Test : PNY RTX 4070 Ti Super XLR8 Verto OC

1

Le DLSS, Ray Reconstruction et Reflex :

Depuis l’arrivée du DLSS 3.5, nous avons remarqué qu’il y existe une certaine confusion sur celui-ci au près de nos visiteurs. Nous y sommes souvent confrontés que ce soit dans les commentaires ou parfois au sein de notre communauté Discord. Nous allons donc essayer de faire le point et de rendre les choses le plus claires possible.

 

Les origines du DLSS de NVIDIA :

Débutons avec un petit retour en arrière et l’arrivée du DLSS (Deep learning super sampling) en 20xx qui sera suivi quelques années après par le DLSS 2. Ces deux versions sont des « upscaler », que l’on peut traduire par une mise à l’échelle. Le principe du DLSS est de prendre une image dans une définition inférieure à l’affichage natif, de la traiter et ensuite de la repasser dans la définition native, en utilisant une IA appliquée via les Tensor Core, tout en conservant une qualité d’image la plus parfaite possible.

L’idée est ainsi d’alléger le calcul par cette mise à l’échelle et donc d’augmenter le nombre de FPS. En fonction du niveau du DLSS choisi, ce nombre sera différent mais au détriment de la qualité du rendu final. Pour rappel, il existe quatre niveau pour le DLSS : qualité, équilibré, performance et ultra performance.

Publicité

Dernier petit mot concernant le DLSS 2 et ses versions antérieures, il est compatible avec l’ensemble des cartes graphiques RTX de NVIDIA. Mais voilà que les verts annoncent le DLSS 3 avec l’arrivée des RTX 4000, ce qui va encore un peu perturber la compréhension des utilisateurs.

 

Le DLSS 3 : ce n’est pas ce que vous imaginiez

Ce que l’on a l’habitude de croire, c’est que le DLSS 3 est une évolution du DLSS 2, et vous auriez parfaitement raison de le croire à cause de la dénomination DLSS choisie par NVIDIA. Le DLSS 3 apporte une technologie à part entière qui ne se comporte pas comme le « upscaling » du DLSS 3 puisque sa feature, sa fonction principale, est la génération d’images, « le Frame Generator ».

Si le principe fondamentale est encore d’augmenter le nombre de FPS, la nouveauté vient du principe que le DLSS 3 permet d’ajouter des images intermédiaires entières et non plus des pixels. Cela permet ainsi d’augmenter le nombre d’images par seconde et par conséquence la fluidité. Pour y parvenir, le DLSS3 fait appel notamment à un accélérateur de flux optique intégré à la nouvelle architecture des RTX 4000. C’est la raison pour laquelle les générations précédentes qui n’en sont pas dotées ne pourront pas bénéficier du DLSS 3.

Vous devrez donc être attentif concernant les jeux compatibles avec le DLSS 3 en activant le DLSS, mais aussi le le Frame Generator si vous disposez d’une RTX 4000, sinon, vous ne bénéficierez pas du gain apporté par ce dernier !

Même si la fonction principale est d’augmenter le nombre de FPS, NVIDIA rappelle aussi l’importance de la latence. Nous avions d’ailleurs traité ce sujet dans cet article en vous parlant de Reflex. Pour résumer simplement, le principe est de faire diminuer au maximum la latence dans les jeux, c’est-à-dire le temps qui s’écoule entre le moment où vous cliquez sur le bouton de votre souris et sa manifestation à l’écran. Afin de pouvoir effectuer tous les relevés, une souris compatible sera nécessaire.

 

Le DLSS 3.5 : c’est pas plus simple !

Non, ce n’est toujours pas une évolution du DLSS 3 mais bien encore une fois, d’une nouvelle technologie : la reconstruction de rayon nommée « le Ray Reconstruction ». La bonne nouvelle, c’est que le Ray Reconstruction, à contrario du Frame Generator, est compatible avec toutes les RTX de NVIDIA.

De quoi encore ajouter une difficulté de compréhension pour les utilisateurs puisque le DLSS 3.5 est compatible avec toutes les RTX et le DLSS 3, juste avec les RTX 4000. Afin d’y voir plus clair, voici un tableau qui vous sera bien utile.

Le Ray Reconstruction remplace les denoiser (débruiteurs) qui ont pour but de lisser l’image mais qui ne donnent pas toujours un résultat parfait et peuvent même parfois afficher des aberrations visuelles.

Le Ray Reconstruction s’appuie lui sur l’Intelligence Artificielle qui va générer des pixels de hautes qualités entre chaque rayon produisant ainsi des images en Ray Tracing de meilleures qualités. On peut parfois observer un gain de performances mais l’idée n’est pas là, l’objectif premier est d’améliorer la qualité visuelle ainsi que la fluidité.

Enfin, sachez que pour activer le DLSS, ce n’est pas via les drivers mais directement au sein des paramètres graphiques du jeu, si celui-ci est bien entendu compatible.

 

Technologie Reflex Latency Analyzer :

C’est la technologie qui va principalement nous intéresser pour nos futurs tests. Tout d’abord, revenons sur la technologie « Reflex » proposée par NVIDIA. Reflex, c’est quoi ? Pour résumer simplement, le principe est de faire diminuer au maximum la latence dans les jeux, c’est à dire le temps qui s’écoule entre le moment où vous cliquez sur le bouton de votre souris et sa manifestation à l’écran. Afin de pouvoir effectuer tous les relevés, une souris compatible sera nécessaire. C’est la raison pour laquelle nous avons aussi réceptionné une MSI Clutch GM41 Lightweight V2.

Latence NVIDIA Reflex

L’idée est ainsi de gagner en réactivité et en efficacité dans un FPS par exemple. Lors de nos tests, nous rentrerons plus dans les détails mais le graphique ci-dessus vous permet déjà de comprendre assez facilement le principe. La latence est quelque chose de normal et d’inévitable. L’idée de NVIDIA, par l’intermédiaire de sa technologie « Reflex », est de réduire la durée de cette latence, qui rappelons-le, s’exprime en millisecondes. Nous touchons plus ici au domaine du e-sport et de la compétition, pour qui ce genre d’optimisation peut s’avérer être un avantage non négligeable.

Plusieurs jeux sont déjà compatibles comme Apex Legends, Fortnite, Valorant, Call of Duty Modern Warfare, Warzone mais aussi Cold War. Le nombre de jeux compatibles augmentera encore dans les semaines à venir. Enfin sachez que cette technologie est compatible avec les cartes graphiques des séries GTX 900, GTX 1000 et RTX 2000. Les RTX 3000 sont bien entendu aussi de la partie et comme vous vous en doutez, plus votre GPU sera puissant et plus la latence sera basse.

 

L’outil Reflex Latency Analyzer :

C’est l’un des atouts de notre écran MSI Oculux NXG253R. En effet, cet écran est doté de la technologie « RLA » qui signifie « Reflex Latency Analyzer ». Habituellement, pour connaître ce type de mesure, vous aurez besoin d’outils externes qui ont un coût assez élevé. MSI en collaboration avec NVIDIA les a intégré directement dans son moniteur. Comme nous vous le disions à la page précédente, c’est une technologie qui va principalement intéresser les gamers mais, comme nous le verrons, tout gain est bon à prendre peu importe la situation.

Si vous ne disposez pas d’un écran compatible avec l’option « Reflex Latency Analyzer », vous pouvez utiliser le logiciel mis à disposition par NVIDIA : Frameview. Grâce à notre écran MSI, il suffira d’installer les drivers NVIDIA et d’activer l’overlay via GeForce Experience. Cela nous permettra ainsi d’avoir accès à toute une série de mesures.

 

La nouvelle application « NVIDIA App » :

Fin février, les verts dévoilaient la nouvelle application « NVIDIA App », que vous pouvez directement télécharger en version bêta, en suivant ce lien. Il s’agit d’une application pour les joueurs et les créateurs sur PC. Celle-ci vous permet de maintenir votre PC à jour lors de a disponibilité de nouveaux pilotes graphiques ainsi que des technologies de NVIDIA. Optimisez vos jeux et vos applications avec un nouveau Centre de contrôle GPU unifié, immortalisez vos meilleurs moments avec de puissants outils d’enregistrement intégrés à l’interface en jeu, et accédez aux outils et aux logiciels de NVIDIA les plus récents.​

L’application NVIDIA intègre les paramètres de jeu de GeForce Experience et les paramètres 3D du panneau de configuration NVIDIA dans une même interface. Vous pourrez ainsi visualiser et optimiser les paramètres du pilote dans une même application. Vous aurez aussi la possibilité d’opter pour un profil prédéfini pour tous les jeux et applications.

L’Overlay a lui aussi été repensé. Toujours accessible en utilisant la combinaison des touches « Alt+Z », il vous permet d’accéder rapidement aux outils d’enregistrement Shadowplay, aux filtres de jeu Freestyle, aux faits saillants NVIDIA, au mode photo et aux outils de surveillance des performances.

NVIDIA a également amélioré le suivi des performances avec une nouvelle superposition de statistiques. Les joueurs peuvent désormais personnaliser la façon dont la superposition de performances est affichée pendant leur session de jeu avec des options permettant de minimiser l’empreinte du HUD. De plus, les joueurs peuvent désormais personnaliser les mesures de performances qu’ils souhaitent voir pendant leur session de jeu en appuyant simplement sur « Alt + R » pour activer les statistiques de surveillance des performances. Nous reviendrons plus en détails sur cette application dans les semaines à venir.

1 COMMENTAIRE