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En 2012, Corsair a lancé un boîtier sur le thème militaire baptisé C70 Vengeance. Ce boîtier, qui ressemblait à un conteneur de munitions, a remporté de nombreux prix pour son intérieur spacieux, son ingénierie intelligente, sa construction robuste et son esthétique unique. Depuis lors, Corsair a été submergé de demandes visant à rééditer le C70 pour les configurations modernes, et c’est exactement ce que la marque vient de faire avec ce Corsair WARTHOG. Si l’on cherche la signification de « WARTHOG » (phacochère en anglais), on pense directement au célèbre surnom du Fairchild Republic A-10 Thunderbolt II, un avion militaire américain conçu pour l’appui aérien rapproché et la destruction de blindés. Nous sommes bien dans l’esprit revendiqué par ce boîtier Corsair.
Dévoilé à l’occasion de l’édition 2026 du Computex, ce nouveau venu s’inspire donc du célèbre C70 Vengeance, remis au goût du jour avec toute la flexibilité et les fonctionnalités facilitant le montage que l’on attend d’un boîtier moderne. Il s’agit donc d’un boîtier au format moyen-tour bénéficiant d’une structure en acier.
Merci à Corsair pour cet exemplaire du Corsair WARTHOG RS WX-01.
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Le choix d’un boîtier est un élément essentiel lorsque vous désirez concevoir votre nouvelle configuration. En fonction des éléments que vous souhaitez incorporer, vous devrez être attentif aux dimensions de celui-ci afin de vous assurer que chaque composant y trouve sa place, surtout si vous désirez concevoir une boucle de refroidissement liquide custom. Ici, en termes de refroidissement, nous y insérerons un exemplaire du Corsair AIO NAUTILUS 360 RS pour tenir au frais notre AMD Ryzen 9 9950X3D.
Mais de notre côté, lorsqu’une marque nous propose un exemplaire, surtout lorsqu’il s’agit d’un boîtier, nous avons souvent l’opportunité de choisir la couleur et la version. Si nous n’avions aucun doute concernant la version, la « RS », le choix de la couleur fut moins évident. Nous avons finalement opté pour la couleur « olive », propre à ce boîtier WARTHOG.
Le Corsair WARTHOG :
Notre exemplaire du Corsair WARTHOG RS WX-01 nous a été livré dans une boîte en carton reprenant la mention de la série à l’extérieur. Il était parfaitement protégé par plusieurs blocs de mousse et un film plastique afin d’éviter toute griffe durant le transport. Sur la partie supérieure se trouvait un carton contenant les accessoires. Que dissimule-t-il ? Une boîte de visserie, des accessoires pour le câble management, des colliers de serrage ainsi qu’une étiquette « Remove Before Build » (retirer avant le montage) rendant hommage aux étiquettes « Remove Before Flight » (retirer avant le décollage) que l’on trouve sur les équipements critiques des avions de chasse.
Le Corsair WARTHOG se décline en deux couleurs : olive (WX-01) et noir (WX-02). Il existe aussi, comme cela semble devenir habituel chez Corsair, deux versions différentes au catalogue. La première version est, dirons-nous, celle « standard », qui arrive sans aucun ventilateur préinstallé et qui sera tarifée à 194,90 euros. La seconde version, la WARTHOG RS, se voit dotée de deux ventilateurs RS200 (200 mm) en façade et d’un ventilateur RS120 à l’arrière du boîtier. Afin de rester dans l’esprit de cette série, ils sont bien entendu dépourvus de rétroéclairage RGB. Le tarif de ce modèle est de 229,90 euros.
Le ventilateur RS200 est le nouveau ventilateur de 200 mm de Corsair fourni avec les boîtiers PC WARTHOG RS et FRAME 5000D WOOD RS. Il s’agit du premier ventilateur de 200 mm fourni avec des boîtiers Corsair depuis le modèle Graphite 600T, lancé en 2010.
Ce nouveau venu, au sein de la gamme Corsair, est un boîtier en acier épais, au format moyen tour haut de gamme et bénéficiant d’un style à part entière. Il peut aussi bien accueillir des cartes mères au format Mini-ITX qu’au format E-ATX, mais ce n’est pas tout. Il est également compatible avec les cartes mères ASUS BTF, MSI Project Zero et Gigabyte Project Stealth. Concernant ses dimensions, elles sont de 534 (h) × 546 (L) × 284 (l) mm et le boîtier pèse 12,4 kg.
Le tour du Corsair WARTHOG RS :
La face avant :
Comme vous pouvez le constater, l’exemplaire que nous avons réceptionné est de couleur olive et fait partie de la série « RS », c’est-à-dire doté de deux ventilateurs RS200 (200 mm) en façade et d’un ventilateur RS120 à l’arrière du boîtier. La référence WX-01 écrite en blanc sur la face avant fait référence à la couleur olive du boîtier. La version noire aura comme référence WX-02.
Débutons avec la face avant, qui nous met directement face au style bien trempé de ce boîtier WARTHOG. La face avant, en acier, bénéficie de nombreuses découpes dans lesquelles est inséré un grillage noir reprenant le motif « 3D-Y ». Selon Corsair, il permet une circulation d’air jusqu’à 12,7 % supérieure à celle des découpes plates standard, offrant d’excellentes performances de refroidissement. C’est d’ailleurs, hormis sur l’une des faces latérales, la finition que nous retrouverons aussi sur la partie haute du boîtier.
Le choix de la part de Corsair de ne pas avoir peint la visserie dans la même couleur que notre boîtier renforce l’esprit « militaire » du WARTHOG. Comme vous pouvez vous en douter, cette face avant dissimule les deux ventilateurs Corsair RS200. Afin d’y avoir accès, il suffit d’ouvrir la partie avant via l’élément rouge qui n’est autre qu’un morceau de caoutchouc offrant plus de confort que le métal brut.
Corsair a prévu un filtre aimanté afin d’éviter que les poussières aspirées n’entrent à l’intérieur du boîtier. Les deux ventilateurs en façade mesurent 200 × 200 × 30 mm. Leur vitesse maximale est de 1 000 tr/min, pour un débit d’air de 135 CFM, une pression statique de 1,5 mmH₂O et un niveau sonore maximal de 36,5 dBA. Le ventilateur RS200 est doté d’une pale aérodynamique spécialisée à sept ailettes et d’une aube de stator à neuf ailettes, conçues pour la technologie Corsair AirGuide, qui génère un flux d’air ciblé pour des performances de refroidissement optimales. Il est équipé de connecteurs PWM interconnectables compatibles avec les ports PWM à quatre broches des cartes mères, permettant la transmission des données du tachymètre et le contrôle PWM.
Si vous optez pour la version standard du WARTHOG, vous aurez la possibilité de mettre en façade, soit trois ventilateurs de 120 mm, soit trois ventilateurs de 140 mm, soit deux ventilateurs de 200 mm. Dans la partie basse de la face avant se trouve une série de boutons dans un esprit d’avion de chasse. Les boutons situés à l’avant du châssis sont protégés par des capuchons métalliques afin d’éviter toute activation accidentelle. Vous aurez la possibilité d’insérer dans le port USB-C une étiquette « Remove Before Build » (retirer avant le montage) rendant hommage aux étiquettes « Remove Before Flight » (retirer avant le décollage) que l’on trouve sur les équipements critiques des avions de chasse.
De gauche à droite, nous avons une prise casque, un port USB 3.2 Gen 2×2 Type-C (20 Gbps), un bouton de mise sous tension, un bouton de réinitialisation, un bouton pour la lumière arrière et deux ports USB 3.1 Gen 1 Type-A. Comme à l’intérieur de certains cockpits d’avion, il faudra soulever la protection du bouton de réinitialisation afin de pouvoir l’utiliser. Le bouton qui porte la mention « Light » permet d’activer un éclairage à l’arrière du boîtier afin d’illuminer les sorties de votre carte mère et de faciliter le branchement des câbles et des composants, sans devoir tâtonner.
La face latérale vitrée :
Comme nous le laissions sous-entendre dans l’introduction, ce boîtier WARTHOG est à des années-lumière des boîtiers de style aquarium, c’est d’ailleurs ici plutôt le contraire. Si la face latérale dispose de quelques découpes dans lesquelles est inséré du verre trempé, vous n’aurez pas une visibilité complète sur vos composants. On retrouve la même mention que sur la face avant, WX-01 ainsi qu’une seconde, SRYC PNL qui semble venir aussi des termes militaires.
Pas besoin d’outils pour retirer la face latérale. Il suffit de la déclipser par le haut et ensuite de simplement la soulever pour la retirer. Nous verrons l’intérieur en détail à la page suivante. Comme vous l’avez constaté, on retrouve deux poignées sur le dessus qui vous permettront de déplacer facilement le boîtier, sachant que celui-ci pèse déjà plus de 12 kg à vide.
Les pieds qui permettent de surélever le WARTHOG sont dans le même esprit que les deux poignées et ont une hauteur de 55 mm, ce qui permettra à l’air de circuler aisément sous le boîtier. La base dispose d’un filtre accessible par le dessous du boîtier. Il peut être enlevé complètement afin d’être nettoyé. Son rôle est d’éviter que de la poussière n’entre dans votre alimentation, qui se situera en position basse dans ce boîtier.
L’arrière du WARTHOG :
Sur la face arrière, on identifie facilement l’emplacement du ventilateur RS120. Rappelons que notre Corsair WARTHOG en est équipé puisque nous avons reçu une version RS. On retrouve le maillage propre à Corsair en forme de Y. L’entraxe vous permettra d’opter pour un ventilateur de 140 mm si vous le désirez. La lumière dont nous vous parlions, destinée à faciliter l’accès à la connectique arrière de votre carte mère, se trouve juste à gauche.
Les emplacements PCI sont au nombre de sept et nous pouvons déjà conclure qu’il ne sera pas possible de venir placer notre carte graphique verticalement. Corsair offre une sécurité supplémentaire pour les PCIe puisque vous devrez d’abord enlever, via les deux vis, la protection permettant d’avoir accès aux emplacements PCIe.
C’est le même principe pour l’emplacement de l’alimentation : Corsair dote son WARTHOG de deux vis de verrouillage facilitant la mise en place de votre alimentation. Plus besoin de chercher après des vis, elles sont déjà intégrées. La longueur maximale de l’alimentation est de 200 mm. Les plus attentifs auront remarqué le cache « XENEON EDGE » qui vous permettra d’y passer le câble de l’écran tactile LCD XENEON EDGE si vous le possédez.
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La seconde face latérale :
Ici, une seule ouverture verticale. Vous l’aurez compris, le WARTHOG vous permet de placer verticalement soit des ventilateurs, soit un radiateur dans le fond de votre boîtier. Il bénéficie d’un filtre antipoussière sur toute sa hauteur.
Le Corsair WARTHOG est conçu pour faciliter l’assemblage, avec de nombreux emplacements pour attacher les câbles. Au niveau des disques de stockage, il pourra accueillir un disque dur de 3,5 pouces et deux SSD de 2,5 pouces. Même si l’on peut voir la présence d’un emplacement afin d’ajouter un ou deux modules iCUE Link, les trois ventilateurs présents dans le modèle RS ne sont pas compatibles.
Grâce aux deux attaches autoagrippantes présentes d’origine et à celles disponibles dans la boîte d’accessoires, vous pourrez garder votre configuration propre et ordonnée. L’idée sera ainsi d’avoir un cable management le plus propre possible. Le petit point négatif est le câblage des trois ventilateurs déjà présents puisqu’il s’agit de ventilateurs standard et non iCUE Link.
On peut voir dans la partie basse l’emplacement pour l’alimentation qui pourra avoir une longueur maximale de 200 mm.
L’intérieur du Corsair WARTHOG RS :
Ce nouveau boîtier Corsair est compatible avec les cartes mères au format ATX, Micro-ATX et Mini-ITX. Les découpes présentes dans le support de la carte mère le rendent aussi compatible avec les cartes disposant des connecteurs sur l’arrière du PCB, c’est-à-dire les modèles ASUS BTF, MSI Project Zero et Gigabyte Project Stealth. Corsair a prévu un support ajustable pour maintenir votre carte graphique et éviter que celle-ci ne se torde sous son poids. La longueur maximale supportée pour le GPU est de 400 mm avec les deux ventilateurs de 200 mm installés.
Le plateau chargé d’accueillir votre carte mère est de type « pegboard ». Tous les petits carrés offrent des points de fixation personnalisables pour les sangles et les boucles que vous retrouverez au sein de la boîte d’accessoires. Le large espace à l’arrière de ce plateau facilite encore davantage la gestion des câbles.
La vue de l’intérieur nous permet de bien identifier les trois ventilateurs préinstallés sur la version RS. Les ventilateurs sont préinstallés afin d’assurer un refroidissement continu de l’intérieur. Comme nous l’avons déjà signalé, la face avant, le fond du boîtier et la partie supérieure peuvent aussi accueillir des radiateurs de 240, 280 ou 360 mm. Nous y reviendrons en détail lors de l’installation de notre configuration.
Le cache en acier qui recouvrira l’alimentation est totalement perforé et reprend le maillage en Y propre à Corsair. Vous avez la possibilité de venir mettre sur ce cache d’alimentation deux ventilateurs de 120 mm.
La partie basse et la partie haute :
Si nous avons déjà parlé de la partie basse, sachez que les pieds sont équipés d’un large patin en caoutchouc. La hauteur des pieds de 55 mm s’explique par le fait que les câbles passent sous le boîtier. Même si ce n’était pas visible directement, on aurait pu souhaiter une meilleure finition avec, pourquoi pas, un cache amovible ou tout au moins une gaine.
La partie haute reprend un design assez similaire à la face avant avec trois ouvertures. Celle-ci peut se démonter en dévissant les deux écrous situés à l’arrière du boîtier afin de faciliter l’intégration d’un radiateur ou de ventilateurs dans la partie haute du Corsair WARTHOG.
Maintenant que le tour du propriétaire est terminé, commençons l’installation de notre configuration au sein de ce Corsair WARTHOG RS.
[nextpage title= »L’installation des composants : »]
C’est parti pour installer les différents composants au sein de ce Corsair WARTHOG RS. Nous tenterons de vous détailler correctement les différentes étapes de l’installation. Comme vous avez pu le voir dans le descriptif du boîtier, nous allons retirer les deux panneaux latéraux ainsi que la plaque supérieure afin de pouvoir installer les composants dans les meilleures conditions.
La carte mère et le processeur :
Si vous avez été attentif durant les premières pages de notre article, vous savez que notre Corsair WARTHOG, dans sa version « RS », dispose déjà de trois ventilateurs préinstallés : deux ventilateurs RS200 (200 mm) en façade et un ventilateur RS120 à l’arrière du boîtier. Il ne nous semble pas du tout nécessaire de devoir ajouter d’autres ventilateurs au sein du boîtier, sachant que notre AIO disposera lui aussi de trois ventilateurs.
Pour des questions de facilité, puisqu’un OS est déjà installé, nous allons utiliser notre carte mère ROG Crosshair X870E APEX ainsi que notre processeur AMD Ryzen 9 9950X3D. La première étape va consister à installer le système de fixation autour du socket afin d’accueillir le waterblock du Corsair AIO NAUTILUS 360 RS. L’installation est très simple grâce à la notice disponible en ligne.
Nous allons commencer par retirer les supports de notre carte mère et utiliser les pas de vis pour venir y fixer les quatre entretoises AMD AM5/AM4 fournies. Comme vous le voyez, notre processeur est déjà installé dans le socket AM5. Peu de risques de vous tromper grâce aux détrompeurs du socket. Maintenant que le système de fixation est opérationnel et notre processeur installé, nous pouvons insérer notre ROG Crosshair X870E APEX au sein du boîtier. Pour la fixer, nous utilisons les vis présentes dans la boîte d’accessoires.
Le SSD que nous utiliserons pour le stockage et qui va venir prendre place sur notre carte mère est le Corsair MP700 PRO 2 TB, que nous avions eu l’occasion de tester. Tant que nous y sommes, nous en profitons pour connecter les câbles à notre disposition.
Le Corsair NAUTILUS 360 RS :
On poursuit l’installation avec le système de refroidissement liquide de type AIO, le Corsair NAUTILUS 360 RS. Une question se pose ici : où l’installer ? En effet, nous avons deux possibilités offertes au sein du WARTHOG RS et vous allez voir que derrière cela se cache une vraie réflexion sur la circulation de l’air au sein du boîtier.
Un élément essentiel à prendre en compte dans notre installation est la carte graphique. Il s’agit d’une NVIDIA RTX 5090 Founders Edition. Son système de refroidissement particulier devra être pris en compte dans notre choix final. De plus, vu la configuration installée, la définition envisagée est bien entendu le 2160p. C’est donc la carte graphique qui sera principalement sollicitée et donc le point chaud de notre PC.
Première possibilité :
La première solution est de placer notre NAUTILUS verticalement, à droite de la carte mère. Même s’il est préférable de positionner les tuyaux vers le bas, vous pouvez opter, comme nous, pour une position haute. Afin que les trois ventilateurs n’aspirent pas directement l’air frais apporté de l’extérieur par les deux RS200, nous allons inverser les ventilateurs du NAUTILUS. L’idée va donc être d’aspirer directement de l’air frais à l’extérieur du boîtier afin d’offrir les meilleures performances de refroidissement pour notre processeur.
Comme vous pouvez le voir sur la photo de gauche, les ventilateurs aspirent l’air depuis l’extérieur du boîtier. Le ventilateur RS120 placé à l’arrière s’occupera d’expulser l’air chaud à l’extérieur du WARTHOG. Vous avez la possibilité d’ajouter un ou deux ventilateurs dans la partie haute pour optimiser l’évacuation de l’air même si cela n’est pas nécessaire.
Seconde possibilité :
La seconde solution consiste à venir le placer au sommet du boîtier. Ce choix est assez logique, puisque les deux ventilateurs RS200 en façade amèneront de l’air frais et les trois ventilateurs, placés sur notre NAUTILUS, expulseront l’air à travers le radiateur. Le seul inconvénient est que l’air chaud à l’intérieur du boîtier va traverser le radiateur du NAUTILUS et donc offrir des performances de refroidissement légèrement moins bonnes à notre processeur.
Dans cette position, on imagine mettre notre ventilateur RS120 en mode « intake », c’est-à-dire inversé. L’avantage sera ainsi d’offrir de l’air frais extérieur à l’AIO et aux VRM de la carte mère. Maintenant, esthétiquement, si vous n’avez pas un modèle inversé, c’est un peu moins joli.
Troisième possibilité :
Il est aussi envisageable de mettre les ventilateurs de notre NAUTILUS en mode « intake ». Le principe de la circulation de l’air va donc être différent. Les ventilateurs vont aspirer de l’air frais par la partie haute du boîtier et le faire entrer à l’intérieur de celui-ci. C’est donc uniquement notre RS120 qui sera chargé d’évacuer l’air chaud hors du boîtier.
L’air frais extérieur arrive par l’intermédiaire des deux RS200 et des trois ventilateurs de notre Corsair NAUTILUS 360 RS. Reste à voir si ce cas de figure ne va pas venir perturber le refroidissement de notre NVIDIA RTX 5090 Founders Edition.
Bon, après réflexion, nous avons décidé d’opter pour la seconde possibilité. Le radiateur vient se placer en position haute et les ventilateurs aspirent l’air intérieur du boîtier pour le rejeter à l’extérieur tout en refroidissant le liquide au sein de la boucle de refroidissement. Comme nous l’avons dit, c’est la carte graphique qui sera le point chaud et pas le processeur pour du gaming.
On peut voir l’emplacement du rail à déplacer si des ventilateurs de 140 mm sont utilisés avec, par exemple, un AIO de 280 mm. Les tuyaux du Corsair NAUTILUS 360 RS sont assez souples afin de pouvoir faire une belle courbe lorsque le waterblock est inséré sur votre processeur. Connectez déjà les ventilateurs ensemble avant de placer le radiateur, ce sera plus simple pour la suite.
Les ventilateurs du radiateur sont connectés sur le CPU_FAN de la carte mère et seront ainsi paramétrables via le BIOS de notre ROG Crosshair X870E APEX. Nous avons retourné le ventilateur RS120 afin qu’il apporte de l’air frais extérieur à l’AIO et aux VRM de la carte mère. L’idée est qu’il apporte un petit vent d’air frais sans venir perturber le flux en provenance de nos deux RS200.
Le positionnement de la NVIDIA RTX 5090 FE :
Parfois, la question du positionnement de la carte graphique peut se poser : « Est-ce que nous la plaçons horizontalement ou verticalement ? » Ici, avec notre WARTHOG, la question ne se posera pas, puisque la seule position possible est horizontale : le boîtier ne permet pas une fixation verticale.
Rappelons que notre boîtier bénéficie d’un support ajustable pour maintenir votre carte graphique et éviter que celle-ci ne se torde sous son poids. La longueur maximale supportée pour le GPU est de 400 mm avec les deux ventilateurs de 200 mm installés. Remarquez d’ailleurs que nous pouvons parfaitement laisser en place notre Thermal Grizzly WireView PRO II Wired, sans que cela pose de problème. Nous viendrons peut-être le placer dans une autre position si la lecture de l’écran n’est pas optimale lorsque la face latérale est replacée.
Attention, il nous semble important de le signaler : le support GPU pose un problème avec les Founders Edition de NVIDIA. Le support, par sa taille et sa découpe, vient dans certains cas bloquer le ventilateur de droite. Nous vous conseillons d’être très attentif si vous optez pour ce boîtier avec une RTX Founders Edition.
L’alimentation Be Quiet Dark Power 12 et le câble management :
Dernier élément, et non des moindres, l’installation de l’alimentation Dark Power 12 de 1 500 watts et la réalisation du cable management. Nous en avons aussi profité pour ajouter notre kit mémoire 48 GB Corsair Dominator Titanium 8000 MT/s CL38. Dans un premier temps, nous le faisons de façon succincte, au cas où nous aurions à modifier des choses ou si des éléments posaient problème lors des premiers tests. Une fois que tout est en ordre, nous prenons le temps de le faire correctement.
La boucle de câblage verticale est parfaitement pensée et nous permet d’y regrouper la majorité des câbles. Corsair a aussi ajouté des accessoires au sein du bundle ainsi que des scratchs pour les câbles d’alimentation du processeur. L’un des nombreux points positifs du WireView PRO II Wired de Thermal Grizzly est qu’il permet d’obtenir un câblage parfaitement propre !
L’installation s’est déroulée sans grande difficulté et notamment grâce à la possibilité de détacher de nombreuses parties du boîtier. Franchement, l’installation de notre configuration et le cable management nous auront pris moins d’une heure ! C’est parti pour la première mise sous tension et le paramétrage des ventilateurs.
[nextpage title= »Les composants de notre configuration : »]
N’étant pas chargés des tests de boîtiers, mais désirant pouvoir comparer les performances de refroidissement, nous allons comparer les températures au repos et en charge. Concrètement, c’est une configuration orientée gaming haut de gamme que nous avons installée dans ce nouveau boîtier. C’est donc un PC parfait pour profiter pleinement de la définition 2160p. Comme vous le savez, dans cette définition, c’est la carte graphique qui sera principalement sollicitée lors de séances gaming. C’est donc elle qui sera le point central afin de faire « suer » notre configuration.
Pour rappel, voici l’ensemble de la configuration utilisée lors de ce montage :
- Carte mère : ROG Crosshair X870E APEX
- Processeur : AMD Ryzen 9 9950X3D
- Mémoire : 48 GB Corsair Dominator Titanium 8000 MT/s CL38
- Carte graphique : NVIDIA RTX 5090 Founders Edition + TG WireView PRO II Wired
- Système de refroidissement : Corsair AIO NAUTILUS 360 RS
- SSD : Corsair MP700 PRO 2 TB
- Alimentation : Dark Power 12 de 1 500 watts
- Système d’exploitation : Windows 11 64 bits
Les relevés de températures :
Dans un premier temps, pour les trois ventilateurs qui se trouvent sur notre AIO, nous allons sélectionner leur vitesse en fonction de la température du processeur. Le réglage par défaut est celui du BIOS de notre Crosshair X870E APEX. Vous l’aurez compris, si la température du CPU augmente, alors les trois ventilateurs tourneront plus vite. L’idée est bien entendu de conserver des nuisances sonores aussi contenues que possible. Le ventilateur RS120, qui amène de l’air frais de l’extérieur, sera lui aussi calqué sur le processeur.
Nos deux ventilateurs RS200 en façade réagiront, eux aussi, par défaut, en fonction de la température du processeur. Durant nos tests, nous allons donc prendre en compte plusieurs températures : celle du processeur, celle de l’étage d’alimentation, celle de la puce graphique, celle de la mémoire graphique, celle de la DDR5 et enfin, celle du SSD.
Cette configuration nous permet, sans difficulté, de pouvoir profiter pleinement de la définition 2160p, c’est-à-dire la 4K. L’idée de nos relevés va donc être de solliciter au maximum la carte graphique afin de voir comment cela va impacter les autres composants de notre configuration. La température ambiante au sein du labo durant nos tests était de 24,9 °C (vive la canicule). L’ensemble des ventilateurs, au repos, est très silencieux. Autant dire que la seule source sonore qui se fait légèrement entendre est celle de la pompe de notre Corsair NAUTILUS 360 RS.
Pour simuler la charge GPU, nous avons utilisé FurMark, qui permet de solliciter pleinement la carte graphique et qui se montre assez exigeant comme benchmark. C’est lui que nous utilisons pour comparer les systèmes de refroidissement des cartes graphiques. Nous avons réalisé une série de trois tests, avec 10 minutes de repos entre chaque test. Nos relevés ne correspondent pas à la température maximale atteinte, mais bien à la température relevée à la fin de nos 10 minutes de tests. L’intérêt est de voir les températures stabilisées.
Mais voilà, tout ne s’est pas passé comme prévu…
Les adaptations effectuées :
Tout l’intérêt de réaliser des tests est bien entendu de voir comment se comportent les différents composants de notre configuration. Les modèles NVIDIA Founders Edition ne sont pas évidents à tenir au frais, surtout sans un apport d’air frais par le bas du boîtier, comme dans le Corsair AIR 5400.
Nos premiers tests ont montré que la carte graphique ne bénéficiait pas d’un refroidissement suffisant. La température du GPU est grimpée à 80,1 °C et celle de la mémoire à 88 °C. Nous avons donc décidé de procéder à quelques ajustements en modifiant la position du ventilateur RS120. Dans sa position initiale, il amène de l’air frais dans le boîtier et vient perturber le flux interne. Nous avons donc décidé de le remettre dans sa position d’origine afin d’expulser l’air chaud à l’extérieur du boîtier. Nous avons aussi décidé d’augmenter légèrement la vitesse des deux ventilateurs RS200 en retravaillant la courbe.
Comme on peut le voir, et c’était le but, c’est notre NVIDIA RTX 5090 Founders Edition qui chauffe et qui dégage énormément de chaleur. La circulation de l’air au sein de notre Corsair WARTHOG RS n’a rien de particulier et correspond à ce que nous retrouvons habituellement dans des boîtiers mid-tower. L’air frais arrive en façade et est expulsé par le ventilateur RS120 ainsi qu’à travers le radiateur de notre AIO. Si vous cherchez une conception différente, n’oubliez pas d’aller jeter un œil au Corsair AIR 5400.
Le relevé des températures a été effectué via HWiNFO. Les autres composants ne semblent pas trop impactés, si ce n’est le processeur puisque le radiateur aspire l’air chaud en provenance du GPU. Si la chaleur était trop importante, vous avez la possibilité de mettre l’AIO en position verticale, comme nous l’avons expliqué à la page précédente. Sachez aussi que durant 10 minutes, la carte graphique est exploitée à 100 % avec une consommation presque constante de 600 W. Il s’agit d’une situation extrême qui ne se produira pas dans vos sessions gaming. De plus, comme cela doit être le cas chez vous, les températures actuelles sont très élevées, comme les 25 °C que nous avions au moment des tests dans le labo.
[nextpage title= »Le mot de la fin : »]
Personnellement, même si nous n’avons pas testé la version « standard » du WARTHOG, nous vous conseillons d’opter pour la série « RS » qui dispose de trois ventilateurs préinstallés : deux ventilateurs RS200 (200 mm) en façade et un ventilateur RS120 à l’arrière du boîtier. Notre seul regret est l’absence de compatibilité avec iCUE LINK. Les ventilateurs RS200 n’existent pas encore en version LINK, mais nul doute que Corsair les fera évoluer dans les semaines à venir. Et s’il fallait encore vous convaincre, à notre connaissance, les ventilateurs Corsair RS200 ne sont pas encore disponibles à la vente au détail, une raison de plus pour les acquérir via ce boîtier. L’arrivée de versions iCUE LINK sur ce modèle permettrait une gestion complète des ventilateurs via le logiciel Corsair, mais ferait, sans aucun doute, grimper le prix de ce WARTHOG.
Le boîtier, malgré son format moyen-tour, offre un volume intérieur très intéressant, qui vous permettra d’insérer sereinement votre configuration. Différentes solutions de refroidissement sont envisageables, comme nous vous l’avons expliqué à propos du positionnement du Corsair NAUTILUS 360 RS. C’est bien entendu en fonction de vos composants que vous choisirez l’une ou l’autre solution. Reste à voir si l’intégration d’une boucle custom reste envisageable, mais mon petit doigt me dit que nous vous en reparlerons très bientôt !
Le design du WARTHOG ne vous laissera pas indifférent et même si je ne suis pas un fan du côté militaire, Corsair a été suffisamment intelligent pour ne pas tomber dans le « too much ». C’est un digne successeur du C70 Vengeance, mais qui reste suffisamment sobre pour convenir à un maximum de clients potentiels. D’ailleurs, si vous optez pour la version noire, le côté militaire de la version olive sera nettement atténué. Bref, Corsair vient sûrement de faire mouche avec ce nouveau boîtier et celui-ci risque de rencontrer un succès mérité. Le panneau de contrôle en façade est, lui aussi, parfaitement réussi et Corsair n’oublie pas de proposer deux ports USB 3.1 Gen 1 Type-A.
L’intégration de notre configuration s’est, elle aussi, déroulée sans difficulté, malgré notre imposante RTX 5090 FE et son WireView PRO II Wired. Enfin, son tarif de 229,90 euros, même s’il s’agit d’un boîtier en acier, nous paraît cohérent avec les prestations offertes. La différence entre les deux versions est de 35 euros et se justifie totalement par la présence des trois ventilateurs RS. Encore une fois, merci à Corsair France d’avoir mis à notre disposition cet exemplaire du Corsair WARTHOG RS WX-01.

































