Et si Nvidia lançait une nouvelle RTX 50 en 2026 ?

Au gré de nos visites et échanges, il y a quelques semaines au CES, avec certaines marques, nous avons pu évoquer plusieurs sujets. Évidemment la situation globale du marché a alimenté ces discussions informelles qui se sont tenues dans un cadre privé et de manière plus détendue. De manière parcellaire et nébuleuse, trois interlocuteurs différents nous ont évoqué l’arrivée d’une nouvelle RTX pour cette année 2026. Clairement, l’actualité sur les « SUPER », nous a fait penser que c’était le sujet que tentait de nous teaser nos contacts. De retour chez nous, la situation du marché et la flambée des prix des puces mémoires ont contribué à effacer cette petite musique de nos esprits…, jusqu’à la semaine dernière. Lors d’un voyage en Asie, un membre de l’équipe d’OCC a pu lui aussi profiter d’une musique similaire, jouée par des interlocuteurs totalement différents. Mais avec encore un peu plus de précision, parlant d’une référence positionnée au-dessus de l’actuelle RTX 5090.
NVIDIA Titan RTX
Cette photo, qui a majoritairement été floutée, avait été publiée dans un article de… janvier 2025 évoquant déjà l’existence potentielle d’une RTX 50 Titan

Vers une RTX 50 Titan ou 5090 Ti ?

Avant de vous détailler les informations dont nous disposons, il est important de préciser plusieurs points. Le premier, est que nos sources ne sont pas le contact d’un contact qui a entendu parler le mari du gars qui connait le frère de Paul ou Jacques. Nous parlons de contacts directs, crédibles et sérieux. L’autre point important, c’est que nous avons longtemps hésité à publier cette brève. Tout d’abord, car l’information nous paraissait incroyable, compte tenu des tensions sur le marché et de la volonté de NVIDIA de prioriser ses meilleures puces pour l’IA. Ensuite, parce que nos interlocuteurs nous ont livré ces quelques informations alors qu’ils sont sans doute engagés par un NDA et nous ne souhaitions pas les mettre en difficultés. Enfin, car nous plaisantons régulièrement sur les « révélations » de MLID pour réfléchir à deux fois avant de donner le bâton pour nous faire battre.

C’est plus qu’une rumeur…

Alors pourquoi en parlons-nous ? Tout simplement, parce que la parole de 5 à 6 interlocuteurs différents, venant de pays différents, intervenant dans des entreprises différentes, nous pousse à dire que cela fait quand même un faisceau de présomptions un peu plus solide qu’une rumeur glanée sur un forum. Surtout quand on cultive des relations avec eux depuis des années. Mais aussi, car cela nous permet d’interpréter différemment la politique de NVIDIA qui semble changer ces dernières semaines, notamment en libérant les marques de certaines contraintes de conception avec les modèles haut de gamme RTX 50. On l’a vu avec ASUS, MSI et d’autres marques, qui lancent des cartes extrêmes avec des BIOS débridés grâce l’aval des verts. Ces éléments nous font regarder sur un autre éclairage, la présence du VP monde Geforce durant le lancement officiel de la Lightning Z de MSI au CES. Ce dernier ayant même pris la parole pour s’enthousiasmer officiellement de la déferlante de watts qui allait tomber sur la RTX 5090.  

La cible : le troisième trimestre 2026

Un très haut de gamme RTX 50 serait donc en préparation et son arrivée serait même programmée pour le Back to School (soit début du 3ᵉ trimestre de cette année). Le processus industriel aurait même déjà commencé (conception et autres). L’arrivée de cette carte n’aurait aucun rapport avec les « SUPER » (qui ne sont plus, à cet instant, dans le calendrier 2026). Pour autant, cela veut-il dire que nous avons la certitude que cette carte soit lancée ? NVIDIA a la capacité de changer son fusil d’épaule, très rapidement, comme il l’a fait ces dernières années. Avons-nous des éléments concrets qui font pencher pour une RTX Titan ou 5090 Ti ? Oui, nous pensons même que cette carte devrait sortir en petite série et en version Founders Edition prioritairement. Vous l’aurez compris, il est impossible de s’engager à 100% sur cette histoire qui, même à l’écriture de ces quelques lignes, continue de nous perturber et de nous faire douter. Mais, on y met quand même une petite pièce !

Test : Enermax ETS-T41D aRGB

De retour du côté des ventirads aircooling avec la marque Enermax qui nous a généreusement fait parvenir un exemplaire de son ETS-T41D aRGB. Dans les grandes lignes, il est question d’un dissipateur simple tour en 120 mm équipé de deux ventilateurs. De plus, il bénéficie d’un affichage numérique sur le dessus et d’une petite facture. Bref, un achat à considérer si vous envisagez le montage d’une nouvelle config ? On regarde ça dans notre test !

Enermax ETS-T41D

Présentation :

En réalité, Enermax ne propose pas un, mais une série de trois dissipateur sous cette gamme ETS-T41. Effectivement, nous retrouvons notre version la « Digital aRGB » qui est la plus complète. Ensuite, il y a le modèle ETS-T41D non aRGB qui perd les effets d’éclairage sur ses ventilateurs. Et pour finir, il y a l’ETS-T41, le modèle de base, sans affichage numérique, les ventilateurs aRGB et le revêtement noir intégral. C’est également le plus abordable.

De manière général, la présentation du dissipateur faite par la marque elle-même est assez succincte. Nous apprenons qu’il est conçu pour prendre en charge les TDP de 250W du côté des processeur. Pour cela, il adopte un format tour en 120 mm. Il est également équipé de deux ventilateurs disposant chacun de neuf pales et d’une gestion PWM pour la vitesse. Selon Enermax, la conception à neuf pales permet un flux d’air et des performances acoustiques optimisées. Evidemment, l’ensemble est synchronisable avec les principaux logiciel RGB des marques de cartes mères.

Avec ceci, la faible hauteur du ventirad est mise en avant. On sait qu’il mesure moins de 160 mm, ce qui lui permet d’être installé dans une grande majorité de boîtier sur le marché… En plus de pouvoir étre monté sur les sockets mainstream habituels du marché.

Pour finir, cette version « D » profite d’un petit affichage segmenté sur le dessus du radiateur. Ce dernier permettra la surveillance de la plupart des informations liées à votre système : température du CPU ou du GPU et vitesse de ventilation. On reste sur les informations de base.

Enermax ETS-T41D aRGB [affilizz-publication id= »bg3tz1l »]

Concernant les prix de vente, nous retiendrons que cette version aRGB se retrouve entre 35 et 40 € si l’on se contente d’Alternate et d’Amazon. En se passant de l’affichage numérique, on peut gagner quelques euros et descendre à moins de 30 € pour le modèle de base.

[nextpage title= »L’ETS-T41D ARGB »]

En ce qui concerne le packaging, le dissipateur arrive dans un boîte rectangulaire rouge et blanche. Cette dernière présente le dissipateur sur sa face avant ainsi qu’un rappel de ses caractéristiques et fonctionnalités sur ses autres faces.

À l’intérieur, nous retrouvons un ensemble bien protéger puisqu’entouré de mousse blanche sur tous les côtés de la boîte. Ici, pas d’inquiétude, votre produit arrivera en bon état, pas de choc ni d’ailettes pliées n’ont été à déplorer.

Le radiateur :

Le poids et les dimensions :

Comme nous vous le disions en intro, l’ETS-T41D aRGB profite de dimensions compactes. En hauteur, il affiche moins de 160 mm : 157 mm plus précisément. Ceci lui garanti une installation sans contrainte dans la plupart des boîtiers du marché. Sans ventilateur, il affiche une largeur de 120 mm et une profondeur de seulement 48,5 mm. Avec les ventilateurs, la profondeur passe à 98,5 mm.

Sur la balance, ses 750g sont cohérents avec le poids d’un dissipateur d’entrée de gamme équipé de deux ventilateurs.

La base :

Enermax ETS-T41D C’est lorsque l’on observe la base de ce dissipateur que l’on se rend compte que nous avons affaire à une référence d’entrée de gamme. Cette dernière met en avant des caloducs montés en contact direct avec le CPU. De plus, ils ne sont pas présent en grand nombre puisque nous en comptons seulement 4 de 6 mm chacun. Sur des ventirads plus haut de gamme, nous en retrouvons d’avantage, cinq, six parfois sept sur les plus gros modèles. Cette configuration est typique des référence plus abordables.

Au niveau des dimensions, nous mesurons une surface de 38×39 mm, de quoi couvrir facilement l’IHS d’un Ryzen d’AMD. En LGA-1700/1951, ça passe aussi, mais on arrive à la limite. Quand à la finition, le passage des caloducs se ressent au touché, mais rien de dramatique non plus.

Le radiateur/finition :

Forcément, qui dit dissipateur simple tour, dit aussi que nous avons affaire à un unique empilement d’ailette en aluminium. Ce dernier est constitué d’une cinquantaine d’ailettes dont la découpe est travaillée. Elles présentes tantôt des dents de scie, tandôt un renfoncement central ainsi qu’une encoche pour dissimuler le câble USB pour la gestion de l’afficheur numérique.

Sur le dessus, un capot noir brillant est présent. Il présente un logo Enermax rouge qui vient contraster avec le reste tandis qu’il dissimule l’afficheur numérique. Il sera visible par effet de transparence lorsque le dissipateur sera sous tension. Enfin, sur l’intégralité du radiateur, un revêtement noir est présent ce qui renforce la cohérence visuel de ce modèle. Dans l’ensemble, le dissipateur présente bien, même les plastiques utilisé ne sont pas de première qualité ce qui ne nous choque pas au vu du positionnement tarifaire.

Compatibilité :

En matière de compatibilité, Enermax indique que son ventirad pourra se monter sur les cartes mères suivantes :

  • Intel : LGA-115x – LGA-1200 – LGA-1700 – LGA-1851
  • AMD : AM4 – AM5

Le support des cartes mères ne présente rien d’original puisque ce dissipateur se destine principalement aux plateformes mainstream d’Intel et d’AMD !

Le ventilateur :

La ventilation fournie avec ce dissipateur est constituée de deux moulins. Comme on peut le voir, ils sont radicalement différents puisque l’un adopte des pales classiques et l’autres des pales inversées. Pour un dissipateur de cette catégorie, c’est un élément à prendre en compte. Dans tous les cas, les deux moulins disposent d’un total de neuf pales. Ces dernières sont translucides de sorte à favoriser la diffusion de l’éclairage aRGB. Elles sont relativement fines et présentent une courbure modérée.

Le cadre est de forme carrée avec des rainures sur les côtés. Aux quatre coins, nous avons nos petits silentblocs pour atténuer les vibrations parasites tandis que l’ensemble adopte des dimensions standards de 120×25 mm.

Enermax ETS-T41D aRGB ventilateurs Les caractéristiques diffèrent d’un ventilateurs à l’autre. Même si les pales partagent un profil similaire, les deux moulins ne tournent pas à la même vitesse et ne génèrent pas la pression statique ni le même flux d’air. Voici ce qu’Enermax annonce :

  • Pales normales :
    • Vitesse : jusqu’à 1600 tr/min
    • Flux d’air : jusqu’à 69,63 CFM
    • Pression statique : jusqu’à 1,39 mmH2O
  • Pales inversées :
    • Jusqu’à 1400 tr/min
    • Flux d’air : jusqu’à 56,53 CFM
    • Pression statique : 1,12 mmH2O

La connectique est assez particulière également puisque le ventilateur à pales normales dispose de deux câble sur lesquels nous avons une connectique fan PWM mâle et femelle d’un côté. De l’autre, pour le RGB, des prises mâles et femelles standards sont aussi présente ainsi qu’un petit connecteur pour relier l’autre ventilateur. Vous l’aurez compris, le but est de permettre un branchement en série des deux ventilateurs. Le but est de réduire au maximum le nombre de câble dans votre montage.

Le bundle :

Enermax ETS-T41D aRGB bundle La partie accessoire qui repose dans des sachets plastiques non refermables:
  • Une notice de montage
  • Les bras de montages pour sockets Intel et AMD
  • La visserie
  • Une petite seringue de pâte thermique

Ici, pas d’accessoires supplémentaires, Enermax fourni le strict nécessaire pour le montage de son ventirad. Heureusement, on retrouve une petite seringue de pâte qui permettra de réaliser plusieurs montage à condition de ne pas vider sa seringue en une fois.

Grosso modo :

Dans les grandes lignes, l’ETS-T41D aRGB nous propose pas mal de chose sur le papier, surtout pour un ventirad d’entrée de gamme. Effectivement, il dispose d’un affichage numérique, de deux ventilateurs dont un avec des pales inversées. Nous retrouvons également un système de branchement en série des ventilateurs, bref, tout ce qu’il faut. Dans le lot, nous retenons que certains plastiques ne sont pas de première qualité, mais nous avons affaire à une solution complète vendue moins de 40 €.

[nextpage title= »Installation »]

Pour la partie installation, il faudra conserver sa backplate AMD, Enermax n’en fournissant pas. Si vous ne l’avez plus, un petit tour sur eBay devrait vous permettre d’en retrouver une facilement.

Le montage de l’ETS-T41D aRGB :

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Enermax a bien pensé son mécanisme de montage. Avec une carte mère AMD, il faudra commencer par retirer les bras de montage d’origine avant de placer les entretoises grises fournies en partie accessoire. Une fois installées, on place les bras de montage que l’on visse à l’aide des vis noires. Ne reste plus qu’à déposer un peu de pâte thermique sur le CPU, le mettre en place et à le visser sur les pattes fraîchement installée. Bien sûr, pour dégager la languette de fixation, il faudra retirer les deux ventilateurs.

Côté Intel, c’est la même chose, il faut juste ne pas oublier d’appliquer la backplate noire du ventirad. Bien sûr, il faudra gérer l’espacement des pas de vis que l’on écarte au maximum avec les sockets LGA-1700 et LGA-1851. Ensuite, on positionne les entretoises noires aux quatre coins puis on visse les pattes de montage à l’aide des vis grises cette fois-ci. Enfin, plus place le ventirad, on retire les ventilateur et on le visse sur son mécanisme de montage après avoir appliqué de la pâte thermique sur le CPU.

Enermax ETS-T41D aRGB affichage Une fois monté, branché et l’utilitaire installé, nous pouvons récupérer les informations liées au systèmes. Ici, on va à l’essentiel puisque l’on peut afficher soit la température CPU ou GPU soit la vitesse de fonctionnement des ventilateurs. Dans tous les cas, cela reste accessoire, la présentation est sobre, mais ça a au moins le mérite d’exister !

[nextpage title= »Protocole »]

Nous vous proposerons les relevés effectués sur notre Ryzen 9 7900X consommant 65W et 105W et 170W. Il est à noter que sur la plus grosse consommation certains dissipateurs ne sont pas parvenus à maintenir notre processeur au frais, la chauffe étant trop intense.

Ici, nous mesurons maintenant le delta entre la température relevée sur notre CPU et la température ambiante. Pour finir, la gestion de la vitesse de ventilation est maintenant confiée à notre carte mère. Lors des tests, nous faisons fonctionner les ventilateurs successivement à 100%, 66% et 33%.

Enermax ETS-T41D aRGB protocole

Pour les besoins du test, nous comparerons le Pure Rock 3 Black avec d’autres modèles simple tour et double tour en 120 mm et 140 mm :

[nextpage title= »Vitesse et bruit »]

Vitesse de ventilation :

On attaque donc notre série de relevés de températures, ici, on repart à zéro. Précisons tout de même les vitesses de ventilation enregistrées lors de nos relevés (pour 12V, 8V, 5V) :

Vitesses ventilateurs Comme on peut le voir au niveau des vitesses mesurées, l’ETS-T41D aRGB dispose des parmi les plus lent de notre comparatif. Effectivement, avec 1600 tr/min à fond, il se place Juste au-dessus du NH-D15 G2. vitesse moyenne, il se place sous la moyenne des ventirads de notre base de comparaison tandis qu’il se stabilise à 800 tr/min à basse vitesse.

À noter que notre carte mère détecte très certainement la vitesse du premier ventilateur, le plus rapide, au vu de ce qui est relevé. Le second moulin étant plus lent pour rappel.

Bruit :

Nuisances sonores En ce qui concerne les nuisances sonores, à fond, le ventirad génère 41 dB de nuisance sonore, se plaçant au niveau d’un AK620 Digital Pro de DeepCool. Sinon, avec 33 dB à mi-vitesse, il est plus bruyant que les autres modèles de notre comparatif tandis qu’il saura se monter inaudible à basse vitesse.

[nextpage title= »Températures CPU AMD »]

Processeur à 65W :

Nous commençons par notre profil en 65W, une consommation finalement assez basse, surtout lorsque l’on considère les monstres actuels. Cette consommation est là pour simuler de petits processeurs équipés de peu de cœurs ou peu consommateurs.

températures AMD 65W Avec une consommation de 65W sur notre 7900X, le dissipateur d’Enermax fait légèrement moins bien que le Pure Rock 3 Black à fond pour se placer devant à basse vitesse. Idem, il détrône le Dark Rock 5 dans ces conditions, des performances soutenue par son deuxième ventilateur très certainement.

Processeur à 105W :

Ici, notre CPU tournera à 2,70 GHz constamment et sur tous ses cœurs. Nous appliquons un VCore de 1.030 pour obtenir une consommation d’une centaine de watts environ. Cela correspond à la valeur de TDP d’un Ryzen 7 7700X.

températures AMD 105W Lorsque monté sur un CPU qui consomme 105W, l’ETS-T41D aRGB affiche un positionnement intéressant. Effectivement, il se place derrière les Pure Rock 3 et Dark Rock 5 de be quiet! à 100% et à 66% de signal PWM. Mais à 33%, il se place devant. Encore une fois, on sent l’intérêt d’avoir deux ventilateurs. Mais il ne parvient tout de même pas à rivaliser avec le NH-U12A de Noctua.

Processeur à 170W :

Enfin, nous terminons avec notre profil 170W. Ici le dégagement thermique est plus important, et correspond au TDP par défaut du 7900X. Voyons comment s’en sortent nos coolings !

températures AMD 170W En 170W, le ventirad d’Enermax tient la charge seulement à 100% et 66% de signal PWM… Et encore, à 66%, c’est limite puisque l’on arrive à la limite du tj max de notre processeur. Dans tous les cas, il ne place bon dernier tandis que les ventirads plus gros tiendront mieux la charge que lui.

Résumé :

L’ETS-T41D aRGB affiche donc des performances en adéquation avec son format puisqu’il se place au niveau entre des ventirads d’entrée et milieu de gamme avec une meilleure tenue des températures à basse vitesse grâce son deuxième ventilateur.

[nextpage title= »Ratio températures/bruit AMD »]

Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre, la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.

65W de consommation :

températures/bruit AMD 65W Avec un CPU affichant une petite consommation, notre exemplaire du jour se place au niveau du NH-U12A de Noctua. Cependant, ce dernier est un petit peu plus bruyant tandis qu’il n’offrira pas d’aussi bonnes prestation à basse vitesse où il se place entre un Pure Rock 3 et le modèle de Noctua !

105W de consommation :

températures/bruit AMD 105W Si tout se passait bien en 65W, avec une consommation plus importante, l’ETS-T41D aRGB se fait maintenant devancer le NH-U12A de Noctua. Par ailleurs, il vient se positionner devant un T120 RGB de NZXT, un ventirad vraiment d’entrée de gamme qui ne parvient d’ailleurs pas à tenir à basse vitesse. Cependant, là où le dissipateur d’Enermax se distingue, c’est à basse vitesse où il est plus performant que les ventirads de be quiet!. Comme quoi, avoir un second ventilateur permet de soutenir les performances sans générer plus de bruit.

170W de consommation :

températures/bruit AMD 170W Avec un Ryzen 9 7900X consommant 170W, l’ETS-T41D aRGB se place bon dernier. Comme on peut le voir, il n’a pas la carrure pour rivaliser avec des dissipateurs plus hauts de gamme comme le Dark Rock 5 par exemple… Sur CPU AMD tout du moins.

[nextpage title= »Températures CPU Intel »]

Processeur à 65W :

Nous commençons par le profil en 65W, une consommation finalement assez basse, surtout lorsque l’on considère celle de base de ce 13600KF. Ici, nous sommes là pour simuler celle de petits processeurs équipés de peu de cœurs ou peu énergivores. En théorie, tout le monde devrait bien s’en sortir !

températures Intel 65W Comme sur CPU AMD, avec une consommation de 65W, les températures sont assez proches d’un dissipateur à l’autre. Comme on peut le voir, le ventirad d’Enermax sera capable de refroidir n’importe quel petit CPU Intel. En l’état, il se place devant le Pure Rock 3 de be quiet! sur cette plateforme et rivalise avec l’AK500 à basse vitesse !

Processeur à 105W :

Ici, nous effectuons nos relevés sur un Core i5 13600KF dont la consommation atteint 125W, la consommation de base pour ce processeur. Cela correspond à la puissance consommée de manière prolongée du processeur.

températures Intel 125W Avec une consommation un petit peu plus forte, le Pure Rock 3 repasse devant notre exemplaire du jour à font, mais restera derrière à partir du mi-régime. Encore une fois, avec un second ventilateur permet de mieux tenir la charge à mesure que la vitesse diminue.

Processeur à 170W :

Enfin, nous terminons nos séries de relevés avec notre Core i5 13600K qui consomme 170W. Pour cela on pousse un peu plus les fréquences ainsi que le VCore qui monte maintenant à 1,350V !

températures Intel 170W

Avec une consommation de 170W, l’ETS-T41D ARGB arrive au bout de ses capacités. Comme on peut le voir, il ne tient pas la charge à basse vitesse comme d’autres références. Mais aussi, la température du CPU commence à augmenter sérieusement malgré une tenu à mi-régime !

Résumé :

L’ETS-T41D ARGB d’Enermax affiche un positionnement similaire, sur plateforme Intel, similaire à celui obtenu sur carte mère AMD. Ainsi, il se place devant les ses rivaux qui partagent un gabarit similaire au sien à basse vitesse, mais perd l’ascendant sur le Pure Rock 3 haute vitesse pour se placer au niveau de l’AK500, un ventirad avec un radiateur littéralement deux fois plus gros.

[nextpage title= »Ratio températures/bruit Intel »]

Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre, la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.

65W de consommation :

températures/bruit Intel 65W Avec une consommation de 65W, notre exemplaire du jour se positionne assez près de l’AK700 Digital WH de DeepCool pour se faire larguer à basse vitesse. D’un côté, un ventirad avec un radiateur slim à quatre caloducs en direct touch face à un modèle plus épais avec sept heatpipes et une base en cuivre… Logique qu’il ne tienne pas la comparaison.

125W de consommation :

températures/bruit Intel 125W En 125W, le ventirad d’Enermax affiche une courbe qui le positionne devant le petit T120 RGB de NZXT. Cependant, à basse vitesse, il se place au niveau de l’AK500 de DeepCool, un gros radiateur simple tour en 120 mm.

170W de consommation :

températures/bruit Intel 170W Encore une fois, à basse vitesse, notre ventirad du jour perd une partie de sa courbe, mais au vu de son profil, c’est normal. Juste qu’en l’état, on lui préfèrera un Pure Rock 3, plus performant et plus silencieux.

[nextpage title= »Conclusion »]

Nous arrivons à la fin de ce test de l’ETS-T41D ARGB d’Enermax. Pour le coup, avons-nous affaire à un produit réussi ? Voyons cela dans le détail !

Un ventirad plutôt réussi :

Globalement, la marque nous propose ici une référence d’entrée de gamme au design plutôt sympathique. Effectivement, il arrive avec un revêtement noir intégral, le tout, couplé à un capot supérieur qui viendra masquer les caloducs disgracieux… En plus d’intégrer un affichage numérique indiquant la température de la carte graphique ou du processeur ou la vitesse de ventilation. C’est accessoire et assez limité en fonctionnalité, mais compte tenu de la gamme où est proposé ce modèle, c’est toujours intéressant.

Cependant, tous les matériaux ne sont pas de première qualité. Par exemple, le plastique utilisé pour le capot supérieur est granuleux et brillant… Mais au moins c’est présent, disons. Enfin, nous retiendrons que pour le prix, nous avons le droit à second ventilateur à pales inversées et un branchement en série ainsi que de la pâte thermique en seringue. Ne boudons pas non plus notre plaisir, des efforts sont faits par la marque !

Un montage simple ! 

Enermax ETS-T41D aRGB Le montage n’est pas quelque chose de compliqué à réaliser. Oui, nous retrouvons le schéma habituel avec des entretoises à positionner aux extrémités du socket et de bras de montage à fixer avant de visser le radiateur. Dans tous les cas, c’est simple et rapide à mettre en œuvre. De plus, le format slim du radiateur fait que le ventirad offre une bonne compatibilité avec la RAM d’une part. D’autre part, sa hauteur limitée fait qu’il pourra être monté dans de nombreux boîtiers, ce qui est aussi une bonne nouvelle.

Des performances ok !

Nous avons donc affaire à un modèle d’entrée de gamme, on ne lui demandera pas de rivaliser avec un NH-D15 G2 ou un Assassin IV VC Vision, des modèles bien plus imposants. Cependant, pour son format, il tient plutôt bien, notamment à basse vitesse où son deuxième ventilateur vient jouer les garde-fous face à d’autres modèles au format similaire (simple tour en 120 mm). Attention en revanche puisque le Pure Rock 3 se place devant à pleine vitesse.

Côté Intel, le constat est similaire, sauf à bas régime où l’ETS-T41D ARGB vient se placer au niveau d’un AK500 de DeepCool, une référence littéralement deux fois plus gros que lui.

Sinon, sur le plan des nuisances sonores, c’est cohérent avec ce que propose la concurrence. Il n’est pas particulièrement bruyant à haute vitesse ni particulièrement silencieux.

Une quarantaine d’euros !

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Vendu entre 30 et 40 € suivant les boutiques, l’ETS-T41D ARGB est clairement positionné de manière agressive sur le marché des ventirads pourtant saturé par la concurrence. À ce prix, Enermax se distingue par un bon niveau de fonctionnalité ce qui en fait un modèle tout à fait recommandable.

Enermax ETS-T41D ARGB :

On aime :
  • Son look somme toute sympathique
  • La présence de deux ventilateurs, dont un à pale inversé
  • Le branchement en série des ventilateurs
  • Le petit afficheur numérique sur un produit de cette gamme
  • Sa bonne compatibilité avec la RAM…
  • … Et les boîtiers
  • Sa facture accessible au vu de ce qui est proposé ici
  • Ses nuisances sonores maîtrisées
  • Pour un ventirad de sa catégorie, sa bonne tenue à basse vitesse
On a moins aimé :
  • Certains plastiques un peu cheap
  • Pas le plus performant à pleine vitesse dans sa catégorie

overclocking.com Gold Award Au final, nous choisissons de décerner l’or à cet ETS-T41D ARGB. Enermax nous livre ici un dissipateur d’entrée de gamme qui propose pas mal de choses au vu de son prix. Entre deux ventilateurs (dont un à pales inversées), un affichage numérique sur le dessus (gadget, mais présent), un branchement en série de ventilateurs, un montage facile et des dimensions compactes, il a tout pour vous convaincre de passer à la caisse. Côté performances, au vu de la catégorie de produit, c’est correct, surtout à basse vitesse, bref, un bon rapport qualité/prix.

Un grand merci à Enermax!

NVIDIA réduirait de 30% son approvisionnement de GPU en Chine

La situation est actuellement tendue sur le marché de la mémoire. Des pénuries de puces font rage alors que les prix sont en hausse constante. La raison est identifiée : l’industrie de l’IA qui cannibalise des lignes de production pour le secteur grand public. Dès lors, des ajustements sont faits pour maximiser la production comme se concentrer sur les cartes avec moins de VRAM, tant du côté AMD que NVIDIA. Cette fois-ci, un post sur le forum chinois Board Channels semble indiquer que les verts auraient réduit drastiquement leur approvisionnement de carte en Chine. Si cela se confirmait, cela traduirait une réelle tension sur le marché. Rappelons que l’Empire du Milieu représente un marché colossal que les fabricants de cartes graphiques ne veulent pas laisser passer !

Vers une réduction de 30% de l’approvisionnement de NVIDIA en Chine ! 

NVIDIA approvisionnement chine Au niveau des chiffres, cela se traduirait par une baisse de l’approvisionnement en Chine de l’ordre de 30%. Dès lors, nous pouvons nous interroger, non pas en nous demandant si l’offre dépassera la demande, mais dans quelles proportions. Quoi qu’il en soit, une telle réduction de l’approvisionnement, ce n’est pas rien puisque l’on parle de presque un tiers de carte en moins sur le marché, ce qui est colossal. On peut donc s’attendre à ce que les prix de vente continuent de monter. [affilizz-publication id= »ll7hurh »] Mais si l’approvisionnement est contraint en Chine, on peut aussi s’interroger de la situation dans les autres régions du monde. Comme nous vous le disions, l’Empire du Milieu reste un gros marché souvent favorisé par les constructeurs de matériel informatique. Quid des zones considérées comme secondaire comme l’Europe ? Nous ne serions pas surpris que dans une tentative de privilégier un marché, NVIDIA en sacrifie d’autres d’avantage. Ça s’inscrit dans une logique de maximisation des revenues pour le caméléon.

Corsair met à jour l’emballage de sa RAM pour éviter les vols et les arnaques !

La RAM, particulièrement la DDR5 est devenue rare, mais surtout très onéreuse. Dès lors, nous avons eu vent de cas d’arnaques qui sévissaient, tandis que des vols opérés par des transporteurs peu scrupuleux ont aussi été dénoncés. Pour éviter les fraudes, y compris sur le marché de l’occasion, Corsair met à jour l’emballage de ses kits !  

Des emballages scellés pour éviter les arnaques autour de la RAM Corsair !

emballage mémoire Corsair Avec son nouveau packaging, Corsair remplace donc la traditionnelle boîte cartonnée par un emballage plastique sous scellé, qui se déchire après ouverture. L’intérêt de ce nouveau packaging, c’est que l’on voit immédiatement la référence de la RAM que l’on reçoit d’une part. D’autre part, cela protège les utilisateurs et distributeurs des retours frauduleux. C’est une pratique assez courante qui frappe notamment les gros revendeurs. Amazon par exemple, où l’on remplace un produit conforme par un produit défectueux, voire frauduleux dans l’emballage du produit neuf et que l’on retourne ensuite sous un motif fallacieux. Le retour est accepté, l’arnaqueur est remboursé et le faux produit repart en distribution jusqu’à arriver chez un autre client. Là, ça ne passera plus, toute ouverture étant immédiatement visible. De plus, n’oublions pas que certains font passer les kits d’illumination de Corsair pour de la vraie mémoire lors des retours. Il est exact que la ressemblance avec la mémoire légitime est frappante, tant que l’on ne regarde pas les broches des modules. Mais quand on est employé par Amazon et que l’on doit traiter une grande quantité de retour à l’heure, on n’y fait pas forcément attention. [affilizz-publication id= »camyebu »] Pour l’instant, ce nouveau packaging concerne surtout les kits mémoires Vengeance et Vengeance RGB à deux barrettes. Mais nous imaginons que Corsair l’étendra progressivement à l’ensemble de sa gamme de mémoire. Les anciens packaging profitent d’un scellé supplémentaire afin de garantir que l’emballage n’ait pas été ouvert. Peut-être même que d’autres constructeurs s’inspireront de cet emballage pour protéger leurs kits mémoires. XPG ayant notamment été victime de retour frauduleux.

Apex Thermal Putty X1 : un mastic thermique façon Alphacool

La marque Alphacool annonce non pas un nouveau waterblock, mais un nouveau TIM ou « matériau d’interface thermique ». Effectivement, nous vous partageons l’annonce de son Apex Thermal Putty X1. Il s’agit, concrètement, d’un mastic thermique dont la finalité est de remplacer les pads thermiques. Son application est alors plus souple et plus permissive que celle de pads.

Apex Thermal Putty X1 : un mastic thermique plus polyvalent que les pads thermiques !

Alphacool Apex Thermal Putty x1 L’objectif de ce produit est simple : remplacer les pads thermiques plus traditionnels. Il offre comme avantage de ne pas avoir à se soucier de l’épaisseur de ces derniers puisque le mastic a pour caractéristique d’être souple et de facilement s’écraser sous la pression. En opposition, si vous choisissiez des pads thermiques trop épais, c’était le coup à ne pas pouvoir remonter votre carte graphique ou à tordre le PCB, ce n’est pas franchement souhaitable. Là, il suffit de réaliser de petites boules de mastic, de les écraser sur la surface des composants à refroidir et de remonter le dissipateur sur votre carte pour qu’ils s’étalent tous seuls en fonction de la pression reçue. De plus, leur propriété non conductrice fait que l’on ne s’inquiètera pas si le mastic déborde et entre en contact avec le PCB. De plus, Alphacool annonce qu’il ne durcira pas avec le temps. Alphacool Apex Thermal Putty x1 Sans rentrer dans tous les détails à parler de la fluidité du mastic, de sa densité ou autre, nous retiendrons sa conductivité thermique de 10 W/mK. En opposition, nous savons qu’il est prévu pour opérer dans une plage de température comprise entre -20 et +125°C. Donc si vous souhaitez vous lancer dans des sessions overclocking avec un watercooling custom qui pompe de l’eau gelée, vous pouvez. Pour ce qui est des prix, il est question de 29,98 € le pot de 30g contre 46,98 € pour celui de 50g.

Par ici les fiches produits d’Alphacool !


Hizaya CorePro II : un boîtier pour les créateurs

Quand un artiste 3D français, lassé des boîtiers inadaptés à son besoin, décide de prendre les choses en main, cela donne le Hizaya Corepro II. Prévu pour accueillir une configuration multi-GPU dans des conditions optimales, il est également en avance sur son temps.

Hizaya CorePro II : au service des artistes 3D

Hizaya CorePro II Le CorePro II est construit en partant d’un constat. La majorité des boîtiers actuels est incapable de supporter facilement une configuration multi-GPU. Généralement, pour loger plus de deux cartes graphiques, il faut passer par un watercooling custom. Chez OCC, on aime ce type de boucle, mais il faut admettre que l’installation prend du temps et qu’elles nécessitent un entretien régulier. Patrice Louise, fondateur de Hizaya, veut offrir à ses confrères une solution plug & work et aisément évolutive. La création 3D professionnelle passe aujourd’hui par ce type de machines équipées de trois ou quatre cartes graphiques.

En avance sur son temps

Il développe donc un imposant boîtier et dote son produit d’un élément essentiel à ses yeux : deux chambres séparées, une dédiée au processeur, l’autre aux cartes graphiques. Alors que cette disposition multichambres (CPU séparé du GPU) commence à poindre parmi les produits mainstream, on se dit que Patrice était en avance sur son temps. Hizaya CorePro II La chambre GPU peut recevoir six ventilateurs 120 mm et possède dix-huit slots PCIe. Les supports anti-sag sont intégrés. Le créateur recommande une configuration quatre GPU mais Le choix appartient à l’utilisateur en fonction de l’épaisseur de ses cartes. Pour la connexion des cartes, il faudra prévoir des risers de 30 cm. Enfin, côté carte mère, on ne subira aucune limitation jusqu’au format SSI EEB. Un emplacement pour AIO 360 mm est prévu, lui aussi pensé pour optimiser son efficacité et ne pas entrer en conflit avec le refroidissement GPU. Si besoin, le CorePro II pourra recevoir deux alimentations sans limite de taille.

Professionnel mais créatif

Hizaya CorePro II Patrice insiste sur l’orientation professionnelle et fonctionnelle de son boîtier. Cependant, nous nous devons de relever le design particulièrement soigné de sa création. Massif (12 kg), le CorePro II parvient à conserver un look aéré, à des lieux des monstres cubiques habituellement rencontrés dans ce domaine. Pour en savoir plus ou suivre les prochains projets, rendez-vous sur le site de Hizaya.

ASRock communique officiellement sur ces problèmes de mort des CPU

Alors que les processeurs morts durant l’exercice de leur fonction s’empilent, ASRock annonce finalement le lancement d’une enquête interne. La société parle de nouveau de ce problème et indique une revue interne complète et rigoureuse pour tenter d’enfin identifier ce qui cause la mort des CPU.

ASRock enquête enfin sérieusement ! 

X870 Nova Hier, nous vous disions dans cet article, que pas moins de cinq nouveaux rapports de CPU Ryzen HS ont fleuri le même jour. Tous ces CPU étaient montés sur des cartes de la marque, ce qui les a peut-être motivés à enquêter un peu plus sérieusement que lors des prises de parole initiales il y a un an maintenant. Bref, avec ASUS, l’entreprise devient la seconde marque majeure à annoncer son enquête interne :

« ASRock surveille de près les discussions récentes concernant les performances et le comportement des processeurs Ryzen 9000 series. En réponse à ces rapports, nous avons implémenté des revues internes et des processus de vérification rigoureux. Nous travaillons en parfaitement collaboration avec AMD et de manière continue pour valider davantage les performances système au travers d’une large gamme de configuration matérielle, tout en optimisant le bios et en améliorant la stabilité globale du système.

ASRock estime grandement les retours d’utilisateurs qu’elle considère comme pierre angulaire pour des améliorations constantes. Les clients qui font face à des difficultés techniques ou qui cherchent assistance sont encouragés à contacter le support technique de la marque. Nous restons engagés à délivrer des produits de haute performance qui satisfont les plus standards de qualités et de performances.  »

Maintenant, c’est comme tout, il ne reste plus qu’à attendre les retours de cette série de tests internes. Espérons que cette fois-ci, ASUS comme ASRock parviennent à mettre la main sur la cause des problèmes. Espérons qu’il ne s’agisse pas de cas de « pas de chance ». Mais quand on voit que certaines cartes mères peuvent tuer trois CPU coup sur coup, on se dit qu’il y a quand même quelque chose qui cloche.

Découverte : Fractal North Momentum Edition

[nextpage title= »Présentation »]On ne présente plus le Fractal North. Dès sa sortie en décembre 2022, le boîtier vêtu de bois a fait parler de lui. Son design en a inspiré bien d’autres, et le bois a maintenant envahi les configurations PC. Depuis, il a été rejoint par une version XL, qui peut même accueillir une distroplate Alphacool pour les amateurs de watercooling custom. Surprise en ce début d’année 2026, Fractal revient avec une nouvelle édition du best-seller boisé : le Fractal North Momentum Edition. Nous avons eu la chance d’avoir le nouveau venu entre les mains : l’occasion d’assembler une configuration aircooling ultime.

Fractal North Momentum : quoi de neuf ?

North Momentum Impossible de refondre en profondeur le look d’un châssis titulaire du prestigieux Red Dot Design award en 2023. Le North est une icône dans son genre. Fractal décide donc de nous proposer une édition jusqu’au-boutiste, dans le style comme les performances. Les dimensions et les formes générales du boîtier restent donc strictement inchangées : 447 x 215 x 469 mm pour un poids de 7,6 kg (mesh) ou 7,7 kg (vitre). La version XL (503 x 240 x 509 mm pour 9,5 kg) est aussi de la partie. Notre exemplaire est un modèle standard vitré. En revanche, les tons extérieurs n’ont plus grand-chose en commun avec les précédents modèles. Là où le Fractal North était porteur de lumière et de légèreté, fidèle au style nordique en vogue, la nouvelle édition passe au noir total. La variante la plus sombre à ce jour, Charcoal Black, conservait sa légèreté grâce à une nuance de bois assez claire ainsi qu’à l’ajout de petits détails à même d’éclairer l’ensemble (pieds dorés, languette, bouton de démarrage). Sur le North Momentum Edition, tout est noir ou en nuance de gris. Le chêne sombre de la façade disparait presque dans la masse du châssis. Avouons que ce rendu assumé n’est pas pour nous déplaire. Languette, bouton et pieds sont maintenant gris.

Et dedans ?

Pour constater la principale différence, il faut retirer la façade boisée du North Momentum. Derrière elle, nous découvrons trois ventilateurs 120 mm du même nom. Fraichement débarqués au catalogue de la marque suédoise (en même temps que le Meshify 3), ils viennent remplacer les Aspects, fournis auparavant avec le North. Et ce n’est pas rien ! Il est vrai que leurs prédécesseurs commencent à se faire vieux.

Fractal North Momentum : les ventilateurs

Avec les ventilateurs Momentum, Fractal ne cache pas sa volonté de se mesurer aux références du domaine.
  • Nouveau design de pales
  • Pales en LCP (Liquid Crystal Polymer)
  • Roulements FDB (Fluid Dynamic Bearing)
  • Contrôle PWM avec mode zero RPM
  • Connexion en chaîne possible
  • Supports anti-vibrations intégrés
Rien de nouveau, mais un condensé de ce qui fait le succès des ténors du genre. Le nombre de pales (7) et leur dessin sont destinés à assurer un maximum de flux d’air, au détriment de la pression statique. Les petites découpes sur les pales visent à limiter les turbulences. Ils se veulent silencieux avec un concurrent direct en ligne de mire : Noctua. North Momentum Fractal annonce 67,34 CFM pour les Momentum, ce qui les place parmi les meilleurs en termes d’airflow, devant les Noctua NF-A12x25 G2 et leurs 63,15 CFM. Mais attention, là où les ventilateurs autrichiens ne dépassent pas 1800 trs/min, nos Fractal Momentum atteignent ces performances à 2200 trs/min. En usage réel, c’est le rapport performance/bruit qui fera la différence pour l’utilisateur. Sur radiateur, les Momentum seront dans la moyenne, mais ne brilleront pas avec leur pression statique de 2,51 mm H2O. En pratique, le test détaillé de nos confrères de Hwcooling confirme les excellentes performances en tant que ventilateur de boîtier : un concurrent sérieux pour Noctua dans la même gamme tarifaire. Le test prouve également que tout obstacle ou radiateur met à mal ces ventilateurs. Ils restent satisfaisants, mais ne brillent pas. Ils sont donc un excellent choix pour la face avant du North. Principale source d’air frais d’un boîtier dont les dimensions incitent à l’aircooling, ils devraient faire merveille en toute discrétion : vérifions ça. [nextpage title= »La configuration »]Il nous a semblé évident d’assembler une configuration aircooling pour cette découverte du Fractal North Momentum Edition. Les dimensions et le style du boîtier s’y prêtent à merveille. Pour le watercooling (custom ou AIO), on préférera la version XL. Nous ne nous étendrons pas sur les capacités d’accueil inchangées du Fractal North. Il conserve les forces et faiblesses du modèle original, et impose peu de limitations quant aux composants choisis (GPU jusqu’à 355 mm).

Fractal North Momentum : aircooling

North Momentum Notre configuration du jour met à l’honneur le refroidissement par air. La configuration est la suivante :
  • Asrock B650E Taichi
  • AMD Ryzen 9 9950X delided
  • TeamGroup Tcreate DDR5 32Go
  • Asus X Noctua GeForce RTX 3080 OC
  • Seasonic Vertex PX-1200
L’apport d’air frais est assuré par les trois ventilateurs Fractal Momentum fournis avec le boîtier. North Momentum L’extraction de l’air chaud est assurée par un ventilateur Noctua NF-A14x25 G2 en haut et un NF-A12x25 à l’arrière. Bien que concurrents dans le domaine de la ventilation, les modèles Noctua et Fractal se marient à la perfection. On ne compte plus les configurations North équipés des ventilateurs autrichiens. Nous verrons que l’alchimie est toujours d’actualité. Le clou du spectacle sera notre Noctua NH-D15 G2 Chromax Black. Le roi des aircoolers viendra refroidir l’exigeant Ryzen 9 en configuration Direct Die. Le boitier, dans sa version vitrée, accepte les 170 mm du NH-D15 G2. La version mesh, munie de son support de ventilation latérale, ne l’autoriserait pas.

Le montage

Ici encore, pas de surprise. Le North Momentum ne révolutionne pas la recette.
Une fois l’étape critique de dépôt du métal liquide sur le CPU et l’installation du NH-D15 G2 réalisée, le reste est une formalité… à l’exception du cable management. L’ensemble carte mère et refroidisseur est mis en place en quelques instants. L’espace dans le boîtier est suffisant. Il en va de même pour l’imposante carte graphique ASUS x Noctua. On apprécie la connexion en chaîne des Fractal Momentum : un seul fil à brancher côté carte mère pour la façade. Sans être catastrophique, la gestion des câbles reste un point perfectible du North. La chambre arrière manque légèrement de profondeur et, surtout, il manque un passage dédié aux câbles GPU sur l’avant. Rien de dramatique et nous le prenons comme un challenge : organiser les câbles n’est pas une option dans ce boîtier. Le montage est rapide et agréable. Les différents panneaux et matériaux respirent la qualité. L’ensemble est superbe, pour qui apprécie ce type d’esthétique poussée à l’extrême. Passons à l’usage. [nextpage title= »Verdict »]Le Fractal North Momentum Edition est beau. Ses nouveaux ventilateurs promettent performance et silence. Résultats en pratique.

Tests génériques

Nous réalisons les tests habituels : OCCT, Cinebench, benchmarks 3D mark (port royal, time spy, extreme) et Unigine Valley. Peu représentatifs d’un usage réel, ces derniers nous permettent cependant d’établir un comparatif fiable avec nos configurations habituelles. Notons que nous avons utilisé ce même Ryzen 9 9950X en configuration Direct Die sous un Noctua NH-D15 G2 pour le test du LiquidHaus ISO. Ils étaient alors en configuration ouverte, profitant d’un flux d’air virtuellement illimité et sans aucune contrainte. Les ventilateurs et la tour de refroidissement suivent une courbe de ventilation standard. La température de la pièce, comme lors des essais du ISO, est à 19°C.

De l’air !

Les résultats sont sans appel. À commencer par notre CPU pour lequel nous obtenons les mêmes résultats que lors des tests en open air. On note ainsi, par exemple, une température maximale de 58°C sur Cinebench R23 ou lors des essais longue durée à 200W sur OCCT. Sur Time Spy Extreme, on atteint tout de même 70°C et 61°C sur Fire Strike. Côté GPU, on atteint un maximum sur le hotspot de 70°C sur Time Spy Extreme, Valley ou Port Royal. C’est une des meilleures températures observées en stress test pour ce modèle dans nos configurations. Elle tend généralement à atteindre les 75, voire 78°C au niveau de son hotspot. La valeur moyenne se situe environ 10°C sous ce point chaud. Pendant les tests, le niveau de bruit général est resté plus que supportable. Le NH-D15 G2 se fait entendre à forte allure, mais conserve son profil agréable.

Fractal North Momentum : à l’usage

North Momentum En pratique, l’utilisateur de ce type de boîtier recherchera un équilibre entre performances de refroidissement et bruit. Et il est diablement facile à atteindre ici. Nos ventilateurs n’ont pas besoin d’atteindre leurs vitesse maximale pour assurer le brassage de l’air du boîtier. Nous établissons une courbe peu agressive tout en garantissant une pression positive. Et quel bonheur ! Nous sommes assis à côté d’un PC au silence royal, au point qu’on se demande s’il est effectivement en fonction dans la majorité des cas — exception faite d’usages très intensifs. Aucun bruit, pas une once de RGB, il se fait oublier avec classe. Nous nous amusons à débrancher successivement ventilateurs Noctua et Fractal pour comparer leur apport respectif au son de la configuration. Le constat se confirme : le profil sonore et le comportement des Momentum n’a rien à envier à leurs confrères autrichiens. Ils bénéficient, eux aussi, d’un excellent silence global d’opération, d’une montée en allure progressive et agréable, un authentique match au sommet.  North Momentum

Conclusion

Retravailler un modèle aussi iconique que le North était un défi… que Fractal relève haut la main. Par petites touches, la marque suédoise apporte une forme de maturité bienvenue à son boîtier. Sans chercher à renouveler ce qui a fait son succès, elle lui apporte un supplément de style et des ventilateurs terriblement efficaces. Pas de quoi provoquer un nouvel achat pour les possesseurs du premier North — pour eux, on recommandera l’achat des ventilateurs Momentum seuls — mais une belle mise à jour pour qui souhaite se procurer un boîtier boisé et n’aurait pas encore sauté le pas. Le North Momentum est-il une révolution ? Absolument pas. Mais une superbe évolution et une valeur sure sur le marché. Son MSRP de 179,99€ est très proche de celui du modèle original à la sortie.        

ASUS Pro WS W890-Sage (SE) : des cartes mères bien fournies chez ASUS !

ASUS annonce deux nouvelles cartes mères à destination des nouveaux processeurs Xeon 600 Series lancés très récemment. Le but, c’est de proposer des cartes capables d’accueillir ces nouveaux CPU tout en mettant à disposition une connectique riche pour les professionnels et ceux souhaitant assembler de puissantes workstations !

Pro WS W890-Sage (SE) : deux cartes mères workstation chez ASUS !

Avec ces deux cartes mères, la marque propose deux cartes reposant sur un imposant socket LGA-4710-2 tout en disposant d’un chipset W890. Ces deux modèles sont donc parés pour accueillir des processeurs Xeon 600 series disposant de 86 cœurs.
Pro WS W890E-SAGE SE
ASUS Pro WS W890E-SAGE SE.
Dans les deux cas, les cartes mères mettent en avant un total de huit emplacements mémoire, lesquels supportent jusqu’à 4 To de RAM, le tout, de type ECC pour limiter les erreurs. Du côté du stockage, nous retrouvons une configuration similaire d’un modèle à l’autre avec quatre M.2 en PCIe 5.0 x4, quatre SATA et deux SlimSAS en PCIe 4.0 x4. Mais c’est à peu près tout puisque la connectique diffère par la suite. Par exemple, la non-SE dispose de quatre slots PCIe 5.0 x16 et de quatre M.2 en PCIe 5.0 x4. La connectique arrière affiche six USB-A 10 Gbps couplés à deux USB4 et deux USB-A 2.0 dont un flashback. Nous retrouvons également deux Ethernet, un en 2,5 GbE, l’autre en 10 GbE ainsi que deux sorties DisplayPort, la partie audio (ALC1220P) et un bouton clear CMOS.
Pro WS W890-SAGE
ASUS Pro WS W890-SAGE SE.
En opposition, la SE se veut davantage orientée pour les entreprises et professionnels. D’une part, la carte embarque un connecteur MCIO interfacé en PCIe 5.0 x8. D’autre part, à l’arrière, la connectique est bien différente puisqu’une prise Ethernet dédiée aux fonctions de gestion à distance est présente. Ensuite, nous avons le droit à deux Ethernet 10 GbE. Les sorties vidéos sont confiées à un VGA, deux USB4 disposant d’un mode DP Alt ainsi qu’à deux mini-DisplayPort. Sinon, nous retrouvons toujours nos six USB-A 10 Gbps tandis que l’audio et les boutons bios flashback et clear CMOS sont présents. Quant à la partie alimentation, nous retrouvons deux connecteurs PCIe 8 broches pour les cartes graphiques sur la SE contre un seul pour la non SE. La partie CPU est confiée à trois prises 8 broches et une prise quatre broches sur les deux cartes. Cependant, les deux modèles ne partagent pas le même nombre de phases d’alimentations : 16+2+2+1+2 pour la SE contre 14+2+2+1+2 pour la non-SE. Actuellement, nous ne connaissons pas les prix, mais nul doute que ça va piquer !

Par ici et là les fiches produits d’ASUS !


Mais pourtant, DELL, ASUS, Acer et HP testeraient la mémoire CXMT !

Dans un article précédent, nous vous expliquions que l’entreprises chinoise CXMT ne serait pas le deus ex machina espéré dans le secteur de la mémoire. En effet, des contraintes de production existent ainsi que la réalité des coûts. Mais, cela n’empêche pas de gros OEM de s’intéresser à leurs productions. On parle d’ASUS, Acer, HP ou encore Dell. Ces entreprises seraient entrées en contact avec le producteur chinois.

Dell, HP, ASUS et Acer intéressés par la mémoire chinoise ! 

CXMT LPDDR5X - DDR5 L’état actuel du marché semble tellement compliqué que certains grands OEM envisagent de mettre à l’épreuve la mémoire chinoise. Actuellement, la DRAM est (très) chère et se fait de plus en plus rare. Mais pour continuer d’exister, il faut proposer des produits, c’est la raison qui pousse certaines grosses sociétés à mettre à l’épreuve la mémoire de CXMT en vue d’une intégration dans leurs produits. Néanmoins, n’oublions pas non plus que la mémoire chinoise ne profite pas de moyen de production aussi poussé que celle en provenance de Corée du Sud par exemple. Ceci peut générer des contraintes techniques supplémentaires, notamment au niveau de la chauffe ou de la consommation. Afin de tenir certaines (hautes) fréquences, des profils de tension plus agressifs devant être appliqués. Mais, l’adoption de ces puces mémoires peut soulager, partiellement, les OEM sur des produits d’entrée de gamme par exemple. La mémoire occidentale étant réservées au catalogue plus élitiste… Nous pouvons envisager cela de cette manière. Maintenant, reste à savoir quel type de contrat sera signé si des accords aboutissent. Précisons aussi que signer des contrats d’approvisionnement avec de grosses sociétés chinoises enverrait un signal de validation aux yeux du monde, ce qui serait également bénéfique pour CXMT qui envisage une entrée sur le marché boursier. Pour l’heure, il n’y a pas encore de calendrier d’établi, mais la fin de l’année est évoqué pour l’intégration des puces du constructeur. Mais ces produits ne risquent pas d’être disponibles partout, les américains étant très frileux quant aux produits technologiques en provenance de Chine.