La DDR4 risque de ne plus être un refuge pour se protéger des prix élevés de la mémoire en DDR5. Effectivement, un rapport de Goldman Sachs indique qu’un écart important existe entre le marché spot et le marché de contrat. Cet écart atteint les 172% tandis qu’en DDR5, bien qu’important, il reste plus raisonnable.
DDR4 : une hausse des prix à venir ?
Selon la banque d’investissement, il faut s’attendre à une correction à venir des prix de la DDR4. En effet, l’écart de prix important constaté entre le marché spot et le marché de contrat atteint 172%. Cela signifie donc qu’il y a un important manque à gagner du côté des producteurs de mémoire qui proposent des contrats de fourniture de ce type de mémoire. Lorsqu’il faudra les renouveler, ils pourront appliquer une correction tarifaire. Dès lors, les équipements exploitant cette norme de mémoire verraient leur prix augmenter afin de compenser la hausse tarifaire. Du côté de la DDR5, un écart est également présent, mais ce dernier est davantage réduit puisqu’il est de 76%. Les hausses devraient être moins marquées.
Maintenant, tous les prix ne risquent pas forcément d’augmenter, tout dépend de la manière dont les constructeurs se fournissent en mémoire. Ceux achetant directement sur le marché spot ne seront pas concernés puisqu’ils achètent leur DRAM au prix « réel ». D’ailleurs, c’est pour cette raison que tous les prix n’augmentent pas de la même manière et que l’on peut constater une certaine « latence » entre les constructeurs. Ceux achetant sous contrats sont préservés temporairement de la hausse continue de la mémoire avant de devoir appliquer une correction lors du renouvellement de contrat.
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De plus, les analystes semblent indiquer qu’une baisse de la production de la DDR4 aura lieu en 2026, augmentant davantage la pression sur les prix. La mémoire d’ancienne génération agissant comme refuge en réaction aux prix élevés est donc une situation sur le point de se terminer…
Sur la scène du moddingGPU, nous avons Jiacheng Liu qui nous a reconstruit une Titan RTX à base de RTX 2080 Ti HOF (lancée en décembre 2018). En réalité, le PCB de la carte de Galax a été réutilisé pour reconstruire une Titan RTX surpuissante. Au programme, il y a eu de la soudure de GPU et de puces mémoire ainsi qu’une consommation dopée !
RTX 2080 Ti HOF : une carte donneuse pour accueillir un GPU de Titan RTX !
La série HOF est une série de cartes particulièrement haut de gamme et axée sur les performances proposée par Galax. Par conséquent, nous retrouvons un PCB adapté à la pratique de l’overclocking avec des étages d’alimentations solides capables d’encaisser de fortes charges. C’est pour cette raison que la carte a été dépouillée de sa mémoire et de son GPU pour accueillir une puce de Titan RTX ainsi que 24 Go de GDDR6. Bien évidemment, il a fallu dessouder et souder des composants ce qui rend cette manipulation délicate et qui n’est pas à la portée de tout le monde.
Néanmoins, l’opération s’est bien déroulée et la carte est correctement reconnue par le système. Ne reste plus qu’à booster sa consommation pour la pousser à 900W (300W d’origine). Dans ces conditions, la carte envoie du lourd sur 3DMark Time Spy avec un score graphique de 18 038 pts. À titre de comparaison, la carte fait mieux qu’un SLI de Titan RTX qui tape dans les 17 000 pts. La RTX 2080 Ti est clairement pulvérisée (12 000 à 13 000 pts) tandis que la carte vient se battre avec les RTX 3090 qui affichent dans les 18 000 à 19 000 pts.
Concernant les fréquences, on note un solide overclocking avec un GPU dont la fréquence passe de 1350 MHz (de base) à 2130 MHz (+58%) tandis que la VRAM passe de 1750 MHz à 2150 MHz (+23%).
Finalement, avec de telles modifications et de tels paramètres appliqués, le modder transforme une carte âgée en un modèle actuel au vu des performances proposées.
Un slide d’AMD fuite et se retrouve exposé à la vue de tous avant le lancement du processeur qui aura lieu dans trois jours. Ainsi, il est affirmé que les performances du Ryzen 7 9850X3D seraient finalement peu affectées par la vitesse de la RAM. Les chiffres avancés montrent peu de variation en passant de la DDR5 6000 MT/s à de la DDR5 4800 MT/s.
Ryzen 7 9800X3D : la RAM a peu d’impact sur les performances !
Avec les prix actuels de la mémoire, si l’on peut faire des économies en achetant des kits tournant à des fréquences relativement basses, on ne va pas s’en priver. D’ailleurs, on sent que la communication d’AMD va dans ce sens puisque l’entreprise annonce de faibles variations de performances en passant sur de la RAM à 6000 MT/s à de la mémoire à 4800 MT/s. Si l’on regarde en détail, là où les écarts les plus importants se font sentir, c’est sur Warhammer 40,000: Space Marine 2 où l’écart affiche +1,6% avec de la mémoire à 6000 MT/s. Sur Red Dead Redemption 2, l’écart est quasiment inexistant : +0,2% avec de la mémoire plus rapide.
Avec ceci, les rouges retiennent les prix indicatifs de $400 pour la mémoire à 4800 MT/s contre $470 pour la RAM à 6000 MT/s. Ces valeurs sont surtout vérifiables en Amérique. En Europe, et particulièrement en France, nous sommes dans une situation où l’on achète ce qui est disponible et le moins cher possible. Actuellement, 32 Go de Crucial Pro à 5600 MT/s, c’est 449 € chez Top Achat. Le marchand montre que le moindre kit Corsair en 32 Go s’affiche actuellement à 500 € environ. D’ailleurs, nous remarquons que la mémoire à 4800 MT/s semble avoir disparu ou presque des étals. Cette communication est plutôt intéressante pour quiconque souhaiterait recycler son vieux kit mémoire avec ce CPU plus qu’autre chose.
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Pour rappel, le 9850X3D arrivera d’ici trois jours sur le marché. Le prix a été annoncé officiellement par David McAfee : $499 !
Les mésaventures continuent du côté de Sapphire et de leur RX 9070 Nitro+. En effet, pour des raisons parfaitement… inconnues, la marque exploite un connecteur 12V-2×6. Ce connecteur est connu pour sa capacité à brûler sans raison et c’est ce qui arrive avec ce modèle haut de gamme de la marque. Un utilisateur qui a vu sa carte partir en fumée se fait renvoyer une carte reconditionnée tandis qu’un second se fait avoir par la boutique où il a acheté la carte !
RX 9070 Nitro+ : une boutique qui foire la garantie constructeur !
Du côté de l’utilisateur WozzerBo, ce dernier a acheté la fameuse carte de Sapphire en mars dernier. Il indique en être satisfait, sauf que la température de sa mémoire était élevée dès le début (sûrement de la VRAM SK Hynix). Pour cette raison, il tente un retour SAV, non pas chez le constructeur, mais auprès de la boutique chez qui la carte a été achetée. Cette dernière a été retournée telle quelle à l’utilisateur avec des traces de modification. En prime, le gars se retrouve accusé d’avoir modifié son matériel. Bon, il décide de continuer de l’utiliser jusqu’à ce que son connecteur d’alimentation ne fonde… Là, il est en difficulté puisqu’il s’interroge sur la possibilité de faire une demande de retour SAV auprès de Sapphire directement. Eh oui, une vis présente des traces de manipulation et la marque pourrait refuser la prise en charge pour ce motif !
Il se fait renvoyer une carte conditionnée !
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Professionalhost3913 a quant à lui eu un retour du SAV de Sapphire pour sa carte dont le connecteur avait fondu. La marque lui a donc renvoyé une carte, mais cette dernière n’est pas toute neuve. Effectivement, elle présente des traces d’usure et des petites rayures. Pire encore, cette dernière sous-performe par rapport à sa carte originale puisque, sur Time Spy il n’arrive pas à en tirer plus que 19 000 pts là où sa carte originale montait à 26 000 pts. Cela représente une différence de près de 37% en faveur de l’ancienne carte. Devinez quoi ? Il est reparti pour ces galères avec le SAV et il a donc refait une demande auprès de Sapphire.
Bref, l’utilisation, du 12V-2×6 sur AMD, ce n’est pas un succès.
La RX 5700 XT commence à avoir de l’âge puisqu’elle est sortie en 2019. Cependant, suivant les tâches et le type de jeu visé, c’est une carte qui peut encore se révéler satisfaisante en 2026. Et ça tombe bien puisqu’un utilisateur de Reddit nous partage sa découverte dans une boutique qui vend des articles d’occasions. En effet, pour seulement $5, il a pu acheter une RX 5700 XT Phantom Gaming !
Une RX 5700 XT Phantom Gaming à seulement $5 !
Gros coup de fusil pour 12kdaysinthefire qui annonce avoir acheté la carte pour seulement $5. À ce prix, la carte arrive avec sa boîte d’origine, ce qui est toujours un bon point et nous retrouvons, bien évidemment, la carte. Cependant, cette dernière n’était pas en état de fonctionner. Effectivement, elle a été bricolée et il manquait des pads thermiques tandis qu’il fallait refaire la pâte thermique.
En soi, rien de bien compliqué ni de bien difficile à refaire. Une plaquette de pads thermiques, cela ne représente pas grand-chose… Quant à la pâte thermique, ce n’est qu’une simple formalité. Bon, dans le lot, il faut quand même faire un peu de recherche pour trouver la bonne épaisseur pour les pads thermiques, mais ça se fait.
Une fois le dissipateur restauré, cette dernière a été installée dans le PC et s’est mise à fonctionner normalement. Bref, une très belle affaire. Dans le lot, on se demande si l’achat des pads et de la pâte thermique n’aura pas coûté plus que l’achat de la carte… Probablement d’ailleurs.
Pour rappel, la 5700 XT était une carte produite par AMD à l’époque où les rouges avaient délaissé le secteur haut de gamme pour se concentrer sur le milieu de gamme (comme aujourd’hui avec les RX 9000). Ce modèle dispose d’un GPU RDNA de première génération et de 8 Go de GDDR6 avec un bus mémoire de 256 bits. Autant dire que cette trouvaille a généré pas mal de jalousie sur Reddit !
Vous connaissez Billet Labs ? Les deux anglais ont fait sensation à plusieurs reprises. De leur PC Toaster à celui construit sous un radiateur en fonte, rien ne les arrête. En chemin, on rencontrera même un ordinateur mural nommé Wall-y.
Nous avons eu la chance de discuter avec Felix, un des fondateurs de l’entreprise. Nous avons parlé modding PC, watercooling, mais aussi un peu de vernis à ongles et de puzzles mécaniques. Portrait d’un créateur inspirant.
Les origines
OCC : Alors, avant de parler du fait que tu construis un ordinateur dans un radiateur vieux de 100 ans… comment tout a commencé ? D’où vient Billet Labs ?
Felix : Billet Labs a commencé il y a quelques années parce que je voulais construire un nouvel ordinateur, dans mon propre style, et rien de ce qui existait ne correspondait vraiment. J’avais beaucoup de temps libre à l’époque (ce qui me manque un peu !). J’ai donc décidé d’en faire une entreprise. Mon parcours est lié aux produits haut de gamme usinés, et celui de l’autre fondateur était orienté vers le montage PC. Nous avons réuni ces deux univers. Et c’est essentiellement ce qu’est Billet Labs : créer des pièces d’art PC à la fois magnifiques, agréables au toucher, extrêmement performantes, ainsi que des objets brillants.
OCC : Quel a été le tout premier projet Billet Labs ?
Felix : Le premier projet a été la conception du Monoblock, qui a pris environ un an. Ensuite, est venu le premier PC, « The Toaster », qui était aussi notre première vidéo YouTube. Il mettait en avant le Monoblock et, je l’espère, notre style de modding bien particulier.
Le fameux Monoblock dont parle Felix était une pièce unique destinée à refroidir CPU et GPU dans une configuration Small Form Factor. Un projet particulièrement ambitieux, qui a reçu beaucoup d’attention. Le « Toaster » était un projet client. Nous demandons de ses nouvelles.
OCC : Des nouvelles du Toaster ? Il fonctionne toujours ?
Felix : Il fonctionne toujours parfaitement, absolument aucun problème. J’ai échangé avec l’acheteur la semaine dernière.
OCC : Vous vous approvisionnez entièrement au Royaume-Uni ?
Felix : Nous concevons tout en interne ici, à Wimbledon, et tout ce que nous fabriquons est usiné au Royaume-Uni, puis fini et assemblé à la main par nos soins.
Un modder aux multiples talents
Felix est le principal visage de Billet Labs sur les réseaux. En effet, l’entreprise rencontre un important succès sur toutes les plateformes. Ce qui devait être un outil de promotion, semble devenu une activité à part entière : vidéos de montages et tutoriels détaillés, points d’étapes, tests, mais aussi doutes, rebondissements, tout un panel de contenus autour des productions Billet Labs.
Screenshot
OCC : Peut-on en savoir un peu plus sur toi ?
Felix : Billet Labs est l’une des trois entreprises que je possède. La première est www.felixure.com, où je crée des puzzles mécaniques, et la seconde est www.snailworks.store, où nous fabriquons et vendons des vernis à ongles et des pigments réactifs. En résumé, je fais tout ce qui implique de fabriquer des choses qui m’intéressent. C’est également vrai dans ma vie personnelle : j’aime travailler sur des voitures, des motos, etc., et je fais beaucoup de bricolage. Je suis aussi un grand joueur ; Halo 3 et les anciens jeux Pokémon font partie de mes favoris. Avec le nouveau PC gaming sur lequel je travaille, j’ai hâte d’essayer des jeux plus récents auxquels je n’ai pas encore pu consacrer beaucoup de temps.
OCC : Vous considérez-vous comme des influenceurs ? Comment percevez-vous votre présence sur les réseaux sociaux ?
Felix : Nous avons commencé YouTube, Instagram et TikTok pour promouvoir nos produits, mais lorsque les vues ont continué à augmenter, il est devenu clair que l’aspect social était aussi une part très importante de l’entreprise. Nous sommes très fiers du contenu que nous produisons. Et il semble encourager les gens à expérimenter davantage avec leurs propres builds PC. Donc oui, je suppose que c’est le cas.
OCC : Vous proposez aussi des services sur mesure ?
Felix : Nous proposons des builds personnalisés, mais pour l’instant, je suis le seul à assembler des PC ici, donc nous pouvons en produire environ deux par an. J’ai également conservé le dernier PC (Wall-Y) et je garderai le projet actuel (le radiateur — ce n’est pas son nom final), ce qui limite notre production pour le moment. Nous sommes encore dans une phase où nous découvrons notre style et nos processus, et nous voulons créer les PC que nous avons envie de faire. Il est donc difficile de trouver un acheteur à l’avance, lorsque ni eux ni nous ne savons vraiment à quoi ressemblera le produit final. Nous avons déjà vendu un PC fini aux enchères (The Boiler), et c’est probablement ainsi que se dérouleront les prochaines constructions, jusqu’à ce que nous ayons des PC un peu plus standardisés, reproductibles.
… Ce qui n’arrivera sûrement jamais ! Nous comprenons vite que Felix refuse de se reposer sur ses acquis et se positionne dans une quête permanente de nouveauté. Nous décelons également une authentique volonté de partager son savoir.
OCC : On a l’impression d’un apprentissage permanent d’un projet à l’autre, non ?
Felix : Tout à fait. Nous essayons de faire quelque chose de nouveau à chaque build : utiliser un nouveau procédé de fabrication, un nouveau matériau, un nouveau composant, un nouveau type de ventilateur, un nouveau type de raccord, ou même simplement une pièce provenant d’une entreprise avec laquelle nous n’avons jamais travaillé auparavant. Nous accumulons progressivement des connaissances sur ce qui fonctionne ou non, ce qui est simple ou compliqué, ce qui est esthétique ou non.
L’actualité de Billet Labs
Nous en venons enfin à l’actualité récente des anglais. Et il va falloir parler de cet énorme radiateur en fonte aperçu sur les réseaux.
OCC : Ce nouveau projet : le radiateur en fonte. Peut-on avoir quelques informations ? Quel est le plan ?
Felix : Je sais que certains ont déjà tenté (et réussi) des PC intégrés dans des radiateurs en fonte, mais à ma connaissance, personne n’en a réalisé un qui dure réellement dans le temps. L’objectif principal était donc de créer un PC en radiateur UTILISABLE, que je puisse faire fonctionner jusqu’à ce que le matériel devienne obsolète. J’ai toujours adoré l’esthétique des radiateurs en fonte, et à bien des égards, ils ne sont pas si différents d’un radiateur de PC (si l’on oublie la corrosion galvanique, la rouille, la taille, le poids, la compatibilité, etc.).
Ce que j’aime faire dans nos builds, c’est arrêter de penser que seules les pièces PC peuvent être utilisées dans un PC. Si tu as la capacité de faire fonctionner quelque chose et que tu en as envie, alors tu devrais le faire. Le plan consiste essentiellement à monter un PC SFF complet sous le radiateur, à le connecter aux ports d’entrée et de sortie, à résoudre les problèmes de corrosion et de rouille, et à jouer.
Felix : C’était très amusant à concevoir ! Nous n’avons actuellement aucun réel intérêt à produire des produits grand public. Nous aimons résoudre des problèmes de niche spécifiques avec la bonne combinaison de beauté, de plaisir et d’ingénierie. Elle a toutefois bien mieux fonctionné que ce que nous imaginions, ce qui nous rend très heureux.
OCC : Wall-Y est ton PC personnel. Comment se porte-t-il aujourd’hui ?
Felix : Il se porte à merveille, il rend chaque journée un peu plus agréable. J’appuie sur le bouton, les ventilateurs démarrent, les jauges de pression et de tension s’animent, et la journée peut commencer. Il avale sans effort le travail de CAO, le montage vidéo et la numérisation 3D. Puis il est parfait pour une petite session de jeu détente si l’envie me prend.
Billet Labs : L’avenir
Aujourd’hui, Billet Labs propose une petite gamme de composants (tous très originaux) et des services de montage. Au fil de notre échange, Felix nous laisse entendre qu’il ne fait que commencer. L’avenir de l’entreprise s’annonce passionnant.
OCC : Allez-vous créer un nouveau waterblock ? Ou un nouveau monoblock ?
Felix : Absolument. Nous travaillons sur un waterblock CPU depuis presque deux ans. Nous avons réalisé environ vingt prototypes et nous approchons enfin du moment où nous pourrons le lancer. Notre objectif était de créer le waterblock CPU le plus performant au monde. Et nous pensons que nous y sommes peut-être parvenus. Ce waterblock est ce qui a freiné tous les autres produits que nous souhaitons sortir, car réussir la plaque froide est l’élément le plus critique — et c’est incroyablement difficile ! Mais nous y sommes bientôt. Une fois qu’il sera disponible et fonctionnera parfaitement, nous avons déjà le design du plus petit combo waterblock CPU + pompe DDC au monde, ainsi que d’autres projets encore plus fous que je ne peux pas encore révéler. Et le Monoblock 2.0 est également en préparation. Il va être énorme.
OCC : À propos du waterblock CPU à venir, quelle sera sa compatibilité ? AM5 et LGA1851 ?
Felix : AM5 uniquement pour le moment.
OCC : Même question pour le monoblock. Il sera basé sur la RTX 5090 ?
Felix : Plus probablement sur la 6090 ou un équivalent. Nous ne sommes pas pressés, nous le sortirons lorsqu’il sera parfait.
OCC : As-tu des projets précis pour l’avenir de Billet Labs ou te laisses-tu porter par le courant ?
Felix : Un peu des deux. Comme je l’ai dit, nous développons notre waterblock CPU. Une fois celui-ci finalisé, il débloquera de nombreux nouveaux produits passionnants. Notre gamme actuelle est très réduite, donc nous sommes impatients de l’élargir considérablement. L’année à venir sera partagée entre cela et les builds sur YouTube. Le projet suivant, une fois le radiateur terminé, sera (avec un peu de chance) le plus petit build RTX 5090 au monde. Cela nous ramènera à nos racines small form factor de manière très excitante.
Le mot de la fin
OCC : Quel est ton projet préféré à ce jour ?
Felix : Je dirais Wall-Y. Les autres builds étaient tout aussi amusants, mais il y avait toujours cette sensation un peu triste de devoir les laisser partir à la fin. Avec Wall-Y, je peux profiter du résultat de mon travail tous les jours.
OCC : Dernière question : as-tu des conseils pour les personnes qui aiment ton travail, et qui voudraient se lancer dans ce genre de machines un peu folles ?
Felix : Je dirais que la meilleure chose à faire est d’arrêter de considérer les composants PC comme les seules choses que l’on peut utiliser dans un PC. Les ventilateurs PC ne sont pas les seuls ventilateurs. Les radiateurs PC ne sont pas les seuls radiateurs. Les tuyaux de watercooling PC ne sont pas les seuls tuyaux. Et surtout, les boîtiers PC ne sont pas les seuls objets dans lesquels on peut construire un ordinateur. C’est plus facile que jamais aujourd’hui, puisque tu n’as plus besoin de monter de disques ni de cartes d’extension. Si tu peux fixer une carte mère, un GPU et une alimentation dans quelque chose, tu y es presque, et tu auras un build unique. Lance-toi et vois ce que ça donne (si tu peux t’offrir la RAM).
Un immense merci à Felix pour le temps qu’il nous a consacré. On aura compris en lisant ces lignes que ses journées sont bien remplies. Ne reste qu’à vous inviter à découvrir le travail de ces artistes, sur le site et les réseaux de Billet Labs. Vous découvrirez des créateurs aussi passionnés que passionnants, et repartirez certainement avec l’envie de construire un PC atypique.
Le secteur des cartes graphiques, chez NVIDIA notamment, risque de connaître une nouvelle hausse des prix de vente. En effet, le caméléon aurait, récemment, mis un terme à un programme (l’OPP ou Open Price Program) aidant ses partenaires à proposer des cartes au MSRP… Bien qu’actuellement, les prix de vente conseillés ne veulent plus rien dire.
Fin de l’OPP = fin des cartes au MSRP ?
Dans les grandes lignes, l’Open Price Program était un programme qui aidait les partenaires de l’entreprise à proposer des cartes au juste prix. Sans ce dernier, il était compliqué pour les AIB de proposer des références au MSRP. Selon Der8auer, NVIDIA y aurait mis un terme il y a quelques jours seulement.
Dès lors, il est difficile d’être optimiste sur l’avenir des prix des cartes graphiques… Du moins, à court et moyen terme. Actuellement, parler de MSRP n’a pas vraiment de sens puisque, la mémoire coûte excessivement cher et c’est sans parler des tensions sur l’approvisionnement.Forcément, comme NVIDIA vend des bundles mémoire + GPU à ses partenaires, si la VRAM est chère, les prix se répercutent sur la production finale. D’autant que les partenaires ne peuvent pas se fournir ailleurs. Mais en temps normal, ça fonctionne plutôt bien.
On sait également que le caméléon va prioriser certaines productions comme la RTX 5080 face à la RTX 5070 Ti pour des raisons de rentabilité. Sans l’OPP et avec les prix élevés de la mémoire, on peut donc s’attendre à ce que les cartes dont le but était d’être vendues au prix conseillé par NVIDIA voient leur prix de vente augmenter de manière significative.
Mais cela laisse aussi planer un doute concernant les futurs lancements de cartes graphiques. Ceux-ci pourraient être moins « contrôlés » par les Verts. Si les constructeurs ne peuvent plus tenir les MSRP, leurs cartes seront forcément plus onéreuses. On peut alors s’attendre à ce que seules les Founders Edition soient au juste prix. Les AIB devront entrer en concurrence avec NVIDIA sur les prix tandis que les consommateurs se retrouveront face à un catalogue proposé à prix d’or !
Tout récemment, une rumeur sur une hausse de prix massive de la mémoire chez Samsung commençait à se diffuser. Heureusement que la marque coréenne l’a rapidement démentie puisque cette dernière semblait indiquer que les prix allaient augmenter de 80%, rien que ça. Si ces 80% semblent spectaculaires, rappelons que le contexte actuel de pénurie rend la mémoire de plus en plus difficile à trouver : la demande dépasse l’offre !
80% de hausse de prix pour la mémoire Samsung : c’est faux !
Non, il n’y aura pas de hausse de 80% sur le prix de la mémoire Samsung et heureusement d’ailleurs. Cette rumeur prend sa source d’un compte X spécialisé dans l’investissement partageant un document sur lequel figurait un témoignage d’un employé de DS Giheung (campus Device Solutions de Samsung) indiquant cette hausse record. Dès lors, le compte ayant un peu de crédibilité, la rumeur prend et se propage. De l’autre côté, Samsung réagit rapidement en démentant cette rumeur. Il n’y aura donc pas de hausse de prix soudaine du jour au lendemain, du moins, pour l’instant.
En revanche, il n’est pas exclu que les prix continuent de monter. Effectivement, la chaîne d’approvisionnement en mémoire est sous pression depuis quelques mois et cela se sent sur les prix. La demande en matériel IA est très forte et les producteurs de mémoire allouent une partie de leur chaine de production à la mémoire utilisée dans ce domaine. Mais cela ne semble pas suffisant puisqu’il n’y a pas d’amélioration sur les prix.
La marque Endorfy annonce de nouveaux produits en proposant maintenant des bureaux assis/debout. Ces derniers intègrent un moteur électrique ainsi qu’une mémoire interne permettant l’enregistrement de plusieurs profils. Deux tailles sont proposées : L et S pour des surfaces plus ou moins importantes selon vos besoins !
Atlas S et Atlas L : des bureaux assis-debout électriques chez Endorfy !
La marque nous propose donc de nouveaux coloris pour la série L avec des déclinaisons Dark Wood et Light Wood tandis qu’une version Onyx White et Black existait déjà. Mais la véritable nouveauté concerne la série S qui se décline en Dark et Light Wood en plus des versions noires et blanches.
Ce sont des bureaux qui offrent une surface de travail confortable puisque le plateau du S affiche 1140 mm de largeur pour une profondeur de 600 mm. Le L est plus généreux avec un plateau de 1500 x 760 mm. Dans tous les cas, il s’agit de plateaux en MDF jugés plus résistants à l’humidité, plus durs et plus durables que les classiques panneaux en particules.
Bien entendu, nous retrouvons une structure en acier résistante qui accueillera le plateau tandis qu’un moteur électrique permettra d’ajuster la hauteur du bureau. On parle d’un réglage de 72 à 120 cm pour le L contre 72 à 118 cm pour le S. Enfin, un système de mémoires est présent pour sauvegarder plusieurs profils de hauteur.
La gestion des câbles est également prise au sérieux par Endorfy. Comme on peut le voir, les plateaux proposent des découpes en créneau pour faire passer les câbles tout en plaquant le bureau contre un mur. Idem, des passages avec cache en caoutchouc sont présents sur la surface pour passer les câbles des claviers/souris par exemple… Et c’est sans parler d’un espace de stockage pour la multiprise par exemple.
Actuellement, nous ne connaissons pas les prix de vente, mais nul doute que le montant de la facture sera bien étudié.
Récemment, nous avons parlé de plusieurs cas de processeurs AMD Ryzen 7 9800X3D mourants subitement sur des cartes mères ASUS en 800 series. En effet, en quelques jours, cinq rapports documentés (ici et là) ont fleuri sur Reddit montrant des CPU morts subitement. Forcément, cela inquiète et ASUS lance une enquête interne !
ASUS enquête sur ces histoires de Ryzen 7 9800X3D morts sur ses cartes mères !
La marque publie un communiqué annonçant le début d’une enquête interne sur son matériel afin de découvrir les causes conduisant à la mort desdits processeurs. Pour l’instant c’est un véritable mystère puisque, ce n’est pas un phénomène nouveau. Il y a quelques mois en arrière, c’était les cartes ASRock qui étaient défavorablement connues pour tuer les CPU d’AMD.
En attendant, la marque invite ses utilisateurs à mettre à jour le bios de leur carte mère. De cette manière, vous pourrez profiter des derniers ajouts et optimisations pour votre CPU, mais aussi des derniers correctifs. C’est une bonne façon de gagner en stabilité et/ou en performance. Pour cela, vous pouvez retrouver toute la procédure de mise à jour via EZ Flash, en passant par le bios, ou via Flashback pour une mise à jour PC éteint.
Jusqu’à présent, plusieurs tentatives ont eu lieu pour découvrir l’origine du problème, mais sans succès. Gamers Nexus a investigué, mais sans plus de réussite… Il en va de même pour Level1Tech avec les mêmes résultats. Du côté d’ASRock, l’origine est à chercher au niveau du PBO, bref, la marque rejetait la faute sur AMD en somme. Mais dans les faits, il n’y a pas de raison technique expliquant clairement le problème, juste un « ça se situe par là ».
Espérons cette fois-ci que l’enquête d’ASUS apportera de vraies réponses. En attendant, rappelons que ces rapports sont minoritaires au vu du nombre de ventes. Le 9800X3D est un CPU populaire qui s’écoule par palettes entières.