L'overclocking de la TUF RX 9070 OC :
Alors, de quoi allons-nous avons besoin pour réaliser cette série de tests ? Tout d’abord, du logiciel GPU-Z, dans sa dernière version, c’est-à-dire la 2.64.0. Nous aurons aussi besoin d’un logiciel d’overclocking et notre choix va se porter ici, sur GPU Tweak III dont la dernière version est disponible en suivant ce lien. Nous n’allons pas rentrer dans l’explication détaillée du logiciel GPU Tweak III, mais dans les paramètres que nous allons modifier, même si la prise en main du logiciel reste très facile. Vous aurez aussi la possibilité d’utiliser l’utilitaire AMD, dans la section performance.
Comme à notre habitude, nous avons tout d’abord tester la carte avec ses fréquences d’origine sous 3DMark Speed Way, afin de relever les gains obtenus. Il est important d’avoir un score de référence avec GPU-Z ouvert afin de pouvoir mesurer plusieurs valeurs. Sachez que les ventilateurs sont en mode AUTO et que nous n’avons pas touché à la courbe de ventilation. C’est donc parti pour voir ce que cette ASUS TUF RX 9070 OC a dans le ventre.
En ce qui concerne la configuration, la voici. Sachez que notre OS n’est pas du tout optimisé et qu’il se veut le plus proche d’une installation « normale ». En ce qui concerne les benchmarks, nous n’avons modifié que les fréquences et tensions, sans réaliser d’autres optimisations permettant encore d’améliorer les gains en termes de points.
- Carte mère : ROG Maximus Z790 APEX Encore
- Processeur : Intel Raptor Lake Refresh i9-14900K delid
- Système de refroidissement : EK-Nucleus AIO CR360 Direct Die D-RGB – 1700
- Mémoire : 48 GB Corsair Dominator Titanium 8000 MT/s CL38
- Carte graphique : ASUS TUF Gaming RX 9070 OC
- SSD : Western Digital Black SN750 2 TB + radiateur EKWB
- Alimentation : Corsair AX1600i
- Système d’exploitation : Windows 11 64 bits 24H2 (26100.2894)
ÉTAPE 1 : les performances aux fréquences d’origine
On lance un premier run sous 3DMark Speed Way afin de voir comment se comporte la carte. L’idée est bien entendu d’avoir un score de référence afin de mesurer le gain tout au long de cette séance d’overclocking. Nous avons choisi 3DMark Speed Way parce qu’il ne dure pas longtemps et que cela va ainsi nous permettre assez rapidement d’avoir une idée du potentiel de notre carte.
Nous allons tenir à l’œil, dans un premier temps, trois valeurs : le score obtenu à Speed Way, la fréquence maximale de notre fréquence Boost et la consommation relevée dans GPU-Z.
Nous obtenons, pour comme score de référence, 5810 points, mais nous remarquons que la fréquence max n’est ici que de 2588 MHz, ce qui n’est pas très élevé finalement. En ce qui concerne la consommation, GPU-Z nous indique 239 watts.
Il est important de savoir que d’un benchmark à l’autre, la fréquence max ne sera pas la même. En effet, certains benchmark sont plus « lourds », surtout s’ils sont plus récents.
ÉTAPE 2 : on augmente le power limit
C’est une des nouveautés depuis quelques années, et qui est commune aussi, aux cartes NVIDIA. L’augmentation du power limit permet d’avoir une marge supplémentaire pour la carte graphique. Par exemple, si son TDP est de 250 watts et qu’elle bénéficie d’un power limit de 110%, la limite du TDP passera alors à 275 watts. Direction GPU Tweak III afin d’augmenter celui-ci.
Comme on peut le voir, il est pour notre ASUS TUF RX 9070 OC de 110 %. Selon le modèle, il peut parfois être inexistant, comme sur les RTX 5090 ou supérieure à 110 %. Maintenant que nous l’avons augmenté, on relance un Speed Way.
Bonne nouvelle, le score s’améliore et passe à 5950 points, soit un gain de 2,4 %, pas encore de quoi fouetter un chat. La fréquence max est plus haute puisqu’elle atteint 2659 MHz et la consommation monte à 263 watts.
ÉTAPE 3 : l’overclocking se montre inefficace…
Habituellement, après avoir poussé le power limit à son maximum, on augmente la fréquence du Boost par palier afin de chercher la plus haute stabilité. Mais ici, avec notre RX 9070, cela ne fonctionne pas. Nous avons, dans un premier temps, augmenter la fréquence de 50 MHz et relancer un benchmark.
Après avoir testé avec 50 MHz de plus, nous avons essayé avec 100 MHz, mais le résultat ci-dessous est identique. Vous pouvez voir à gauche le score avec 50 MHz de plus et à droite, avec 100 MHz.
Ces modifications n’ont aucun impact sur le score, ni sur la fréquence qui reste à 2653 MHz, ni sur la consommation qui reste bloquée à 263/265 watts. Nous sommes ici, face à un mur. La seule solution va être de faire diminuer la tension de notre ASUS, afin de faire baisser la consommation et ainsi permettre à la fréquence de continuer de monter.
ÉTAPE 4 : on diminue la tension
Toujours dans GPU Tweak III, nous allons diminuer la tension, par paliers, afin de trouver la plus faible permettant toujours d’exécuter notre benchmark. Si à un moment, notre carte n’a plus assez de « jus », le benchmark plantera et nous saurons que nous avons atteint les limites de tension.
On va donc débuter avec une tension négative de 50 mV et espérer voir notre score s’améliorer. Nous ne l’avons pas encore préciser, mais n’oubliez pas d’appliquer chaque changement effectué dans GPU Tweak III avant de lancer votre benchmark.
Le score s’améliore encore et passe à 6067 points, soit un gain de 4,4 %. La fréquence max mesurée est de 2833 MHz. Bonne nouvelle, nous devrions encore avoir de la marge et pouvoir encore diminuer la tension de notre carte.
ÉTAPE 4 : l’overclocking de la mémoire
Un autre élément sur lequel nous allons pouvoir interagir, c’est la fréquence de notre mémoire GDDR6. Par défaut, elle est de 2518 MHz, mais en toute logique, par expérience, elle devrait au moins atteindre les 2800 MHz. Pour info, une mémoire clockée trop haute provoque des artefacts à l’écran.
C’est donc parti, pour d’un côté, continuer à diminuer la tension, et de l’autre, monter la fréquence de la mémoire. Nous avons ainsi, en poussant aussi les ventilateurs à 100 % de leur vitesse, et diminuant la tension à -138 mV et la fréquence à 2825 MHz, atteindre le score suivant.
C’est finalement un score de 6540 points que nous avons pu obtenir, nous apportant un gain de 12,6 % par rapport à notre score de base, qui était de 5810 points. La fréquence max relevée est de 2862 MHz et la consommation, de 262 watts. Ce score nous permet de prendre la première place sur Hwbot, mais nous avons remarqué, par la suite, un score de 6570 points encodés sur le site 3DMark.
Voyons à présent, ce que nous pouvons réaliser comme score sur d’autres benchmark.











Entre la rx 9070 xt asus tuf et la rx 9070 xt powercolor red devil, laquelle serait la mieux pour obtenir les meilleures performances en undervolting ?
J’hésite entre les deux, j’espère que tu pourras me conseiller.
Merci d’avance.
Mmm, difficile à dire, car d’une puce à l’autre, cela peut-être légèrement différent. Donc, franchement, prend celle qui te tente le plus et il n’y aura tout de même pas une grosse différence entre les deux.
Un tuto pour la RX 9070 gigabyte gaming oc svp merci
C’est prévu, mais c’est le même principe.
Merci beaucoup pour ce tuto 😉
Avec plaisir
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