En avril dernier, NVIDIA faisait face à un énième durcissement des sanctions à l’encontre de ses produits. Effectivement, le H20 était interdit à l’exportation et le caméléon devait obtenir une licence spéciale pour réussir à l’expédier à nouveau. Bref, tout ceci a eu des conséquences pour l’entreprise qui décidait d’exclure la Chine de ses prévisions de revenus. La concurrence sur ce secteur est devenue trop intense et sans la H20, la société ne pouvait pas rivaliser. Toutefois, Jensen Huang, PDG de la société a réussi a négocier avec l’administration Trump avec succès afin d’obtenir cette licence. NVIDIA va de nouveau pouvoir expédier des H20 dans l’empire du Milieu !
Le H20 de NVIDIA exceptionnellement autorisé à retourner en Chine !
Bon, c’est une sacrée victoire pour NVIDIA ne nous le cachons pas. D’ailleurs, NVIDIA devrait pouvoir reprendre ses expéditions rapidement, le temps que la licence soit validée.
Cependant, ne nous emballons pas non plus puisque cette licence ne concerne que l’expédition de H20. En effet, les GPU les plus pointus comme les H200 voire même les H100 ne sont pas autorisés à l’export en Chine. Idem pour les nouvelles puces Blackwell les plus performantes. Pour rappel, le H20 est déjà une carte conforme avec les sanctions américaines, les anciennes pour le coup.
De plus, tout ceci devrait avoir un effet positif sur le bilan annuel de la société. Les verts annonçaient que le ban de leur H20 allait se chiffrer à quelques $5,5 milliards. La cause liée à des frais de gestion de stock et divers engagement d’achats et de réserve. On imagine que si NVIDIA ne peut pas honorer ses commandes, la société doit payer des frais de résiliation et d’annulation de commande.
Malgré tout, la question reste de savoir si le mal n’a pas déjà été fait. Le marché chinois reste très compliqué et la concurrence se durcit, notamment grâce à Huawei qui sait produire des GPU IA performants. De plus, contrairement à NVIDIA, ils n’ont pas de restriction sur la puissance de leur puce ou de leur bande passante mémoire. Bref, progressivement, les parts de marché du caméléon sont passées de 90% en 2021 à 50% actuellement.
Nous avons profité de disposer de la totalité des nouveaux composants NZXT pour monter le build ultime de l’été aux couleurs de la marque. Evidemment, on ne pouvait pas mettre que du NZXT dans toute cette machine mais ce montage inclus l’alimentation NZXT C1500 Platinium, la carte mère N9 Z890 que nous avons mariée au processeur Core ultra 9 285K et à 32 Go de DDR5 NETAC, l’AIO NZXT Kraken Elite 360 RGB, le boîtier NZXT H9 Flow 2025 et la carte graphique RTX 4080 Strix. Voici les détails de chaque élément.
Un PC utilisant 100% de composants NZXT
Le montage et le détails des composants en vidéo
Alimentation NZXT C1500 Platinium
L’alimentation NZXT C1500 Platinium délivre 1500W se distingue par sa conception entièrement numérique, offrant une régulation de tension très stable. Certifiée ATX 3.1 et PCIe 5.1, elle est équipée de deux connecteurs 12V-2×6 pour les GPU haut de gamme. Son mode Zero RPM garantit un fonctionnement silencieux sous charges légères, soutenu par un ventilateur à lévitation magnétique de 140 mm. Avec les certifications 80 Plus Platinum et Cybenetics Titanium, elle assure une efficacité énergétique élevée. Entièrement modulaire avec des câbles tressés, elle intègre des condensateurs japonais de qualité et bénéficie d’une garantie de 10 ans. Vous l’aurez compris c’est un produit très haut de gamme.
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Carte mère N9 Z890
La N9 Z890 est une carte mère haut de gamme compatible avec les processeurs Intel récents. Elle offre quatre slots RAM DDR5 (jusqu’à 128 Go), des ports PCIe 5.0, ainsi que le Wi-Fi 6E et le Bluetooth 5.2 pour une connectivité optimale.
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Processeur Core ultra 9 285K
Le Core ultra 9 285K, avec 16 cœurs et 32 threads, est un processeur puissant. Cadencé à 3,9 GHz (jusqu’à 5,5 GHz en turbo), les dernières évolutions du bios livrées par Intel lui permettent d’exceller dans le gaming, le streaming et le montage vidéo.
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AIO NZXT Kraken Elite 360 RGB
Ce système de refroidissement liquide tout-en-un dispose d’un radiateur de 360mm et de trois ventilateurs RGB. Il assure un refroidissement efficace et personnalisable esthétiquement. Nous l’avons testé ici.
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Boîtier NZXT H9 Flow 2025
Le H9 Flow 2025, avec son panneau avant en maille, optimise le flux d’air. Il est très différent de la version précédente. Compatible ATX, il offre un espace généreux et un design soigné. C’est une franche réussite comme vous pourrez le voir dans notre test complet ici.
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Carte graphique RTX 4080 Strix
Vous l’aurez compris, la carte graphique n’est pas, pour une fois, l’objet de l’attention principale de cet article. Nous avons utilisé pour ce build une bonne « veille » RTX 4080 Strix, dotée de 16 Go de GDDR6X et 9728 cœurs CUDA, domine en 4K grâce à DLSS 3.0, parfaite pour les jeux et applications exigeantes.
Nous vous avions déjà parlé de Maxsun, notamment au travers de la carte mère Z890 Vertex. Nous avons également abordé les ambitions de la marque sur le marché des cartes graphiques. Aujourd’hui nous nous tournons vers un modèle qui sort du lot par bien des aspects ! Son nom : Maxsun Intel Arc Pro B60 Dual 48G.
Deux GPU, deux slots et 48G de VRAM
La Maxsun Intel Arc Pro B60 Dual 48G (que nous appellerons B60 par la suite) ne vise pas le public gaming. Rien n’interdit son utilisation en tant que GPU de jeu mais son objectif affiché est l’intelligence artificielle (IA). Plus que jamais au cœur de l’actualité, l’IA, son développement et ses supports hardware attirent les constructeurs désireux de ne pas manquer les avancées fulgurantes du domaine. Intel et Maxsun investissent le créneau avec un modèle aux multiples atouts.
Munie de deux GPU, la B60 totalise 40 cœurs Xe, 2 x 197 TOPS et 48G de VRAM GDDR6. La puissance de calcul dédiée aux modèles IA est donc conséquente. Mais ce n’est pas tout. Maxsun fait le choix d’un form factor blower limitant l’encombrement à deux slots. Le but assumé : aligner plusieurs de ces cartes au sein d’une station de travail. Intel appelle ces stations Battlematrix. Pour rappel, les TOPS (Tera Operations Per Seconds) sont une métrique utilisée pour estimer les capacités de calculs IA d’un composant. On retiendra une indispensable interface PCIe 5.0, un unique connecteur 12v2x6 et les dimensions suivantes : 300 x 110 x 40 mm. A noter enfin, une chambre à vapeur full cover et une backplate en métal.
Quel positionnement face à Nvidia ?
Intel et Maxsun n’ambitionnent pas la concurrence directe avec les verts. Difficile de rivaliser avec les 3352 TOPS de la RTX 5090. Cependant, cette nouvelle carte, dont le prix sera très inférieur à celui des RTX haut de gamme, vient occuper un autre secteur : celui des cartes IA accessibles au grand public. Il devient alors envisageable de faire tourner ou développer des modèles IA en local, enjeu de taille à ne pas occulter. Outre la joie pour les enthousiastes hardware de retrouver une carte bi-GPU sur le marché, on a ici un modèle particulièrement bien positionné et cohérent.
Décidemment depuis quelques heures on a la sensation de vivre dans une dimension parallèle où l’absurde et le réel se confondent. Encore une fois, c’est Asus Chine qui anime le délire avec un partenariat avec KFC…Après avoir lancé la RTX 5090 intégrant 5Kg d’or pour un prix de revient de plus de 400 000$, on fait le grand écart puisqu’on se retrouve avec des keycaps ROG offertes avec des menus KFC !
KFC gaming est de retour avec Asus Rog (au secours)
Fin 2020, on avait bien rigolé en découvrant la console KFC Gaming. Mais on apprend que KFC persiste et s’associe à ASUS ROG pour proposer à ses clients des touches KFC X ROG personnalisées. Objectivement c’est relativement difficile de comprendre le but marketing de cette opération. Compte tenu de l’absurdité de cette opération exclusivement réservée à la Chine (tout du moins de notre point de vu occidental), certains ont décidé de participer à la blague en alimentant un marché parallèle de la revente pour les autres pays. Ces touches KFC se retrouvent ainsi à des prix exorbitants comme si nous parlions de pièces de collections. Mais si cette demande pour les produits gaming de la marque KFC hors de Chine existe vraiment alors, plus besoin de pleurer ou de critiquer ceux qui achètent des cartes à 2000€ et le méchant Nvidia…
Bref, peut-être que le soleil tape trop fort chez nous et qu’il nous empêche de comprendre les subtilités de cette opération de co-branding.
Les keycaps ROG co-brandés KFC sont compatibles avec les switches Cherry MX, ce qui leur permet de s’adapter à la majorité des claviers mécaniques. Ces keycaps s’inscrivent dans le cadre de la campagne promotionnelle « Fortress of Faith » lancée par KFC en Chine. À travers cette opération, les clients ont l’opportunité de remporter divers lots estampillés ROG, dont un ordinateur de jeu ROG complet. Ces touches personnalisées sont proposées exclusivement dans les restaurants KFC implantés en Chine et on peut en profiter lors de l’achat du tout nouveau burger Wagyu de KFC…Ce monde est fou…
En septembre dernier, Corsair lançait ses AIO iCUE Link Titan RX. À cette occasion, nous testions la version en 360 de la marque, un kit plutôt sympathique dans l’absolu. Entre temps, le constructeur américain dévoilait la version en 420 mm et nous en a généreusement fait parvenir un exemplaire. Verrons-nous une hausse des performances avec ce modèle ? On vous répond.
Présentation :
La gamme d’AIO Titan RX de Corsair est une série plutôt complète puisqu’elle se décline en unités dotées d’un radiateur de 240 mm, 280 mm 360 mm et maintenant de 420 mm. Si ce n’est les tout petit modèles en 120 mm, la marque répond à tous les besoins en allant chercher les formats compacts au très gros modèle pour ceux recherchant des performances sans compromis.
Pour faire simple, la marque met donc en avant son écosystème iCUE Link qui permet de connecter facilement plusieurs éléments entre eux via une unique connectique. Derrière tout ça, la gestion passe par le logiciel iCUE de la marque. Il vous permettra de gérer l’éclairage RGB ainsi que la vitesse des ventilateurs de la pompe… Ou de l’écran.
Car oui, si le kit n’arrive pas par défaut avec un écran, la marque propose toute une série d’accessoires avec un capot à ventilateur ou écran LCD. Tout ceci est disponible à l’achat séparément. D’ailleurs, on peut voir le tout à l’essai sur notre test dédié.
Bien entendu, les performances sont au cœurs des préoccupation de la marque qui vante une puissance de refroidissement maximale à l’aide de ventilateurs générant une forte pression statique et un flux d’air important. Cet ensemble est couplé à une pompe puissante alimentée par un moteur triphasé et une plaque froide conçue pour couvrir avec précision l’IHS du CPU. Et c’est sans parler de la pâte thermique XTM70 appliquée d’origine sur la plaque froide.
Le mécanisme d’installation est simplifié au maximum pour un montage facile et rapide. De plus, le logo Corsair sur le capot de pompe est orientable sur 360° par palier de 90° pour toujours l’avoir dans le bon sens.
Enfin, l’esthétique est soignée et Corsair met en avant un design léché avec des éléments visuels attractifs. Les ventilateurs profitent de platines latérale comportant le logo de la marque. L’éclairage RGB est présent sur la pompe ainsi que les ventilateurs, bref, ça présente bien.
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Au niveau des prix, la facture de ce modèle n’est pas si exagéré que ça. Comme on peut le voir, le kit est disponible dans le commerce à un prix situé entre 200 et 230 € environ. Par rapport aux anciennes génération de kit iCUE LCD, la facture est clairement en baisse. Cependant, si vous souhaitez ajouter un écran, il vous en coûtera 100 € de plus. D’une certaine manière, la facture baisse, mais pas totalement si l’on souhaite retrouver un affichage LCD.
[nextpage title= »L’iCUE Link Titan 420 RX RGB »]
En ce qui concerne le packaging, nous avons toujours le droit à la boîtier traditionnelle de couleur jaune et noire de la marque. Cette dernière affiche toujours une illustration du kit sur le devant avec un rappel des caractéristiques détaillées à l’arrière.
Quoi qu’il en soit l’intérieur est toujours le même : un moule en carton, des sachets plastiques pour la protection des éléments et des sachet papier pour les différents éléments fournis avec le kit.
Le radiateur :
Au niveau du radiateur, nous retrouvons un échangeur tout à fait classique. Ce dernier profite alors d’une dorme rectangulaire tandis que, sur les flancs, les rivets sont masqués. Idem, le revêtement noir est joliment appliqué. Le temps des radiateurs aux ailettes grises est maintenant révolu, bien que nous ne soyons pas à l’abri d’un défaut de production. Bien évidement, le flanc du radiateur bénéficie du logo de la marque.
C’est au niveau des dimensions qu’il faudra être le plus vigilent puisqu’un radiateur de 420 mm, c’est encombrant et ça ne passera pas dans tous les boîtiers du marché, loin de là. Concrète, ce radiateur mesure 452 mm de longueur pour une largeur de 137 mm et une épaisseur de 27 mm. Ici, pas de mauvaise surprise lors de l’installation dans un boîtier PC, normalement, ça rentre partout.
Afin de relier le radiateur à la pompe, pas de secret, il faut des tuyaux. Encore une fois, ils sont au nombre de deux, mais proposent une longueur confortable de 45 cm de longueur. Ils sont plutôt souple tout en proposant une jolie gaine nylon finement tressée.
La pompe :
La pompe de son côté reprend le même design que son homologue en 360 mm… Même série nous direz-vous. Par défaut, nous retrouvons donc un capot Corsair orientable par palier de 90°. Ce dernier comprend un logo ainsi qu’un motif « Mercedes » en guise d’habillement. Mais, si vous le souhaitez, vous pourrez changer le capot par défaut par des addons. L’un d’entre eux met en avant un ventilateur pour refroidir les éléments situés autour du socket ou encore un écran LCD pilotable via iCUE. Vous pouvez les voir en action sur notre test de la version en 360 mm.
Au niveau des dimensions, cette pompe mesure 78 mm de largeur pour une hauteur de 69 mm. Comme on peut le voir, par défaut, elle profite de bras de montage à destination des sockets Intel d’installés par défaut. Cet ensemble entoure une base en cuivre non nickelée de 55×55 mm, de quoi couvrir n’importe quel IHS du marché. Néanmoins, de la pâte thermique est préappliquée et on sait ce que cela veut dire : pas de seringue supplémentaire de fournie en bundle. En cas de maintenance, il faudra racheter une seringue.
En soit, nous ne savons pas grand chose de cette pompe, simplement qu’elle fonctionnera jusqu’à 3000 tr/min à pleine vitesse. Dommage de ne toujours pas connaître la colonne d’eau ni son débit. Bien entendu, le raccord avec le reste de la boucle se fait via deux embouts coudés à 90° texturé d’étoiles à trois branches.
Pour finir, nous retrouvons une double connectique mettant en avant un USB-C couplé à une prise spécifique pour la partie iCUE Link.
Compatibilité :
Au niveau des plateformes compatibles, Corsair met en avant un support des cartes mères en :
Intel : LGA-1851/1700
AMD : AM5 – AM4
Corsair réduit donc la compatibilité de son AIO aux seules plateformes LGA actuelles à savoir le LGA-1700 et le 1851. Tout ce qui est plus ancien n’est plus compatibles. Quant à AMD, l’AM4 et l’AM5 sont compatibles !
Les ventilateurs :
Du côté de la ventilation, Corsair fournit un trio de ventilateurs RX 140 RGB, des moulins en 140 mm disposant d’un éclairage aRGB. Ces derniers sont particulièrement travaillés et esthétique. Sur les côté, nous retenu la présence d’une platine comportant le logo de la marque qui servira de diffuseur. La connexion et l’alimentation se fait par un connecteur spécifique intégré directement dans le cadre du ventilateur. Ceci permet un branchement en série et sans effort de la ventilation en plus de réduire le nombre de câble au maximum.
Physiquement parlant, chaque ventilateur profite d’une épaisseur de 25 mm, c’est tout à fait standard dans le milieu. De plus, nous retrouvons des silentbloc aux quatre coins afin de limiter les vibration parasites. Les pales sont au nombre de sept est sont plutôt large à leur extrémités. On retrouve un profile assez classique pour du Corsair, mais lorsque l’on regarde la fiche technique, ça souffle.
D’ailleurs, au niveau des caractéristiques, la fiche technique mentionne une plage de vitesse comprise entre 300 et 1700 tr/min. À pleine vitesse, nous retrouvons un gros flux d’air de 94,7 CFM tandis que la pression statique atteint les 3,75 mmH2O. Bref, ça brasse et ça pousse fort.
Le bundle :
La partie accessoires repose dans des petits sachets en papier qui renferment :
Une backplate pour plateformes Intel LGA-1700/1851
Les bras de montage pour socket AMD (AM4/AM5)
Un hub iCUE Link + un ensemble de patch collant 3M
La visserie pour les ventilateurs et le radiateur, avec les rondelles qui vont avec
Un guide de sécurité et de garantie
La connectique pour le câblage :
Un cordon USB
Une prise d’alimentation en PCIe 6 broches
Deux câbles iCUE Link d’une soixantaine de centimètre
Un câble pour récupérer la vitesse de la pompe
Un câble iCUE Link court
La partie bundle est plutôt complète et proposera tout le nécessaire pour installer et profiter de votre kit. Juste dommage qu’avec un AIO de cette gamme il n’y ait toujours pas de seringue de pâte thermique de fournie et ce, malgré le fait qu’elle soit appliquée de série sur la base.
Grosso modo :
Dans les grandes lignes, nous retrouvons ici le grand frère de l’iCUE Link Titan 360 RX RGB de la marque. En soit, les différences concerneront les dimensions des ventilateurs et du radiateur qui passent au format XXL. Sinon, les finitions, le design et les fonctionnalités ne changent pas.
[nextpage title= »Installation »]
Pour la partie installation, il faudra conserver sa backplateAMD, Corsair n’en fournissant pas. Si vous ne l’avez plus, un petit tour sur eBay devrait permettre d’en retrouver une facilement.
Le montage de l’iCUE Link Titan 420 RX RGB :
La première étape de montage, si vous avez une carte mère Intel compatible, sera de déposer la backplate au dos de la carte mère. En soit, rien de compliqué puisqu’il suffit de la positionner au dos de votre carte. N’étant compatible que LGA-1700 et LGA-1851, vous n’aurez pas à jouer avec l’entraxe des pas de vis, les deux plateformes profitant d’un socket de mêmes dimensions.
Sur socket AMD, il faudra changer les bras de montage, par défaut, ceux d’Intel sont installés. Encore une fois, il suffit de tirer sur les bras déjà en place et de placer les nouveaux en les glissant dans la rainure entourant la pompe. Enfin, on dévisse les bras de montage d’origine du socket.
Il ne reste plus qu’à visser la pompe sur le processeur. Ici, rien de plus simple puisqu’il faudra la positionner sur le CPU et la visser sur la backplate. Pas de pâte thermique à gérer ici elle est appliquée de série. Ensuite, on termine par le branchement des différents éléments qui constitue le kit sur le hub iCUE Link que l’on connecte à la carte mère via un header USB 2.0 et le tour est joué.
[nextpage title= »Protocole »]
Nous vous proposerons les relevés effectués sur nos Ryzen 7 7900X et i5 13600KF consommant 105W et 170W pour AMD et 125 et 170W côté Intel. Pas de 65W, cette consommation ne nous semble pas pertinente pour évaluer les performances de kits watercooling.
Ici, nous mesurons maintenant le delta entre la température relevée sur notre CPU et la température ambiante. Pour finir, la gestion de la vitesse de ventilation est maintenant confiée à notre carte mère. Lors des tests, nous faisons fonctionner les ventilateurs successivement à 100%, 66% et 33%.
Pour les besoins du test, nous comparerons les Kraken Plus avec d’autres modèles en 240 mm, 280 mm, 360 mm et même du 420 mm :
On attaque donc notre série de relevés de températures, ici, on repart à zéro. Précisons tout de même les vitesses de ventilation enregistrées lors de nos relevés (pour 12V, 8V, 5V) :
En ce qui concerne les vitesses de fonctionnement des ventilateurs de cet iCUE Link Titan 420 RX RGB, nous mesurons des vitesses assez faibles. Effectivement, à plein régime, nous sommes à 1700 tr/min contre 550 tr/min à basse vitesse seulement. Le mi-régime se situe environ à 1100 tr/min. Bref, nous sommes plus bas que ce qui était mesuré sur l’iCUE Link H170i RGB qui montait à 2000 tr/min à fond tout en étant plus rapide à 33% et 66% de signal PWM.
Bruit :
Les nuisances sonores, bien qu’élevées lorsque la ventilation toujours à fond, restent plutôt maîtrisées dès 66% de signal PWM. Dans ces conditions, nous mesurons 35 dB, soit à peine plus qu’un Prime LC240 aRGB pourtant équipé de deux ventilateurs plus petits ! Enfin, à basse vitesse, le kit de Corsair se montre aussi discret qu’une souris avec ses 30 dB seulement.
[nextpage title= »Températures CPU AMD »]
Processeur à 105W :
Ici, notre CPU tournera à 2,70 GHz constamment et sur tous ses cœurs. Nous appliquons un VCore de 1.030 pour obtenir une consommation d’une centaine de watts environ. Cela correspond à la valeur de TDP d’un Ryzen 7 7700X.
Pour ce qui est des températures, nous retrouvons un kit Corsair qui vient se place pile en face du Kraken Elite 420 RGB de chez NZXT. Il faut dire que ce modèle de chez NZXT affiche des dimensions équivalente au niveau de son radiateur tout en étant aussi équipé de radiateur de 140 mm.
Processeur à 170W :
Enfin, nous terminons avec notre profil 170W. Ici le dégagement thermique est plus important, et correspond au TDP par défaut du 7900X. Voyons comment s’en sortent nos coolings !
En 170W, nous retrouvons des résultats toujours similaires à Kraken Elite 420 RGB de NZXT. Face à l’ancienne génération d’AIO de Corsair symbolisé par l’iCUE Link H170i RGB, la différence est notable comme on peut le voir, surtout à bas régime.
Résumé :
Du côté d’AMD, dans l’absolu, le kit de Corsair se montre performant et refroidit notre CPU aussi bien que le NZXT Kraken Elite 420 RGB. De plus, il se montre performant et se positionne parmi les kits les plus efficace que nous ayons testé. Il se place au niveau des Ryuo III 360 d’ASUS et autre Silent Loop 3 420.
[nextpage title= »Ratio températures/bruit AMD »]
Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre, la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.
105W de consommation :
Avec une consommation de 105W sur notre processeur, cet iCUE Link Titan 420 RX RGB se positionne agressivement sur le graphique bien que d’autres kits, plus petits, comme le LQ360 de DeepCool ou le Silent Loop 3 420 de be quiet! se permettent d’être plus agressifs.
170W de consommation :
Sur un CPU consommant 170W, le ratio températures/bruit se resserre et finalement, il en ressort que le Silent Loop 3 420 Se place comme la meilleure alternative pour un plein régime mieux maîtrisé. Mais le kit Corsair ne démérite pas pour autant. Le sweet spot avec ce kit, c’est le mi-régime !
[nextpage title= »Températures CPU Intel »]
Processeur à 125W :
Ici, nous effectuons nos relevés sur un Core i5 13600KF donc la consommation atteint 125W. Pour cela, les P-Core tournent à 4,5 GHz avec des E-Core fonctionnant à 3,5 GHz tandis que le VCore est réglé à 1,250V !
Sur notre Core i5 13600KF, le kit de Corsair s’en sort bien comme nous pouvons le voir. Effectivement, il se place légèrement devant le Ryuo III 360 d’ASUS, mais reste moins bon à basse vitesse. Face aux kits de be quiet! et NZXT, nous le trouvons plus à l’aise à haute vitesse et équivalent à bas régime.
Processeur à 170W :
Ici, nous effectuons nos relevés sur un Core i5 13600KF donc la consommation atteint 170W. Pour cela, les P-Core tournent à 5,00 GHz tandis que les E-Core fonctionnent à 4,00 GHz tandis que le VCore est réglé à 1,350V !
Avec une grosse consommation de 170W, notre kit du jour vient se placer en tête du classement à pleine vitesse comme on peut le voir. Cela lui permet de dépasser ses rivaux en 420 mm de manière assez significative tout en n’était pas trop mauvais à basse vitesse.
Résumé :
Sur CPU Intel, l’iCUE Link Titan 420 RX RGB de Corsair se positionne comme un solide challenger faisant mieux que le Ryuo III 360 d’ASUS à pleine vitesse. De manière générale, il se distingue de ses concurrents (de taille similaire) à haute vitesse.
Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre, la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.
125W de consommation :
Sur notre Core i5 qui affiche une consommation de 125W, le kit de Corsair se positionne devant la concurrence d’une courte tête. Mais il faut dire qu’il sait se montrer plutôt intéressant, surtout à mi-régime. D’ailleurs, nous ne pouvons que vous conseiller de ne pas dépasser les 1100 tr/min pour en tirer le meilleur.
170W de consommation :
À mesure que la consommation augmente, ce Titan 420 RX RGB se détache complètement de la concurrence. Avec cet AIO, Corsair nous propose ici une solution redoutable sur le plan thermique tout en offrant des nuisances sonores maîtrisées.
[nextpage title= »Conclusion »]
Nous arrivons à la fin de ce test de l’iCUE Link Titan 420 RX RGB de Corsair. Pour le coup, avons-nous affaire à un produit réussi ? Voyons cela dans le détail !
Choisissez le look qui vous convient !
Avec ce kit, Corsair reprend le concept du Titan RX 360 RGB que nous testions à cette adresse. Ainsi, la marque propose un prix de vente en baisse, mais laisse le choix à l’utilisateur d’installer le module qui lui convient sur son capot de pompe : ventilateur VRM pour la carte mère ou écran LCD, vous avez le choix.
Au-delà de ça, nous avons affaire à un kit tout à fait esthétique avec un finition soignée et une appartenance à l’écosystème iCUE Link. Ce dernier vous permettra de brancher plusieurs appareil compatibles en exploitant une connectique unique. Il y aura donc moins de câble ce qui facilitera le montage dans un boîtier PC.
Bien entendu, qui dit iCUE Link dit logiciel et à nouveau il faudra composer avec le logiciel maison de la marque. Il permettra une gestion complète de votre kit que ce soit au niveau de la vitesse des ventilateurs que de l’éclairage aRGB… Par contre, ça fait un logiciel supplémentaire à installer et à faire tourner sur le PC.
Montage simplifié :
La partie montage gagne en simplicité puisque, vulgairement, on a plus qu’à appliquer la pompe sur le CPU et la visser sur la backplate. Le système iCUE link permet de gagner du temps sur le câblage et la gestion de la connectique dans le PC. En cinq minutes, nous avons un système prêt à fonctionner. Toutefois, ce simplicité s’accomapagne d’un contrecoup : l’incompatibilité avec les sockets Intel plus anciens. Sorti des LGA-1851 et LGA-1700, impossible de le monter sur autre chose !
Bonne performances et bruit maîtrisé !
Du côté des performances, le kit de la marque nous surprend par ses bonnes prestations. Comme on l’a vu, que ce soit sur processeur AMD ou Intel, nous n’avons pas à nous plaindre d’un mauvais comportement, au contraire même. Sur les deux plateformes, les températures sont maîtrisées et ce, à tous les niveaux de vitesses tandis. Cela contribue à offrir un ratio températures/bruit agressif, surtout si vous avez un processeur Intel qui affiche une grosse consommation. Sur un Core/Ultra 9, c’est un kit tout indiqué.
De plus, les nuisances sonores restent maîtrisées. Alors certes, si on le pousse à fond, le bruit sera présent, ne vous faites pas d’illusion, nous ne sommes pas sur un kit Arctic. Néanmoins, en optimisant la courbe de ventilation, il y a moyen d’obtenir quelque chose de tout à fait satisfaisant.
Pour du Corsair, c’est abordable :
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Finalement, la bonne nouvelle provient de la facture qui, pour du Corsair, n’explose pas trop. Alors certes, il y a toujours moyen de trouver plus abordable pour le format, notamment en lorgnant du côté d’Arctic, mais 220 € pour un kit en 420 mm signé Corsair, ce n’est pas trop mal. De plus, vous pourrez le personnaliser avec des modules compatible moyennant un surcoût. Attention toutefois, l’écran LCD ne sera pas donné : +100 € !
Corsair iCUE Link Titan 420 RX RGB :
On aime :
Le design discret du capot de base du kit
La possibilité de personnaliser la pompe grâce à des modules supplémentaires
La finition du radiateur toujours aussi propre chez Corsair
Le montage qui gagne encore en simplicité
Et l’écosystème iCUE Link simplifiant la gestion des câbles
La ventilation montée de série sur le radiateur
Son bon niveau de performance, surtout sur socket Intel
Ses nuisances sonores maîtrisées
La facture qui n’explose pas
On a moins aimé :
La régression de la compatibilité avec les cartes mères Intel
Attention à la compatibilité avec votre boîtier
L’absence d’une seringue de pâte thermique
Avec ce kit, Corsair nous propose une copie solide qui offre de bonnes performances ainsi que des nuisances sonores maîtrisées dans l’absolu. Issu de l’écosystème iCUE Link, cet AIO profite d’un système de branchement simplifié et d’une gestion complète avec le logiciel iCUE. Attention toutefois si vous avez une carte mère Intel un peu ancienne, cette dernière ne sera pas compatible avec le kit. Idem, à 220 €, il est toujours dommage de constater l’absence de seringue de pâte thermique. Enfin, gardez à l’esprit qu’un radiateur de 420 mm, ça reste imposant, attention à votre boîtier.
Monster Studio annonce un nouveau châssis ouvert à destination des modders et créateurs : le B30. Comme pour ses précédentes productions, le studio ne fait pas les choses à moitié et nous offre un produit extrême par tous ses aspects.
Monster Studio B30 : ITX ?
Coutumier des châssis atypiques, Monster Studio est déjà auteur des A45 et A45plus, nommés ainsi pour leur inclinaison (45 degrés). Ces derniers adoptaient une carte mère ITX et profitaient du format open air pour n’afficher aucune limite quant aux dimensions des composants. Tous les formats d’alimentations étaient également supportés.
On retrouve tous ces éléments dans cette nouvelle proposition. Mais avec un parti pris visuel et artistique encore plus marqué. Ainsi, trônant fièrement sur un socle rotatif à deux axes (voir galerie), on découvre un plateau de carte mère mis à nu. Depuis cette pièce centrale, le builder n’a qu’à laisser faire son imagination pour assembler un PC au look unique. La structure est en mesure de supporter deux radiateurs autour du module central. Tous les multiples de 120mm peuvent ainsi être ajoutés (120, 240, 360mm). AIO ou watercooling custom, le choix est libre.
Sur le bureau, le socle du B30 occupe un diamètre de 352mm. Les dimensions extérieures hors composants sont de 362 x 312 x 388mm.
PC ou œuvre d’art ?
Impossible d’ignorer un design aussi osé. Comme Sinister Cases en son temps, Monster Studio tend la main aux esprits créatifs. La modularité et l’absence de toute contrainte en dehors du format de carte mère sont des atouts. Mais surtout, face à ce type de châssis, difficile de ne pas se sentir tenté de repousser les limites de ce qui définit un PC. On envisage rapidement les boucles de watercooling custom les plus improbables et l’ajout de mods en tous genres.
Le B30 sera bientôt disponible sur le site de Monster Studio. Son prix n’est pas encore connu.
Chaque jour ce monde devient de plus en plus fou. On savait que les cartes graphiques coûtaient un rein en 2025, on savait aussi que certains dingos avaient ouverts le marché pour des cartes extravagantes comme la ROG Astral RTX 5090 Dhahab Edition d’ASUS…Mais maintenant on sait qu’il y a encore plus dingue. C’est pour cette population déconnectée des tracas de la vie quotidienne qu’Asus vient de créer une RTX 5090 qui intègre 5 kilos d’or !
Cette carte RTX 5090 devrait disposer des même caractéristiques que n’importe quelle autre ROG Astral RTX 5090 puisqu’elle en reprend le PCB. Cependant, point de plastique ni aluminium puisque l’ensemble de son carénage sera doré avec 5Kg d’or. Compte tenu du poids de ce GPU, il est conseillé à tout utilisateur d’investir dans des supports GPU robustes (nous travaillons à un support Titane + diamant pour financer OCC). Car évidemment, compte tenu de la dose d’or utilisée, cette carte graphique affiche un poids total de 7,2 kg sur la balance. Autant disposer d’un support ultra haut de gamme. Sans support, son poids risquerait de casser la carte mère à laquelle il est connecté ou d’endommager son emplacement PCIe…A moins qu’Asus ne prépare une carte spécifique là aussi pour ces clients particuliers…Car cette clientèle n’aura aucun problème à basculer sur des options puisque au prix actuel de l’or cette RTX 5090 doit avoisiner un tarif de $400 000.
Bon, ce délirium est bien réel et a été exposé pour les besoins d’une présentation d’Asus en Chine. Y’aura t-il un client derrière…Probablement malheureusement. Mais tout ça et bien sérieux. Aucun détail n’a filtré cependant sur les éléments dorés du connecteur 12v-2×6 ni sur un éventuel traitement spécifique de l’or pour retarder sa température de fonte…Certains vont sans doute sourire en lisant cette brève mais d’autres vont grincer des dents. Ainsi va le monde du hardware en 2025.
NB : au fond de nous, compte tenu de la laideur de cette carte, on garde un espoir que cette histoire soit une vraie blague…
Quand on pense à des marques de SSD, le nom de Kioxia ne vient pas vraiment à l’esprit immédiatement. Soyons honnêtes, à cet instant, hormis les connaisseurs, cette marque souffre clairement d’un déficit de notoriété. Pourtant, loin des marques ésotériques qui se lancent ces derniers temps, Kioxia n’est pas un petit joueur…En fait c’est même un monstre. Avant de tester son SSD Gen5 Exceria Plus G4, nous allons vous en dire plus sur cette marque en quelques mots.
Le groupe Kioxia est dans le TOP 3 mondial des puces NAND. C’est un monstre issu des déboires de la société Toshiba. Au cours des années 2010, le géant japonais a dû se résoudre à vendre plusieurs de ses entités phares pour tenter d’éviter la faillite en 2015. La filiale Toshiba Memory du congloméra faisait déjà office de pépite au sein du groupe. Elle a été rachetée en 2018 par le fonds Bain Capital. renommée Kioxia, l’entreprise a ensuite fait son entrée à la Bourse de Tokyo le 18 décembre 2024. Maintenant que vous avez une image plus claire de l’entreprise, nous allons nous pencher sur un produit grand public, le Kioxia Exceria Plus G4, un SSD Gen5 disponible dans le commerce. Jusqu’ici la marque était plutôt active sur le secteur professionnel. Mais avec l’arrivée de la norme Gen5, Kioxia semble décidé à renforcer ses positions sur le secteur grand public.
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[nextpage title= »Unboxing »]
Le Kioxia Exceria Plus G4 arrive dans une petite boite sur laquelle on retrouvera toutes les informations classiques comme ses débits annoncés de cette référence. Après l’ouverture, on retrouvera une plaque de protection en carton où sera inséré le ssd et juste en dessous la notice. Enfin, le ssd sera emballé dans un petit sachet antistatique. Ici, le rôle de protection est pleinement assuré !
Première petite contrariété, on constate l’absence d’une vis pour monter le ssd sur sa carte mère. Des vis que certains utilisateurs jettent avec le carton de leur carte mère ou qui ne sont souvent pas présentes lors de l’achat d’un pc prémonté. Gardez en mémoire ce petit détail si vous ne voulez pas être bloqué par une simple petite vis.
Nous avons le droit à un ssd au format M.2 2280 en version de 2To. A ce sujet, seules deux capacités sont actuellement disponibles: 1 et 2 To. Aucune version 4 To n’est pour le moment disponible, et c’est bien dommage. Les débits annoncés sont ici de 10000 Mo/s en lecture et 8200 Mo/s en écriture. Pour la version de 1 To, les débits d’écriture se verront réduits à 7900 Mo/s.
Elément important pour ce test, le Exceria Plus G4 est aussi notre premier ssd Gen5 sans dissipateur qui nous passe sous la main. Kioxia ne commercialise pas de version avec dissipateur. Les SSD est livré équipé d’un pad thermo conducteur en graphène. Même si nous sommes sur un contrôleur E31T, oubliez tout de suite l’idée de le monter sans un système de dissipation, y compris (surtout même) dans un PC portable. Sur un montage PC classique, c’est une bonne chose car vous n’aurez plus à démonter le dissipateur d’origine pour le remplacer par celui de votre carte mère et vous garderez ainsi l’uniformité esthétique.
Avec son nouveau contrôleur et ses Nand maison, ce ssd gen5 pourrait ne pas chauffer autant que ce que l’on a pu constater par le passé. Il n’y aura donc plus besoin de disposer d’un refroidissement actif en plus du dissipateur.
Notre ssd est donc équipé du dernier contrôleur de chez Phison E31T. Vous l’aurez compris, ce contrôleur n’a pas fait pour casser des records, mais son rôle est d’être plus efficace énergétiquement et aussi plus abordable. Le contrôleur sera à cet effet dépourvu de cache DRAM et s’appuiera sur la technologie HMB (Host Memory Buffer).
Du côté des puces nand qui assurent le stockage nous avons deux puces de NAND 3D TLC 218 couches fabriquées directement par Kioxia en collaboration avec SanDisk. Elles sont situés sur la même face du PCB que le contrôleur.
Pour plus de caractéristiques voici un petit tableau:
Caractéristique
Détail
Capacité
1 To ou 2To
Format
M.2 2280
Interface
PCIe® 5.0 x4 NVMe 2.0c, débit max 128 GT/s
Mémoire flash
BiCS FLASH™ TLC 3D, 218 couches
Contrôleur
Phison PS5031‑E31T (7 nm, sans DRAM, HMB)
Lecture séquentielle
Jusqu’à 10 000 Mo/s
Écriture séquentielle
Jusqu’à 7 900 Mo/s (1 To) et 8200 Mo/s (2To)
Lecture aléatoire
Jusqu’à 1 300 000 IOPS
Écriture aléatoire
Jusqu’à 1 400 000 IOPS
Endurance TBW
600 To écrit (1To) et 1200 To écrit (2To)
MTTF
1,5 million d’heures
Dimensions (L×l×H)
80,15 × 22,15 × 2,38 mm
Poids
5,6 g
Garantie
5 ans constructeur
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Pour tester ce ssd nous utiliserons une plateforme Intel, basée sur la dernière architecture: Arrow Lake. Sachez que si vous envisagez l’achat d’un ssd gen5, il vous faudra bien vérifier la compatibilité, notamment sur les anciens chipset AMD tel que le B650. De plus, les performances que nous avons relevées peuvent varier d’une configuration à l’autre d’une centaine de Mo/s suivant votre processeur…
Afin de pouvoir vous donner les résultats réels et qui se rapprocheront le plus de ce que vous pourrez avoir, le ssd a passé tous les tests sous un dissipateur classique de carte mère. Si vous n’en avez pas, nous vous recommandons fortement d’en acheter un séparément. Car malgré des températures contrôlées, du thermal-throttling peut apparaître au cours de longues utilisations, vous donnant finalement les performances d’un bon gen4.
Enfin, afin de s’assurer d’avoir des résultats justes et cohérents, les tests ont été repassés au minimum deux fois et même trois fois dans certains cas.
Système de refroidissement : MSI MAG Coreliquid l360
SSD : Kioxia Exceria Plus G4
Alimentation : Deepcool PQ1000M 1000W
Système d’exploitation : Windows 11 (24H2)
Benchmarks utilisés :
3DMark Storage Benchmark
Crystal Disk Mark
ATTO Disk Benchmark
AS SSD Benchmark
PC Mark 10 Express
Anvil Benchmark
[nextpage title= »Les performances »]
Crystal Disk Mark:
On commence notre série de test par l’incontournable Crystal Disk. Ici, nous allons mesurer les débits d’écriture, de lecture en séquentiel et aléatoire. Ce test nous permet principalement de voir si les débits annoncés sont bien présents.
Les débits annoncés sont donc bien plus que respectés. Avec 10409 Mb/s contre 10000 Mb/s annoncé en lecture. Et 8655 Mb/s en écriture contre 8200 Mb/s. Du côté des performances lecture/écriture aléatoires, les débits sont en dessous de ceux séquentiels (c’est normal) mais reste très bons.
AS SSD:
Avec ce benchmark, on va encore venir regarder les vitesses de lecture et d’écriture séquentielles, mais aussi en 4k, 4k 64 threads et le temps d’accès. Ce benchmark est plus tourné vers les mesure de performances pour une utilisation lourde, comme du traitement vidéo.
Les débits pour du 4k et 4k 64 threads sont très bon et même parfois meilleurs que les ssd gen 5 précédemment testés.
ATTO Disk:
Avec ATTO disk, on va venir mesurer les débits d’écriture et de lecture du ssd en fonction des tailles de fichiers. Les tailles de fichiers vont de 512 B à 64 MB. Les résultats obtenus montrent une très bonne régularité du ssd avec les fichiers lourds malgré l’absence de cache.
Anvil Benchmark:
Maintenant avec ce benchmark, nous voyons les temps de latence pour différentes utilisations. Nous aurons aussi les vitesses d’écriture séquentielles et aléatoires. Mais ce qui nous intéressera le plus sera les temps d’accès.
Nous pouvons voir que le ssd est très bon du côté de la lecture. Il s’approche fortement de ce que peux faire un ssd gen 5 classique. Cependant, du côté de l’écriture, il est plus dans la catégorie d’un Gen 4 tout en délivrant des performances plus que respectables.
3D Mark Storage Benchmark:
Nous passons maintenant au benchmark “gaming”. Avec ce test, on va pouvoir obtenir la bande passante et le temps d’accès moyen pour différents titres de jeux vidéo. On pourra voir le réel impact du ssd sur le chargement de titres comme Battlefield 5 ou encore Call of Duty: Black Ops 4.
On peut voir ici, que les temps de chargement sont diminué par rapport à du gen 4 haut de gamme avec 49 microsecondes contre environ 63 pour le netac NV7000-t. Mais remarquerez vous cette différence ? Cela représente 0,000014 secondes de moins durant le chargement d’un de vos jeux. Un gain qui est certes réel sur le papier, mais qui sera clairement imperceptible pour l’utilisateur final.
PC Mark 10:
On finit notre série de test avec trois benchmarks: “Quick System Drive Benchmark”, “Data Drive Benchmark” et “Full System Drive Benchmark”. Ces tests vont venir simuler une utilisation quotidienne et normale du ssd. On obtient ensuite le temps d’accès et la bande passante.
On remarquera des temps de latence extrêmement bas, qui signifient une bonne réactivité du ssd. Cela aura pour conséquence des ouvertures d’applications plus rapides.
[nextpage title= »Le Kioxia Exceria Plus G4 face aux autres SSD »]
Nous vous mettons ici des tableaux de comparaison entre les ssd que nous avons précédemment testé. Vous pourrez donc comparer leurs débits d’écriture et de lecture séquentiel, mesuré avec Crystal Disk Mark. Leur performances pour une utilisation gaming avec le benchmark de 3D Mark. Et enfin pour une utilisation plus professionnelle et quotidienne avec le benchmark “Full System” de PC Mark 10.
[nextpage title= »Chauffe et logiciel »]
Pour effectuer un test de température, nous allons enchaîner 5 fois l’exécution du benchmark CrystalMark. Nous pourrons simuler les conditions d’une utilisation intensive. Nous relèverons ensuite la température maximale du ssd, toujours avec le radiateur de la carte mère.
Après avoir lancé 5 fois le benchmark, nous pouvons voir que la température maximum est de 61 degrés. Une très belle amélioration par rapport aux gen 5 que nous avons eu précédemment. Par exemple, le PNY que nous avions testé qui atteignait 55 degrés avec un refroidissement actif composé de deux petits ventilateurs qui étaient assez bruyants. Vous pourrez donc l’intégrer sans problème sous le dissipateur de votre carte mère. Et comme on le disait précédemment, l’intégration dans un pc portable sera tout à fait possible.
Kioxia met aussi à disposition pour tous ses ssd, un logiciel de gestion. Nous pourrons ainsi surveiller le ssd, vérifier si des nouveaux firmwares sont disponibles ou encore voir sa durée de vie restante. Un logiciel très gadget mais nécessaire au moment de l’installation de votre nouveau ssd. Vous pourrez alors vérifier son bon état de fonctionnement et installer son dernier firmware pour bénéficier d’un maximum de performances et de stabilité.
[nextpage title= »Conclusion »]
Vous l’aurez constaté au cours de ce test, le Kioxia Exceria Plus G4 s’est plutôt bien comporté. La chauffe, qui était le gros point négatif des ssd gen 5 jusqu’à présent, est enfin contenue. Tout comme sa consommation électrique. Un bon point, pour l’intégration sans souci dans les pc portables haut de gamme. Cependant, s’il fait la différence sur les manipulations de gros fichiers par rapport à du SSD gen 4, les débits sont inférieurs à ceux obtenus par les ssd gen 5 que nous avons testé précédemment.
Les performances sont ici, bien meilleures que des ssd gen 4 haut de gamme, mais une surcote de 70/80 euros (au moment de notre test) est-elle réellement justifiée ? Si c’est pour du gaming, cette dépense supplémentaire est totalement inutile. Un ssd gen 4 haut de gamme fera totalement l’affaire, avec peut être 5 milliseconde de chargement en plus sur certains jeux. Si vous êtes un professionnel, et que vos logiciels sont tournés vers de la création vidéo, la manipulation de photos… Le choix de ce ssd pourra réduire vos temps de chargement et de lancement d’applications. Avec son prix actuel ce ssd se situe donc entre les très bon SSD Gen 4 et les SSD Gen 5 plus performants mais qui arrivent avec un lot de nuisances, comme la chauffe et la taille du dissipateur nécessaire. Un vrai dilemme pour le client et qui rend le positionnement de ce SSD inconfortable. Attention aussi de garder à l’esprit que les deux versions sont vendues sans dissipateur, même si le Kioxia chauffe moins, il faudra impérativement l’associer au dissipateur livré avec votre carte mère ou en acheter un. Dans le cas d’un PC portable, il faudra là aussi contrôler.
On a aimé:
La garantie de 5 ans.
Des températures plus contrôlées et une consommation en baisse.
Des performances plutôt bonnes dans l’ensemble.
Un prix qui permet un meilleur accès à de la gen 5.
L’absence du bruit d’un refroidissement actif courant sur les Gen 5.
On a moins aimé:
Un prix plus doux mais toujours trop haut par rapport à du Gen 4 performant.
Aucun réel gain palpable pour une utilisation gaming.
Une offre limitée à 1To et 2To seulement.
Finalement, nous décidons de décerner la médaille d’argent a ce ssd. Nous avons apprécié dans l’ensemble ses performances et sa température maitrisée par rapport aux autres ssd gen 5 testés précédemment. Mais même si le prix est plus contenu, celui-ci reste toujours trop cher par rapport à la Gen 4. L’utilisateur gamer ne verra globalement aucun changement dans son quotidien par rapport à un SSD Gen 4 moins coûteux. En dehors du gaming, il se détache de l’ancienne génération mais reste en dessous des performances des autres gen5 pour des tâches professionnelles. Si vous recherchez la polyvalence, alors oui nous vous recommandons ce SSD. Notamment, si vous êtes comme moi: un joueur mais qui utilise aussi son PC pour du montage vidéo ou du traitement photos. Si votre utilisation est exclusivement du jeu et une utilisation classique internet / bureautique, alors vous ne verrez pas de vraie différence avec un bon Gen 4 souvent bien moins couteux. Au final cette référence est à surveiller car si Kioxia veut l’imposer, cela passera par une baisse des prix significative.
Comino est une entreprise spécialisée dans le refroidissement liquide à destination des serveurs et stations de travail. Nous avons eu l’opportunité de prendre en main leur waterblock pour RTX 5090 de la marque Gigabyte. Et nous avons découvert bien plus qu’un simple block de refroidissement liquide.
RTX 5090 Comino : une solution complète
Bien qu’ayant tenté une incursion dans les mondes du gaming et du modding avec leurs solutions OTTO, Comino reste une marque à destination des professionnels. Leur expertise se concentre depuis plus de 15 ans vers les solutions intégrées. De plus en plus intégrées. Ainsi, ils proposent aujourd’hui leurs produits majoritairement sous forme de workstations complètes, prêtes à l’emploi. Elles intègrent presque toujours plusieurs GPU. Le facteur de forme 1U est donc privilégié et le refroidissement liquide plébiscité. En ligne de mire, les nouveaux enjeux de l’IA et les besoins associés.
Les cartes graphiques choisies proviennent souvent du monde professionnel : RTX 6000, H200, Radeon Pro W7900, etc. Mais certaines RTX haut de gamme du domaine grand public ont également le droit à un waterblock de la marque. Ici la RTX 5090 et plus particulièrement les modèles Gigabyte.
Le waterblock est d’excellente facture pour qui apprécie son design industriel assumé. Tout de métal brossé (aluminium) et rivets apparents, il ne manque pas de se démarquer. La structure interne est en cuivre. Pas la moindre trace d’acrylique ici. Les entrées/sorties sont en bout de carte, design serveur oblige. Mais les adaptations au milieu professionnel ne s’arrêtent pas là !
RTX 5090 Comino : pour les pros
La marque fournit, en complément du waterblock, une paire de quick disconnects (connections rapides sans fuite pour watercooling). Ces derniers, développés en collaboration avec CEJN, sont d’une qualité remarquable et garantissent une baisse de débit négligeable. Ils sont marqués d’un code couleur pour identifier entrée et sortie.
Et ce n’est pas fini ! Comino soude une dérivation sur le PCB de la carte, offrant ainsi deux options de raccordement du connecteur 12V2x6 : standard ou en bout de carte sous les raccords de refroidissement.
Un superbe modèle de RTX 5090 que nous avons hâte de tester. Surtout, il nous tarde de le sortir de son environnement naturel en l’intégrant à un build custom.
Cela fait longtemps qu’on parle de la RX 9070 GRE. Mais cette fois, nous avons son premier test sous la main. Et comme attendu (espéré ?) elle vient s’insérer astucieusement entre la RX 9060 XT et la RX 9070 classique dans la gamme Radeon d’AMD. Conçue à l’origine principalement pour le marché chinois, cette carte graphique se positionne comme une référence idéale pour les adeptes du 1440p. Il y a encore beaucoup de spéculation sur l’arrivée de cette carte sur le marché européen et en Amérique du nord, des rumeurs annoncent un lancement sur la dernière partie de cette année. Elle n’est actuellement disponible qu’en Chine, à Taïwan et à Hong Kong. Pour les besoin du test c’est une Sapphire Radeon RX 9070 GRE Pulse Gaming OC Metal qui a été choisie. Son importation a coûté 800 €, intégrant la douane et le transport. Un positionnement qui serait irréaliste aujourd’hui.
RX 9070 GRE : Prometteuse sur le papier mais…
Côté specs, elle embarque la puce Navi-48, avec 48 unités de calcul, soit 3 072 processeurs de flux FP32. Elle offre 12 Go de mémoire GDDR6 cadencée à 18 Gbps sur un bus 192 bits, et sa conso s’élève à 220 W, comme sa grande sœur RX 9070. Le prix ? Pas encore officialisé, mais elle se positionne en milieu de gamme, probablement entre ses voisines. Pour le gaming en 1440p, elle assure, avec 29 % de fps en plus que la RX 9060 XT 16Go en rasterisation, et 17 % en ray tracing. Face à la RX 9070, elle perd 14 % en rasterisation, et 25 % en ray tracing. Attention, si cette nouvelle GRE conserve un peu d’ADN de ces grandes sœurs, son potentiel d’overclocking pourrait la rapprocher de la 9070.
RX 9070 GRE : la Vram est son talon d’Achille
Au bilan, cette carte est plus proche de la Radeon RX 9070 que de la Radeon RX 9060 XT. Si on s’arrête là, c’est le positionnement attendu et cela semble positif. Le talon d’Achille de cette carte c’est sa VRAM limitée à 12 Go. Elle affecte significativement la RX 9070 GRE dans certains jeux. Ces jeux épargnent encore la RX 9070 et la RX 9060 XT(16) qui disposent toutes les deux de 16Go. Cela se remarque surtout dans les jeux utilisant le ray tracing. Dans ces conditions, les performances diminuent parfois beaucoup par rapport à la RX 9070 positionnant la 9070 GRE à peine au dessus de la RX 9060 XT 16Go.