Test : DeltaMate Mycro Pro II AM5 de Thermal Grizzly

La philosophie de Thermal Grizzly :

Après avoir réceptionné et testé notre exemplaire du waterblock Mycro Pro RGB LGA 1851, Thermal Grizzly nous a fait parvenir de nouveaux composants, dont leur dernier waterblock, le DeltaMate Mycro Pro II en version AM5. Un tout grand merci à Sasha qui nous offre de nouveau l’opportunité de vous tester ce tout nouveau bloc.

Thermal Grizzly propose donc deux approches avec la série Mycro et la série Delta. La série Mycro a été développée principalement pour les passionnés dont l’objectif est d’obtenir les meilleures performances thermiques combinées à une efficacité maximale. Elle bénéficie d’une plaque froide à micro-ailettes ultra-performante dans l’un des waterblocks CPU les plus compacts du marché. Si la marque indique que les performances de refroidissement priment sur l’esthétique, nous trouvons le Mycro Pro RGB LGA 1851 parfaitement réussi. Ils viennent d’ailleurs aussi de sortir une version encore plus abordable avec le modèle Mycro Pro Stainless Steel.

Le waterblock CPU DeltaMate s’appuie sur la même architecture de refroidissement, mais adopte une approche différente. La série Deltamate représente la partie haut de gamme de Thermal Grizzly où les blocs à destination des GPU ROG Astral sont déjà disponibles depuis plusieurs mois. Cette série, tout en désirant offrir d’excellentes performances thermiques, porte une attention accrue au design industriel, à la qualité des matériaux, à la fabrication ainsi qu’à l’expérience de l’utilisateur. L’objectif de la marque, avec cette série, est de proposer un écosystème de refroidissement par eau entièrement unifié, dont tous les composants sont conçus autour d’une identité visuelle commune afin de créer une boucle personnalisée cohérente.

 

Le DeltaMate Mycro Pro II AM5 : 

Annoncé depuis plusieurs mois et repéré de nouveau à l’occasion du Computex 2026, le waterblock DeltaMate Mycro Pro II AM5 de Thermal Grizzly est officiellement disponible. Vous pourrez l’acquérir sur le site de la marque au prix de 349,90 euros. Nous venons de réceptionner un exemplaire afin de vous présenter le packaging de ce nouveau bloc. On retrouve une boite noire frappée du logo Thermal Grizzly avec un bandeau cartonné reprenant les indications sur le waterblock présent au sein de la boite. Les premiers documents qui apparaissent sont le manuel d’installation, disponible via un QR code, une carte de remerciement et la garantie du test de pression réalisé par la marque. Vous pouvez d’ailleurs jeter un œil à cette page qui explique en détail comment sont réalisés ces tests.

L’étage d’en dessous nous dévoile enfin le précieux ainsi qu’un tube de pâte thermique Duronaut de 6g. Comme vous pouvez le constater, votre futur exemplaire du DeltaMate Mycro Pro II AM5 est parfaitement protégé et arrivera chez vous dans les meilleures conditions. Le dernier étage contient un sachet avec toutes les visseries et outils nécessaires à son installation sur votre carte mère.

Ce nouveau waterblock DeltaMate Mycro Pro II AM5 est donc le fleuron de la gamme Thermal Grizzly. Il a été conçu en sélectionnant les meilleurs matériaux afin de répondre aux exigences des amateurs de boucles personnalisées. Il est disponible pour les plateformes AM5 (rétrocompatible avec le socket AM4), mais aussi pour le socket LGA-1851.

Le bloc dispose d’un couvercle aimanté et donc qui se retire simplement, dont l’objectif est de dissimuler toutes les vis de montage. L’une de ses particularités est d’avoir l’entrée et la sortie du liquide de refroidissement déportées sur le côté et pas en position centrale, comme c’est le cas dans une grande majorité de waterblocks disponibles sur le marché. L’idée est de conserver le même esprit de conception que pour le bloc DeltaMate GPU. L’entrée du liquide se fera, bien entendu, par le port le plus bas. Vous l’aurez compris, il n’existe qu’une seule position pour ce DeltaMate Mycro Pro II.

Le DeltaMate Mycro Pro II bénéficie d’une structure hybride avec une plaque froide en cuivre nickelé. Ce waterblock a été conçu pour tenir au frais les CCD des processeurs AMD. Thermal Grizzly a optimisé le refroidissement grâce à pas moins de 25 micro-ailettes de 0,2 mm de large situées dans la zone où se trouvent les CCD de votre processeur AMD. Ce nombre élevé d’ailettes fournit une très grande surface sur laquelle le liquide de refroidissement peut dissiper la chaleur rapidement et efficacement. Comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessus, le waterblock est bien plus grand que la surface de contact avec le processeur. C’est pourquoi, dans la partie haute du bloc, on retrouve une autre série de 29 micro-ailettes d’une largeur de 0,4 mm afin d’optimiser le débit.

Les photos montrent bien les différentes parties et la conception du DeltaMate Mycro Pro II. Le couvercle en aluminium anodisé noir permet de dissimuler toutes les vis de serrage pour avoir un rendu très sobre qui se focalise sur l’intérieur du waterblock via une fenêtre en verre borosilicaté. Ce verre bénéficie d’un très faible coefficient de dilatation et se distingue par une bonne résistance aux chocs thermiques. La face arrière, qui sera en contact avec votre processeur, bénéficie d’un autocollant de protection qu’il ne faudra pas oublier de retirer lors de l’installation.

Que les amateurs de rétroéclairage se rassurent, une série de LED RGB met en évidence la conception interne du waterblock via un connecteur 3-pins aRGB à connecter sur votre carte mère.

 

Les TG DeltaMate Quick Disconnect :

Nous les attendions afin de passer en revue le waterblock DeltaMate Mycro Pro II AM5 que nous avions présenté il y a quelques semaines : les Thermal Grizzly DeltaMate Quick Disconnect (QDC). Ces QDC sont des raccords rapides, qui vous permettent de déconnecter votre boucle de refroidissement liquide sans risque grâce à une fonction d’arrêt intégrée et une conception anti-fuite. La géométrie interne des QDC est optimisée pour un débit élevé et minimise la perte de débit.

Chaque couplage QDC nécessite un raccord avec un connecteur QDC mâle et un raccord avec un connecteur QDC femelle. C’est la raison pour laquelle nous avons réceptionné quatre connecteurs. Comme vous pouvez le voir sur nos photos, nous allons installer sur notre waterblock DeltaMate Mycro Pro II AM5 : un DeltaMate Quick Disconnect Male – M et un DeltaMate Quick Disconnect Female – M. Ces deux modèles disposent d’un filetage qui va nous permettre de les insérer sur notre bloc.

De l’autre côté, où les tuyaux de notre boucle de refroidissement liquide arrive, ce sont les versions un DeltaMate Quick Disconnect Male – F et un DeltaMate Quick Disconnect Female – F que nous utiliserons. Afin de pouvoir les associer à nos tuyaux, nous devrons ajouter deux connecteurs DeltaMate ST16.

Pour une finition premium, les raccords sont revêtus d’un revêtement chromé noir mat, d’un revêtement en nickel mat ou d’un revêtement de nickel brillant. En ce qui concerne les tarifs, les quatre raccords vous couteront 91,60 euros pour les versions noires. Rendez-vous d’ici à quelques jours afin de découvrir les performances de ces Thermal Grizzly DeltaMate Quick Disconnect associés au waterblock DeltaMate Mycro Pro II AM5.

 

L’installation du DeltaMate Mycro Pro II AM5 :

Les tests vont s’effectuer sur notre carte mère ROG Crosshair X870E APEX avec un AMD Ryzen 9 9950X3D. Comme vous allez pouvoir le constater, l’installation est très simple et ne demande aucune connaissance particulière. La première étape va consister à enlever les deux supports noirs qui permettent de tenir en place le système de refroidissement. Dans le cas du DeltaMate MP II AM5, nous n’en aurons pas besoin. Vous pouvez aussi visionner la vidéo d’installation sur la page Youtube de Thermal Grizzly.

L’étape suivante consiste à venir insérer les quatre vis de montage dans les quatre trous disponibles. Ces quatre vis serviront de support pour le waterblock. N’oubliez pas de venir recouvrir votre processeur de pâte thermique, de notre côté, ce sera de la Thermal Grizzly Duronaut Pro.

Avant de venir installer votre waterblock, retirer le couvercle aimanté afin d’avoir accès aux quatre trous. Insérez les quatre ressorts dans leurs logements et venez placer les quatre écrous de montage sans oublier la petite rondelle. Réalisez un serrage uniforme en croix à l’aide de la clé Allen de 2,5 mm présente au sein du bundle.

Notez que Thermal Grizzly donne une indication supplémentaire dans sa notice pour le serrage.

Il vous suffit à présent de venir replacer le couvercle aimanté et de venir installer les TG DeltaMate Quick Disconnect. Raccordez le connecteur 3-broches aRGB (+5V/DATA/GND) à votre carte mère afin de profiter du rétroéclairage. Notre boucle de refroidissement est prête, nous allons pouvoir commencer nos tests.

La configuration de tests :

Voici la configuration qui sera utilisée lors de nos tests :

  • Carte mère : ROG Crosshair X870E APEX
  • Processeur : AMD Ryzen 9 9950X3D.
  • Mémoire : 2 x 16 GB G.SKILL Trident Z5 NeoX RGB 6 000 MT/s CL36
  • Carte graphique : MSI GT 710
  • Système de refroidissement : waterblock Delta MP II AM5 et Optimus Signature V3 AMD
  • Alimentation : Corsair AX1600i
  • Système d’exploitation : Windows 11 64 bits 25H2

 

Le protocole de tests :

Nous avons, en concertation avec les autres membres de l’équipe, décidé d’optimiser encore un peu plus nos tests concernant les waterblocks. Nous ne nous contenterons plus simplement d’un test de stabilité, mais bien de trois tests bien distincts. Sachez aussi que les fréquences de notre Ryzen 9 9950X3D ont été figées. Les cœurs sont tous à 5 000 MHz avec une tension de 1,15 volt.

Voici donc les trois tests et leur implication que nous avons sélectionné :

  1. Cinebench 2023 : nous réalisons trois benchs en mode multithread afin de simuler une charge lourde sur un temps réduit. Le temps de repos entre les trois passes est d’une minute. Pour ce test, c’est la température max cœurs qui sera retenue.
  2. Y-cruncher 5b : trois benchs pour simuler une charge plus lourde que Cinebench 2023, grâce à l’AVX512, ce qui génère beaucoup de chaleur sur une durée d’une centaine de secondes. Le temps de repos entre les trois passes est d’une minute. Pour ce second test, c’est aussi la température max des cœurs qui sera retenue.
  3. OCCT version PRO : ce dernier test se fonde sur le stress test du logiciel OCCT. Nous sélectionnons le mode extrême, une charge fixe sur tous les cœurs et une durée de 10 minutes. Ici, petit changement, puisque c’est la température au bout des 10 minutes qui sera relevée pour les deux CCD. En effet, après un moment, celle-ci peut se stabiliser et il est donc logique, sur une durée plus longue, de ne pas tenir compte de la température maximale.

Nous nous assurerons aussi d’un parfait contact avec le processeur. Si ce n’était pas le cas, une nouvelle série de trois tests serait réalisée, ou si nous avons trop de différences entre les trois runs.

 

Les composants de la boucle de refroidissement :

Afin de maintenir une température « fixe » de notre liquide de refroidissement, nous utiliserons notre chiller Eiszeit 2000 de la marque Alphacool. Il faut savoir que notre chiller dispose de deux modes de fonctionnement, soit le mode intelligent, soit le mode de température d’eau constante. C’est ce second mode que nous allons utiliser.

Nos réglages nous permettent ainsi de conserver la température du liquide de 19,5 à 20,5 °C. Lorsque la température du liquide remonte et dépasse les 20 °C, le compresseur se remet en route afin de la descendre à 19,5 °C. Nous utiliserons aussi le Flow sensor high flow NEXT de la marque Aquacomputer combiné avec le logiciel Aquasuite. Nous pourrons ainsi relever la température du liquide ainsi que le débit.

Le « Challenger » : 

Et oui, il faut un point de comparaison. Depuis plusieurs mois, les deux waterblocks que nous affectionnons et que nous utilisons proviennent de la marque Optimus. C’est donc le modèle Optimus Signature V3 AMD que nous avons sélectionné pour défier notre TG Deltamate MP II AM5.

Le modèle Optimus Signature V3 est de couleur noire matte avec une finition nickel pour la base. Ce waterblock bénéficie d’un design plus imposant que la version précédente notamment à cause du choix d’une structure monobloc en laiton. Ce modèle est, pour moi, le plus performant actuellement sur le socket AM4/AM5 !

 

Les tests comparatifs : 

Les températures du Ryzen 9 9950X3D :

Que pouvons-nous observer avec cette première série de tests ? Pour rappel, les fréquences et la tension de notre AMD Ryzen 9 9950X3D ont été figées. Les cœurs sont tous à la fréquence de 5 000 MHz avec une tension de 1,15 volt. Chaque run est lancé lorsque la température de l’eau est à 19,5 °C.

Débutons avec les débits que nous avons mesurés avec notre Aqua-Computer Flow sensor high flow NEXT. Pour l’Optimus Signature V3 AMD, nous avons un débit de 238,8 l/h et pour le TG DeltaMate MP II AM5, 219,2 l/h. Il y a donc une légère différence au niveau de la restriction.

Voici les différentes températures que nous avons relevées, nous avons à chaque fois indiqué celle du CCD1 qui intègre les huit premiers cœurs et celle du CCD2 qui intègre les huit autres cœurs. Débutons avec le lancement d’un benchmark R23 multi core.

Il s’agit d’un test de courte durée. Les 16 cœurs sont sollicités durant plusieurs secondes. L’avantage est pour le modèle Optimus Signature V3 avec une différence moyenne entre les deux blocs de 3 °C.

Avec Y-cruncher, la durée du test s’allonge et nous ne sommes pas loin de la minute de benchmark. L’avantage reste encore pour notre challenger du jour, avec une différence moyenne entre les deux, de 2,8 °C.

Le test le plus long et surtout celui qui va faire chauffer le plus notre Ryzen 9 9950X3D. Les écarts sont ici plus importants avec une moyenne de 4 °C.

 

Le mot de la fin :

Nous voici arrivés au moment de vous donner nos impressions sur ce waterblock DeltaMate MP II AM5 de la marque Thermal Grizzly. N’y allons pas par quatre chemins, les performances sont bonnes, mais sont loin d’être à la hauteur du challenger du jour.
Est-ce une surprise ? Non. Nous avions eu l’opportunité de discuter avec l’équipe de Thermal Grizzly qui nous avait fait part de l’objectif de ce DeltaMate MP II AM5. Ils ont été clairs sur ce sujet, l’objectif n’est pas d’être le plus performant, mais principalement de garder une identité visuelle commune, pour la série DeltaMate, afin de créer une boucle personnalisée cohérente. Thermal Grizzly porte une attention accrue au design industriel, à la qualité des matériaux, à la fabrication comme pour leur waterblock GPU DeltaMate.

Concernant les performances, elles sont bonnes, mais sont loin d’égaler l’Optimus Signature V3, qui reste pour moi, la référence sur le socket AM5. Le choix fait par Thermal Grizzly pour son DeltaMate MP II AM5 d’amener le liquide frais via le côté de son bloc a très certainement une incidence sur les performances. Mais, cela reste dans la logique de conception de la marque afin de laisser le circuit intérieur totalement visible. Le choix d’une vitre en verre à la place du traditionnel plexi permettra aussi d’éviter une décoloration au fil du temps si vous optez pour un liquide coloré. Pour revenir aux performances brutes, nous serions curieux de voir où se situent les performances du Mycro Pro AM5. Pour rappel, le second waterblock de Thermal Grizzly a été développé afin d’obtenir les meilleures performances thermiques combinées à une efficacité maximale. Nous avons d’ailleurs testé la version Mycro Pro LGA-1851 face au modèle Optimus pour Intel. Gardons à l’esprit que Thermal Grizzly est encore une « jeune » société et qu’elle ne peut encore que s’améliorer.

L’autre élément qui fait beaucoup débattre concerne son prix. Le TG DeltaMate MP II AM5 est tarifé à 349 euros : c’est cher, même très cher. Nous sommes même en droit de nous demander ce qui justifie un tel tarif. Comme l’explique la marque, ce modèle représente le haut de gamme de ses waterblocks CPU et est conçu avec les meilleurs matériaux et composants actuels. D’un autre côté, Thermal Grizzly dispose dans sa gamme d’un bloc sous la barre des 100 euros et qui devrait se montrer très certainement plus performant. Nous savons que TG a aussi investi dans de nouvelles machines pour concevoir ses blocs et que logiquement cet investissement a une répercussion sur les prix de vente.

De notre côté, nous n’avons rien à reprocher à ce DeltaMate MP II AM5 puisque TG propose deux blocs dans son catalogue avec des objectifs bien précis : le Mycro Pro AM5 pour ceux qui cherchent les performances brutes et le Deltamate MP II AM5 pour ceux qui veulent concevoir une boucle cohérente avec les autres composants de la série. Rappelons que les performances globales du bloc sont loin d’être mauvaises et que notre Ryzen 9 9950X3D était overclocké à 5 000 MHz sur l’ensemble de ses cœurs. En optant pour ce DeltaMate Mycro Pro II AM5, vous bénéficierez d’une boucle de refroidissement tout à fait correcte.

Un petit mot sur les TG DeltaMate Quick Disconnect. Si vous avez besoin de ce type de connecteurs pour votre boucle de refroidissement, foncez, ce sont tout simplement les meilleures du marché. Ils sont ultrafins, se clipsent et se déclipsent ultra facilement sans laisser s’échapper la moindre goutte d’eau et surtout, le débit n’est pas du tout impacté par leur utilisation !

Difficile de lui attribuer un award à la fin de cet article, puisque globalement, ce sont les performances qui ont un impact majeur dans notre choix. Nous saluons le travail déjà réalisé par Thermal Grizzly et nous les remercions pour la mise à disposition de cet exemplaire du DeltaMate Mycro Pro II AM5.

Crowxis lance cinq cartes Radeon RX 9000 basées sur les designs PowerColor

0

Le marché des cartes graphiques japonais s’agrandit avec l’arrivée de nouveaux produits sous la marque Crowxis. Le distributeur CFD Sales, qui opère sous ce nom, a officiellement ajouté cinq modèles de la série AMD Radeon RX 9000 à son inventaire. Il s’agit de la première fois que ce fournisseur propose des cartes basées sur l’architecture récente d’AMD. Toutes les références listées reprennent fidèlement les designs techniques établis par le partenaire PowerColor.

Crowxis RX 9000

Ce nouvel assortiment couvre trois variantes de processeurs graphiques avec des configurations de mémoire variées. Le catalogue comprend une Radeon RX 9070 XT dotée de 16 Go de mémoire, une Radeon RX 9070 GRE avec 12 Go, ainsi que trois versions de la Radeon RX 9060 XT. Les deux modèles de la gamme supérieure mesurent 289 millimètres de long et intègrent trois ventilateurs. Leurs fréquences de boost maximales sont fixées à 2 970 MHz pour la 9070 XT et 2 790 MHz pour la 9070 GRE. Chaque carte nécessite deux connecteurs d’alimentation à 8 broches pour fonctionner.

Crowxis, des modèles compacts pour les petits formats

La gamme RX 9060 XT se distingue par des dimensions réduites adaptées aux boîtiers compacts. Les trois variantes de cette série ne dépassent pas 200 millimètres de longueur et utilisent deux ventilateurs. Les modèles équipés de 16 Go de mémoire sont disponibles en noir et en blanc. Grâce à un overclocking d’usine, ils atteignent des fréquences de boost allant jusqu’à 3 230 MHz. La version blanche avec 8 Go de mémoire conserve par contre la fréquence de référence d’AMD, soit 3 130 MHz. Ces cartes ne demandent qu’un seul connecteur d’alimentation à 8 broches.

Les spécifications techniques détaillées confirment l’origine des designs. Les ventilateurs des cartes sont équipés de doubles roulements à billes et disposent d’un mode de fonctionnement semi-passif. Les ventilateurs ne démarrent qu’à une température du GPU d’environ 60 °C et s’arrêtent en dessous de 50 °C. Les modèles RX 9070 offrent trois sorties DisplayPort 2.1a et une prise HDMI 2.1b, tandis que les RX 9060 XT disposent de deux ports DisplayPort et d’un HDMI. CFD Sales propose une garantie de deux ans avec un support local au Japon, mais aucune date de commercialisation internationale n’a été annoncée à ce jour. D’un autre côté, avons-nous besoin d’une marque qui pratique le rebranding de PowerColor en Europe ? 

Concernant la consommation électrique, AMD indique une puissance typique de 160 W pour la Radeon RX 9060 XT avec 16 Go de mémoire. La Radeon RX 9070 XT affiche une consommation de référence de 304 W. Ces valeurs de référence aident les utilisateurs à estimer les besoins en alimentation et en refroidissement pour ces nouveaux équipements. Les prix de vente et les dates de disponibilité restent actuellement inconnus.

Crise des mémoires : la DDR5 coûte 5,6 fois plus cher qu’en 2025

0

Le marché de l’informatique traverse une période de tension sans précédent depuis le début de l’année 2026. Selon les données publiées par 3DCenter, les prix des composants essentiels ont atteint des sommets historiques. La situation est particulièrement critique pour les utilisateurs souhaitant acquérir ou mettre à niveau leur système, face à une offre qui s’est considérablement raréfiée.

DDR5

La DDR5 coûte plus de 5 fois plus cher qu’en juillet 2025 ! 

En octobre 2026, le coût de la mémoire DDR5 dans le commerce allemand a atteint un niveau inédit. L’index de référence indique que les kits de mémoire sont désormais 5,6 fois plus chers qu’au niveau observé en juillet 2025. Pour un kit standard de 32 Go (2 × 16 Go) en DDR5-6000, le prix minimum s’élève à 447 euros. Cette hausse contraste avec une légère stabilisation mensuelle de 2,7 % par rapport à septembre, bien que la tendance globale reste haussière depuis le début de l’année.

Paradoxalement, ce ralentissement apparent masque une réalité plus complexe. Une baisse de prix sur une catégorie spécifique de DDR5-6400 a faussé la moyenne globale. Si l’on exclut cette anomalie, la hausse mensuelle réelle de la DDR5 s’élève à 7,3 %. Parallèlement, la DDR4, souvent considérée comme moins sensible aux fluctuations, a connu une augmentation de 19,0 % en un mois. Son prix moyen est désormais 3,9 fois supérieur à celui de l’été 2025, atteignant 239 euros pour 32 Go.

Le prix des cartes graphiques et des SSD continue de flamber !

Les cartes graphiques ne sont pas épargnées par cette inflation. Le segment des GPU a enregistré une hausse de 15,6 % en octobre. La GeForce RTX 5070, milieu de gamme de la nouvelle génération, se négocie désormais à partir de 834 euros. Le modèle haut de gamme, la RTX 5090, a vu son prix grimper de 29 % en un mois pour atteindre 6 790 euros. Les cartes AMD Radeon ont également vu leurs tarifs augmenter, avec des modèles comme la RX 9060 XT affichant une hausse de 28 %.

Le stockage SSD suit une trajectoire similaire, avec une augmentation de 9,6 % pour les modèles internes. Les disques durs mécaniques (HDD) restent les plus stables, avec une hausse inférieure à 1 %. Cependant, pour les petites capacités comme 1 To, le prix d’un disque dur dépasse désormais celui d’un SSD SATA. Les analystes de TrendForce prévoient une poursuite de la hausse des prix des puces NAND et DRAM jusqu’au quatrième trimestre 2026, estimant une augmentation de 10 à 15 % pour la DRAM conventionnelle.

Les perspectives à long terme restent incertaines. Barclays anticipe une détente seulement en 2029, tandis que le dirigeant de SK Hynix table sur une fin de pénurie en 2030. Face à cette situation, les conseils d’achat privilégient la vérification des délais de livraison et la comparaison rigoureuse des offres, car les écarts de prix entre revendeurs peuvent dépasser les centaines d’euros pour un même produit.

iGame X870E Ultra-S : elle encaisse 192 Go de RAM à 6600 MT/s !

Colorful vient faire une démonstration des capacités de sa carte mère iGame X870E Ultra-S v14, une carte mère AMD qui exploite un socket AM5 et un chipset X870E. Dans sa démo, la carte a été capable de gérer une grosse quantité de mémoire, le tout à des fréquences plutôt élevées, et ce, malgré la présence de quatre modules DDR5. Notons que ce n’est pas forcément évident d’encaisser une telle quantité de mémoire à cette fréquence tout en garantissant une bonne stabilité du système !

La iGame X870E Ultra-S v14 de Colorful s’affiche à 192 Go de mémoire stable à haute fréquence !

La iGame X870E Ultra-S passe un test RunMemTestPro à 100 % !

Colorful iGame X870E Ultra-S V14

Pour faire simple, la configuration de test comprenait donc notre fameuse carte mère, une référence AMD donc, ainsi qu’un CPU Ryzen 7 9850X3D. Le tout exploitait aussi un kit mémoire de forte capacité puisque nous retrouvons quatre modules mémoire de 48 Go chacun. La capacité en RAM atteint donc les 192 Go, le tout, à des fréquences de 6600 MT/s avec une latence CAS de CL28.

Pour vérifier la stabilité du système, la marque fait donc tourner sa machine sur RunMemTestPro à 100 %, le tout sans plantage ni erreur. Colorful indique que parvenir à offrir une bonne stabilité avec autant de RAM et à cette fréquence est stressant pour le CPU, notamment au niveau de la charge électrique du contrôleur mémoire.

La carte en elle-même :

En ce qui concerne la carte en elle-même, cette dernière dispose de quatre emplacements mémoire en DDR5 pouvant encaisser, comme on vient de le voir, une grosse capacité mémoire. La carte dispose également de bonnes capacités d’OC mémoire avec la possibilité de faire tourner de la DDR5 à 8400 MT/s. Au niveau de la construction, nous retrouvons un PCB à 8 couches ainsi que 16+2+1 phases d’alimentation DrMOS de 80 A. Enfin, au niveau de la connectique, nous retrouvons deux PCIe, cinq M.2, quatre SATA, une partie réseau en 5 GbE et de l’audio piloté par une puce ALC1220.

Frost Knight S360 : un ventilateur de pompe en option !

Nouveau kit watercooling tout-en-un du côté de Silverstone qui nous annonce ses chevaliers gelés, aka Frost Knight S360. Une variante Pro est aussi au catalogue, cette dernière propose d’ailleurs un ventilateur monté directement sur la pompe afin de refroidir les éléments situés autour du socket. En opposition, la version non Pro bénéficie d’une pompe normale et de ventilateurs différents.

Frost Knight S360 : deux versions chez Silverstone !

La déclinaison Pro du Frost Knight S360 : 

Silverstone Frost Knight S360 Pro

Avec cette version Pro, la marque nous propose une référence en 360 mm, laquelle est montée avec un ventilateur en 120 mm sur le capot de la pompe. Ce dernier permettra de refroidir efficacement les éléments situés autour du socket de la carte mère. On parle ici de la mémoire et des étages d’alimentation. De plus, nous avons affaire à un gros ventilateur qui tournera de 0 à 3 000 tr/min. Le flux d’air pourra être conséquent, tout comme la pression statique. Cela nous change des tout petits ventilateurs habituellement présents avec ce type de kit.

Le radiateur est en aluminium et affiche une épaisseur de 29 mm, soit 2 mm de plus qu’un radiateur classique en 27 mm. Cela permet de gagner un peu en surface d’échange et d’améliorer les performances.

Côté pompe, cette dernière propose une base en cuivre tout en fonctionnant de 800 à 3 400 tr/min. Son débit et sa colonne d’eau restent inconnus.

Par ailleurs, les trois ventilateurs montés sur le radiateur partagent les mêmes caractéristiques que celui de la pompe. Cela se traduit par une vitesse comprise entre 0 et 3 000 tr/min, un flux d’air atteignant les 86 CFM et une pression statique de 5 mmH2O.

La version de base : 

Silverstone Frost Knight S360

La version de base est clairement moins bien équipée puisque le radiateur, bien que toujours en aluminium, est plus fin : 27 mm. Les ventilateurs sont différents et partagent un seul et même cadre, ce qui simplifiera la connectique et le montage. Par contre, ils tournent moins vite : jusqu’à 2 300 tr/min seulement. Le flux d’air montera à 74,4 CFM, tandis que la pression statique culminera à 2,3 mmH2O. Bref, une version minimaliste.

Pour finir, les prix n’ont pas été communiqués.


Par ici et par là les fiches produits de Silverstone !


Une RTX 5080 Gaming Trio Call of Duty: Modern Warfare 4 !

Depuis quelque temps, les constructeurs de cartes graphiques proposent des versions limitées produites en partenariat avec des éditeurs de jeu. Récemment, on se souvient de la RX 9070 XT Nitro+ à l’effigie de Valor Mortis, mais il y en a eu d’autres entre-temps. Cette fois-ci, c’est au tour de MSI de dévoiler sa RTX 5080 Gaming Trio Call of Duty: Modern Warfare 4. Pour cette version, la carte arbore notamment un dissipateur jaune tandis que seulement 200 unités sont disponibles pour l’Europe !

RTX 5080 Gaming Trio Call of Duty: Modern Warfare 4, une carte à l’effigie du jeu ! 

Un radiateur jaune pour cette RTX 5080 Gaming Trio ! 

MSI RTX 5080 Gaming Trio COD: MW4

Pour cette nouvelle carte à l’effigie d’un jeu vidéo, MSI nous propose cette fois-ci, une RTX 5080 et non un modèle plus accessible comme une RTX 5070 ou une RTX 5070 Ti par exemple. Quoi qu’il en soit, nous retrouvons une carte haut de gamme proposée avec une conception soignée. En effet, la série Gaming Trio n’est pas l’entrée de gamme de la marque. Pour le coup, nous avons ici droit à une jolie backplate reprenant une illustration de Ghost ainsi que des marquages militaires avec un rappel Call of Duty: Modern Warfare 4 au niveau de l’ouverture de plaque arrière, là où se trouve habituellement la découpe en forme de dragon.

Sur le devant, le carénage dispose également d’inserts jaunes avec des liserés autour des ventilateurs tandis qu’un rappel MSI dans le coin supérieur droit est en jaune. Idem dans le coin inférieur droit où l’on retrouve quelques liserés.

MSI RTX 5080 Gaming Trio COD: MW4

Mais le plus original concerne le radiateur constitué d’ailettes en aluminium qui passe au jaune intégral. Cela concerne les ailettes en aluminium, mais aussi les caloducs ainsi que la base en cuivre. Ce jaune, visible entre les pales des ventilateurs ainsi que sur la tranche de la carte, donne un rendu plutôt convaincant.

200 unités seulement ! 

Par contre, le nombre de cartes est ultra-limité en Europe puisque nous avons seulement 200 cartes disponibles. Pour le moment, nous ne connaissons pas les prix de vente de ce modèle. On sait seulement que la marque prévoit de le vendre via sa boutique en ligne. La disponibilité est fixée au 23 octobre, la date de lancement du jeu. Il faudra se dépêcher !

 

Core i5 4670K : un record 13 ans après !

L’overclocker Luumi, un Finlandais, est parvenu à décrocher une première place sur Cinebench R11.5 avec un Core i5 4670K. Rappelons que le CPU en question voyait le jour en juin 2013, ce modèle a donc 13 ans, mais cela n’empêche pas des clocker de continuer de travailler avec ce type de matériel. Néanmoins, si les modèles récents font beaucoup mieux à leur fréquence de base, cela reste intéressant de voir ce que l’on peut faire avec ce type de matos.

Core i5 4670K : un record sur Cinebench R11.5 ! 

La configuration autour de ce Core i5 4670K : 

Core i5 4670K Cinebench R11.5

Évidemment, le processeur étant âgé de 13 ans, nous retrouvons des composants de l’époque. Ainsi, la carte mère était une ASRock Z97 OC Formula, un modèle taillé pour l’overclocking qui permettait de pousser le Core i7 4770K à plus de 7 GHz en 2014. Sinon, du côté de la mémoire, il était question de RAM XPG en DDR3. Durant l’exercice, cette dernière tournait à 2 708 MT/s, le tout avec des timings de 8-12-7-28.

Côté CPU, ce Core i5 atteignait donc une fréquence de 6 301 MHz. Précisons que ce modèle affiche un nombre de cœurs limité puisque nous sommes face à une référence qui n’embarque que quatre cœurs, sans hyperthreading. Au niveau des fréquences, il est question de 3,8 GHz en boost.

Le score :

Ainsi, 13 ans après, Luumi vient de faire tomber un record sur Cinebench R11.5. Sur le benchmark, le score affiché est de 10,8 cb. En comparaison, le Français Strat, désormais second au classement avec le même type de matériel, obtenait 10,76 cb. Ce dernier faisait fonctionner son CPU à une fréquence de 6 249 MHz, le tout, sur une carte mère Gigabyte GA-Z97X-SOC Force. Enfin, le troisième, Moose83, atteignait les 6 231 MHz avec une Z97 MPower de MSI. Ici, pour atteindre son score, Luumi a fait tourner son CPU à 6 301 MHz, le tout, avec de l’azote liquide en guise de refroidissement.


Par ici le score HWBot de Luumi !


La RTX 5090 est toujours en production selon NVIDIA !

Le 13 octobre dernier, nous vous disions que la RTX 5090 allait peut-être disparaître. Il ne s’agissait alors que de rumeurs, mais ces dernières indiquaient que les verts réservaient la production de leur GB202 pour des cartes professionnelles comme la RTX Pro 6000 Blackwell. Bien que certains indices semblaient s’accumuler, NVIDIA fait voler en éclats ces affirmations lors de la soirée de lancement du RTX Spark à Taipei.

Fin de la RTX 5090 ? NVIDIA dément !

Mais NVIDIA ne nie pas les contraintes d’approvisionnement autour de la RTX 5090 : 

L'unboxing de la NVIDIA RTX 5090 Founders Edition

Ces rumeurs ont donc été démenties par Jeff Fisher, le Senior Vice-Président de NVIDIA lors de la soirée de lancement de la RTX Spark à Taipei. Ce dernier indique alors que :

« La chaîne d’approvisionnement (la capacité de production) est en effet quelque peu contrainte, mais NVIDIA fait tout ce qu’il peut pour l’apporter sur le marché. Bien qu’il y ait d’autres versions de la puce de la RTX 5090, elle n’a certainement pas été stoppée. NVIDIA continue de l’expédier. C’est très important. »

NVIDIA reconnaît donc que la carte subit actuellement des problèmes d’approvisionnement, ce qui explique en partie les prix constatés en ce moment sur ce modèle. En France, chez Amazon, la version TUF atteint les 7 000 € tandis qu’elle dépasse les 10 000 $ selon les modèles en Amérique, chez Newegg par exemple.

Outre le prix élevé, le défi sera de trouver la carte en stock. D’une part, il s’agit d’un modèle sujet aux vols avec des palettes de cartes qui disparaissent miraculeusement…

Par ailleurs, NVIDIA n’a rien dit sur le fait que certaines entreprises spécialisées dans l’IA achètent des quantités massives de cartes pour alimenter leurs serveurs ni sur une potentielle priorisation de la production pour les joueurs. Rappelons tout de même qu’à l’origine, la gamme GeForce est à destination des joueurs avant tout. Les professionnels peuvent se rabattre sur les RTX Pro, entre autres.

Deux palettes de RTX 5090 disparaissent d’un aéroport international au Brésil !

Du côté de NVIDIA, nous apprenons que deux palettes de RTX 5090 de chez Zotac auraient miraculeusement disparu d’un aéroport international au Brésil. En effet, le président de l’entreprise prend la parole pour savoir où sont passées ces palettes puisqu’en théorie, les palettes ne se volatilisent pas comme ça. Par ailleurs, avec la flambée des prix des composants électroniques, ce type de vol est amené à se répéter… Mais de là à ce que des palettes disparaissent d’un aéroport international, c’est fort !

RTX 5090 : deux palettes disparaissent des radars dans un aéroport au Brésil !

Une valeur de 470 000 $ :

RTX 5090 Chine MSI
Pour illustration.

Alors que les palettes auraient passé les contrôles douaniers à l’arrivée sur le territoire brésilien, ces dernières semblent s’être évaporées dans les locaux de l’aéroport. En effet, passé l’étape des contrôles, les palettes ont disparu des écrans radar. Au vu de la valeur déclarée de 470 000 $ (après conversion du réal brésilien en euro), ces dernières devaient contenir au moins 63 cartes en provenance de chez Zotac. À savoir qu’au Brésil, le prix de vente moyen de la RTX 5090 est de 33 000 à 39 000 réals.

Évidemment, le président de l’entreprise, Oderço Matos, commence à demander des comptes via les canaux officiels, mais sans réponse. Il décide de poster une vidéo sur les réseaux sociaux pour exiger des réponses, mais visiblement rien. De leur côté, la police brésilienne ainsi que les agents de l’aéroport n’ont pas commenté l’affaire, idem pour NVIDIA et Zotac.

Des vols qui vont se répéter ?

Quand on sait que la RTX 5090 s’affiche actuellement à 9 000 $ et dépasse même les 10 000 $ sur Newegg, on peut comprendre que certains seraient tentés de faire « disparaître » les stocks de cartes quand ils arrivent à l’aéroport. Certains ont « subtilisé » des remorques pensant mettre la main sur du matériel onéreux juste parce qu’elles affichaient le logo NVIDIA et PlusAI. Malheureusement pour eux, il n’y avait que du sable à l’intérieur de ces dernières et les remorques ont pu être retrouvées.

Quoi qu’il en soit des histoires de vol, il risque d’y en avoir d’autres, d’autant que les arnaques se multiplient ces derniers temps.

RETEX : Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync

Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync : écran géant et refroidissement à la hauteur ?

Avec son ST360 Ultra ARGB Sync, Thermaltake continue dans son ambition de proposer des AIO extrêmement différenciés dans un marché très concurrentiel où de nouvelles marques arrivent. Présenté lors du CES 2026, nous avions aussi pu approcher de plus près ce kit AIO de 360 mm durant le Computex. Il associe un radiateur à trois ventilateurs de 120 mm, une pompe PWM et un imposant écran LCD de 7 pouces. Une diagonale particulièrement généreuse, comparable à celle d’un smartphone moderne. La logique est toujours la même depuis le mini CUBE 360 Ultra : transformer un composant habituellement discret en véritable élément de personnalisation du PC. Mais avec des processeurs de plus en plus énergivores, le côté spectaculaire ne peut pas suffire. Ce ST360 Ultra ARGB Sync doit également assurer sa fonction première, maintenir les processeurs les plus exigeants à une température acceptable.

Présentation du Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync

Le Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync est actuellement proposé à partir de 162,90 € TTC chez Alternate France, hors frais de livraison. La boutique européenne de Thermaltake affiche, de son côté, un tarif de 189,90 €. Ces prix placent le produit dans une catégorie où les acheteurs attendent autant une bonne efficacité thermique qu’une finition soignée. L’écran constitue évidemment une partie importante de sa proposition commerciale. Mais comme nous l’avons écrit plus haut, à ce niveau de prix, il ne suffit pas d’accumuler les effets visuels. Le silence, la qualité du montage et la fiabilité du logiciel restent des critères déterminants.

Le principal argument du ST360 Ultra ARGB Sync est donc son écran IPS de 7 pouces, affichant une définition de 1 024 × 600 pixels. Celui-ci peut présenter des informations sur le processeur, la carte graphique et la mémoire vive. Il accepte également des images, des animations GIF et des vidéos. Son installation se distingue des solutions classiques. En effet, Thermaltake utilise un système magnétique amovible, composé de huit aimants, qui permet de fixer l’afficheur sur la pompe ou sur une autre surface métallique. Il est même possible de le placer à l’extérieur du boîtier. Son alimentation et sa communication passent par une connexion USB-C, sans connecteur propriétaire spécifique à l’écran.

Cette liberté de positionnement représente un avantage appréciable pour les amateurs de configurations personnalisées. L’écran peut adopter une orientation horizontale ou verticale, selon la disposition des composants. Une fois retiré, il laisse apparaître le miroir rétroéclairé présent sur le bloc de refroidissement. Ce dernier conserve ainsi une identité visuelle travaillée, même sans l’afficheur. Lors des essais, la qualité de l’écran s’est révélée convaincante. Les pixels restent peu perceptibles à une distance d’observation normale. De plus, les angles de vision sont larges, avec une faible dégradation des couleurs lorsque l’utilisateur se décale.

Thermaltake a également revu l’organisation du radiateur. Les tuyaux suivent un cheminement latéral et sont maintenus par un support destiné à réduire leur encombrement apparent. L’objectif est de dégager l’espace autour des composants et de proposer une intégration plus propre. Les trois ventilateurs ARGB sont, quant à eux, regroupés dans un cadre unique. Cette disposition simplifie le câblage et réduit le nombre de vis nécessaires pour l’installation. Le résultat paraît particulièrement adapté aux configurations équipées d’un panneau latéral vitré, où chaque câble visible peut nuire à l’esthétique générale.

Cependant, cette conception présente aussi quelques contraintes. Le cheminement particulier des tuyaux peut compliquer le montage avec certaines plateformes AMD AM5. De même, le bloc de ventilation monobloc facilite l’assemblage, mais rend le remplacement individuel d’un ventilateur problématique. Enfin, le logiciel de personnalisation ne semble pas encore exploiter pleinement le potentiel du grand écran. Ces limitations n’annulent pas les qualités du produit. Elles rappellent simplement qu’un watercooling haut de gamme doit être évalué sur l’ensemble de ses caractéristiques, et pas uniquement sur son apparence.

Caractéristiques techniques du ST360 Ultra ARGB Sync et résultats des tests

Le Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync s’appuie sur une architecture de refroidissement liquide AIO classique, enrichie de plusieurs choix techniques originaux. Son radiateur en aluminium mesure près de 40 cm de long. Il fonctionne avec une pompe réglable et trois ventilateurs PWM capables d’atteindre 2 500 tr/min. Le constructeur annonce une capacité de dissipation thermique de 365 W dans les caractéristiques reprises par le test. Cette valeur représente un objectif théorique et ne doit pas être confondue avec une puissance thermique validée dans toutes les conditions d’utilisation.

Fiche technique détaillée du Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync

CaractéristiqueSpécifications
FabricantThermaltake
ModèleST360 Ultra ARGB Sync
Référence constructeur, version noireCL-W493-PL12SW-A
Référence constructeur, version blancheCL-W494-PL12SW-A
Type de refroidissementWatercooling AIO, circuit liquide fermé
Format360 mm, trois emplacements de 120 mm
Puissance thermique annoncéeTDP de 365 W, selon la fiche reprise dans le test
Dimensions du radiateur397 × 139,2 × 27 mm
Matériau du radiateurAluminium
Matériau de la base du waterblockCuivre
Dimensions du bloc de pompe relevéesEnviron 73 mm de large et 71 mm de haut
Régime de la pompe1 500 à 2 500 tr/min, PWM
Alimentation de la pompe12 V / 5 V
Consommation annoncée de la pompe4,2 W / 1,4 W
Connectique de la pompe4 broches PWM et 3 broches ARGB
VentilationTrois ventilateurs de 120 mm dans un cadre monobloc
Dimensions du module de ventilation360 × 120 × 25 mm
Régime des ventilateurs500 à 2 500 tr/min, PWM
Débit d’air maximal annoncé85,29 CFM par ventilateur
Pression statique maximale annoncée3,86 mmH₂O par ventilateur
Niveau sonore annoncé37,8 dB(A) par ventilateur
Connectique de ventilation4 broches PWM
Connectique de l’éclairageARGB 5 V, 3 broches
TuyauxCaoutchouc
Longueur des tuyaux263 mm selon Thermaltake ; longueurs de 240 et 275 mm relevées dans le test
Écran intégréLCD IPS amovible de 7 pouces
Résolution de l’écran1 024 × 600 pixels
Fixation de l’écranMagnétique, huit aimants
Orientation de l’écranHorizontale ou verticale
Connexion de l’écranUSB-C
Alimentation de l’écran5 V, 0,6 A
Consommation de l’écran3 W
Formats multimédias annoncésJPG, PNG, GIF, MP4, MOV et AVI
Logiciel de personnalisationTT RGB PLUS 3.0
Fonction de création par IAAI Forge, nécessitant un service d’IA compatible et une clé API
Application mobile annoncéeTT PlayLink
Compatibilité logicielleWindows 10 et Windows 11
Sockets AMDAM4 et AM5
Sockets Intel officiellement annoncésLGA 1150, 1151, 1155, 1156, 1200, 1366, 1700, 1851, 2011, 2011-3 et 2066
Accessoires fournisFixations, pâte thermique, spatule, câbles USB, attaches réutilisables
Prix constaté en FranceÀ partir de 162,90 € TTC, hors livraison

Remarque : le test original mentionne également le socket Intel LGA 1954, absent de la liste officielle du fabricant. Sa compatibilité doit donc être confirmée avant l’achat. Les longueurs de tuyaux indiquées dans le test diffèrent aussi de la valeur publiée par Thermaltake.

Un radiateur de 360 mm et une conception pensée pour simplifier le montage

Le ST360 Ultra ARGB Sync utilise un radiateur en aluminium de 397 mm de long, 139,2 mm de large et 27 mm d’épaisseur. Ses dimensions dépassent légèrement celles de certains radiateurs classiques de 360 mm, notamment en largeur. Cette différence provient en partie du cheminement des tuyaux. Il faut donc vérifier les dimensions réellement disponibles dans le boîtier avant l’achat. Une simple mention de compatibilité avec les radiateurs de 360 mm ne garantit pas toujours une installation sans difficulté.

Thermaltake privilégie une présentation particulièrement épurée. Les tuyaux sont maintenus contre le radiateur par une pièce démontable. Ce dispositif limite leur présence visuelle, mais peut devenir contraignant selon la position du processeur et des éléments de la carte mère. Lors de l’installation dans un Lian Li Lancool 216, avec une MSI PRO B650-A WIFI, les tuyaux se sont retrouvés fortement tendus. Le montage a finalement été possible, mais le retrait du support de maintien apparaît préférable dans cette configuration.

Il s’agit d’un point important pour les utilisateurs de plateformes AM5. La distance entre le radiateur et le waterblock doit permettre de positionner les tuyaux sans exercer une tension excessive sur les raccords. Un montage trop contraint peut également rendre les interventions ultérieures plus pénibles. Le support amovible constitue donc une bonne idée, à condition de ne pas considérer son installation comme obligatoire dans tous les boîtiers.

Le bloc de refroidissement repose sur une surface de contact en cuivre. Ce matériau assure le transfert de chaleur entre le processeur et le liquide circulant dans le circuit. La base présente un léger relief central. Cependant, l’empreinte de pâte thermique obtenue pendant les essais montre une répartition homogène sur le processeur AM5. Aucun défaut notable de contact n’a été observé. La pompe dispose par ailleurs d’une régulation PWM, permettant d’ajuster son fonctionnement selon les besoins.

Trois ventilateurs ARGB puissants, mais un confort acoustique perfectible

Le système de ventilation rassemble trois modèles de 120 mm dans un seul cadre. Chaque ventilateur peut fonctionner entre 500 et 2 500 tr/min. Thermaltake annonce un débit d’air maximal de 85,29 CFM et une pression statique de 3,86 mmH₂O par ventilateur. Ces chiffres sont intéressants pour un radiateur de watercooling, dont les ailettes constituent une résistance au passage de l’air.

La pression statique joue ici un rôle essentiel. Contrairement à un ventilateur de boîtier utilisé dans un espace relativement dégagé, un ventilateur de radiateur doit pousser l’air à travers une structure dense. Un débit important ne suffit donc pas à lui seul. Il faut également maintenir une pression capable de traverser les ailettes et d’évacuer correctement la chaleur. Les caractéristiques annoncées indiquent que Thermaltake a privilégié des ventilateurs capables de fonctionner à régime élevé.

Le montage en cadre unique présente un réel avantage pratique. Un seul câble permet de gérer les trois ventilateurs, tandis que quatre vis suffisent pour fixer le module. L’installation est donc plus rapide et l’organisation des câbles devient plus simple. En revanche, cette conception complique la maintenance. Si un moteur tombe en panne, le remplacement du module complet peut être nécessaire. Un ensemble composé de trois ventilateurs indépendants aurait offert davantage de souplesse.

Les mesures acoustiques mettent également en évidence un comportement contrasté. Le test a été réalisé avec un sonomètre CEM DT-805, placé à 15 cm du système. Sous 1 000 tr/min, les ventilateurs se montrent très discrets. Jusqu’à 1 200 tr/min, leur bruit reste relativement modéré. Au-delà, la situation change rapidement. Dès que la commande PWM dépasse environ 40 %, le niveau sonore augmente sensiblement.

À 60 % PWM, soit approximativement 1 700 tr/min, le bruit mesuré dépasse déjà 50 dB(A). Les ventilateurs deviennent alors nettement audibles. Cette mesure ne doit pas être directement comparée aux 37,8 dB(A) annoncés par Thermaltake, car les conditions et la distance de mesure peuvent différer. Elle démontre néanmoins que le potentiel de ventilation élevé s’accompagne d’un coût acoustique important.

Pour une utilisation quotidienne confortable, une limite proche de 45 % PWM représente une piste de réglage intéressante. La pompe se comporte mieux sur ce point. Jusqu’à 50 % de sa commande PWM, elle reste presque inaudible. Même à plein régime, son fonctionnement demeure discret dans un environnement normal. Certaines plages de régulation génèrent toutefois davantage de bruit que d’autres, sans progression parfaitement linéaire. Une courbe de fonctionnement personnalisée peut donc améliorer le résultat.

Un écran IPS de 7 pouces particulièrement convaincant

L’écran est incontestablement la pièce maîtresse du Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync. Avec ses 7 pouces, il offre une surface d’affichage inhabituelle pour un watercooling AIO. Sa résolution de 1 024 × 600 pixels n’a rien d’exceptionnel dans l’univers des écrans classiques, mais elle reste adaptée à une consultation à travers la vitre d’un boîtier.

La qualité visuelle représente l’une de ses meilleures réussites. Les angles de vision sont larges et les couleurs restent relativement stables lorsque l’écran est observé de côté. La densité de pixels suffit pour afficher des animations, des images et des informations système sans que les défauts de définition deviennent gênants. L’écran fonctionne ainsi comme un petit tableau de bord, capable d’apporter une identité particulière à une configuration gaming.

Nous avons monté une double configuration Thermaltake basée sur le châssis CAPOX

Sa fixation magnétique offre une souplesse supplémentaire. L’utilisateur peut placer l’afficheur directement sur la pompe ou choisir un autre emplacement métallique. Le connecteur USB-C standard simplifie également son utilisation. Deux solutions de câblage sont fournies, dont une liaison USB-C vers USB-A et un ensemble destiné au raccordement interne. Cette approche est intéressante, car elle évite de dépendre exclusivement d’un câble propriétaire difficile à remplacer.

Il faut toutefois tenir compte de l’espace occupé par l’écran. Dans une configuration compacte, un élément de cette taille peut masquer d’autres composants ou gêner certains accès. Heureusement, son positionnement indépendant permet de contourner une partie du problème. Pour les passionnés de modding, cette caractéristique ouvre davantage de possibilités qu’un écran fixé définitivement sur le waterblock.

TT RGB PLUS 3.0 : de nombreuses fonctions, mais des limitations frustrantes

Le logiciel TT RGB PLUS 3.0 permet de gérer les animations, les données système et l’éclairage RGB. Il prend en charge plusieurs formats multimédias et propose différents arrière-plans prêts à l’emploi. L’utilisateur peut importer ses propres contenus, puis sélectionner les informations qu’il souhaite consulter.

Cependant, les possibilités de personnalisation restent moins étendues que ne le laisse espérer la taille de l’afficheur. Lors du test, seuls trois indicateurs système pouvaient être présentés simultanément. L’ajout d’une quatrième information entraînait automatiquement la disparition d’une précédente. Il était possible de déplacer les éléments, de changer leur couleur ou d’ajouter un fond semi-transparent. En revanche, leur taille ne pouvait pas être modifiée.

Cette restriction paraît particulièrement pénalisante sur une dalle de 7 pouces. Une surface d’affichage aussi importante devrait permettre de réunir plusieurs informations sans compromettre leur lisibilité. Un utilisateur souhaitant surveiller simultanément son processeur, sa carte graphique et sa mémoire vive devra donc sélectionner ses indicateurs avec soin.

La limite de 30 Mo imposée aux fichiers multimédias constitue une autre contrainte. Elle réduit les possibilités d’utiliser des vidéos relativement longues ou des animations volumineuses. Par ailleurs, certaines fonctions semblent encore manquer de maturité. L’affichage météorologique ne fonctionnait pas complètement pendant les essais, alors que l’heure s’affichait correctement. La duplication d’une partie de l’écran principal du PC était disponible, mais sa qualité visuelle se révélait trop faible pour être réellement intéressante.

La fonction PC Information fournit davantage de détails dans le logiciel lui-même. Les températures, fréquences, charges et consommations du processeur et de la carte graphique peuvent être consultées. Des graphiques permettent également de suivre leur évolution. Pour la mémoire vive, le programme affiche notamment la capacité, la fréquence, les timings et l’occupation. La température moyenne de la RAM n’a toutefois pas été détectée sur la configuration utilisée.

Un autre point mérite d’être souligné. L’écran ne dispose pas d’une mémoire intégrée permettant de conserver son affichage personnalisé de manière autonome. Les paramètres choisis deviennent donc actifs après le lancement du logiciel. Thermaltake annonce également l’application mobile TT PlayLink pour faciliter l’importation de contenus depuis un smartphone. Cette fonctionnalité complète l’écosystème proposé, mais son efficacité n’a pas été évaluée dans le test étudié.

AI Forge : une fonction prometteuse mais encore limitée

Thermaltake met particulièrement en avant AI Forge, une fonction permettant de générer des visuels à partir d’instructions textuelles. Sur le principe, l’idée est séduisante. L’utilisateur décrit une ambiance ou une scène, puis exploite le résultat comme fond d’écran personnalisé.

Dans la pratique, AI Forge dépend d’un service externe d’intelligence artificielle. Il faut renseigner une clé API compatible et disposer d’un accès au service concerné, éventuellement payant. Le logiciel Thermaltake agit donc principalement comme une interface entre l’utilisateur et un générateur d’images tiers. Il ne réalise pas lui-même les calculs nécessaires à la création du contenu.

Cette dépendance réduit l’intérêt d’une fonction pourtant présentée comme un élément différenciant. Surtout, les possibilités d’automatisation restent limitées dans la version essayée. Le logiciel ne permettait pas de conserver facilement les images générées, ni de programmer leur renouvellement périodique. Une fonction de fonds d’écran dynamiques, actualisés automatiquement, aurait davantage justifié l’intégration de l’IA dans cet environnement.

AI Forge conserve malgré tout un intérêt pour les amateurs de personnalisation. Il facilite l’accès à des images originales, adaptées aux dimensions et à l’identité visuelle du PC. Mais son utilité dépend fortement de l’évolution du logiciel. En l’état du test, cette fonction ressemble davantage à une démonstration technologique qu’à un outil indispensable.

Performances thermiques : un Ryzen 9 9900X refroidi efficacement

Les performances du ST360 Ultra ARGB Sync ont été évaluées avec un processeur AMD Ryzen 9 9900X, installé sur une carte mère Sapphire B850M Nitro+. La configuration comprenait également 32 Go de mémoire Corsair Vengeance RGB DDR5 6000 CL30, une Palit GeForce RTX 5070 Ti GamingPro-S et un SSD Kingston Fury Renegade G5 de 2 To.

Même si nous avons monté une configuration à deux systèmes avec le Capo X de la marque, il nous a semblé pertinent de loger cet AIO dans un autre châssis. C’est pourquoi nous avons monté l’ensemble dans un boîtier Lian Li Lancool 216, équipé de trois ventilateurs DeepCool FL14 et de deux ventilateurs Lian Li de 160 mm. Le système utilisait une alimentation be quiet! Straight Power 12 de 850 W et Windows 11. La température ambiante était d’environ 24 °C. Le radiateur du watercooling était positionné sur la partie supérieure du boîtier.

Dans un premier temps, le Ryzen 9 9900X fonctionnait avec une consommation pouvant atteindre 162 W. À cette puissance, le refroidissement s’est montré efficace, y compris avec une ventilation réduite. Le radiateur de 360 mm disposait encore d’une marge suffisante pour envisager une augmentation des limites de consommation.

Les essais ont ensuite été réalisés en ajustant manuellement les paramètres PPT, TDC et EDC, ainsi que le Curve Optimizer du processeur. Ces réglages permettent de modifier les limites de puissance et de courant, tout en agissant sur le comportement électrique du CPU. Pour les mesures privilégiant le confort acoustique, la ventilation a été fixée à 1 200 tr/min, avec la pompe à son régime maximal.

À partir d’une consommation d’environ 150 W, le Ryzen 9 9900X présente un fonctionnement jugé particulièrement intéressant. Le processeur conserve des fréquences élevées, sans générer une quantité excessive de chaleur. En augmentant progressivement sa consommation, le watercooling continue de dissiper efficacement l’énergie thermique. À 200 W, les températures approchent toutefois la limite admissible du processeur dans cette configuration.

Un autre essai, réalisé sur une plateforme ouverte lors d’un comparatif de cartes mères X870E, a permis d’atteindre une dissipation d’environ 220 W. Dans ces conditions, la température du processeur est restée inférieure à 90 °C. Ce résultat confirme les capacités du radiateur et de la pompe, même lorsque le processeur est fortement sollicité.

Il faut néanmoins distinguer ces conditions de fonctionnement. Une plateforme ouverte bénéficie d’une circulation d’air différente de celle d’un boîtier fermé. De plus, le régime des ventilateurs influence directement l’efficacité thermique et les nuisances sonores. Le résultat obtenu à 220 W ne signifie donc pas que le ST360 Ultra ARGB Sync pourra maintenir toutes les configurations sous 90 °C, quelles que soient leurs conditions d’utilisation.

Ces mesures permettent également de relativiser le TDP annoncé de 365 W. Cette valeur ne constitue pas une garantie de refroidissement universelle. La température finale dépend de nombreux facteurs, notamment la surface du processeur, sa densité thermique, ses réglages électriques, la ventilation et la température de la pièce. En revanche, les résultats observés sur le Ryzen 9 9900X confirment que le ST360 Ultra ARGB Sync possède une véritable capacité de refroidissement, au-delà de son écran spectaculaire.

Conclusion : qu’avons-nous pensé du Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync ?

Le Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync propose une combinaison intéressante entre refroidissement performant et personnalisation visuelle. Son immense écran IPS de 7 pouces constitue son principal atout. La qualité de l’affichage est convaincante, les angles de vision sont généreux et le système magnétique permet une installation particulièrement flexible. La connexion USB-C standard représente également une bonne décision. Elle facilite le positionnement de l’écran et limite la dépendance aux accessoires propriétaires. Pour les utilisateurs qui souhaitent transformer leur PC en véritable vitrine technologique, ce watercooling dispose donc d’arguments solides.

Sur le plan thermique, le bilan est également positif. Le radiateur de 360 mm et sa pompe discrète permettent de refroidir efficacement un Ryzen 9 9900X, même lorsque sa consommation dépasse largement les valeurs habituelles. Les essais réalisés jusqu’à 200 W dans un boîtier, puis à 220 W sur une plateforme ouverte, montrent que le ST360 Ultra ARGB Sync ne sacrifie pas ses performances à son apparence. Il peut parfaitement accompagner une configuration gaming puissante ou une station de travail équipée d’un processeur exigeant.

En revanche, plusieurs choix techniques méritent réflexion. Le cheminement des tuyaux, pourtant conçu pour simplifier l’intégration, peut compliquer l’installation sur certaines configurations AM5. Les trois ventilateurs réunis dans un seul cadre réduisent le câblage, mais rendent leur remplacement individuel moins pratique. Surtout, leur niveau sonore augmente rapidement au-delà de 1 200 tr/min. Les utilisateurs particulièrement sensibles au bruit devront donc soigner la courbe PWM pour obtenir un compromis satisfaisant entre température et discrétion.

La principale déception vient finalement du logiciel. Alors que Thermaltake dispose d’un écran suffisamment grand pour afficher de nombreuses informations, TT RGB PLUS 3.0 impose encore des restrictions surprenantes. La limite de trois indicateurs simultanés, l’impossibilité de modifier leur taille ou encore la faible qualité de certaines fonctions réduisent l’intérêt pratique de l’afficheur. AI Forge ne change pas fondamentalement ce constat. Son fonctionnement dépend de services externes et ses possibilités d’automatisation restent modestes. Il convient toutefois de préciser que l’auteur du test estime avoir probablement utilisé un exemplaire de préproduction. Certaines imperfections pourraient donc être corrigées par de futures mises à jour.

À un tarif compris entre environ 163 et 190 €, le ST360 Ultra ARGB Sync est un produit clivant. Il constitue un choix pertinent pour les passionnés de modding, les amateurs de RGB et les utilisateurs qui recherchent un grand écran personnalisable sans renoncer à de bonnes performances thermiques. Son design original et sa pompe silencieuse sont de vrais points forts.

En revanche, nous ne le recommandons pas en priorité aux utilisateurs qui recherchent simplement le meilleur refroidissement possible, avec un minimum de bruit et de contraintes. Dans ce cas, un watercooling de 360 mm plus conventionnel, doté de ventilateurs indépendants et d’un logiciel moins central dans son fonctionnement, pourra représenter une solution plus rationnelle.

En définitive, le Thermaltake ST360 Ultra ARGB Sync possède les qualités d’un bon système de refroidissement, mais son principal argument reste visuel. Son écran impressionne, sa pompe convainc et ses performances sont solides. Il lui manque surtout un environnement logiciel aussi abouti que son matériel. Avec une meilleure gestion des informations affichées et quelques ajustements ergonomiques, ce modèle pourrait devenir nettement plus séduisant. Pour le moment, il s’adresse avant tout à ceux qui considèrent leur PC autant comme une machine performante que comme un objet à exposer.