Aujourd’hui, nous allons nous attaquer à un sacré morceau et pour cause, nous venons de recevoir le dernier gros boîtier de chez Cooler Master : le HAF II 500 ! Pour rappel, HAF est un acronyme et ce dernier signifie tout simplement High AirFlow et quand on voit ce qu’embarque ce beau bébé, on s’attend à ce que ça souffle méchamment. Par ailleurs, c’est aussi un boîtier que nous avions découvert au Computex au siège de la marque et déjà, il nous avait tapé dans l’œil. Bref, voyons ce qu’il vaut concrètement !
Le Cooler Master HAF II 500 :
Très clairement, avec ce boîtier, Cooler Master nous propose une référence pour le moins… agressive, du moins, on devine qu’il en veut. La façade propose une grille très large avec des arêtes prononcées. Au milieu, nous retrouvons le logo de la marque tandis que de part et d’autre, des inserts HAF et 500 sont présents. Très clairement, nous avons une face avant très ouverte avec beaucoup d’espace entre les arêtes, on s’attend donc à un refroidissement maximal avec ce design.
Par ailleurs, la construction du boîtier s’appuie sur de l’acier pour le châssis, du plastique pour les faces avant et supérieure. D’ailleurs, les arêtes ont tendance à plier assez facilement au toucher, surtout celle où l’on retrouve le logo de la marque. Mais visuellement parlant, le traitement est satisfaisant, on aurait dit de l’aluminium au premier regard.
Au niveau des dimensions, nous avons affaire à un joli bébé puisque, mine de rien, la bête mesure 262 (L) x 557 (P) x 548 (H) mm. Côté poids, je ne vous cache pas qu’avec un lumbago, ça n’a clairement pas été une partie de plaisir de tester ce modèle, surtout quand on sait qu’il pèse 14,2 kg vide… Qui a dit que ce métier n’était pas physique ?
Côté facture, clairement, nous avons affaire à une référence qui se place sur le segment haut de gamme. Les prix débutent à partir de 180 € chez Top Achat et vont jusqu’à 350 € chez Amazon via un marketplace. Clairement, une facturation autour des 200 € en moyenne nous semble probable selon les crèmeries.
Le panneau de contrôle :
- 2x USB 3.2 Gen1
- 1x USB 3.2 Gen2x2
- 1x prise casque/micro jack 3,5 mm
- 1x bouton power
- 1x bouton reset
Cette partie connectique reste pour le moins fonctionnelle et on pourra brancher sans difficulté deux clés USB sur le boîtier. Cela change de certains boîtiers dont la connectique est épurée avec un unique port de type A.
Le dessous :
Le dessous du boîtier ne présente pas grand-chose d’extraordinaire comme on peut le voir. En effet, nous avons un filtre situé vers l’arrière à destination de l’alimentation. D’ailleurs, et c’est dommage, ce dernier est uniquement accessible par l’arrière du PC. Pour le nettoyer, il faudra forcément bouger sa tour. Nous aurions préféré qu’il soit accessible directement par le côté par exemple.
Enfin, aux quatre coins, nous retrouvons quatre pieds avec revêtement en caoutchouc. Ces derniers offrent une bonne adhérence ce qui ne facilite pas les déplacements.
L’arrière :
Le dessus :
L’intérieur du HAF II 500 :
Les panneaux latéraux du boîtier sont maintenus par un système push-pin doublé d’une vis à main de sécurité… Une bonne chose, car cela évite de voir le petit commencer à mettre ses mains dans le PC quand on a le dos tourné pour jouer. Ça ne nous est pas encore arrivé, mais certainement qu’à d’autres oui.
Le châssis :
Une fois à l’intérieur, nous pouvons découvrir le châssis de ce HAF II 500 qui reste assez classique en soi. En effet, dans le haut, nous retrouvons l’emplacement de la carte mère. Ce dernier pourra accepter des modèles au format E-ATX au maximum. Toutefois, le support des cartes mères dont la connectique est montée à l’arrière est aux abonnés absents, nous verrons pourquoi un peu après.
Quant aux ouvertures, il y a ce qu’il faut sans être dans l’exagération. Effectivement, dans le haut, nous retrouvons deux ouvertures pour le passage des câbles de ventilateurs ainsi que la prise d’alimentation CPU. Dans le bas, nous avons également deux petites ouvertures pour le passage des câbles à destination du panneau de contrôle. Enfin, sur le côté, une longue ouverture est présente surmontée par un cache métallique ajouré dont le but est de masquer les câbles sans gêner le flux d’air.
Autrement, pour le support des cartes graphiques, nous retrouvons un support dédié avec un bras monté sur une longue tige métallique. On pourra la faire pivoter de sorte à le placer pile sous le carénage de la carte.
Sinon, dans le bas à l’avant, un déflecteur est présent et servira à canaliser une partie du flux d’air en provenance de la façade vers la ou les cartes graphiques. Avec ses huit slots d’extension, il sera possible de monter plusieurs GPU dans ce modèle.
Sinon, à l’arrière, nous retrouvons de nombreuses assistances pour faciliter le plaquage des câbles tandis qu’une porte est de la partie. Cette dernière aidera à maintenir les câbles plaqués à l’arrière du plateau de la carte mère tout en soignant l’installation. Enfin, dans le haut, nous retrouvons un hub permettant le branchement de six ventilateurs et six appareils RGB. À noter d’ailleurs que cet appareil fournira une puissance totale de 54 W, clairement, vos ventilateurs ne manqueront pas de puissance.
Cependant, à l’arrière, ce n’est pas le boîtier le plus spacieux avec moins de 2 cm en général pour les câbles. Il ne faudra pas être trop gourmand. Disons que l’espace arrière a été réduit pour pouvoir monter un gros ventilateur en extraction.
Les emplacements de stockage :
L’emplacement de l’alimentation :
Les possibilités de refroidissement :
C’est au niveau de la ventilation par défaut que Cooler Master s’est lâché. Par défaut, le HAF II 500 de la marque arrive avec trois ventilateurs installés de série. Et là, la marque n’y est pas allée de main morte avec deux gros Mighty40 F220 à l’avant et un Might40 V180 à l’arrière… Oui, un ventilateur de 180×40 mm monté à l’arrière ! Les ventilateurs sont épais et respirent la solidité avec une construction ultra-rigide à base de LCP pour les pales et de PBT pour le cadre. Pour faire simple, les deux de 220 mm tournent jusqu’à 1050 tr/min, mais génèrent un flux d’air de 203,8 CFM à fond et une pression statique de 3,1 mmH2O. À l’arrière, le 180 mm tourne plus vite : 1370 tr/min et génère un flux d’air de 161,5 CFM et une pression de 4 mmH2O.
Dans tous les cas, nous retrouvons aussi une filtration intégrale. La face avant et la partie du dessus sont doublées par un filtre en nylon, donc pas d’inquiétude à ce niveau.
- 2x 140/180 mm
- 3x 120 mm
Pour le refroidissement liquide, l’installation d’un radiateur de watercooling en 360 mm est possible dans le haut ou en façade. Dommage cependant que ce modèle n’accepte pas les blocs en 420 mm, format qui gagne en popularité. Enfin, pour ce qui est de l’aircooling, nous avons jusqu’à 221 mm de hauteur libre en Intel (220 mm en AMD) pour un ventirad CPU. Autant dire que c’est du « no limit » ici.
Le bundle :
- Un manuel de montage
- Un second support pour carte graphique
- De la visserie en sachet
- Des colliers en nylon
- Une lingette de nettoyage en microfibre
Bref, la partie accessoire est plutôt complète et la lingette en microfibre vous permettra de nettoyer votre panneau latéral sans le rayer. Au vu de la gamme et des efforts accomplis sur ce boîtier, il est dommage de ne pas avoir droit à une boîte de rangement compartimentée pour le rangement de la visserie.
En résumé :
[nextpage title= »Montage »]
Montage
On passe maintenant à l’étape de montage de notre configuration à l’intérieur de ce HAF II 500 de chez Cooler Master. Voici donc les composants qui serviront pour le montage :
- Carte mère : NZXT N7 Z790
- CPU : Intel Core i5 14600KF
- Carte graphique : ASUS ROG Strix RTX 3050
- Ventirad : Noctua NH-U12A chromax.black
- Alimentation : NZXT C1000 Gold
L’alimentation :
Installation de la carte mère :
Pour ce qui est du montage de la carte mère, avant de la positionner sur son plateau, nous avons écarté la platine cache-câble sur le côté. Une fois en place, petite surprise avec la visserie fournie par la marque qui ne passe pas à travers le bouclier de notre N7 Z790 de chez NZXT. Ce n’est pas la première fois que ça arrive puisque les boîtiers be quiet! ont tendance à arriver avec cette visserie également. Nous avons dû utiliser notre propre quincaillerie pour fixer notre carte.
Le câblage :
Le panneau de contrôle :
Pour la partie câblage, vulgairement, nous avons réorganisé le cheminement des câbles au sein du boîtier. Ainsi, la connectique du panneau frontal repasse par l’avant du boîtier et redescend. Evidemment, les connecteurs F_PANEL et HD_AUDIO ressortent par les ouvertures inférieures. L’USB 3.2 Gen1 passe par le bas de la porte arrière tandis que l’USB type C passe par le haut de la porte. Bien entendu, les câbles sont plaqués par les bandes velcros présentes en chemin. Cependant, ne forcez pas trop dessus puisque les ergots métalliques permettant de plaquer les câbles sont assez fragiles et peuvent se tordre facilement.
N’oublions pas de préciser que l’alimentation SATA du hub passe également par l’avant tandis que les câbles RGB et fan PWM à destination de la carte mère longent l’arrière du boîtier.
La carte mère, la carte graphique :
Du côté des câbles d’alimentation, nous faisons passer le gros ATX 24 broches par le bas de la porte avant de le brancher sur la carte mère. En opposition, le connecteur CPU 4+4 broches remonte par l’arrière du boîtier tandis que le PCIe 8 broches passe par une ouverture située directement dans le cache alimentation. Enfin, il ne faudra pas oublier d’ajouter un brin SATA pour le branchement du hub. De notre côté, nous ne nous sommes pas pris la tête, le surplus reste caché sous le cache alimentation, au-dessus des paniers HDD.
Installation du ventirad et de la carte graphique :
Quant au montage de la carte graphique, ce n’est pas bien compliqué non plus, il suffit de repérer les équerres correspondant à l’emplacement de la carte graphique, de les retirer et d’enficher notre carte. On finira par la brancher via le câble PCIe 8 broches sortant du cache alimentation. Enfin, nous pouvons utiliser le support de carte graphique en ajustant sa hauteur et son espacement de sorte à le positionner sous le carénage de la carte. Il ne reste plus qu’à serrer une vis à main pour le verrouiller.
Globalement :
Honnêtement, en voyant que le boîtier disposait de moins de 2 cm d’espace à l’arrière pour le câblage, nous avions un peu peur de ne pas pouvoir refermer le panneau latéral. Mais les ingénieurs de Cooler Master ont bien travaillé sur ce coup et nous avons pu réaliser un câblage propre et fermer les panneaux sans forcer !
[nextpage title= »Protocole »] Nous avons actualisé notre protocole de test afin de tester les qualités de nos boîtiers. Ainsi, nous évaluerons les prestations offertes par les différents modèles selon trois critères :
- Isolation
- Bruit de la ventilation d’origine
- Flux d’air
Ici, la configuration change, vous trouverez le détail un peu plus bas. Quant aux logiciels, le CPU tournera sur PowerMax tandis que la carte graphique fonctionnera sur Furmark, les deux simultanément. À noter que la ventilation du CPU est forcée sur 50 % tandis que celle de la carte graphique tournera à 50 %.
De plus, afin de limiter les variations de températures liées aux fluctuations de fréquence/consommation, nous écrêtons la courbe de la carte graphique à 1800 MHz, fréquence boost d’origine de la RTX 3050 Strix d’ASUS.
Une période de chauffe de 8 à 9 min est appliquée avant deux sessions de moyenne de 2 min. Les tests sont enchaînés les uns après les autres, sans coupure, de sorte à observer la variation de la température des composants en fonction des régimes des ventilateurs du boîtier. Ensuite, un delta est appliqué : température des composants soustraite à la température ambiante.
La ventilation supplémentaire sera constituée de deux ventilateurs montés en extraction, deux Silent Series R2 montés dans le haut en extraction.
Configuration :
- Carte mère : NZXT N7 Z790
- CPU : Intel Core i5 14600KF
- Carte graphique : ASUS ROG Strix RTX 3050
- Ventirad : Noctua NH-U12A chromax.black
- Alimentation : NZXT C1000 Gold
Tests
Flux d’air :
La ventilation supplémentaire prend la forme de deux ventilateurs. Les deux sont des Fractal Design Silent Series R2 montés en extraction dans le haut.
Flux d’air CPU, ventilation d’origine puis complétée :
On commence avec la température de notre CPU. On garde la façade ainsi que la partie supérieure de notre boîtier de test. Voyons si le flux d’air est suffisant pour avoir une influence sur le refroidissement du Core i5 14600KF.
Flux d’air CPU ventilation d’origine sans façade ni top :
Afin de nous assurer du facteur limitant dans l’histoire (et à quel point), nous retirons le panneau latéral en acier ainsi que le filtre supérieur du boîtier. Le but ici est de montrer les performances brutes de la ventilation intégrée…
Flux d’air GPU, ventilation d’origine puis complétée :
On réitère l’opération, mais avec des mesures effectuées sur la carte graphique. Ici, nous testons avec ventilation d’origine puis ventilation complétée.
Flux d’air GPU ventilation d’origine sans façade ni top :
Nous refaisons le même test, mais en retirant la façade et le top du boîtier. Voyons comment cela influera sur les températures de la carte.
Isolation :
Ici, nous mesurons simplement le bruit émis par notre config lorsque l’on fait tourner le refroidissement CPU et le refroidissement GPU très vite.
Bruit de la ventilation d’origine :
Cette fois-ci, nous mesurons le bruit émis par la ventilation d’origine du boîtier. Pour cela, la configuration tourne en idle (ventilation CPU et GPU au minimum) pendant que les relevés sont effectués successivement en 5V, 8V et 12V sur la ventilation du boîtier.
[nextpage title= »Conclusion »] Nous arrivons maintenant à la fin de notre test de ce HAF II 500 signé Cooler Master. Alors, bon boîtier ou non ? On vous dit tout !
De gros ventilateurs !
Performances au top :
Forcément, avec de tels ventilateurs, les performances de refroidissement sont clairement présentes et le HAF II 500 peut se vanter de proposer un excellent refroidissement naturel. Dans nos relevés, il fait mieux (légèrement, mais mieux quand même) que le Flux Pro Noctua Edition d’Antec qui embarque des ventilateurs de la marque autrichienne. Pour faire mieux, il fallait se lever tôt, mais c’est à croire que les ingénieurs de Cooler Master ne sont juste pas partis se coucher ! Quant aux nuisances, forcément, façade ouverte et grosse ventilation, les nuisances sont au rendez-vous… À fond, mais force est de constater que les trois moulins restent discrets jusqu’à mi-régime, ce qui est plaisant tout en permettant de profiter d’un gros flux d’air !
Montage facile :
À l’intérieur, nous retrouvons un châssis qui propose beaucoup de place pour les composants. Inutile de vous soucier de la taille de votre carte graphique ou de votre ventirad CPU, tout rentrera. Cependant, le HAF II 500 n’acceptera pas les cartes mères BTF ni les radiateurs en 420 mm, c’est un peu dommage au vu des dimensions de l’ensemble. Quoique, pour les cartes mères à connectique inversée, ça se comprend, pour faire rentrer le moulin de 180 mm à l’arrière, le plateau a été enfoncé le plus possible dans le boîtier. D’ailleurs, cela laisse assez peu de place pour le câblage : moins de 2 cm. Mais étrangement, ça ne pose pas plus de problème que ça puisque l’on retrouve tout un tas d’assistances pour plaquer les câbles notamment. Par ailleurs, notre config est assez simplifiée et nous n’avons que trois à quatre câbles à gérer. Nous sommes curieux de voir comment un câblage se déroulerait avec davantage de connectique à gérer. De plus, attention à ne pas tirer comme un bœuf sur les velcros, la languette métallique qui assure leur maintien reste plutôt fine et aura tendance à plier facilement si on tire trop dessus.
Le prix :
Enfin, nous retrouvons une référence haut de gamme dont le prix de vente sera élevé bien que pas exagéré non plus. On le retrouve déjà à moins de 190 € chez le groupe LDLC. Certes, cela reste une somme, mais précisons qu’il rivalise avec un Flux Pro Noctua Edition vendu deux fois le prix. De plus, le châssis est bien équipé et on retrouve toute la panoplie habituelle avec un hub fan, des velcros pour le câblage, un montage de ventilateur supérieur sur rail, un déflecteur avant pour canaliser le flux d’air et même un double support pour carte graphique ! Bref, il reste onéreux, mais il a aussi de gros arguments à faire valoir, finalement, ça s’équilibre.
Cooler Master HAF II 500 :
On a aimé :
- L’aspect esthétique très agressif !
- L’espace intérieur généreux pour y monter un gros ventirad CPU ou une grosse carte graphique
- Le double support pour carte graphique
- Le système de rail supérieur pour le montage des ventilateurs
- La présence du hub pour les ventilateurs et du déflecteur pour canaliser le flux d’air vers le GPU !
- Sa capacité à accueillir de nombreuses unités de stockage (jusqu’à 6 SSD 2,5″)
- Les trois gros ventilateurs présents de base, y’a pas besoin de plus !
- Le câblage simple à réaliser malgré l’espace arrière réduit
- Sa filtration intégrale
- Ses performances de refroidissement de premier ordre !
- Le montant de sa facture qui, mis bout à bout, ne nous paraît pas délirant
On a moins aimé :
- Le filtre à poussière encore et toujours accessible par l’arrière
- Peut-être le manque de rigidité du plastique de la façade
- Attention à ne pas trop forcer sur les bandes velcros
- Le câblage potentiellement plus compliqué si l’on a une collection de SSD 2,5″ à monter ? (et encore)
- L’absence de compatibilité avec les radiateurs en 420 mm pour ce format
- Les vis pour carte mère non compatibles avec notre N7 Z790
Un grand merci à Cooler Master !
