La Chine développe son propre environnement BIOS baptisé UBIOS pour Unified Basic Input Output System. L’idée derrière ça, proposer un firmware adapté aux besoins du pays tout en étant indépendant sur le plan logiciel et en bénéficiant d’un meilleur support de certaines architectures CPU comme tout ce qui est ARM, RISC-V et LoongArch !
UBIOS : la Chine dispose de son propre bios !
Dans les grandes lignes, nous apprenions que le consortium GCC (Global Computing Consortium), qui réunit 13 grandes entreprises et instituts chinoises comme Huawei ou encore le China Electronics Stadardization Institute ont proposé un nouveau standard bios baptisé UBIOS. Cela reste un événement majeur puisque depuis une vingtaine d’années, l’environnement x86 exploite majoritairement l’UEFI qui est une initiative logicielle issue de l’initiative de Microsoft d’Intel. Cependant, dans certains scénarios, ce n’est pas le plus adapté, notamment pour tout ce qui est en lien avec les calculs hétérogènes. Idem pour ce qui est du support de certains types de processeur. Cela concerne notamment sur le support des processeurs ARM et RISC-V qui, s’il a été intégré à UEFI, n’en reste pas moins « bancal » dans l’absolu.
Pour cela, l’UBIOS chinois propose un meilleur support des calculs hétérogène (des calculs gérés par des systèmes incorporant plusieurs types de CPU, x86/ARM par exemple). Mais la gestion unifiée du matériel est aussi au cœur de ce nouveau type de bios tandis que l’évolutivité complète est aussi promise pour ce qui est du support des futures architectures matériel.
Bref, avec cette nouvelle norme, la Chine prend un peu plus son indépendance des technologies matérielles et logicielles occidentales. De plus, on peut imaginer que ce nouveau type bios vient « renforcer » les processeurs LoongArch chinois qui n’étaient peut-être pas des plus adaptés pour tourner sous UEFI. Enfin, c’est aussi une manière pour le pays d’être indépendant à ce niveau.
