Test : le Corsair WARTHOG RS

 

En 2012, Corsair a lancé un boîtier sur le thème militaire baptisé C70 Vengeance. Ce boîtier, qui ressemblait à un conteneur de munitions, a remporté de nombreux prix pour son intérieur spacieux, son ingénierie intelligente, sa construction robuste et son esthétique unique. Depuis lors, Corsair a été submergé de demandes visant à rééditer le C70 pour les configurations modernes, et c’est exactement ce que la marque vient de faire avec ce Corsair WARTHOG. Si l’on cherche la signification de « WARTHOG » (phacochère en anglais), on pense directement au célèbre surnom du Fairchild Republic A-10 Thunderbolt II, un avion militaire américain conçu pour l’appui aérien rapproché et la destruction de blindés. Nous sommes bien dans l’esprit revendiqué par ce boîtier Corsair.

Dévoilé à l’occasion de l’édition 2026 du Computex, ce nouveau venu s’inspire donc du célèbre C70 Vengeance, remis au goût du jour avec toute la flexibilité et les fonctionnalités facilitant le montage que l’on attend d’un boîtier moderne. Il s’agit donc d’un boîtier au format moyen-tour bénéficiant d’une structure en acier.

Merci à Corsair pour cet exemplaire du Corsair WARTHOG RS WX-01.

Le choix d’un boîtier est un élément essentiel lorsque vous désirez concevoir votre nouvelle configuration. En fonction des éléments que vous souhaitez incorporer, vous devrez être attentif aux dimensions de celui-ci afin de vous assurer que chaque composant y trouve sa place, surtout si vous désirez concevoir une boucle de refroidissement liquide custom. Ici, en termes de refroidissement, nous y insérerons un exemplaire du Corsair AIO NAUTILUS 360 RS pour tenir au frais notre AMD Ryzen 9 9950X3D.

Mais de notre côté, lorsqu’une marque nous propose un exemplaire, surtout lorsqu’il s’agit d’un boîtier, nous avons souvent l’opportunité de choisir la couleur et la version. Si nous n’avions aucun doute concernant la version, la « RS », le choix de la couleur fut moins évident. Nous avons finalement opté pour la couleur « olive », propre à ce boîtier WARTHOG.

 

Le Corsair WARTHOG : 

Notre exemplaire du Corsair WARTHOG RS WX-01 nous a été livré dans une boîte en carton reprenant la mention de la série à l’extérieur. Il était parfaitement protégé par plusieurs blocs de mousse et un film plastique afin d’éviter toute griffe durant le transport. Sur la partie supérieure se trouvait un carton contenant les accessoires. Que dissimule-t-il ? Une boîte de visserie, des accessoires pour le câble management, des colliers de serrage ainsi qu’une étiquette « Remove Before Build » (retirer avant le montage) rendant hommage aux étiquettes « Remove Before Flight » (retirer avant le décollage) que l’on trouve sur les équipements critiques des avions de chasse.

Le Corsair WARTHOG se décline en deux couleurs : olive (WX-01) et noir (WX-02). Il existe aussi, comme cela semble devenir habituel chez Corsair, deux versions différentes au catalogue. La première version est, dirons-nous, celle « standard », qui arrive sans aucun ventilateur préinstallé et qui sera tarifée à 194,90 euros. La seconde version, la WARTHOG RS, se voit dotée de deux ventilateurs RS200 (200 mm) en façade et d’un ventilateur RS120 à l’arrière du boîtier. Afin de rester dans l’esprit de cette série, ils sont bien entendu dépourvus de rétroéclairage RGB. Le tarif de ce modèle est de 229,90 euros.

Le ventilateur RS200 est le nouveau ventilateur de 200 mm de Corsair fourni avec les boîtiers PC WARTHOG RS et FRAME 5000D WOOD RS. Il s’agit du premier ventilateur de 200 mm fourni avec des boîtiers Corsair depuis le modèle Graphite 600T, lancé en 2010.

Ce nouveau venu, au sein de la gamme Corsair, est un boîtier en acier épais, au format moyen tour haut de gamme et bénéficiant d’un style à part entière. Il peut aussi bien accueillir des cartes mères au format Mini-ITX qu’au format E-ATX, mais ce n’est pas tout. Il est également compatible avec les cartes mères ASUS BTF, MSI Project Zero et Gigabyte Project Stealth. Concernant ses dimensions, elles sont de 534 (h) × 546 (L) × 284 (l) mm et le boîtier pèse 12,4 kg.

 

Le tour du Corsair WARTHOG RS :

La face avant :

Comme vous pouvez le constater, l’exemplaire que nous avons réceptionné est de couleur olive et fait partie de la série « RS », c’est-à-dire doté de deux ventilateurs RS200 (200 mm) en façade et d’un ventilateur RS120 à l’arrière du boîtier. La référence WX-01 écrite en blanc sur la face avant fait référence à la couleur olive du boîtier. La version noire aura comme référence WX-02.

Débutons avec la face avant, qui nous met directement face au style bien trempé de ce boîtier WARTHOG. La face avant, en acier, bénéficie de nombreuses découpes dans lesquelles est inséré un grillage noir reprenant le motif « 3D-Y ». Selon Corsair, il permet une circulation d’air jusqu’à 12,7 % supérieure à celle des découpes plates standard, offrant d’excellentes performances de refroidissement. C’est d’ailleurs, hormis sur l’une des faces latérales, la finition que nous retrouverons aussi sur la partie haute du boîtier.

Le choix de la part de Corsair de ne pas avoir peint la visserie dans la même couleur que notre boîtier renforce l’esprit « militaire » du WARTHOG. Comme vous pouvez vous en douter, cette face avant dissimule les deux ventilateurs Corsair RS200. Afin d’y avoir accès, il suffit d’ouvrir la partie avant via l’élément rouge qui n’est autre qu’un morceau de caoutchouc offrant plus de confort que le métal brut.

Corsair a prévu un filtre aimanté afin d’éviter que les poussières aspirées n’entrent à l’intérieur du boîtier. Les deux ventilateurs en façade mesurent 200 × 200 × 30 mm. Leur vitesse maximale est de 1 000 tr/min, pour un débit d’air de 135 CFM, une pression statique de 1,5 mmH₂O et un niveau sonore maximal de 36,5 dBA. Le ventilateur RS200 est doté d’une pale aérodynamique spécialisée à sept ailettes et d’une aube de stator à neuf ailettes, conçues pour la technologie Corsair AirGuide, qui génère un flux d’air ciblé pour des performances de refroidissement optimales. Il est équipé de connecteurs PWM interconnectables compatibles avec les ports PWM à quatre broches des cartes mères, permettant la transmission des données du tachymètre et le contrôle PWM.

Si vous optez pour la version standard du WARTHOG, vous aurez la possibilité de mettre en façade, soit trois ventilateurs de 120 mm, soit trois ventilateurs de 140 mm, soit deux ventilateurs de 200 mm. Dans la partie basse de la face avant se trouve une série de boutons dans un esprit d’avion de chasse. Les boutons situés à l’avant du châssis sont protégés par des capuchons métalliques afin d’éviter toute activation accidentelle. Vous aurez la possibilité d’insérer dans le port USB-C une étiquette « Remove Before Build » (retirer avant le montage) rendant hommage aux étiquettes « Remove Before Flight » (retirer avant le décollage) que l’on trouve sur les équipements critiques des avions de chasse.

De gauche à droite, nous avons une prise casque, un port USB 3.2 Gen 2×2 Type-C (20 Gbps), un bouton de mise sous tension, un bouton de réinitialisation, un bouton pour la lumière arrière et deux ports USB 3.1 Gen 1 Type-A. Comme à l’intérieur de certains cockpits d’avion, il faudra soulever la protection du bouton de réinitialisation afin de pouvoir l’utiliser. Le bouton qui porte la mention « Light » permet d’activer un éclairage à l’arrière du boîtier afin d’illuminer les sorties de votre carte mère et de faciliter le branchement des câbles et des composants, sans devoir tâtonner.

 

La face latérale vitrée :

Comme nous le laissions sous-entendre dans l’introduction, ce boîtier WARTHOG est à des années-lumière des boîtiers de style aquarium, c’est d’ailleurs ici plutôt le contraire. Si la face latérale dispose de quelques découpes dans lesquelles est inséré du verre trempé, vous n’aurez pas une visibilité complète sur vos composants. On retrouve la même mention que sur la face avant, WX-01 ainsi qu’une seconde, SRYC PNL qui semble venir aussi des termes militaires.

Pas besoin d’outils pour retirer la face latérale. Il suffit de la déclipser par le haut et ensuite de simplement la soulever pour la retirer. Nous verrons l’intérieur en détail à la page suivante. Comme vous l’avez constaté, on retrouve deux poignées sur le dessus qui vous permettront de déplacer facilement le boîtier, sachant que celui-ci pèse déjà plus de 12 kg à vide.

Les pieds qui permettent de surélever le WARTHOG sont dans le même esprit que les deux poignées et ont une hauteur de 55 mm, ce qui permettra à l’air de circuler aisément sous le boîtier. La base dispose d’un filtre accessible par le dessous du boîtier. Il peut être enlevé complètement afin d’être nettoyé. Son rôle est d’éviter que de la poussière n’entre dans votre alimentation, qui se situera en position basse dans ce boîtier.

 

L’arrière du WARTHOG :

Sur la face arrière, on identifie facilement l’emplacement du ventilateur RS120. Rappelons que notre Corsair WARTHOG en est équipé puisque nous avons reçu une version RS. On retrouve le maillage propre à Corsair en forme de Y. L’entraxe vous permettra d’opter pour un ventilateur de 140 mm si vous le désirez. La lumière dont nous vous parlions, destinée à faciliter l’accès à la connectique arrière de votre carte mère, se trouve juste à gauche.

Les emplacements PCI sont au nombre de sept et nous pouvons déjà conclure qu’il ne sera pas possible de venir placer notre carte graphique verticalement. Corsair offre une sécurité supplémentaire pour les PCIe puisque vous devrez d’abord enlever, via les deux vis, la protection permettant d’avoir accès aux emplacements PCIe.

C’est le même principe pour l’emplacement de l’alimentation : Corsair dote son WARTHOG de deux vis de verrouillage facilitant la mise en place de votre alimentation. Plus besoin de chercher après des vis, elles sont déjà intégrées. La longueur maximale de l’alimentation est de 200 mm. Les plus attentifs auront remarqué le cache « XENEON EDGE » qui vous permettra d’y passer le câble de l’écran tactile LCD XENEON EDGE si vous le possédez.

La seconde face latérale :

Ici, une seule ouverture verticale. Vous l’aurez compris, le WARTHOG vous permet de placer verticalement soit des ventilateurs, soit un radiateur dans le fond de votre boîtier. Il bénéficie d’un filtre antipoussière sur toute sa hauteur.

Le Corsair WARTHOG est conçu pour faciliter l’assemblage, avec de nombreux emplacements pour attacher les câbles. Au niveau des disques de stockage, il pourra accueillir un disque dur de 3,5 pouces et deux SSD de 2,5 pouces. Même si l’on peut voir la présence d’un emplacement afin d’ajouter un ou deux modules iCUE Link, les trois ventilateurs présents dans le modèle RS ne sont pas compatibles.

Grâce aux deux attaches autoagrippantes présentes d’origine et à celles disponibles dans la boîte d’accessoires, vous pourrez garder votre configuration propre et ordonnée. L’idée sera ainsi d’avoir un cable management le plus propre possible. Le petit point négatif est le câblage des trois ventilateurs déjà présents puisqu’il s’agit de ventilateurs standard et non iCUE Link.

On peut voir dans la partie basse l’emplacement pour l’alimentation qui pourra avoir une longueur maximale de 200 mm.

 

L’intérieur du Corsair WARTHOG RS :

Ce nouveau boîtier Corsair est compatible avec les cartes mères au format ATX, Micro-ATX et Mini-ITX. Les découpes présentes dans le support de la carte mère le rendent aussi compatible avec les cartes disposant des connecteurs sur l’arrière du PCB, c’est-à-dire les modèles ASUS BTF, MSI Project Zero et Gigabyte Project Stealth. Corsair a prévu un support ajustable pour maintenir votre carte graphique et éviter que celle-ci ne se torde sous son poids. La longueur maximale supportée pour le GPU est de 400 mm avec les deux ventilateurs de 200 mm installés.

Le plateau chargé d’accueillir votre carte mère est de type « pegboard ». Tous les petits carrés offrent des points de fixation personnalisables pour les sangles et les boucles que vous retrouverez au sein de la boîte d’accessoires. Le large espace à l’arrière de ce plateau facilite encore davantage la gestion des câbles.

La vue de l’intérieur nous permet de bien identifier les trois ventilateurs préinstallés sur la version RS. Les ventilateurs sont préinstallés afin d’assurer un refroidissement continu de l’intérieur. Comme nous l’avons déjà signalé, la face avant, le fond du boîtier et la partie supérieure peuvent aussi accueillir des radiateurs de 240, 280 ou 360 mm. Nous y reviendrons en détail lors de l’installation de notre configuration.

Le cache en acier qui recouvrira l’alimentation est totalement perforé et reprend le maillage en Y propre à Corsair. Vous avez la possibilité de venir mettre sur ce cache d’alimentation deux ventilateurs de 120 mm.

 

La partie basse et la partie haute :

Si nous avons déjà parlé de la partie basse, sachez que les pieds sont équipés d’un large patin en caoutchouc. La hauteur des pieds de 55 mm s’explique par le fait que les câbles passent sous le boîtier. Même si ce n’était pas visible directement, on aurait pu souhaiter une meilleure finition avec, pourquoi pas, un cache amovible ou tout au moins une gaine.

La partie haute reprend un design assez similaire à la face avant avec trois ouvertures. Celle-ci peut se démonter en dévissant les deux écrous situés à l’arrière du boîtier afin de faciliter l’intégration d’un radiateur ou de ventilateurs dans la partie haute du Corsair WARTHOG.

Maintenant que le tour du propriétaire est terminé, commençons l’installation de notre configuration au sein de ce Corsair WARTHOG RS.

C’est parti pour installer les différents composants au sein de ce Corsair WARTHOG RS. Nous tenterons de vous détailler correctement les différentes étapes de l’installation. Comme vous avez pu le voir dans le descriptif du boîtier, nous allons retirer les deux panneaux latéraux ainsi que la plaque supérieure afin de pouvoir installer les composants dans les meilleures conditions.

 

La carte mère et le processeur :

Si vous avez été attentif durant les premières pages de notre article, vous savez que notre Corsair WARTHOG, dans sa version « RS », dispose déjà de trois ventilateurs préinstallés : deux ventilateurs RS200 (200 mm) en façade et un ventilateur RS120 à l’arrière du boîtier. Il ne nous semble pas du tout nécessaire de devoir ajouter d’autres ventilateurs au sein du boîtier, sachant que notre AIO disposera lui aussi de trois ventilateurs.

Pour des questions de facilité, puisqu’un OS est déjà installé, nous allons utiliser notre carte mère ROG Crosshair X870E APEX ainsi que notre processeur AMD Ryzen 9 9950X3D. La première étape va consister à installer le système de fixation autour du socket afin d’accueillir le waterblock du Corsair AIO NAUTILUS 360 RS. L’installation est très simple grâce à la notice disponible en ligne.

Nous allons commencer par retirer les supports de notre carte mère et utiliser les pas de vis pour venir y fixer les quatre entretoises AMD AM5/AM4 fournies. Comme vous le voyez, notre processeur est déjà installé dans le socket AM5. Peu de risques de vous tromper grâce aux détrompeurs du socket. Maintenant que le système de fixation est opérationnel et notre processeur installé, nous pouvons insérer notre ROG Crosshair X870E APEX au sein du boîtier. Pour la fixer, nous utilisons les vis présentes dans la boîte d’accessoires.

Le SSD que nous utiliserons pour le stockage et qui va venir prendre place sur notre carte mère est le Corsair MP700 PRO 2 TB, que nous avions eu l’occasion de tester. Tant que nous y sommes, nous en profitons pour connecter les câbles à notre disposition.

 

Le Corsair NAUTILUS 360 RS :

On poursuit l’installation avec le système de refroidissement liquide de type AIO, le Corsair NAUTILUS 360 RS. Une question se pose ici : où l’installer ? En effet, nous avons deux possibilités offertes au sein du WARTHOG RS et vous allez voir que derrière cela se cache une vraie réflexion sur la circulation de l’air au sein du boîtier.

Un élément essentiel à prendre en compte dans notre installation est la carte graphique. Il s’agit d’une NVIDIA RTX 5090 Founders Edition. Son système de refroidissement particulier devra être pris en compte dans notre choix final. De plus, vu la configuration installée, la définition envisagée est bien entendu le 2160p. C’est donc la carte graphique qui sera principalement sollicitée et donc le point chaud de notre PC.

Première possibilité :

La première solution est de placer notre NAUTILUS verticalement, à droite de la carte mère. Même s’il est préférable de positionner les tuyaux vers le bas, vous pouvez opter, comme nous, pour une position haute. Afin que les trois ventilateurs n’aspirent pas directement l’air frais apporté de l’extérieur par les deux RS200, nous allons inverser les ventilateurs du NAUTILUS. L’idée va donc être d’aspirer directement de l’air frais à l’extérieur du boîtier afin d’offrir les meilleures performances de refroidissement pour notre processeur.

Comme vous pouvez le voir sur la photo de gauche, les ventilateurs aspirent l’air depuis l’extérieur du boîtier. Le ventilateur RS120 placé à l’arrière s’occupera d’expulser l’air chaud à l’extérieur du WARTHOG. Vous avez la possibilité d’ajouter un ou deux ventilateurs dans la partie haute pour optimiser l’évacuation de l’air même si cela n’est pas nécessaire.

Seconde possibilité :

La seconde solution consiste à venir le placer au sommet du boîtier. Ce choix est assez logique, puisque les deux ventilateurs RS200 en façade amèneront de l’air frais et les trois ventilateurs, placés sur notre NAUTILUS, expulseront l’air à travers le radiateur. Le seul inconvénient est que l’air chaud à l’intérieur du boîtier va traverser le radiateur du NAUTILUS et donc offrir des performances de refroidissement légèrement moins bonnes à notre processeur.

Dans cette position, on imagine mettre notre ventilateur RS120 en mode « intake », c’est-à-dire inversé. L’avantage sera ainsi d’offrir de l’air frais extérieur à l’AIO et aux VRM de la carte mère. Maintenant, esthétiquement, si vous n’avez pas un modèle inversé, c’est un peu moins joli.

Troisième possibilité :

Il est aussi envisageable de mettre les ventilateurs de notre NAUTILUS en mode « intake ». Le principe de la circulation de l’air va donc être différent. Les ventilateurs vont aspirer de l’air frais par la partie haute du boîtier et le faire entrer à l’intérieur de celui-ci. C’est donc uniquement notre RS120 qui sera chargé d’évacuer l’air chaud hors du boîtier.

L’air frais extérieur arrive par l’intermédiaire des deux RS200 et des trois ventilateurs de notre Corsair NAUTILUS 360 RS. Reste à voir si ce cas de figure ne va pas venir perturber le refroidissement de notre NVIDIA RTX 5090 Founders Edition.

Bon, après réflexion, nous avons décidé d’opter pour la seconde possibilité. Le radiateur vient se placer en position haute et les ventilateurs aspirent l’air intérieur du boîtier pour le rejeter à l’extérieur tout en refroidissant le liquide au sein de la boucle de refroidissement. Comme nous l’avons dit, c’est la carte graphique qui sera le point chaud et pas le processeur pour du gaming.

On peut voir l’emplacement du rail à déplacer si des ventilateurs de 140 mm sont utilisés avec, par exemple, un AIO de 280 mm. Les tuyaux du Corsair NAUTILUS 360 RS sont assez souples afin de pouvoir faire une belle courbe lorsque le waterblock est inséré sur votre processeur. Connectez déjà les ventilateurs ensemble avant de placer le radiateur, ce sera plus simple pour la suite.

Les ventilateurs du radiateur sont connectés sur le CPU_FAN de la carte mère et seront ainsi paramétrables via le BIOS de notre ROG Crosshair X870E APEX. Nous avons retourné le ventilateur RS120 afin qu’il apporte de l’air frais extérieur à l’AIO et aux VRM de la carte mère. L’idée est qu’il apporte un petit vent d’air frais sans venir perturber le flux en provenance de nos deux RS200.

 

Le positionnement de la NVIDIA RTX 5090 FE :

Parfois, la question du positionnement de la carte graphique peut se poser : « Est-ce que nous la plaçons horizontalement ou verticalement ? » Ici, avec notre WARTHOG, la question ne se posera pas, puisque la seule position possible est horizontale : le boîtier ne permet pas une fixation verticale.

Rappelons que notre boîtier bénéficie d’un support ajustable pour maintenir votre carte graphique et éviter que celle-ci ne se torde sous son poids. La longueur maximale supportée pour le GPU est de 400 mm avec les deux ventilateurs de 200 mm installés. Remarquez d’ailleurs que nous pouvons parfaitement laisser en place notre Thermal Grizzly WireView PRO II Wired, sans que cela pose de problème. Nous viendrons peut-être le placer dans une autre position si la lecture de l’écran n’est pas optimale lorsque la face latérale est replacée.

Attention, il nous semble important de le signaler : le support GPU pose un problème avec les Founders Edition de NVIDIA. Le support, par sa taille et sa découpe, vient dans certains cas bloquer le ventilateur de droite. Nous vous conseillons d’être très attentif si vous optez pour ce boîtier avec une RTX Founders Edition.

 

L’alimentation Be Quiet Dark Power 12 et le câble management :

Dernier élément, et non des moindres, l’installation de l’alimentation Dark Power 12 de 1 500 watts et la réalisation du cable management. Nous en avons aussi profité pour ajouter notre kit mémoire 48 GB Corsair Dominator Titanium 8000 MT/s CL38. Dans un premier temps, nous le faisons de façon succincte, au cas où nous aurions à modifier des choses ou si des éléments posaient problème lors des premiers tests. Une fois que tout est en ordre, nous prenons le temps de le faire correctement.

La boucle de câblage verticale est parfaitement pensée et nous permet d’y regrouper la majorité des câbles. Corsair a aussi ajouté des accessoires au sein du bundle ainsi que des scratchs pour les câbles d’alimentation du processeur. L’un des nombreux points positifs du WireView PRO II Wired de Thermal Grizzly est qu’il permet d’obtenir un câblage parfaitement propre !

L’installation s’est déroulée sans grande difficulté et notamment grâce à la possibilité de détacher de nombreuses parties du boîtier. Franchement, l’installation de notre configuration et le cable management nous auront pris moins d’une heure ! C’est parti pour la première mise sous tension et le paramétrage des ventilateurs.

N’étant pas chargés des tests de boîtiers, mais désirant pouvoir comparer les performances de refroidissement, nous allons comparer les températures au repos et en charge. Concrètement, c’est une configuration orientée gaming haut de gamme que nous avons installée dans ce nouveau boîtier. C’est donc un PC parfait pour profiter pleinement de la définition 2160p. Comme vous le savez, dans cette définition, c’est la carte graphique qui sera principalement sollicitée lors de séances gaming. C’est donc elle qui sera le point central afin de faire « suer » notre configuration.

Pour rappel, voici l’ensemble de la configuration utilisée lors de ce montage :

 

Les relevés de températures :

Dans un premier temps, pour les trois ventilateurs qui se trouvent sur notre AIO, nous allons sélectionner leur vitesse en fonction de la température du processeur. Le réglage par défaut est celui du BIOS de notre Crosshair X870E APEX. Vous l’aurez compris, si la température du CPU augmente, alors les trois ventilateurs tourneront plus vite. L’idée est bien entendu de conserver des nuisances sonores aussi contenues que possible. Le ventilateur RS120, qui amène de l’air frais de l’extérieur, sera lui aussi calqué sur le processeur.

Nos deux ventilateurs RS200 en façade réagiront, eux aussi, par défaut, en fonction de la température du processeur. Durant nos tests, nous allons donc prendre en compte plusieurs températures : celle du processeur, celle de l’étage d’alimentation, celle de la puce graphique, celle de la mémoire graphique, celle de la DDR5 et enfin, celle du SSD.

Cette configuration nous permet, sans difficulté, de pouvoir profiter pleinement de la définition 2160p, c’est-à-dire la 4K. L’idée de nos relevés va donc être de solliciter au maximum la carte graphique afin de voir comment cela va impacter les autres composants de notre configuration. La température ambiante au sein du labo durant nos tests était de 24,9 °C (vive la canicule). L’ensemble des ventilateurs, au repos, est très silencieux. Autant dire que la seule source sonore qui se fait légèrement entendre est celle de la pompe de notre Corsair NAUTILUS 360 RS.

Pour simuler la charge GPU, nous avons utilisé FurMark, qui permet de solliciter pleinement la carte graphique et qui se montre assez exigeant comme benchmark. C’est lui que nous utilisons pour comparer les systèmes de refroidissement des cartes graphiques. Nous avons réalisé une série de trois tests, avec 10 minutes de repos entre chaque test. Nos relevés ne correspondent pas à la température maximale atteinte, mais bien à la température relevée à la fin de nos 10 minutes de tests. L’intérêt est de voir les températures stabilisées.

Mais voilà, tout ne s’est pas passé comme prévu…

 

Les adaptations effectuées :

Tout l’intérêt de réaliser des tests est bien entendu de voir comment se comportent les différents composants de notre configuration. Les modèles NVIDIA Founders Edition ne sont pas évidents à tenir au frais, surtout sans un apport d’air frais par le bas du boîtier, comme dans le Corsair AIR 5400.

Nos premiers tests ont montré que la carte graphique ne bénéficiait pas d’un refroidissement suffisant. La température du GPU est grimpée à 80,1 °C et celle de la mémoire à 88 °C. Nous avons donc décidé de procéder à quelques ajustements en modifiant la position du ventilateur RS120. Dans sa position initiale, il amène de l’air frais dans le boîtier et vient perturber le flux interne. Nous avons donc décidé de le remettre dans sa position d’origine afin d’expulser l’air chaud à l’extérieur du boîtier. Nous avons aussi décidé d’augmenter légèrement la vitesse des deux ventilateurs RS200 en retravaillant la courbe.

Comme on peut le voir, et c’était le but, c’est notre NVIDIA RTX 5090 Founders Edition qui chauffe et qui dégage énormément de chaleur. La circulation de l’air au sein de notre Corsair WARTHOG RS n’a rien de particulier et correspond à ce que nous retrouvons habituellement dans des boîtiers mid-tower. L’air frais arrive en façade et est expulsé par le ventilateur RS120 ainsi qu’à travers le radiateur de notre AIO. Si vous cherchez une conception différente, n’oubliez pas d’aller jeter un œil au Corsair AIR 5400.

Le relevé des températures a été effectué via HWiNFO. Les autres composants ne semblent pas trop impactés, si ce n’est le processeur puisque le radiateur aspire l’air chaud en provenance du GPU. Si la chaleur était trop importante, vous avez la possibilité de mettre l’AIO en position verticale, comme nous l’avons expliqué à la page précédente. Sachez aussi que durant 10 minutes, la carte graphique est exploitée à 100 % avec une consommation presque constante de 600 W. Il s’agit d’une situation extrême qui ne se produira pas dans vos sessions gaming. De plus, comme cela doit être le cas chez vous, les températures actuelles sont très élevées, comme les 25 °C que nous avions au moment des tests dans le labo.

Le mot de la fin :

Personnellement, même si nous n’avons pas testé la version « standard » du WARTHOG, nous vous conseillons d’opter pour la série « RS » qui dispose de trois ventilateurs préinstallés : deux ventilateurs RS200 (200 mm) en façade et un ventilateur RS120 à l’arrière du boîtier. Notre seul regret est l’absence de compatibilité avec iCUE LINK. Les ventilateurs RS200 n’existent pas encore en version LINK, mais nul doute que Corsair les fera évoluer dans les semaines à venir. Et s’il fallait encore vous convaincre, à notre connaissance, les ventilateurs Corsair RS200 ne sont pas encore disponibles à la vente au détail, une raison de plus pour les acquérir via ce boîtier. L’arrivée de versions iCUE LINK sur ce modèle permettrait une gestion complète des ventilateurs via le logiciel Corsair, mais ferait, sans aucun doute, grimper le prix de ce WARTHOG.

Le boîtier, malgré son format moyen-tour, offre un volume intérieur très intéressant, qui vous permettra d’insérer sereinement votre configuration. Différentes solutions de refroidissement sont envisageables, comme nous vous l’avons expliqué à propos du positionnement du Corsair NAUTILUS 360 RS. C’est bien entendu en fonction de vos composants que vous choisirez l’une ou l’autre solution. Reste à voir si l’intégration d’une boucle custom reste envisageable, mais mon petit doigt me dit que nous vous en reparlerons très bientôt !

Le design du WARTHOG ne vous laissera pas indifférent et même si je ne suis pas un fan du côté militaire, Corsair a été suffisamment intelligent pour ne pas tomber dans le « too much ». C’est un digne successeur du C70 Vengeance, mais qui reste suffisamment sobre pour convenir à un maximum de clients potentiels. D’ailleurs, si vous optez pour la version noire, le côté militaire de la version olive sera nettement atténué. Bref, Corsair vient sûrement de faire mouche avec ce nouveau boîtier et celui-ci risque de rencontrer un succès mérité. Le panneau de contrôle en façade est, lui aussi, parfaitement réussi et Corsair n’oublie pas de proposer deux ports USB 3.1 Gen 1 Type-A.

overclocking.com Gold Award

 

L’intégration de notre configuration s’est, elle aussi, déroulée sans difficulté, malgré notre imposante RTX 5090 FE et son WireView PRO II Wired. Enfin, son tarif de 229,90 euros, même s’il s’agit d’un boîtier en acier, nous paraît cohérent avec les prestations offertes. La différence entre les deux versions est de 35 euros et se justifie totalement par la présence des trois ventilateurs RS. Encore une fois, merci à Corsair France d’avoir mis à notre disposition cet exemplaire du Corsair WARTHOG RS WX-01.

Dimensity CX C10 Max : MediaTek dévoile son SoC 3 nm pour les Googlebooks

0

MediaTek a officiellement présenté le Dimensity CX C10 Max, le nouveau processeur conçu pour accompagner la nouvelle catégorie de PC nommée Googlebooks lancée par le géant américain. Cette annonce intervient dans le cadre de la stratégie de Google visant à fusionner techniquement ChromeOS et Android. Le spécialiste taïwanais des semi-conducteurs a confirmé que ce système d’exploitation unifié, baptisé Android Tech Stack, permettra d’intégrer des composants Android directement dans ChromeOS, incluant la gestion des fenêtres et les services système. Le Dimensity CX C10 Max s’inscrit ainsi comme la réponse d’Arm à cette initiative, offrant une alternative aux puces x86 traditionnelles. MediaTek est un géant bien discret qui commence cependant à dévoiler ses ambitions. Pour ceux qui n’ont pas suivi, l’entreprise s’est associée à NVIDIA depuis quelques années et a activement participé à la naissance de la puce RTX Spark.

Mediatek
Le SoC de MediaTek est gravé en 3 nm chez TSMC (procédé N3E)

Une architecture CPU hybride et un NPU performant

Contrairement aux architectures récentes d’Android qui privilégient les cœurs de performance de deuxième génération, le Dimensity CX C10 Max adopte une configuration « All-Big-Core ». Le cœur principal est un Cortex-X925 de 2024, accompagné de trois cœurs Cortex-X4 de 2023 et de quatre cœurs Cortex-A720, également de 2023. L’ensemble du cluster CPU dispose d’un cache L3 partagé de 12 Mo et d’un cache système (SLC) de 10 Mo. La mémoire vive prend en charge le standard LPDDR5X.

Un point fort de ce processeur réside dans sa capacité à exécuter localement les fonctionnalités d’intelligence artificielle de Gemini. Pour cela, le SoC intègre le NPU 890, capable de délivrer 55 TOPS en précision INT8. Selon les données rapportées, cette performance place le Dimensity CX C10 Max au-dessus du Snapdragon X Elite (45 TOPS INT4) et de la plateforme Panther Lake d’Intel (50 TOPS INT8), bien qu’il reste légèrement en dessous du Snapdragon X2 Elite (80 TOPS INT8) et des puces Strix et Gorgon Point d’AMD (50 TOPS INT8).

Graphismes Immortalis et connectivité Wi-Fi 7

La partie graphique repose sur l’unité Immortalis-G925 MC11, issue de l’IP Arm de 2024. Le suffixe « Immortalis » indique la présence de cœurs dédiés au ray tracing matériel, une exigence imposée par Arm pour cette gamme de produits. La puce est capable d’alimenter l’écran interne du notebook ainsi que deux moniteurs externes en 4K simultanément. Le processeur intègre également le processeur d’image Imagiq 1090, optimisé pour les webcams haute résolution jusqu’à 32 mégapixels, avec prise en charge du HDR et de la stabilisation électronique d’image.

Mediatek SoC Dimensity CX C10 Max
Dimensity CX C10 Max

En termes de connectivité, la plateforme prend en charge le Wi-Fi 7 avec des débits théoriques atteignant 7,3 Gbit/s, ainsi que le Bluetooth 6.0. MediaTek prévoit une autonomie pouvant atteindre 19 heures, une estimation basée sur une configuration de référence comprenant 16 Go de RAM, d’une batterie de 60 Wh et du système d’exploitation ChromeOS R133.

Dimensity CX C10 Max : un SoC prometteur… mais pour l’instant orphelin

Si plusieurs constructeurs ont confirmé leur intérêt pour les Googlebooks, notamment Acer, Asus, Dell, HP et Lenovo, MediaTek n’a pas encore identifié de partenaires AIB spécifiques pour ce nouveau modèle. Cependant, le constructeur a indiqué que Lenovo serait le premier à intégrer le Dimensity CX C10 Max dans ses futures machines. Les informations techniques proviennent d’une communication officielle de MediaTek obtenue sous NDA, confirmant la nature de ce lancement comme une étape clé dans l’évolution des PC portables basés sur Android.

AMD dévoile une nouvelle méthode pour réduire la consommation de VRAM en ray tracing

0

AMD a récemment publié des recherches détaillant une technique innovante de ray tracing, baptisée « cage tétraédrale », conçue spécifiquement pour diminuer les coûts en mémoire et en calcul lors du rendu d’environnements animés. Cette approche vise à résoudre un défi majeur du rendu temps réel : la gestion de géométries complexes en mouvement sans surcharger la mémoire vidéo.

Le chercheur Holger Gruen, au sein d’AMD, explique que cette méthode consiste à enfermer des géométries denses dans des cages déformables. Ce mécanisme permet d’effectuer un ray tracing en temps réel sur des centaines de millions de triangles animés tout en réduisant la charge mémoire par rapport aux solutions traditionnelles.

Une démonstration impressionnante sur la RX 9070 XT

Une démonstration, rapportée par Wccftech, illustre l’efficacité de cette approche sur une carte Radeon RX 9070 XT. Dans le scénario testé, un terrain comportait 25 000 éléments de végétation, représentant environ 500 millions de triangles soumis au ray tracing par image après sélection du niveau de détail. Le rendu s’est déroulé à plus de 60 images par seconde en 1080p.

La performance du système est particulièrement notable concernant la mise à jour des structures. Grâce à cette nouvelle technique, le temps nécessaire pour les mettre à jour a été réduit à 3,3 ms. À titre de comparaison, avec une méthode plus conventionnelle, mettre à jour ces mêmes structures nécessitait plus de 300 ms pour une opération similaire. Parallèlement, la consommation de mémoire dédiée a chuté drastiquement, passant d’un pic de 80 Go à environ 1,7 Go, soit une baisse des besoins en mémoire de plus de 97 %.

Le fonctionnement repose sur une différence fondamentale avec les méthodes classiques. Le ray tracing traditionnel exige de reconstruire ou de mettre à jour continuellement les structures d’accélération BVH pour chaque objet animé indépendamment. La méthode d’AMD inverse la logique : elle anime la cage tétraédrale externe tout en gardant le maillage dense sous-jacent et sa structure BVH statiques. Les rayons sont ensuite transformés dans le référentiel d’origine lors du test d’intersection.

[affilizz-publication id= »ba8v57v »]

Limites et perspectives d’intégration

Malgré les avantages en termes de coûts matériels, il est à noter que cette technique présente certaines limites. Les cages tétraédrales offrent un contrôle moins fin des sommets, ce qui rend la méthode mieux adaptée aux environnements chargés comme l’herbe, les foules ou les personnages lointains, plutôt qu’à la déformation de maillages détaillés. La recherche, publiée sous le titre « Ray Tracing Massive Amounts of Animated Geometry », a obtenu la troisième place lors de la conférence High-Performance Graphics 2026.

Concernant l’avenir, AMD indique que des échantillons DirectX Raytracing et une bibliothèque en langage C++ sont actuellement en développement pour une intégration plus large. KitGuru s’interroge sur l’adoption future de telles techniques pour la gestion de grandes quantités de géométrie animée dans les jeux vidéo. Il est important de rappeler que ces informations sont rapportées et que l’intégration dans les pilotes grand public reste à confirmer.

Le bêta-test de World of Warcraft: Forever enregistre des chiffres inédits chez Blizzard

0

Le lancement du bêta-test de World of Warcraft: Forever a démontré un engouement sans précédent pour ce nouveau projet. Développé par l’équipe dédiée à World of Warcraft Classic, ce MMORPG « Classic Plus » plonge les joueurs dans l’univers de la première année du jeu original. Bien que la sortie officielle soit prévue pour le 4 novembre, la phase de test ouverte cette semaine a immédiatement attiré une foule massive d’adeptes.

Cette affluence a rapidement mis à rude épreuve les infrastructures techniques. De nombreux joueurs se sont heurtés à des déconnexions fréquentes et à des latences extrêmes, rendant difficile l’exécution d’actions de base comme le looting ou l’acceptation de quêtes. Malgré ces difficultés initiales, l’intérêt pour le titre reste extrêmement élevé, surpassant même les attentes liées au lancement de la version Classic.

Des chiffres historiques selon les développeurs

Josh Greenfield, développeur senior de World of Warcraft Classic, a partagé ses impressions sur les réseaux sociaux après avoir passé une nuit difficile à surveiller les serveurs. Il a exprimé son excitation face à l’ampleur du phénomène. Selon ses propres mots, le bêta-test affiche « les chiffres les plus fous que j’aie jamais vus en 17 ans chez Blizzard et presque huit ans sur la version Classic ».

Ces données suggèrent un intérêt significatif pour Forever, qui dépasse largement celui observé lors du lancement précédent de World of Warcraft Classic. Greenfield, qui a connu les files d’attente brutales des débuts du jeu en 2004 et 2005, a reconnu que ce nouveau projet réveille ces souvenirs tout en offrant une expérience moderne.

Vous voulez voir cette bêta sous toutes les coutures ? Profitez de la vidéo de Sam Vostok ici : 

Une infrastructure en cours d’optimisation

Tom Ellis, producteur senior du jeu, est également intervenu pour expliquer les problèmes techniques rencontrés par les joueurs. Il a clarifié que le bêta-test s’est déroulé sur un environnement de test (PTR) et non sur une infrastructure de production complète. Cette différence d’architecture explique les instabilités observées lors des premières heures du test.

Ellis a admis que les bêta-tests de World of Warcraft ne sont généralement pas aussi massifs que celui-ci, ce qui a contribué à la saturation des serveurs. Cependant, l’équipe de développement a rapidement réagi pour résoudre les blocages. Tom Ellis a confirmé que le bêta-test a été remis en ligne et fonctionne désormais de manière fluide pour les premières heures du test public.

Les joueurs qui ont pu accéder au jeu ont pu apprécier les améliorations visuelles, notamment l’éclairage renforcé, ainsi que les nouveaux effets sonores. Pour les anciens joueurs, l’expérience constitue un voyage nostalgique, tandis que les nouveaux venus découvrent un univers réinventé avec des performances nettement améliorées par rapport aux versions précédentes.

Les puces GDDR7 de 4 Go et 6 Go pourraient booster la prochaine génération de cartes Nvidia

0

Le paysage de la mémoire vidéo est sur le point d’évoluer, avec des rumeurs évoquant l’arrivée de puces GDDR7 aux densités inédites. Selon des informations rapportées par certains médias, les fabricants de mémoire envisagent de commercialiser des puces de 4 Go et 6 Go d’ici 2027 ou 2028. Ces composants pourraient servir de base aux futures cartes graphiques, offrant des capacités totales bien supérieures à celles observées actuellement.

GDDR7 memory leak.

Il est important de noter que ces données proviennent d’une fuite attribuée à un leaker connu sous le nom de Golden Pig, actif sur la plateforme Weibo. Selon ses informations, la puce de 4 Go représenterait une augmentation de densité de 100 % par rapport aux standards actuels, tandis que la version de 6 Go offrirait une hausse de 200 %. À titre de comparaison, les puces de 2 Go constituent actuellement le standard pour la majorité des RTX 50 de bureau de Nvidia et sont utilisées aussi bien sur les modèles grand public que sur une partie de la gamme mobile.

Une augmentation massive de la capacité mémoire potentielle… mais à quel prix ?

Actuellement, des puces GDDR7 de 3 Go sont déjà disponibles sur le marché. Elles équipent principalement les cartes professionnelles RTX Pro ainsi que les modèles haut de gamme pour ordinateur portable, comme la RTX 5090 et la RTX 5070. Ces configurations utilisent cette densité accrue pour maximiser la capacité mémoire dans un espace PCB limité. Bien qu’une mise à jour de la série RTX 50 Super ait été anticipée avec ces puces de 3 Go, les pénuries de mémoire en cours semblent avoir freiné ce projet.

Si cette information s’avère exacte, Nvidia pourrait potentiellement offrir deux ou trois fois plus de mémoire vidéo par rapport aux modèles existants. L’avantage technique majeur réside dans la possibilité d’intégrer ces nouvelles puces sans nécessiter de refonte complète du circuit imprimé. Par exemple, une carte RTX 5080 Super dotée de 32 Go de VRAM pourrait devenir un produit extrêmement populaire. Toutefois, compte tenu des coûts exorbitants de la mémoire actuelle, le modèle le plus susceptible de bénéficier d’une mise à niveau vers la puce de 6 Go serait la carte professionnelle RTX Pro 6000, dont la capacité pourrait atteindre 192 Go.

Limites techniques et calendrier de sortie

La fuite ne précise pas si ces nouvelles puces offriront également une augmentation de la vitesse de transfert. Actuellement, les puces de 2 Go et 3 Go GDDR7 sur les cartes GeForce affichent des débits allant de 28 Go/s à 30 Go/s, ce qui génère une bande passante mémoire de 1,79 To/s. Même une légère amélioration de la vitesse par puce pourrait se révéler significative sur des cartes équipées d’un bus large de 512 bits.

Néanmoins, il convient de modérer les attentes. Nvidia semble envisager de réserver ces puces innovantes à sa prochaine génération de cartes GeForce RTX 60, dont la sortie est elle-même attendue en 2028. Cette stratégie permettrait à la marque de mettre en avant des augmentations massives de la VRAM par rapport à la série RTX 50, sans avoir à gérer des câblages PCB complexes. AMD pourrait également tirer parti de ces composants pour ses futures cartes graphiques basées sur l’architecture RDNA 5.

Enfin, la faisabilité de ces projets reste conditionnée par la résorption des pénuries de mémoire. Si la situation ne s’améliore pas d’ici 2028, le coût de revient pourrait rendre ces configurations prohibitives pour les consommateurs. L’espoir demeure que le marché se stabilise suffisamment pour permettre le lancement de ce nouveau matériel.

De la GDDR7 pour les futures cartes AMD ?

Pour faire simple, les futures générations de cartes graphiques d’AMD devraient utiliser de la mémoire GDDR7. Jusqu’à présent, les rouges exploitent de la GDDR6, notamment sur leurs RX 9000. Cela n’a pas que des désavantages puisque les cartes restent moins sensibles aux hausses de prix que les RTX 50 de NVIDIA. Mais il arrive un moment où il faut passer à la suite, notamment pour profiter des gains de bande passante mémoire grâce à des fréquences de fonctionnement plus élevées. Dans tous les cas, la pile logicielle côté Linux se prépare à cela !

Le pilote Linux d’AMD se prépare à reconnaître la GDDR7 côté RADEON ! 

RDNA 5 : nouvelle VRAM ! 

AMD GDDR7 RDNA 5

Pour la faire courte, les rouges sont en train de préparer leur partie logicielle pour accueillir leur future génération de cartes graphiques. Là, on parle de l’écosystème Linux avec l’ajout du nom de la GDDR7. On peut le voir, la mémoire figure bien aux côtés de la LPDDR4, LPDDR5, HBM3E, HBM4 dans l’identifiant amdgpu_vram_names.

Mais l’ajout de ce nom n’est pas la seule nouveauté : l’IH 8.0 et le NBIF 7.10 correspondent respectivement à une nouvelle révision du bloc Interrupt Handler et une nouvelle version du New Bus Interface. Enfin, d’autres éléments ont déjà été ajoutés à la pile logicielle Linux comme le Display Core Next 6.

[affilizz-publication id= »mmz4gxg »]

Une norme mémoire encore non confirmée :

Même si on se doute que la future génération de cartes graphiques des rouges utilisera cette nouvelle norme mémoire, la chose n’a pas encore été confirmée officiellement par AMD. Par ailleurs, cette modification dans le pilote Linux tend à confirmer cette tendance. De plus, cela ne signifie pas que RDNA arrivera prochainement, d’autant plus que les problèmes autour du marché de la mémoire perturbent le lancement des nouveaux produits. Par exemple, la future génération de cartes GeForce n’est pas attendue avant 2028… C’est également le cas des cartes AMD…

Ryzen 7 9800X3D : des contrefaçons vendues chez Walmart !

Le sujet des contrefaçons a longuement été traité sur le site… D’ailleurs, les faussaires utilisent des méthodes de plus en plus rusées pour tromper les consommateurs, comme les auteurs de ces faux SSD Samsung par exemple. Néanmoins, nous étions tentés de nous dire que passer par des boutiques physiques permettrait d’éviter les contrefaçons, eh bien non ! Un client de Walmart acquiert donc un Ryzen 7 9800X3D qui s’est révélé être factice. Pire encore, la boutique refuse de rembourser le client.

Un Ryzen 7 9800X3D frauduleux acheté chez Walmart ? 

Un client qui ne sera pas remboursé :

Ryzen 7 9800X3D contrefaçon

Dans les grandes lignes, le client souhaitait assembler une machine de jeu performante. Pour cela, il opte pour un processeur X3D d’AMD, un 9800X3D, un modèle bien connu puisqu’il s’agit du digne successeur du Ryzen 7 7800X3D. Cependant, après avoir payé et installé le CPU dans sa carte mère, il s’avère que le PC ne démarre pas et c’est là que les choses partent en sucette. Une fois au magasin pour se faire rembourser, le service client lui dit que le numéro de série du processeur et celui inscrit sur la boîte ne correspondent pas. Par conséquent, c’est « niet ».

Quelques différences avec les modèles originaux :

[affilizz-publication id= »km78gi9″]

Malgré tout, par rapport au modèle original, quelques petites subtilités persistent, notamment au niveau des marquages sur l’IHS. Ces derniers ne sont clairement pas bien positionnés et sont légèrement trop bas et trop à droite. Ensuite, la couleur du PCB ne va clairement pas puisqu’il est bleu sur le modèle contrefait alors qu’il est vert sur les modèles originaux. Enfin, le positionnement des condensateurs et des pastilles autour de l’IHS ne va clairement pas.

Malheureusement, pour Wallmart, rembourser le client, c’est aussi prendre le risque de se faire escroquer. Rien ne prouve à l’enseigne qu’il ne s’agit pas d’une tentative d’arnaque de la part du client qui aurait remplacé le vrai CPU par un faux. Et là, à moins de filmer toute l’opération d’achat, de retour à la maison, de déballage et de retour pour un remboursement, c’est difficile à prouver.

ASUS : 1 100 $ d’économie, une carte mère neuve et du scotch

Pour cet utilisateur, c’est la galère avec son laptop ROG Strix G16 de 2023. En effet, ce dernier souffre d’un problème de conception qui a entraîné la mort de la carte mère du PC à la suite d’un court-circuit. Après avoir bataillé avec un SAV qui lui réclamait 1 100 $, ASUS lui vient en aide en fournissant une carte mère neuve. Quant à la correction du défaut ayant entraîné la panne : un simple bout de scotch noir. Comme quoi, il ne faut pas chercher plus loin…

ASUS : une carte mère de laptop à 1 100 $ réparée à coups de scotch…

Le propriétaire a quand même galéré… 

ASUS carte mère scotch

Bon, dans l’histoire, le propriétaire du laptop a donc déposé sa machine dans un SAV non-ASUS, car sa carte mère grillait à cause d’un court-circuit. Sur cette version de la machine, une vis de maintien du bloc ventilateur entre en contact avec la carte mère, ce qui peut provoquer des courts-circuits et tuer le système. Dans son cas, il fallait procéder à un changement de la carte mère, mais la facture annoncée donne des sueurs froides : 1 100 $ !

Malgré le montant, le propriétaire ne se décourage pas et ASUS lui vient finalement en aide après qu’il a accumulé des preuves comme quoi la machine souffrait d’un défaut de conception. De plus, il a fallu une bonne semaine pour convaincre la société de fournir le service gratuitement. Finalement, l’entreprise est-elle si généreuse que ça ? Telle est la question. Mais le plus important, c’est qu’il a pu retrouver une machine fonctionnelle et une carte mère neuve fournie par la marque.

[affilizz-publication id= »ejr6mpv »]

Du scotch pour éviter que le problème ne se reproduise :

Du coup, il a reçu une carte mère neuve et cette dernière présente un correctif de fortune. Quand on dit « de fortune », le mot est bien choisi puisqu’un simple morceau de scotch noir est appliqué sur la carte pour éviter un nouveau cours-circuit… Et ce n’est même pas du Kapton, juste un bête morceau de chatterton. M’enfin, si sa machine peut tenir encore quelques années avec ça, c’est toujours ça de pris.

CXMT explorerait des pistes pour produire de la NAND !

CXMT est l’un des géants chinois dans la production de mémoire. Cependant, l’entreprise est actuellement spécialisée dans la DRAM tandis que YMTC, une autre entreprise, est davantage tournée vers la NAND, la mémoire des SSD. Quoi qu’il en soit, la nouvelle du jour concerne une potentielle diversification de CXMT qui envisagerait des pistes pour entrer sur le secteur de la NAND. Attention cependant, ce sont des « on-dit » pour l’instant.

CXMT dans la mémoire NAND ? 

Vers la création d’un centre de recherche spécialisé dans la NAND à Beijing ? 

CXMT

Pour l’heure, ce ne sont que des rumeurs, mais il semblerait que CXMT ait pour volonté de diversifier son activité dans la mémoire NAND. Bien entendu, tout cela ne se ferait pas du jour au lendemain et il s’agirait d’un parcours semé d’embûches puisque cela nécessite de gros investissements. Mais pour ce qui est de l’argent, l’entreprise a les moyens, il n’y a qu’à voir sa croissance et son chiffre d’affaires. C’est dans ce contexte de bonne santé économique que la société souhaiterait diversifier son offre. Pour cela, le rapport indique que l’ouverture d’une ligne de recherche et développement dans son usine près de Beijing serait en projet. Cette ligne se concentrerait justement sur le développement de la mémoire NAND.

Mais rien n’est fait :

[affilizz-publication id= »qbzreds »]

Ce n’est pas parce que les choses sont à l’étude que le projet verra forcément le jour. Déjà, cela implique l’ouverture de lignes de production spécialisées ainsi que la mise au point de procédés de fabrication spécifiques. Ensuite, il faudra s’assurer que les rendements de production sont bons pour tirer les prix vers le bas afin d’assurer une bonne rentabilité de l’opération. La mémoire devra se montrer performante et endurante tandis que la production devra être concurrentielle. N’oublions pas qu’en face, nous avons des acteurs comme Samsung, SK hynix ou encore Micron. À une échelle plus locale, YMTC est déjà présent et la mémoire de ce dernier commence déjà à se retrouver dans certains laptops.

Bref, entrer sur un marché tel que celui-ci n’est pas aussi simple que de proposer des boîtiers PC.

Les Ryzen 5 5500F et Ryzen 5 7500 arrivent sur Amazon US !

AMD lance ses CPU Ryzen 5 7500 et Ryzen 5 5500F, les deux se retrouvant actuellement en vente chez Amazon US. Concrètement, si ces CPU se placent dans des segments de prix plutôt abordables, Amazon n’hésite pas à les afficher 20 $ au-dessus de leur MSRP. Concrètement, ils sont vendus respectivement à 210 $ et 120 $, ce qui leur fait perdre un peu d’intérêt.

Ryzen 5 5500F et Ryzen 5 7500 : des CPU vendus 20 $ au-dessus de leur MSRP sur Amazon US ! 

Le Ryzen 5 5500F :

Ryzen 5500-5600-5700X

Pour résumer, le 5500F est une référence à destination des plateformes AM4. Son rôle est de compléter l’offre des processeurs sur ce socket qui supporte encore la mémoire en DDR4. Pour rappel, l’AM5 est uniquement compatible avec la DDR5 et quand on voit le prix d’un kit de 32 Go de RAM dans cette norme, on se dit que l’AM4 a encore quelques beaux jours devant lui.

Bref, le CPU se base sur un die Vermeer, ce qui signifie que le PCIe 4.0 est supporté. Avec ceci, on peut compter sur la présence de six cœurs et douze threads basés sur l’architecture Zen 3. Enfin, la fréquence atteint les 4,4 GHz tandis que l’enveloppe thermique est de 65 W.

Le Ryzen 5 7500, un 7500F avec un iGPU :

Avec le 7500, AMD nous propose un CPU dont la configuration est similaire à celle du Ryzen 5 7500F. Dès lors, nous retrouvons un modèle équipé de six cœurs et douze threads en Zen 4. Le support de la DDR5 est forcément de la partie tandis que le PCIe 5.0 est aussi supporté. La fréquence atteint les 5 GHz en boost, le tout avec une enveloppe thermique de 65 W.

Les prix :

[affilizz-publication id= »klqh1za »]

Amazon US liste donc ces processeurs à des prix de 120 $ pour le 5500F contre 210 $ pour le 7500. Ces derniers se placent 20 $ au-dessus du MSRP de 99 $ et 189 $. En France, le 5500F s’affiche chez Amazon France à un tarif de 126,87 €, mais il s’agit là d’un revendeur tiers.