Nouvelle fuite concernant Intel et ses futurs processeurs Core Ultra 4000. Cette fois-ci, la fuite concerne sept modèles dont certains profitent d’un suffixe BFC. La question reste de savoir ce que ça signifie bien que certains semblent tabler sur un lien avec le BLLC, le gros cache L3 façon Intel. D’ailleurs, certains seraient tentés de l’appeler « Big F*cking Cache ». Toutefois, à l’instar de notre confrère, nous ne voyons pas les Bleus intégrer de grossièretés dans le nom de leurs produits.
Avec cette nouvelle fuite, le schéma de nommage des nouveaux processeurs Intel semble se confirmer. D’ailleurs, nous vous en parlions fin août. Pour le coup, nous retrouvons des modèles baptisés BFC qui pourraient désigner les modèles avec une quantité de cache L3 étendue, lesquels s’appuieraient sur un concept similaire aux X3D d’AMD afin de booster les performances en jeu. On parle d’une capacité pouvant atteindre les 288 Mo au total. Dans ce cas de figure, trois noms ressortent :
Core Ultra 9 4970K BFC
Core Ultra 9 4900 BFC
Core Ultra 7 4870K BFC
Chaque modèle profiterait donc de plus de cache L3 pour offrir de meilleures performances. Ici, les modèles K mettent en avant une enveloppe thermique de 125 W, sauf pour le 4900 BFC dont l’enveloppe n’est que de 65 W. La configuration des cœurs va jusqu’à 28 cœurs (8P + 16E + 4LPE) pour les Core Ultra 9 tandis que l’Ultra 7 s’arrête à 24 cœurs (8P + 12E + 4LPE).
Le reste du tableau montre des processeurs intégrant une partie graphique avec 32 Execution Units, sauf pour le Core Ultra 5 4650KF dont le suffixe F indique une absence d’iGPU. Enfin, nous retiendrons que les Core Ultra 5 ne disposent plus que de 22 cœurs au maximum (6P + 12E + 4LPE).
Suite à un déplacement avec sa configuration, il s’aperçoit qu’un morceau du dissipateur de sa carte graphique s’est totalement détaché. En effet, cette RTX 4090 Founders a littéralement perdu un morceau de son système de refroidissement, exposant une partie du circuit imprimé ainsi que les caloducs en cuivre. Un problème inquiétant qui soulève quelques questions quant à la longévité de ce type de carte.
RTX 4090 : une carte perd un morceau après un déplacement !
Un bout de dissipateur est tombé !
Dans les faits, suite à un déplacement, le propriétaire de cette RTX 4090 Founders Edition s’est aperçu qu’un morceau manquait à sa carte graphique. En effet, un morceau du système de refroidissement de la carte est littéralement tombé, révélant une partie de l’intérieur de la carte. Ainsi, trois caloducs sont visibles ainsi qu’un morceau du PCB et le dessus de la plaque qui entre en contact avec les composants principaux de la carte. Fort heureusement, le reste de la carte semble bien aller et aucun dommage au GPU ni à la mémoire n’a été rapporté.
Malheureusement pour le propriétaire, la carte date de 2023 et cette dernière a dépassé sa durée de garantie ; NVIDIA n’assurera pas le SAV ici. Il faut donc se tourner vers un réparateur tiers qui annonce une facture de 400 $ pour réparer le dissipateur. Selon nous, à ce stade, le mieux à faire reste de racheter un système de refroidissement complet et de remplacer celui endommagé ; cela lui coûtera moins cher. D’autant qu’avec un peu de patience et de doigté, il peut réaliser l’opération lui-même et économiser sur la main-d’œuvre. C’est la solution la plus sûre, d’autres utilisateurs conseillant de recoller à l’époxy thermoconducteur notamment.
La cause probable :
Maintenant, reste à identifier la cause probable de ce détachement et cela peut être lié aux différents cycles de chauffe et de refroidissement de la carte. Comme vous le savez, le métal se dilate et se contracte en fonction de la température, mais cela ne se fait pas au même rythme sur toutes les zones du dissipateur. Ainsi, avec le temps, les contractions/rétractations répétées ont fini par fragiliser les soudures du dissipateur qui ont fini par lâcher à cause des vibrations induites lors du déplacement de la machine.
L’année dernière, NVIDIA mettait un terme à la prise en charge des cartes Pascal issues de la série GTX 10. Cependant, un utilisateur, SupraGSX, a décidé de proposer un pilote graphique non officiel, ajoutant la prise en charge de ces mêmes cartes sous Windows XP. Selon le développeur, cette version a donc été « vibe coded », c’est-à-dire que le pilote a été programmé à l’aide de l’intelligence artificielle, bien que les notes de changement ne mentionnent pas explicitement l’utilisation de l’IA.
Pascal : un support de Windows XP via un pilote non officiel !
Les GTX 10 sur Windows XP :
Dans les grandes lignes, cette nouvelle version non officielle porte le nom de Forceware 382.69 et a donc été développée à l’aide de l’intelligence artificielle. Ce pilote apporte donc la prise en charge des cartes Pascal sous Windows XP. Cela concerne les GTX 1060 en 3, 5 et 6 Go ainsi que les GTX 1070/1070 Ti/1080/1080 Ti/Titan X (Pascal)/Titan XP. Les cartes professionnelles Quadro exploitant cette architecture sont également concernées, c’est notamment le cas des Quadro M et P. Cependant, pour ce qui est des GTX 1050 et GTX 1050 Ti, le support reste expérimental dans la mesure où il n’a pas été testé avec du matériel réel.
Quelques petits ajouts avec tout ça :
Avec ceci, on peut compter sur quelques petits ajouts bienvenus parmi lesquels nous retrouvons la prise en charge du DisplayPort 1.4 HBR3 ainsi que du HDMI 2.0. Avec ceci, les crashs avec OpenGL ont aussi été corrigés et cela a été vérifié avec la GTX 1080 Ti. Bref, un driver qui fait le travail, bien qu’il s’agisse d’une version non officielle.
Évidemment, il reste recommandé de ne pas installer cette version sur votre machine principale pour éviter tout risque de plantage ou de crashs sérieux. Néanmoins, le support de Windows XP ayant été arrêté en 2014, il est peu probable que vous utilisiez ce système au quotidien, bien que l’on puisse être surpris.
Le connecteur d’alimentation des RTX 5000, c’est une véritable épée de Damoclès. En effet, on ne sait jamais vraiment quand il y aura un problème… ni s’il y en aura un. Quoi qu’il en soit, un utilisateur a décidé de faire sauter la garantie de sa RTX 5090 Ventus 3X pour y ajouter deux connecteurs PCIe 8 broches en plus du 12V-2×6. Une modification qui ne résout pourtant pas le problème initial de répartition de la charge, puisque lesdits connecteurs sont soudés directement sur le 12V-2×6.
RTX 5090 : ajout de deux connecteurs PCIe 8 broches !
Des connecteurs soudés sur le 12V-2×6 d’origine…
Dans les faits, l’utilisateur a simplement ajouté un PCB qui comprend deux connecteurs PCIe 8 broches supplémentaires sur le dos de sa carte. Ces derniers sont pris dans une armature en plastique qui se positionne sur la backplate de la carte. D’un côté, nous avons la prise femelle des deux connecteurs à huit broches ; de l’autre, une nappe de câbles s’insérant dans la coque du connecteur 12V-2×6. Dans les faits, c’est surtout comme s’il ajoutait des broches au connecteur à 16 broches.
Par ailleurs, les températures semblent être plutôt bonnes puisque l’intensité mesurée sur chaque broche tombe à 3 A. Pour mesurer la stabilité de son montage, il a donc appliqué une charge linéaire à sa carte graphique qui s’est retrouvée à consommer 550 W pendant 48 h (la facture d’électricité va être belle). À terme, les températures des câbles se sont maintenues sous les 40 °C, c’est toujours ça de pris.
Toujours pas de mécanisme de protection derrière le connecteur :
Son montage, bien qu’intéressant, ne résout pas le problème sous-jacent du 12V-2×6 tel qu’il est intégré sur les RTX 50. En effet, ce dernier ne dispose d’aucun mécanisme s’assurant de la répartition des charges entre les broches des connecteurs. Ainsi, avec ses deux PCIe supplémentaires, s’il doit y avoir un déséquilibre de charge, ce dernier aura lieu. Cependant, rajouter des connecteurs permet de réduire les risques d’échauffement au niveau du connecteur 16 broches, ce qui limite les risques de voir son câble et le connecteur de sa carte brûler.
Nouveau ventirad dans la gamme de chez Thermalright avec le Peerless Assassin 120H-A. Avec cette référence, nous avons affaire à un dissipateur double tour moderne qui exploite des dimensions plutôt compactes avec une hauteur lui permettant d’entrer dans tous les boîtiers. Évidemment, nous retrouvons deux ventilateurs en 120 mm ainsi que six caloducs.
Peerless Assassin 120H-A : la recette classique du ventirad double tour !
Six caloducs en contact direct !
Comme on peut le voir, nous avons bel et bien affaire à un dissipateur double tour en 120 mm. Ce dernier affiche des dimensions de 125 (L) x 135 (P) x 159 (H) mm. Avec moins de 160 mm de hauteur, c’est l’assurance de pouvoir le monter dans une majorité de boîtiers du marché.
Le radiateur dispose donc de deux tours de refroidissement, chacune traversée par un total de six caloducs en cuivre de 6 mm chacun. Ces derniers sont montés en contact direct avec le processeur et se rejoignent au niveau d’une base non excentrée.
À côté de ça, la finition semble soignée avec, d’une part, des capots placés sur le dessus des empilements d’ailettes en aluminium. D’autre part, un revêtement noir mat est intégralement appliqué sur les ailettes ainsi que sur les caloducs en cuivre.
La ventilation :
Au niveau de la ventilation, la marque intègre deux ventilateurs en 120 x 25 mm. Ces derniers tourneront jusqu’à 2400 tr/min tandis qu’ils génèreront un flux d’air conséquent de 85,35 CFM et une pression statique de 2,95 mmH2O, largement suffisants pour traverser les tours de refroidissement de ce modèle.
Pas encore de prix :
Le prix de vente n’est pas encore connu, mais on sait que la marque applique une tarification agressive. Ce modèle ne devrait pas déroger à la règle et on peut s’attendre à une tarification comprise entre 40 et 50 € là où les modèles concurrents se situent autour de la soixantaine d’euros, voire plus sur ce format.
La marque de mini-PC Minisforum arrive avec une nouvelle référence de machine compacte. Cette dernière embarque une carte graphique dédiée, un modèle PCIe, une RX 9060 XT, le tout décliné dans un format low profile. Dans tous les cas, la machine intègre un processeur AMD équipé de 16 cœurs.
AtomMan G1 Pro : un mini-PC Minisforum équipé d’une RX 9060 XT low profile !
Une carte graphique dédiée !
Dans les grandes lignes, nous apprenons que cette machine met en avant une carte graphique dédiée, en l’occurrence une RX 9060 XT low profile et non une RTX 5060. La carte affiche 16 Go de VRAM et dans le commerce, une telle configuration se négocie actuellement plus de 500 €. La carte est configurée pour ne consommer que 140 W.
La partie CPU reste confiée à un Ryzen 9 8945HX, un processeur AMD disposant d’un total de 16 cœurs et 32 threads, le tout sous architecture Zen 4. Côté fréquence, c’est un modèle qui mouline à 5,4 GHz tout en consommant jusqu’à 100 W.
Côté mémoire, nous sommes loin des 192 Go de LPDDR5X que l’on retrouve avec certaines machines équipées de CPU Gorgon Point d’AMD. Ici, nous retrouvons deux slots SO-DIMM en DDR5 pouvant accueillir jusqu’à 96 Go de RAM à 5200 MT/s. La partie stockage profite de deux emplacements M.2 en PCIe 4.0 x4 pouvant encaisser jusqu’à 4 To par slot.
Enfin, nous retrouvons des sorties vidéo DisplayPort et HDMI. Ici, l’alimentation est interne, exit donc la brique d’alimentation qui traîne dans les pieds, c’est toujours bon à prendre.
Le prix de vente :
Côté prix de vente, la machine est disponible à partir de 1 759 $ avec un prix barré de 2 199 $. Pour la France, il est question de 1 879 €, le tout, dans la version 32 Go de RAM et 1 To de SSD.
Nouvelle édition spéciale d’un clavier chez Keychron, qui annonce son K8 HE All-Wood Edition. Cette nouvelle version met en avant un boîtier entièrement en bois ainsi qu’un format TKL, sans pavé numérique. Mais le clavier ne s’arrête pas là avec notamment des commutateurs magnétiques et des touches PBT. Évidemment, les teintes marron dominent ici.
K8 HE All-Wood : beaucoup de bois sur ce clavier !
Switches magnétiques hotswappables !
Avec ce clavier, la marque nous propose donc une référence entièrement boisée avec un boîtier en bois de noyer. Clairement, il fera classe sur votre bureau et, dans ce contexte, il suffit que vous ayez un boîtier Summit noir de chez Fractal Design pour faire la paire.
Bon, nous retrouvons une conception TKL avec un pavé numérique complètement absent, le tout pour gagner un maximum de place sur le bureau.
En interne, la marque nous propose des commutateurs Hall Effect ou magnétiques. Il sera possible de régler la hauteur du point d’activation et de configurer des fonctionnalités sympathiques comme le Rapid Trigger par exemple ou de multiples actions à la descente du switch.
Par défaut, Keychron utilise des commutateurs à la sensation linéaire ne nécessitant que 40 g en début de course et 60 g en fin de course. Il sera possible de régler le point d’activation de 0,2 à 3,8 mm.
Sinon, nous retrouvons un clavier dont le polling rate est de 1 000 Hz, tandis qu’il intègre une batterie de 4 000 mAh pour une autonomie de 110 h qui dépendra du rétroéclairage et de son intensité.
Pour finir, le clavier exploite un keyset en PBT marron avec un profil OSA propre à Keychron.
Le prix :
Au niveau du prix de vente, la marque annonce son clavier à 199,99 $, un tarif qui peut sembler élevé, mais qui se justifie par la présence massive de bois de noyer, pour le boîtier notamment. À voir ce que ça donne à la frappe et de quelle manière cela influe sur le bruit.
Du côté de Sony, nous apprenons qu’une nouvelle révision a été apportée à sa PS5 Slim, laquelle profite de quelques modifications et améliorations. Dans le lot, la console profite d’une carte mère redessinée ainsi que d’une meilleure isolation, notamment au niveau du métal liquide. D’autres modifications impliquent le dissipateur thermique du SoC de la console ou encore la pile bouton. Évidemment, la conception des consoles évolue avec le temps, nouvel exemple ici.
PS5 Slim : une nouvelle révision « Wolverine » !
Les modifications constatées :
Avec cette nouvelle révision, la console inspectée présente quelques modifications par rapport au modèle précédent. La première chose à retenir, c’est que la carte mère EDM-051 a été redessinée par exemple. Une autre modification pratique concerne la pile CR2032 qui est maintenant remplaçable. Dans le même temps, le retimer HDMI semble être plus cheap, du moins d’après ce qui a été observé. Par ailleurs, ce n’est pas un problème tant que celui-ci fait son travail, dirons-nous.
Le système de refroidissement a aussi été modifié et ce dernier profite maintenant d’une interface en métal liquide similaire à celle de la PS5 Pro. Dès lors, par rapport à la version précédente de la console, la zone d’exposition a été réduite tandis que la barrière de protection en est directement héritée. Par ailleurs, le dissipateur en lui-même est différent de la version précédente de la console.
Une révision pas encore testée :
Pour le moment, nous ne savons pas quelles incidences peuvent avoir ces modifications. En effet, il serait intéressant de voir quelles températures le SoC peut atteindre sur cette révision par rapport à la version précédente de la console. Ensuite, quid des nuisances sonores qui ne sont pas non plus à négliger.
Dans tous les cas, au fil du temps, des modifications sont apportées aux consoles afin, par exemple, de réduire les coûts de production, de simplifier les opérations de maintenance, d’améliorer les capacités de dissipation thermique ou de réduire les nuisances sonores.
Du côté de Sapphire, nous apprenons que la marque met à disposition les utilitaires nécessaires à la mise à jour du vBIOS de ses RX 7000. En effet, une faille de sécurité, sans que l’on en sache davantage, a été découverte et une mise à jour du vBIOS des cartes est nécessaire pour la corriger. Si les mises à jour du BIOS des cartes mères sont courantes, du côté des cartes graphiques, c’est assez rare pour être souligné !
RX 7000 : mise à jour du vBIOS disponible !
Une opération qui prend entre 15 et 20 minutes !
Pour permettre la mise à jour du vBIOS de votre carte graphique, Sapphire propose différents utilitaires correspondant chacun au GPU de votre carte. Sont donc concernées les RX 7600 (XT), la RX 7650 GRE, la RX 7700 XT, la RX 7800 XT et les RX 7900 GRE/XT/XTX… Bref, l’ensemble de la gamme RX 7000 proposée par AMD en somme.
Si vous avez une carte Sapphire, pour mettre à jour votre carte, il faudra passer par ce lien et télécharger l’utilitaire correspondant à votre carte.
La procédure :
Avant toute chose, il faudra s’assurer d’avoir un système Windows 10 ou 11 installé sur votre PC, ensuite, la dernière version du pilote AMD devra être installée. Bien entendu, n’éteignez pas votre PC durant la mise à jour, c’est comme pour les MAJ BIOS de carte mère à ce sujet, donc, si vous avez des travaux en cours chez vous ou un orage pas loin, évitez d’aller plus loin.
Une fois l’utilitaire téléchargé, lancez-le en mode administrateur et choisissez un dossier de destination pour extraire l’archive. Une fois cela fait, rendez-vous dans ledit dossier et lancez l’exécutable en mode administrateur. Ensuite, fermez toutes les applications en cours, cliquez sur « OK » puis acceptez les CGU. Ensuite, l’utilitaire vous indiquera si une mise à jour est disponible, auquel cas, cliquez sur « Suivant » puis « OK » et la mise à jour se lance. Avec les RX/Pro 7000, vous êtes invités à redémarrer en mode sans échec pour compléter le processus d’installation.
Et voilà, vous êtes à jour. Dans tous les cas, la procédure complète et détaillée avec captures d’écran est disponible à cette adresse.
Régulièrement sur overclocking.com, nous recevons des produits en provenance de Kingston. Nous avons notamment pu tester leur SSD ultra-performant Fury Renegade G5 ou encore leur clé cryptée IronKey D500S. Mais au-delà des produits tournés vers le stockage, Kingston est aussi connue et reconnue pour ses mémoires. Et c’est précisément ce que nous testons aujourd’hui avec son modèle le plus haut de gamme, proposé à une fréquence très élevée : les Kingston Fury Renegade 2x24Go 8400MT/s CL40.
Une petite piqûre de rappel :
Si Kingston semble pour vous être une grande entreprise, détrompez-vous. Il s’agit là d’un véritable mastodonte avec environ 14 milliards de chiffre d’affaires en 2024, un chiffre qui devrait exploser avec la crise actuelle. Vous l’aurez compris, cette entreprise privée occupe aujourd’hui la place de numéro un mondial incontesté sur l’assemblage de barrettes de RAM et sur la vente de SSD.
Comme pour la RAM, leur force sur le secteur des SSD ne réside pas dans la fabrication des puces (Kingston achète la mémoire flash NAND et autres composants), mais dans leur capacité d’assemblage, de test rigoureux et de distribution. Et dans ces deux secteurs, Kingston s’est imposée comme le leader absolu des fabricants indépendants, bien devant Corsair, par exemple.
Merci à Kingston pour la mise à disposition de cet exemplaire !
Les Kingston Fury Renegade 2x24Go 8400MT/s :
Unboxing :
Le kit que nous testons aujourd’hui arrive dans un emballage typique de la série Fury Renegade de Kingston. Les informations de ce kit sont directement inscrites sur la face avant de l’emballage. On apprend ainsi que notre kit tourne à une fréquence de 8 400 MT/s et possède une capacité totale de 48 GB, soit 24 GB par barrette.
Une fois la boîte ouverte, on retrouve nos deux modules parfaitement protégés dans une coque en plastique transparent. Ici, l’emballage adopte une approche très simple et minimaliste, similaire à ce que l’on retrouve couramment chez d’autres marques de RAM. Cette présentation épurée privilégie la fonctionnalité plutôt que l’esthétique, tout en assurant une protection adéquate des composants lors du transport.
Les Kingston Fury Renegade :
Ce kit RAM reprend un design mélangeant du noir et du gris (comme du métal brossé). Une autre version de couleur blanche est aussi disponible, pour s’adapter aux configurations tout en blanc !
Les dissipateurs sont ici en aluminium. Ils sont chargés de dissiper la chaleur dégagée par le PCB composé de dix couches. Ils dissipent également la chaleur des puces mémoire ainsi que de la puce CKD qui fait la particularité de ce kit. Ceux-ci sont de qualité et sont très sobres. Au-dessus, on retrouve un bandeau RGB en plastique opaque, permettant une bonne diffusion du RGB.
Comment identifier son kit mémoire :
Vous allez nous dire que c’est assez facile puisqu’il suffit de regarder les références annoncées par le constructeur. Oui, mais ce n’est pas suffisant, surtout si vous comptez l’overclocker ! Certaines informations sont données par le constructeur, mais il faudra fouiller, voire ôter les radiateurs, pour connaître les autres ou en cherchant confirmation sur la toile.
On retrouve sur l’une des faces du dissipateur l’inscription « Kingston Fury » et sur l’autre, une étiquette reprenant les caractéristiques techniques de notre exemplaire, qui ressemble plus à un nom de code, « KF584CU40RSAK2-48 ». C’est cela que nous allons regarder en détail. Par exemple, dans le cas de notre exemplaire du jour, voilà les informations que nous connaissons.
La marque : Kingston
Le modèle : Fury Renegade DDR5 RGB
La capacité : 2 x 24 GB
La fréquence : 8400 MT/s
Les timings : 40-52-52-132
La tension : 1,45 volt
Afin de se faire une idée du potentiel d’overclocking de votre kit, ces informations sont insuffisantes et il va falloir aller plus loin. En effet, il est aussi très important de connaître la révision du kit ainsi que le modèle des puces qui équipent votre kit mémoire. En fonction de ces informations, les performances du kit en overclocking seront bien différentes.
Dans notre cas, il s’agit de huit puces SK Hynix M-Die de 3 Gb, placées sur une face de chaque barrette. De bonnes puces qui vous permettront d’effectuer un overclocking important si vous le souhaitez.
CUDIMM et profil XMP :
Qu’est-ce qu’un kit RAM CUDIMM ?
Le CUDIMM (Clocked Unbuffered Dual In-Line Memory Module) est une nouvelle norme de mémoire DDR5 introduite avec l’arrivée de la série de processeurs Intel Core Ultra 200. Cette technologie est conçue pour garantir la stabilité du système à des fréquences extrêmes dépassant les 8 000 MT/s. Sa principale innovation est l’intégration d’une puce dédiée, le CKD (Client Clock Driver), directement sur la barrette de RAM. Alors que sur une mémoire classique le signal d’horloge envoyé par la carte mère a tendance à se dégrader en chemin à cause des interférences, le CKD intercepte ce signal à son arrivée, le purifie et le redistribue proprement aux puces mémoire. Ce signal parfaitement nettoyé permet d’atteindre des vitesses vertigineuses allant de 8 400 à 9 000 MT/s en toute stabilité.
La seule contrepartie est que cette nouvelle puce génère de la chaleur. Le kit doit donc disposer de dissipateurs suffisamment efficaces afin d’assurer un fonctionnement optimal lors d’une utilisation prolongée et d’éviter toute surchauffe.
Le profil XMP :
On ne le dira jamais assez, mais les paramètres de votre kit mémoire ne se règlent pas automatiquement après l’avoir installé. Si c’est le cas pour votre processeur, il n’en est rien pour votre kit mémoire et un passage par le BIOS sera obligatoire ! En effet, pour activer les fréquences de vos RAM, il faudra activer le XMP (eXtreme Memory Profile). Une technologie développée par Intel qui permet de faire fonctionner la mémoire vive (RAM) de votre ordinateur à sa vitesse maximale réelle. Et si vous voulez aller plus loin, vous pourrez configurer les paramètres manuellement, en choisissant la bonne fréquence, les timings ainsi que la tension correspondante.
Sans cela, vos performances seront impactées dans tous les domaines et vous vous retrouverez avec un kit ne dépassant pas la fréquence de 4800 MHz en CL40. Nous allons donc activer notre profil XMP directement dans le BIOS. Dans le BIOS, vous pourrez également choisir entre deux profils XMP : le XMP I et le XMP II. Le profil XMP I charge le profil par défaut des RAM. Le profil XMP II peut, quant à lui, optimiser légèrement quelques subtimings en plus.
Pour tester ce kit, nous nous sommes donc tournés vers notre banc capable de supporter de telles fréquences et la technologie CUDIMM. Pour cela, un Core Ultra 9 285K et une MSI Z890 ACE se chargeront de tirer parti de ces Kingston Fury Renegade. En effet, des fréquences aussi importantes n’ont pas un réel intérêt avec une plateforme AMD. De plus, la technologie CUDIMM n’est pas supportée.
Une fois le kit complètement en place et la configuration système allumée, nous pouvons pleinement profiter de l’illumination RGB de ces barrettes mémoire. Si nos photos ne reflètent pas fidèlement un éclairage uniforme et intensément lumineux, sachez que dans la réalité, l’effet visuel est bien plus éclatant et impressionnant !
Le test :
Passons maintenant au test de ce kit RAM. Nous le comparons face à deux autres références sur trois benchmarks : AIDA 64, Geekbench 3 et Geekbench 5. Place aux résultats !
AIDA 64 :
Il s’agit d’un logiciel capable de vous fournir de nombreuses informations à propos de votre configuration, mais qui a surtout la particularité de disposer d’un benchmark mémoire. Celui-ci va calculer la vitesse de lecture, d’écriture, de copie ainsi que la latence de votre kit mémoire. Il est très souvent utilisé, notamment pour comparer des kits mémoires entre eux. C’est un excellent outil si vous voulez comparer les performances de votre kit mémoire avec celles que nous avons déjà eues l’occasion de tester.
Sur ce benchmark, notre kit Kingston est devant sur tous les tests, avec les meilleurs débits d’écriture, de lecture et de copie. Du côté de la latence, nous retrouvons des performances similaires.
Geekbench 3 :
Il s’agit d’un benchmark disponible en plusieurs révisions. Il permet d’obtenir deux scores : l’un en single et l’autre en multi. Grâce à ce benchmark, nous allons nous focaliser sur les performances atteintes avec nos kits mémoires.
Sur Geekbench 3, de manière assez étonnante, notre kit se retrouve derrière sur les deux tests. Nous ne prenons pas en compte ce benchmark au vu de ces résultats assez surprenants.
Geekbench 5 :
Nous avons décidé d’ajouter ce benchmark supplémentaire, mais pourquoi ? Le benchmark CPU fait appel à de nouveaux tests qui simulent plus fidèlement les tâches auxquelles sont confrontés les processeurs face aux applications récentes. Geekbench 5 augmente également la mémoire utilisée lors du benchmark pour mieux rendre compte de l’impact de ce paramètre dans les résultats du CPU. Actuellement, nous conserverons les deux puisque la version 3 est encore largement utilisée.
Ici, notre kit est devant de très peu en Multi-Core. Sur la partie Single-Core, il est cette fois-ci derrière, mais là aussi avec une différence marginale.
La conclusion :
Au final, on en pense quoi ?
Nous voici arrivés à la fin de notre test de ce kit RAM Kingston Fury Renegade 2x24GB 8400 MT/s. Mais alors, on en pense quoi ? Ce kit est un modèle très intéressant sur le plan esthétique, mais aussi en matière de performances, notamment grâce à sa technologie CUDIMM, qui lui permet de maintenir des fréquences élevées de manière stable. C’est un véritable atout pour ce kit, tout comme sa capacité d’overclocking. Même si nous nous sommes peu aventurés sur ce point, nos premiers essais étaient très concluants.
Concernant le prix, la situation est toujours très tendue et c’est compliqué actuellement de faire de bonnes affaires. Surtout sur des kits haut de gamme et avec une capacité supérieure à 32 GB. Si vous avez actuellement le budget et que vous disposez d’une plateforme compatible CUDIMM et offrant un bon potentiel d’overclocking, ce kit sera tout de même un excellent choix au vu de ses performances.
Merci à Kingston pour la mise à disposition de cet exemplaire !
On a aimé :
Les performances
Le RGB
La qualité des barrettes (PCB, dissipateurs, overclocking…)