[nextpage title= »Introduction : « ]
Pour le lancement du chipset Z690, MSI nous avait fait parvenir un exemplaire de sa carte mère MPG Z690 Carbon Wifi. Aujourd’hui, nous revenons avec un produit assez similaire née de la collaboration entre MSI et EK. Nous avons eu la chance de réceptionner un modèle très intéressant, la MSI MPG Z690 Carbon EK X, qui associe une carte mère de MSI et le savoir faire de EK en terme de refroidissement. En effet, la carte est équipée d’origine d’un waterblock monobloc chargé de dissiper la chaleur de votre processeur mais aussi de l’étage d’alimentation. Petite nouveauté sur ce modèle face aux générations précédentes, un emplacement SSD M.2 profitera aussi de ce refroidissement liquide.
Sachez que MSI et EK viennent de proposer une nouvelle carte mère, la MSI MAG Z690 Torpedo EK X, qui devrait être disponible fin du mois de février. Il devrait s’agir de l’offre la plus intéressante pour une carte mère Z690 équipée d’un waterblock d’origine. EK annonce dans son shop un tarif de 405 euros ! Nous essayerons aussi de mettre la main sur un exemplaire de ce modèle.
[nextpage title= »MSI MPG Z690 Carbon EK X : « ]
Ce modèle Z690 Carbon EK X fait partie de la série « MPG » pour « MSI Performance Gaming ». Elle se situe entre la série « MEG », qui représente les cartes plus haut de gamme et la série « MAG » qui met en avant un prix plus attractif. Il s’agit, comme son nom l’indique, d’une série qui devrait parfaitement convenir aux gamers. On peut donc situer ce modèle dans le milieu de gamme de MSI. Maintenant le partenariat réalisé avec EK sur ce modèle lui offre une plus value indéniable.
Cette MSI MPG Z690 Carbon EK X est actuellement tarifée à 710 euros dans le shop EK. La version dite « traditionnelle », sans waterblock, est affichée elle à 462 euros.
Le bundle :
Une boite hors norme. Voilà par quel terme nous pouvons débuter le test de cette MSI MPG Z690 Carbon EK. En effet, la boite ne reprend pas les dimensions standards habituelles mais les voit passer à 510 x 290 x 90 mm.
Un petit tour par le bundle de cette MSI MPG Z690 Carbon EK X afin de voir si celle-ci bénéficie « d’objets particuliers ». Globalement, on retrouve un bundle assez standard avec les traditionnels câbles SATA, l’antenne Wi-Fi, des stickers, le manuel de la carte mère, etc. À l’exception de quelques éléments qui se démarquent. On retrouve une brosse avec d’un côté des poils souples et de l’autre, des poils durs. L’idée est de vous permettre de nettoyer votre carte mère et d’éliminer les poussières. Un autre accessoire en bundle est un porte clé où les extrémités des deux clés sont en réalité des tournevis, avec un embout cruciforme et un plat.
Le dernier objet qui se démarque et qui est propre à EK est le EK-Leak Tester dont la valeur est de 35,50 euros. Il s’agit d’un manomètre et d’une petite pompe à air que vous allez venir placer en lieu et place de votre waterblock afin de tester l’étanchéité de votre boucle de refroidissement. Mettez la boucle sous pression, si celle-ci ne diminue pas, c’est que votre système est parfaitement étanche.
Nouvelle Carbon Wifi et support du PCIe 5.0 :
Comme nous vous le disions dans l’introduction, cette MPG Z690 Carbon EK X fait partie de la série MPG. La MSI MPG Z690 Carbon Wifi est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z690. Cette carte mère change de socket puisque nous passons du LGA-1200 (Z490/Z590) au socket LGA-1700. La raison est simple, la taille du CPU est plus grande.
Le socket LGA-1700 dispose donc de 1700 pins, contre 1200 pour le précédent. Vous devrez peut-être investir dans un nouveau système de refroidissement. Certaines marques, comme Noctua, proposent un adaptateur pour votre cooler actuel. Pensez à vous renseigner car il est souvent gratuit.
Le chipset Z690 prend en charge officiellement le PCIe 5.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente. Cependant, actuellement, aucun composant n’est encore compatible avec cette norme. L’autre grand changement est le support de la DDR5.
Les différents radiateurs :
Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir avec quelques touches de gris. Elle partage l’intégralité de son PCB avec la version Z690 Carbon WiFi, le modèle sans waterblock.
Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui, bien entendu ne sont pas présents autour du socket puisque c’est le monoblock qui sera chargé de les tenir au frais. Finalement, le seul radiateur présent est celui qui recouvre le chipset et qui bénéficie d’une surface assez importante mais d’une faible hauteur afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques. On retrouve également la gravure du dragon MSI sur la partie recouvrant les connectiques externes.
Cinq emplacements SSD M.2 :
Dans l’optique de conserver une unité dans le design du radiateur du chipset, une plaque vient s’intégrer à celui du chipset. Les découpes viennent parfaitement s’associer et ont pour but de recouvrir les quatre des cinq emplacements pour les SSD de type M2. Leur rôle est de protéger les SSD M.2 contre le throttling et la surchauffe notamment par l’intermédiaire de pads thermiques.
On retrouve au total 5 emplacements M.2 intégrés, dont 4 slots M.2 Gen4 et le dernier en M.2 Gen3. L’emplacement proche du socket bénéficiera lui aussi du refroidissement apporté par le waterblock.
Le socket et les PCIe :
L’espace autour du socket est assez bien dégagé. Ici, seul les trous de fixation du socket LGA-1700 sont disponibles. Ce n’est pas un souci puisque nous allons utiliser le waterblock disponible dans le bundle. Cette MSI MPG Z690 Carbon Wifi peut accueillir au maximum quatre barrettes mémoires de DDR5. N’oubliez pas que le chipset Z690 permettra de concevoir des cartes mères supportant la DDR5 mais aussi des modèles (d’entrée de gamme) en DDR4.
Elle supporte les kits mémoires en dual channel jusque 6600 MHz+ (OC) et pour une quantité maximal de 128 GB. On retrouve deux ports PCIe 5.0 16x qui fonctionneront en x8/x8 si vous optez pour du SLI ou du CrossfireX. Le troisième PCIe est un 3.0 x1. Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins et de deux 8 pins à coté des étages d’alimentation.
RGB or not RGB ?
Comme c’est le cas pour une grande partie de la gamme MPG, elle dispose d’un rétro-éclairage au niveau du radiateur recouvrant les connectiques (le dragon MSI) ainsi que le nom de la série placé sur le chipset (Carbon EK X). Bien entendu, le waterblock bénéficie lui aussi d’un rétroéclairage RGB sur lequel nous reviendrons par la suite.
La gestion de celles-ci se paramètre via le logiciel maison MSI mais il est possible de les désactiver, assez facilement, via un switch présent sur la carte mère.
[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]
Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont quasiment inexistant sur ce modèle au vue de son positionnement dans la gamme MSI. Il n’existe par exemple pas de boutons physique power ni de reset, chose un peu regrettable en 2021 surtout que le coût ne doit pas être un frein.
- Le Debug Code Led : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot. Ceux-ci s’affiche à présent sur l’écran OLED et la liste des codes se trouve au sein du manuel.
- Le EZ Debug LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elle reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.
Le PCB :
Notre MSI MEG Z690 Carbon Wifi est équipée du contrôleur se base sur une alimentation en 18 + 2 phases. La partie en charge du CPU se compose de 18 phases et sur ce modèle, aucun doubleur, mais attention les phases sont placées en parallèles : elles sont donc réellement au nombre de 9. Le contrôleur est une puce RAA 229131. Il s’agit du même contrôleur présent sur l’APEX et l’EXTREME d’Asus.
Les 18 mosfets sont quant à eux tous des RAA 220075R0 de 75A groupés en parallèles par phase et ainsi permettre de les dédoubler sans avoir recours à un doubleur. Les mosfets dans les étages de puissance génèrent le plus de chaleur car ils sont responsables de la conversion de tension et de la livraison au CPU à partir du connecteur EPS 12 volts.
Les connectiques :
La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord, le bouton permettant de flasher le bios à partir d’une clé USB. Au niveau des ports USB, cette MSI MPG Z690 Carbon Wifi dispose de cinq USB 3.2 Gen 2 A, de quatre USB 2.0 ainsi qu’un USB 3.2 Gen 2 de type C. Chose intéressante, la présence d’un DisplayPort ainsi que d’un HDMI.
Pour terminer les différentes sorties audio ainsi que le ports réseau (2.5G). On retrouve ensuite les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band. Enfin, la partie audio est assurée par une puce Realtek ALC4080.
[nextpage title= »Le waterblock et son installation : « ]
Maintenant que nous avons fait le tour de la carte mère, il est temps de passer à l’installation du waterblock. Pour ce faire, direction le guide d’installation qui peut-être téléchargé directement sur le site EK et plus particulièrement sur la page dédiée à cette MSI MPG Z690 Carbon EK X. Cela fait plusieurs mois que EK ne fournit plus de notice papier, dans un but écologique, et met à disposition tous ses guides de montage directement en ligne. Pour rappel ce waterblock, appelé aussi monoblock sera chargé de tenir au frais votre processeur mais aussi les étages d’alimentation.
Si vous désirez en apprendre plus sur le refroidissement liquide et l’installation d’une boucle de refroidissement custom, je vous invite à aller jeter un œil à notre guide. Celui-ci vous permettra de choisir les composants nécessaires afin de vous lancer !
Le waterblock EK :
La base du monobloc est en cuivre électrolytique nickelé tandis que le dessus est en verre acrylique, usiné par CNC. Il est partiellement recouvert d’un motif en fibre de carbone. Les entretoises à visser en laiton nickelé sont préinstallées et permettent une installation facile.
L’installation du monoblock :
Dans le bundle, on retrouve des pads thermique de différentes épaisseurs : 1.5, 1 et 0,75 mm. Ils viendront se placer selon leur épaisseur sur les mosfets ou les bobines de l’étage d’alimentation, il faudra les recouper à l’aide d’un cutter. Attention, de part et d’autre du pad thermique, il y a un fil plastique à ôter. Ne l’oubliez surtout pas.
Maintenant que nous nous sommes occupés des étages d’alimentation, place au SSD. Installez votre SSD M.2 et le fixer grâce au serrage rapide. Ensuite, venez positionner correctement le pad thermique.
L’étape suivante va consister à venir coller quatre rondelle sur le waterblock. EK en prévoit cinq dans le bundle, mais a en réalité ajouté une pièce de plus pour chaque composant utilisé dans le montage, c’est une excellente initiative ! N’oubliez pas ensuite d’ôter le stickers de protection sur la base du waterblock ainsi que tartiner votre processeur de pâte thermique. Bien que EK fournisse dans son bundle, une seringue de pâte thermique, nous avons utilisé la même que lors de nos précédents tests. L’idée est de conserver un protocole de relevé identique.
Comme vous avez pu le constater, en plus de tenir au frais votre processeur et les étages d’alimentation, le SSD M.2 en profitera aussi. Nous sommes ici sur un contact direct avec le SSD M.2. Lors de l’installation de votre boucle de refroidissement, ne vous trompez pas pour l’entrée et la sortie du waterblock. L’hélice est là pour vous assurez (visuellement) que votre liquide circule bien au sein de votre boucle de refroidissement.
Tout est prêt, nous pouvons poursuivre l’installation de la boucle de refroidissement.
La norme EK-Matrix7 :
Comme c’était le cas pour le EK-Quantum Velocity², ce monoblock est également compatible avec la nouvelle norme « EK-Matrix7 ». L’idée est de vous faciliter la vie lors du montage d’une boucle de refroidissement. La seule norme existante actuellement étant le filetage 1/4″ utilisé sur la majorité des waterblock. EK a décidé d’aller encore plus loin. Dorénavant, leurs composants adopterons un espace entre les ports, la hauteur des raccords ou encore l’épaisseur avec un multiple de 7 mm. Cette approche facilitera la création de boucle de refroidissement de type « rigide ».
[nextpage title= »Le BIOS : « ]
Comme c’était le cas pour Asus, MSI s’est montré très réactif en terme de BIOS et nous a proposé des mises à jour du BIOS ces derniers jours. Première petite nouveauté avec la présence lors du démarrage de votre configuration d’une question concernant votre type de refroidissement. L’idée est de protéger votre processeur contre une surchauffe inutile et ainsi mettre en place des limites si cela s’avère nécessaire. Pas de soucis de notre côté, on est largement à l’aise avec notre boucle de refroidissement liquide.
Ensuite, le BIOS s’ouvre sur l’affichage simplifié. Une pression sur la touche F7 vous permet d’accéder à l’ensemble des paramètres. Le BIOS est intuitif et pour les initiés, il est assez facile de retrouver les différents paramètres nécessaires pour clocker votre processeur ou votre kit mémoire.
MSI offre aussi des profils mémoires via « Memory Try IT! » qui peuvent être un bon point de départ pour ceux qui veulent se lancer dans l’overclocking de leur kit. On peut juste regretter l’absence de profils qui permettrait d’overclocker votre processeur bien que cela ne soit pas très compliqué pour débuter. Nous testerons les profils mémoires lors de l’overclocking du kit DDR5.
Enfin, n’oubliez pas l’importance de sauvegarder vos paramètres afin de ne pas devoir à chaque fois encoder vos paramètres !
[nextpage title= »La configuration de tests : « ]
Voici donc les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu bien que de nouvelles versions seront très certainement disponibles dans les jours à venir. MSI a été très réactif sur la mise à jour de ses BIOS durant le lancement.
Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir plusieurs guides d’overclocking pour votre processeur mais aussi pour votre kit mémoire.
- Carte mère : MSI MPG Z690 Carbon EK X
- Processeur : Intel i9-12900K Alder Lake
- Mémoire : 32 GB Kingston FURY Beast 5200 CL40
- Carte graphique : MSI GT 710
- Système de refroidissement : boucle EK
- SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2
- Alimentation : be quiet! Dark Power PRO 12 1500w
- Système d’exploitation : Windows 10 64 bits
- Écran : ROG PG27UQ
- Tools : ElmorLabs PMD Power Measurement Device (infos)
Un petit tour par CPU-Z afin de s’assurer que tout est parfaitement en ordre avant de débuter nos tests. On remarque qu’avec cette version 1.98, notre i9-12900K est parfaitement reconnu ainsi que la mémoire DDR5. On peut s’apercevoir que CPU-Z reconnait bien le 8+8 (8 P-core + 8 E-core).
C’est partiii pour l’overclocking de ce i9-12900K sur cette MSI MPG Z690 Carbon EK X.
Notre boucle de refroidissement EK :
La boucle de refroidissement qui va me servir à refroidir le waterblock est construite autour de composant de la marque EK. Allez d’ailleurs jeter un œil à nos différents tutoriels de montage d’une boucle de refroidissement : Tuto 1 – Tuto 2 – Tuto 3.
Ici, nous avons utilisé un radiateur EK-CoolStream PE 360, quatre ventilateurs EK-Meltemi 120ER Black, une pompe réservoir EK-Quantum Kinetic TBE 200 D5 PWM D-RGB – Acetal, des embouts EK-Quantum Torque et du tuyau EK-Tube ZMT noir mat.
[nextpage title= »Fréquences respectées : « ]
Comme lors de chaque nouveaux tests concernant des processeurs, notre idée première est de vérifier si les fréquences annoncées sont bien atteintes. Pour ce faire, nous allons utiliser le benchmark Cinebench R23. Deux cas de figures vont être utilisés, un bench en single core et un second en multi core.
Test avec le i9-12900K :
Et dans la réalité ? Première étape, nous laissons tout en AUTO au niveau du BIOS sauf le profil XMP que nous chargeons afin d’avoir une fréquence de 5200 MHz 40-40-40-80 pour notre kit mémoire. Nous ne réalisons aucune autre modification au sein du BIOS. L’idée est comme nous l’avons souligné de voir si à la sortie de boite, les fréquences sont bien respectées.
Débutons avec un test single core dans Cinebench R23. Comme vous pouvez le constater, nous avons ouvert plusieurs fenêtres afin de vérifier la fréquence.
Aucun souci, on peut voir que deux cœurs passent régulièrement à 5.2 GHz, ce qui correspond bien à la fréquence Boost de notre i9-12900K. C’est surtout le cœur numéro 4 qui atteint cette fréquence. En multi core, la fréquence est elle aussi bien respectée, avec 4900 MHz sur les huit cœurs Performance.
Maintenant que nous savons que notre processeur est parfaitement opérationnel, nous pouvons passer à l’overclocking. Sachez que si vous désirez connaître les performances du i9-12900K et du i5-12600K, c’est dans cet article que cela se passe.
[nextpage title= »Overclocking CPU : « ]
Qui dit nouvelle plateforme, dit temps d’adaptation. Ici en plus de découvrir Alder Lake, nous devrons aussi nous faire la main avec l’overclocking de la mémoire. N’ayant reçu les processeurs qu’une semaine avant la fin du NDA et devant prioritairement réaliser les tests comparatifs, nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous pencher à fond sur l’OC. C’est la raison pour laquelle nous y reviendrons encore plus en détails dans les semaines à venir. Un guide sera d’ailleurs en préparation.
Protocole :
Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec notre i9-12900K aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Ma petite bible à moi.
Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sur prendre plus de temps pour affiner la tension afin de lui fournir le minimum nécessaire mais aussi de régler chaque cœur indépendamment si vous désirez profiter du max du max des performances.
Load-Line Calibration :
Petit tour par l’option « Load-Line Calibration » afin de régler au mieux ce paramètre afin de conserver une tension la plus constante possible. L’idée est de ne pas trop avoir de différence entre la tension choisie, la tension relevée au repos et en charge. Comme habituellement, sur une carte MSI, nous avons opté pour un Mode 2 puisque c’est pour nous la courbe qui nous semble être juste un poil au-dessus de l’horizontal.
Overclocking sous watercooling en différentes étapes :
Comme à mon habitude, je vais débuter les tests en choisissant, via le BIOS, une fréquence de départ appliquée sur les 8 cœurs du i9-12900K. J’ai opté pour une fréquence de départ de 5000 MHz avec un coefficient multiplicateur de 50, un BCLK de 100,une tension de 1,20 volt et un Level 2. Toutes les autres options sont en AUTO.
L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R15 multithread. Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.
Il est aussi très important d’avoir un score de référence sous Cinebench R15 en prenant soin de noter aussi la tension (vcore), la température max lors du benchs, la consommation ainsi que bien entendu, le score obtenu. Durant le benchmark, la fenêtre de Core Temp est ouverte ce qui a une légère incidence négative sur le score. Voici nos différents résultats sans relevé de tension puisque la carte ne dispose pas de points de mesure sur son PCB.
Comme sur nos autres cartes mères, la limite se situe aux alentours de 5.3 GHz. Comme vous pouvez le voir, ça chauffe pas mal. Nous vous avons mis à droite les températures relevées avec le MEG Coreliquid S360 et à droite avec notre boucle custom. Les températures sont bien entendues plus fraiches.
Les performances en overclocking seront directement liées à votre solution de refroidissement. Pour un i9-12900K, vous devrez obligatoirement opter pour une solution de refroidissement liquide. Ici, nous n’avons pas modifié ni la fréquence du cache ni celle des E-cores.
[nextpage title= »Overclocking DDR5 : « ]
Comme un novice, nous avons d’abord tenté l’overclocking de la DDR5 en passant par les profiles disponibles au sein du BIOS MSI. Ceux-ci se trouvent dans la section « Memory Try IT! ». Attention cependant, le kit DDR5 à notre disposition, le Kingston Fury CL40 est équipé de puces mémoires Micron. D’expérience, nous savons qu’il ne s’agit pas des puces bénéficiant du meilleur potentiel en overclocking.
Les profils disponibles dans le BIOS vont jusque 5600 C40. Nous jugerons de l’impact des performances avec AIDA64 ainsi qu’avec Geekbench 3.4.4. Nous allons donc essayer les profils proposés dans le BIOS en 5600 38-44-44-82 pour une tension de 1,25 volt.
Bonne nouvelle, puisque nous avons pu charger le profil 5600 MHz en 38-44-44-82 sans aucun souci. Comme on peut le constater, les performances s’améliorent, ce serait dommage de s’en priver.
Pour terminer, sachez que si vous désirez vous lancer dans l’overclocking mémoire, il est plus intéressant de vous diriger vers des puces Samsung ou Hynix. Du côté de MSI, ce sont souvent les modèles UNIFY-X qui sont les meilleures à ce petit jeu là. La dernière mise à jour du BIOS propose toujours des profils mais ceux-ci sont moins performants (timings plus relâchés).
[nextpage title= »Le mot de la fin : « ]
MSI nous propose avec cette MEG Z690 Carbon EK X, une carte mère très intéressante pour se lancer sur Alder Lake, le tout accompagné de DDR5. Tout d’abord, les performances sont excellentes avec notre i9-12900K et proches de ce que nous avons pu obtenir avec la Maximus Z690 APEX. Cette version « Carbon EK X » offre aussi une connectique ultra complète avec cinq emplacements SSD mais aussi de nombreux ports USB ainsi que la présence d’une sortie HDMI et DisplayPort.
En terme d’overclocking, elle se débrouille parfaitement pour booster les performances du i9-12900K. En ce qui concerne la DDR5, les quelques profils disponibles nous ont permis de passer de 5200 MHz C40 à 5600 MHz C38. Un bon point aussi pour ce modèle en sachant que notre kit mémoire du jour était équipé de puces Micron.
En terme de tarif, cette MSI MPG Z690 Carbon EK X est actuellement tarifée à 710 euros dans le shop EK. La version dite « traditionnelle », sans waterblock, est affichée elle à 462 euros. Cette version Carbon EK X se voit donc affichée avec un tarif un peu trop élevé à notre goût face à la version « traditionnelle ».
Comme nous vous le disions dans l’introduction, nous allons tenter de mettre la main sur une version Torpedo EK X qui est elle proposée à 405 euros !
MSI MEG Z690 Carbon EK X
On a aimé :
- Un étage d’alimentation suffisamment costaud pour le i9-12900K
- La possibilité d’utiliser de la mémoire haute capacité et haute fréquence
- Les profils DDR5 au sein du bios pour clocker la mémoire
- Le logiciel Command Center Lite à jour pour overclocker dans l’OS
- La compatibilité avec le RGB Corsair (connecteurs PCB)
- La nouvelle version de MSI Center
- Le design sobre de ce modèle Carbon
- La collaboration avec EK
- L’évolution du waterblock qui se charge de refroidir à présent aussi le premier SSD M.2
- Les excellents logiciel MSI Dragon Ball et Command Center Lite
On aurait aimé :
- Un prix trop élevé face à la version « traditionnelle »
- Retrouver des profils OC CPU H24 au sein du BIOS
Vous l’avez bien compris en lisant notre conclusion, cette MSI MPG Z690 Carbon EK X est une très bonne carte mère. Elle est parée à accueillir un i9-12900K ainsi que de la DDR5. Le prix est cependant trop élevé à notre goût. Mais malheureusement cette tendance touche l’ensemble des marques sur le chipset Z690. Si vous êtes un fidèle de la marque, vous pouvez sans hésitation vous tourner vers cette carte qui bénéficie d’une excellente connectique ainsi que d’un potentiel suffisant pour se lancer dans l’overclocking !






















































