Dans ce test, on vous propose ce qui est pour moi l’une des meilleures consoles portables de 2026 : la MSI Claw 8 EX AI+. Son point fort ? Etre accompagnée des nouvelles puces G3 et G3 Extreme de chez Intel. Ces dernières vont sans doute marquer un tournant dans l’industrie des puces destinées à ce format.
Pendant le Computex, nous avions déjà pu mettre la main sur cette Claw équipée de la G3 Extreme, et nous avions été bluffés par ses performances. Et avant de la recevoir à la rédaction pour réaliser ce test complet, nous avions également participé à sa présentation à Cologne pendant le Major de CS2, où Intel nous avait montré tout l’intérêt de ses nouvelles puces G3 et G3 Extreme : leurs qualités, leurs performances, mais surtout leur efficacité énergétique face à leur principale rivale chez AMD, la Z2 Extreme.
L’essor des consoles portables ?
Ces dernières années, eh oui, les consoles portables ont connu un véritable essor. Cela avait commencé avec le Steam Deck, mais aussi la Nintendo Switch dans un autre écosystème. Puis nous avons vu arriver des marques comme ASUS, Zotac et évidemment MSI, avec leurs consoles portables sous Windows.
Windows était d’ailleurs fortement critiqué sur les premières générations de consoles portables. Depuis, l’OS a été retravaillé et optimisé pour devenir plus stable, avec moins de bugs, mais aussi moins énergivore. L’autonomie était justement l’un des principaux défauts de Windows sur ces premières générations de consoles, avec des pics de consommation ou des emballements du processeur sans aucune raison.
Un marché qui était encore assez limité il y a quelques années est devenu aujourd’hui un secteur où les constructeurs se livrent une vraie bataille. Déjà parce que les performances ont explosé, en grande partie grâce aux technologies d’upscaling, qui rendent ces consoles plus que viables pour jouer à tous les derniers jeux AAA. Et forcément, cette évolution pousse aussi les fabricants de puces comme Intel et AMD à proposer des solutions toujours plus performantes, mais surtout plus efficientes, car sur une console portable, chaque watt compte.
La force d’Intel avec les G3 et G3 Extreme ?
On va faire un petit retour dans le passé. MSI était l’un des premiers fabricants à faire le choix d’Intel pour les puces de ses consoles portables. Mais sur la première génération, la puce Intel était clairement moins performante et moins efficiente que sa concurrente chez AMD, et cela avait coûté cher à MSI et Intel en termes d’image face à la Z1 Extreme d’AMD.
Mais Intel a décidé d’en finir et de clairement dire : c’est moi qui ai la meilleure puce. Ses nouvelles G3 et G3 Extreme sont dérivées de sa dernière génération de processeurs pour PC portables Panther Lake, avec un peu moins de cœurs P et E, comme vous le verrez dans ce test, où nous expliquerons surtout pourquoi Intel a fait ce choix. Cela n’empêche pas la marque d’annoncer de très grosses performances.
La marque annonce les mêmes performances moyennes que sa concurrente chez AMD, la Z2 Extreme, avec deux fois moins de watts. Et à consommation maximale identique, soit 35 W, Intel annonce jusqu’à 42 % de performances supplémentaires.
Mais comme vous le savez, les performances ne font pas tout, et nous allons également voir l’autonomie de cette MSI Claw 8 EX AI+ en usage, tester les différents modes de consommation, voir son comportement en jeu, sa chauffe et j’en passe.
Merci à Intel pour la mise à disposition de ce magnifique kit presse, équipé de la MSI Claw 8 AI+ et de leur nouveau SoC Intel Arc G3 Extreme.
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Avant de rentrer dans le détail de cette MSI Claw 8 EX AI+, je vous propose de faire un petit tour de sa fiche technique. Comme vous allez le voir, MSI n’a pas uniquement misé sur sa nouvelle puce Intel Arc G3 Extreme, mais a également revu l’ensemble de la console, que ce soit en termes de connectique, de technologies comme les joysticks Hall Effect, etc.
| Caractéristique | MSI Claw 8 EX AI+ (CG3EM) | |
|---|---|---|
| Processeur | Intel Arc G3 Extreme | |
| Architecture | Intel Panther Lake (optimisée pour consoles portables) | |
| GPU | Intel Arc B390 | |
| Mémoire | 32 Go LPDDR5X (Dual Channel) | |
| Stockage | SSD NVMe M.2 2280 PCIe Gen4 x4 | |
| Écran | 8 pouces IPS tactile | |
| Résolution | 1920 × 1200 (FHD+) | |
| Format | 16:10 | |
| Taux de rafraîchissement | 48 à 120 Hz VRR | |
| Couverture colorimétrique | 100 % sRGB | |
| Luminosité | 500 nits | |
| Contrôles | Joysticks Hall Effect, gâchettes Hall Effect, retour haptique | |
| Audio | 2 × haut-parleurs 2 W, DTS Audio, Hi-Res Audio | |
| Connectique | 2 × Thunderbolt 4 (DisplayPort / Power Delivery), lecteur microSD, jack 3,5 mm | |
| Connectivité | Wi-Fi 7, Bluetooth 6.0 | |
| Sécurité | Lecteur d’empreintes intégré au bouton d’alimentation | |
| Batterie | 80 Wh | |
| Système d’exploitation | Windows 11 Home | |
| Dimensions | 296 à 321 × 130 × 25 à 48 mm | |
| Poids | 785 g | |
| Prix | 1599 euros |
[nextpage title= »La MSI Claw 8 EX AI+ »]
Le châssis de cette MSI Claw 8 EX AI+ :
On va commencer par l’ergonomie de cette MSI qui a été entièrement revue par rapport à l’ancienne génération. On retrouve des poignées plus évasées et extrêmement proches de celles d’une manette Xbox, qui épousent bien la forme des mains. Et c’est une vraie force dans une utilisation prolongée ou dans des jeux comme les FPS : ça permet d’améliorer le confort mais aussi les performances. Les zones texturées améliorent l’adhérence et font que si vous transpirez un peu comme moi, vous n’aurez pas la console glissante après un certain temps à l’utiliser.
Maintenant le poids, qui peut être une inquiétude pour certains : eh bien, malgré ses 785 g, la console paraît moins lourde grâce à une bonne répartition du poids. Et le poids ne se ressent pas sur de longues sessions de jeu, contrairement à d’autres consoles avec lesquelles cela peut devenir fatigant passé un certain temps.
Les joysticks, gâchettes :
Les deux joysticks et les gâchettes utilisent des capteurs à effet Hall. MSI a voulu mettre les technos qui sont dans l’air du temps et surtout qui sont les plus performantes pour des jeux compétitifs. Cela permet d’apporter une bonne précision et une bonne réactivité, mais surtout une amélioration notable de la durée de vie d’après MSI, qui parle d’une longévité multipliée par 2,5 par rapport à des joysticks normaux. Les joysticks sont agréables, mais leur résistance demeure légèrement plus faible que celle d’autres concurrentes, d’après mon expérience.
Les gâchettes offrent une course progressive et suffisamment précise pour les jeux de course comme Forza Horizon 6 par exemple. Les boutons ABXY sont confortables et le nouveau pavé directionnel à dôme métallique est nettement plus ferme et réactif que celui des anciennes Claw : on a vraiment quelque chose de bien plus précis et qui respire la qualité. Cela améliore réellement l’expérience.
Les deux palettes arrière programmables M1 et M2 sont plutôt bien positionnées pour une bonne prise en main et sont elles aussi agréables à l’utilisation.
L’écran de cette MSI Claw 8 EX AI+ :
Le principal avantage est le VRR de 48 à 120 Hz. L’écran adapte sa fréquence au nombre d’images par seconde, ce qui limite les déchirures et rend les variations de performances beaucoup moins perceptibles. C’est généralement le gros inconvénient en jeu lors des chutes de FPS. La taille de l’écran et le débordement sur le bas de la console participent vraiment à l’immersion et donnent un effet d’écran plus grand. Sur des jeux de simulation ou pour utiliser la Claw en multimédia sur des films ou séries, c’est assez plaisant.
Parmi les autres points importants, on peut citer le revêtement de la dalle, qui gère plutôt correctement les reflets. Il permet de conserver une bonne lisibilité dans une pièce fortement éclairée ou lors d’une utilisation dans les transports en commun, notamment dans le train. Il ne supprime pas totalement les reflets, mais reste suffisamment efficace pour jouer dans de bonnes conditions.
En revanche, il s’agit toujours d’un écran IPS. À ce niveau de prix, l’absence d’OLED est difficile à ignorer : les noirs sont moins profonds et le contraste inférieur à celui d’une Steam Deck OLED par exemple. Évidemment l’écran est excellent, mais ce n’est pas un OLED.
La batterie :
La batterie de 80 Wh fait partie des plus grosses installées dans une console portable et devient la norme chez la plupart des fabricants, donc ce qui fait la durée de vie sur une console portable, c’est l’efficience de la puce qui l’équipe et les modes de consommation. Dans le mode de performance maximal (en manuel PL1 35 et PL2 45 watts) sur le CPU et le GPU, sur des jeux comme Doom Dark Ages, je tenais à peine 2 h. Dans le mode Endurance, sur des jeux AAA, c’est plutôt 3 h 30 voire 4 heures, et largement plus de 6 heures pour le mode manuel en limitant au maximum.
Les jeux plutôt légers peuvent dépasser cinq heures sans trop de problème et de compromis. MSI et Intel annoncent jusqu’à onze heures sur des jeux très légers, mais ce chiffre demande le mode de consommation le plus économique, une fréquence limitée et une luminosité réduite évidemment.
Évidemment, vous allez devoir jouer entre les modes de consommation de la console. Suivant les jeux, vous n’aurez pas le choix d’avoir le plus de performances possible, mais cela impactera fortement la batterie comme vous l’avez compris, et sur des jeux légers, le fait de pouvoir brider énormément la console est plutôt intéressant.
Le mode AI de la console permet d’avoir des consommations un peu fluctuantes, mais globalement, vous êtes assez proche des performances du mode manuel avec les PL à fond pour avoir les performances maximum. Il ne faut pas confondre le mode AI de MSI et le mode AI dans le logiciel Intel, car leur fonctionnement est différent.
Les connectiques :
- deux ports Thunderbolt 4 compatibles USB-C, DisplayPort et charge Power Delivery ;
- un lecteur de cartes microSD Express ;
- une prise casque et microphone de 3,5 mm ;
- le bouton d’alimentation avec lecteur d’empreintes ;
- les commandes de volume.
Les deux ports Thunderbolt 4 peuvent servir à la recharge ou à la connexion d’un écran, d’une station d’accueil et même d’un GPU externe. La connectivité sans fil comprend le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 6.0.
Le lecteur d’empreintes est parfois difficile à utiliser, car la lecture ne se fait pas toujours correctement.
La ventilation de la MSI Claw 8 EX AI+ :
Le système Cooler Boost HyperFlow utilise deux ventilateurs et des conduits dirigeant l’air sur les composants principaux. L’air frais est aspiré par l’arrière et la chaleur est expulsée par le haut, loin des mains, et honnêtement par rapport à des consoles concurrentes, ça fait la différence, car sur des sessions longues avec les températures d’été que nous avons, cela peut être assez désagréable et faire suer les mains, mais avec cette Claw, ce n’est pas le cas.
Pendant les tests intensifs, les poignées restent autour de 33 à 36 °C. La zone située sous l’écran peut atteindre environ 41 °C et l’intérieur des sorties d’air plus de 50 °C, sans rendre la console inconfortable. Le processeur peut approcher les 97 °C assez facilement, mais la machine maintient correctement ses performances puisque je n’ai jamais vu de baisse des performances en jeu.
En mode Endurance, la ventilation reste assez discrète. À pleine puissance, autour de 35 à 37 W, elle devient un peu audible. Le bruit est généralement grave et régulier, à titre personnel je ne l’ai pas trouvée gênante sans casque ou écouteur, mais pour certains elle sera peut-être plus audible, cela dépend de la sensibilité de chacun.
L’intérieur de la MSI Claw 8 EX AI+ :
Le SSD est un modèle M.2 2280 PCIe 4.0, beaucoup plus courant et moins cher que les petits SSD 2230 utilisés par certaines consoles. Il est accessible immédiatement après le retrait de la coque et peut facilement être remplacé.
Les 32 Go de mémoire LPDDR5X sont soudés et ne peuvent donc pas être remplacés. La batterie et les ventilateurs sont accessibles, mais leur démontage peut être difficile pour accéder aux gâchettes. Même si ce n’est pas la console ayant la meilleure démontabilité, elle n’est ni la pire ni la plus difficile à démonter dans le segment des consoles portables. Après, en théorie, vous n’êtes pas censé la démonter, mais cela pourrait servir pour une gâchette qui se bloque avec le temps par exemple.
[nextpage title= »Le logiciel »]
Le logiciel MSI :
Pour la partie logicielle de la console, commençons par l’overlay MSI Quick Settings, qui permet d’accéder rapidement aux principaux réglages. L’interface est plutôt bien agencée et rappelle ce que l’on peut retrouver sur un smartphone Android. Les utilisateurs ne devraient donc pas être dépaysés ni perdus dans les différents menus.
Pour ouvrir cet overlay, il suffit d’appuyer sur la touche avec l’icône en forme de carré, située à gauche de la console et indiquée par le carré rouge sur la photo ci-dessous.
Dans MSI Quick Settings, vous pourrez choisir le mode de contrôle de la console, régler la luminosité de l’écran, changer le profil de consommation ou encore passer du mode Manette au mode Bureau, notamment lorsque vous branchez un clavier et une souris. Il est également possible de modifier le taux de rafraîchissement de l’écran, d’activer un overlay affichant les performances, les températures et les fréquences en jeu, de libérer de la mémoire ou encore de réaliser des captures d’écran.
L’ensemble est donc plutôt bien fourni. Pour moi, ce type d’accès rapide est incontournable, voire obligatoire sur une console de ce genre. L’interface est fluide, je n’ai rencontré aucun bug particulier et il est même possible de personnaliser le menu en ajoutant ou en supprimant certains raccourcis.
Toujours depuis le menu d’accès rapide, vous trouverez une section Paramètres regroupant les réglages du son et de la luminosité de la console. Elle permet surtout d’accéder rapidement aux connexions réseau, au Bluetooth et au mode Avion.
Parmi les autres menus importants, la partie Audio permet de régler précisément le volume des haut-parleurs et du microphone. Vous pouvez également accéder au mélangeur de volume de Windows ou changer rapidement de périphérique de sortie audio. Tout est donc regroupé au même endroit.
Vous retrouverez ensuite d’autres menus, comme vous pouvez le voir sur les photos : les performances, l’outil de capture de Windows, Xbox Social ou encore les réglages des widgets.
Si je devais résumer l’intérêt de cet accès rapide, ce serait de regrouper au même endroit toutes les options importantes de la console et de Windows. Les réglages sont plus visibles, plus faciles d’accès et mieux adaptés à une utilisation sur écran tactile, notamment sur un format portable comme celui de cette Claw. Mais le plus important, selon moi, reste le gain en confort et surtout le temps économisé au quotidien, puisqu’il n’est plus nécessaire de chercher certaines options cachées dans les nombreux menus de Windows.
Le MSI Center M:
Pour accéder à MSI Center M, il suffit d’appuyer sur la touche située à droite de la console, indiquée par le carré rouge sur la photo ci-dessous.
À l’ouverture de MSI Center M, vous retrouverez un menu regroupant tous les jeux installés sur votre MSI Claw, même s’ils proviennent de différents launchers. L’objectif est, encore une fois, de vous permettre d’accéder rapidement à toute votre bibliothèque depuis une seule interface.
MSI Center M donne également accès aux différents modes de consommation de la console. Vous aurez le menu Mode de contrôle, qui permet quant à lui de choisir la manière dont vous souhaitez utiliser les commandes de la console. Il est possible de remapper tous les boutons, de régler les vibrations, mais aussi d’ajuster les zones de déclenchement des gâchettes et des joysticks. C’est donc un menu important pour adapter la Claw à votre façon de jouer.
Le logiciel permet aussi d’effectuer directement les mises à jour du BIOS, des pilotes et des différents logiciels de la console.
Enfin, les paramètres avancés donnent accès à la gestion de l’éclairage RGB ainsi qu’à la réduction de bruit assistée par IA pour les haut-parleurs et le microphone. Après l’avoir testée en multijoueur avec des amis, j’ai trouvé cette fonction plutôt efficace et bien gérée par la console. Elle se montre donc réellement utile. Vous pourrez également retrouver votre galerie multimédia, consulter les informations du système ou encore lancer une calibration de la batterie, toujours depuis MSI Center M.
Intel Graphics Software :
Même s’il est adapté à la console, Intel Graphics Software ressemble davantage à un logiciel de gestion de pilote graphique que l’on retrouverait sur un ordinateur classique. Vous pourrez notamment y régler la génération d’images XeSS en ×2, ×3 ou ×4 dans les jeux compatibles, définir une limite de FPS, activer le mode faible latence ou encore choisir la quantité maximale de mémoire système utilisable par le GPU. Le logiciel donne également accès aux modes d’affichage et aux réglages des couleurs de l’écran.
Une section dédiée aux performances permet de personnaliser l’overlay affiché en jeu. Vous pouvez choisir les informations que vous souhaitez surveiller et ajouter ou supprimer différentes données, comme les FPS, les températures, la consommation ou les fréquences, etc.
Le logiciel est donc plutôt complet, même si je le trouve visuellement assez chargé et moins ergonomique que MSI Center M ou MSI Quick Settings. On sent clairement que l’on se trouve face à un véritable logiciel de gestion de pilote graphique, avec davantage d’options, mais aussi une interface moins adaptée à une utilisation tactile.
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Les spécifications de la MSI Claw 8 EX AI+ :
Avec cette MSI Claw 8 EX AI+, on retrouve une puce Intel Arc G3 Extreme équipée de 14 cœurs : 2 P-cores capables de monter jusqu’à 4,7 GHz, 8 E-cores atteignant 3,4 GHz et 4 LPE-cores pouvant fonctionner jusqu’à 3,1 GHz. L’ensemble dispose de 14 threads et de 12 Mo de cache Intel Smart Cache.
Pour la mémoire, cette MSI Claw 8 EX AI+ embarque 32 Go de LPDDR5X à 8 533 MT/s sur un bus de 128 bits. CPU-Z affiche une fréquence de 4 266,7 MHz, ce qui correspond bien à un débit effectif de 8 533 MT/s.
Cette mémoire possède une latence plus élevée que de la DDR5 classique, mais elle offre une excellente bande passante pouvant atteindre environ 136,5 Go/s. Elle consomme également moins d’énergie, ce qui est particulièrement intéressant sur une console portable.
Il faut aussi savoir que cette mémoire est soudée et partagée avec le GPU Intel Arc B390. Celui-ci ne possède pas de VRAM dédiée et vient donc récupérer la quantité dont il a besoin parmi les 32 Go disponibles. Plus le GPU utilise de mémoire, moins il en reste pour Windows et les autres applications.
Mais depuis Intel Graphics Software, il est possible de régler la quantité maximale de mémoire système utilisable par le GPU. Par défaut, cette limite est fixée à environ 18 Go sur les 32 Go disponibles. Cela ne signifie pas que ces 18 Go sont réservés en permanence : l’Intel Arc B390 les utilise uniquement lorsqu’elle en a besoin, et la mémoire restante reste disponible pour Windows.
Lorsque vous modifiez cette limite, un redémarrage est nécessaire pour appliquer le nouveau réglage. Attention, celui-ci concerne uniquement le GPU intégré. Le NPU peut lui aussi utiliser la mémoire système pour ses calculs liés à l’intelligence artificielle, mais il n’est pas inclus dans cette limite et n’est pas contrôlé par Intel Graphics Software.
La MSI Claw 8 EX AI+ embarque une puce graphique Intel Arc B390 basée sur la nouvelle architecture Xe3. Elle possède 12 Xe-cores, peut monter jusqu’à 2,3 GHz et développe jusqu’à 113 TOPS pour les calculs liés à l’intelligence artificielle. Elle prend également en charge le ray tracing matériel ainsi que DirectX 12 Ultimate, OpenGL 4.6 et OpenCL 3.0.
Cette B390 profite de toutes les dernières technologies d’Intel, comme le XeSS Super Resolution, la Frame Generation, la Multi-Frame Generation et le Xe Low Latency. Elle est aussi capable de gérer matériellement l’encodage et le décodage des formats H.264, H.265 et AV1, ainsi que le décodage du H.266.
Benchmark synthétique :
J’ai réalisé quelques benchmarks synthétiques sur Cinebench R23 pour tester les performances pures du CPU, puis sur Time Spy pour mesurer les performances du GPU et du CPU, et enfin sur Port Royal pour tester le ray tracing de cette nouvelle puce G3 Extreme.
Le mode Endurance limite le PL1 de la console à 15 watts.
Le mode AI fait varier le PL1 entre 15 et 30 watts selon la charge en jeu. Cependant, si vous ne définissez aucune limitation de FPS sur la console, le mode AI fonctionne généralement autour de 30 watts.
Enfin, le mode Manuel réglé au maximum permet de configurer la console avec un PL1 de 35 watts et un PL2 de 45 watts.
On peut remarquer que la console équipée de la G3 Extreme obtient une moyenne de 11 277 points en mode Performance.
Lorsque vous activez le mode AI de MSI, vous gagnez 29,6 % de performances, pour une consommation globalement doublée. Enfin, en passant au mode Manuel avec le PL réglé au maximum, le gain supplémentaire atteint 7 %.
Sur Time Spy, la MSI Claw 8 EX AI+ obtient un score global de 4 459 points en mode Endurance à 15 W, avec 4 194 points pour le GPU et 6 950 points pour le CPU. Les performances sont forcément limitées, mais restent plutôt convaincantes compte tenu de la faible consommation.
En mode AI, la console fonctionne généralement autour de 30 W lorsqu’aucune limitation de FPS n’est appliquée. Le score global grimpe alors à 6 216 points, soit un gain de 39,4 %. Le GPU progresse également de 39,4 % et le CPU de 39,1 %. C’est une belle amélioration, même si la consommation est globalement doublée.
Avec le mode Manuel au maximum, réglé sur un PL1 de 35 W et un PL2 de 45 W, le score global atteint 6 964 points. Le gain supplémentaire est de 12 %, avec une hausse de 11,6 % pour le GPU et de 16,3 % pour le CPU. On constate donc que les watts supplémentaires profitent davantage au processeur qu’à la partie graphique.
À mon avis, le mode AI est le meilleur compromis pour jouer : il débloque une grande partie des performances de la G3 Extreme tout en limitant la consommation, la chauffe et le bruit. Le mode Manuel reste intéressant lorsque la console est branchée et que l’on recherche les meilleures performances possibles, mais le gain devient moins impressionnant par rapport à l’énergie supplémentaire demandée. Car le souci du mode Manuel au maximum, c’est que, non branchée, la batterie va très très vite s’épuiser, comme vous l’avez compris. Certes, vous avez le top en matière de performances, mais pour moi, il ne reste viable que lorsque la console est branchée.
Sur Port Royal, qui mesure les performances en ray tracing, la MSI Claw 8 EX AI+ obtient 2 647 points et 12,25 FPS en mode Endurance à 15 W. En mode AI, le score passe à 3 544 points et 16,41 FPS, soit un gain d’environ 34 %.
Le mode Manuel maximum atteint 3 881 points et 17,97 FPS. Le gain supplémentaire par rapport au mode AI n’est que de 9,5 %, malgré un PL1 de 35 W et un PL2 pouvant atteindre 45 W. Entre les modes Endurance et Manuel maximum, la progression totale est tout de même de 46,6 %.
À mon avis, le mode AI reste une nouvelle fois le meilleur compromis. Il permet de récupérer une grande partie des performances en ray tracing sans pousser la consommation au maximum. Le mode Manuel améliore encore les résultats, mais le gain reste assez faible. Ces scores montrent aussi que la G3 Extreme est capable de gérer le ray tracing, mais qu’elle aura besoin du XeSS et de la génération d’images pour offrir une expérience vraiment fluide dans les jeux.
En jeux :
Passons maintenant aux jeux. Les benchmarks synthétiques donnent une première idée des performances, mais ce qui nous intéresse vraiment, ce sont les résultats en conditions réelles et surtout de savoir si cette G3 Extreme tient toutes ses promesses.
J’ai commencé par tester cette MSI Claw 8 EX AI+ sans XeSS Multi-Frame Generation, afin d’évaluer ses performances en rastérisation traditionnelle. Le test a été réalisé sur Cyberpunk 2077 en 1920 × 1200, avec les réglages moyens, XeSS Ultra Quality et le ray tracing désactivé.
Le mode Endurance reste parfaitement stable autour de sa limite de 30 FPS. Le mode AI atteint 68,16 FPS, tandis que le mode Manuel maximum monte à 79,38 FPS.
La G3 Extreme s’en sort donc déjà très bien sans génération d’images, même si le mode AI reste, une nouvelle fois, le meilleur compromis entre performances et consommation.
Je trouve que jouer à Cyberpunk 2077 à 30 FPS n’est pas vraiment agréable. En revanche, dès que l’on active le mode AI, l’expérience devient beaucoup plus plaisante grâce à une fréquence proche des 60 FPS, et cela, sans génération d’images.
C’est surtout sur ce point que la console m’a bluffé. Obtenir d’aussi bonnes performances en rastérisation montre que les nouvelles puces pour consoles portables, comme la G3 Extreme, sont désormais capables de choses assez impressionnantes.
Restons sur Cyberpunk 2077, mais cette fois avec la génération d’images Intel XeSS activée. C’est certainement l’une des fonctionnalités les plus impressionnantes de cette nouvelle G3 Extreme. Les performances explosent, avec plus de 120 FPS dès le mode Endurance et jusqu’à plus de 200 FPS en mode Manuel maximum.
C’est ici que la G3 Extreme et cette technologie « made in Intel » prennent tout leur sens. Ces résultats montrent qu’en 2026, une console portable peut offrir des performances réellement impressionnantes et constituer une plateforme de jeu parfaitement viable.
Je ne m’attendais vraiment pas à un tel niveau de performances. C’est probablement l’aspect le plus bluffant de cette console. La génération d’images d’Intel est également très bien maîtrisée : je n’ai remarqué aucun artefact gênant, la fluidité est excellente et je n’ai ressenti aucune sensation particulière de latence.
Franchement, Intel m’a impressionné !!!!!
J’ai choisi DOOM: The Dark Ages même s’il ne prend pas en charge le XeSS (Multi-Frame Generation), afin d’observer le comportement de la console et de la G3 Extreme sur un jeu particulièrement exigeant. Nous devons donc utiliser uniquement le XeSS, sans rien de plus dans notre cas, car certains des jeux auxquels vous jouerez ne seront pas forcément compatibles avec la technologie d’Intel.
En mode Endurance, le jeu reste limité à 30 FPS. En revanche, les modes AI et Manuel permettent d’atteindre environ 60 FPS. Quand on connaît la difficulté à faire tourner correctement DOOM: The Dark Ages sur un PC fixe, obtenir un tel niveau de performances sur une console portable constitue, selon moi, un véritable exploit. Le préréglage graphique « Appareil portable » permet également de conserver une très bonne qualité visuelle.

Pour terminer, j’ai pu longuement tester la MSI Claw 8 EX AI+ sur le jeu fourni avec la console : LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight. Le titre est particulièrement exigeant en rastérisation et difficile à faire tourner correctement, mais il prend une tout autre dimension avec la génération d’images XeSS. C’est ici que la technologie d’Intel prend réellement tout son sens.
Avec la Frame Generation ×2, la console atteint 68 FPS en mode Endurance, 81 FPS en mode AI et 102 FPS en mode Manuel maximum. En ×4, les performances grimpent respectivement à 103, 149 et 162 FPS.
Les chiffres sont impressionnants, mais c’est surtout l’expérience en jeu qui m’a convaincu. La génération d’images permet d’obtenir une excellente fluidité, même avec une consommation limitée. Le mode AI reste selon moi le meilleur compromis encore une fois, avec près de 150 FPS en ×4 sans avoir besoin de pousser la console à sa puissance maximale.
Les chiffres sont impressionnants, mais c’est surtout l’expérience en jeu qui m’a convaincu. La génération d’images apporte une excellente fluidité, même avec une consommation limitée. Comme sur Cyberpunk 2077, la qualité visuelle et le ressenti en jeu ne sont pas pénalisés : je n’ai remarqué aucun artefact gênant ni sensation particulière de latence.
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Conclusion : MSI Claw 8 EX AI+ et Intel G3 Extreme
Après avoir testé différentes consoles portables au cours de ces dernières années, je dois dire que cette MSI Claw 8 EX AI+ a véritablement dépassé mes attentes. MSI a corrigé une grande partie des défauts des générations précédentes, aussi bien du côté de l’ergonomie que des interfaces logicielles, autrefois peu pratiques. Ici, on sent qu’un véritable travail a été réalisé pour peaufiner l’expérience dans son ensemble.
Concernant la puce Intel G3 Extreme, équipée de 14 cœurs et d’un GPU Arc B390, nous avons tout simplement ce qui se fait de mieux actuellement sur une console portable. Les performances dépassent largement celles de la Z2 Extreme d’AMD, notamment en rastérisation. La puce se montre également très efficace à faible consommation, mais c’est surtout l’ensemble des technologies d’Intel qui fait la différence. La génération d’images offre des gains de performances impressionnants sans dégrader visiblement la qualité de l’image ni provoquer de sensation gênante de latence. On profite donc d’une hausse parfois spectaculaire des FPS, sans réellement ressentir les défauts habituellement associés à cette technologie.
Plus que jamais, une console comme la MSI Claw 8 EX AI+ a du sens. Elle permet de jouer aux jeux les plus récents dans des conditions similaires à celles offertes par un PC gaming. C’est assez bluffant lorsque l’on pense à la puissance dans une console portable. Il faut tout de même relativiser la notion de format de poche : avec ses dimensions généreuses et sa dalle de 8 pouces, cette Claw ressemble davantage à une grosse tablette qu’à un appareil aussi facile à transporter qu’un smartphone.
Il reste néanmoins un sujet sensible ou problématique, et probablement le plus gros défaut de cette console : son prix de 1 599 euros !!! La facture est particulièrement difficile à justifier. Certes, nous avons la meilleure puce du marché, une console très aboutie et 32 Go de mémoire, mais cela reste une machine portable souvent destinée à compléter un PC gaming déjà présent à la maison.
La plupart des acheteurs de ce type de produit possèdent généralement plusieurs appareils pour jouer selon leurs besoins. Mais à 1 599 euros, la MSI Claw 8 EX AI+ devient plus chère que certains bons PC portables gaming.
On a aimé :
- Les excellentes performances de la puce Intel G3 Extreme
- Le GPU Arc B390 particulièrement puissant en rastérisation
- Les performances impressionnantes avec XeSS 3 et la Multi-Frame Generation
- L’excellente efficacité énergétique, notamment en mode Endurance
- Le mode AI offrant un très bon équilibre entre performances et consommation
- L’écran IPS de 8 pouces, lumineux, fluide et compatible VRR jusqu’à 120 Hz
- La très bonne ergonomie malgré le format imposant
- Les joysticks et les gâchettes à effet Hall
- Le châssis solide et sa finition violette particulièrement réussie
- Le refroidissement efficace et les températures bien maîtrisées
- La batterie de 80 Wh offrant une autonomie convaincante
- Les interfaces MSI Quick Settings et MSI Center M, complètes et personnalisables
- Les deux ports Thunderbolt 4 (recharge 65 watts) et la connectique bien fournie
- Les 32 Go de LPDDR5X à 8 533 MT/s
On a moins aimé :
- Le prix très élevé de 1 599 euros
- Le format imposant qui limite sa transportabilité
- L’absence d’une dalle OLED
- Une interface Intel Graphics Software assez chargée et peu adaptée au tactile
- Les contraintes et les petits défauts de Windows sur une console portable
- La Multi-Frame Generation uniquement disponible dans les jeux compatibles
- Le gain assez limité du mode Manuel maximum par rapport au mode AI
Encore merci à Intel France pour la mise à disposition de ce qui est, selon moi, la meilleure console portable du marché en 2026. Intel a beaucoup été critiqué sur ce segment, mais avec cette G3 Extreme, la marque prend une véritable avance sur la concurrence en matière de performances, d’efficacité énergétique et de technologies.
Le partenariat entre MSI et Intel est une vraie réussite et la MSI Claw 8 EX AI+ devrait rester l’une des meilleures consoles portables du marché pendant un bon moment.












