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Face au harcèlement lié à l’abandon des disques, Sony menace…

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La polémique entourant l’abandon progressif des disques physiques sur PlayStation s’intensifie, poussant Sony à durcir son ton. La firme japonaise a officiellement annoncé le 1er septembre la mise en place d’une nouvelle politique visant à protéger ses employés contre les comportements abusifs des consommateurs. Cette mesure intervient alors que la décision de cesser la production de supports physiques d’ici janvier 2028 fait l’objet d’une opposition massive de la part de la communauté des joueurs.

Sony Playstation

Selon une publication officielle, Sony Japon a défini avec précision ce qui constitue désormais du harcèlement de la part de clients. Le texte met en garde contre les demandes répétées ou prolongées, les exigences de compensation excessives, ainsi que l’usage d’un langage abusif, de menaces ou de diffamation. La firme inclut également dans sa liste les attitudes intimidantes, les comportements discriminatoires ou sexuels, ainsi que les attaques dirigées contre des employés.

Une nouvelle politique de protection des employés

La communication de Sony est sans équivoque sur les conséquences de ces comportements. L’entreprise stipule que la dignité et la sécurité de ses salariés ne doivent en aucun cas être menacées par des paroles ou des exigences dépassant les normes sociales raisonnables. En cas de confirmation d’un acte de harcèlement, Sony se réserve le droit de restreindre ou de suspendre totalement le service client afin de garantir la sécurité de son personnel.

Le document détaille des situations spécifiques considérées comme inacceptables, telles que forcer quelqu’un à se prosterner, se rendre sur les lieux de l’entreprise sans autorisation ou exiger des excuses de manière excessive. Sony indique clairement sa volonté de faire appel à la police, aux avocats et à d’autres autorités si nécessaire, en envisageant des mesures légales et des procédures pénales pour faire respecter cette nouvelle ligne de conduite.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une loi récente au Japon obligeant les entreprises à prendre des mesures préventives contre le harcèlement de clients envers leurs travailleurs. Sony espère que ces règles permettront de calmer la situation et de reconstruire des relations saines, tout en respectant à la fois les clients et les employés.

Malgré le bad buzz, Sony ne recule pas…

Malgré l’ampleur de la contestation, Sony maintient fermement sa décision. La firme a indiqué qu’elle avancerait « prudemment » avec son projet, quelles que soient les opinions fortes exprimées par les joueurs. Cette détermination s’est manifestée dès l’annonce en juillet, laquelle a déclenché une pétition sur Change.org rassemblant rapidement 200 000 signatures, avant de s’approcher des 400 000.

Plusieurs actions en justice ont été déposées contre Sony. Dans le cadre d’un recours collectif, la firme a tenté d’orienter le dossier vers une procédure d’arbitrage extrajudiciaire, arguant que les consommateurs raisonnables ne seraient pas induits en erreur en croyant posséder leurs jeux numériques. Les plaignants soutiennent en effet que l’utilisation de boutons « Acheter » sans mention claire du caractère temporaire et révocable de la licence constitue une tromperie.

En définitive, Sony semble avoir choisi de ne pas céder face à la pression. La nouvelle politique de harcèlement vise à encadrer les réactions des utilisateurs, tandis que la firme continue de préparer la transition vers un modèle entièrement numérique, considérant que la vente de licences numériques est la norme inévitable de l’industrie.