La console OneXPlayer X2 Mini Pro testée avec SteamOS

La OneXPlayer X2 Mini Pro est arrivée sur le marché en juillet 2026, suite à une campagne de financement participatif qui a rencontré un franc succès. Cette console de jeu portable est actuellement commercialisée directement sur le site officiel de OneXPlayer à partir de 2 499 $. L’appareil embarque un processeur AMD Ryzen AI Max+ 388, jusqu’à 64 Go de mémoire vive et 1 To de stockage. Cependant, le système d’exploitation fourni d’origine est Windows 11, une configuration qui commence à fatiguer une partie de la communauté des joueurs.

ONEXPLAYER X2 Mini Pro

Face à cette situation, le média ETA Prime a procédé à des tests approfondis de la console en utilisant SteamOS. Cette approche permet d’évaluer les capacités réelles du matériel dans un environnement optimisé pour le jeu, loin des contraintes du système Windows. Les résultats obtenus sur plusieurs titres exigeants offrent un aperçu précis de la puissance de la puce graphique intégrée.

Performances graphiques et gestion de la puissance

Les tests ont commencé avec Forza Horizon 6. La puce graphique Radeon 8060S intégrée au Ryzen AI Max+ 388 démontre une efficacité remarquable. La console parvient à maintenir un taux de rafraîchissement supérieur à 90 images par seconde sans recourir à l’upscaling FSR, en résolution 1200p et avec les réglages graphiques élevés, le tout avec un TDP de seulement 30 W.

Cyberpunk 2077 présente également de bons résultats. Le terminal gère plus de 60 FPS en résolution 1200p avec les réglages élevés et une consommation de 35 W. L’activation du FSR Frame Generation permet d’augmenter significativement les performances, poussant le jeu à dépasser les 90 FPS tout en maintenant une résolution de 1200p, des réglages ultra et un TDP de 30 W.

Le titre Crimson Desert s’avère plus exigeant. Sans l’aide du FSR, il est difficile de le faire tourner en résolution native 1200p avec des réglages élevés. Pour atteindre une moyenne de 69 FPS, la console doit être poussée à une puissance thermique de 40 W. En revanche, Elden Ring se montre plus accessible : il est possible de le faire tourner à 60 FPS stables en résolution 1200p avec les réglages maximaux, sans dépasser les 35 W de consommation.

Enfin, Hogwarts Legacy pose des défis supplémentaires. Selon les observations d’ETA Prime, le jeu est trop exigeant pour fonctionner correctement sans le FSR à la résolution native de l’écran. Pour dépasser les 60 FPS en résolution 1200p avec les réglages élevés, il est nécessaire d’activer le FSR en mode « Qualité » tout en augmentant la puissance thermique à 40 W.

Une vidéo complète est disponible pour consulter les benchmarks détaillés, les ajustements de TDP et une visite du matériel. Ces données confirment que la OneXPlayer X2 Mini Pro offre des performances solides sous SteamOS, bien que la gestion de la puissance thermique reste un facteur clé pour exploiter pleinement la carte graphique intégrée.

L’expérience SteamOS bonifie la console ONEXPLAYER X2 Mini Pro

La transition vers SteamOS révèle le véritable potentiel de la OneXPlayer X2 Mini Pro. Bien que le prix de lancement de 2 499 $ soit élevé, les performances atteintes sur des titres AAA comme Forza Horizon 6 et Cyberpunk 2077 justifient cet investissement pour les utilisateurs exigeants. La gestion thermique, bien que maîtrisée, demeure le point critique pour maintenir des fréquences élevées sur des jeux plus lourds comme Crimson Desert ou Hogwarts Legacy. L’expérience globale démontre que ce terminal est une solution viable pour le gaming portable haute performance, à condition d’accepter les compromis nécessaires en termes de consommation énergétique.

Vers une hausse du prix des cartes mères à cause de celui des PCB ?

Les PCB sont toujours plus coûteux à produire et cela devrait se ressentir sur le prix final des cartes mères. Bien que ces dernières aient vu le montant de leur facture augmenter légèrement en août, il n’est pas impossible que les constructeurs (ASUS, MSI, Gigabyte et ASRock) aient, en partie, absorbé la hausse. Malheureusement, si la situation se poursuit, des hausses plus importantes pourraient avoir lieu !

Cartes mères : 3 % de hausse en août, plus à venir ? 

Flambée des prix des composants !

ASUS Crosshair X870E Dark Hero

Certains composants nécessaires à la conception et à la fabrication des cartes mères continuent de voir leur prix augmenter. C’est notamment le cas des condensateurs, par exemple, dont le coût a crû d’environ 50 %. Les modules WiFi sont également plus chers de 10 à 20 %, tandis que les PCB eux-mêmes affichent des hausses de 15 à 50 % selon leur complexité et que les coûts de fabrication sont au moins 10 % plus élevés.

Cependant, en août dernier, la hausse appliquée par les constructeurs de cartes mères atteignait environ 3 %, une augmentation difficile à expliquer autrement que par une absorption partielle de la part des marques. Malheureusement, cette situation nous semble difficile à tenir et les prochaines hausses pourraient être plus coûteuses pour les particuliers.

Des hausses qui se répercutent différemment selon les marques :

Pour appliquer leurs hausses de prix, les constructeurs n’adoptent pas tous la même approche. Si MSI augmentait le prix de l’ensemble de sa gamme de cartes mères, ASUS et Gigabyte appliquaient des augmentations ciblées. Ces dernières concernaient alors les modèles aux plus forts volumes de vente. On peut imaginer les séries d’entrée de gamme, par exemple, là où les marges sont les moins évidentes.

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Nova Lake : des cartes mères plus coûteuses ? 

Avec l’arrivée prochaine de Nova Lake, les cartes mères pourraient être naturellement plus coûteuses. En effet, avec cette nouvelle génération de CPU, Intel prévoit davantage de cœurs, un support de la mémoire fonctionnant à des fréquences plus élevées et, potentiellement, une connectique plus riche. Tout ceci complexifie davantage la fabrication et comme on le sait, plus c’est difficile à produire, plus ça coûte cher. Ajoutez à cela les différentes hausses évoquées plus haut…

DeepSeek commande 160 000 accélérateurs Ascend 950DT à Huawei

Le secteur de l’intelligence artificielle en Chine connaît une forte croissance, notamment auprès des entreprises locales qui cherchent à remplacer Nvidia. Dans ce contexte, DeepSeek, l’un des acteurs majeurs du domaine, a officiellement passé commande de 160 000 accélérateurs Ascend 950DT produits par Huawei. Cette commande massive marque la concrétisation d’une stratégie annoncée par le constructeur chinois à la fin de l’année précédente, visant à fournir une gamme complète de puces et de solutions à l’échelle du rack pour répondre à la demande nationale. La réalisation de tels volumes confirme l’engagement des laboratoires de recherche chinois envers les technologies développées localement pour maintenir leur compétitivité dans le domaine de l’IA générative.

Huawei Ascend 950DT

Spécifications techniques et architecture mémoire

L’unité centrale de calcul mise en œuvre, l’Ascend 950DT, se distingue par une capacité mémoire intégrée de 144 Go. Cette mémoire haute bande passante (HBM) est conçue en interne par Huawei, permettant d’atteindre un taux de transfert proche de 4 To/s. En termes de puissance de calcul brute, la puce offre un pic de performance d’environ un PetaFLOP en précision FP8, ou deux PetaFLOPS en précision FP4. Ces caractéristiques techniques correspondent à la vision stratégique du fabricant visant à soutenir les charges de travail les plus exigeantes. L’architecture interne de la mémoire assure que les données nécessaires aux calculs complexes restent accessibles avec une latence minimale, un facteur critique pour les modèles d’inférence à grande échelle.

Ascend 950DT

Capacité du centre de données et interconnexion

Le laboratoire DeepSeek prévoit d’utiliser cette flotte de 160 000 puces pour des opérations d’inférence à grande échelle. L’ensemble du système sera déployé dans un seul centre de données situé en Mongolie-Intérieure. Grâce à cette configuration, l’infrastructure globale devrait délivrer un pic de performance de 160 ExaFLOPS en FP8, soit environ 320 ExaFLOPS en FP4. La mémoire totale disponible pour ce projet s’élève à approximativement 23 pétaoctets (Po), une capacité suffisante pour servir des milliers de clients simultanément sans rencontrer de goulots d’étranglement.

Ascend 950DT

La connectivité entre ces milliers de cartes repose sur un nouveau protocole d’interconnexion nommé Lingqu, couplé à des liens optiques. Cette architecture permet de relier des centaines de milliers de cartes Ascend 950. Bien que Huawei puisse théoriquement empiler jusqu’à 8 192 puces par SuperPoD Atlas 950, avec une capacité d’expansion jusqu’à 524 288 accélérateurs pour 64 SuperPoD, la commande actuelle de DeepSeek ne sollicitera qu’une fraction de cette limite maximale. Cette modularité permet une flexibilité d’expansion future sans nécessiter de refonte complète de l’infrastructure de base.

La mise en place de telles infrastructures souligne la dépendance croissante des laboratoires de recherche chinois envers les technologies développées localement. La commande de 160 000 unités démontre une confiance opérationnelle dans la maturité des solutions Ascend pour prendre en charge des charges de travail industrielles. Le déploiement sur un site unique en Mongolie-Intérieure optimise également la gestion thermique et énergétique, des paramètres essentiels pour une installation de cette envergure. Les rapports d’analystes confirment la matérialisation de ces commandes, validant ainsi la transition vers une souveraineté technologique accrue dans le secteur de l’IA.

Hausse des expéditions de GPU portée par les laptops !

On ne peut pas dire que le marché PC se porte bien en ce moment. En effet, les prix de la mémoire sont clairement un frein tandis qu’ils impactent significativement le prix des cartes graphiques et des SSD. Et quand trois composants majeurs souffrent d’une forte inflation, cela décourage l’achat ou le renouvellement du matériel. Malgré tout, le monde mobile semble être la bouée de sauvetage de ce naufrage puisqu’au second trimestre, le marché enregistrait une hausse trimestrielle de 10 % principalement portée par les expéditions d’iGPU et de GPU mobiles !

Carte graphique : une croissance portée par les laptops au T2 2026 ! 

Une hausse trimestrielle significative !

GPU Laptop desktop expéditions

Au second trimestre de l’année, l’analyste Jon Peddie Research comptabilisait un total de 75,5 millions de GPU expédiés. Cela représente une augmentation significative de 10,4 % par rapport au trimestre précédent. Par rapport à la même période de l’année précédente, la hausse est plus mesurée : seulement 1,1 %, mais ça progresse toujours.

Cependant, on ne peut pas dire que les cartes graphiques de bureau soient particulièrement mises en avant, c’est même tout l’inverse. En effet, le gros de la croissance est porté par les cartes graphiques et iGPU de laptop. Cette catégorie de composants progresse de 16,8 % contre une baisse trimestrielle de 4 % pour les cartes de PC de bureau.

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Plus concrètement, Intel domine le marché puisque le cabinet compte les iGPU Intel dans le lot. Dès lors, la société représente 56 % du volume des GPU expédiés. Par ailleurs, Intel cédait du terrain face à AMD et NVIDIA. Les verts progressent ainsi de 0,46 % tandis qu’AMD enregistre environ 0,6 % de gain de parts de marché.

Côté CPU, le marché mobile domine aussi !

En matière de processeurs, la domination est aussi nette du côté du mobile avec 78 % de parts de marché contre 22 % pour les processeurs de bureau. Enfin, nous retiendrons qu’AMD voit ses expéditions de processeurs augmenter de 12,74 % tandis qu’Intel affiche une hausse de 8,99 % dans le secteur client.

EIZO lance son premier écran OLED professionnel ColorEdge CG3200X en 4K

Le géant japonais EIZO a officiellement annoncé son arrivée sur le marché des écrans OLED en dévoilant une référence spécifique au sein de sa gamme professionnelle ColorEdge. Baptisée CG3200X, cette nouvelle référence marque un tournant pour la marque, qui s’emploie désormais à intégrer l’OLED à des solutions destinées aux professionnels de l’image. Il s’agit d’un écran de 31,5 pouces intégrant un panneau QD-OLED de Samsung Display, offrant une définition 4K native de 3 840 × 2 160 pixels.

 

EIZO’s first ColorEdge OLED features 4K QD-OLED panel and 60Hz refresh rate
Le ColorEdge CG3200X

Des performances lumineuses et colorimétriques élevées

Conçu spécifiquement pour la production vidéo, le mastering et les tâches exigeantes en matière de fidélité des couleurs, le CG3200X affiche des spécifications techniques ambitieuses. Le panneau atteint une luminosité de pointe de 1 000 cd/m², tandis que la luminosité en blanc plein écran est évaluée à 300 cd/m². EIZO indique également un temps de réponse GtG de 0,1 ms et un contraste exceptionnel de 1 500 000:1. Sur le plan colorimétrique, l’écran couvre 99 % de l’espace colorimétrique DCI-P3 et 94 % d’Adobe RGB, avec une profondeur de couleur de 10 bits.

La fréquence de rafraîchissement est fixée à 60 Hz, avec une compatibilité native pour les contenus à 24 images par seconde et 48 images par seconde. La prise en charge des fonctions de transfert HDR HLG et PQ est également intégrée pour garantir une gestion correcte des images haute dynamique.

Une gestion de la luminosité exclusive

Une particularité notable de ce modèle réside dans le système de contrôle de luminosité automatique développé par EIZO. Contrairement aux solutions grand public, ce système permet au panneau de maintenir des niveaux de luminance plus élevés sur une plus grande partie de l’écran avant d’engager la réduction de luminosité. Les utilisateurs disposent de deux modes principaux : le Highlight Dimming, qui atténue uniquement les zones les plus brillantes, et le Uniform Dimming, qui ajuste l’image dans son ensemble. Un mode ABL Safe View permet de réduire l’image affichée à 10 % ou 25 % de l’écran pour vérifier les highlights HDR sans déclencher la limitation automatique.

Pour les productions SDR, le contraste peut être réglé manuellement entre 500:1 et 2000:1 par incréments de 100. L’écran est également équipé d’un revêtement anti-reflet AGLR et d’un capot d’ombrage inclus.

En termes de connectivité, le CG3200X propose des ports DisplayPort, HDMI et USB-C prenant en charge le mode DisplayPort Alt Mode. Ce dernier permet également une alimentation électrique de 60 W. Deux ports USB Type-A et un commutateur KVM complètent l’offre. L’appareil embarque un capteur de calibration intégré compatible avec le logiciel ColorNavigator 7.

Concernant la disponibilité, les livraisons du ColorEdge CG3200X sont prévues pour débuter en 2026, avec des délais d’approvisionnement variables selon les régions. Aucun prix n’a été annoncé à ce jour. La garantie générale s’étend sur cinq ans, bien que la couverture du panneau OLED soit limitée à un an ou 10 000 heures de fonctionnement. Les dommages liés au marquage de l’image ou à la brûlure causés par un contenu statique ou affiché à haute luminosité de manière prolongée ne sont pas couverts par la garantie.

MSI MPG 274URDFW E16M : un écran Mini LED 4K 160 Hz / Dual Mode 320 Hz

Depuis quelques années, les écrans gaming connaissent une croissance et un développement remarquables. Après la popularisation des dalles IPS rapides, l’introduction des écrans OLED puis des modèles QD-OLED, les fabricants continuent d’explorer d’autres options pour optimiser la qualité de l’image sans compromettre la luminosité ou la durabilité à des prix abordables. La technologie Mini-LED émerge comme une solution prometteuse, principalement pour les joueurs en quête d’une expérience HDR plus immersive qu’un écran LCD traditionnel, tout en offrant une excellente polyvalence. Elle peut également représenter une alternative intéressante pour ceux qui hésitent à passer le pas de l’OLED par crainte du marquage.

L’écran MSI MPG 274URDFW E16M

Aujourd’hui, nous vous proposons le test complet d’un écran Mini-LED : le MPG 274URDFW E16M du constructeur taïwanais MSI. Habitué aux écrans LCD classiques et OLED, c’est le premier écran Mini-LED que je teste. Je vais donc pouvoir donner mon ressenti face à cette technologie prometteuse sur le papier.

Derrière cette référence se cache un moniteur de 27 pouces destiné avant tout aux joueurs exigeants ou utilisateurs souhaitant un écran performant pour un usage quotidien. Il est équipé d’une dalle Rapid IPS offrant une définition Ultra HD de 3840 × 2160 pixels avec un taux de rafraîchissement de 160 Hz en 4K. Il possède également une fonction Dual Mode, permettant de basculer en Full HD jusqu’à 320 Hz. Avec ces spécifications, MSI souhaite mettre en avant un produit polyvalent sans compromis majeur.

Le constructeur ne s’est toutefois pas limité aux seules performances d’affichage. Le MPG 274URDFW E16M embarque également une connectique et des fonctions modernes comprenant :

  • un USB Type-C avec alimentation 98 W,
  • un commutateur KVM intégré permettant de piloter plusieurs machines avec un seul clavier et une seule souris,
  • ainsi que les fonctions Picture-in-Picture (PiP) et Picture-by-Picture (PbP).

Ces fonctions peuvent sembler classiques à présent sur cette gamme de moniteurs. Je détaillerai chacune de celles-ci en usage réel, ainsi que leur prise en main. L’ensemble vise aussi bien les joueurs sur PC que les utilisateurs possédant plusieurs ordinateurs ou consoles, ce qui est mon cas.

Avant d’aller plus loin, nous remercions chaleureusement MSI France pour le prêt de cet écran qui nous a permis de réaliser ce test dans des conditions réelles d’utilisation.

Les principales caractéristiques techniques

Commençons par examiner les caractéristiques techniques principales du MSI MPG 274URDFW E16M :

Type de dalleRapid IPS avec technologie Mini-LED (1152 zones)
Surface de la dalleDalle mate/antireflets 16:9
Résolution
  • Ultra HD 3840 × 2160 pixels / 160 Hz
  • Full HD 1920 × 1080 pixels /320 Hz (dual mode)
Temps de réponse0,5 ms (gris à gris, min.)
Angles de vision178° (H) / 178° (V)
Fonctions intégréesFonctions PIP / PBP et KVM
Luminosité
  • SDR : 400 cd/m²
  • HDR : 1000 cd/m² (pic)
Contraste1000:1 (Typ.)
Couleurs1,07 milliard, 10 bits (8 bits + FRC) / technologie Quantum Dot
Gamut
  • 100 % Adobe RGB
  • 98 % DCI-P3
  • 140 % sRGB
HDRVESA DisplayHDR 1000
G-SYNC / AMD FreeSyncAdaptive Sync
Fonctionnalités consoles
  • Résolution et taux de rafraîchissement supportés :
  • 1080p : 60 Hz et 120 Hz,
  • 1440p : 60 Hz et 120 Hz,
  • 2160p : 60 Hz et 120 Hz,
  • Support de la fonctionnalité HDMI™ CEC,
  • Support de la fonctionnalité VRR sur les consoles PS5 et Xbox Series X et S.
Dimensions et poids613,1 x 202,38 x 400,85 mm (avec pied) – 8,2 kg avec pied
Fixation VESA100 x 100 mm
Connectiques
  • 1 x DisplayPort 1.4a (HBR3)
  • 2 x HDMI™ 2.1 (UHD@160Hz)
  • 1 x Type-C (DP alt.) avec fonction Power Delivery 98 W
  • 1 x sortie audio
Accessoires
  • 1 x câble DP (1.4a)
  • 1 x câble HDMI™ (2.1)
  • 1 x câble USB Type-B vers A
  • 1 x câble USB Type-C
  • 1 x câble d’alimentation (C5)
  • 1 x adaptateur d’alimentation
  • 1 x guide de démarrage rapide
  • 4 x vis pour fixation murale VESA
Garantie36 mois
particularitéAlimentation externe avec adaptateur 24 V 11 A

Évolution des technologies de rétroéclairage

Avant d’analyser en détail le MSI MPG 274URDFW E16M et de se pencher sur l’avantage de la Mini-LED, il est intéressant de comprendre l’évolution des technologies de rétroéclairage qui ont façonné les écrans modernes. En une trentaine d’années, les moniteurs ont connu des progrès spectaculaires. Résolution, fréquence de rafraîchissement, fidélité des couleurs, contraste et HDR ont considérablement évolué pour répondre aux besoins des joueurs, des créateurs de contenu et des professionnels de l’image.

Aujourd’hui, deux grandes familles de technologies se font face. D’un côté, les écrans à rétroéclairage, comme les LCD, où une source lumineuse éclaire la dalle par l’arrière. De l’autre, les technologies autoémissives, plus récentes, comme l’OLED ou le Micro LED, où chaque pixel génère directement sa propre lumière.

Bien que leur fonctionnement diffère et que chacune possède ses avantages et ses limites, cette évolution répond à un objectif simple : mieux contrôler la lumière, augmenter la luminosité et améliorer le contraste, jusqu’aux technologies capables de contrôler l’éclairage à l’échelle du pixel.

Les premiers écrans LCD : une révolution silencieuse

Au début des années 2000, les écrans LCD (Liquid Crystal Display) remplacent progressivement les imposants moniteurs CRT (Cathode Ray Tube) à tube cathodique. Plus fins, plus légers et moins gourmands en énergie, ils transforment rapidement le paysage informatique. Les plus anciens d’entre nous s’en souviennent encore. Côté format (volume, poids et épaisseur), la rupture était assez évidente.

Le principe est relativement simple : les cristaux liquides ne produisent pas eux-mêmes de lumière. Ils agissent comme des filtres capables de laisser passer plus ou moins de lumière provenant d’une source située derrière la dalle. On peut comparer ce fonctionnement à celui d’un vidéoprojecteur : une source lumineuse traverse différentes couches et filtres pour former une image. À la différence d’un projecteur, celle-ci est directement visible à la surface de l’écran. Cette source lumineuse constitue le rétroéclairage.

Tableau comparatif des différents types de rétroéclairage (du plus ancien au plus récent) :

TechnologiePrincipeAvantagesInconvénients
CCFLTubes fluorescents placés derrière ou autour de la dalleBonne homogénéité, technologie éprouvéeÉpaisse, énergivore, chauffe, luminosité limitée, fragile
LED Edge-LitLED placées sur les bords de l’écran, lumière répartie par un diffuseurÉcran fin, faible consommation, peu coûteuxContraste limité, rétroéclairage moins homogène, Local Dimming limité
LED Direct-LitLED réparties derrière toute la surface de la dalleMeilleure homogénéité qu’avec Edge-LitPeu de contrôle local si les LED ne sont pas indépendantes
Full Array Local Dimming (FALD)Matrice de LED derrière la dalle, divisée en zones contrôlablesMeilleur contraste, HDR plus performantÉcran plus épais, blooming possible, nombre de zones limité
Mini LEDTrès nombreuses LED de petite taille, réparties derrière la dalle et contrôlées par zonesForte luminosité, excellent contraste pour un LCD, HDR performantBlooming possible, coût plus élevé
Micro LEDChaque élément lumineux est une minuscule LED indépendante (contrairement aux 5 technologies précédentes)Luminosité exceptionnelle, contraste proche de l’OLED, pas de bloomingTrès coûteux et encore peu répandu

CCFL : l’ancienne génération

Avant les LED, les écrans LCD utilisaient principalement des tubes fluorescents CCFL (Cold Cathode Fluorescent Lamp) ressemblant à des mini néons.

Ces tubes fragiles étaient placés derrière la dalle et fournissaient une lumière blanche constante. Ils pouvaient demander une tension électrique élevée pour s’allumer. Ils ont progressivement disparu avec l’arrivée des LED, notamment parce qu’elles permettaient de concevoir des écrans plus fins, moins énergivores et plus légers.

LED Edge-Lit

C’est l’une des premières grandes évolutions du rétroéclairage LED. Les LED sont installées sur les bords de l’écran. Un système de diffusion répartit ensuite la lumière derrière la dalle. C’est une solution économique qui permet de fabriquer des écrans très fins, mais le contrôle de la lumière reste limité, ce qui peut entraîner un manque d’homogénéité (bords plus clairs que le centre) dans les scènes sombres.

Direct-Lit

Ici, les LED sont installées directement derrière la dalle, sur toute sa surface. La lumière est donc potentiellement mieux répartie qu’avec un Edge-Lit. En revanche, comme toutes les LED fonctionnent ensemble, on ne bénéficie pas d’un contrôle précis des zones sombres et des zones lumineuses.

FALD (Full Array Local Dimming)

C’est là que la technologie FALD représente une évolution importante : les LED sont également réparties derrière toute la dalle, mais elles sont regroupées en zones indépendantes. L’écran peut ainsi diminuer la luminosité de chaque zone sombre tout en conservant une forte luminosité dans les zones claires. Les premiers systèmes FALD ne comptaient que quelques dizaines de zones de gradation. Les générations suivantes ont progressivement atteint plusieurs centaines de zones.

Mini-LED

La Mini-LED pousse le principe du FALD beaucoup plus loin. Au lieu d’utiliser quelques dizaines de LED relativement imposantes, les constructeurs emploient plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de Mini-LED beaucoup plus petites.  Ce qui permet d’en placer beaucoup plus derrière la dalle. De la même façon, ces LED sont ensuite regroupées en zones indépendantes, appelées ici aussi, zones de gradation locale (Local Dimming Zones).

Le principal défaut de la Mini-LED reste le blooming : comme une zone contrôle plusieurs milliers de pixels, un objet très lumineux sur un fond noir peut créer un halo autour de lui.

MICRO-LED 

Il ne faut pas confondre le Mini-Led et le Micro-Led.

La Micro-LED pousse encore plus loin la logique du FALD. La notion de « rétroéclairage » telle que décrite précédemment disparaît au profit d’une technologie dite « autoémissive ». Ici, chaque pixel est constitué de minuscules LED capables de produire leur propre lumière. Contrairement à l’OLED, ces LED sont composées de matériaux inorganiques. La technologie reprend ainsi certains des atouts des écrans dont chaque pixel produit directement sa propre lumière, avec des noirs extrêmement profonds, un contraste très élevé, une excellente réactivité et une luminosité potentiellement bien supérieure à celle de l’OLED. Contrairement à l’OLED, elle présente un risque de marquage permanent quasi nul.

Sur le papier, la Micro-LED semble donc réunir le meilleur de plusieurs mondes : le contrôle lumineux pixel par pixel de l’OLED et les niveaux de luminosité élevés permis par les LED. Mais cette technologie se heurte encore à un obstacle majeur : sa fabrication. Produire, positionner et contrôler individuellement plusieurs millions de minuscules LED, tout en conservant un taux de défaut extrêmement faible, représente un véritable défi industriel.

Le coût de fabrication reste donc extrêmement élevé, ce qui cantonne encore la Micro-LED aux produits très haut de gamme. La technologie est particulièrement prometteuse, mais elle reste pour l’instant très éloignée d’une véritable démocratisation et demeure largement hors de portée de nos bourses.

La Mini-LED en détail

La Mini-LED n’est pas une nouvelle technologie de dalle, mais une évolution du rétroéclairage des écrans LCD classiques. La dalle reste généralement de type IPS ou VA, mais le rétroéclairage utilise des LED beaucoup plus petites. Il devient ainsi possible d’en intégrer un nombre bien plus important, réparti en plusieurs centaines, voire milliers de zones de gradation indépendantes : le fameux Local Dimming.

Contrairement à un rétroéclairage classique, le Local Dimming permet de faire varier indépendamment la luminosité de différentes zones en fonction de l’image affichée. Les zones sombres peuvent ainsi être fortement atténuées tandis que les parties lumineuses restent éclairées. Par exemple, lorsqu’une scène affiche un ciel étoilé, seules les zones contenant les étoiles restent fortement éclairées tandis que le reste de l’image peut être fortement assombri. Surtout, cela permet notamment d’obtenir une luminosité HDR élevée et un contraste nettement supérieur à celui d’un LCD classique.

Le nombre de zones varie considérablement selon les modèles, de quelques dizaines sur certains écrans LCD classiques à plusieurs milliers sur les écrans Mini-LED haut de gamme. Plus ce nombre est élevé, plus le contrôle du rétroéclairage peut être précis. Il ne faut toutefois pas s’arrêter à ce seul chiffre. La qualité de l’électronique embarquée et des algorithmes de Local Dimming jouent également un rôle essentiel. Une mauvaise gestion peut provoquer un blooming important, même avec un grand nombre de zones.

Pour information, notre MSI MPG 274URDFW E16M dispose de 1 152 zones de gradation locale.

Comment le nombre de zones influence la qualité de l’image :

Vous l’aurez compris : bien exploitée, la Mini-LED améliore ainsi plusieurs des principaux points faibles du LCD.

L’emballage

Passons maintenant au test de notre MSI MPG 274URDFW E16M.

L’écran est livré dans un carton classique sur lequel la marque MSI apparaît en toute discrétion. En effet, les adeptes de la marque reconnaîtront plutôt l’emblématique bouclier orné du dragon. La référence MPG 274URDFW E16M figure également de chaque côté du carton, avec les principales caractéristiques de l’écran. L’ensemble est particulièrement sobre.

Un autocollant transparent au logo de la marque scelle le carton. L’emballage est soigné et l’écran est parfaitement protégé.
Preuve en est que notre écran a pas mal circulé : la présence de nombreuses étiquettes apposées sur les côtés. L’emballage a parfaitement joué son rôle, car l’écran est en parfait état.

Dimensions de l’emballage : 905 mm (longueur) x 470 mm (hauteur) x 195 mm (profondeur), pour environ 12,4 kg

Deux panneaux en polystyrène calent et protègent solidement l’écran. En dehors du fait que le carton présente sur ses deux faces principales un dessin de l’écran face avant/face arrière, il n’y a rien qui indique le sens de l’ouverture. Comme pour chaque écran, il vous faudra veiller à ne pas faire tomber les accessoires et le socle, ces derniers étant simplement positionnés entre le carton et le polystyrène.

Pour retirer l’écran, il suffit de poser le carton à plat, puis de tirer le bloc de polystyrène complet et de libérer facilement son contenu.

Le contenu

À l’intérieur du colis, on retrouve :

  • L’écran, le socle et le support vertical du pied

  • Les accessoires :
    • 1 x câble DP (1.4a) blanc
    • 1 x câble HDMI™ (2.1) blanc
    • 1 x câble USB Type-B vers A blanc
    • 1 x câble USB Type-C blanc
    • 1 x câble d’alimentation (C5) blanc
    • 1 x bloc d’alimentation externe blanc
    • 1 x guide de démarrage rapide blanc
    • 4 x vis pour fixation murale VESA

Assemblage de l’écran 

Première étape : l’assemblage du pied

Assembler un pied d’écran est à présent une simple étape. Cet écran ne déroge pas à la règle. Le montant vertical vient se visser sur le socle. Il vous faudra néanmoins utiliser un tournevis ou une simple pièce de monnaie pour bien solidariser le socle et le montant. Même si ce n’est pas vraiment un problème, je trouve dommage que le constructeur n’ait pas mis une vis à serrage manuel.

Deuxième étape : L’ensemble se clippe simplement à l’arrière de l’écran.

Vous pouvez bien évidemment fixer cet écran sur un bras articulé compatible avec la norme VESA 100 × 100 mm. Les vis de fixation sont, bien entendu, fournies avec l’écran (vous les trouverez déjà vissées sur l’écran).

Le design

La première impression laissée par cet écran est particulièrement positive. Malgré son orientation gaming assumée, je trouve que MSI évite les excès esthétiques. Le design est moderne, équilibré et suffisamment sobre pour trouver sa place aussi bien dans un bureau professionnel que dans une configuration de jeu haut de gamme. Les bordures fines mettent immédiatement la dalle en valeur, tandis que le coloris blanc, encore relativement rare sur le marché des écrans gaming, apporte une touche de fraîcheur qui change agréablement des habituels modèles noirs.

Une fois installé sur le bureau, le moniteur inspire confiance par la qualité de son assemblage et attire rapidement le regard, notamment lorsque son rétroéclairage Mini LED entre en action. Certes, la majorité d’entre vous plaquera son écran contre un mur, mais pour ceux qui ont l’espace pour un bureau au milieu d’une pièce, le RGB est du plus bel effet.

Il faut noter que l’écran avec son pied est assez profond.

La face avant

Bien que l’écran MPG 274URDFW E16M soit majoritairement blanc, MSI a eu la bonne idée de laisser en noir les parties situées directement en face de vous. Le cadre de l’écran et le large montant du pied sont donc également noirs. Ainsi, aucune lumière parasite ne vient se refléter sur ces parties. De face, seul le socle du pied est blanc. La dalle présente un cadre très fin, avec des bordures d’environ 7 à 8 mm en haut et sur les deux côtés. Le cadre en bas est un peu plus épais.

Sur cette face avant, pas de RGB comme on peut le voir sur certains écrans visant un effet plus gaming. C’est tout juste si on aperçoit le bouton de mise sous tension situé sur la tranche du bas de l’écran. Ce bouton se situe d’ailleurs sur un petit rebord dépassant légèrement du cadre, et intégrant l’unique bouton de contrôle de l’OSD embarqué.

Deux inscriptions sont visibles : la marque MSI sur le rebord et la référence à la gamme MPG (MSI PERFORMANCE GAMING) sur la base du pied.

La face arrière

Vue de l’arrière, l’écran est intégralement blanc. Cela met incroyablement bien en valeur un panneau noir brillant de 44 LED RGB. On retrouve le fameux bouclier au dragon tout en haut du pied, tandis qu’au-dessus brille la marque MSI. Le tout est du plus bel effet. C’est un avis bien entendu subjectif.

Si l’écran est relativement fin, c’est en partie grâce à la technologie Mini-LED. Mais c’est aussi parce que le bloc d’alimentation de l’écran est externe. C’est autant d’électronique en moins à faire rentrer dans l’écran. C’est aussi pour moi un avantage non négligeable : cela facilite grandement le remplacement du bloc alim si celui-ci venait à lâcher.

Gestion du RGB

Le MPG 274URDFW E16M intègre un éclairage RGB composé de 44 LED, contrôlable via l’application MSI: Mystic Light. L’écran bénéficie par ailleurs de la certification Windows Dynamic Lighting, permettant à Windows 11 de prendre directement en charge son éclairage et de le synchroniser avec les autres périphériques compatibles.

     Paramètres → Personnalisation → Éclairage dynamique

En revanche, le logo MSI blanc situé à l’arrière de l’écran reste allumé en permanence. Je n’ai pas trouvé d’option pour le désactiver.

Les angles d’inclinaison et l’ergonomie générale

Côté ergonomie, cet écran remplit tous les critères :

  • pivot à 90° (mode portrait) dans les deux sens
  • inclinaison de 5° vers l’avant et 20° vers l’arrière
  • rotation de 30° vers la gauche ou la droite
  • hauteur entre la dalle et le bureau : 155 mm (maximale) / 45 mm (minimale) soit un débattement de 110 mm

La manipulation est fluide. Je n’ai constaté aucune contrainte lors des différents mouvements. Le pied semble en revanche manquer de rigidité : l’écran a tendance à se balancer dès que la table est légèrement secouée, ou si vous bougez beaucoup pendant vos sessions de jeu. Rien de bien gênant toutefois.

 

La connectique

L’écran MPG 274URDFW E16M possède une connectique complète :

  • 2 prises HDMI 2.1 (3840 x 2160 @160 Hz)
      • port 1: compatible HDMI CEC
  • 1 prise DisplayPort 1.4 (supportant le 3840 × 2160 à 160 Hz)
  • 1 prise TYPE-C supportant le mode DisplayPort Alternate (DP Alt), et une alimentation jusqu’à 20 V/4,9 A (98 W):
      • 5 V/3 A (15 W)
      • 9 V/3 A (27 W)
      • 12 V/3 A (36 W)
      • 15 V/3 A (45 W)
      • 20 V/4,9 A (98 W)
    • La norme DP Alt vous permettra de recharger la très grande majorité des PC ultraportables. Je pense en particulier à ceux qui bénéficient du télétravail.
  • 2 ports USB-A 2.0 (pour connecter un clavier et une souris)
  • 1 port Type B à connecter sur le PC (pour le pilotage de l’écran via l’outil “Gaming Intelligence”, la mise à jour du firmware et la fonction KVM)
  • 1 prise casque

Le câble management

Le pied d’écran possède une ouverture suffisamment large pour faire passer tous les câbles mentionnés ci-dessus. De plus, elle est également suffisamment haute pour bien faire disparaitre les câbles derrière l’écran. Les prises côté écran sont également assez éloignées du bord, ce qui permet de masquer les embouts de chaque câble.

Bien que cela puisse sembler superficiel, les fils disgracieux provenant des écrans sont pour moi une source de mécontentement. Lorsqu’ils sont habilement dissimulés, comme dans ce cas, c’est un véritable plaisir pour les yeux. Ce simple détail contribue à désencombrer visuellement l’espace de travail, en éliminant les fils inesthétiques. MSI fait clairement un sans faute sur ce point.

L’OSD intégré (On-Screen Display)

Comme pour chaque nouvel écran, j’appréhende la navigation dans l’OSD intégré. Il faut dire que certaines interfaces sont assez austères, avec un design peu accueillant, et surtout une navigation complexe. Toutefois, après une rapide période d’adaptation, je dois dire que la navigation dans l’OSD de l’écran MPG 274URDFW E16M m’a paru relativement intuitive.

Dans la pratique, le voyant d’alimentation, placé sur la tranche basse de l’écran est aussi un joystick directionnel : quatre directions (haut/bas, gauche/droite) permettent d’évoluer assez facilement dans les menus et sous-menus. Et pour rentrer dans l’OSD intégré, une simple pression verticale (clic) suffit. Une fois sorti de l’OSD, ces 4 directions servent également de raccourcis personnalisables.

Première remarque : Dans le menu OSD intégré, certains paramètres peuvent être désactivés en fonction des réglages sélectionnés. Certaines fonctions imposent en effet des contraintes supplémentaires au traitement des flux vidéo ou sont incompatibles avec d’autres fonctionnalités. Le moniteur désactive alors automatiquement les options concernées. Il est donc important de noter que l’activation de certaines fonctions, comme le HDR, peut entraîner le verrouillage de nombreux autres paramètres :

    • Night Vision (Vision nocturne)
    • MPRT (Moving Picture Response Time)
    • Low Blue Light (Faible lumière bleue)
    • HDCR (High Dynamic Contrast Ratio)
    • Brightness (Luminosité)
    • Contrast (Contraste)
    • Color Temperature (Température de couleur)
    • Optix Scope
    • PIP/PBP
    • AI Vision
    • les profils sRGB, Adobe RGB, Display P3

Deuxième remarque : Le menu OSD intégré indique clairement quelles fonctions seront désactivées lors de l’activation de certains paramètres. En revanche, lorsqu’une fonction est déjà grisée, il faudra parfois tâtonner pour identifier le paramètre qui en bloque l’accès si vous souhaitez en tester l’utilité. En usage gaming, toutes ces fonctions restent superflues.

Troisième remarque : L’OSD reste ouvert seulement 20 secondes par défaut. Il se ferme donc rapidement et automatiquement si vous n’utilisez plus le joystick. Je règle donc le délai au maximum, soit 30 secondes, ce qui peut paraître assez court lorsque vous cherchez un paramètre précis. J’en profite également pour passer les menus en français.

L’interface de l’OSD intégré :

 

L’application ” MSI Gaming Intelligence”

MSI a eu la bonne idée de proposer une application pour compenser les plus réfractaires aux OSD intégrés : MSI Gaming Intelligence.

L’application MSI Gaming Intelligence est téléchargeable en version 0.1.4.7 dans la rubrique “support” sur la page web de l’écran, directement sur le site MSI. Elle pèse 451 Mo et prend au maximum un peu plus de 100 Mo de mémoire en fonction du menu sélectionné.

Vous retrouvez la version de micrologiciel de l’écran. Après comparaison avec les versions présentes sur le support de chez MSI, nous disposons déjà de la dernière version : FW.026.

L’interface de l’application ” MSI Gaming Intelligence”

Pour pouvoir utiliser cette application, vous devez au préalable avoir connecté votre écran à l’aide du câble USB Type-B fourni dans le bundle. Une fois l’application lancée, il faudra patienter quelques secondes, le temps que l’écran soit détecté. En effet, à chaque lancement, l’application doit détecter l’écran. L’interface peut paraitre alors figée.

Là encore, si le HDR est activé, certaines des fonctions évoquées précédemment sont neutralisées. Il faut donc le désactiver pour voir apparaître de nouveaux menus ou options.

Si l’application “MSI Gaming Intelligence” est lancée, mais que vous jouez en même temps avec l’OSD intégré, certaines fonctions peuvent rester affichées alors qu’elles sont en réalité désactivées. Il faut donc fermer complètement l’application et la relancer pour qu’elle se rafraîchisse.

De même, MSI a choisi de masquer les fonctions incompatibles avec le HDR quand ce dernier est activé. Il aurait été utile de les faire toutes apparaitre grisées, en apportant une explication indiquant quel paramètre bloque leur utilisation.  Une fois que vous avez compris que le HDR est souvent le principal responsable des menus désactivés, vous gagnez du temps. Mais d’autres paramètres sont plus vicieux à identifier.

L’interface ” MSI Gaming Intelligence”:

Pour conclure cette partie, l’application MSI Gaming Intelligence m’a été utile le temps d’effectuer certains tests et d’appréhender les paramètres les plus intéressants. Après avoir joué avec ces réglages et une fois l’écran configuré selon mes critères, j’ai finalement choisi de simplement la désinstaller. L’OSD intégré et la fonction Windows Dynamic Lighting suffisent à gérer l’écran au quotidien.

Les fonctions embarquées

Les constructeurs ont tendance à mettre en avant certaines fonctionnalités secondaires, bien qu’elles soient parfois négligées lors des tests, probablement en raison de leur faible intérêt pour le public. Toutefois, si elles sont mises en avant, il est judicieux de vérifier leur facilité d’implémentation et d’utilisation et surtout leur intérêt.

Une fonction KVM (Keyboard / Vidéo / Mouse) ?

Les branchements s’avèrent classiques et simples : le clavier et la souris doivent être connectés directement sur l’écran en USB-A. L’ensemble des autres câbles est fourni dans le bundle MSI.

Mon matériel de test:

  • PC principal :
    • un câble USB-B vers USB-A obligatoire pour piloter l’écran
    • un display port pour le flux vidéo
  • PC secondaire (ultra-portable dédié au travail)
    • un câble USB-C pour le flux vidéo et la data clavier/souris

Le port USB-C permet de recharger un appareil compatible avec le mode DisplayPort Alternate (DP Alt). Toutefois, pour en bénéficier, il est nécessaire d’activer cette fonctionnalité dans l’OSD (On-Screen Display).

Vous trouverez ce paramètre dans l’onglet “setting → Recharge PD Type C”.

Un KVM qui ne gère pas la vidéo :

On pourrait penser que le MPG 274URDFW E16M dispose d’un KVM complet. Ce n’est toutefois pas réellement le cas. Le KVM permet de partager les périphériques USB, notamment le clavier et la souris, entre deux ordinateurs, mais ne bascule pas automatiquement la source vidéo. Pour passer d’une machine à l’autre, il faut donc effectuer deux opérations : basculer les périphériques USB via le KVM, puis sélectionner manuellement l’entrée vidéo correspondante dans l’OSD.

C’est fonctionnel, mais moins pratique qu’un véritable KVM capable de synchroniser automatiquement les périphériques USB et le signal vidéo. J’aurais aimé retrouver une solution similaire à celle du GIGABYTE M27UP, que nous avons également testée. MSI se distingue toutefois par son USB-C offrant près de 100 W de recharge, contre seulement 18 W pour le Gigabyte, un avantage appréciable avec un ultraportable.

Mon avis : cette limitation est dommage, car la connectique du moniteur se prête parfaitement à cet usage. Un basculement automatique vidéo + USB aurait rendu l’utilisation de deux ordinateurs avec un seul écran, clavier et souris nettement plus confortable.

La fonction PIP et PBP

Pour utiliser la fonction PIP (Picture-in-Picture) et PBP (Picture-by-Picture), MSI a choisi de privilégier le fonctionnement simultané et stable des différentes sources vidéo. C’est pourquoi il a rendu obligatoire la désactivation de certaines fonctions : le HDR, le DUAL MODE, HDMI CEC ainsi que l’Adaptativ Sync et même le DSC (?). Autant dire qu’activer le PIP ou le PBP vous oblige à modifier fortement les réglages de votre écran.

Le DSC (Display Stream Compression) permet de compresser le flux vidéo afin de faire transiter des résolutions et fréquences de rafraîchissement élevées tout en restant dans les limites de la bande passante du DisplayPort. Sur le MPG 274URDFW E16M, cette fonction apporte donc un avantage lorsqu’on exploite le mode d’affichage au maximum (soit 3 840 × 2 160 pixels / 160 Hz). Vous vous en doutez donc, pour désactiver toutes ces fonctions, vous devrez mettre la main dans l’OSD et régler votre écran manuellement à votre convenance.

Mon avis : Ces limitations et donc contraintes sont à prendre en compte si vous souhaitez utiliser simultanément plusieurs sources, par exemple un PC fixe en DisplayPort, un ordinateur portable en USB-C, voire une PS5 sur cet écran. De mon point de vue, ces fonctions devraient être réservées aux écrans bien plus larges, comme les téléviseurs. Affiché sur un écran de 27 pouces, le PBP (Picture-by-Picture) reste opérationnel. Cependant, avec le PIP (Picture-in-Picture), l’image superposée réduit significativement, à mon humble avis, la taille de l’image principale. Il s’agit moins d’un défaut de l’écran que d’une limitation inhérente au format 27″, qui ne permet pas véritablement d’afficher simultanément deux sources de manière confortable.

Les fonctions GAMING

Du “AI” à toutes les sauces :

MSI regroupe sous l’appellation « AI » plusieurs fonctions automatisées capables d’analyser certains éléments affichés ou les paramètres utilisés afin d’adapter le comportement du moniteur. Attention toutefois au terme « intelligence artificielle » : ici, il ne s’agit évidemment pas d’une IA générative comme celles que l’on peut retrouver dans les assistants conversationnels. MSI ne détaille d’ailleurs pas précisément les technologies ou algorithmes employés derrière ces différentes fonctions. D’ailleurs, certaines fonctions sont nommées différemment dans l’OSD intégré.

Sur la page officielle de présentation de l’écran, on retrouve de nombreuses fonctions et paramètres contenant le terme “AI”:

AI CrosshairAnalyse l’arrière-plan pour adapter la couleur du réticule.
AI VisionAnalyse l’image afin d’améliorer la visibilité des zones sombres.
AI Dual ModeDétecte la résolution utilisée et adapte automatiquement le mode de rafraîchissement.
AI MenuPermet de gérer automatiquement des profils associés aux jeux.
AI NavigatorInterface permettant de regrouper et gérer ces fonctions.

 

L’OPTIX SCOPE

Les écrans gaming que j’ai pu tester ont tous une fonction loupe : “GAME PLUS” chez ASUS, “EAGLE EYE” chez Gigabyte…, et “OPTIX SCOPE” chez MSI. Cette fonction semble désormais s’imposer comme un standard incontournable.

L’OPTIX SCOPE fonctionne donc comme une loupe placée au centre de l’écran. Elle agrandit une portion de l’image afin de faciliter le repérage des adversaires à distance, sans modifier le reste de l’affichage. Une fonction censée être destinée aux jeux de tir compétitifs. Ce n’est pas un véritable zoom optique, mais bien un traitement numérique de l’image.

Vous avez le choix entre 3 tailles de fenêtre : Petite, Moyenne, Grande, et 3 niveaux de zoom : x1,5, x2 et x4.

Fenêtre normale sans l’Optix Scope :

Petite fenêtre :

Fenêtre moyenne :

Grande fenêtre :

Autre exemple avec COD: MODERN WARFARE 4:

Sur la première image, je me rapproche d’un soldat. Dans ce cas précis, il s’agit d’un allié. Ce que vous ne voyez pas, c’est qu’il y a deux autres soldats masqués de mon champ de vision. Autant dire que si c’était un assaut ennemi, vous seriez une cible facile. Cette fonction peut être, à la limite, intéressante pour les tirs longue distance, même si là aussi, elle masque une partie du terrain.

Deuxième défaut important de cette fonction : Lorsque vous l’activez sur l’écran MSI, l’écran devient noir pendant une longue seconde avant de réapparaître. Le même délai s’applique si vous décidez de la désactiver. En jeu FPS, c’est une éternité ! Compte tenu de l’impact potentiel sur votre expérience de jeu, il est crucial de comprendre les implications de cette fonctionnalité. Lorsqu’elle est activée, la fenêtre occupe une position centrale et agrandit numériquement tout ce qui se trouve devant vous, perturbant ainsi votre champ de vision. En situation de combat rapproché, c’est réellement problématique tellement votre cible est difficilement localisable.

Mon avis : Les délais d’activation et désactivation de cette fonction sont pénalisants pour n’importe quel jeu de tir, surtout compétitif. Dès lors, en condition d’usage réel, cette loupe devient rapidement un problème. Elle modifie trop mon appréciation du terrain et gène clairement dans les combats rapprochés. Je vous laisse faire votre propre avis.

L’AI CROSSHAIR

Désormais omniprésente sur les écrans de gaming, la fonction suivante offre un choix varié de réticules. MSI propose six formes différentes pour s’adapter à vos préférences. Pour une meilleure visibilité, deux couleurs fixes sont disponibles : blanc et rouge. De plus, une option permettant au réticule de s’adapter à la couleur de fond de votre écran est proposée, garantissant ainsi une constante visibilité, même en cas de changement de décor.

Mon avis : La fonction est relativement simple et efficace. Le changement automatique de couleur de réticule, en fonction du fond d’écran, est assez efficace. Sur une surface claire, le réticule est rouge, sur une surface rouge, il devient blanc.

La fonction “DUAL MODE”

Dual Mode : deux écrans en un

C’est l’une des fonctions principales du MSI MPG 274URDFW E16M. Le Dual Mode permet de choisir entre deux modes d’affichage : la 4K UHD à 160 Hz ou la Full HD 1080p à 320 Hz. L’objectif est simple : privilégier la définition et la finesse d’affichage ou, au contraire, la fréquence de rafraîchissement et la réactivité. Il faut toutefois garder à l’esprit que le passage en 1080p sur une dalle native 4K entraîne une perte de finesse d’affichage.

Le mode 4K 160 Hz sera particulièrement adapté aux jeux solo et aux titres graphiquement exigeants, lorsque la qualité d’image prime. À l’inverse, le 1920 × 1080 à 320 Hz vise davantage les jeux compétitifs et les FPS, où une fréquence très élevée apporte davantage de fluidité et de réactivité.

Le passage d’un mode à l’autre s’effectue, en 3 clics, directement depuis l’OSD du moniteur, via un des 4 boutons personnalisables : “OFF” active la résolution 4K, “ON” bascule l’écran en Full HD. La bascule depuis l’application MSI est également très simple.

MSI offre une option pour forcer un affichage équivalent à une diagonale de 24,5 pouces. Cependant, lors de mes tests, l’écran n’a jamais dépassé 240 Hz en Full HD, et 60 Hz (?) en 4K dans ce mode. En rétablissant l’affichage en 27 pouces, les fréquences maximales sont de nouveau accessibles en 4k et Full HD. Il semble donc qu’il s’agisse d’une limitation spécifique à ce mode d’affichage, dont l’intérêt réel en l’état, m’échappe.

J’ai également constaté que certaines modifications effectuées directement depuis l’OSD intégré n’étaient pas automatiquement répercutées dans l’application MSI. Pour que celle-ci actualise correctement les paramètres, j’ai dû, à plusieurs reprises, fermer complètement l’application puis la relancer. C’est assez frustrant, surtout lorsque l’on souhaite ajuster rapidement les différents réglages de l’écran depuis Windows.

L’intérêt du DUAL MODE

Je ne le redirai jamais assez : la fonction DUAL MODE s’adresse avant tout à ceux qui recherchent absolument à privilégier la rapidité et la fluidité, au détriment de la qualité d’affichage. Néanmoins, la majorité des joueurs ne percevra probablement pas de différence significative en pratique. Et soyons clairs : cette fonctionnalité ne fera jamais de vous un meilleur joueur. N’étant absolument pas un joueur compétitif, j’utilise l’écran à sa résolution native, HDR activé.

Mon avis : La bascule en DUAL MODE se fait en moins de 2 secondes. Par rapport à la résolution 4K, on perd très légèrement en qualité visuelle, mais cela reste vraiment confortable. Même si je ne suis pas particulièrement la cible de cette fonctionnalité, elle répond clairement aux attentes de nombreux joueurs. Selon les usages et les priorités de chacun, elle peut ainsi apporter un réel intérêt. Tout le monde y trouvera son compte. J’avoue avoir été agréablement surpris par l’implémentation de cette fonction sur cet écran MSI.

 

La dalle 

 

Le traitement de la dalle

La finition mate de l’écran offre un réel avantage, en particulier dans les environnements lumineux où les reflets sont considérablement réduits. Même sur un fond noir, avec une lumière vive ou une fenêtre à proximité, l’affichage reste agréable. Bien que des halos légers soient perceptibles sur les sources lumineuses les plus intenses, ils restent contenus et rapidement oubliés. Cet avis reste purement subjectif, car j’estime qu’en situation de jeu, ils sont pratiquement imperceptibles. De plus, l’appareil photo tend à amplifier les reflets, ne traduisant pas fidèlement la réalité.

En résumé, cet écran se révèle être un choix très appréciable pour un usage dans des environnements lumineux.

Exemple du reflet d’une lampe d’un iPhone 17 pro max:

 

Le rétroéclairage

Sur notre exemplaire d’écran, je n’ai constaté aucun défaut notable au niveau du rétroéclairage. Aucun Backlight Bleeding (fuite de rétroéclairage) ni Backlight Leakage marqué n’est visible, y compris sur une image noire dans une pièce sombre. Je n’ai pas non plus relevé de zones anormalement plus lumineuses ou de défaut évident d’uniformité du rétroéclairage. L’ensemble apparaît donc particulièrement homogène à l’œil, ce qui est un très bon point pour cet écran.

 

L’IPS Glow

L’IPS Glow est un phénomène qui concerne principalement les écrans équipés d’une dalle IPS, comme son nom l’indique. Il ne se mesure donc pas simplement à partir d’une photo prise de face. Il se manifeste généralement par des zones blanchâtres, souvent visibles dans les quatre coins de l’écran sur une image noire, les parties centrales apparaissent plus sombre et semblent former une barre verticale (voire horizontale) plus sombre. Selon l’angle de vision, leur intensité et leur position apparente peuvent varier, donnant parfois l’impression que le halo se déplace avec le regard. Plusieurs photos prises depuis différents angles permettent ainsi de mieux identifier et d’évaluer ce phénomène.

Pour évaluer précisément l’IPS Glow de notre dalle IPS, je désactive le Local Dimming et affiche une image noire sur l’ensemble de l’écran. Enfin, je plonge la pièce dans l’obscurité la plus complète. Le résultat est perceptible, bien que minimal, contrastant avec celui de l’écran GIGABYTE M27UP testé précédemment, qui était bien plus prononcé. Dans la réalité, que ça soit en bureautique ou en jeu, ce phénomène ne se remarque pas. Là aussi l’appareil photo exagère fortement cet effet.

À présent, je réactive le “Local Dimming”, disposant de trois niveaux de réglage.  Contrairement aux niveaux 1 et 2 qui donnent une impression d’image nettement plus terne, on obtient avec le niveau 3 (valeur max) des noirs véritablement profonds,

Le résultat est bluffant : la technologie Mini LED/Local Dimming élimine entièrement l’IPS Glow. L’un des avantages de cette technologie est évident.

L’explication : Lorsque le Local Dimming est désactivé, le rétroéclairage reste actif sur l’ensemble de la dalle, ce qui rend l’IPS Glow beaucoup plus visible dans les zones sombres. À l’inverse, lorsque le Local Dimming est activé, les zones Mini LED situées derrière les parties noires peuvent fortement réduire leur luminosité, voire s’éteindre, masquant ainsi le phénomène.

Blooming

Un point mérite toutefois d’être souligné concernant le blooming, qui peut être visible lorsque l’écran affiche une grande surface totalement noire avec de petits éléments très lumineux. Le rétroéclairage Mini-LED étant composé de zones qui éclairent plusieurs pixels à la fois, la lumière peut légèrement déborder autour des éléments clairs. Le phénomène est alors perceptible dans une pièce sombre, surtout sur une image presque entièrement noire. En revanche, dès que l’image contient davantage d’éléments ou que l’on est dans des conditions d’utilisation normales, cet effet se fait complètement oublier et ne m’a pas particulièrement gêné au quotidien. Il s’agit donc davantage d’une limite inhérente au fonctionnement du Local Dimming que d’un défaut réellement pénalisant dans l’utilisation courante.

Angles de vision

La qualité des angles de vision est remarquable. Qu’il s’agisse d’observer l’écran de côté, légèrement en haut ou en bas, les changements de couleurs et de luminosité restent minimes, aucune dégradation significative n’étant à déplorer. Néanmoins, il convient de nuancer ce propos : il s’agit là d’une utilisation peu conventionnelle, car je doute que quiconque adopte un tel angle pour regarder son écran. Mais comme on dit, qui peut le plus, peut le moins.

La consommation

Côté consommation, le Mini LED reste naturellement plus énergivore qu’un rétroéclairage LED classique, particulièrement lorsque la luminosité est poussée au maximum — contrairement à l’OLED, où chaque pixel s’allume individuellement et où les zones sombres ne consomment presque rien. Lors de mes tests, je n’ai pas réussi à dépasser 65 W. Sur un écran affichant une page noire, l’écran consomme aux alentours de 21 W, contre une poignée de watts seulement sur un OLED affichant la même image — l’écart illustre bien la différence de principe entre rétroéclairage global et pixels autoémissifs. En usage mixte (bureautique, jeu, HDR), ce delta se resserre naturellement, le Mini-LED n’ayant pas besoin d’éclairer les zones qu’il assombrit via le Local Dimming.

Qui dit consommation, dit dégagement de chaleur. On observe que la partie la plus chaude se concentre au centre de l’écran et sur les cotes, avec un max qui approche les 50°.

Rien de particulier à ce propos. Juste que je trouve assez intéressant de connaitre l’efficacité du dégagement thermique.

Lors de l’obtention d’un nouvel écran, la plupart d’entre nous se contente généralement de le déballer, de l’assembler rapidement, pour en profiter immédiatement. Quelques personnes activeront peut-être immédiatement le HDR ou ajusteront simplement la luminosité. Surtout, l’avancée technologique est telle que le simple remplacement d’un écran ancien peut procurer un bond significatif en termes de qualité et de performance. Nous pouvons alors nous contenter des paramètres par défaut.

Lorsqu’il s’agit d’évaluer la qualité d’un écran, je vous mets au défi d’utiliser uniquement cette approche visuelle, d’autant plus si vous ne disposez d’aucun autre écran à proximité pour comparer deux images identiques. Avez-vous déjà remarqué des écarts significatifs de qualité visuelle en observant un mur rempli d’écrans dans un magasin d’électronique ? Dans ce cas de figure, nous nous sommes tous étonnés des disparités visuelles importantes. Dans cette situation, notre appréciation est donc subjective. C’est pourquoi, il est préférable d’éviter de juger un écran uniquement sur la base de nos sensations personnelles.

Le protocole de test

Pour une évaluation plus précise, j’utiliserai une sonde Datacolor Spyder PRO, qui permettra de mesurer avec plus de fiabilité les réglages en sortie d’usine en mode SDR. Par la suite, nous vérifierons si une calibration offre un meilleur rendu. Enfin, nous mesurerons les valeurs en mode HDR. Les réglages de contraste et de température de couleur dans l’OSD peuvent être verrouillés en fonction des profils prédéfinis, tels que sRGB, ce qui empêche tout ajustement manuel.

Comme préconisé par le constructeur de la sonde, je désactive la fonction HDR, réinitialise l’écran en configuration d’usine et laisse tourner l’écran plus de 30 minutes pour stabiliser la température des composants.

Gamme & précision des couleurs

Gamme de couleur / Gamut

Espace colorimétriqueCouverture acceptableUsage
sRGB≥ 95 %Web, bureautique, photo standard
AdobeRGB≥ 90 %Photo print, design graphique
DCI-P3≥ 90 %Vidéo, cinéma, HD

 

En configuration d’usine

Dans sa configuration d’origine, l’écran couvre 94 % du sRGB, 70 % de l’AdobeRGB et 69 % du DCI-P3.

La couverture sRGB est donc déjà importante, ce qui est intéressant pour une utilisation classique : jeux, navigation web, vidéos ou bureautique. En revanche, la couverture des espaces AdobeRGB et DCI-P3 est nettement plus limitée. Pour les contenus utilisant des espaces colorimétriques plus larges, certaines couleurs très saturées ne pourront donc pas être reproduites.

Après calibration

C’est ici que l’évolution est la plus spectaculaire. La couverture passe à 100 % du sRGB, mais surtout à 100 % de l’AdobeRGB et 95 % du DCI-P3. 

La calibration ne se contente donc pas d’améliorer la précision des couleurs : dans les résultats de la sonde, elle s’accompagne également d’une augmentation très importante de la couverture mesurée des espaces colorimétriques. Il ne faut pas croire que cette calibration a physiquement augmenté les capacités de la dalle. Une calibration ne peut pas créer de nouvelles couleurs que le panneau n’est pas capable de produire. Le changement observé correspond au comportement du moniteur dans le mode utilisé pour la mesure et à la façon dont la calibration exploite son gamut.

En HDR

Le gamut mesuré reste très large : 99 % du sRGB, 87 % de l’AdobeRGB et 88 % du DCI-P3.

Le HDR conserve donc une couverture colorimétrique importante, même si les résultats sont légèrement inférieurs à ceux obtenus après calibration en SDR.

Verdict
Le résultat est particulièrement intéressant après calibration. Le MPG 274URDFW E16M dispose d’une couverture colorimétrique très étendue selon les mesures réalisées. En sortie d’usine, le résultat est plus classique avec 94 % du sRGB, 70 % de l’AdobeRGB et 69 % du DCI-P3. Point positif : la couverture mesurée après calibration est très large et convient aussi bien à une utilisation multimédia qu’à des travaux nécessitant un espace colorimétrique étendu. Ces pourcentages indiquent l’étendue du gamut, et non la précision des couleurs. C’est pour cette raison qu’il faut les mettre en parallèle avec les résultats du Delta E que nous allons mesurer ci-dessous.

Précision des couleurs (Delta E)

Le Delta E est une mesure de la précision des couleurs d’un profil colorimétrique par rapport à une référence. C’est une donnée importante pour le design, la photo et la vidéo professionnelle.

Delta ESignification
0 – 1Parfait, imperceptible à l’œil humain
1 – 2Très bon, presque imperceptible
2 – 3Correct, légèrement visible si on regarde attentivement
3 – 5Visible, acceptable pour usage grand public
> 5Mauvais, couleurs nettement incorrectes

 

MesureDelta E SDRDelta E SDR après calibrationDelta E HDR
Delta E minimum0,230,130,64
Delta E moyen1,030,772,35
Delta E maximum4,422,484,76

 

En configuration d’usine

Le résultat est déjà très bon : Delta E moyen de 1,03. Cela signifie que, globalement, les couleurs affichées sont très proches des couleurs de référence. Il existe toutefois quelques écarts plus importants, avec un maximum de 4,42. La majorité des couleurs restent néanmoins bien maîtrisées.

Après calibration

La calibration améliore encore le résultat : 1,03 → 0,77 de Delta E moyen et surtout : 4,42 → 2,48 de Delta E maximum. C’est une amélioration réelle, même si elle n’est pas spectaculaire parce que le réglage d’usine était déjà vraiment bon. Le point intéressant est donc que la calibration ne transforme pas complètement l’écran : elle affine un résultat déjà très bon. Le fichier calibré montre notamment des valeurs extrêmement basses sur de nombreuses couleurs, certaines sous 0,5 de Delta E.

HDR

Le résultat est moins bon, mais reste plus que correct : Delta E moyen : 2,35 avec un maximum de 4,76. Cela montre que le passage en HDR modifie sensiblement le comportement colorimétrique de l’écran. Rien de grave donc.

Uniformité des couleurs 

L’uniformité colorimétrique du MPG 274URDFW E16M se montre plutôt convaincante en SDR. En sortie d’usine, le Delta E maximal relevé sur les neuf zones ne dépasse pas 2,6, même à 100 % de luminosité. La calibration apporte pourtant un résultat assez paradoxal : si elle améliore la précision globale des couleurs, elle augmente les écarts entre les différentes zones de la dalle, avec un Delta E maximal atteignant 4,7 à 50 %. Il ne s’agit pas d’un défaut de la calibration en elle-même, celle-ci n’ayant pas pour fonction de modifier l’uniformité physique du panneau. Le point à surveiller se situe en HDR à pleine luminosité, où le Delta E maximal grimpe à 7,9 — un écart qui, sur le papier, sort de la zone confortable. Dans les faits, cette configuration (HDR à 100 %) reste un cas d’usage assez marginal, et je n’ai personnellement rien constaté de gênant à l’œil en usage courant. Comme toujours avec une sonde grand public, ces valeurs doivent être considérées comme indicatives plutôt que comme des mesures de laboratoire absolues.

Uniformité de la Luminance

L’uniformité de la luminance se montre plutôt convaincante en SDR. Les deux séries de mesures présentent d’ailleurs des résultats très proches, avec un écart maximal de 11 % à 50 % de luminosité, qui descend progressivement jusqu’à seulement 5 % à 100 %. À pleine luminosité, les différentes zones de la dalle restent donc relativement proches les unes des autres. Le HDR se montre un peu moins homogène, avec des écarts compris entre 11 et 13 %. À 100 % HDR, la luminance varie ainsi de 312,1 à 349,9 cd/m² selon la zone mesurée.

Verdict

Ces résultats ne révèlent pas d’anomalie particulière, mais montrent que l’uniformité est légèrement meilleure en SDR qu’en HDR. Comme toujours avec une sonde grand public, ces valeurs doivent être considérées comme indicatives plutôt que comme des mesures de laboratoire absolues.

 

Un bilan très positif

Au terme de ce test, le MSI MPG 274URDFW E16M laisse une impression très positive. Personnellement, j’ai été particulièrement satisfait par la qualité de sa dalle Rapid IPS. L’association de la définition 4K, du rétroéclairage Mini-LED et du Local Dimming offre une image riche, lumineuse et contrastée, tout en conservant les avantages de l’IPS. C’est un excellent compromis pour ceux qui ne souhaitent pas investir dans un OLED.

Bonne précision des couleurs

Les mesures réalisées confirment par ailleurs une bonne précision des couleurs, déjà convaincante en sortie d’usine et encore améliorée après calibration. Il faut également nuancer les résultats obtenus en HDR. Les mesures montrent effectivement une légère baisse par rapport au SDR et une uniformité de luminance un peu moins homogène. Ces écarts restent toutefois essentiellement théoriques dans le cadre d’une utilisation courante : à l’œil, je n’ai constaté aucune dérive de couleur ou différence d’uniformité réellement gênante en utilisation HDR. L’expérience visuelle reste donc très convaincante, et ces résultats de mesure ne remettent pas en cause la très bonne qualité d’affichage de l’écran.

Les fonctions embarquées

Le Dual Mode constitue, à mes yeux, l’un des véritables atouts de cet écran. La possibilité de passer simplement de la 4K à 160 Hz au Full HD à 320 Hz apporte une réelle polyvalence et permet d’adapter l’écran au type de jeu pratiqué. Même si je privilégie personnellement la 4K, j’ai été agréablement surpris par la facilité et la rapidité de cette bascule.

Tout n’est cependant pas parfait. Les différentes fonctions gaming proposées par MSI sont parfois intéressantes sur le papier, mais leur implémentation me laisse plus réservé. Certaines, comme l’Optix Scope ou les fonctions estampillées « AI », ne m’ont pas réellement convaincu en utilisation. L’application Gaming Intelligence souffre également de quelques incohérences d’interface et ne m’a finalement pas semblé indispensable au quotidien.

L’OSD intégré constitue heureusement une solution pratique et relativement intuitive. Il pourrait encore être amélioré, notamment dans la gestion des paramètres grisés et l’identification des fonctions incompatibles, mais il permet de gérer efficacement l’écran sans devoir passer systématiquement par le logiciel MSI. Logiquement cela devrait être l’inverse.

La polyvalence

Overclocking.com Gold Award

Malgré quelques fonctions secondaires perfectibles, le cœur du produit est une vraie réussite. La qualité d’image, le Mini-LED, la polyvalence du Dual Mode, la connectique complète et la bonne précision colorimétrique en font un écran particulièrement polyvalent. Pour ma part, c’est surtout la qualité de la dalle et l’expérience visuelle globale qui me feront retenir positivement ce MPG 274URDFW E16M.

 

 

On a aimé :

  • Le design noir/blanc sobre et élégant.
  • L’efficacité du Dual Mode 4K 160 Hz / Dual Mode 320 Hz.
  • Les réglages d’usine en SDR et après calibration.
  • Les noirs profonds grâce à la technologie MiniLED.
  • La connectique complète et la gestion des câbles.
  • L’USB-C 98 W parfait pour recharger la majorité des ultraportables.

On a moins aimé :

  • La fonction KVM réservée uniquement pour le partage du clavier/souris (et pas la vidéo).
  • Le blooming dans certaines scènes très sombres (même si invisible en jeu)
  • Le délai d’activation/désactivation de certaines fonctions embarquées.
  • Le manque de rigidité du pied (écran qui a tendance à se balancer).
  • l’application MSI Gaming Intelligence qui se synchronise mal si OSD intégré ouvert en même temps

Pour conclure, l’essentiel est bien là. Je peux recommander sans hésiter cet écran.

Pour ce qui est du prix de vente, cet écran MSI haut de gamme se trouve aux alentours de 549 euros sur Amazon.

Un grand merci à MSI pour le prêt de cet écran.

AMD dévoile la Threadripper Halo Station : 96 cœurs et 576 Go de mémoire GPU

Lors de sa keynote dédiée à l’IFA 2026, AMD a officiellement présenté la Threadripper Halo Station. Il s’agit d’une station de travail refroidie par liquide conçue spécifiquement pour exécuter localement des modèles d’intelligence artificielle comportant plus de mille milliards de paramètres, évitant ainsi le recours aux services cloud. Bien que la disponibilité exacte du système ne soit pas encore communiquée, cette annonce souligne l’essor d’un marché dédié aux matériels de classe workstation pour l’IA, offrant aux développeurs un contrôle direct sur les charges de travail lourdes.

AMD's new workstation pairs a 96-core Threadripper with 576GB of GPU memory

Une configuration record pour l’exécution locale

Le cœur de cette machine repose sur le processeur Ryzen Threadripper PRO 9995WX, également connu sous le nom de code Shimada Peak. Basé sur l’architecture Zen 5, ce CPU dispose de 96 cœurs et de 192 threads, avec une fréquence de boost pouvant atteindre 5,4 GHz. Il prend en charge jusqu’à 2 To de mémoire système DDR5. Pour l’accélération graphique, la Halo Station s’appuie sur des cartes Instinct MI350P. AMD a démontré une configuration à deux cartes lors de l’événement, mais le modèle entièrement configuré prévoit l’installation de quatre accélérateurs.

Chaque carte Instinct MI350P intègre 144 Go de mémoire HBM3E et offre une bande passante de 4 To/s. Une configuration à deux cartes fournit donc 288 Go de mémoire, tandis que la version à quatre cartes atteint un total impressionnant de 576 Go. Selon la firme, cette capacité est suffisante pour stocker l’intégralité des poids d’un modèle à mille milliards de paramètres directement sur la machine. Cette bande passante est décrite comme étant 14 fois supérieure à celle des variantes LPDDR5X existantes, une caractéristique cruciale pour le traitement efficace des données.

Consommation électrique et refroidissement

La puissance brute de la Halo Station s’accompagne de besoins énergétiques et thermiques importants. Chaque accélérateur Instinct MI350P peut consommer jusqu’à 600 W. Pour gérer ces flux thermiques, les cartes sont refroidies par liquide de manière indépendante. Le processeur Threadripper dispose également de son propre système de refroidissement liquide dédié. La station nécessite donc une infrastructure de refroidissement robuste pour maintenir ses composants à des températures opérationnelles sûres lors de charges de travail intensives.

AMD Threadripper Halo Station

Jack Huynh, vice-président senior et directeur général du Computing and Graphics chez AMD, a qualifié ce produit d’une nouvelle catégorie de workstation. Son objectif est de ramener le calcul de niveau « superordinateur » à la portée des utilisateurs individuels et des développeurs. Cependant, plusieurs détails techniques et commerciaux restent flous. AMD n’a divulgué ni prix ni date de sortie précise. Les spécifications complètes concernant le stockage, le réseau ou les options de châssis n’ont pas été détaillées non plus. Il n’a pas été précisé si la vente se fera directement par AMD ou via des fabricants de workstation et des intégrateurs de systèmes.

Un modder exécute le DLSS 5 sur des cartes AMD RADEON !

Bonne nouvelle si vous avez une carte AMD, vous pourrez aussi profiter du rendu DLSS 5 Neural Rendering. En effet, un modder est parvenu à exécuter la tech de NVIDIA sur un GPU AMD RADEON. Évidemment, les performances sont au ras des pâquerettes, en même temps, normal puisqu’il s’agit d’une adaptation d’une technologie GeForce sur carte AMD… Et nous sommes aussi au début du développement, mais des progrès sont rapidement faits.

DLSS 5 Neural Rendering sur GPU AMD, ça donne quoi ? 

Un GPU AMD exploite le modèle neuronal de NVIDIA !

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Pour faire simple, une fois le mod en place, il faudra activer le FSR 3 ou 4 puisque ce dernier servira à récupérer les données nécessaires pour le Neural Rendering. Le mod va donc piocher dans le pipeline FSR les données requises et c’est là qu’entre en jeu le fichier nvngx_dlssnr.dll qui va fournir le réseau neuronal pour le traitement. Derrière, un ensemble de kernels HIP spécifiquement développés pour l’opération va exécuter les opérations du réseau neuronal sur les GPU AMD. Derrière, les unités de calcul du GPU gèrent le rendu des images qui sont ensuite réinjectées dans le pipeline graphique avant d’être affichées à l’écran.

Gourmand en ressources :

DLSS 5 RADEON
Ça mérite encore d’être affiné !

Bien que ce soit fonctionnel, ce processus reste gourmand et les performances sont loin d’être compétitives… Mais le projet avance vite et le modder indique avoir gagné en performances en peu de temps. Sur Cyberpunk 2077 en 1080p, avec la version initiale du mod, la RX 9070 XT affichait 10 FPS. Puis avec la version 0.2.0 du mod, on passait à 23 FPS pour atteindre les 30 FPS en version 0.2.7. La version 0.2.8 rajoutait encore 2 % de performances supplémentaires et le dev espère proposer un niveau de prestation équivalent à ce qu’une RTX 5070 Ti peut offrir. À voir ce qu’il en sera.

Par ailleurs, précisons que le mod fonctionne aussi sur les RX 7000, mais le niveau de performance est inférieur à ce qu’une RX 9070 XT peut offrir.

Actuellement, le projet est en alpha fermée, d’autant que Windows Defender repère le fichier comme potentiellement dangereux. Mais c’est un projet ambitieux qui mérite d’être suivi d’autant qu’AMD ne propose pas encore d’équivalent au DLSS 5 Neural Rendering.

Nvidia vend ses cartes RTX 50 à prix catalogue lors de la PAX West

Alors que la convention PAX West se déroule actuellement au centre de conventions de Seattle, Nvidia a décidé de revenir à une stratégie de vente directe pour ses cartes graphiques de dernière génération. La marque propose donc sur place ses modèles Founders Edition à leur prix catalogue, une mesure destinée à offrir une alternative aux consommateurs face aux prix exorbitants constatés en ligne.

GPU prices for current-gen Nvidia and AMD
(Image credit: Tom’s Hardware)

Jacob Freeman, l’évangéliste GeForce de l’entreprise, a confirmé cette disponibilité sur le réseau social X. Il a indiqué que les cartes RTX 5070, RTX 5080 et RTX 5090 sont disponibles à l’achat pour les visiteurs, tant que les stocks le permettent. Ces cartes sont accompagnées de packs de cartes à collectionner GeForce Trading Cards de la série 1. Freeman a invité les joueurs intéressés à le contacter directement pour obtenir ces produits.

Une réponse à la volatilité des prix

Cette initiative intervient dans un contexte économique tendu pour les cartes haut de gamme. Au cours du mois écoulé, une augmentation significative des tarifs a rendu inaccessibles la plupart des cartes Nvidia. Le modèle RTX 5090, initialement affiché à 1 999 $, est désormais régulièrement vendu au-dessus de 5 000 $ sur les plateformes de revente aux USA.

La carte RTX 5090 fait l’objet d’une attention particulière en raison de ses 32 Go de mémoire GDDR7, une configuration qui la rend idéale non seulement pour le gaming haut de gamme, mais aussi pour l’inférence locale à moindre coût. Cette demande a poussé les prix à la hausse, avec des augmentations du prix moyen affiché atteignant jusqu’à 39 % pour l’ensemble de la gamme RTX 50 au début du mois. Les modèles milieu de gamme n’ont pas été épargnés, avec une hausse de 29 % pour la RTX 5060 Ti 16 Go et de 36 % pour la RTX 5070.

Aux USA, il existe encore des “promotions”, si l’on peut dire, pour la RTX 5090 chez les revendeurs Micro Center, où les prix peuvent descendre jusqu’à 4 200 $. Cependant, pour la majorité des acheteurs en ligne, le seuil des 5 000 $ semble désormais incontournable pour accéder à ce modèle phare.

DLSS 5 et RTX 40

Parallèlement à cette action commerciale, Nvidia a lancé officiellement le support de la technologie DLSS 5 pour ses cartes de la série RTX 50 dans le jeu NBA 2K27. Cette annonce suit la divulgation d’une bibliothèque dynamique (DLL) qui permettait aux moddeurs d’activer le rendu neuronal dans presque n’importe quel titre. La communauté a rapidement adapté cette technologie pour les cartes RTX 40 et même les anciennes RTX 30, bien que les performances sur ces dernières soient jugées non jouables.

Nvidia a précisé qu’elle envisage d’étendre le support du DLSS 5 aux cartes de la série RTX 40 à une date ultérieure. Bien que l’entreprise n’ait pas de stand officiel à PAX West 2026, plusieurs partenaires comme Starforge Systems, Razer et Lenovo y sont présents. Freeman promet de publier des mises à jour sur X concernant l’endroit et le moment précis où les visiteurs pourront le trouver pour récupérer leurs cartes.

Il est à noter que ce type de distribution lors d’événements physiques n’est pas nouveau. Le programme Verified Priority Access (VPA), lancé en 2022 pour la série RTX 40 et réintroduit en 2025 pour la série RTX 50, a déjà permis la vente de cartes à prix catalogue lors de la QuakeCon à Dallas il y a un mois. Cette approche semble s’imposer comme une réponse pragmatique à la spéculation et aux hausses de prix observées sur le marché secondaire.

RTX 3060 : que vaut une carte low profile alimentée via PCIe ?

Parfois, dans le monde du hardware, nous retrouvons des choses pour le moins originales… Comme cette petite RTX 3060 déclinée en une version low profile et single slot. Cette carte a pour particularité de ne disposer d’aucun connecteur d’alimentation auxiliaire, le courant passe uniquement par le slot PCIe de la carte mère, limité à 75 W pour rappel. Dès lors, il a fallu serrer quelques vis et le résultat final est peu convaincant.

RTX 3060 low profile single slot : une belle expérience peu convaincante ! 

Ça chauffe !

RTX 3060 single slot low profile

Au niveau de la chauffe, on ne peut pas dire que la carte soit particulièrement réussie de ce point de vue. En effet, la carte dispose d’un simple ventilateur blower qui doit souffler sur un petit bloc en aluminium extrudé dont l’efficacité est relative. En effet, notre confrère nous indique que la carte ne dispose pas d’ailettes en aluminium… Tandis que le carénage est une simple feuille d’aluminium repliée. Dans tous les cas, à l’usage, la petite carte voit son hotspot dépasser les 90 °C. Donc bien pour la compacité, mais côté efficacité, la compacité efface l’aspect refroidissement.

Des performances anémiques !

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Au niveau des performances maintenant, encore une fois, ça ne casse pas trois pattes à un canard puisque l’on se retrouve à une consommation limitée à 75 W. Or, une RTX 3060, c’est 170 W de TDP à l’origine. Forcément, cela limite sérieusement les fréquences qui atteignent à peine les 900 MHz là où les 1 777 MHz en boost sont annoncés. Bref, entre consommation fortement restreinte et températures élevées, ça ne monte pas bien haut.

D’ailleurs, sur Time Spy, la carte décroche un score de 4 821 pts, un score anémique pour une RTX 3060 qui tape dans les 9 000 points habituellement. En l’état, c’est en dessous du score d’une GTX 1060 et d’une RX 580 d’AMD… Des cartes sorties en 2016 et 2017 respectivement.

Finalement, au vu des performances proposées, on se dit qu’un bon iGPU moderne fait bien mieux.