Le 13 octobre dernier, nous vous disions que la RTX 5090 allait peut-être disparaître. Il ne s’agissait alors que de rumeurs, mais ces dernières indiquaient que les verts réservaient la production de leur GB202 pour des cartes professionnelles comme la RTX Pro 6000 Blackwell. Bien que certains indices semblaient s’accumuler, NVIDIA fait voler en éclats ces affirmations lors de la soirée de lancement du RTX Spark à Taipei.
Fin de la RTX 5090 ? NVIDIA dément !
Mais NVIDIA ne nie pas les contraintes d’approvisionnement autour de la RTX 5090 :
Ces rumeurs ont donc été démenties par Jeff Fisher, le Senior Vice-Président de NVIDIA lors de la soirée de lancement de la RTX Spark à Taipei. Ce dernier indique alors que :
« La chaîne d’approvisionnement (la capacité de production) est en effet quelque peu contrainte, mais NVIDIA fait tout ce qu’il peut pour l’apporter sur le marché. Bien qu’il y ait d’autres versions de la puce de la RTX 5090, elle n’a certainement pas été stoppée. NVIDIA continue de l’expédier. C’est très important. »
NVIDIA reconnaît donc que la carte subit actuellement des problèmes d’approvisionnement, ce qui explique en partie les prix constatés en ce moment sur ce modèle. En France, chez Amazon, la version TUF atteint les 7 000 € tandis qu’elle dépasse les 10 000 $ selon les modèles en Amérique, chez Newegg par exemple.
Outre le prix élevé, le défi sera de trouver la carte en stock. D’une part, il s’agit d’un modèle sujet aux vols avec des palettes de cartes qui disparaissent miraculeusement…
Par ailleurs, NVIDIA n’a rien dit sur le fait que certaines entreprises spécialisées dans l’IA achètent des quantités massives de cartes pour alimenter leurs serveurs ni sur une potentielle priorisation de la production pour les joueurs. Rappelons tout de même qu’à l’origine, la gamme GeForce est à destination des joueurs avant tout. Les professionnels peuvent se rabattre sur les RTX Pro, entre autres.
Du côté de NVIDIA, nous apprenons que deux palettes de RTX 5090 de chez Zotac auraient miraculeusement disparu d’un aéroport international au Brésil. En effet, le président de l’entreprise prend la parole pour savoir où sont passées ces palettes puisqu’en théorie, les palettes ne se volatilisent pas comme ça. Par ailleurs, avec la flambée des prix des composants électroniques, ce type de vol est amené à se répéter… Mais de là à ce que des palettes disparaissent d’un aéroport international, c’est fort !
RTX 5090 : deux palettes disparaissent des radars dans un aéroport au Brésil !
Une valeur de 470 000 $ :
Pour illustration.
Alors que les palettes auraient passé les contrôles douaniers à l’arrivée sur le territoire brésilien, ces dernières semblent s’être évaporées dans les locaux de l’aéroport. En effet, passé l’étape des contrôles, les palettes ont disparu des écrans radar. Au vu de la valeur déclarée de 470 000 $ (après conversion du réal brésilien en euro), ces dernières devaient contenir au moins 63 cartes en provenance de chez Zotac. À savoir qu’au Brésil, le prix de vente moyen de la RTX 5090 est de 33 000 à 39 000 réals.
Évidemment, le président de l’entreprise, Oderço Matos, commence à demander des comptes via les canaux officiels, mais sans réponse. Il décide de poster une vidéo sur les réseaux sociaux pour exiger des réponses, mais visiblement rien. De leur côté, la police brésilienne ainsi que les agents de l’aéroport n’ont pas commenté l’affaire, idem pour NVIDIA et Zotac.
Des vols qui vont se répéter ?
Quand on sait que la RTX 5090 s’affiche actuellement à 9 000 $ et dépasse même les 10 000 $ sur Newegg, on peut comprendre que certains seraient tentés de faire « disparaître » les stocks de cartes quand ils arrivent à l’aéroport. Certains ont « subtilisé » des remorques pensant mettre la main sur du matériel onéreux juste parce qu’elles affichaient le logo NVIDIA et PlusAI. Malheureusement pour eux, il n’y avait que du sable à l’intérieur de ces dernières et les remorques ont pu être retrouvées.
Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync : écran géant et refroidissement à la hauteur ?
Avec son ST360 Ultra ARGB Sync, Thermaltake continue dans son ambition de proposer des AIO extrêmement différenciés dans un marché très concurrentiel où de nouvelles marques arrivent. Présenté lors du CES 2026, nous avions aussi pu approcher de plus près ce kit AIO de 360 mm durant le Computex. Il associe un radiateur à trois ventilateurs de 120 mm, une pompe PWM et un imposant écran LCD de 7 pouces. Une diagonale particulièrement généreuse, comparable à celle d’un smartphone moderne. La logique est toujours la même depuis le mini CUBE 360 Ultra : transformer un composant habituellement discret en véritable élément de personnalisation du PC. Mais avec des processeurs de plus en plus énergivores, le côté spectaculaire ne peut pas suffire. Ce ST360 Ultra ARGB Sync doit également assurer sa fonction première, maintenir les processeurs les plus exigeants à une température acceptable.
Présentation du Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync
Le Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync est actuellement proposé à partir de 162,90 € TTC chez Alternate France, hors frais de livraison. La boutique européenne de Thermaltake affiche, de son côté, un tarif de 189,90 €. Ces prix placent le produit dans une catégorie où les acheteurs attendent autant une bonne efficacité thermique qu’une finition soignée. L’écran constitue évidemment une partie importante de sa proposition commerciale. Mais comme nous l’avons écrit plus haut, à ce niveau de prix, il ne suffit pas d’accumuler les effets visuels. Le silence, la qualité du montage et la fiabilité du logiciel restent des critères déterminants.
Le principal argument du ST360 Ultra ARGB Sync est donc son écran IPS de 7 pouces, affichant une définition de 1 024 × 600 pixels. Celui-ci peut présenter des informations sur le processeur, la carte graphique et la mémoire vive. Il accepte également des images, des animations GIF et des vidéos. Son installation se distingue des solutions classiques. En effet, Thermaltake utilise un système magnétique amovible, composé de huit aimants, qui permet de fixer l’afficheur sur la pompe ou sur une autre surface métallique. Il est même possible de le placer à l’extérieur du boîtier. Son alimentation et sa communication passent par une connexion USB-C, sans connecteur propriétaire spécifique à l’écran.
Cette liberté de positionnement représente un avantage appréciable pour les amateurs de configurations personnalisées. L’écran peut adopter une orientation horizontale ou verticale, selon la disposition des composants. Une fois retiré, il laisse apparaître le miroir rétroéclairé présent sur le bloc de refroidissement. Ce dernier conserve ainsi une identité visuelle travaillée, même sans l’afficheur. Lors des essais, la qualité de l’écran s’est révélée convaincante. Les pixels restent peu perceptibles à une distance d’observation normale. De plus, les angles de vision sont larges, avec une faible dégradation des couleurs lorsque l’utilisateur se décale.
Thermaltake a également revu l’organisation du radiateur. Les tuyaux suivent un cheminement latéral et sont maintenus par un support destiné à réduire leur encombrement apparent. L’objectif est de dégager l’espace autour des composants et de proposer une intégration plus propre. Les trois ventilateurs ARGB sont, quant à eux, regroupés dans un cadre unique. Cette disposition simplifie le câblage et réduit le nombre de vis nécessaires pour l’installation. Le résultat paraît particulièrement adapté aux configurations équipées d’un panneau latéral vitré, où chaque câble visible peut nuire à l’esthétique générale.
Cependant, cette conception présente aussi quelques contraintes. Le cheminement particulier des tuyaux peut compliquer le montage avec certaines plateformes AMD AM5. De même, le bloc de ventilation monobloc facilite l’assemblage, mais rend le remplacement individuel d’un ventilateur problématique. Enfin, le logiciel de personnalisation ne semble pas encore exploiter pleinement le potentiel du grand écran. Ces limitations n’annulent pas les qualités du produit. Elles rappellent simplement qu’un watercooling haut de gamme doit être évalué sur l’ensemble de ses caractéristiques, et pas uniquement sur son apparence.
Caractéristiques techniques du ST360 Ultra ARGB Sync et résultats des tests
Le Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync s’appuie sur une architecture de refroidissement liquide AIO classique, enrichie de plusieurs choix techniques originaux. Son radiateur en aluminium mesure près de 40 cm de long. Il fonctionne avec une pompe réglable et trois ventilateurs PWM capables d’atteindre 2 500 tr/min. Le constructeur annonce une capacité de dissipation thermique de 365 W dans les caractéristiques reprises par le test. Cette valeur représente un objectif théorique et ne doit pas être confondue avec une puissance thermique validée dans toutes les conditions d’utilisation.
Fiche technique détaillée du Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync
Caractéristique
Spécifications
Fabricant
Thermaltake
Modèle
ST360 Ultra ARGB Sync
Référence constructeur, version noire
CL-W493-PL12SW-A
Référence constructeur, version blanche
CL-W494-PL12SW-A
Type de refroidissement
Watercooling AIO, circuit liquide fermé
Format
360 mm, trois emplacements de 120 mm
Puissance thermique annoncée
TDP de 365 W, selon la fiche reprise dans le test
Dimensions du radiateur
397 × 139,2 × 27 mm
Matériau du radiateur
Aluminium
Matériau de la base du waterblock
Cuivre
Dimensions du bloc de pompe relevées
Environ 73 mm de large et 71 mm de haut
Régime de la pompe
1 500 à 2 500 tr/min, PWM
Alimentation de la pompe
12 V / 5 V
Consommation annoncée de la pompe
4,2 W / 1,4 W
Connectique de la pompe
4 broches PWM et 3 broches ARGB
Ventilation
Trois ventilateurs de 120 mm dans un cadre monobloc
Dimensions du module de ventilation
360 × 120 × 25 mm
Régime des ventilateurs
500 à 2 500 tr/min, PWM
Débit d’air maximal annoncé
85,29 CFM par ventilateur
Pression statique maximale annoncée
3,86 mmH₂O par ventilateur
Niveau sonore annoncé
37,8 dB(A) par ventilateur
Connectique de ventilation
4 broches PWM
Connectique de l’éclairage
ARGB 5 V, 3 broches
Tuyaux
Caoutchouc
Longueur des tuyaux
263 mm selon Thermaltake ; longueurs de 240 et 275 mm relevées dans le test
Écran intégré
LCD IPS amovible de 7 pouces
Résolution de l’écran
1 024 × 600 pixels
Fixation de l’écran
Magnétique, huit aimants
Orientation de l’écran
Horizontale ou verticale
Connexion de l’écran
USB-C
Alimentation de l’écran
5 V, 0,6 A
Consommation de l’écran
3 W
Formats multimédias annoncés
JPG, PNG, GIF, MP4, MOV et AVI
Logiciel de personnalisation
TT RGB PLUS 3.0
Fonction de création par IA
AI Forge, nécessitant un service d’IA compatible et une clé API
Remarque : le test original mentionne également le socket Intel LGA 1954, absent de la liste officielle du fabricant. Sa compatibilité doit donc être confirmée avant l’achat. Les longueurs de tuyaux indiquées dans le test diffèrent aussi de la valeur publiée par Thermaltake.
Un radiateur de 360 mm et une conception pensée pour simplifier le montage
Le ST360 Ultra ARGB Sync utilise un radiateur en aluminium de 397 mm de long, 139,2 mm de large et 27 mm d’épaisseur. Ses dimensions dépassent légèrement celles de certains radiateurs classiques de 360 mm, notamment en largeur. Cette différence provient en partie du cheminement des tuyaux. Il faut donc vérifier les dimensions réellement disponibles dans le boîtier avant l’achat. Une simple mention de compatibilité avec les radiateurs de 360 mm ne garantit pas toujours une installation sans difficulté.
Thermaltake privilégie une présentation particulièrement épurée. Les tuyaux sont maintenus contre le radiateur par une pièce démontable. Ce dispositif limite leur présence visuelle, mais peut devenir contraignant selon la position du processeur et des éléments de la carte mère. Lors de l’installation dans un Lian Li Lancool 216, avec une MSI PRO B650-A WIFI, les tuyaux se sont retrouvés fortement tendus. Le montage a finalement été possible, mais le retrait du support de maintien apparaît préférable dans cette configuration.
Il s’agit d’un point important pour les utilisateurs de plateformes AM5. La distance entre le radiateur et le waterblock doit permettre de positionner les tuyaux sans exercer une tension excessive sur les raccords. Un montage trop contraint peut également rendre les interventions ultérieures plus pénibles. Le support amovible constitue donc une bonne idée, à condition de ne pas considérer son installation comme obligatoire dans tous les boîtiers.
Le bloc de refroidissement repose sur une surface de contact en cuivre. Ce matériau assure le transfert de chaleur entre le processeur et le liquide circulant dans le circuit. La base présente un léger relief central. Cependant, l’empreinte de pâte thermique obtenue pendant les essais montre une répartition homogène sur le processeur AM5. Aucun défaut notable de contact n’a été observé. La pompe dispose par ailleurs d’une régulation PWM, permettant d’ajuster son fonctionnement selon les besoins.
Trois ventilateurs ARGB puissants, mais un confort acoustique perfectible
Le système de ventilation rassemble trois modèles de 120 mm dans un seul cadre. Chaque ventilateur peut fonctionner entre 500 et 2 500 tr/min. Thermaltake annonce un débit d’air maximal de 85,29 CFM et une pression statique de 3,86 mmH₂O par ventilateur. Ces chiffres sont intéressants pour un radiateur de watercooling, dont les ailettes constituent une résistance au passage de l’air.
La pression statique joue ici un rôle essentiel. Contrairement à un ventilateur de boîtier utilisé dans un espace relativement dégagé, un ventilateur de radiateur doit pousser l’air à travers une structure dense. Un débit important ne suffit donc pas à lui seul. Il faut également maintenir une pression capable de traverser les ailettes et d’évacuer correctement la chaleur. Les caractéristiques annoncées indiquent que Thermaltake a privilégié des ventilateurs capables de fonctionner à régime élevé.
Le montage en cadre unique présente un réel avantage pratique. Un seul câble permet de gérer les trois ventilateurs, tandis que quatre vis suffisent pour fixer le module. L’installation est donc plus rapide et l’organisation des câbles devient plus simple. En revanche, cette conception complique la maintenance. Si un moteur tombe en panne, le remplacement du module complet peut être nécessaire. Un ensemble composé de trois ventilateurs indépendants aurait offert davantage de souplesse.
Les mesures acoustiques mettent également en évidence un comportement contrasté. Le test a été réalisé avec un sonomètre CEM DT-805, placé à 15 cm du système. Sous 1 000 tr/min, les ventilateurs se montrent très discrets. Jusqu’à 1 200 tr/min, leur bruit reste relativement modéré. Au-delà, la situation change rapidement. Dès que la commande PWM dépasse environ 40 %, le niveau sonore augmente sensiblement.
À 60 % PWM, soit approximativement 1 700 tr/min, le bruit mesuré dépasse déjà 50 dB(A). Les ventilateurs deviennent alors nettement audibles. Cette mesure ne doit pas être directement comparée aux 37,8 dB(A) annoncés par Thermaltake, car les conditions et la distance de mesure peuvent différer. Elle démontre néanmoins que le potentiel de ventilation élevé s’accompagne d’un coût acoustique important.
Pour une utilisation quotidienne confortable, une limite proche de 45 % PWM représente une piste de réglage intéressante. La pompe se comporte mieux sur ce point. Jusqu’à 50 % de sa commande PWM, elle reste presque inaudible. Même à plein régime, son fonctionnement demeure discret dans un environnement normal. Certaines plages de régulation génèrent toutefois davantage de bruit que d’autres, sans progression parfaitement linéaire. Une courbe de fonctionnement personnalisée peut donc améliorer le résultat.
Un écran IPS de 7 pouces particulièrement convaincant
L’écran est incontestablement la pièce maîtresse du Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync. Avec ses 7 pouces, il offre une surface d’affichage inhabituelle pour un watercooling AIO. Sa résolution de 1 024 × 600 pixels n’a rien d’exceptionnel dans l’univers des écrans classiques, mais elle reste adaptée à une consultation à travers la vitre d’un boîtier.
La qualité visuelle représente l’une de ses meilleures réussites. Les angles de vision sont larges et les couleurs restent relativement stables lorsque l’écran est observé de côté. La densité de pixels suffit pour afficher des animations, des images et des informations système sans que les défauts de définition deviennent gênants. L’écran fonctionne ainsi comme un petit tableau de bord, capable d’apporter une identité particulière à une configuration gaming.
Sa fixation magnétique offre une souplesse supplémentaire. L’utilisateur peut placer l’afficheur directement sur la pompe ou choisir un autre emplacement métallique. Le connecteur USB-C standard simplifie également son utilisation. Deux solutions de câblage sont fournies, dont une liaison USB-C vers USB-A et un ensemble destiné au raccordement interne. Cette approche est intéressante, car elle évite de dépendre exclusivement d’un câble propriétaire difficile à remplacer.
Il faut toutefois tenir compte de l’espace occupé par l’écran. Dans une configuration compacte, un élément de cette taille peut masquer d’autres composants ou gêner certains accès. Heureusement, son positionnement indépendant permet de contourner une partie du problème. Pour les passionnés de modding, cette caractéristique ouvre davantage de possibilités qu’un écran fixé définitivement sur le waterblock.
TT RGB PLUS 3.0 : de nombreuses fonctions, mais des limitations frustrantes
Le logiciel TT RGB PLUS 3.0 permet de gérer les animations, les données système et l’éclairage RGB. Il prend en charge plusieurs formats multimédias et propose différents arrière-plans prêts à l’emploi. L’utilisateur peut importer ses propres contenus, puis sélectionner les informations qu’il souhaite consulter.
Cependant, les possibilités de personnalisation restent moins étendues que ne le laisse espérer la taille de l’afficheur. Lors du test, seuls trois indicateurs système pouvaient être présentés simultanément. L’ajout d’une quatrième information entraînait automatiquement la disparition d’une précédente. Il était possible de déplacer les éléments, de changer leur couleur ou d’ajouter un fond semi-transparent. En revanche, leur taille ne pouvait pas être modifiée.
Cette restriction paraît particulièrement pénalisante sur une dalle de 7 pouces. Une surface d’affichage aussi importante devrait permettre de réunir plusieurs informations sans compromettre leur lisibilité. Un utilisateur souhaitant surveiller simultanément son processeur, sa carte graphique et sa mémoire vive devra donc sélectionner ses indicateurs avec soin.
La limite de 30 Mo imposée aux fichiers multimédias constitue une autre contrainte. Elle réduit les possibilités d’utiliser des vidéos relativement longues ou des animations volumineuses. Par ailleurs, certaines fonctions semblent encore manquer de maturité. L’affichage météorologique ne fonctionnait pas complètement pendant les essais, alors que l’heure s’affichait correctement. La duplication d’une partie de l’écran principal du PC était disponible, mais sa qualité visuelle se révélait trop faible pour être réellement intéressante.
La fonction PC Information fournit davantage de détails dans le logiciel lui-même. Les températures, fréquences, charges et consommations du processeur et de la carte graphique peuvent être consultées. Des graphiques permettent également de suivre leur évolution. Pour la mémoire vive, le programme affiche notamment la capacité, la fréquence, les timings et l’occupation. La température moyenne de la RAM n’a toutefois pas été détectée sur la configuration utilisée.
Un autre point mérite d’être souligné. L’écran ne dispose pas d’une mémoire intégrée permettant de conserver son affichage personnalisé de manière autonome. Les paramètres choisis deviennent donc actifs après le lancement du logiciel. Thermaltake annonce également l’application mobile TT PlayLink pour faciliter l’importation de contenus depuis un smartphone. Cette fonctionnalité complète l’écosystème proposé, mais son efficacité n’a pas été évaluée dans le test étudié.
AI Forge : une fonction prometteuse mais encore limitée
Thermaltake met particulièrement en avant AI Forge, une fonction permettant de générer des visuels à partir d’instructions textuelles. Sur le principe, l’idée est séduisante. L’utilisateur décrit une ambiance ou une scène, puis exploite le résultat comme fond d’écran personnalisé.
Dans la pratique, AI Forge dépend d’un service externe d’intelligence artificielle. Il faut renseigner une clé API compatible et disposer d’un accès au service concerné, éventuellement payant. Le logiciel Thermaltake agit donc principalement comme une interface entre l’utilisateur et un générateur d’images tiers. Il ne réalise pas lui-même les calculs nécessaires à la création du contenu.
Cette dépendance réduit l’intérêt d’une fonction pourtant présentée comme un élément différenciant. Surtout, les possibilités d’automatisation restent limitées dans la version essayée. Le logiciel ne permettait pas de conserver facilement les images générées, ni de programmer leur renouvellement périodique. Une fonction de fonds d’écran dynamiques, actualisés automatiquement, aurait davantage justifié l’intégration de l’IA dans cet environnement.
AI Forge conserve malgré tout un intérêt pour les amateurs de personnalisation. Il facilite l’accès à des images originales, adaptées aux dimensions et à l’identité visuelle du PC. Mais son utilité dépend fortement de l’évolution du logiciel. En l’état du test, cette fonction ressemble davantage à une démonstration technologique qu’à un outil indispensable.
Performances thermiques : un Ryzen 9 9900X refroidi efficacement
Même si nous avons monté une configuration à deux systèmes avec le Capo X de la marque, il nous a semblé pertinent de loger cet AIO dans un autre châssis. C’est pourquoi nous avons monté l’ensemble dans un boîtier Lian Li Lancool 216, équipé de trois ventilateurs DeepCool FL14 et de deux ventilateurs Lian Li de 160 mm. Le système utilisait une alimentation be quiet! Straight Power 12 de 850 W et Windows 11. La température ambiante était d’environ 24 °C. Le radiateur du watercooling était positionné sur la partie supérieure du boîtier.
Dans un premier temps, le Ryzen 9 9900X fonctionnait avec une consommation pouvant atteindre 162 W. À cette puissance, le refroidissement s’est montré efficace, y compris avec une ventilation réduite. Le radiateur de 360 mm disposait encore d’une marge suffisante pour envisager une augmentation des limites de consommation.
Les essais ont ensuite été réalisés en ajustant manuellement les paramètres PPT, TDC et EDC, ainsi que le Curve Optimizer du processeur. Ces réglages permettent de modifier les limites de puissance et de courant, tout en agissant sur le comportement électrique du CPU. Pour les mesures privilégiant le confort acoustique, la ventilation a été fixée à 1 200 tr/min, avec la pompe à son régime maximal.
À partir d’une consommation d’environ 150 W, le Ryzen 9 9900X présente un fonctionnement jugé particulièrement intéressant. Le processeur conserve des fréquences élevées, sans générer une quantité excessive de chaleur. En augmentant progressivement sa consommation, le watercooling continue de dissiper efficacement l’énergie thermique. À 200 W, les températures approchent toutefois la limite admissible du processeur dans cette configuration.
Un autre essai, réalisé sur une plateforme ouverte lors d’un comparatif de cartes mères X870E, a permis d’atteindre une dissipation d’environ 220 W. Dans ces conditions, la température du processeur est restée inférieure à 90 °C. Ce résultat confirme les capacités du radiateur et de la pompe, même lorsque le processeur est fortement sollicité.
Il faut néanmoins distinguer ces conditions de fonctionnement. Une plateforme ouverte bénéficie d’une circulation d’air différente de celle d’un boîtier fermé. De plus, le régime des ventilateurs influence directement l’efficacité thermique et les nuisances sonores. Le résultat obtenu à 220 W ne signifie donc pas que le ST360 Ultra ARGB Sync pourra maintenir toutes les configurations sous 90 °C, quelles que soient leurs conditions d’utilisation.
Ces mesures permettent également de relativiser le TDP annoncé de 365 W. Cette valeur ne constitue pas une garantie de refroidissement universelle. La température finale dépend de nombreux facteurs, notamment la surface du processeur, sa densité thermique, ses réglages électriques, la ventilation et la température de la pièce. En revanche, les résultats observés sur le Ryzen 9 9900X confirment que le ST360 Ultra ARGB Sync possède une véritable capacité de refroidissement, au-delà de son écran spectaculaire.
Le Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync propose une combinaison intéressante entre refroidissement performant et personnalisation visuelle. Son immense écran IPS de 7 pouces constitue son principal atout. La qualité de l’affichage est convaincante, les angles de vision sont généreux et le système magnétique permet une installation particulièrement flexible. La connexion USB-C standard représente également une bonne décision. Elle facilite le positionnement de l’écran et limite la dépendance aux accessoires propriétaires. Pour les utilisateurs qui souhaitent transformer leur PC en véritable vitrine technologique, ce watercooling dispose donc d’arguments solides.
Sur le plan thermique, le bilan est également positif. Le radiateur de 360 mm et sa pompe discrète permettent de refroidir efficacement un Ryzen 9 9900X, même lorsque sa consommation dépasse largement les valeurs habituelles. Les essais réalisés jusqu’à 200 W dans un boîtier, puis à 220 W sur une plateforme ouverte, montrent que le ST360 Ultra ARGB Sync ne sacrifie pas ses performances à son apparence. Il peut parfaitement accompagner une configuration gaming puissante ou une station de travail équipée d’un processeur exigeant.
En revanche, plusieurs choix techniques méritent réflexion. Le cheminement des tuyaux, pourtant conçu pour simplifier l’intégration, peut compliquer l’installation sur certaines configurations AM5. Les trois ventilateurs réunis dans un seul cadre réduisent le câblage, mais rendent leur remplacement individuel moins pratique. Surtout, leur niveau sonore augmente rapidement au-delà de 1 200 tr/min. Les utilisateurs particulièrement sensibles au bruit devront donc soigner la courbe PWM pour obtenir un compromis satisfaisant entre température et discrétion.
La principale déception vient finalement du logiciel. Alors que Thermaltake dispose d’un écran suffisamment grand pour afficher de nombreuses informations, TT RGB PLUS 3.0 impose encore des restrictions surprenantes. La limite de trois indicateurs simultanés, l’impossibilité de modifier leur taille ou encore la faible qualité de certaines fonctions réduisent l’intérêt pratique de l’afficheur. AI Forge ne change pas fondamentalement ce constat. Son fonctionnement dépend de services externes et ses possibilités d’automatisation restent modestes. Il convient toutefois de préciser que l’auteur du test estime avoir probablement utilisé un exemplaire de préproduction. Certaines imperfections pourraient donc être corrigées par de futures mises à jour.
À un tarif compris entre environ 163 et 190 €, le ST360 Ultra ARGB Sync est un produit clivant. Il constitue un choix pertinent pour les passionnés de modding, les amateurs de RGB et les utilisateurs qui recherchent un grand écran personnalisable sans renoncer à de bonnes performances thermiques. Son design original et sa pompe silencieuse sont de vrais points forts.
En revanche, nous ne le recommandons pas en priorité aux utilisateurs qui recherchent simplement le meilleur refroidissement possible, avec un minimum de bruit et de contraintes. Dans ce cas, un watercooling de 360 mm plus conventionnel, doté de ventilateurs indépendants et d’un logiciel moins central dans son fonctionnement, pourra représenter une solution plus rationnelle.
En définitive, le Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync possède les qualités d’un bon système de refroidissement, mais son principal argument reste visuel. Son écran impressionne, sa pompe convainc et ses performances sont solides. Il lui manque surtout un environnement logiciel aussi abouti que son matériel. Avec une meilleure gestion des informations affichées et quelques ajustements ergonomiques, ce modèle pourrait devenir nettement plus séduisant. Pour le moment, il s’adresse avant tout à ceux qui considèrent leur PC autant comme une machine performante que comme un objet à exposer.
Dans le cadre du concours Palit Maker pour la Paris Games Week 2026, EZY a pris le temps de nous présenter son projet de customisation entièrement réalisé en aluminium : première cover Palit Maker de ce type à notre connaissance.
Une carte usinée à la CNC :
Un design industriel
EZY, Julien de son vrai prénom, commence à être un habitué dans les colonnes d’OCC. Il avait déjà accepté de répondre à nos questions autour de son projet modding Stealth Ice. Une fois de plus, nous lui laissons donc la parole pour nous expliquer la démarche qui l’a conduit à produire cette cover Palit Maker.
EZY : Salut à tous, moi, c’est Julien, 30 ans, plus connu sous le pseudo EZY. N’ayant jamais réalisé d’impression 3D, je me suis naturellement tourné vers quelque chose que je connais : les métaux. J’ai voulu lui donner un look très industriel, c’est pourquoi on retrouve beaucoup de clins d’œil aux dessins industriels comme le cartouche, les numéros de série ou encore la gravure sur la cover qui représente la face interne de celle-ci. Le plus grand défi a été d’adapter les modèles 3D générés pour l’impression 3D à l’usinage CNC. Il a fallu 5 ou 6 versions différentes avant que les ingénieurs autorisent enfin le démarrage de la production. Les équipes de chez FastPreci ont fait preuve de beaucoup de patience avec moi, car je ne voulais pas de compromis visuel.
Je ne me suis pas laissé le droit à l’erreur non plus, car je n’ai pas pris le temps de faire un modèle en impression 3D avant de faire réaliser celle en aluminium 6061-T6, ce qui aurait pu me valoir de sérieux problèmes… Finalement, je suis complètement satisfait du résultat. La carte graphique que je vous propose me définit. Probablement moins spectaculaire que certaines, mais elle représente néanmoins 50 h de développement. Le build qui accompagnera ce GPU sera, lui aussi, de ma conception, un petit open air en inox 316L qui, je l’espère, vous plaira lui aussi. Bien sûr, vous pourrez le retrouver à la PGW du 22 au 25 octobre. Je tenais à remercier toutes les personnes qui m’ont accompagné et guidé pour ce projet : l’équipe d’OCC, Nico CPK, Jengki ainsi que l’équipe de FastPreci.
Creator Zone à la Paris Games Week :
Vous pourrez donc retrouver le PC d’EZY et beaucoup d’autres sur la Creator Zone OCC à la PGW 2026. EZY et tous les autres modders seront présents sur le stand pour répondre à vos questions et participer aux animations scéniques autour du custom.
Enfin, pour les plus curieux et passionnés du processus de fabrication, FastPreci revient en détail sur le sujet dans un article dédié ici.
Dans mon essai précédent, j’évaluais l’excellent écran 27″ Mini-LED MSI MPG 274URDFW E16M. Aujourd’hui, c’est au tour du MSI MPG 341CQR QD-OLED X36. Nous l’avions d’ailleurs annoncé dans cet article, suite à sa présentation au CES 2026.
Sur le papier, la copie est séduisante. Affiché autour de 900 € après un lancement à 1300 €, il arrive toutefois sur un segment concurrentiel. Acer, Asus (avec son ROG Swift QD-OLED PG34WCDN) et HP exploitent en effet exactement la même dalle. Reste donc à voir ce que MSI apporte par-dessus. Et si le fameux RGB Stripe tient ici aussi ses promesses.
l’écran MSI MPG 341CQR QD-OLED X36
Les gammes d’écrans MSI
MSI structure son catalogue d’écrans en plusieurs gammes distinctes. Chacune vise un budget et des finitions différentes. La montée en gamme propose bien entendu des options technologiques supplémentaires. Tout le monde pourra y trouver son compte. On pourrait résumer l’ordre des gammes ainsi : séries G < MAG < MPG < MEG. Mais les gammes se chevauchent beaucoup, et la technologie de dalle pèse plus lourd sur le prix que le nom de la gamme.
Logo série G
Pour commencer, on trouve donc l’entrée de la gamme G destinée aux joueurs débutants ou petites bourses. Ensuite le milieu de gamme MAG qui s’adresse au grand public. Cette dernière mise sur des dalles rapides à prix contenu. On y trouve principalement de l’IPS et du VA avec des taux de rafraîchissement élevés, mais aussi de l’OLED.
Logo série MAG
Ensuite vient le milieu/haut de gamme MPG. Il ajoute notamment un meilleur éclairage RGB Mystic Light et une finition supérieure. Par ailleurs, certaines fonctionnalités supplémentaires équipent souvent ces modèles (comme un KVM intégré).
Logo série MPG
Pour terminer, le haut de gamme MEG constitue ce qui se fait de mieux (flagship) chez MSI. Il cible les passionnés les plus exigeants et qui ne veulent aucun compromis. Cette gamme est très restreinte (très peu de modèles). Aussi, on y retrouve le fameux écran MEG X34″ UWQHD 360Hz présenté au CES 2026.
Logo série MEG
Quant à la gamme Pro / Pro Max, elle vise plutôt les professionnels. Elle privilégie donc la précision colorimétrique plutôt que le gaming pur. Depuis peu des dalles QD-OLED y apparaissent aussi désormais, comme sur le Pro Max 271UPX12G.
Un écran QD-OLED 5e génération :
Notre MPG 341CQR QD-OLED X36 se positionne en haut de la gamme MPG avec sa dalle QD-OLED de dernière génération. La fiche technique se rapproche d’ailleurs très fortement de celle du flagship MEG X 34″ qu’il concurrence directement. Reste à voir, dans la suite de ce test, s’il justifie ce positionnement premium.
Image des sous pixels prise au microscope numérique d’un écran QD-OLED 5e gen:
Sous pixels RGB STRIPE
Les générations QD-OLED
Pour rappel, l’OLED (Organic Light-Emitting Diode) est une technologie d’affichage basée sur des matériaux organiques capables d’émettre leur propre lumière. Il existe deux types principaux de dalles OLED : les dalles W-OLED (White OLED) fabriquées par LG Display et les dalles QD-OLED (Quantum Dot OLED) fabriquées par Samsung Display.
Pour éviter les confusions, il faut distinguer 2 types de génération (Les deux sont liés… mais pas identiques) :
Les générations OLED / EL Gen
L’EL Gen X: correspond à l’évolution de la structure de la dalle OLED produite par Samsung Display pour les écrans QD-OLED. On distingue généralement trois générations principales (Gen 1, Gen 2 et Gen 3), qui concernent uniquement l’évolution de la dalle elle-même.
La génération « constructeur » (la marque de l’écran) : on peut l’apparenter au « marketing » du produit. Le terme « génération » englobe, ici, l’évolution globale de l’écran : résolution, fréquence de rafraîchissement, électronique embarquée, traitement d’image et parfois structure des sous-pixels selon les optimisations. Ainsi, lorsque les constructeurs annoncent une “5e génération”, il ne s’agit pas d’une nouvelle génération officielle de dalle QD-OLED définie par Samsung Display, mais d’une évolution d’un produit entier intégrant plusieurs améliorations techniques. Dans certains articles, il est également expliqué que ce que certains appellent “4e génération” correspondrait en réalité à de simples améliorations d’une génération existante, sans rupture technologique majeure. C’est pourquoi certains observateurs estiment que la quatrième génération pourrait plutôt être assimilée à une “Gen 3.5” qu’à une véritable nouvelle génération. Cette 5e génération serait plutôt pour certains la vraie 4e génération. Elle est aussi mise en avant pour améliorer la lisibilité des textes en supprimant les liserés colorés entourant chaque lettre. Ces derniers pouvaient potentiellement freiner jusqu’ici les utilisateurs en usage mixte bureautique/gaming.
Les principales caractéristiques techniques
Concrètement, ce 34 pouces ultrawide affiche une définition de 3 440×1 440 sur une dalle incurvée 1800R. Et surtout, il embarque une dalle QD-OLED de 5e génération. Cette nouvelle génération abandonne en effet la disposition triangulaire des sous-pixels au profit d’une structure RGB Stripe classique. Par ailleurs, la dalle repose sur une architecture dite Tandem, à cinq couches émissives. Grâce à cela, elle gagne 30 % d’efficacité lumineuse.
De plus, le reste de la fiche technique est alléchant : on note une connectique complète, la présence d’un KVM intégré et un pied plat qui réduit l’encombrement de 62 %, ainsi qu’un capteur AI Care à reconnaissance de présence.
Les caractéristiques
Type de dalle
QD-OLED 34″ avec courbure 1800R / traitement Antireflet
Surface de la dalle
800,06 (H) x 337,06 (V) – 21:9
Résolution
3440 x 1440 (UWQHD)
Temps de réponse
0,03 ms (gris à gris)
Taux de rafraîchissement
360 Hz
Angles de vision
178° (H) / 178° (V)
Pitch
0,2315 (H) x 0,2315 (V)
Luminosité
SDR : 300 nits HDR : 1300 nits
Contraste
1500000:1
Couleurs
1,07 milliard de teintes, 10 bits
Adobe RGB / DCI-P3 / sRGB
98 % / 99 % / 139 % (norme CIE1976)
HDR
VESA DisplayHDR True Black 500
G-SYNC
Compatible NVIDIA G-SYNC
AMD FreeSync™ Premium Pro
Fonctionnalités
Fonctions PIP / PBP
KVM
HDMI™ CEC
OLED Care 3.0
Capteur AI Care
USB Type-C avec Power Delivery 98 W
Dimensions du colis
995 x 200 x 505 mm
Dimensions de l’écran
812,83 x 228,3 x 543,08 mm (avec pied)
812,83 x 118,54 x 372,09 mm (sans pied)
Réglage de l’inclinaison
-5° ~ +15°
Rotation horizontale
-30° ~ +30°
Rotation verticale
-10° ~ +10°
Fixation VESA
100 x 100 mm
Réglage de la hauteur
0 ~ 110 mm
Connectiques
2 x HDMI™ 2.1 (UWQHD@360Hz)
1 x DisplayPort 2.1a (UHBR13.5)
1 x Type-C (DP alt.) avec Power Delivery 98 W2 x USB 5 Gb/s Type-A
1 x USB 5 Gb/s Type-B
1 x sortie audio
Poids
7,77 kg (écran) / 13,49 kg (emballage complet)
Garantie
3 ans (incluant la protection contre les brûlures)
Unboxing
L’emballage
Contrairement à l’emballage relativement neutre de l’écran MSI précédemment testé, le constructeur a, cette fois-ci, choisi un habillage du carton en couleur avec une photo montrant l’écran. On distingue clairement les codes couleurs habituels MSI ainsi que le traditionnel bouclier orné du Dragon apposé discrètement sur les deux faces principales. Ce dernier vient conforter le fait que vous êtes bien en possession d’un écran MSI pour ceux qui en douteraient. La marque fait en effet toujours dans la discrétion : les trois lettres MSI n’apparaissent visuellement que sur les deux tranches du carton.
Preuve encore une fois que notre écran a pas mal circulé dans les rédactions : l’emballage a un peu vécu. Ce dernier a heureusement parfaitement joué son rôle, car l’écran est en parfait état.
Dimensions de l’emballage :990 mm (longueur) x 500 mm (largeur) x 200 mm (profondeur), pour environ 13.49 kg
L’ouverture du carton s’effectue aisément, ressemblant à l’ouverture d’une valise. Il vous suffit de poser le carton à plat et de soulever le panneau principal, qui représente l’écran de face, comme un couvercle. L’orientation d’ouverture est rapidement identifiable. J’apprécie tout particulièrement ce genre d’emballage, le trouvant plus pratique que ces systèmes courants où l’on fait glisser les panneaux entourant l’écran, avec des accessoires qui peuvent se déplacer lors de l’opération.
Le contenu
À l’intérieur du colis, on retrouve :
L’écran, le socle et le support vertical du pied
Le socle et le support vertical sont démontés et emballés individuellement dans un film en mousse, garantissant un ajustement parfait dans la boîte. L’écran, quant à lui, est soigneusement inséré entre deux couches de carton moulé compressé, assurant sa stabilité. Bien que je sois personnellement attaché à l’emballage traditionnel en polystyrène, plus flexible et moins abrasif, il est indéniable que le carton moulé constitue une alternative plus écologique et permet d’obtenir un emballage plus mince. Toutefois, si vous deviez déplacer cet écran en le remettant dans son emballage d’origine, il faudrait bien veiller à réutiliser les films plastiques pour éviter les frottements de la dalle avec le carton beaucoup plus rugueux que le polystyrène.
1 de 2
Les accessoires :
Une sacoche noire au logo MSI contenant tous les accessoires ci-dessous
Une documentation » Guide de démarrage rapide «
Un rapport de couleurs (rapport de calibration en usine)
1 planche d’autocollants avec logo MSI
Coté câbles :
1 x Cordon d’alimentation (type PC / IEC C13) + version avec prise UK
1 x Câble HDMI Ultra High Speed
1 x Câble DisplayPort
1 x Câble USB type A vers type B
1 x Chiffon en microfibre
1 de 2
Assemblage de l’écran
Le montage du pied de l’écran MPG 341CQR QD-OLED X36 de MSI est un jeu d’enfant. Grâce à une vis facile à serrer manuellement, le processus ne prend pas plus d’une minute.
1 de 2
L’étape suivante consiste à solidariser le pied avec l’écran : l’écran se présente face arrière dans son carton. Il suffit de retirer légèrement le film de protection de l’écran pour faire apparaître l’emplacement cible de fixation du pied. Je conseille toujours de laisser l’écran dans le carton pour cette étape. Vous éviterez ainsi d’exercer une pression trop forte sur la dalle. Le pied se clippe parfaitement et tout est très bien ajusté.
1 de 6
Montage sur un bras articulé
Au cours des dernières années, on a pu assister à la multiplication des écrans avec des supports imposants en forme de Y. De mon point de vue, les écrans larges et incurvés sont sublimés quand ils sont fixés sur un bras articulé, qui non seulement libère de l’espace sous l’écran, mais l’optimise également. Donc à moins de bénéficier d’un grand bureau pour conserver le pied d’origine en Y, certains n’ont pas le choix que d’investir dans un bras articulé.
Fort de ce constat, MSI a jugé bon d’opter pour un pied en forme de L pour son écran MPG 341CQR QD-OLED X36, permettant ainsi de réduire significativement l’encombrement au sol de 62%. Il s’agit d’un choix judicieux qui rend l’utilisation d’un bras articulé moins indispensable.
Si vous êtes un inconditionnel des écrans sur bras, contrairement à l’écran ASUS ROG Swift QD-OLED PG34WCDN que j’ai précédemment testé, sachez qu’avec celui-ci, aucun adaptateur n’est nécessaire. La platine VESA 100 X 100 de votre bras articulé peut être fixée directement sur l’écran moyennant l’installation de 4 entretoises pour sur-élever les fixations et assurer que la plasturgie ne gênera pas la platine de votre bras.
1 de 2
Le design
Cet écran est intégralement noir et clairement très sobre avec une grande simplicité. Je trouve personnellement le design réussi. Néanmoins, cette apparente sobriété pourrait ne pas séduire tout le monde, puisque les goûts des uns et des autres sont variés.
Disons-le clairement, MSI a simplifié au maximum le design de cet écran en réduisant tout ce qui pourrait paraître superflu, comme le RGB et autres incrustations visuelles. Ce choix change aussi des écrans aux designs surchargés ou fonctions inutiles qui souvent peuvent alourdir le coût de fabrication. Personnellement, j’aime cette sobriété.
La face avant
On distingue deux inscriptions très discrètes : Le logo MSI sur la tranche basse de l’écran et la référence MPG sur le devant du socle du pied.
La dalle présente un cadre très fin avec des bordures noires d’environ 1 cm sur les côtés et 8 mm sur le haut. Comme c’est le cas pour quasiment tous les écrans, le cadre en bas est un peu plus épais. Cette partie reçoit en effet certains composants comme les nappes et circuits de commande des pixels, de l’électronique, etc. MSI a également placé un petit panneau de commande regroupant le joystick et les boutons servant à piloter l’OSD, ainsi que le fameux capteur de présence que l’on distingue vaguement sur la photo.
1 de 4
La face arrière
De dos, l’écran se distingue par sa remarquable simplicité. D’un noir absolu, un petit panneau RGB anime l’ensemble grâce à une discrète source lumineuse RGB, mettant en valeur l’identité de la marque MSI. Sur le dessus de ce même panneau figurent en incrustation les quatre lettres « O.L.E.D ». On retrouve également l’inscription » Gaming Series » sur la longueur du pied. Sur la partie gauche, le dragon emblématique de MSI ressort en relief sur un plastique laqué, tandis que le pourtour adopte un aspect brossé, ajoutant une touche d’élégance à l’ensemble. MSI a joué sur les textures des surfaces pour donner un aspect métal peint.
Cependant, au toucher, on sent bien qu’il s’agit de plastique assez fin.
L’envers d’un écran est généralement adossé à un mur en permanence. De ce fait, l’esthétique de son panneau arrière ne constitue pas, à mon sens, une priorité en matière de design. Par conséquent, je ne relève pas de caractéristique négative notable concernant cette partie de l’écran. Si d’autant plus cela peut faire baisser la facture finale, alors c’est tant mieux.
1 de 5
Gestion du RGB
Le RGB est, sur cet écran, réduit à sa plus simple expression. On pourrait presque dire qu’il n’y en a pas en dehors du petit panneau RGB situé à l’arrière, contrôlable via l’application MSI Mystic Light. L’écran bénéficie par ailleurs de la certification Windows Dynamic Lighting, permettant à Windows 11 de prendre directement en charge son éclairage et de le synchroniser avec les autres périphériques compatibles.
Quant au voyant de fonctionnement de l’écran, celui-ci n’est pas RGB. MSI a eu la bonne idée de le rendre très discret.
1 de 3
L’ergonomie générale
Comme vu précédemment, le montage du pied et la fixation de ce dernier sur l’écran est très simple et rapide. Le pied permet de remonter l’écran de 11 cm maximum. La distance entre l’écran et le bureau sera de 8 cm (min) à 19 cm (max). Si vous avez besoin de plus, il faudra envisager d’utiliser un bras articulé. Le pied en « L » est particulièrement appréciable et permet de ranger une barre de son, ou un clavier…
L’écran est facilement réglable en hauteur. La manipulation est simple et sans contrainte. Coté orientation, on note le classique pivot horizontal -30° ~ +30°, l’inclinaison -5° ~ +15° et Rotation verticale -10° ~ +10°.
1 de 8
Le câble management
Le socle de l’écran offre une ouverture assez large pour accueillir tous les câbles principaux. Cependant, son emplacement bas sur le socle entraîne une visibilité permanente des câbles à l’arrière de l’écran. Il faudra donc s’accommoder de cette situation, à moins de repositionner suffisamment le socle. Heureusement, les ports situés du côté de l’écran sont suffisamment éloignés du bord, ce qui permet de dissimuler au moins les embouts de chaque câble.
Je trouve les câbles peu esthétiques d’autant plus qu’ils sont particulièrement rigides. Bien qu’il n’y ait rien de particulièrement gênant, je suis relativement déçu par cet aspect.
Impossible de cacher les câbles
La connectique
L’écran possède une connectique complète. D’une part, on retrouve :
2 ports HDMI 2.1 (3440 x 1440 @360Hz), dont 1 compatible HDMI CEC.
1 DisplayPort 2.1a (3440 x 1440 @360Hz), UHBR13.5
1 prise TYPE-C supportant le mode DisplayPort Alternate (DP Alt), et une alimentation jusqu’à 20 V/4,9 A (98 W):
5 V/3 A (15 W)
9 V/3 A (27 W)
12 V/3 A (36 W)
15 V/3 A (45 W)
20 V/4,9 A (98 W)
La norme DP Alt vous permettra de recharger la très grande majorité des PC ultraportables. Je pense en particulier à ceux qui bénéficient du télétravail.
La sortie casque.
D’autre part, on retrouve la partie KVM (Keyboard, Video, Mouse) avec 2 entrées USB type-A (clavier/souris) et 1 port Type-B à connecter sur le PC (pour le pilotage de l’écran via l’outil « Gaming Intelligence », la mise à jour du firmware et la fonction KVM)
1 de 2
Prise en main de l’OSD
L’OSD intégré (On-Screen Display)
Je mets souvent en avant mon appréhension de devoir me familiariser avec un nouvel OSD intégré. Peut-être est-ce avec l’habitude, mais je trouve la navigation dans l’OSD de cet écran MSI très agréable.
Comparé à l’OSD de l’écran Asus ROG Swift QD-OLED PG34WCDN (qui je rappelle utilise la même dalle), l’interface est légèrement plus moderne et plus agréable. Les textes sont nets et la navigation dans les menus est fluide. Pour résumer, MSI a particulièrement soigné son OSD embarqué sur l’écran MPG 341CQR QD-OLED X36.
Les contraintes de l’OSD
On retrouve les mêmes particularités que pour l’écran MSI testé précédemment, à savoir que certains sous-menus sont grisés et purement inaccessibles. En pratique, vous serez confrontés au fait que certains paramètres peuvent être désactivés en fonction des réglages sélectionnés. Le meilleur exemple étant le HDR et le DSC : si l’une de ces fonctions est activée, de nombreuses autres fonctions sont neutralisées. Il faut donc les désactiver pour voir dégriser certains menus ou sous menus. Comme il n’y aucune aide pour savoir comment activer une fonction grisée, vous n’aurez pas le choix que de lire la documentation. C’est assez frustrant.
En revanche, si vous activez certains paramètres, un petit encart vous liste les fonctions qui seront désactivées.
Remarques :Si vous choisissez de passer par l’OSD embarqué, vous devez fermer l’application MSI Gaming Intelligence. En effet, cette dernière ne se synchronise pas en temps réel. Il faut parfois fermer complètement l’application et la relancer pour qu’elle se mette à jour.
J’ai passé l’OSD en français et j’ai temporisé la durée d’affichage à 30s (valeur maximum) pour éviter qu’il ne se ferme trop rapidement. On notera que certains textes dans les sous-menus ne sont pas traduits.
Mon avis : Pas de panique ! en usage gaming, toutes ces fonctions restent superflues. Il n’y a rien de rédhibitoire.
Les commandes manuelles
La plupart des écrans sont équipés d’un joystick pour simplifier la navigation dans les menus et sous-menus. Sur l’écran MPG 341CQR QD-OLED X36, le joystick (nommé « bouton Navi » par MSI) se trouve à l’arrière du petit panneau positionné en bas de l’écran, derrière le logo MSI.
Pour afficher l’OSD intégré, une simple pression (clic) sur ce bouton Navi suffit. Ce dernier possède également 4 directions (raccourcis personnalisables), par défaut :
Haut : réglage du mode d’affichage (plusieurs préréglages proposés)
Bas : Choix du réticule de l’IA
Gauche : Activation d’un minuteur (15, 30, 45 ou 60 minutes)
Droite : Choix de la source d’entrée (HDMI 1 ou 2, DP, Type C)
De plus, l’écran dispose de deux boutons placés à gauche et à droite du bouton Navi:
Gauche : Bouton ON/OFF de l’écran.
Droite : Raccourci (personnalisable) mais paramétré par défaut pour lancer l’application » MSI Gaming Intelligence » sur votre bureau Windows (prérequis : vous devez le télécharger et l’installer).
L’interface de l’OSD intégré :
1 de 42
L’application ” MSI Gaming Intelligence”
MSI propose l’application windows MSI Gaming Intelligence pour remplacer l’OSD intégré.
Au moment où j’ai fait les tests, l’application était téléchargeable sur le site MSI en version 0.1.4.8 (rubrique « support »). Entre temps MSI a sorti la version 0.1.4.9. Elle pèse 466 Mo et consomme un peu moins de 190 Mo de mémoire en fonction du menu sélectionné. Bon point pour MSI qui publie régulièrement des mises à jour.
Pour commencer à utiliser cette application, assurez-vous tout d’abord d’avoir correctement connecté votre écran via le câble USB Type-B fourni. Au lancement, attendez quelques instants le temps que l’écran soit détecté, ce qui peut donner l’impression que l’interface est figée. J’ai constaté une amélioration par rapport à la version 0.1.4.7 que j’ai utilisée avec l’écran MSI Mini LED : la détection de l’écran et le démarrage de l’application sont plus rapides. Un bon point pour MSI qui assure ainsi un suivi efficace de cette application.
Examinez, en bas à gauche de la fenêtre, la version actuelle du micrologiciel de l’écran, qui est FW014. Sur le site web de support MSI, vous trouverez 3 mises à jour disponibles pour le firmware, la plus récente étant la FW019. Il s’agit donc d’une opportunité pour mettre à jour l’écran, qui bénéficie de la particularité d’être aisément mis à jour.
L’interface de l’application ” MSI Gaming Intelligence”
L’interface MSI Gaming Intelligence :
1 de 20
Les fonctions embarquées
La fonction KVM (Keyboard / Vidéo / Mouse)
Les branchements s’avèrent classiques et simples : le clavier et la souris doivent être connectés directement sur l’écran en USB-A. L’ensemble des autres câbles est fourni dans le bundle MSI. Seul le câble USB-C manque à l’appel. La documentation ne le mentionne effectivement pas. C’est dommage.
Mon matériel de test :
PC principal :
un câble USB-B (écran) vers USB-A (PC) obligatoire pour piloter l’écran
un display port pour le flux vidéo
PC secondaire (ultra-portable dédié au travail)
un câble USB-C pour le flux vidéo et la data clavier/souris
Sur l’écran MSI MPG 341CQR QD-OLED X36
Un clavier et une souris connectés directement sur l’écran en USB-A
Remarques : Le port USB-C permet de recharger un appareil compatible avec le mode DisplayPort Alternate (DP Alt). Toutefois, pour en bénéficier, il est nécessaire d’activer cette fonctionnalité dans l’OSD.
Ce paramètre s’active dans le menu« source d’entrée / Recharge PD Type C ».
Mon avis : L’opération s’effectue simplement en sélectionnant la Source d’entrée. En sélectionnant l’entrée USB-C, le clavier, la souris et l’écran basculent rapidement vers cette dernière. Je sélectionne ensuite l’entrée Display Port : les trois équipements basculent et sont correctement détectés par mon PC principal. Sur l’écran MPG 274URDFW E16M précédemment testé, le basculement de l’écran ne s’effectuait pas de manière automatique et en même temps que le clavier/souris. Cette fois-ci, MSI a intégré avec succès la fonction KVM sur l’écran MSI MPG 341CQR QD-OLED X36.
La fonction PIP et PBP
Pour utiliser la fonction PIP (Picture-in-Picture) et PBP (Picture-by-Picture), MSI a choisi de privilégier le fonctionnement simultané et stable des différentes sources vidéo. C’est pourquoi il a rendu obligatoire la désactivation de certaines fonctions : le HDMI CEC ainsi que l’Adaptative Sync et surtout le HDR et DSC (Display Stream Compression). Veuillez donc noter qu’activer le PIP ou le PBP vous oblige à modifier les réglages de votre écran.
Remarques : Ces contraintes sont à prendre en compte si vous souhaitez utiliser simultanément plusieurs sources, par exemple un PC fixe en DisplayPort, un ordinateur portable en USB-C, voire une PS5 sur cet écran.
Ces fonctionnalités sont plus adaptées aux écrans de grande taille. L’utilisation simultanée du Plein Écran et de la Fenêtre Picture-in-Picture peut compromettre l’expérience visuelle.
Mon avis :La mise en œuvre de ces deux fonctions a été relativement facile. C’est parfaitement opérationnel. Je vous invite donc à évaluer son intérêt selon vos propres exigences. Je serais d’ailleurs curieux de savoir si vous en avez l’utilité ? Personnellement, je ne connais personne qui utilise cette fonctionnalité.
l’OLED CARE 3.0
Conscient de l’intérêt des utilisateurs pour la technologie OLED, et afin de rassurer les plus réticents à franchir le cap de l’achat, les constructeurs ont tous mis en place des mécanismes de prévention pour mieux lutter contre le marquage de la dalle. MSI propose pas moins d’une dizaine de mécanismes regroupés dans un menu appelé MSI OLED CARE. Pour résumer :
Détection des images statiques
Détection des icônes, des bordures, de barres des taches, logos… .
Décalage de pixels de toute la dalle
Cycles de rafraichissement réguliers
Par défaut, tous ces mécanismes sont activés. Il est d’ailleurs conseillé de ne jamais les désactiver.
Parfois certains d’entre eux peuvent être un peu trop présents voir s’imposer au pire moment. MSI a donc choisi de limiter les notifications pendant 24h. Le but est d’éviter que des popups viennent s’afficher en pleine partie de jeu ou session de travail. Cependant, si au-delà de ce laps de temps l’écran n’a pas pu procéder aux rafraichissements automatiques en veille ou lorsqu’il est éteint, le rafraichissement devient alors obligatoire. C’est à mon sens une bonne idée dans la mesure où l’on peut considérer que vous ne resterez pas 24h devant votre écran. C’est pour moi un bon compromis.
Période de rafraichissement automatique
Le capteur AI Care
Autre mécanisme de prévention : le capteur AI Care placé tous en bas de l’écran en dessous du logo MSI.
Ce capteur est censé détecter efficacement la présence humaine afin de contrôler intelligemment le contenu affiché. Il vérifie en permanence si vous êtes bien présents devant votre écran, et l’éteint dès que vous vous en éloignez, ou l’allume quand vous revenez à votre poste. Vous pouvez apercevoir la caméra au centre de l’image (petit rond plus clair).
Le capteur AI Care
Remarques : Je demeure sceptique quant à l’implémentation de cette fonction sur mon écran. Il m’est plusieurs fois arrivé que le capteur interprète mal mon retrait face à l’écran, entraînant ainsi son extinction automatique, alors que je consultais simplement un document posé devant moi. Par ailleurs, la fonction de réactivation ne s’est également pas révélée totalement fiable, me contraignant à rallumer manuellement l’écran.
Mon avis : L’idée de ce capteur est intéressante, mais en l’état, j’ai préféré la désactiver. Sur le site MSI,j’ai constaté l’existence récente d’une mise à jour » AI Care Sensor Firmware ». Peux être est-ce l’occasion de tester ce correctif ?
Les fonctions GAMING
L’écran MPG 341CQR QD-OLED X36 intègre les mêmes fonctions que son frère MPG 274URDFW E16M testé iciavec quelques petites différences. Ces fonctions semblent désormais s’imposer comme un standard incontournable.
L’OPTIX SCOPE
L’OPTIX SCOPE fonctionne donc comme une loupe placée au centre de l’écran. Elle agrandit une portion de l’image censée faciliter le repérage des adversaires à distance, sans modifier le reste de l’affichage. Ce n’est pas un véritable zoom optique, mais bien un traitement numérique de l’image.
Vous avez une seule taille de fenêtre, mais 4 niveaux de zoom : x1.5, x2 , x2.5 et x3.
Activation de l’OPTIX SCOPE (visée normale)
1 de 5
Sans OPTIX SCOPE
OPTIX SCOPE x1.5
OPTIX SCOPE x2
OPTIX SCOPE x2.5
OPTIX SCOPE x3
Activation de l’OPTIX SCOPE (effet en regardant dans la lunette)
1 de 5
Sans OPTIX SCOPE
OPTIX SCOPE x1.5
OPTIX SCOPE x2
OPTIX SCOPE x2.5
OPTIX SCOPE x3
Mon avis : Je ne suis toujours pas fan de cette fonction. En condition d’usage réel, cette loupe modifie trop mon appréciation du terrain et gêne clairement dans les combats rapprochés. Je vous laisse faire votre propre avis.
L’ AI CROSSHAIR
MSI propose cette fois-ci 8 formes différentes de réticules (3 tailles) pour s’adapter à vos préférences. Pour une meilleure visibilité, il propose une couleur fixe (que vous pouvez choisir) ou une option permettant au réticule de s’adapter à la couleur de fond de votre écran, garantissant ainsi une constante visibilité, même en cas de changement de décor.
Mon avis :La fonction est relativement simple. Le changement automatique de couleur de réticule, en fonction du fond d’écran, est assez efficace.
1 de 8
Analyses de la dalle
Le traitement de la dalle
La dalle arbore une finition semi-brillante, associée à un traitement antireflet efficace. MSI y intègre son film DarkArmor, et annonce des noirs 40 % plus profonds et une résistance aux rayures 2,5 fois supérieure. Cette innovation vise à résoudre l’un des principaux défauts des dalles QD-OLED : le noir qui tend à devenir gris dans une pièce lumineuse.
Le film DarkArmor devrait également éliminer les reflets violacés ou rougeâtres. Lors de tests avec un éclairage direct d’iPhone à un mètre, on constate en effet une réduction significative du reflet, sans halos. Le reflet se résume à un léger trait horizontal rougeâtre. Il convient toutefois de nuancer ce type de test extrême, car il est peu probable que la plupart des utilisateurs laissent une lumière aussi vive derrière eux pour travailler ou jouer.
Pour résumer, les reflets de fortes sources de lumière sont effectivement très atténués. Pour un meilleur confort visuel, il est néanmoins fortement déconseillé d’exposer l’écran face à une lumière directe. Certains reflets sont inévitables.
Exemple du reflet d’une lampe d’un iPhone 17 pro max :
1 de 2
Reflet d'un Flash d'iphone 13 pro
Test Reflet par MSI
Le rétroéclairage
Comme tout écran OLED, le MPG 341CQR n’a pas de rétroéclairage : chaque sous-pixel est auto-émissif. Il n’y a donc ni blooming, ni fuite de lumière, ni uniformité dépendant de LED. Le noir est réellement éteint, d’où le contraste annoncé.
En contrepartie, la luminosité dépend de la surface allumée. Le pic de 1300 nits ne vaut que sur une petite fenêtre HDR ; au-delà, l’ABL (limiteur de luminosité) intervient. MSI met en avant une fonction « Uniform Luminance », qui ajuste la courbe HDR pour garder une luminosité plus constante.
Pour résumer : sur une image noire pleine page, l’écran semble éteint. Les noirs sont parfaits. (notez que sur des zones noires un peu larges, les reflets se font ressentir : ici une fenêtre avec rideau blanc)
Affichage d’une image noire
Angles de vision
La force de l’OLED: L’écran offre des angles de vision remarquables, avec une image stable en termes de couleurs et de contraste, même lorsqu’il est observé latéralement ou depuis une position surélevée. À l’inverse de nombreux modèles LCD VA ou TN, il préserve des noirs profonds et des couleurs éclatantes, même en s’écartant de l’axe central.
MSI propose des angles de vision de 178°, à la fois horizontalement et verticalement. Grâce à la technologie OLED, les couleurs conservent ainsi leur éclat et les scènes sombres restent uniformes, ce qui améliore non seulement l’expérience de jeu, mais également la visualisation de contenus HDR. La légère courbure de l’écran contribue par ailleurs à maintenir une distance constante entre les yeux et les bords de l’écran, favorisant ainsi l’immersion sans altérer la qualité de l’image sur les côtés.
1 de 3
La consommation et le refroidissement
MSI indique que l’écran est équipé d’un dissipateur thermique en film de graphène pour le refroidissement passif. On peut en déduire que l’écran n’intègre pas de ventilateur ce qui est une bonne chose.
La première image montre le dégagement de chaleur (vu de devant) sur l’écran affichant une image blanche à droite et plus sombre à gauche. On observe clairement que la partie la plus claire chauffe plus.
Vue de devant
Vue de dessus (arrière)
Vue de dessus (dessous)
L’écran n’a jamais consommé plus de 65 W en jeu (HDR activé).
Gamme & précision des couleurs
Le protocole de test
Note importante : Les mesures mentionnées ci-après ont été effectuées à l’aide d’une sonde Datacolor SpyderPro (modèle 2024). Il est important de souligner que ces données ne peuvent être comparées à celles obtenues avec une sonde professionnelle, ce qui leur confère une valeur relative. Je précise que les tests ont été effectués plusieurs fois.
Je vais mesurer les réglages en sortie d’usine en SDR puis en HDR. Par la suite, nous vérifierons si une calibration offre un meilleur rendu. Comme souvent à présent, certains réglages (contraste, température de couleur …) dans l’OSD peuvent être verrouillés en fonction des profils prédéfinis, ce qui empêche tout ajustement manuel.
Comme préconisé par le constructeur de la sonde, je désactive la fonction HDR, réinitialise l’écran en configuration d’usine et laisse tourner l’écran plus de 30 minutes pour stabiliser la température des composants.
Calibration d’usine
MSI fournit une feuille A4 détaillant les mesures de calibration en sortie d’usine :
1 de 4
Gamme de couleur / Gamut
Espace colorimétrique
Couverture acceptable
Usage
sRGB
≥ 95 %
Web, bureautique, photo standard
AdobeRGB
≥ 90 %
Photo print, design graphique
DCI-P3
≥ 90 %
Vidéo, cinéma, HD
1 de 3
Calibration d'usine (SDR)
Après calibration (SDR)
HDR
En configuration d’usine
sRGB : 100 %
Adobe RGB : 96 %
DCI-P3 : 99 %
Le MSI MPG 341CQR QD-OLED X36 offre une excellente couverture colorimétrique en sortie d’usine. Avec 100 % du sRGB et 99 % du DCI-P3, il convient aussi bien au gaming qu’aux contenus multimédias. Sa couverture de 97 % de l’Adobe RGB est également intéressante pour la photographie et la création graphique.
Après calibration
sRGB : 100 %
Adobe RGB : 97 %
DCI-P3 : 99 %
La calibration apporte une légère amélioration sur le profil Adobe RGB. Le résultat en sortie d’usine étant déjà très bon, on peut dire qu’à ce stade du test, une calibration n’est pas nécessaire.
En HDR
sRGB : 99 %
Adobe RGB : 74 %
DCI-P3 : 75 %
En HDR avec un profil sRGB, l’écran conserve une couverture colorimétrique importante, ce qui en soi conviendra parfaitement aux joueurs. Pour ce qui est des profils Adobe RGB et DCI-P3, les résultats sont largement inférieurs à ceux obtenus en SDR. Peut-être avons-nous atteint les limites de notre sonde. Ces 2 derniers résultats sont ici à prendre avec des pincettes.
Précision des couleurs (Delta E)
Delta E
Signification
0 – 1
Parfait, imperceptible à l’œil humain
1 – 2
Très bon, presque imperceptible
2 – 3
Correct, légèrement visible si on regarde attentivement
3 – 5
Visible, acceptable pour usage grand public
> 5
Mauvais, couleurs nettement incorrectes
1 de 3
Précision des couleurs en sortie d'usine (SDR)
Précision des couleurs après calibration (SDR)
Précision des couleurs (HDR)
En configuration d’usine
Delta E moyen : 0,90
Delta E maximum : 1,81
Le MSI MPG 341CQR QD-OLED X36 affiche une excellente fidélité des couleurs dès sa sortie de boîte. Avec un Delta E moyen inférieur à 1, les écarts entre les couleurs attendues et celles mesurées sont très faibles. Un résultat particulièrement convaincant pour un écran gaming.
Après calibration
Delta E moyen : 0,51
Delta E maximum : 1,48
L’installation du profil ICM améliore encore la précision colorimétrique, avec un Delta E moyen qui passe de 0,90 à 0,51. Les écarts de reproduction des couleurs deviennent ainsi encore plus faibles. Le gain reste mesuré, car le résultat d’usine était déjà excellent.
HDR
Delta E moyen : 2,25
Delta E maximum : 6,48
En HDR, la précision des couleurs recule nettement. Le Delta E moyen atteint 2,25, avec un écart maximal de 6,48 sur un échantillon. Certaines couleurs présentent donc des différences visibles, contrairement aux excellents résultats obtenus en SDR. Ce résultat mérite toutefois d’être interprété en tenant compte des conditions de mesure propres au HDR.
Bilan : Le MSI MPG 341CQR QD-OLED X36 excelle en SDR, avec une fidélité colorimétrique déjà remarquable en sortie d’usine, encore améliorée par le profil ICM. En HDR, les écarts augmentent sensiblement : c’est le principal point de vigilance de nos mesures. Néanmoins, avec une moyenne de 2,25, cela reste très confortable et vous ne devriez pas voir la différence en jeu.
Uniformité des couleurs
1 de 12
Uniformité des couleurs en sortie d'usine (lum à 100%)
Uniformité des couleurs en sortie d'usine (lum à 83%)
Uniformité des couleurs en sortie d'usine (lum à 67%)
Uniformité des couleurs en sortie d'usine (lum à 50%)
SDR calibré : Uniformité des couleurs en sortie d'usine (lum à 100%)
SDR calibré : Uniformité des couleurs en sortie d'usine (lum à 83%)
SDR calibré : Uniformité des couleurs en sortie d'usine (lum à 67%)
SDR calibré : Uniformité des couleurs en sortie d'usine (lum à 50%)
HDR : Uniformité des couleurs en sortie d'usine (lum à 100%)
HDR : Uniformité des couleurs en sortie d'usine (lum à 83%)
HDR : Uniformité des couleurs en sortie d'usine (lum à 67%)
HDR : Uniformité des couleurs en sortie d'usine (lum à 50%)
Les mesures réalisées à différents niveaux de luminosité montrent une très bonne uniformité colorimétrique sur le MSI MPG 341CQR QD-OLED X36.
En configuration d’usine : les écarts de couleur restent faibles, avec un Delta E maximal de 1,6 sur les mesures présentées. L’ensemble de la dalle affiche donc une bonne homogénéité.
Avec le profil ICM : l’uniformité reste excellente, avec des écarts généralement contenus. Le profil ne bouleverse pas la répartition des couleurs sur la dalle.
En HDR : les résultats restent globalement bons, même si quelques variations apparaissent selon la luminosité.
Bilan :le moniteur offre une uniformité colorimétrique très satisfaisante, avec des écarts faibles entre les différentes zones de l’écran. C’est un point positif pour le gaming, mais aussi pour les usages créatifs nécessitant une bonne homogénéité d’affichage.
Uniformité de la Luminance
1 de 12
USINE: uniformité de la luminance (Lum à 100%)
USINE: uniformité de la luminance (Lum à 83%)
USINE: uniformité de la luminance (Lum à 67%)
USINE: uniformité de la luminance (Lum à 50%)
SDR calibré: uniformité de la luminance (Lum à 100%)
SDR calibré: uniformité de la luminance (Lum à 83%)
SDR calibré: uniformité de la luminance (Lum à 67%)
SDR calibré: uniformité de la luminance (Lum à 50%)
HDR : uniformité de la luminance (Lum à 100%)
HDR : uniformité de la luminance (Lum à 87%)
HDR : uniformité de la luminance (Lum à 63%)
HDR : uniformité de la luminance (Lum à 50%)
Les mesures réalisées à différents niveaux de luminosité montrent une uniformité lumineuse globalement satisfaisante sur notre exemplaire d’écran.
En configuration d’usine : l’écart maximal atteint 9 % entre les différentes zones de la dalle. Le centre est plus lumineux que les bords, particulièrement dans les angles inférieurs.
Avec le profil ICC : l’uniformité reste comparable. Le profil ne modifie pas significativement la répartition de la luminance, ce qui est normal puisqu’il ne corrige pas physiquement les variations de la dalle.
En HDR : les écarts restent similaires, avec un maximum de 9 %. La répartition de la luminosité demeure donc assez homogène malgré le changement de mode.
Bilan : avec des variations de luminance limitées à environ 9 %, le MSI MPG 341CQR QD-OLED X36 offre une homogénéité lumineuse correcte. Les différences sont mesurables, mais elles restent modérées et ne devraient pas constituer un problème majeur pour une utilisation gaming ou multimédia.
Conclusion
Avec le MPG 341CQR QD-OLED X36, MSI propose un écran ultrawide de 34 pouces qui coche de nombreuses cases. De quoi séduire les joueurs exigeants à la recherche d’une image fluide, réactive et immersive. La qualité d’image constitue évidemment son principal atout. Les noirs sont parfaits, les contrastes saisissants et les couleurs particulièrement riches. Nos mesures confirment également une excellente couverture colorimétrique et une très bonne précision dès la sortie d’usine. Avec un Delta E excellent, le moniteur affiche des performances remarquables. La calibration reste toutefois facultative pour la majorité des joueurs, tant le réglage d’origine est déjà convaincant.
Une dalle polyvalente et bien équipée
MSI ne se contente pas de miser sur la qualité d’image. Le constructeur propose une connectique complète, un KVM intégré efficace. Nous avons aussi apprécié le pied en L, qui réduit considérablement l’encombrement sur le bureau, ainsi que l’OSD agréable à utiliser. La gestion des couleurs, la fréquence élevée et la qualité d’affichage rendent cet écran intéressant aussi bien pour le gaming que pour les usages multimédias et certaines activités créatives.
Quelques réserves subsistent néanmoins : La finition des plastiques manque de noblesse au toucher, malgré un aspect visuel soigné. Les matériaux employés donnent une impression assez basique. L’écran a tendance à se balancer à la moindre manipulation. De plus, le capteur AI Care s’est montré perfectible lors de nos essais. Je finirai avec les contraintes imposées par certains réglages de l’OSD (menus grisés) qui peuvent également compliquer la prise en main par manque d’explication.
Des mesures HDR à nuancer
Nos mesures colorimétriques sont excellentes en SDR, mais les résultats obtenus en HDR sont moins convaincants. Le Delta E moyen atteint 2,25, avec un maximum de 6,48. De même, la couverture mesurée du DCI-P3 chute à 75 %, un résultat très éloigné des performances relevées en SDR. Ces mesures doivent cependant être interprétées avec prudence, notre sonde Datacolor SpyderPro n’étant pas un instrument de référence professionnel. Ces résultats ne suffisent donc pas à remettre en cause les capacités HDR de la dalle.
Pour ce qui est du prix de vente, cet écran MSI haut de gamme se trouve aux alentours de 990 euros sur Amazon. Il est trouvable régulièrement à 800 euros.
Les résultats financiers publiés par TSMC pour le troisième trimestre 2026 confirment la domination de l’entreprise sur le marché de la fabrication de semi-conducteurs. Le géant taïwanais a enregistré un chiffre d’affaires total de 46,72 milliards de dollars, en hausse de 50,9 % par rapport à la période précédente. Cette performance s’accompagne d’un bénéfice net qui a bondi de 69 %, s’établissant à 23,37 milliards de dollars. Ces chiffres démontrent que la nouvelle capacité de production agit comme un véritable moteur de rentabilité pour le groupe.
La croissance spectaculaire du profit s’explique principalement par la montée en puissance des nœuds de fabrication les plus avancés. Les processus N3 représentent désormais 33 % du chiffre d’affaires total, une part qui a progressé de 10 points en un an. Parallèlement, les technologies N2 contribuent à 8 % du revenu global. Ces deux segments avancés ont permis d’augmenter significativement la valeur moyenne des wafers vendus, même si le volume total de wafers exposés n’a augmenté que de 9,6 %.
Le directeur général C.C. Wei a commenté ces résultats en soulignant que la dynamique de croissance n’est pas épuisée. Il a affirmé que la rentabilité du groupe ne connaît pas de plafond, indiquant ainsi une confiance totale dans la poursuite de cette trajectoire ascendante. Cette affirmation reflète la capacité de TSMC à maintenir des marges élevées grâce à la complexité et à la rareté des technologies de pointe qu’il maîtrise.
TSMC, une croissance boostée par le N3 !
En termes de mix de production, les nœuds N3 ont officiellement dépassé les variantes N5 pour devenir la technologie dominante. La part des produits N5 a reculé de 37 % à 28 %, tandis que celle des N3 a grimpé de 23 % à 33 %. Cette évolution marque un tournant stratégique majeur pour le groupe, qui se concentre désormais sur les technologies les plus récentes et les plus lucratives.
TSMC poursuit activement son programme d’expansion avec la construction de 20 nouvelles usines, dont 13 situées à Taïwan. L’entreprise prévoit de lancer la production de masse du processus A14 d’ici 2028, avec une phase de production à risque prévue à la fin de l’année prochaine. De plus, une nouvelle extension de la Fab 18 de Tainan est prévue pour renforcer la capacité de fabrication des nœuds 3 nm, une décision inhabituelle qui montre l’importance stratégique de cette technologie.
Concernant les projets internationaux, TSMC a confirmé sa participation au projet Terafab d’Elon Musk, précisant qu’elle pourrait gérer une partie de la production en interne. Quant aux rumeurs concernant une nouvelle usine aux États-Unis, le groupe a répondu de manière diplomatique en indiquant qu’il évalue diverses options, sans confirmer ni infirmer officiellement un projet imminent. Ces annonces laissent entrevoir une expansion continue de la présence de TSMC sur le marché mondial.
Elon Musk a récemment pris la parole pour dénoncer ce qu’il qualifie de pratiques de tarification « extorquantes » de la part des fabricants de puces mémoire. Dans un contexte marqué par une pénurie sans précédent tant pour la DRAM conventionnelle que pour la mémoire haute bande passante (HBM), le PDG de Tesla a exprimé sa frustration face à la situation actuelle. Bien qu’il n’ait pas nommé explicitement les entreprises visées, ses remarques semblent clairement s’orienter vers les géants sud-coréens Samsung Electronics et SK Hynix. À l’inverse, il a salué l’attitude de Micron, qu’il juge plus raisonnable et orientée vers la fidélité à long terme des clients.
« Micron a été raisonnable concernant les prix futurs de la mémoire, tandis que d’autres ont été extorquants, ce que les clients d’aujourd’hui n’oublieront pas », a écrit Musk sur la plateforme X. Il ajoute que cette stratégie constitue un choix judicieux pour garantir une fidélité durable de la clientèle. Cependant, cette louange mérite d’être nuancée par les chiffres récents publiés par la firme américaine.
Micron fait du cash !
Les résultats financiers de Micron pour le quatrième trimestre de son exercice fiscal 2026 révèlent une performance exceptionnelle. L’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires de 54,23 milliards de dollars, avec une marge brute GAAP atteignant 81 %, en hausse par rapport aux 40 % observés un an plus tôt. La division dédiée à la mémoire pour le cloud a généré 16,283 milliards de dollars de revenus, affichant une marge brute non-GAAP de 83 %.
La situation est encore plus marquée dans le secteur du stockage pour centres de données. Cette activité a permis à Micron de réaliser des ventes de 18,002 milliards de dollars, avec une marge brute impressionnante de 90 %. De même, les unités automobiles et embarquées ont totalisé 6,824 milliards de dollars de ventes, pour une marge brute de 84 %. Le point le plus surprenant concerne pourtant le segment mobile et client, qui a rapporté 13,114 milliards de dollars avec une marge brute non-GAAP de 90 %. Cela signifie que Micron réalise des profits plus élevés en vendant de la mémoire pour les appareils grand public que pour les solutions destinées aux centres de données.
Un ratio offre/demande largement déséquilibré !
Ces résultats démontrent que même des prix perçus comme raisonnables peuvent générer des bénéfices extraordinaires sur le marché actuel. La transformation de la mémoire en actif stratégique a permis aux fabricants de 3D NAND et de DRAM de bénéficier massivement de cette dynamique. Contrairement aux cycles précédents où l’offre excédentaire faisait chuter les prix, les constructeurs ont augmenté leurs tarifs à plusieurs reprises sans accroître proportionnellement leurs capacités de production. La demande dépasse encore largement l’offre, une situation qui devrait persister pendant plusieurs années.
Pour sécuriser leur position, les fabricants se tournent de plus en plus vers des accords de fourniture à long terme (LTAs). Ces contrats garantissent l’approvisionnement futur et fixent des prix prévisibles pour la DRAM, la HBM et la NAND. Micron a ainsi signé 26 accords stratégiques couvrant plus de 35 % de son chiffre d’affaires attendu jusqu’en 2030, incluant des engagements financiers de 32 milliards de dollars de la part de ses clients. Samsung a également sécurisé des contrats couvrant entre 75 % et 80 % de sa production prévue pour 2027, tandis que SK hynix poursuit des accords similaires face à l’absorption massive de la capacité mémoire par les infrastructures d’intelligence artificielle.
Une situation tendue jusqu’à 2028… au moins…
Les analystes prévoient que les pénuries d’approvisionnement en mémoire perdureront au moins jusqu’en 2028, offrant ainsi un levier considérable aux fournisseurs lors des négociations contractuelles. Si les constructeurs n’ont guère d’incitation à réduire leurs prix tant que la demande reste forte, la mise en garde de Musk suggère que ces politiques tarifaires actuelles pourraient influencer les relations commerciales une fois l’équilibre entre offre et demande rétabli.
Parfois, certaines marques, pardonnez la vulgarité, « se touchent » littéralement sur les frais de remplacement de certaines pièces. C’est notamment le cas pour ce redditor dont Razer semblait lui réclamer 2 500 £ (environ 3 000 €) pour remplacer le système de refroidissement de son Blade 16. Ce dernier décide finalement de souder lui-même un système de watercooling personnalisé.
Razer Blade 16 : il remplace lui-même le dissipateur endommagé de son laptop !
Un Blade 16 converti au watercooling custom !
Après une avarie du système de refroidissement, l’utilisateur décide de faire inspecter sa machine par Razer, qui lui réclame une somme exorbitante pour la réparation. Au vu de la facture, il décide de ranger sa machine un temps avant de la ressortir un an plus tard pour la bricoler et la remettre en état de fonctionnement. Pour cela, il se lance dans la soudure de cuivre afin de monter un système watercooling personnalisé. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la solution est techniquement fonctionnelle et ne semble pas présenter de fuite. De plus, via notre confrère, nous apprenons que le coût de mise en place du système est dérisoire par rapport à la somme exigée par Razer : une centaine de livres (120 € environ).
Par ailleurs, le système est clairement… artisanal. Sur les photos partagées, le propriétaire a posé une grosse bassine d’eau sur le bureau, d’où partent deux tuyaux en direction du PC portable. Le laptop est d’ailleurs posé sur une pile de bric et de broc afin de le laisser respirer au maximum.
Pas de relevés de températures à ce stade :
Malheureusement, l’élément le plus important n’a pas été communiqué puisque l’utilisateur a simplement perdu le mot de passe de sa session… En même temps, après un an sans s’en servir, il n’est pas surprenant que ce dernier ait été oublié. Par ailleurs, une restauration de Windows devrait parer à tout. Quant aux données présentes, une exploration des fichiers présents via une distribution Linux démarrée depuis une clé USB devrait permettre de récupérer les éléments les plus importants.
Bon, maintenant, ce n’est clairement pas un système adapté au commun des mortels, mais d’après les premiers retours, ça semble fonctionner : après une heure d’inactivité sur l’écran de login, les ventilateurs ne se sont pas mis en route une seule fois !
Nouvelle arnaque sur les processeurs constatée par un utilisateur Reddit. En effet, l’utilisateur danthebigboss commandait un Ryzen 9 9950X3D2 Dual Edition sur Amazon et s’est finalement fait arnaquer. Le CPU reçu est aux antipodes de celui commandé par l’utilisateur. Il s’agit en réalité d’un vieux Intel Core i surmonté d’un IHS AMD, une arnaque assez courante finalement.
Un Ryzen 9 9950X3D2 commandé, un CPU Intel avec IHS AMD reçu !
Une boîte truquée avec un faux Ryzen 9 9950X3D2 !
Selon les images partagées par l’utilisateur, le processeur reçu ne correspond pas à la référence commandée. Si ce dernier présente bien le bon IHS, le PCB ainsi que la puce de silicium sous-jacente n’ont rien à voir avec le modèle commandé. Si l’on en croit les images, il s’agit d’un vieux processeur Intel sur lequel on aurait appliqué un dissipateur intégré de processeur AMD Ryzen.
Bien entendu, le but de ce genre d’arnaque est simple : avoir le beurre et l’argent du beurre. On peut imaginer le scénario suivant : un client commande un Ryzen 9 9950X3D2, retire son IHS pour le monter sur son ancien CPU, ici, un vieux Core i d’Intel. Il replace le tout soigneusement dans la boîte d’origine sans rompre le scellé et fait une demande de retour auprès d’Amazon contre un remboursement. Amazon reçoit le colis, voit que le scellé est encore en place et remet le CPU en distribution. Notre arnaqueur dispose alors d’un authentique Ryzen 9 9950X3D2 sans IHS (mais ce n’est pas un gros problème) tandis que le client suivant se fait escroquer. Le pire dans cette histoire, c’est qu’il est très difficile de prouver que l’on a été victime d’une arnaque sans passer pour celui qui tente d’arnaquer le vendeur.
Un CPU vendu super cher !
Pour faire simple, le Ryzen 9 9950X3D2 est une pépite technique proposée par AMD puisque ce modèle intègre deux matrices de mémoire 3D V-Cache poussant la quantité de cache L3 à 192 Mo. De plus, nous retrouvons une configuration à 16 cœurs Zen 5 et 32 threads. Côté fréquence, il atteindra les 5,6 GHz, le tout, avec une enveloppe thermique conséquente de 200 W. Pour le prix, on le retrouve chez Amazon France à 960 € !
Si vous avez suivi les réseaux sociaux OCC cette semaine, vous avez pu découvrir les premières images du concours Palit Maker. Ce concours sera l’un des événements de la Creator Zone à la Paris Games Week. Au programme, une compétition de modders, un jury, le vote du public et… des lots à gagner ! On vous explique tout.
Palit Maker contest : customisation de GPU
Nous vous avions présenté la superbe initiative Palit Maker lors du Casemod Thermaltake 2026. En substance, Palit fournit gratuitement les fichiers 3D de covers compatibles avec les GPU de sa gamme GamingPro. L’utilisateur peut ensuite personnaliser sa carte graphique sans impacter la garantie.
Pour la Paris Games Week 2026, OCC et Palit s’associent pour vous proposer un concours de personnalisation. Ainsi, quatre modders français s’opposent pour proposer la customisation la plus aboutie.
Palit Maker : les concurrents et leurs cartes
Et nos concurrents se sont surpassés !
Nous avons donc sous les yeux :
Ezy avec une carte entièrement usinée en aluminium (CNC) avec le soutien de Fast Preci
Palit Maker CS EZY
Kab et sa carte illuminée sur le thème de GTA VI
Palit Maker Kab
Cortex et Mr Gabarit qui proposent une terrifiante carte Alien
Palit Maker Cortex & Mr Gabarit
Erebion pour OCC qui mise sur la performance et l‘airflow avec une approche sobre et stylée
Palit Maker OCC
Il va falloir choisir un gagnant, mais comment ?
Les votes et les cadeaux
Le choix du grand gagnant se fera en trois étapes et chacune pèsera pour un tiers dans le résultat final.
Premier vote sur les réseaux OCC
Dès aujourd’hui, le vote est ouvert dans les commentaires sur tous les réseaux sociaux OCC. Argumentez, votez, désignez votre préféré. Et repartez peut-être avec un watercooling TCOMAS CUBE 360 ! Le tirage au sort aura lieu le 21 octobre, juste avant la PGW.
– Voter en commentaire pour votre création préférée en indiquant son numéro : 1, 2, 3 ou 4.
– Mentionner deux amis en commentaire pour leur faire découvrir le concours.
– Liker et republier cette publication.
———————————————————————————————–
Conditions de participation disponibles sur demande.
Second vote et PC à gagner
Pendant toute la durée de la PGW, un second vote sera ouvert avec un lot de taille : un PC complet à gagner, équipé d’une Palit GeForce RTX 5070 Ti GamingPro-S. Encore une fois, il suffira d’exprimer son vote dans les commentaires, mais il y aura des points bonus pour les personnes présentes à la PGW. En postant une photo du PC dans la Creator Zone, vous obtiendrez une entrée bonus pour le tirage au sort.
Vote du jury
Enfin, le troisième vote sera réalisé par un jury constitué de membres de la rédaction (ne participant pas au concours), de modders internationaux et de représentants des marques présentes sur la Creator Zone.
Alors rendez-vous à la Paris Games Week pour découvrir ce stand plein de surprises.