nous y reviendrons encore plus en détails dans les semaines à venir. Un guide sera d’ailleurs en préparation.
Protocole :
Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec notre i9-12700KF aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Ma petite bible à moi.
Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sur prendre plus de temps pour affiner la tension afin de lui fournir le minimum nécessaire mais aussi de régler chaque cœur indépendamment si vous désirez profiter du max du max des performances.
Load-Line Calibration :
Dans le cas d’Alder Lake, même si Asus conseille un Level 4 pour l’overclocking, j’ai opté pour un Level 7 afin d’avoir le moins de vdroop possible.
En gros, je veux que la tension choisie soit le plus proche possible de la tension en load. Dans les tableaux ci-dessous, vous pourrez voir la tension choisie, celle effective en idle et enfin en load. Les relevés sont réalisés avec un multimètre au niveau du PCB de la carte mère. Il est très important de connaître la réelle tension apportée aux différents composants mais surtout à votre processeur.
Overclocking sous watercooling en différentes étapes :
Comme à mon habitude, je vais débuter les tests en choisissant, via le BIOS, une fréquence de départ appliquée sur les 8 cœurs du i9-12700KF. J’ai opté pour une fréquence de départ de 4900 MHz avec un coefficient multiplicateur de 50, un BCLK de 100,une tension de 1,20 volt et un Level 7. Toutes les autres options sont en AUTO.
L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R15 multithread. Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.
Il est aussi très important d’avoir un score de référence sous Cinebench R15 en prenant soin de noter aussi la tension (vcore), la température max lors du benchs, la consommation ainsi que bien entendu, le score obtenu. Durant le benchmark, la fenêtre de Core Temp est ouverte ce qui a une légère incidence négative sur le score. Voici nos différents résultats.
La limite se situe aux alentours de 5.1 GHz sur les huit cœurs. Comme vous pouvez le voir, ça ne chauffe pas trop mais ça consomme pas mal. On passe finalement d’un score de 3386 points à 3622 points, soit un gain de sept pourcents. Nous sommes un peu déçus par les performances en overclocking de notre i7-12700KF. Franchement, nous espérions au moins les 5.2 GHz. Ceux-ci sont possibles sur les applications 2D.
Il sera intéressant de se tourner vers un overclocking de chaque cœur indépendamment. Nous y reviendrons dans notre dossier consacré à l’overclocking des Alder Lake.
L’overclocking de la mémoire :
Excellente nouvelle puisque notre ROG Maximus Z690 Extreme bénéficie d’un BIOS quasiment semblable à celui de l’APEX. On y retrouve donc tous les profils mémoires préenregistrés pour les puces Micron, Samsung et Hynix. Nous avons par exemple, ici, sélectionné le profil 5400 MHz CL34 et comme vous pouvez le constater, aucun souci !
Si vous désirez en savoir plus sur l’overclocking mémoire, nous vous invitons à jeter à œil à nos tests de kits mémoires DDR5. Nous avons eu la chance de pouvoir déjà tester les trois types de puces disponibles actuellement.
[nextpage title= »Le mot de la fin : »]
Voilà, nous avons fais le tour de cette ROG Maximus Z690 Extreme combinée au nouveau processeur Alder Lake i7-12700KF. D’ailleurs, si vous désirez connaitre les performances de ce i7-12700KF face à la concurrence, notre article qui lui est consacré se trouve ici. Nos impressions sont très positives quand à cette association avec cette version ROG Maximus Z690 Extreme qui a tenu toutes ses promesses. Comme nous vous l’avions laissé sous entendre, ce modèle « Extreme » associe tout ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle. La connectique est ultra complète avec la prise en charge notamment du PCI-e 5.0 pour le SSD, un BIOS ultra complet prêt aussi pour l’overclocking et pour ne rien gâcher, un superbe design. L’écran Anime Matrix est pour nous aussi une vraie réussite.
Bon, comme vous cous en doutez, un modèle dit « extrême » aura d’office un prix en conséquence surtout avec l’explosion des prix que nous connaissons depuis plusieurs mois.. Actuellement, chez LDLC, elle est disponible au prix de 1 249 euros ce qui est évidemment très élevé. En cherchant un peu, il est possible de la trouver un peu moins chère. Ce modèle est pour nous une vitrine de technologie proposé par Asus avec tout ce qui se fait de mieux actuellement. Comme nous vous le disions en introduction, si vous cherchez ce qui se fait de mieux chez Asus en Z690, c’est très certainement ce modèle « Extreme ». N’oubliez pas que vous devrez aussi investir dans de la DDR5 qui affiche des prix trop élevés à cause de la faible disponibilité des kits.
Pour ce qui est des cartes mères ROG Maximus Z690, on se donne rendez-vous dans quelques jours pour découvrir la version Glacial équipée de son waterblock intégral. Nous n’oublions pas l’oscilloscope USB ROG True Voltician sur lequel nous reviendrons aussi en détail. Pour terminer cet article, nous voulons une fois de plus souligner le travail de l’équipe ROG qui propose régulièrement des mises à jours du BIOS.
ROG Maximus Z690 EXTREME
On a aimé :
- Un étage d’alimentation ultra performant
- La possibilité d’utiliser de la mémoire haute capacité et haute fréquence
- Le mode LN2 pour les tests sous azote liquide
- La présence de deux BIOS
- Les nombreux profils DDR5 au sein du bios pour clocker la mémoire
- Les « outils » insérés sur le PCB afin de faciliter l’overclocking extrême
- La bonne surprise d’un overclocking automatique intelligent (AI Overclocking)
- La réactivé d’Asus pour proposer de nouveaux bios aux overclockeurs
- La présence des deux emplacements PS/2 pour clocker sous XP
- Le logiciel TurboV Core à jour
- La présence des trous de fixation LGA-115x !
- Le bouton Q-Release pour libérer votre carte graphique
- L’oscilloscope USB ROG True Voltician
- La qualité de l’écran Matrix
On aurait aimé :
- Un prix moins élevé mais c’est une version « extreme »
- Retrouver des profils CPU H24 au sein du BIOS et pas uniquement des profils LN2
Hormis son prix très élevé, vous l’aurez compris, cette carte mère ROG Maximus Z690 Extreme embarque tout ce qui se fait de mieux actuellement en terme de technologie mais aussi de connectique. Là, où ce modèle se distingue encore plus des générations précédentes, c’est que l’overclocking n’est pas laissé de côté avec un modèle qui partage de nombreuses caractéristiques du modèle APEX que nous avions testé dernièrement. Bref, si son budget n’est pas un frein pour vous, foncez !



























































