Quand un artiste 3D français, lassé des boîtiers inadaptés à son besoin, décide de prendre les choses en main, cela donne le Hizaya Corepro II. Prévu pour accueillir une configuration multi-GPU dans des conditions optimales, il est également en avance sur son temps.
Hizaya CorePro II : au service des artistes 3D
Le CorePro II est construit en partant d’un constat. La majorité des boîtiers actuels est incapable de supporter facilement une configuration multi-GPU. Généralement, pour loger plus de deux cartes graphiques, il faut passer par un watercooling custom. Chez OCC, on aime ce type de boucle, mais il faut admettre que l’installation prend du temps et qu’elles nécessitent un entretien régulier.
Patrice Louise, fondateur de Hizaya, veut offrir à ses confrères une solution plug & work et aisément évolutive. La création 3D professionnelle passe aujourd’hui par ce type de machines équipées de trois ou quatre cartes graphiques.
En avance sur son temps
Il développe donc un imposant boîtier et dote son produit d’un élément essentiel à ses yeux : deux chambres séparées, une dédiée au processeur, l’autre aux cartes graphiques. Alors que cette disposition multichambres (CPU séparé du GPU) commence à poindre parmi les produits mainstream, on se dit que Patrice était en avance sur son temps.
La chambre GPU peut recevoir six ventilateurs 120 mm et possède dix-huit slots PCIe. Les supports anti-sag sont intégrés. Le créateur recommande une configuration quatre GPU mais Le choix appartient à l’utilisateur en fonction de l’épaisseur de ses cartes. Pour la connexion des cartes, il faudra prévoir des risers de 30 cm.
Enfin, côté carte mère, on ne subira aucune limitation jusqu’au format SSI EEB. Un emplacement pour AIO 360 mm est prévu, lui aussi pensé pour optimiser son efficacité et ne pas entrer en conflit avec le refroidissement GPU. Si besoin, le CorePro IIpourra recevoir deux alimentations sans limite de taille.
Professionnel mais créatif
Patrice insiste sur l’orientation professionnelle et fonctionnelle de son boîtier. Cependant, nous nous devons de relever le design particulièrement soigné de sa création. Massif (12 kg), le CorePro II parvient à conserver un look aéré, à des lieux des monstres cubiques habituellement rencontrés dans ce domaine.
Pour en savoir plus ou suivre les prochains projets, rendez-vous sur le site de Hizaya.
Alors que les processeurs morts durant l’exercice de leur fonction s’empilent, ASRock annonce finalement le lancement d’une enquête interne. La société parle de nouveau de ce problème et indique une revue interne complète et rigoureuse pour tenter d’enfin identifier ce qui cause la mort des CPU.
ASRock enquête enfin sérieusement !
Hier, nous vous disions dans cet article, que pas moins de cinq nouveaux rapports de CPU Ryzen HS ont fleuri le même jour. Tous ces CPU étaient montés sur des cartes de la marque, ce qui les a peut-être motivés à enquêter un peu plus sérieusement que lors des prises de parole initiales il y a un an maintenant. Bref, avec ASUS, l’entreprise devient la seconde marque majeure à annoncer son enquête interne :
« ASRock surveille de près les discussions récentes concernant les performances et le comportement des processeurs Ryzen 9000 series. En réponse à ces rapports, nous avons implémenté des revues internes et des processus de vérification rigoureux. Nous travaillons en parfaitement collaboration avec AMD et de manière continue pour valider davantage les performances système au travers d’une large gamme de configuration matérielle, tout en optimisant le bios et en améliorant la stabilité globale du système.
ASRock estime grandement les retours d’utilisateurs qu’elle considère comme pierre angulaire pour des améliorations constantes. Les clients qui font face à des difficultés techniques ou qui cherchent assistance sont encouragés à contacter le support technique de la marque. Nous restons engagés à délivrer des produits de haute performance qui satisfont les plus standards de qualités et de performances. »
Maintenant, c’est comme tout, il ne reste plus qu’à attendre les retours de cette série de tests internes. Espérons que cette fois-ci, ASUS comme ASRock parviennent à mettre la main sur la cause des problèmes. Espérons qu’il ne s’agisse pas de cas de « pas de chance ». Mais quand on voit que certaines cartes mères peuvent tuer trois CPU coup sur coup, on se dit qu’il y a quand même quelque chose qui cloche.
[nextpage title= »Présentation »]On ne présente plus le Fractal North. Dès sa sortie en décembre 2022, le boîtier vêtu de bois a fait parler de lui. Son design en a inspiré bien d’autres, et le bois a maintenant envahi les configurations PC. Depuis, il a été rejoint par une version XL, qui peut même accueillir une distroplate Alphacool pour les amateurs de watercooling custom.
Surprise en ce début d’année 2026, Fractal revient avec une nouvelle édition du best-seller boisé : le Fractal North Momentum Edition.
Nous avons eu la chance d’avoir le nouveau venu entre les mains : l’occasion d’assembler une configuration aircooling ultime.
Fractal North Momentum : quoi de neuf ?
Impossible de refondre en profondeur le look d’un châssis titulaire du prestigieux Red Dot Design award en 2023. Le North est une icône dans son genre. Fractal décide donc de nous proposer une édition jusqu’au-boutiste, dans le style comme les performances.
Les dimensions et les formes générales du boîtier restent donc strictement inchangées : 447 x 215 x 469 mm pour un poids de 7,6 kg (mesh) ou 7,7 kg (vitre). La version XL (503 x 240 x 509 mm pour 9,5 kg) est aussi de la partie. Notre exemplaire est un modèle standard vitré.
En revanche, les tons extérieurs n’ont plus grand-chose en commun avec les précédents modèles. Là où le FractalNorth était porteur de lumière et de légèreté, fidèle au style nordique en vogue, la nouvelle édition passe au noir total. La variante la plus sombre à ce jour, Charcoal Black, conservait sa légèreté grâce à une nuance de bois assez claire ainsi qu’à l’ajout de petits détails à même d’éclairer l’ensemble (pieds dorés, languette, bouton de démarrage).
Sur le North Momentum Edition, tout est noir ou en nuance de gris. Le chêne sombre de la façade disparait presque dans la masse du châssis. Avouons que ce rendu assumé n’est pas pour nous déplaire. Languette, bouton et pieds sont maintenant gris.
Et dedans ?
Pour constater la principale différence, il faut retirer la façade boisée du North Momentum. Derrière elle, nous découvrons trois ventilateurs 120 mm du même nom. Fraichement débarqués au catalogue de la marque suédoise (en même temps que le Meshify 3), ils viennent remplacer les Aspects, fournis auparavant avec le North. Et ce n’est pas rien ! Il est vrai que leurs prédécesseurs commencent à se faire vieux.
Fractal North Momentum : les ventilateurs
Avec les ventilateurs Momentum, Fractal ne cache pas sa volonté de se mesurer aux références du domaine.
Nouveau design de pales
Pales en LCP (Liquid Crystal Polymer)
Roulements FDB (Fluid Dynamic Bearing)
Contrôle PWM avec mode zero RPM
Connexion en chaîne possible
Supports anti-vibrations intégrés
Rien de nouveau, mais un condensé de ce qui fait le succès des ténors du genre. Le nombre de pales (7) et leur dessin sont destinés à assurer un maximum de flux d’air, au détriment de la pression statique. Les petites découpes sur les pales visent à limiter les turbulences. Ils se veulent silencieux avec un concurrent direct en ligne de mire : Noctua.
Fractal annonce 67,34 CFM pour les Momentum, ce qui les place parmi les meilleurs en termes d’airflow, devant les Noctua NF-A12x25 G2 et leurs 63,15 CFM. Mais attention, là où les ventilateurs autrichiens ne dépassent pas 1800 trs/min, nos Fractal Momentum atteignent ces performances à 2200 trs/min. En usage réel, c’est le rapport performance/bruit qui fera la différence pour l’utilisateur.
Sur radiateur, les Momentum seront dans la moyenne, mais ne brilleront pas avec leur pression statique de 2,51 mm H2O.
En pratique, le test détaillé de nos confrères de Hwcooling confirme les excellentes performances en tant que ventilateur de boîtier : un concurrent sérieux pour Noctua dans la même gamme tarifaire. Le test prouve également que tout obstacle ou radiateur met à mal ces ventilateurs. Ils restent satisfaisants, mais ne brillent pas.
Ils sont donc un excellent choix pour la face avant du North. Principale source d’air frais d’un boîtier dont les dimensions incitent à l’aircooling, ils devraient faire merveille en toute discrétion : vérifions ça.
[nextpage title= »La configuration »]Il nous a semblé évident d’assembler une configuration aircoolingpour cette découverte du Fractal North Momentum Edition. Les dimensions et le style du boîtier s’y prêtent à merveille. Pour le watercooling (custom ou AIO), on préférera la version XL. Nous ne nous étendrons pas sur les capacités d’accueil inchangées du Fractal North. Il conserve les forces et faiblesses du modèle original, et impose peu de limitations quant aux composants choisis (GPU jusqu’à 355 mm).
Fractal North Momentum : aircooling
Notre configuration du jour met à l’honneur le refroidissement par air. La configuration est la suivante :
Asrock B650E Taichi
AMD Ryzen 9 9950X delided
TeamGroup Tcreate DDR5 32Go
Asus X Noctua GeForce RTX 3080 OC
Seasonic Vertex PX-1200
L’apport d’air frais est assuré par les trois ventilateurs Fractal Momentum fournis avec le boîtier.
L’extraction de l’air chaud est assurée par un ventilateur Noctua NF-A14x25 G2 en haut et un NF-A12x25 à l’arrière. Bien que concurrents dans le domaine de la ventilation, les modèles Noctua et Fractal se marient à la perfection. On ne compte plus les configurations North équipés des ventilateurs autrichiens. Nous verrons que l’alchimie est toujours d’actualité.
Le clou du spectacle sera notre Noctua NH-D15 G2 Chromax Black. Le roi des aircoolers viendra refroidir l’exigeant Ryzen 9 en configuration Direct Die. Le boitier, dans sa version vitrée, accepte les 170 mm du NH-D15 G2. La version mesh, munie de son support de ventilation latérale, ne l’autoriserait pas.
Le montage
Ici encore, pas de surprise. Le North Momentum ne révolutionne pas la recette.
Une fois l’étape critique de dépôt du métal liquide sur le CPU et l’installation du NH-D15 G2 réalisée, le reste est une formalité… à l’exception du cable management. L’ensemble carte mère et refroidisseur est mis en place en quelques instants. L’espace dans le boîtier est suffisant. Il en va de même pour l’imposante carte graphique ASUS x Noctua. On apprécie la connexion en chaîne des Fractal Momentum : un seul fil à brancher côté carte mère pour la façade. Sans être catastrophique, la gestion des câbles reste un point perfectible du North. La chambre arrière manque légèrement de profondeur et, surtout, il manque un passage dédié aux câbles GPU sur l’avant. Rien de dramatique et nous le prenons comme un challenge : organiser les câbles n’est pas une option dans ce boîtier.
Le montage est rapide et agréable. Les différents panneaux et matériaux respirent la qualité. L’ensemble est superbe, pour qui apprécie ce type d’esthétique poussée à l’extrême. Passons à l’usage.
[nextpage title= »Verdict »]Le Fractal North Momentum Edition est beau. Ses nouveaux ventilateurs promettent performance et silence. Résultats en pratique.
Tests génériques
Nous réalisons les tests habituels : OCCT, Cinebench, benchmarks3D mark (port royal, time spy, extreme) et UnigineValley. Peu représentatifs d’un usage réel, ces derniers nous permettent cependant d’établir un comparatif fiable avec nos configurations habituelles. Notons que nous avons utilisé ce même Ryzen 9 9950X en configuration Direct Die sous un Noctua NH-D15 G2 pour le test du LiquidHaus ISO. Ils étaient alors en configuration ouverte, profitant d’un flux d’air virtuellement illimité et sans aucune contrainte.
Les ventilateurs et la tour de refroidissement suivent une courbe de ventilation standard. La température de la pièce, comme lors des essais du ISO, est à 19°C.
De l’air !
Les résultats sont sans appel. À commencer par notre CPU pour lequel nous obtenons les mêmes résultats que lors des tests en open air. On note ainsi, par exemple, une température maximale de 58°C sur Cinebench R23 ou lors des essais longue durée à 200W sur OCCT. Sur Time Spy Extreme, on atteint tout de même 70°C et 61°C sur Fire Strike.
Côté GPU, on atteint un maximum sur le hotspot de 70°C sur Time Spy Extreme, Valley ou Port Royal. C’est une des meilleures températures observées en stress test pour ce modèle dans nos configurations. Elle tend généralement à atteindre les 75, voire 78°C au niveau de son hotspot. La valeur moyenne se situe environ 10°C sous ce point chaud.
Pendant les tests, le niveau de bruit général est resté plus que supportable. Le NH-D15 G2 se fait entendre à forte allure, mais conserve son profil agréable.
Fractal North Momentum : à l’usage
En pratique, l’utilisateur de ce type de boîtier recherchera un équilibre entre performances de refroidissement et bruit. Et il est diablement facile à atteindre ici. Nos ventilateurs n’ont pas besoin d’atteindre leurs vitesse maximale pour assurer le brassage de l’air du boîtier.
Nous établissons une courbe peu agressive tout en garantissant une pression positive. Et quel bonheur ! Nous sommes assis à côté d’un PC au silence royal, au point qu’on se demande s’il est effectivement en fonction dans la majorité des cas — exception faite d’usages très intensifs. Aucun bruit, pas une once de RGB, il se fait oublier avec classe.
Nous nous amusons à débrancher successivement ventilateurs Noctua et Fractal pour comparer leur apport respectif au son de la configuration. Le constat se confirme : le profil sonore et le comportement des Momentum n’a rien à envier à leurs confrères autrichiens. Ils bénéficient, eux aussi, d’un excellent silence global d’opération, d’une montée en allure progressive et agréable, un authentique match au sommet.
Conclusion
Retravailler un modèle aussi iconique que le North était un défi… que Fractal relève haut la main. Par petites touches, la marque suédoise apporte une forme de maturité bienvenue à son boîtier. Sans chercher à renouveler ce qui a fait son succès, elle lui apporte un supplément de style et des ventilateurs terriblement efficaces. Pas de quoi provoquer un nouvel achat pour les possesseurs du premier North — pour eux, on recommandera l’achat des ventilateurs Momentum seuls — mais une belle mise à jour pour qui souhaite se procurer un boîtier boisé et n’aurait pas encore sauté le pas.
Le North Momentum est-il une révolution ? Absolument pas. Mais une superbe évolution et une valeur sure sur le marché. Son MSRP de 179,99€ est très proche de celui du modèle original à la sortie.
ASUS annonce deux nouvelles cartes mères à destination des nouveaux processeurs Xeon 600 Series lancés très récemment. Le but, c’est de proposer des cartes capables d’accueillir ces nouveaux CPU tout en mettant à disposition une connectique riche pour les professionnels et ceux souhaitant assembler de puissantes workstations !
Pro WS W890-Sage (SE) : deux cartes mères workstation chez ASUS !
Avec ces deux cartes mères, la marque propose deux cartes reposant sur un imposant socket LGA-4710-2 tout en disposant d’un chipset W890. Ces deux modèles sont donc parés pour accueillir des processeurs Xeon 600 series disposant de 86 cœurs.
ASUS Pro WS W890E-SAGE SE.
Dans les deux cas, les cartes mères mettent en avant un total de huit emplacements mémoire, lesquels supportent jusqu’à 4 To de RAM, le tout, de type ECC pour limiter les erreurs. Du côté du stockage, nous retrouvons une configuration similaire d’un modèle à l’autre avec quatre M.2 en PCIe 5.0 x4, quatre SATA et deux SlimSAS en PCIe 4.0 x4. Mais c’est à peu près tout puisque la connectique diffère par la suite.
Par exemple, la non-SE dispose de quatre slots PCIe 5.0 x16 et de quatre M.2 en PCIe 5.0 x4. La connectique arrière affiche six USB-A 10 Gbps couplés à deux USB4 et deux USB-A 2.0 dont un flashback. Nous retrouvons également deux Ethernet, un en 2,5 GbE, l’autre en 10 GbE ainsi que deux sorties DisplayPort, la partie audio (ALC1220P) et un bouton clear CMOS.
ASUS Pro WS W890-SAGE SE.
En opposition, la SE se veut davantage orientée pour les entreprises et professionnels. D’une part, la carte embarque un connecteur MCIO interfacé en PCIe 5.0 x8. D’autre part, à l’arrière, la connectique est bien différente puisqu’une prise Ethernet dédiée aux fonctions de gestion à distance est présente. Ensuite, nous avons le droit à deux Ethernet 10 GbE. Les sorties vidéos sont confiées à un VGA, deux USB4 disposant d’un mode DP Alt ainsi qu’à deux mini-DisplayPort. Sinon, nous retrouvons toujours nos six USB-A 10 Gbps tandis que l’audio et les boutons bios flashback et clear CMOS sont présents.
Quant à la partie alimentation, nous retrouvons deux connecteurs PCIe 8 broches pour les cartes graphiques sur la SE contre un seul pour la non SE. La partie CPU est confiée à trois prises 8 broches et une prise quatre broches sur les deux cartes. Cependant, les deux modèles ne partagent pas le même nombre de phases d’alimentations : 16+2+2+1+2 pour la SE contre 14+2+2+1+2 pour la non-SE.
Actuellement, nous ne connaissons pas les prix, mais nul doute que ça va piquer !
Dans un article précédent, nous vous expliquions que l’entreprises chinoise CXMT ne serait pas le deus ex machina espéré dans le secteur de la mémoire. En effet, des contraintes de production existent ainsi que la réalité des coûts. Mais, cela n’empêche pas de gros OEM de s’intéresser à leurs productions. On parle d’ASUS, Acer, HP ou encore Dell. Ces entreprises seraient entrées en contact avec le producteur chinois.
Dell, HP, ASUS et Acer intéressés par la mémoire chinoise !
L’état actuel du marché semble tellement compliqué que certains grands OEM envisagent de mettre à l’épreuve la mémoire chinoise. Actuellement, la DRAM est (très) chère et se fait de plus en plus rare. Mais pour continuer d’exister, il faut proposer des produits, c’est la raison qui pousse certaines grosses sociétés à mettre à l’épreuve la mémoire de CXMT en vue d’une intégration dans leurs produits.
Néanmoins, n’oublions pas non plus que la mémoire chinoise ne profite pas de moyen de production aussi poussé que celle en provenance de Corée du Sud par exemple. Ceci peut générer des contraintes techniques supplémentaires, notamment au niveau de la chauffe ou de la consommation. Afin de tenir certaines (hautes) fréquences, des profils de tension plus agressifs devant être appliqués.
Mais, l’adoption de ces puces mémoires peut soulager, partiellement, les OEM sur des produits d’entrée de gamme par exemple. La mémoire occidentale étant réservées au catalogue plus élitiste… Nous pouvons envisager cela de cette manière.
Maintenant, reste à savoir quel type de contrat sera signé si des accords aboutissent. Précisons aussi que signer des contrats d’approvisionnement avec de grosses sociétés chinoises enverrait un signal de validation aux yeux du monde, ce qui serait également bénéfique pour CXMT qui envisage une entrée sur le marché boursier. Pour l’heure, il n’y a pas encore de calendrier d’établi, mais la fin de l’année est évoqué pour l’intégration des puces du constructeur. Mais ces produits ne risquent pas d’être disponibles partout, les américains étant très frileux quant aux produits technologiques en provenance de Chine.
Le marché de la mémoire est sous pression parce que l’industrie de l’intelligence artificielle génère une très forte demande en mémoire. Les productions de Micron, Sk Hynix ou encore Samsung ne parviennent pas à satisfaire cette demande et les prix montent tandis que des ajustements doivent être faits à tous les niveaux, même dans le secteur des cartes graphiques grand public. Jusqu’à présent, nous espérions que les constructeurs chinois CXMT et YMTC viendraient soulager le marché, mais il ne faut pas compter dessus visiblement.
CXMT et YMTC pas en capacité de devenir des producteurs majeurs ?
La principale raison qui empêcherait ces deux entreprises de devenir de gros producteurs concerne leur méthode de production justement. La Chine n’a pas accès à des méthodes de production EUV et doit s’appuyer sur des moyens alternatifs pour produire leur DDR5. Malheureusement, ces méthodes ne sont pas aussi efficaces, en résulte des dies plus gros sur les wafers (40 à 50% plus gros que ceux des acteurs coréens) et donc les rendements sont inférieurs. Sur un marché où les coûts de production et le volume importent, cela fait un sacré désavantage.
Ensuite, le gros de l’offre de ces entreprises est déjà, en grande majorité, absorbé par la demande locale chinoise. Dans les grandes lignes, ces entreprises n’ont pas de gros volumes disponibles à l’exportation… Et même si c’était le cas, le manque d’expérience de ces sociétés rend les clients potentiels frileux. Mais ce point reste à nuancer puisque HP semble considérer l’adoption de solutions chinoises. D’autres pourraient être tentés, mais nous y reviendrons un autre article.
Au niveau des prix, CXMT et YMTC n’appliquent pas non plus de politique tarifaire particulièrement agressive. Récemment, des rumeurs indiquant que des puces mémoires étaient vendues à des prix inférieur à celui du marché ont été démenties. C’est même tout l’opposé puisque ces entreprises cherchent à se rapprocher des prix de contrat des acteurs coréens.
Ensuite, même si cela concerne surtout les américains, précisons que YMTC figure sur la liste noire des entreprises aux États-Unis. Parce que la firme chinoise a travaillé avec Huawei et l’armée chinoise. Le cas de CXMT est différent, mais l’entreprise figure sur la section 1260H limitant son intérêt commercial au risque d’intervention de l’administration.
Bref, la vision du sauveur chinois n’est donc pas prête de se réaliser. Les deux champions du domaine n’ont pas encore les capacités ni la puissance économique pour devenir des acteurs majeurs. Mais dans ce domaine tout va très vite et si la Chine parvient à s’équiper en moyen de production EUV, les choses peuvent basculer. Malgré les sanctions, ils ont quand même réussi à assembler un prototype de machine EUV.
Du côté de Thermaltake, nous apprenons que la marque vient de lister une nouvelle série de kits watercooling sur son site internet avec la gamme LB aRGB. La particularité de cette nouvelle ligne de produits ? Elle dispose d’une partie en bois sur le capot de la pompe tout en profitant d’un écran segmenté pour la surveillance des températures CPU et GPU !
LB aRGB : des AIO avec du bois chez Thermaltake !
Avec cette série, la marque annonce deux AIO équipés d’un radiateur de 360 mm. Ces derniers profitent d’une partie boisée sur la pompe, laquelle borde un affichage segmenté afin de renseigner sur la température des composants principaux : la carte graphique et le processeur. Bien entendu, l’éclairage RGB est de la partie avec un liseré sur la pompe tandis que les pales des ventilateurs sont illuminées. Bientôt un retour des composants sont lumières colorées dans tous les sens ?
Dans tous les cas, nous retrouvons des kits dont les radiateurs sont construits en aluminium. Ces derniers affichent une épaisseur de 27 mm, rien d’extraordinaire ici. Côté pompe, les dimensions ne sont pas précisées.
Dans tous les cas, la ventilation est équipée de trois moulins de 120 mm. Ces derniers sont un peu plus épais de 4 mm qu’à l’accoutumée : 25,4 mm. Nous retenons aussi qu’ils partagent un unique cadre tandis qu’une connectique unique permet le branchement des trois moulins. Cela limite le nombre de câbles et facilite le montage. Au niveau des caractéristiques, nous retenons une vitesse maximale de fonctionnement de 1900 tr/min. À cette vitesse, le flux d’air généré est de 76,8 CFM tandis que la pression statique atteint les 3,04 mmH2O.
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Pour le montage, la pompe s’installera sur les sockets Intel LGA-1851/1700/1200/115x et AM4 et AM5 en AMD.
Pour l’instant, les prix ne sont pas connus, mais nous sommes curieux de voir quelle tarification sera adoptée par la marque.
Les stats Steam du mois de janvier 2026 viennent de sortir et ces dernières indiquent qu’AMD continue de gratter du terrain sur le secteur des cartes graphiques. En revanche, Intel affiche un sursaut et reprend des parts par rapport au mois de décembre. Dans tous les cas, la configuration type sur la plateforme n’évolue quasiment pas.
Steam : les stats de janvier sont là !
Sur la plateforme de Valve, nous retiendrons que les rouges gagnent progressivement des parts de marché sur le secteur des cartes graphiques. De mois en mois, la marque prend 0,1% par 0,1%, une érosion lente, mais constante sur la plateforme. Ainsi, le mois dernier, l’entreprise s’établissait à 18,4% de parts contre 73,24% pour NVIDIA et 7,94% pour Intel. Mais cela ne change rien au fait que la carte qui réunit le plus grand nombre d’utilisateurs c’est la RTX 4060 avec 4,36% suite à une hausse de +0,46%. En opposition, la carte nommée la plus populaire d’AMD reste la RX 7800 XT avec 1,11% d’utilisateurs (+0,12%).
Au niveau des CPU, Intel, avec 56,64 %, maintient une avance sur AMD, qui affiche 43,34 % de parts. Et en janvier dernier, les bleus affichaient une hausse de +0,25% contre une perte de -0,19% pour les rouges couplés à -0,07% du côté de MicrosoftXTA.
Du côté de la mémoire, pas de changement, la machine typique utilisée sur Steam dispose de 16 Go de VRAM tandis que l’on retrouve un support de stockage de plus de 1 To. Côté CPU, les modèles dotés de 6 cœurs ont encore le vent en poupe, mais ils risquent de laisser progressivement la place aux modèles en 8 cœurs. Quant à la fréquence typique, il est question de 2,3 à 2,69 GHz… Des fréquences typiques rencontrées sur les laptops. Enfin, une grosse partie des joueurs jouent en 1080p. C’est peut-être la partie la plus désolante de ces stats, surtout à l’heure où l’on peut se procurer un écran 1440p respectable pour 150 €.
Comme vous pouvez le retrouver sur le site, nous avons testé la nouvelle carte mère de chez Gigabyte: la X870E AERO WOOD Edition. Une carte mère qui veut s’imposer sur le segment des composants sobres et classieux à l’image de la série Pro Art d’Asus.
A la rédaction, lors de la réception de cette carte mère, on s’est dit : pourquoi ne pas vous donner des idées, et réaliser un build dans cet esprit autour de cette carte mère ?
Et pour réaliser ce build, en collaboration avec Fractal, nous avons opté pour un boîtier blanc.
Notre choix s’est porté sur le Fractal North XL White TG Clear, un boîtier qui s’est imposé comme une évidence grâce à son châssis blanc et à sa façade en bois clair, similaire à la X870E AERO WOOD Edition.
Un build blanc avec du bois ? Vraiment ?
Depuis quelques temps, la mode est au changement et beaucoup commencent à fatiguer du boitier aquarium. Vous êtes nombreux à chercher des choses plus atypiques. Les finitions trop gaming, trop professionnelles, industrielles, et j’en passe, ne font plus rêver, et le marché semble avoir fait le tour…
Un changement s’est donc opéré, et le bois a fait son apparition pour proposer quelque chose de nouveau. L’une des premières marques à s’être lancée dans cette voie a été Fractal, avec le North.
Elle a bousculé le marché, en devenant la première marque mainstream à proposer des boîtiers intégrant du bois, de série. Un choix vu au départ comme un véritable ovni, sans doute trop précurseur. Pourtant, ce positionnement s’impose de plus en plus, et il a marqué un vrai tournant sur le marché, puisque de nombreuses marques concurrentes proposent désormais des finitions en bois sur leurs boîtiers.
Pourquoi le bois s’impose ?
Depuis de nombreuses années, boosté par les réseaux sociaux, les vidéos, les photos d’influenceurs et les médias, on n’achète plus seulement un ordinateur pour ses performances, mais aussi et surtout pour son esthétique.
Le style gaming est aujourd’hui un peu dépassé, et ce que recherche le consommateur, c’est un ordinateur adapté à son setup, un PC qui s’intègre parfaitement dans son environnement. L’esthétique de la machine doit désormais s’accorder avec la pièce, le bureau, l’espace de vie.
L’ordinateur n’est donc plus seulement un ordinateur au sens propre, mais un véritable objet de décoration, pensé pour se marier avec le reste.
Le Fractal North XL White TG Panel, un choix évident ?
On ne va pas passer par quatre chemins : le Fractal North XL, en termes de finitions, est l’un des meilleurs boîtiers du marché. Son châssis blanc associé à une intégration du bois uniquement sur la façade le rend particulièrement épuré, exactement ce que l’on recherche. Une surcharge de bois n’est pas forcément intéressante, et peut même devenir contre-productive.
On retrouve un châssis de 503 × 240 × 509 mm pour un poids de 9,7 kg, capable d’accueillir du watercooling jusqu’à 420 mm, sur le haut et la façade du boîtier. Il prend également en charge l’ensemble des GPU du marché, tant en longueur qu’en épaisseur.
Ce qui en fait un boîtier original, mais surtout bien construit, avec de nombreuses possibilités en matière de configuration.
Les détails :
Sur le front panel du boîtier, on retrouve des éléments gris métallisés qui s’associent très bien au blanc du châssis, tout en rappelant les dissipateurs de la carte mère en aluminium gris métallisé.
Sur de nombreux détails de ce type, la carte mère de Gigabyte et ce boîtier de Fractal s’accordent parfaitement, aussi bien sur les couleurs que sur les finitions.
Et pour la languette à l’arrière du boîtier, encore une fois, on retrouve un élément très similaire sur la carte mère en termes de couleur. Encore une preuve que cette carte mère et ce boîtier sont faits pour être ensemble.
Merci à Fractal pour la mise à disposition de ce boîtier North XL White TG Clear, ainsi qu’à Gigabyte pour cette X870E AERO WOOD Edition.
[nextpage title= »Le build ! « ]
Pour cette configuration, avoir un boîtier blanc et une carte mère blanche, c’est bien, mais il faut aussi penser au reste pour finaliser l’ensemble. Le choix s’est donc porté sur un GPU blanc, accompagné d’un watercooling avec des câbles noirs, afin de s’associer à l’intérieur du châssis, qui est noir.
Car oui, ce Fractal North XL White est blanc à l’extérieur, mais noir anthracite à l’intérieur. L’objectif était donc de réaliser une sorte de build noir & blanc, équilibré et cohérent visuellement.
On obtient un build d’une rare élégance, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le mariage du noir et du blanc est magnifique, avec juste ce qu’il faut de bois sur l’extérieur du boîtier, ainsi qu’un rappel subtil sur le côté gauche de la carte mère.
Le cache blanc du boîtier, situé sur le côté droit du GPU, permet de masquer une partie de l’intérieur non utilisée, ce qui renforce encore la propreté visuelle de l’ensemble.
Ce que j’apprécie particulièrement, et cela sera le cas pour beaucoup aujourd’hui, c’est que l’aspect gaming trop marqué est désormais dépassé. Le RGB est de plus en plus évité, et les builds sans RGB sont plus que jamais plébiscités.
Ce Fractal North XL, associé à la X870E AERO WOOD Edition, réussit cet exercice avec brio.
Et avec un peu de RGB ?
La X870E AERO WOOD Edition propose un léger RGB, avec une seule couleur qui est entre le blanc et le marron clair. La carte graphique de chez Galax dispose, elle aussi, d’un peu de RGB. Je me suis donc dit : pourquoi ne pas tout allumer pour voir ce que cela donne à l’intérieur ?
Et honnêtement, le résultat reste toujours élégant. Je pense que l’on peut ajouter du RGB dans ce Fractal, mais vraiment avec quelque chose de léger, afin de rester sobre et cohérent avec l’esprit du build.
[nextpage title= »Le ressentie ? »]
C’était la première fois que je réalisais un build blanc, et je dois avouer que je suis tombé sous le charme. Après avoir construit ce PC, je comprends mieux la tendance du blanc, en vogue depuis quelques années.
On a quelque chose qui change du noir vu et revu, et au final, on obtient un ensemble beaucoup plus lumineux, sans avoir besoin de RGB. Le blanc et l’effet bois mettent en valeur aussi bien le châssis que les composants à l’intérieur.
Les forces du boitier !
Dans les forces de ce boîtier, comme vous l’avez compris, il y a sa façade avec panneau en bois clipsable, accompagnée d’un filtre à air situé à l’arrière. Le bois clair, avec son traitement, est vraiment très élégant. D’autant plus que Fractal a fait le choix de conserver les défauts naturels du bois, ce qui renforce encore son aspect authentique.
Quand on retire l’immense panneau en bois, on retrouve trois ventilateurs Fractal de 140 mm, plutôt performants et surtout silencieux.
Pour accéder au haut du boîtier, il suffit de retirer la partie en mesh située sur le dessus, qu’il faut simplement faire glisser par l’arrière.
Le boîtier étant assez large et capable de prendre en charge des radiateurs de 420 mm, l’accès par le dessus est particulièrement simple. C’est également le cas pour le montage ou pour le passage des câbles, comme ceux du CPU, généralement plus difficiles d’accès.
À l’arrière du boîtier, on retrouve beaucoup d’espace pour le cable management, avec tout ce qu’il faut pour regrouper proprement les câbles, grâce aux attaches prévues à cet effet.
Dans ce boîtier, tous les formats d’alimentations passent sans problème. À titre d’exemple, mon alimentation EVGA T2 1600 W de 225 mm en longueur, un format plutôt imposant, rentre sans souci en retirant simplement le support pour disques durs.
En conclusion :
Pour ceux qui voudraient acheter une X870E AERO WOOD Edition et qui souhaiteraient l’associer à un boîtier : le choix idéal nous semble être le Fractal North XL TG Clear (version vitrée), proposé entre 150 et 180 euros selon le revendeur. Les couleurs communes, l’aspect bois similaire et l’effet black and white font que l’association est sublime et réellement de bon goût. On a quelque chose de sobre, sans surcharge de bois.
Les builds blancs avec du bois n’en sont qu’à leurs débuts et l’apparition de cartes mères dans ce style n’est que le commencement, d’autres composants suivront eux aussi. En tout cas, à la rédaction, nous en sommes persuadés.
Après l’actualité précédente où nous vous parlions de deux chanceux, place cette fois-ci à un mal chanceux… Enfin, quoique. Effectivement, un client Amazon a été victime, une nouvelle fois, d’une arnaque lors de l’achat d’une carte graphique, ici, une RTX 5070 Ti qu’il n’a pas reçue. Heureusement, Amazon le rembourse.
Il achète une RTX 5070 Ti, mais reçoit des cailloux à la place…
Une histoire d’arnaque qui se termine bien puisque Theshadowstorm1 sur Reddit, commande une 5070 Ti sur Amazon. Il reçoit son colis et nous imaginons l’ascenseur émotionnel lors du déballage de la carte. En effet, imaginez-vous à sa place, vous vous apprêtez à déballer une magnifique carte en provenance de chez Zotac et vous vous retrouvez avec un sachet plein de cailloux. Véritablement, il y a de quoi être sacrément énervé. Heureusement toutefois, Amazon accepte de le rembourser et, en plus, il peut conserver les pierres reçues à la place de la carte graphique.
Cette fois-ci, l’histoire se termine bien, mais nous imaginons que ce n’est pas le cas à chaque fois. De plus, des affaires de cartes remplacées par tout et n’importe quoi, ce n’est pas la première que nous en entendons parler. Effectivement, il y a eu le cas de cet acheteur qui a reçu des sacs bandoulières ou des pâtes et du riz pour un autre. Malheureusement, dans ce genre d’affaires, il peut être parfois difficile de faire valoir ses droits, sans passer soi-même pour l’arnaqueur compte tenu de la grossièreté de l’escroquerie originale… Surtout quand on a un gros historique de retour sur Amazon.
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En attendant, pour limiter les chances de se faire arnaquer, le mieux reste de se renseigner sur les revendeurs tiers avant d’acheter. S’ils ne totalisent pas beaucoup d’avis ou pratiquent des prix trop agressifs, méfiance. D’autre part, quand il s’agit d’un article de forte valeur, comme une carte graphique ou un kit RAM (surtout en ce moment), n’hésitez pas à filmer le déballage de votre colis et à prendre des photos. Ainsi, en cas de litige, vous aurez des preuves filmées et des photos à ajouter à votre dossier. Cela ne devient plus une affaire où c’est votre parole contre celle du vendeur.