[nextpage title= »Introduction : « ]
Nous avons l’impression que c’était hier que nous vous proposions le test des i9-11900K et i5-11600K. Presque 7 mois plus tard, c’est la nouvelle génération des processeurs Intel Alder Lake qui débarque. Finalement Intel n’aura pas trainé pour proposer LA nouvelle génération, car oui, nous attendons beaucoup d’Alder Lake. C’est donc, comme à notre habitude, avec une très grande excitation que nous avons réceptionné deux processeurs Alder Lake : le i5-12600K et le i9-12900K.
Bien entendu, il nous était impossible de pouvoir tout vous proposer le jour du lancement. Nous avons donc fait des choix. Nous vous proposerons aujourd’hui un article dédié aux performances des Alder Lake i9-12900K et du i5-12600K et à 17h, vous pourrez découvrir celui consacré au test de la ROG Maximus Z690 APEX. Les articles sur la MSI MPG Z690 Carbon Wifi et sur la Maximus Z690 EXTREME arriveront en début de semaine prochaine. Nous vous préparons aussi un dossier consacré aux performances gaming.
Cette nouvelle génération nous a obligé à faire des choix. Entre la découverte de ces processeurs hybrides, notre envie de tester sous Windows 10 et 11, ainsi que de pouvoir nous faire une première idée du potentiel d’overclocking. Certains points ont été laissés de côté pour le moment. Nous n’avons pas ici traité les jeux, mais nous y reviendrons sous peu dans un dossier dédié plus tard.
Dans les jours à venir, nous débuterons également le test des kits DDR5 afin de vous proposer un comparatif de performances comme nous le faisons pour la DDR4.
Un tout grand merci aux marques (Asus France, MSI France, GSKill et Corsair) qui ont répondu présent pour le lancement d’Alder Lake ainsi qu’à Intel France pour la mise à disposition des deux CPU.
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[nextpage title= »On fait le point sur Alder Lake : « ]
Une architecture hybride :
Alder Lake arbore une nouvelle architecture que l’on peut nommer « hybride » puisqu’elle va mixer deux types de cœurs. Si vous êtes un fan de hardware, vous n’êtes pas sans savoir que le i9-12900K (F) disposera de 16 cœurs et 24 threads. Mais attention, les 16 cœurs sont en réalité divisés en 8C + 8c.
Il y a les 8 premiers cœurs (P-core appelé aussi Golden Cove) et les 8 cœurs (E-core appelé aussi Gracemont). Ceux-ci ont des rôles différents. Les premiers, les Performance, ont pour but de réaliser les taches demandant de la puissance de calcul et les seconds, les Efficient, pour ce qui s’apparente plus à de la bureautique ou aux taches d’arrière plan. Maintenant les deux types de cœurs travailleront ensemble en fonction de la tâche demandée.
Les P-core sont 8 cœurs à part entière alors que les E-Core sont regroupés par 4. Nous verrons plus tard que si nous voulons modifier la fréquence des E-core, nous agissons sur 4 cœurs en même temps.
La fréquence des P-core et des E-core est bien entendu différente. Toujours dans le cas de notre i9-12900K (F), celle des P-core est de 4900 MHz (Boost à 5200 MHz) et celle des E-core, à 3700 MHz (Boost à 3900 MHz). Il sera aussi intéressant de voir comment vont s’overclocker ces différentes cœurs.
Enfin, coté graphique, nous aurons le droit à l’architecture Xe avec 32 EU pour les processeurs desktop et 96 EU pour le mobile et ultra mobile. Niveau consommation, nous auront des processeurs avec des TDP allant de 9 à 125 watt. Sachez aussi que Alder Lake introduira de nouvelles technologies au niveau de l’I/O comme le PCIe 5.0 avec 16 lignes (et 4 lignes en 4.0), le Wi-Fi6E ou encore le Thunderbolt 4.
Une splendide Box presse :
Un petit mot sur le packaging proposé par Intel pour le lancement. Qui dit lancement d’une nouvelle plateforme ainsi que de processeurs, dit souvent pour les journalistes, l’arrivée de samples. Nous avons donc, en plus des cartes mères et kits DDR5, réceptionné la Box presse d’Intel.
Nous avons donc réceptionné un coffret aux dimensions de 270 x 265 x 65 mm et frappée du logo Intel. Une fois la protection cartonnée ôtée, on découvre enfin la boite en elle-même ainsi que la dernière mouture du logo Intel. Voyons voir ce qui se cache à l’intérieur de cette boite qui s’ouvre par l’avant.
Le premier élément qui saute aux yeux, c’est la reproduction cartonnée du die d’un i9-12900K avec ses 8 cœurs Performance et ses 8 cœurs Efficiency. C’est vraiment une très chouette reproduction qui finira parfaitement en décoration au sein de notre labo.
La face intérieure du couvercle porte la mention : « Built for the next geration of gaming ». Cette première partie de cette Box est vraiment superbe, mais toujours aucune traces des CPU. Sous cette reproduction, Intel a prévu un support en plastique afin de maintenir verticalement le die. Ce support est inséré dans un bloc en mousse. C’est enfin en enlevant ce bloc que nous découvrons le les précieux !
Eh oui, ce n’est pas un mais bien deux processeurs que nous avons réceptionné. Nous sommes donc équipés d’un i9-12900K et d’un i5-12600K pour nos tests. Nous avons hâte de pouvoir les installer sur nos configurations au chipset Z690.
La gamme des processeurs Alder Lake :
De notre côté, nous avons réceptionné deux processeurs Alder Lake : le i9-12900K et le i5-12600K. La gamme actuelle se compose de six processeurs. Le i9-12900K (F) avec 16 cœurs 24 threads, le i7-12700K (F) avec 12 cœurs et 20 threads et enfin le i5-12600K (F) avec 10 cœurs et 16 threads. Les six modèles auront respectivement 30, 25 et 20 Mo de cache L3 ainsi qu’un TDP de 125W (et PL2 à 241W) soit un PL2 légèrement inférieurs aux précédentes générations qui montaient jusqu’à 250W.
Pour rappel, les versions « K » bénéficient d’un coefficient multiplicateur débloqué. Il est donc très facile de les overclocker. Les versions « KF » eux, voient la partie graphique intégrée désactivée.
Un CPU qui évolue :
Les Alder Lake bénéficie d’une gravure en 10 nm qui va aussi avoir un impact sur l’épaisseur du DIE. Comme le montre la capture ci-dessous, on peut voir l’évolution sur les dernières générations. La hauteur du DIE diminue ainsi que celle de la pâte thermique.
En contre partie, c’est l’épaisseur du IHS qui augmente, ce qui devrait optimiser le refroidissement du DIE et donc permettre une meilleure dissipation de la chaleur. Pour rappel, le DIE du i9-12900K a comme dimension 10,5 x 20,5 mm pour une surface de 215,25 mm².
La fixation du IHS avec le DIE est de type STIM, c’est-à-dire, solder thermal interface material.
Nouveau chipset = nouveau socket :
Pas toujours, mais ici oui, avec le nouveau chipset d’Intel, le Z690, qui sera le seul (dans une premier temps) à prendre en charge les processeurs Alder Lake. Taille oblige de ce dernier, le socket sera bien différent, plus grand et portera la référence LGA-1700.
Ci-dessus, une capture détaillant la différence entre les deux sockets (source Igor’s Lab). Le socket LGA-1700 dispose donc de 1700 pins, contre 1200 pour le précédent. Vous devrez peut-être investir dans un nouveau système de refroidissement. Certaines marques proposent un adaptateur pour votre refroidissement actuel. Pensez à vous renseigner car il est souvent gratuit.
Intel proposera par la suite d’autres processeurs au format LGA-1700 ainsi que d’autres chipsets meilleurs marchés (H670, B650 et H610) qui ne devraient être compatible qu’avec la DDR4. Cela permettra aux utilisateurs de ne pas devoir investir dans la nouvelle DDR5. Attention cependant, il existera aussi des cartes mères Z690 compatibles avec la DDR4.
[nextpage title= »Les nouveautés de la DDR5 : « ]
L’arrivée du chipset Z690 coïncide avec l’arrivée de nouvelles barrettes mémoires en DDR5. Le principal changement est l’augmentation des fréquences ainsi qu’une capacité plus importante. Attention, mettons directement les choses au clair, il n’est pas possible d’utiliser des modules DDR5 sur une carte mère DDR4 et inversement. Comme vous le verrez plus bas, les encoches ne correspondent pas et c’est volontaire afin de ne pas avoir de catastrophes.
L’arrivée du module PMIC :
La grande nouveauté des barrettes DDR5 est la présence d’un module PMIC (Power Manager Integrated Circuit). Son rôle est de réguler l’alimentation du stick mémoire. Il y en a donc un par barrette. Celui-ci va utiliser le 5 volts de votre carte mère et le convertir pour fournir la tension nécessaire à votre kit. Par exemple, si votre kit a besoin de 1,1 volt, chaque puce recevra 1,1 volt.
Auparavant, c’était la carte mère qui était en charge de le faire. En réalité cela à avantage mais aussi un désavantage. Le point positif est de ne plus devoir prévoir ce contrôle sur le PCB de la carte mère pour les fabricants. Donc, un gain financier.
Mais malheureusement, il existe deux types de PMIC. L’un est verrouillé et n’acceptera que les valeurs par défaut de votre kit, on parle de secure mode. L’autre type de PMIC est modifiable et permettra donc de monter la tension > de 2 volt. Heureusement, Asus sur sa Z690 APEX, a déjà commencé à contourner la restriction du secure mode afin d’atteindre 1,435 volt. Mais nous en parlons en détails dans l’article consacré à l’APEX.
L’autre question concerne le dégagement de chaleur de cette puce ainsi que le coût supplémentaire pour un kit DDR5. Personnellement, nous n’avons pas remarqué de dégagement supplémentaire de chaleur durant nos tests. En ce qui concerne les prix, ce sera plus élevé et ils dépendront aussi de la disponibilité.
Des fréquences plus hautes et une tension plus basse :
Alors, qu’est-ce qui change ? Premièrement, les fabricants semblent privilégier des barrettes de 16 GB et donc des kits dual channel en 2 x 16 ou 2 x 32 GB alors que nous sommes habitués à du 2 x 8 GB pour la DDR4. Les fréquences sont aussi à la hausse avec des kits qui débutent à 4800 MHz alors que la norme semble se situer à 3200 MHz en DDR4 et qui peuvent atteindre actuellement 7000 MHz chez GSKill. Enfin, qui dit hautes fréquences dit timings (beaucoup) plus relâchés.
La tension est aussi en amélioration puisqu’elle pourra diminuer à 1,1 volt pour la DDR5 contre 1,2 volt pour la DDR4. On parle ici d’une tension de 1,1 volt pour les kits DDR5 à 4800 MHz. La tension sera plus haute si la fréquence augmente comme vous le verrez ci-dessous.
L’ECC (Error Correcting Code) compatible avec la DDR5 :
Les barrettes de DDR5 pourront intégrer l’ECC (Error Correcting Code). Heu, oui ? L’idée de ce module est de relever d’éventuelles erreurs et de les analyser avant de les transmettre au CPU. Maintenant, ce module ne sera pas disponible sur toutes les barrettes puisque cela augmentera le prix du kit. Tant que nous sommes à parler du prix, ceux-ci devrait être malheureusement (beaucoup) plus élevés.
XMP 2.0 (DDR4) et XMP 3.0 (DDR5), les changements :
On passe d’un XMP 2.0 pour la DDR4 au XMP 3.0 pour la DDR5. Ce qui change dans un premier temps, c’est la possibilité pour un fabricant de proposer trois XMP différents pour son kit mémoire. Ceux-ci doivent s’activer au sein du BIOS.
L’autre grande évolution est la possibilité d’enregistrer votre propre XMP. Pour faire simple, vous pouvez optimiser les timings et tensions pour ensuite écrire votre propre XMP. Une fois « gravé » sur votre stick mémoire, vous aurez la possibilité de choisir cette XMP au sein du BIOS. Il s’agit bien entendu d’une fonction sur laquelle nous reviendrons en détails lors de nos comparatifs de kits DDR5.
Les kits DDR5 au sein du labo :
Avant de débuter nos tests, nous avons pu réceptionner plusieurs kits en 32 GB . Nous vous les présentons brièvement puisqu’ils seront testés individuellement dans le cadre de nos comparatifs mémoires. Rendez-vous donc d’ici quelques semaines afin de les découvrir en détails.
GSKill Trident Z5 5600 MT/s 36-36-36-76 à 1,20 volt :
Le premier kit qui est arrivé au sein du labo est un modèle GSKill Trident Z5 cadencé à 5600 MHz avec des timings de 36-36-36-76, pour une tension de 1,20 volt. Notre exemplaire se compose de deux barrettes de 16 GB, pour un total de 32 GB. Ce kit est de couleur noire et dépourvu de RGB. Nous sommes donc ici sur du full black.
Corsair Dominator Platinum RGB 5200 MT/s 38-40-40-78 à 1,25 volt :
Le second kit est un modèle que nous avons déjà testé en version DDR4. Il s’agit du kit Dominator Platinum RGB cadencé à 5200 MHz avec des timings de 38-38-38-84, pour une tension de 1,25 volt. Notre exemplaire se compose de deux barrettes de 16 GB, pour un total de 32 GB. Esthétiquement, il ressemble à s’y mettre à la version DDR4. C’est ce kit que nous utiliserons pour les tests comparatifs.
Kingston Fury 5200 MT/s 40-40-40 à 1,25 volt :
Dernier kit à être arrivé au labo. C’est par l’intermédiaire de MSI que nous avons pu mettre la main sur cet exemplaire. Il s’agit également d’un kit 32 GB, composé de deux barrettes. Niveau fréquence, nous sommes à 5200 MHz avec des timings de 40-40-40.
[nextpage title= »Les configurations de tests : « ]
Eh oui, il fallait bien en choisir une pour le chipset Z690 et notre choix s’est porté sur la ROG Maximus XIV Z690 APEX, tout simplement parce qu’il s’agit de la première carte mère que nous avons reçu.
La question du kit mémoire :
Eh oui, quel kit mémoire utiliser pour nos tests comparatifs ? C’est une question que nous vous avions posé sur notre compte Twitter et pour rappel, voici ce que cela avait donné. L’idée étant de savoir de quelle fréquence mémoire votre configuration est-elle dotée ?
Nous avons donc décidé de partir sur une fréquence de 3600 MHz avec des timings en 16-16-16-36. Pour ce qui est des tests sur la plateforme AMD, le FCLK sera de 1800 MHz et donc en ratio 1:1.
Pour la plateforme Intel Z490 et 10900K, nous avons activé via le BIOS le « Thermal Velocity Boost » (TVB) et pour celle en Z590 avec les processeurs Rocket Lake, « Adaptive Boost Technology ». L’idée étant de profiter des fréquences max des différents cœurs de nos processeurs.
Pour le reste, à part le profil XMP chargé, nous avons laissé l’ensemble des autres paramètres du BIOS en mode auto. Notre système d’exploitation, Windows10 est à jour avec les dernières mises à jour réalisées.
En ce qui concerne la configuration Alder Lake, nous avons choisi le kit ayant la fréquence la plus basse afin de conserver une logique quand au choix du kit 3600 MHz en DDR4. L’idée est d’avoir une fréquence qui pourrait être la plus représentative lors de votre achat. Notre choix s’est porté sur un kit à 5200 MHz en CL38.
L’autre question était Windows 10 ou Windows 11 ? Aucune réponse ne nous a satisfait donc, vous aurez droit aux performances sous les deux OS !
La configuration Intel Alder Lake :
- Carte mère : ROG Maximus Z690 APEX (BIOS 0702)
- Processeur : Intel i9-12900K et Intel i5-12600K
- Mémoire : 32 GB Corsair Dominator Platinum RGB 5200 MT/s 38-40-40-78
- Carte graphique : NVIDIA RTX 3070 Founders Edition (test)
- Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
- SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2 4.0
- Alimentation : be quiet! Dark Power PRO 12 1500w
- Système d’exploitation : Windows 11
- Écran : ROG PG27UQ
La configuration Intel Rocket Lake :
- Carte mère : ROG Maximus XIII APEX (BIOS 0611)
- Processeur : Intel i9-11900K et Intel i5-11600K
- Mémoire : 16 GB GSKill TridentZ Royal 3600 MHz 16-16-16-36
- Carte graphique : NVIDIA RTX 3070 Founders Edition (test)
- Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
- SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2 4.0
- Alimentation : Corsair AX1600i
- Système d’exploitation : Windows 10 64 bits
- Écran : ROG PG27UQ
La configuration Intel Comet Lake :
- Carte mère : ROG Maximus XII APEX (BIOS 2004)
- Processeur : Intel i9-10900K
- Mémoire : 16 GB GSKill TridentZ Royal 3600 MHz 16-16-16-36
- Carte graphique : NVIDIA RTX 3070 Founders Edition (test)
- Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
- SSD : Western Digital SN750 NVMe SSD M.2 3.0
- Alimentation : Corsair AX1600i
- Système d’exploitation : Windows 10 64 bits
- Écran : ROG PG27UQ
La configuration AMD :
- Carte mère : ROG Crosshair VIII Dark Hero
- Processeur : AMD Ryzen 5 5600X, Ryzen 7 5800X, Ryzen 9 5900X et Ryzen 9 5950X
- Mémoire : 16 GB GSKill TridentZ Royal 3600 MHz 16-16-16-36 (FCLK 1800)
- Carte graphique : NVIDIA RTX 3070 Founders Edition (test)
- Système de refroidissement : EK AMD Ryzen Edition + radiateur EK de 480 mm
- SSD : Seagate FireCuda 520 NVMe SSD M.2 4.0
- Alimentation : Super Flower Platinum 1600 watts
- Système d’exploitation : Windows 10 64 bits
- Écran : ROG PG27UQ
[nextpage title= »Les fréquences atteintes ? »]
Comme lors de chaque nouveaux tests concernant des processeurs, notre idée première est de vérifier si les fréquences annoncées sont bien atteintes. Pour ce faire, nous allons utiliser le benchmark Cinebench R23. Deux cas de figures vont être utilisés, un bench en single core et un second en multi core.
Test avec le i9-12900K :
Et dans la réalité ? Première étape, nous laissons tout en AUTO au niveau du BIOS sauf le profil XMP que nous chargeons afin d’avoir une fréquence de 5200 MHz 38-40-40-78 pour notre kit mémoire. Nous ne réalisons aucune autre modification au sein du BIOS. L’idée est comme nous l’avons souligné de voir si à la sortie de boite, les fréquences sont bien respectées.
Débutons avec un test single core dans Cinebench R23. Comme vous pouvez le constater, nous avons ouvert plusieurs fenêtres afin de vérifier la fréquence.
Aucun souci, on peut voir que deux cœurs passent régulièrement à 5.2 GHz, ce qui correspond bien à la fréquence Boost de notre i9-12900K. C’est surtout le cœur numéro 4 qui atteint cette fréquence. En multi core, la fréquence est elle aussi bien respectée, avec 4900 MHz sur les huit cœurs Performance.
Test avec le i5-12600K :
Même objectif avec le i5-12600K. En single core, c’est bien les 4900 MHz qui sont atteint sur le cœur 0. On peut d’ailleurs remarquer que c’est lui qui chauffe plus. Logique.
Enfin, pour terminer, en multi core, nous avons bien une fréquence de 4500 MHz sur les six cœurs. Nous en reparlerons plus tard, mais comme les P-core, les E-core pourront aussi être overclockés mais dans une limite assez restreinte.
Maintenant que nous savons que nos deux processeurs sont parfaitement opérationnels, nous pouvons passer à nos différents benchmarks.
[nextpage title= »Benchmarks Cinebench/Geekbench : »]
Débutons par un incontournable des benchmarks pour processeur, la série des Cinebench. Nous avons opté pour Cinebench R15, pour la version R20, qui est aussi de plus en plus utilisée et enfin pour Cinebench R23, le dernier en date. Les scores seront donnés en SingleThread et en MultiThread. Intel ayant mise en avant le bon réalisé par ses nouveaux processeurs, nous allons voir ce qu’il en est en terme de performances.
Pour ce faire, nous allons utiliser Benchmate, qui au moment de débuter les tests était en version 0.10.8. Mais nous avons aussi testé la version bêta 0.10.9 qui solutionne quelques petits bugs avec Cinebench R15.
L’autre benchmark qui sera utilisé est GeekBench. Ceux qui nous suivent régulièrement savent qu’il s’agit d’un test que nous affectionnons particulièrement et que nous utilisons lors des comparatifs de kits mémoires. Deux versions seront utilisées, la 3.4.2 et la 5.2.5, et qui nous donneront aussi un score Single-Core et Multi-Core.
Cinebench R15 SingleThread et MultiThread :
Un benchmark très utilisé notamment par les overclockeurs afin de pouvoir comparer les performances des processeurs entre eux. Il permet aussi de juger des optimisations de votre OS ainsi que de votre kit mémoire en fixant une fréquence et en essayant de gratter un maximum de points. Les scores seront donnés en single core et en multi core. Même si il est un peu moins utilisé, il reste une référence pour comparer les CPU entre eux puisqu’il s’agit d’un des premiers benchs utilisés par la communauté.
Alors, premier benchmark et premier coup de sueur. En effet, nous obtenons un score de 179 points en single et 1259 en multi avec notre i9-12900K. Euh, comment dire, il y a un truc qui va pas là. En réalité, il y a un bug entre Alder Lake et Win10 avec la version 0.10.8 de Benchmate. C’est le score des cœurs E qui est pris en compte.
Quelques jours avant la fin du NDA, une version bêta 0.10.9 est sortie qui règle ce souci. Les scores sont donc maintenant correctes. En single, c’est notre i9-12900K qui s’empare de la première place en devançant le Ryzen 9 5950X. Notez la troisième place du i5-12600K.
En multi-thread, c’est toujours le Ryzen 9 5950X qui conserve la première place, mais bien talonné par le i9-12900K.
Cinebench R20 SingleThread et MultiThread :
Cinebench R20 propose des tests similaires à la version R15 avec du SingleThread et du MultiThread. Fraîchement débarqué en mars 2019, il propose un benchmark plus complexe que la version R15 qui était devenue un peu trop facile pour les CPU disposant de nombreux cœurs. Cinebench R20 nécessite huit fois plus de puissance de calcul que la version R15, et quatre fois plus de mémoire. Il peut déjà plus s’apparenter à un benchmark type stress puisqu’il oblige votre CPU a être stable vu la durée du bench.
L’avantage des Alder Lake se confirme en single core avec nos deux CPU qui se trouvent largement sur les deux premières places du podium.
Notre i9-12900K parvient d’une tête à prendre l’ascendant sur le Ryzen 9 5950X dans le benchmark multi-core. Remarquez la position du i5-12600K qui se place devant les deux générations précédentes des CPU Intel.
Cinebench R23 SingleThread et MultiThread :
En quoi cette nouvelle version diffère des précédentes ? Tout d’abord, elle se veut plus réaliste quand au score obtenu en fonction du processeur utilisé. Pour rappel, les Cinebench testent les capacités uniquement de votre processeur en single-thread ou multi-thread. Mais la principale différence, c’est de proposer un benchmark qui par défaut va durer 10 minutes ! L’idée pour MAXON avec Cinebench R23 est de proposer un benchmark qui va permettre une certaine stabilité en terme de température et de fréquences Boost. Nous testerons ici la version rapide.
Les Cinebench se suivent et se ressemblent avec notre i5-12600K et i9-12900K qui dominent le reste des autres processeurs.
Même constat en multi-core avec l’avantage pour les bleus et de nouveau, le i5 qui se positionne parfaitement face aux Rocket Lake et Comet Lake.
Geekbench 3.4.2 SingleThread et MultiThread :
Il s’agit d’un benchmark disponible en plusieurs révisions, la version 5 venant d’ailleurs de débarquer depuis quelques semaines. Il permet d’obtenir deux scores : l’un en single et l’autre en multi. La version utilisée pour les tests est la 3.4.2
La tendance se confirme, les Alder Lake ont fait un bon de performance énorme en single core face aux deux générations précédentes.
Rien à signaler de plus dans la version multi core où le classement se répète une fois de plus.
GeekBench 5.2.5 SingleThread et MultiThread :
Dernière version du logiciel GeekBench, elle est de plus en plus répandue et utilisée par les journalistes. Il permet, comme la version ci-dessus, de faire des tests de performance de la mémoire et du processeur.
Dernier benchmark de plus en plus utilisé où le i9-11900K tire son épingle du jeu en se plaçant entre le i9-12900K et le i5-12600K.
En multi core, notre i9-12900K explose tout, prenant pas moins de 4010 points d’avance sur le Ryzen 9 5950X. Notre i5-12600K parvient à se hisser sur le podium, dépassant pour la première fois le Ryzen 9 5900X.
[nextpage title= »Benchmarks synthétiques : »]
Débutons avec une série de tests synthétiques que nous utilisons régulièrement. Nous avons opté pour les scores CPU des benchmarks de la série de 3DMark. L’idée est ainsi d’isoler uniquement le score CPU en réalisant un test custom.
Voici les résultats obtenus dans Fire Strike et Time Spy. Dans Fire Strike, que ce soit pour la version « standard » ou pour la version « ultra », le test physics (CPU) est identique. De ce fait, vous ne retrouverez que le score de Fire Strike. Par contre, pour Time Spy et Time Spy Extreme, les tests sont différents, vous aurez ainsi droit aux deux scores obtenus.
Score CPU à Fire Strike :
Débutons avec 3DMark Fire Strike, qui est l’un des benchs les plus utilisé actuellement. Il se compose de deux tests graphiques, d’un test CPU ainsi que d’un quatrième test qui combine GPU et CPU. N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final et prolonge la durée (inutilement) du benchmark.
Ce premier score CPU dans Fire Strike met les choses directement au point avec une première place pour le i9-12900K ! C’est d’ailleurs le seul processeur Intel qui parvient à prendre le dessus sur les trois Ryzen.
Score CPU à Time Spy :
Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 1440p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo. Ces deux premiers benchmarks sont proposés par UL Benchmark.
Nous devons bien avouer avoir refait le test plusieurs fois. Oui, nous sommes bien à plus de 19K pour le i9-12900K laissant loin derrière les autres processeurs.
Score CPU à Time Spy Extreme :
Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 2160p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo.
Ce dernier score CPU confirme la tendance, le i9-12900K est le nouveau roi pour bencher du 3DMark au vu de son isolante efficacité. Hâte de le passer sous froid maintenant.
[nextpage title= »Benchmark AIDA64 : « ]
Alors, pour ce test qui va être réalisé avec le logiciel AIDA64, je vais comparer les deux plateformes, AMD et Intel, puisque j’ai utilisé le même kit à la même fréquence et avec les même timings.
AIDA vient de voir évoluer sa version bêta afin de passer en 6.32.5659. Il peut être téléchargé directement sur le site mais afin de pouvoir bénéficier de l’ensemble des résultats, vous devrez disposer d’une licence.
AIDA 64 :
Il s’agit d’un logiciel capable de vous fournir de nombreuses informations à propos de votre configuration mais qui à surtout la particularité de disposer d’un benchmark mémoire. Celui-ci va calculer la vitesse de lecture, d’écriture, de copie ainsi que la latence de votre kit mémoire. Il est très souvent utilisé notamment pour comparer des kits mémoires entre eux. C’est un excellent outil si vous voulez comparer les performances de votre kit mémoire avec ceux que nous avons déjà eu l’occasion de tester. La version utilisée pour les tests est la v6.50.5806 bêta.
BOUM ! Bon, il fait bien entendu s’en douter, mais l’apport de la DDR5 est un réel plus et permet aux vitesses d’être boostées.
En écriture, c’est le même constat, les vitesses s’envolent. Maintenant, il sera très intéressant de venir voir où se place un combo Alder Lake + Z690 + DDR4.
En copie, même constat. C’est au niveau des latences que le tableau s’inverse. Maintenant, des kits à 5600 ou 6000 MHz devront surement obtenir un score plus bas.
[nextpage title= »Consommation : « ]
Arrivons-nous au sein du sujet tabou ? Dernièrement, nous vous annoncions via les brèves, l’éventualité d’une utilisation du mode PL2 (conso max 241W) en lieu et place du mode PL1 (TDP de 125W). Cela a bien entendu un impact direct sur les performances et donc les scores.
De nôtre côté, nous n’avons rien modifié et nous avons voulu savoir comment, par défaut, allait réagir notre configuration. En gros, nous avons installé le CPU et chargé le profil XMP. Ensuite, nous avons effectué nos différentes relevés et benchmarks.
En ce qui concerne la consommation, nous avons donc utilisé le benchmark Cinebench R23. Nous sommes donc ici sur du multi-thread. L’idée est de mesurer la consommation moyenne de nos différents processeurs. Attention, il s’agit ici d’une consommation globale de la configuration. Actuellement, nous ne sommes pas encore en mesure de pouvoir mesurer indépendamment et correctement la consommation du CPU. Mais c’est en court.
Comme vous pouvez le voir, la consommation moyenne de notre configuration est de 321,1 watt. Face au i9-11900K de la génération précédente, c’est nettement mieux. N’oublions pas que nous sommes ici sur un processeur 8C + 8c. Face au Ryzen 9 5950X, notre Alder Lake ne parvient pas à faire jeu égal même si l’écart n’est pas non plus astronomique.
Le i5-12600K nous réserve lui une très belle surprise puisque sa consommation globale n’est que de 214,2 watt. Il vient donc confirmer, après les tests, tout le bien que nous pensons de lui.
[nextpage title= »Et sous Windows 11 : »]
Cela nous semblait une évidence de ne pas passer à côté de Windows 11 combiné avec les processeurs Alder Lake. Intel a bien insisté durant ses conférences que Windows 11 est là afin de tirer parti au mieux de cette nouvelle génération de processeurs. Malgré tout, nous avons testé dans un premier temps nos deux CPU sous Windows 10. Pourquoi ? Tout simplement pour rester cohérent dans nos tableaux comparatifs. Tous les autres processeurs ayant été testés sous cet OS.
Malgré tout, nous avons installé Windows 11, pour la première fois, afin de comparer nos scores obtenus avec le 12900K. L’idée est de voir s’il existe des différences de performances. D’ici quelques jours, nous allons mettre en place une nouvelle plateforme de tests des GPU et kits mémoires, et nous opterons pour le futur pour Windows 11.
Comme on peut le constater, les écarts sont très faibles et le passage à Windows 11 pour ces différents benchmarks n’a quasiment pas d’impact.
[nextpage title= »L’overclocking : »]
L’overclocking, notre passion. C’est bien entendu sur ce point que nous avons passé de nombreuses heures afin de comprendre les subtilités d’Alder Lake et de la DDR5. Mais, nous n’allons pas ici tout vous dévoiler mais plutôt teaser afin de vous préparer pour le test de 17 heures de la ROG Z690 APEX. Tous les tests ont été réalisés sur cette carte. Afin de garder un peu de suspense jusque 17h, voici une série de capture qui vous feront patienter et revenir d’ici quelques heures.
i9-12900K et i5-12600K :
En ce qui concerne le i9-12900K, il sera possible de l’overclocker de deux façons pour entrer vos scores sous Hwbot. Soit en conservant l’ensemble des cœurs soit en désactivant les E-core. La fréquence maximale que nous avons pu atteindre est de 5300 MHz sur les 8 cœurs Performance à 1,29 volt. Comme vous pouvez le constater, ça chauffe fort. Nous ne pouvons que vous conseiller un watercooling custom.
Le i5-12600K nous a offert une très agréable surprise. Nous sommes passés de 4,5 GHz à 5.1 GHz (1,28 volt), tout en conservant une température acceptable. Enfin, n’oubliez pas que nous sommes sur un système de refroidissement customs à base d’un radiateur de 480 mm.
Kit GSKill 5600 MHz CL36 à 6600 MHz CL38 :
L’overclocking de la DDR5 s’est également très bien déroulé. La présence des profils sur la Z690 APEX est un réel plus. Nous avons pas mal de scores à vous partager, mais pour cela, il vous faudra patienter encore jusqu’à demain. Nous avons pu pousser notre kit à 6600 MHz CL38 mais pas de manière stable mais aussi un 6000 CL32 ultra performant.
Rendez-vous à 17 heures afin de découvrir en détails l’overclocking des 12900K, 12600K ainsi que du kit GSKill Trident Z5 5600 CL36. Nous détaillerons bien entendu les options du BIOS ainsi que les paramètres utilisés.
[nextpage title= »Le mot de la fin : »]
Voilà, c’est fait, Intel est revenu dans la partie et de quelle manière ! Parce que oui, soyons honnêtes, cela fait plusieurs années que nous attendions une nouvelle architecture chez les bleus. Le pari est réussi avec un i9-12900K qui prend la tête sur l’ensemble de nos benchmarks et un i5-12600K qui lui, devance très souvent le haut de gamme Rocket Lake et Comet Lake.
Les performances en single-core sont en nette augmentation face à la génération précédente et devance à présent les Ryzen 5000. En terme de consommation, le passage en 10 nm est positif même s’il existe toujours un écart avec le Ryzen 9 5950X. À ce petit jeu, c’est finalement le i5-12600K qui s’en sort le mieux. Pour nous, il risque d’ailleurs de devenir une référence pour les CPU 6 cœurs grâce à son excellent tarif.
Le i9-12900K devient lui « le processeur » pour 3DMark. Les scores CPU explosent avec ce CPU et il devient ainsi le modèle plus intéressant pour bencher. Comme vous avez pu le constater, Cinebench et Geekbench ne sont pas en reste non plus.
Même si nous n’avons pas encore traité les jeux, nul doute que les performances seront à la hauteur et confirmerons l’intérêt de ces deux processeurs, avec le i5-12600K si votre budget est plus serrés.
Alder Lake, des prix intéressants :
Faut-il changer de configuration et partir sur Alder Lake ? Au vu des performances et si vous ne venez pas d’investir dans une nouvelle configuration, la réponse est clairement oui.
Quand on voit que le i5-12600K est disponible à 319 euros (289 euros le KF), ce serait dommage de s’en priver. Le seul souci reste les deux autres composants. Les premiers prix des cartes mères Z690 sont très élevés et le manque de disponibilité des kits DDR5 se paie aussi. Nous essayerons très vite de récupérer une carte Z690 compatible DDR4 afin de voir si le bon plan n’est pas sur ce choix.
Le i9-12900K est lui vendu à 650 euros chez Alternate Belgique. Il se montre donc plus intéressant que le Ryzen 9 5950X vendu aux environs de 759 euros sur le même site. Nous verrons si AMD décide de modifier ses tarifs dans les semaines à venir. La bonne nouvelle est qu’Intel nous confirme une disponibilité en suffisance pour ses processeurs Alder Lake.
En conclusion, vous l’aurez compris, pour nous, Alder Lake, c’est un grand OUI et rendez-vous à 17 heures afin de découvrir son potentiel d’overclocking sur la ROG Maximus Z690 pour le CPU mais aussi pour la DDR5 !
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First
Top !
Super article, pour l’avoir lu mot pour mot plusieurs fois, je sais de quoi je parle ^^
Merci à toi !