Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync : écran géant et refroidissement à la hauteur ?
Avec son ST360 Ultra ARGB Sync, Thermaltake continue dans son ambition de proposer des AIO extrêmement différenciés dans un marché très concurrentiel où de nouvelles marques arrivent. Présenté lors du CES 2026, nous avions aussi pu approcher de plus près ce kit AIO de 360 mm durant le Computex. Il associe un radiateur à trois ventilateurs de 120 mm, une pompe PWM et un imposant écran LCD de 7 pouces. Une diagonale particulièrement généreuse, comparable à celle d’un smartphone moderne. La logique est toujours la même depuis le mini CUBE 360 Ultra : transformer un composant habituellement discret en véritable élément de personnalisation du PC. Mais avec des processeurs de plus en plus énergivores, le côté spectaculaire ne peut pas suffire. Ce ST360 Ultra ARGB Sync doit également assurer sa fonction première, maintenir les processeurs les plus exigeants à une température acceptable.
Présentation du Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync
Le Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync est actuellement proposé à partir de 162,90 € TTC chez Alternate France, hors frais de livraison. La boutique européenne de Thermaltake affiche, de son côté, un tarif de 189,90 €. Ces prix placent le produit dans une catégorie où les acheteurs attendent autant une bonne efficacité thermique qu’une finition soignée. L’écran constitue évidemment une partie importante de sa proposition commerciale. Mais comme nous l’avons écrit plus haut, à ce niveau de prix, il ne suffit pas d’accumuler les effets visuels. Le silence, la qualité du montage et la fiabilité du logiciel restent des critères déterminants.
Le principal argument du ST360 Ultra ARGB Sync est donc son écran IPS de 7 pouces, affichant une définition de 1 024 × 600 pixels. Celui-ci peut présenter des informations sur le processeur, la carte graphique et la mémoire vive. Il accepte également des images, des animations GIF et des vidéos. Son installation se distingue des solutions classiques. En effet, Thermaltake utilise un système magnétique amovible, composé de huit aimants, qui permet de fixer l’afficheur sur la pompe ou sur une autre surface métallique. Il est même possible de le placer à l’extérieur du boîtier. Son alimentation et sa communication passent par une connexion USB-C, sans connecteur propriétaire spécifique à l’écran.
Cette liberté de positionnement représente un avantage appréciable pour les amateurs de configurations personnalisées. L’écran peut adopter une orientation horizontale ou verticale, selon la disposition des composants. Une fois retiré, il laisse apparaître le miroir rétroéclairé présent sur le bloc de refroidissement. Ce dernier conserve ainsi une identité visuelle travaillée, même sans l’afficheur. Lors des essais, la qualité de l’écran s’est révélée convaincante. Les pixels restent peu perceptibles à une distance d’observation normale. De plus, les angles de vision sont larges, avec une faible dégradation des couleurs lorsque l’utilisateur se décale.
Thermaltake a également revu l’organisation du radiateur. Les tuyaux suivent un cheminement latéral et sont maintenus par un support destiné à réduire leur encombrement apparent. L’objectif est de dégager l’espace autour des composants et de proposer une intégration plus propre. Les trois ventilateurs ARGB sont, quant à eux, regroupés dans un cadre unique. Cette disposition simplifie le câblage et réduit le nombre de vis nécessaires pour l’installation. Le résultat paraît particulièrement adapté aux configurations équipées d’un panneau latéral vitré, où chaque câble visible peut nuire à l’esthétique générale.
Cependant, cette conception présente aussi quelques contraintes. Le cheminement particulier des tuyaux peut compliquer le montage avec certaines plateformes AMD AM5. De même, le bloc de ventilation monobloc facilite l’assemblage, mais rend le remplacement individuel d’un ventilateur problématique. Enfin, le logiciel de personnalisation ne semble pas encore exploiter pleinement le potentiel du grand écran. Ces limitations n’annulent pas les qualités du produit. Elles rappellent simplement qu’un watercooling haut de gamme doit être évalué sur l’ensemble de ses caractéristiques, et pas uniquement sur son apparence.
Caractéristiques techniques du ST360 Ultra ARGB Sync et résultats des tests
Le Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync s’appuie sur une architecture de refroidissement liquide AIO classique, enrichie de plusieurs choix techniques originaux. Son radiateur en aluminium mesure près de 40 cm de long. Il fonctionne avec une pompe réglable et trois ventilateurs PWM capables d’atteindre 2 500 tr/min. Le constructeur annonce une capacité de dissipation thermique de 365 W dans les caractéristiques reprises par le test. Cette valeur représente un objectif théorique et ne doit pas être confondue avec une puissance thermique validée dans toutes les conditions d’utilisation.
Fiche technique détaillée du Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync
| Caractéristique | Spécifications |
|---|---|
| Fabricant | Thermaltake |
| Modèle | ST360 Ultra ARGB Sync |
| Référence constructeur, version noire | CL-W493-PL12SW-A |
| Référence constructeur, version blanche | CL-W494-PL12SW-A |
| Type de refroidissement | Watercooling AIO, circuit liquide fermé |
| Format | 360 mm, trois emplacements de 120 mm |
| Puissance thermique annoncée | TDP de 365 W, selon la fiche reprise dans le test |
| Dimensions du radiateur | 397 × 139,2 × 27 mm |
| Matériau du radiateur | Aluminium |
| Matériau de la base du waterblock | Cuivre |
| Dimensions du bloc de pompe relevées | Environ 73 mm de large et 71 mm de haut |
| Régime de la pompe | 1 500 à 2 500 tr/min, PWM |
| Alimentation de la pompe | 12 V / 5 V |
| Consommation annoncée de la pompe | 4,2 W / 1,4 W |
| Connectique de la pompe | 4 broches PWM et 3 broches ARGB |
| Ventilation | Trois ventilateurs de 120 mm dans un cadre monobloc |
| Dimensions du module de ventilation | 360 × 120 × 25 mm |
| Régime des ventilateurs | 500 à 2 500 tr/min, PWM |
| Débit d’air maximal annoncé | 85,29 CFM par ventilateur |
| Pression statique maximale annoncée | 3,86 mmH₂O par ventilateur |
| Niveau sonore annoncé | 37,8 dB(A) par ventilateur |
| Connectique de ventilation | 4 broches PWM |
| Connectique de l’éclairage | ARGB 5 V, 3 broches |
| Tuyaux | Caoutchouc |
| Longueur des tuyaux | 263 mm selon Thermaltake ; longueurs de 240 et 275 mm relevées dans le test |
| Écran intégré | LCD IPS amovible de 7 pouces |
| Résolution de l’écran | 1 024 × 600 pixels |
| Fixation de l’écran | Magnétique, huit aimants |
| Orientation de l’écran | Horizontale ou verticale |
| Connexion de l’écran | USB-C |
| Alimentation de l’écran | 5 V, 0,6 A |
| Consommation de l’écran | 3 W |
| Formats multimédias annoncés | JPG, PNG, GIF, MP4, MOV et AVI |
| Logiciel de personnalisation | TT RGB PLUS 3.0 |
| Fonction de création par IA | AI Forge, nécessitant un service d’IA compatible et une clé API |
| Application mobile annoncée | TT PlayLink |
| Compatibilité logicielle | Windows 10 et Windows 11 |
| Sockets AMD | AM4 et AM5 |
| Sockets Intel officiellement annoncés | LGA 1150, 1151, 1155, 1156, 1200, 1366, 1700, 1851, 2011, 2011-3 et 2066 |
| Accessoires fournis | Fixations, pâte thermique, spatule, câbles USB, attaches réutilisables |
| Prix constaté en France | À partir de 162,90 € TTC, hors livraison |
Remarque : le test original mentionne également le socket Intel LGA 1954, absent de la liste officielle du fabricant. Sa compatibilité doit donc être confirmée avant l’achat. Les longueurs de tuyaux indiquées dans le test diffèrent aussi de la valeur publiée par Thermaltake.
Un radiateur de 360 mm et une conception pensée pour simplifier le montage
Le ST360 Ultra ARGB Sync utilise un radiateur en aluminium de 397 mm de long, 139,2 mm de large et 27 mm d’épaisseur. Ses dimensions dépassent légèrement celles de certains radiateurs classiques de 360 mm, notamment en largeur. Cette différence provient en partie du cheminement des tuyaux. Il faut donc vérifier les dimensions réellement disponibles dans le boîtier avant l’achat. Une simple mention de compatibilité avec les radiateurs de 360 mm ne garantit pas toujours une installation sans difficulté.
Thermaltake privilégie une présentation particulièrement épurée. Les tuyaux sont maintenus contre le radiateur par une pièce démontable. Ce dispositif limite leur présence visuelle, mais peut devenir contraignant selon la position du processeur et des éléments de la carte mère. Lors de l’installation dans un Lian Li Lancool 216, avec une MSI PRO B650-A WIFI, les tuyaux se sont retrouvés fortement tendus. Le montage a finalement été possible, mais le retrait du support de maintien apparaît préférable dans cette configuration.
Il s’agit d’un point important pour les utilisateurs de plateformes AM5. La distance entre le radiateur et le waterblock doit permettre de positionner les tuyaux sans exercer une tension excessive sur les raccords. Un montage trop contraint peut également rendre les interventions ultérieures plus pénibles. Le support amovible constitue donc une bonne idée, à condition de ne pas considérer son installation comme obligatoire dans tous les boîtiers.
Le bloc de refroidissement repose sur une surface de contact en cuivre. Ce matériau assure le transfert de chaleur entre le processeur et le liquide circulant dans le circuit. La base présente un léger relief central. Cependant, l’empreinte de pâte thermique obtenue pendant les essais montre une répartition homogène sur le processeur AM5. Aucun défaut notable de contact n’a été observé. La pompe dispose par ailleurs d’une régulation PWM, permettant d’ajuster son fonctionnement selon les besoins.
Trois ventilateurs ARGB puissants, mais un confort acoustique perfectible
Le système de ventilation rassemble trois modèles de 120 mm dans un seul cadre. Chaque ventilateur peut fonctionner entre 500 et 2 500 tr/min. Thermaltake annonce un débit d’air maximal de 85,29 CFM et une pression statique de 3,86 mmH₂O par ventilateur. Ces chiffres sont intéressants pour un radiateur de watercooling, dont les ailettes constituent une résistance au passage de l’air.
La pression statique joue ici un rôle essentiel. Contrairement à un ventilateur de boîtier utilisé dans un espace relativement dégagé, un ventilateur de radiateur doit pousser l’air à travers une structure dense. Un débit important ne suffit donc pas à lui seul. Il faut également maintenir une pression capable de traverser les ailettes et d’évacuer correctement la chaleur. Les caractéristiques annoncées indiquent que Thermaltake a privilégié des ventilateurs capables de fonctionner à régime élevé.
Le montage en cadre unique présente un réel avantage pratique. Un seul câble permet de gérer les trois ventilateurs, tandis que quatre vis suffisent pour fixer le module. L’installation est donc plus rapide et l’organisation des câbles devient plus simple. En revanche, cette conception complique la maintenance. Si un moteur tombe en panne, le remplacement du module complet peut être nécessaire. Un ensemble composé de trois ventilateurs indépendants aurait offert davantage de souplesse.
Les mesures acoustiques mettent également en évidence un comportement contrasté. Le test a été réalisé avec un sonomètre CEM DT-805, placé à 15 cm du système. Sous 1 000 tr/min, les ventilateurs se montrent très discrets. Jusqu’à 1 200 tr/min, leur bruit reste relativement modéré. Au-delà, la situation change rapidement. Dès que la commande PWM dépasse environ 40 %, le niveau sonore augmente sensiblement.
À 60 % PWM, soit approximativement 1 700 tr/min, le bruit mesuré dépasse déjà 50 dB(A). Les ventilateurs deviennent alors nettement audibles. Cette mesure ne doit pas être directement comparée aux 37,8 dB(A) annoncés par Thermaltake, car les conditions et la distance de mesure peuvent différer. Elle démontre néanmoins que le potentiel de ventilation élevé s’accompagne d’un coût acoustique important.
Pour une utilisation quotidienne confortable, une limite proche de 45 % PWM représente une piste de réglage intéressante. La pompe se comporte mieux sur ce point. Jusqu’à 50 % de sa commande PWM, elle reste presque inaudible. Même à plein régime, son fonctionnement demeure discret dans un environnement normal. Certaines plages de régulation génèrent toutefois davantage de bruit que d’autres, sans progression parfaitement linéaire. Une courbe de fonctionnement personnalisée peut donc améliorer le résultat.

Un écran IPS de 7 pouces particulièrement convaincant
L’écran est incontestablement la pièce maîtresse du Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync. Avec ses 7 pouces, il offre une surface d’affichage inhabituelle pour un watercooling AIO. Sa résolution de 1 024 × 600 pixels n’a rien d’exceptionnel dans l’univers des écrans classiques, mais elle reste adaptée à une consultation à travers la vitre d’un boîtier.
La qualité visuelle représente l’une de ses meilleures réussites. Les angles de vision sont larges et les couleurs restent relativement stables lorsque l’écran est observé de côté. La densité de pixels suffit pour afficher des animations, des images et des informations système sans que les défauts de définition deviennent gênants. L’écran fonctionne ainsi comme un petit tableau de bord, capable d’apporter une identité particulière à une configuration gaming.
Sa fixation magnétique offre une souplesse supplémentaire. L’utilisateur peut placer l’afficheur directement sur la pompe ou choisir un autre emplacement métallique. Le connecteur USB-C standard simplifie également son utilisation. Deux solutions de câblage sont fournies, dont une liaison USB-C vers USB-A et un ensemble destiné au raccordement interne. Cette approche est intéressante, car elle évite de dépendre exclusivement d’un câble propriétaire difficile à remplacer.
Il faut toutefois tenir compte de l’espace occupé par l’écran. Dans une configuration compacte, un élément de cette taille peut masquer d’autres composants ou gêner certains accès. Heureusement, son positionnement indépendant permet de contourner une partie du problème. Pour les passionnés de modding, cette caractéristique ouvre davantage de possibilités qu’un écran fixé définitivement sur le waterblock.
TT RGB PLUS 3.0 : de nombreuses fonctions, mais des limitations frustrantes
Le logiciel TT RGB PLUS 3.0 permet de gérer les animations, les données système et l’éclairage RGB. Il prend en charge plusieurs formats multimédias et propose différents arrière-plans prêts à l’emploi. L’utilisateur peut importer ses propres contenus, puis sélectionner les informations qu’il souhaite consulter.
Cependant, les possibilités de personnalisation restent moins étendues que ne le laisse espérer la taille de l’afficheur. Lors du test, seuls trois indicateurs système pouvaient être présentés simultanément. L’ajout d’une quatrième information entraînait automatiquement la disparition d’une précédente. Il était possible de déplacer les éléments, de changer leur couleur ou d’ajouter un fond semi-transparent. En revanche, leur taille ne pouvait pas être modifiée.
Cette restriction paraît particulièrement pénalisante sur une dalle de 7 pouces. Une surface d’affichage aussi importante devrait permettre de réunir plusieurs informations sans compromettre leur lisibilité. Un utilisateur souhaitant surveiller simultanément son processeur, sa carte graphique et sa mémoire vive devra donc sélectionner ses indicateurs avec soin.
La limite de 30 Mo imposée aux fichiers multimédias constitue une autre contrainte. Elle réduit les possibilités d’utiliser des vidéos relativement longues ou des animations volumineuses. Par ailleurs, certaines fonctions semblent encore manquer de maturité. L’affichage météorologique ne fonctionnait pas complètement pendant les essais, alors que l’heure s’affichait correctement. La duplication d’une partie de l’écran principal du PC était disponible, mais sa qualité visuelle se révélait trop faible pour être réellement intéressante.
La fonction PC Information fournit davantage de détails dans le logiciel lui-même. Les températures, fréquences, charges et consommations du processeur et de la carte graphique peuvent être consultées. Des graphiques permettent également de suivre leur évolution. Pour la mémoire vive, le programme affiche notamment la capacité, la fréquence, les timings et l’occupation. La température moyenne de la RAM n’a toutefois pas été détectée sur la configuration utilisée.
Un autre point mérite d’être souligné. L’écran ne dispose pas d’une mémoire intégrée permettant de conserver son affichage personnalisé de manière autonome. Les paramètres choisis deviennent donc actifs après le lancement du logiciel. Thermaltake annonce également l’application mobile TT PlayLink pour faciliter l’importation de contenus depuis un smartphone. Cette fonctionnalité complète l’écosystème proposé, mais son efficacité n’a pas été évaluée dans le test étudié.
AI Forge : une fonction prometteuse mais encore limitée
Thermaltake met particulièrement en avant AI Forge, une fonction permettant de générer des visuels à partir d’instructions textuelles. Sur le principe, l’idée est séduisante. L’utilisateur décrit une ambiance ou une scène, puis exploite le résultat comme fond d’écran personnalisé.
Dans la pratique, AI Forge dépend d’un service externe d’intelligence artificielle. Il faut renseigner une clé API compatible et disposer d’un accès au service concerné, éventuellement payant. Le logiciel Thermaltake agit donc principalement comme une interface entre l’utilisateur et un générateur d’images tiers. Il ne réalise pas lui-même les calculs nécessaires à la création du contenu.
Cette dépendance réduit l’intérêt d’une fonction pourtant présentée comme un élément différenciant. Surtout, les possibilités d’automatisation restent limitées dans la version essayée. Le logiciel ne permettait pas de conserver facilement les images générées, ni de programmer leur renouvellement périodique. Une fonction de fonds d’écran dynamiques, actualisés automatiquement, aurait davantage justifié l’intégration de l’IA dans cet environnement.
AI Forge conserve malgré tout un intérêt pour les amateurs de personnalisation. Il facilite l’accès à des images originales, adaptées aux dimensions et à l’identité visuelle du PC. Mais son utilité dépend fortement de l’évolution du logiciel. En l’état du test, cette fonction ressemble davantage à une démonstration technologique qu’à un outil indispensable.
Performances thermiques : un Ryzen 9 9900X refroidi efficacement
Les performances du ST360 Ultra ARGB Sync ont été évaluées avec un processeur AMD Ryzen 9 9900X, installé sur une carte mère Sapphire B850M Nitro+. La configuration comprenait également 32 Go de mémoire Corsair Vengeance RGB DDR5 6000 CL30, une Palit GeForce RTX 5070 Ti GamingPro-S et un SSD Kingston Fury Renegade G5 de 2 To.
Même si nous avons monté une configuration à deux systèmes avec le Capo X de la marque, il nous a semblé pertinent de loger cet AIO dans un autre châssis. C’est pourquoi nous avons monté l’ensemble dans un boîtier Lian Li Lancool 216, équipé de trois ventilateurs DeepCool FL14 et de deux ventilateurs Lian Li de 160 mm. Le système utilisait une alimentation be quiet! Straight Power 12 de 850 W et Windows 11. La température ambiante était d’environ 24 °C. Le radiateur du watercooling était positionné sur la partie supérieure du boîtier.
Dans un premier temps, le Ryzen 9 9900X fonctionnait avec une consommation pouvant atteindre 162 W. À cette puissance, le refroidissement s’est montré efficace, y compris avec une ventilation réduite. Le radiateur de 360 mm disposait encore d’une marge suffisante pour envisager une augmentation des limites de consommation.
Les essais ont ensuite été réalisés en ajustant manuellement les paramètres PPT, TDC et EDC, ainsi que le Curve Optimizer du processeur. Ces réglages permettent de modifier les limites de puissance et de courant, tout en agissant sur le comportement électrique du CPU. Pour les mesures privilégiant le confort acoustique, la ventilation a été fixée à 1 200 tr/min, avec la pompe à son régime maximal.
À partir d’une consommation d’environ 150 W, le Ryzen 9 9900X présente un fonctionnement jugé particulièrement intéressant. Le processeur conserve des fréquences élevées, sans générer une quantité excessive de chaleur. En augmentant progressivement sa consommation, le watercooling continue de dissiper efficacement l’énergie thermique. À 200 W, les températures approchent toutefois la limite admissible du processeur dans cette configuration.
Un autre essai, réalisé sur une plateforme ouverte lors d’un comparatif de cartes mères X870E, a permis d’atteindre une dissipation d’environ 220 W. Dans ces conditions, la température du processeur est restée inférieure à 90 °C. Ce résultat confirme les capacités du radiateur et de la pompe, même lorsque le processeur est fortement sollicité.
Il faut néanmoins distinguer ces conditions de fonctionnement. Une plateforme ouverte bénéficie d’une circulation d’air différente de celle d’un boîtier fermé. De plus, le régime des ventilateurs influence directement l’efficacité thermique et les nuisances sonores. Le résultat obtenu à 220 W ne signifie donc pas que le ST360 Ultra ARGB Sync pourra maintenir toutes les configurations sous 90 °C, quelles que soient leurs conditions d’utilisation.
Ces mesures permettent également de relativiser le TDP annoncé de 365 W. Cette valeur ne constitue pas une garantie de refroidissement universelle. La température finale dépend de nombreux facteurs, notamment la surface du processeur, sa densité thermique, ses réglages électriques, la ventilation et la température de la pièce. En revanche, les résultats observés sur le Ryzen 9 9900X confirment que le ST360 Ultra ARGB Sync possède une véritable capacité de refroidissement, au-delà de son écran spectaculaire.
Conclusion : qu’avons-nous pensé du Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync ?
Le Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync propose une combinaison intéressante entre refroidissement performant et personnalisation visuelle. Son immense écran IPS de 7 pouces constitue son principal atout. La qualité de l’affichage est convaincante, les angles de vision sont généreux et le système magnétique permet une installation particulièrement flexible. La connexion USB-C standard représente également une bonne décision. Elle facilite le positionnement de l’écran et limite la dépendance aux accessoires propriétaires. Pour les utilisateurs qui souhaitent transformer leur PC en véritable vitrine technologique, ce watercooling dispose donc d’arguments solides.
Sur le plan thermique, le bilan est également positif. Le radiateur de 360 mm et sa pompe discrète permettent de refroidir efficacement un Ryzen 9 9900X, même lorsque sa consommation dépasse largement les valeurs habituelles. Les essais réalisés jusqu’à 200 W dans un boîtier, puis à 220 W sur une plateforme ouverte, montrent que le ST360 Ultra ARGB Sync ne sacrifie pas ses performances à son apparence. Il peut parfaitement accompagner une configuration gaming puissante ou une station de travail équipée d’un processeur exigeant.
En revanche, plusieurs choix techniques méritent réflexion. Le cheminement des tuyaux, pourtant conçu pour simplifier l’intégration, peut compliquer l’installation sur certaines configurations AM5. Les trois ventilateurs réunis dans un seul cadre réduisent le câblage, mais rendent leur remplacement individuel moins pratique. Surtout, leur niveau sonore augmente rapidement au-delà de 1 200 tr/min. Les utilisateurs particulièrement sensibles au bruit devront donc soigner la courbe PWM pour obtenir un compromis satisfaisant entre température et discrétion.
La principale déception vient finalement du logiciel. Alors que Thermaltake dispose d’un écran suffisamment grand pour afficher de nombreuses informations, TT RGB PLUS 3.0 impose encore des restrictions surprenantes. La limite de trois indicateurs simultanés, l’impossibilité de modifier leur taille ou encore la faible qualité de certaines fonctions réduisent l’intérêt pratique de l’afficheur. AI Forge ne change pas fondamentalement ce constat. Son fonctionnement dépend de services externes et ses possibilités d’automatisation restent modestes. Il convient toutefois de préciser que l’auteur du test estime avoir probablement utilisé un exemplaire de préproduction. Certaines imperfections pourraient donc être corrigées par de futures mises à jour.
À un tarif compris entre environ 163 et 190 €, le ST360 Ultra ARGB Sync est un produit clivant. Il constitue un choix pertinent pour les passionnés de modding, les amateurs de RGB et les utilisateurs qui recherchent un grand écran personnalisable sans renoncer à de bonnes performances thermiques. Son design original et sa pompe silencieuse sont de vrais points forts.
En revanche, nous ne le recommandons pas en priorité aux utilisateurs qui recherchent simplement le meilleur refroidissement possible, avec un minimum de bruit et de contraintes. Dans ce cas, un watercooling de 360 mm plus conventionnel, doté de ventilateurs indépendants et d’un logiciel moins central dans son fonctionnement, pourra représenter une solution plus rationnelle.
En définitive, le Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync possède les qualités d’un bon système de refroidissement, mais son principal argument reste visuel. Son écran impressionne, sa pompe convainc et ses performances sont solides. Il lui manque surtout un environnement logiciel aussi abouti que son matériel. Avec une meilleure gestion des informations affichées et quelques ajustements ergonomiques, ce modèle pourrait devenir nettement plus séduisant. Pour le moment, il s’adresse avant tout à ceux qui considèrent leur PC autant comme une machine performante que comme un objet à exposer.
RETEX : Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync

Les +
- Immense écran IPS de 7 pouces
- Simplicité de montage
- Bilan globalement positif sur le plan thermique
Les -
- Environnement logiciel pas encore abouti
Le ST360 Ultra ARGB Sync change indiscutablement à lui seul l'esthétique de votre PC. S'il est spectaculaire sur ce point, ces bonnes performances ne le situent cependant pas au niveau des leaders du marché.
