Microsoft poursuit actuellement le déploiement de son programme Disc-to-Digital sur la plateforme Xbox. Cette initiative vise à offrir aux utilisateurs de jeux physiques les mêmes avantages que les versions numériques. Lorsqu’un disque compatible est inséré dans une console Xbox One ou Xbox Series X, une licence numérique est automatiquement ajoutée au compte de l’utilisateur. Cela permet de lancer le jeu sans que le disque soit présent et, selon la compatibilité, de jouer via Xbox Cloud Gaming ou Xbox Play Anywhere.
Les tests ont officiellement débuté le 31 août, initialement réservés à des participants sélectionnés du programme Xbox Insider. Au lancement, le système fonctionnait déjà avec des centaines de titres, bien que l’absence de jeux de plusieurs grands éditeurs ait été remarquée. Les utilisateurs ont constaté que les titres de Square Enix, SEGA et Bandai Namco n’étaient pas pris en charge. De même, les disques Ubisoft renvoyaient un message indiquant qu’aucune licence numérique n’était disponible.
Ubisoft active ses titres après un délai
Selon les informations rapportées par Jez Corden, journaliste chez Windows Central, la situation a évolué pour Ubisoft. De nombreux titres de l’éditeur sont désormais activés pour le programme. La liste inclut des jeux comme Far Cry 4, Far Cry Primal et Trials Fusion, ainsi que plusieurs entrées de la série Assassin’s Creed. Ces données suggèrent qu’Ubisoft n’avait pas rejeté le programme de manière définitive, mais que ses titres n’avaient tout simplement pas été activés lors de la phase de test précoce.
Il est important de noter que cette activation intervient après que les premiers utilisateurs ont signalé l’absence de prise en charge. Les jeux concernés peuvent désormais bénéficier de la conversion de leur support physique en licence numérique, offrant ainsi une flexibilité accrue aux joueurs possédant ces disques.
Une expansion potentielle vers d’autres éditeurs
Outre Ubisoft, d’autres éditeurs examinent actuellement les détails du programme avant de prendre une décision sur leur participation. Jez Corden anticipe que Square Enix pourrait rejoindre l’initiative prochainement, compte tenu de son soutien existant à Xbox Play Anywhere et Xbox Cloud Gaming. Cependant, cette éventuelle participation n’a pas encore été confirmée officiellement.
Si Square Enix décidait de s’aligner sur le modèle de Microsoft, des titres majeurs tels que Final Fantasy XVI, Final Fantasy VII Rebirth et Dragon Quest VII Reimagined pourraient devenir éligibles au programme Disc-to-Digital. À ce stade, il reste toutefois difficile de savoir exactement quels titres seront pris en charge par les autres éditeurs potentiels. La décision finale dépendra de l’évaluation des détails techniques et commerciaux par chaque maison d’édition concernée.
Microsoft a officiellement annoncé aujourd’hui un tournant majeur dans la carrière de Hideo Kojima. Son prochain projet, baptisé Physint et considéré comme le successeur spirituel de la saga Metal Gear Solid, ne sera pas lancé par Sony mais par Xbox. Cette décision marque la fin d’une collaboration initiale avec PlayStation Studios et l’ouverture d’une nouvelle ère pour le réalisateur japonais au sein de l’écosystème Microsoft. Chez les fans de la PlayStation, autant le dire clairement, c’est une décision qui passe très mal.
Le studio Kojima Productions avait d’abord présenté Physint lors d’un événement en 2024, avec le soutien enthousiaste d’Hermen Hulst, responsable de PlayStation Studios. Cependant, des rumeurs ont circulé concernant l’avenir du titre. Selon les déclarations de Kojima, PlayStation Studios a notifié l’annulation du projet au milieu du mois de juin de cette année. Déterminé à maintenir le développement, le studio a passé les trois derniers mois à rechercher activement un nouveau partenaire.
Une nouvelle alliance stratégique avec Microsoft pour la Xbox et… le PC ?
Après des négociations intensives, Kojima Productions a choisi de s’associer à nouveau avec Xbox. Asha Sharma, la nouvelle directrice générale de Microsoft Gaming, a salué ce choix. Elle a indiqué que l’ambition de Kojima de défier les conventions reflétait la créativité qu’elle souhaite soutenir. Ce partenariat s’inscrit dans une stratégie plus large de Sharma pour redéfinir l’identité de Xbox, incluant le retour de titres exclusifs comme Gears of War : E-Day. Et redéfinir l’identité Xbox, nous en parlons depuis bien longtemps, c’est aussi anticiper un rapprochement avec le PC.
La collaboration ne se limitera pas aux jeux vidéo. Xbox continuera également à produire OD, un jeu d’horreur qui est lui-même un successeur spirituel du projet PT jamais terminé. Le partenariat s’étendra par ailleurs au cinéma et à la télévision. Kojima a confirmé que le développement de Physint est toujours en cours et que le titre restera fidèle à son concept d’action-espionnage pour la prochaine génération.
Un projet ambitieux mêlant jeu et cinéma
Physint est décrit comme une expérience hybride, à la fois jeu vidéo interactif et film. Kojima a expliqué que le titre utilisera des technologies de pointe pour offrir un niveau de réalisme inédit. Le réalisateur a confirmé la participation de plusieurs acteurs, dont Charlee Fraser, Don Lee et Minami Hamabe. Des extraits vidéo montrent déjà des rendus graphiques très avancés, suggérant une intégration poussée des performances d’acteurs dans le monde virtuel. Gardons à l’esprit que depuis plusieurs mois, plusieurs rumeurs laissent entendre que Microsoft cherche à acquérir des droits de licence pour 300 millions de dollars afin d’adapter des franchises comme The Elder Scrolls , Diablo et d’autres au cinéma et à la télévision.
Concernant la date de sortie, Kojima avait estimé précédemment que le projet nécessiterait encore cinq à six ans de développement. Le titre est actuellement en phase de conception, tandis que le réalisateur travaille sur les concepts et le casting. Bien que le moteur graphique utilisé ne soit pas encore révélé, l’objectif est clair : repousser les limites du divertissement numérique en fusionnant les arts du jeu et du cinéma.
Ce changement de plateforme représente une victoire significative pour Microsoft dans la course aux talents créatifs. Pour Kojima Productions, cette opportunité permet de poursuivre une vision artistique unique, loin des contraintes potentielles d’une annulation brutale. Le monde du jeu vidéo attend avec impatience de découvrir ce que Physint apportera de nouveau au genre de l’action-espionnage.
Hier, Apple a fait sa traditionnelle conférence de rentrée au cours de laquelle nous attendions tous les nouveaux iPhone (et leurs tarifs). Pas vraiment de surprise puisque autant les iPhone 18 que le nouvel iPhone Duo étaient attendus. La vraie source de questions et de curiosité, c’est la puce A20 Pro.
La puce A20 Pro dans un iPhone Duo
Petit tournant : les derniers procédés de TSMC d’abord sur les smartphones, avant le PC
Il s’agit du premier SoC destiné à l’iPhone gravé en 2 nm, avec le procédé N2 de TSMC utilisant des transistors GAAFET. Cette puce équipe les iPhone 18 Pro, iPhone 18 Pro Max ainsi que le nouvel iPhone Duo pliable. Pour le clin d’œil, vous aurez sans doute remarqué que la marque à la pomme n’a présenté AUCUNE gamme en dessous du 18 Pro… Mais revenons-en à ce SoC en 2 nm.
Son CPU conserve six cœurs, avec deux « super cores » hautes performances et quatre cœurs économes en énergie. Apple annonce jusqu’à 20 % de performances supplémentaires pour les deux cœurs les plus rapides par rapport à l’A19 Pro. Les premiers résultats Geekbench 6.7 donnent désormais une indication plus concrète. Sur un iPhone 18 Pro Max équipé de 12 Go de mémoire, les deux cœurs rapides atteignent 4,93 GHz. L’Apple A20 Pro obtient 4 725 points en monocœur et 12 575 points en multicœur. Le GPU passe, quant à lui, à sept cœurs, contre six sur la génération précédente, avec des Neural Accelerators intégrés et la prise en charge du ray tracing matériel. Apple annonce jusqu’à 40 % de performances graphiques supplémentaires.
Le test Geekbench Metal affiche effectivement 64 069 points, contre 45 683 points pour l’A19 Pro, soit une progression proche de 40 %. L’architecture comprend également deux Neural Engines de 16 cœurs, soit 32 cœurs au total, tandis que les calculs FP8 profiteraient de performances doublées. La bande passante mémoire progresse de 50 %.
Au bilan, le premier résultat qui frappe concerne les performances monocœur de la nouvelle puce Apple : elles sont particulièrement élevées. Le Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6 obtient, dans un premier résultat Geekbench, 3 434 points en monocœur et 9 334 points en multicœur, malgré une fréquence atteignant 5,01 GHz. Sur ces résultats précis, l’A20 Pro affiche donc environ 38 % d’avance en monocœur et 35 % en multicœur. Le Dimensity 9600 Pro de MediaTek tourne autour de 3 400 points en monocœur et 12 000 points en multicœur. Là encore, Apple conserve une large avance avec un seul cœur, tandis que l’écart devient beaucoup plus réduit lorsque tous les cœurs travaillent ensemble. Le Xring O3 de Xiaomi montre d’ailleurs la principale limite de l’approche Apple. Grâce à ses dix cœurs, il atteint 14 350 points en multicœur, soit environ 14 % de mieux que l’A20 Pro, même si Apple reprend une avance d’environ 28 % en monocœur.
Apple A20 Pro : une conception moderne et une philosophie différente
Au-delà des performances, c’est aussi le choix de packaging de la puce qui nous intéresse. Le fait d’avoir pu placer la mémoire à côté du SoC plutôt qu’au-dessus est un choix pertinent. Le silicium peut ainsi être directement relié à la chambre à vapeur. Cette dernière offre une surface trois fois plus importante que sur l’iPhone 17 Pro. Apple annonce ainsi jusqu’à 40 % de performances soutenues supplémentaires face à l’iPhone 17 Pro, et jusqu’au double par rapport à l’iPhone 16 Pro. Comme pour les benchmarks Geekbench, il faut cependant conserver une certaine prudence. Un benchmark, si bon soit-il, reste une photographie à l’instant T et ne remplace pas des tests prolongés de température, de consommation, d’autonomie et donc l’observation des effets du fameux throttling…
En conclusion, il est intéressant d’observer qu’Apple fait un vrai bond non seulement sur la technologie de sa puce, mais aussi sur la philosophie de sa conception. C’est aussi le luxe d’Apple de pouvoir concevoir des puces pour son unique usage et non pour les vendre à d’autres. Ainsi, avec un GPU à sept cœurs, davantage d’accélérateurs neuronaux, deux Neural Engine totalisant 32 cœurs, une bande passante mémoire en hausse de 50 % et une conception thermique profondément revue, on dispose d’une puce particulièrement adaptée à l’essor des traitements d’intelligence artificielle exécutés directement sur le smartphone. Elle doit également profiter aux jeux, à la photographie computationnelle, au traitement vidéo et au multitâche.
Selon une publication officielle, Sony Japon a défini avec précision ce qui constitue désormais du harcèlement de la part de clients. Le texte met en garde contre les demandes répétées ou prolongées, les exigences de compensation excessives, ainsi que l’usage d’un langage abusif, de menaces ou de diffamation. La firme inclut également dans sa liste les attitudes intimidantes, les comportements discriminatoires ou sexuels, ainsi que les attaques dirigées contre des employés.
Une nouvelle politique de protection des employés
La communication de Sony est sans équivoque sur les conséquences de ces comportements. L’entreprise stipule que la dignité et la sécurité de ses salariés ne doivent en aucun cas être menacées par des paroles ou des exigences dépassant les normes sociales raisonnables. En cas de confirmation d’un acte de harcèlement, Sony se réserve le droit de restreindre ou de suspendre totalement le service client afin de garantir la sécurité de son personnel.
Le document détaille des situations spécifiques considérées comme inacceptables, telles que forcer quelqu’un à se prosterner, se rendre sur les lieux de l’entreprise sans autorisation ou exiger des excuses de manière excessive. Sony indique clairement sa volonté de faire appel à la police, aux avocats et à d’autres autorités si nécessaire, en envisageant des mesures légales et des procédures pénales pour faire respecter cette nouvelle ligne de conduite.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une loi récente au Japon obligeant les entreprises à prendre des mesures préventives contre le harcèlement de clients envers leurs travailleurs. Sony espère que ces règles permettront de calmer la situation et de reconstruire des relations saines, tout en respectant à la fois les clients et les employés.
Malgré le bad buzz, Sony ne recule pas…
Malgré l’ampleur de la contestation, Sony maintient fermement sa décision. La firme a indiqué qu’elle avancerait « prudemment » avec son projet, quelles que soient les opinions fortes exprimées par les joueurs. Cette détermination s’est manifestée dès l’annonce en juillet, laquelle a déclenché une pétition sur Change.org rassemblant rapidement 200 000 signatures, avant de s’approcher des 400 000.
Plusieurs actions en justice ont été déposées contre Sony. Dans le cadre d’un recours collectif, la firme a tenté d’orienter le dossier vers une procédure d’arbitrage extrajudiciaire, arguant que les consommateurs raisonnables ne seraient pas induits en erreur en croyant posséder leurs jeux numériques. Les plaignants soutiennent en effet que l’utilisation de boutons « Acheter » sans mention claire du caractère temporaire et révocable de la licence constitue une tromperie.
En définitive, Sony semble avoir choisi de ne pas céder face à la pression. La nouvelle politique de harcèlement vise à encadrer les réactions des utilisateurs, tandis que la firme continue de préparer la transition vers un modèle entièrement numérique, considérant que la vente de licences numériques est la norme inévitable de l’industrie.
En 2025, Noctua exposait au Computex un prototype de souris développé en collaboration avec la marque Pulsar. La particularité de ce modèle Feinmann F01 Noctua Edition ? Intégrer un ventilateur directement dans sa coque, tout en profitant d’une conception sans fil et d’un poids léger. Cette année, en juillet, la souris voyait officiellement le jour et Noctua nous a donc fait parvenir un exemplaire. Nous allons donc voir ce qu’elle donne concrètement.
Caractéristiques techniques :
Clairement, Noctua aligne une fiche technique haut de gamme avec ce modèle. La première chose à retenir, c’est la présence d’un capteur XS-2. Ce dernier atteint les 42 000 DPI tout en affichant une vitesse de 800 IPS et peut encaisser des accélérations de 70 G. Le tout est également épaulé par un processeur ARM 32 bits et bénéficie d’un taux d’interrogation de 8 000 Hz.
Au niveau des dimensions, la souris est plutôt massive et mesure 121,7 mm de longueur, jusqu’à 66,5 mm de largeur et jusqu’à 43,3 mm de hauteur. Malgré tout, le poids reste contenu. Rappelons qu’il s’agit là d’une souris sans fil qui intègre un ventilateur dont le but est de rafraîchir la main de son utilisateur. Cela commence à faire beaucoup d’éléments, mais le poids reste inférieur à 80 g puisque nous sommes à 73 g sur la balance.
Par ailleurs, avec ce modèle, nous ne retrouvons que deux boutons latéraux et c’est tout. Il s’agit également d’un modèle dont la coque asymétrique est prévue pour les droitiers. Malheureusement pour les gauchers, cette référence ne s’adresse pas à eux.
Configuration système requise :
Pour utiliser cette souris, il vous faudra un PC équipé d’un port USB et fonctionnant sous Windows, macOS ou Linux. La partie logicielle ne nécessite pas obligatoirement de téléchargement, mais une connexion internet sera nécessaire pour paramétrer la souris. Le logiciel Bibimbap est hébergé en ligne et sans internet, pas de paramétrage. Vous pourrez aussi passer par le Pulsar software qui vous donnera accès à quelques réglages en local.
Pour finir, la fiche de la marque mentionne quelques prérequis matériels pour exploiter le dongle 8K. Dans ces conditions, un port USB 3.0 est nécessaire ainsi qu’un processeur Intel Core i5 ou AMD Ryzen 5 au minimum.
La boîte :
La Feinmann F01 Noctua Edition arrive dans un packaging aux couleurs de Noctua, dès lors, le marron domine clairement. Sur le devant, nous retrouvons une illustration de la souris avec une représentation nette du flux d’air généré par le ventilateur. Évidemment, l’élément mis en avant est l’intégration du ventilateur « Built-in cooling fan ».
À l’arrière, les dimensions de la souris sont clairement indiquées ainsi que son poids. Par ailleurs, nous apprenons que la souris se destine à des mains de taille moyenne à grande. Pulsar recommande cette souris si votre main mesure au moins 18 cm de longueur, pour des raisons de confort, on imagine. Avec ceci, le ventilateur est de nouveau mis en avant, ainsi que les capacités du capteur ou la finesse des réglages au DPI près ! Pour finir, la boîte mentionne une prise en main recommandée de type Palm Grip.
Après avoir retiré la partie supérieure de la boîte, nous retrouvons la souris emmitouflée dans une mousse de protection noire et épaisse. Juste à côté, un rabat portant le logo de Noctua est présent, c’est ici que se trouve la partie accessoire de notre mulot.
Le bundle :
La partie accessoire est plutôt intéressante et met en avant :
Une notice d’utilisation
Une carte de collection avec un bref rappel des caractéristiques de notre modèle
Un sticker Feinmann x Noctua
Le dongle 8K avec deux boutons
Un cordon USB aux couleurs de Noctua
On le verra par la suite, mais via le logiciel Bibimbap, on pourra attribuer des fonctions spécifiques aux boutons du dongle !
Le dessus :
Ça y est, nous pouvons enfin sortir la souris de son emballage. Sans surprise, nous retrouvons un mulot aux couleurs de la marque à la chouette. Dès lors, le marron et le beige dominent clairement puisque la coque sera intégralement beige avec des boutons latéraux et un insert arrière comportant le logo de Noctua. La molette est également marron, d’autant que cette dernière est en aluminium, ce qui garantit une certaine qualité de fabrication.
Comme on peut le voir, la coque est très largement perforée et les ouvertures n’ont pas de forme prédéfinie. Sur la Model O de Glorious, les ouvertures étaient de forme hexagonale tandis que la Liv d’Endorfy présentait des ouvertures triangulaires. Mais le point commun entre ces modèles résidait dans les perforations de petite taille, là, elles sont larges et de formes diverses. Mais la raison derrière ces perforations est bien connue : d’une part, économiser de la matière afin de réduire le poids au maximum et, d’autre part, permettre au flux d’air généré par le ventilateur de bien circuler et d’atteindre la main de l’utilisateur.
Dans l’absolu, nous retrouvons une souris toute lisse avec un plastique doux, mais bien rigide. Sur le côté gauche, les boutons supplémentaires sont présents tandis que l’on distingue la présence d’une diode juste devant. Pour finir, il n’y aura pas de bouton supplémentaire entre les clics droit et gauche, juste la molette.
Par contre, il est assez clair que le RGB est totalement absent et on ne peut pas compter un témoin de DPI comme un système d’éclairage à proprement parler. Comme quoi, même sur les périphériques de jeu à l’effigie de la marque à la chouette, il n’y a pas de loupiottes dans tous les sens… Mais Noctua l’a clairement annoncé : le RGB, les écrans ce n’est pas pour eux !
Le dessous :
Sous la souris, Pulsar intègre trois patins blancs dont deux larges situés dans le haut et dans le bas de la souris. Le troisième prend la forme d’un fin anneau et entoure le capteur de la souris. D’ailleurs, juste à côté du capteur, nous remarquons la présence d’un énième bouton. Ce dernier servira à allumer et éteindre la souris en restant appuyé dessus pendant 3 s. En appuyant brièvement dessus, on pourra faire défiler les DPI. Oui, vous en conviendrez, ce n’est pas un emplacement idéal.
Dans le même temps, nous remarquons que le socle de la souris est de couleur marron en plus de présenter de très larges ouvertures. Pour finir, le PCB comporte un marquage Feinmann… Le souci du détail, dirons-nous.
Pour ce qui est de la partie logicielle, si vous souhaitez avoir accès à tous les réglages, le mieux reste de passer par Bibimbap (oui, le logiciel porte le nom d’un plat coréen), le logiciel de Pulsar hébergé en ligne. Ce dernier est accessible via Chrome ou Microsoft Edge. Pour cela, rien de plus simple, il suffit de se rendre sur ce lien et de connecter la souris. Le logiciel est traduit en plusieurs langues dont le français.
Application Bibimbap :
Une fois connecté, on se retrouve face à plusieurs onglets :
Home : qui résume les paramètres en cours et les versions du firmware de la souris et du dongle
Personnaliser : pour attribuer des fonctions aux différents boutons de la souris
Performance : pour ajuster les différents réglages de la souris, DPI, polling rate, LOD, etc.
Macro : un éditeur de macro tout ce qu’il y a de plus classique
Alimentation et dongle : pour la gestion des boutons du dongle et de la mise en veille de la souris
Paramètres : notamment pour mettre à jour le firmware de la souris et du dongle
En soi, la partie logicielle est bien faite et l’interface reste claire et lisible. Nous retrouvons les paramètres essentiels comme le réglage de la sensibilité (verticale et horizontale) tandis que d’autres options supplémentaires comme le Mouse Rotation Calibration permettent de compenser l’orientation de la souris selon un angle de ±30°. Une autre option intéressante se situe dans l’onglet Power & Dongle et concerne le Long Distance Mode qui permet d’améliorer la stabilité de la connexion sur de longues distances. Cela peut être pratique si vous avez un PC branché sur une TV et que vous jouez depuis votre canapé par exemple.
Le logiciel Pulsar :
En opposition, Pulsar met à disposition une application locale pour la souris, mais cette dernière est plus… Condensée dirons-nous. La fenêtre principale permet de sélectionner l’appareil que l’on souhaite régler. Le second onglet est dédié à l’attribution des touches tandis que l’onglet Performance permet toujours de gérer le niveau de DPI notamment. Enfin, nous terminons avec un onglet Macro.
Cependant, le logiciel local ne permet pas de gérer l’attribution des fonctions liées aux boutons du dongle tandis que la Mouse Rotation Calibration ne semble pas non plus présente. Mais l’essentiel y est, disons que vous pourrez personnaliser votre souris en cas de panne internet ou de déplacement en LAN par exemple.
Il est temps de prendre en main cette Feinmann F01 Noctua Edition de Pulsar et de vous donner nos impressions à son sujet. Nous l’avons utilisée pendant des parties de jeux vidéo ainsi qu’en navigation et bureautique plus classique. Qu’en avons-nous pensé ? Réponse maintenant !
La prise en main :
La Feinmann F01 Noctua Edition reste une souris assez imposante, on l’a vu. Dès lors, pour être à l’aise, il faudra avoir des paluches de taille respectable et à titre perso, je pense m’en sortir pas trop mal puisque ma main droite mesure 20 cm du bout du majeur jusqu’en bas de la paume. Dès lors, naturellement, j’arrive à la prendre en mode clawgrip avec mon index et mon majeur en forme de griffe. Ces derniers viennent s’appuyer sur l’avant des clics droit et gauche tandis que l’arrière de la souris vient en appui contre ma paume. Naturellement, mon pouce vient se placer sous les boutons latéraux tandis que mon annulaire et mon auriculaire viennent se placer sur la droite de la coque l’un au-dessus de l’autre. Finalement, la prise en main est naturelle et non guidée comme cela peut être le cas avec certaines références. On se souvient notamment de la Kone XP White par exemple.
Pour atteindre les boutons latéraux, il n’y a pas de gros effort à fournir, une simple levée de pouce suffit. D’ailleurs, les deux boutons sont espacés l’un de l’autre, ce qui évitera les actionnements par inadvertance dans le feu de l’action.
Autre élément à surveiller : la coque, cette dernière est totalement lisse et en matériaux composites. Selon la prise en main, cette dernière peut se montrer glissante, en tout cas, elle nous a échappé des mains une fois ou deux. Par ailleurs, les larges ouvertures ne sont pas inconfortables, loin de là. On les sent principalement dans le creux de la main et elles ne viennent pas tomber sous le pouce ou les doigts. Dans tous les cas, la sensation qui se dégage de cette souris, c’est un sentiment de solidité. La coque ne bouge pas et ne craque pas !
Pour ce qui est du poids, pour rappel, nous sommes à 73 g avec ce modèle ce qui est à la fois léger et pas tout à fait. En effet, nous sommes à des années lumières des souris de type Corsair M65 qui pesait jusqu’à 115 g dans sa version RGB Elite. Cependant, si vous cherchez la légèreté à tout prix, ASUS propose une excellente Harpe II Ace à seulement 48 g par exemple. Mais ce serait négliger le fait qu’il s’agit d’une souris sans fil avec ventilateur embarqué.
À l’usage :
À l’usage, la souris fait clairement le café bien qu’il manque selon moi une petite fonction essentielle : celle du bouton sniper. Pour faire simple, on appuie sur un bouton, le niveau de DPI descend le temps où le bouton est pressé pour remonter lorsqu’il est relâché. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une fonctionnalité dont je me sers en jeu, c’est quelque chose que j’ai pour habitude d’utiliser lors de mes retouches photo et cette fonction est malheureusement absente ici. Bien que l’on puisse tricher en réduisant le nombre de cycles DPI tout en attribuant une fonction de cycle de DPI sur un des deux boutons latéraux. Mais il faut appuyer une première fois pour réduire la sensibilité et rappuyer une seconde fois pour la remonter.
Autrement, je n’ai pas à me plaindre de la précision du capteur de la souris. En effet, dans Half Sword (simulation de combat médiévale basée sur la physique), j’arrive aisément à placer la pointe de mon épée sous l’aisselle d’un adversaire ou à taper précisément le sommet du casque de l’ennemi avec une arme de hast. En FPS, même chose, le suivi des adversaires se fait sans accroc et sans décrochage, même dans les moments les plus intenses, ça il n’y a pas de souci à se faire.
Par ailleurs, le capteur peut se montrer très sensible, encore une fois, il ne fait aucun doute que personne n’utilisera sa souris aux 42 000 DPI permis par ce modèle (personnellement, je suis entre 1 800 et 2 000 DPI). Cependant, ce qui est intéressant, ce sont les différents paramètres permis par le logiciel, notamment avec le Mouse Rotation Calibration (±30°). Une option typiquement destinée aux gamers coréens qui jouent clavier et souris de travers.
Sinon, brièvement, petit mot sur les clics de la souris que je trouve loin d’être désagréables, c’est même tout le contraire puisqu’ils ont tendance à être moins durs que ceux de la Liv que j’utilise quotidiennement. Quant à la molette, cette dernière conserve des crans bien marqués, en jeu, nous n’avons pas eu de problème de défilement, on tombait pile sur la bonne arme.
Le dongle :
C’est peut-être bête, mais le dongle n’est pas juste un vulgaire dongle, puisque ce dernier est pourvu de deux boutons. Si celui de droite est attribué au cyclage des DPI et ne peut pas être changé, le bouton de gauche est plus permissif. On pourra y attribuer des fonctions de changement de profil, de gestion du ventilateur, de gestion du polling rate, du LOD, etc., etc. De plus, sous chaque bouton, nous avons une diode (désactivable) qui renseigne sur l’état du profil/sensibilité/vitesse du ventilateur/etc. selon la couleur qu’on lui a assignée.
Le ventilateur :
Évidemment, ce que nous attendions tous, c’était la partie sur le ventilateur et le moins que l’on puisse dire, c’est que nous avons été agréablement surpris par son utilité. En effet, il ne s’agit pas juste d’un gadget marketing, surtout en ces temps caniculaires (heureusement, ça se termine). Eh oui, le ventilateur va donc créer un flux d’air qui viendra rafraîchir la paume de notre main… En plus de ça, c’est un bon moyen de lutter contre la transpiration puisque tant qu’il tournait, notre main restait sèche, du moins, la partie exposée au flux d’air.
Le ventilateur peut tourner selon quatre profils de vitesse allant de plus en plus vite. De notre côté, le laisser tourner en « seconde » s’est largement montré suffisant. À fond, le petit NF-A4x10 se montre audible en plus de devoir vider la batterie vitesse grand V.
Attention cependant, puisque quand il fait chaud, c’est agréable, mais ça l’est un peu moins lorsque la température ambiante redescend. #JeRaconteMaVie, mais un matin alors qu’il faisait plus frais (en Bretagne, on a eu des matinées plus fraîches), eh bien, un air ventilé sur la main à 18 °C, à la longue, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus agréable.
Heureusement, sa vitesse peut être réglée selon quatre profils de vitesse. Pour cela, vous avez plusieurs façons de l’enclencher :
Appuyer simultanément sur les deux boutons latéraux et tourner la molette vers le haut
Attribuer la montée en régime du ventilateur sur un des deux boutons du dongle
Dans tous les cas, le ventilateur se coupe lorsque la souris affiche un niveau de batterie faible.
L’autonomie :
Difficile de mesurer objectivement la durée de vie de la batterie de la souris, puisque le ventilateur est un élément qui aura une forte influence sur la durée de vie de cette dernière. En revanche, de ce que l’on a vu, en activant et désactivant le ventilateur de temps à autre (vitesse 2 en moyenne), je tombe globalement à deux ou trois jours d’autonomie. Il faut dire que la batterie n’est pas énorme, pour gagner du poids notamment. Par ailleurs, pour économiser, on n’hésitera pas à jouer sur le mode veille, réglé sur 1 min. En gros, après une minute d’inactivité, la souris se coupe. Lorsque le niveau de batterie atteint un certain niveau, la diode sur le côté de la souris ainsi que celles présentes sur le dongle se mettent à clignoter en rouge, signe qu’il est temps de la recharger. Quant à la recharge, cette dernière est assez rapide puisque nous rechargeons la batterie en quelques dizaines de minutes tout au plus.
En l’état, nous avons vu des souris avec beaucoup plus d’autonomie, cependant, nous devons prendre en compte la présence du ventilateur et du polling rate à 8 000 Hz couplé à une batterie plutôt légère pour ne pas transformer la souris en enclume et nous avons une durée d’utilisation assez limitée entre deux charges.
La glisse :
En matière de glisse, les trois patins présents sous la souris font clairement leur travail sur notre tapis Noctua NP-DM3. Si je compare avec la Liv d’Endorfy, une souris que je trouve aussi très agréable à utiliser, le ressenti est beaucoup plus feutré là où avec la souris d’Endorfy j’ai l’impression de ressentir davantage le grain du tapis, bref, j’ai l’impression de glisser sur de la soie avec la Feinmann F01 Noctua Edition là où avec l’autre, c’est plus du coton disons.
Sinon, côté glisse, la souris de Pulsar est un peu plus freinée dans ses déplacements que la Liv, mais notre théorie à ce sujet, c’est que des patins plus petits opposent moins de résistance et une glisse plus fluide. En contrepartie, la texture du support est moins filtrée.
Avec le câble, ce dernier reste assez rigide et oppose forcément une petite résistance à l’usage, chose que nous n’avons pas avec la Liv par exemple avec son câble dont la souplesse est exemplaire. On aurait apprécié un cordon USB plus permissif à ce sujet.
Nous arrivons maintenant au terme de ce test de la Feinmann F01 Noctua Edition de Noctua. Alors, qu’en avons-nous pensé ?
Le ventilateur, ce n’est pas un gadget, surtout après cet été !
Avec cette souris, Pulsar et Noctua s’associent pour greffer un ventilateur à l’intérieur. Le résultat est selon nous convaincant, surtout si vous êtes du genre à transpirer des mains en jouant. Clairement, le petit flux d’air apporté par le ventilateur fait du bien, et on aurait bien aimé l’avoir durant la canicule de fin juin. Mais le mois de septembre peut encore réserver quelques surprises (on n’espère pas), donc il est fort probable qu’on le rallume d’ici à la fraîcheur automnale. Attention cependant, si le flux d’air est agréable et limite grandement la moiteur des mains, si vous jouez dans un environnement frais, typiquement l’hiver, il peut devenir désagréable. Heureusement, son contrôle est bien pensé et on peut le couper ou gérer sa vitesse directement depuis la souris elle-même.
Pour le reste, la souris propose une prise en main libre et non forcée comme cela peut être le cas avec certains modèles. Les larges ouvertures sont là pour réduire le poids de la coque, mais aussi permettre au ventilateur de vous rafraîchir la main. Bref, il n’y aura pas à se forcer à l’utiliser avant de l’apprécier.
Un dongle utile :
Autre élément bien pensé : le dongle puisque ce dernier ne remplit pas simplement le rôle de récepteur sans fil, non. Il dispose de deux boutons physiques dont un paramétrable à votre convenance. La souris étant assez limitée à ce niveau, juste deux boutons latéraux, cela permet d’attribuer une fonction supplémentaire accessible à portée de main. De plus, les témoins lumineux qu’il embarque sont des signaux visuels supplémentaires en cas de batterie faible. Dans ces conditions, tout clignote en rouge !
Sans fil, mais avec une autonomie assez limitée :
En matière d’autonomie, vous aurez le droit à quelques journées de travail entre deux recharges, cependant, on n’arrive pas au niveau des modèles dont la tenue de la batterie est la plus conséquente. En effet, nous supposons que pour des raisons techniques, une trop grosse batterie n’a pas été retenue, surtout pour des raisons de poids. En l’état, cette Feinmann F01 Noctua Edition pèse déjà 73 g, sans être excessivement lourde, ce n’est pas non plus la plus légère des souris lightweight du marché. Ajoutez à cela son ventilateur et on atteint un cap. Par ailleurs, la batterie se charge rapidement et en quelques minutes, on regagne quelques heures d’utilisation. Heureusement puisque le câble reste assez rigide pour une utilisation 100 % filaire.
Un logiciel sans installation :
Pour la partie logicielle, Pulsar nous propose deux options, soit on passe par le logiciel à installer en local, soit on passe par Bibimbap, un software hébergé en ligne accessible depuis le navigateur. Si le premier peut être utile en cas de déplacement ou dans des scénarios où l’on n’a pas accès à internet, le second donne accès à plus d’options, notamment au niveau de l’attribution des fonctions du dongle. Bref, on installera le logiciel local au cas où, selon les besoins. Toutefois, je trouve dommage qu’une fonction « sniper » ne soit pas présente, nous la trouvons fort utile pour les retouches photos ou le jeu.
Une facture qui met une claque derrière la tête ?
Malheureusement, la disponibilité est encore erratique et pour se la procurer, il faudra se tourner vers la boutique en ligne de Pulsar. Là-bas, la souris s’affiche à un prix élevé puisqu’il est question d’une facture à 199,00 €. Oui, c’est très cher, mais il s’agit aussi, à notre connaissance, de la seule souris avec un ventilateur intégré. Derrière, nous retrouvons également une qualité de construction au top ainsi qu’une fiche technique haut de gamme. Maintenant, à vous de voir si vous êtes prêt à investir une telle somme.
Pulsar Feinmann F01 Noctua Edition :
On a aimé :
La fiche technique haut de gamme
La qualité de construction et la présence d’une molette en aluminium
Le ventilateur embarqué qui empêche d’avoir les mains moites, même après de longues heures de jeu
Le dongle qui ne sert pas que de récepteur sans fil
Le logiciel Bibimbap entièrement en ligne…
Mais Pulsar propose un utilitaire à installer garantissant un accès aux réglages de la souris même hors ligne
Le poids contenu malgré la présence d’une batterie et du ventilateur
On a moins aimé :
Le logiciel local qui ne propose pas toutes les fonctionnalités de la version en ligne
L’absence d’une fonction « sniper »
La disponibilité très limitée
Le montant de la facture
Avec cette souris, Pulsar et Noctua s’associent pour nous proposer une référence originale et convaincante. Comme toujours avec la marque à la chouette, il ne faudra pas être allergique aux couleurs puisque l’on retrouve le marron et le beige, coloris historiques de la marque. Selon nous, l’ajout du ventilateur est une bonne chose, surtout après l’été catastrophique que nous venons de passer. Ce dernier viendra rafraichir votre main et fortement limiter la transpiration. Derrière cela, nous avons affaire à une souris sans fil à l’autonomie certes limitée, mais également conditionnée par le poids de 73 g. Sans être la souris la plus légère du marché, ce n’est pas non plus une enclume à déplacer. Enfin, le logiciel est disponible en ligne ou sous la forme d’une solution locale à installer sur votre PC. Attention, puisque le soft à installer est une version condensée de l’utilitaire en ligne et que la fonction sniper est absente. Enfin, la facture reste élevée tandis que la disponibilité n’est pas (encore ?) généralisée.
Les premiers tests officiels, réalisés par Digital Foundry sur NBA 2K27, ont mis en lumière l’ampleur du problème. Sur une RTX 5090, l’activation de DLSS 5 entraînait une perte de performances de plus de 50 %, faisant chuter le débit d’images de 128 FPS à 62 FPS. Sur des cartes comme la RTX 5080 ou la RTX 5070, la situation était encore plus critique, rendant le jeu pratiquement injouable à haute résolution. Ce goulot d’étranglement est dû au fait que le Neural Rendering s’exécute traditionnellement après le rehaussement d’image (Super Resolution), obligeant la carte graphique à traiter des millions de pixels supplémentaires.
Une inversion du pipeline pour gagner en fluidité
La solution apportée par les moddeurs repose sur une modification fondamentale de l’ordre des opérations. Le mod Neural Upstream, intégré désormais dans l’outil DLSS 5 Autopilot, permet d’exécuter le Neural Rendering avant le rehaussement d’image. Au lieu de traiter une image finale en 4K, le modèle neuronal travaille sur une résolution interne beaucoup plus faible, similaire à celle utilisée par les modes Performance ou Qualité de DLSS classique.
Les résultats sont impressionnants. Sur une RTX 4080 en résolution 4K dans Assassin’s Creed Shadows, l’activation de DLSS 5 via la méthode standard faisait chuter le débit d’images à 31 FPS. Avec l’approche Neural Upstream, les performances remontent à environ 50 FPS, soit une amélioration d’environ 61 % par rapport à la méthode conventionnelle. Des gains similaires ont été observés dans des titres exigeants comme STALKER 2, Cyberpunk 2077 et GTA V Enhanced.
DLSS 5 bi-gpu
Une autre approche, développée par Marcelo Guibout sous le nom de MGPU Bridge, propose de déporter le Neural Rendering sur une seconde carte graphique dédiée. Les tests réalisés avec deux RTX 5060 Ti montrent que cette méthode permet de réduire la charge sur la carte de rendu principale de 35 % à 60 %, tout en maintenant des images fluides. Bien que cette solution nécessite deux cartes, elle démontre que le Neural Rendering peut être isolé sans affecter le reste du pipeline graphique.
Une compatibilité étendue et des compromis visuels
Outre l’optimisation des performances, DLSS 5 Autopilot facilite l’installation de la technologie sur des jeux qui ne la supportent pas officiellement. L’outil analyse automatiquement le jeu et la carte graphique pour choisir la méthode la plus adaptée, que ce soit via Neural Upstream, OptiScaler ou d’autres injections. Cela permet d’apporter le Neural Rendering sur des cartes RTX 20, 30 et 40, ainsi que sur des architectures Vulkan ou DirectX 11/12.
Cependant, cette inversion du pipeline n’est pas sans conséquences. Comme le Neural Rendering agit sur une image de moindre résolution, la fidélité visuelle peut être légèrement inférieure à celle de la méthode officielle de NVIDIA. Certains utilisateurs ont noté des changements dans la gradation des couleurs ou une perte de détails subtils. De plus, l’utilisation de mods implique des risques de stabilité et d’incompatibilité avec les systèmes antitriche, comme le rappellent les développeurs des outils.
Malgré ces compromis, ces modifications offrent une perspective nouvelle pour les joueurs souhaitant expérimenter DLSS 5 sans subir ses effets secondaires. La communauté continue d’affiner ces solutions, tandis que NVIDIA travaille encore sur l’optimisation de sa technologie pour les cartes de la série RTX 50 avant d’envisager une prise en charge plus large sur les générations précédentes.
Une nouvelle application d’optimisation automatisée, baptisée Hypertune, commence à faire le buzz après avoir été soumise à des phases de test auprès de 60 000 passionnés possédant un PC. Selon une analyse publiée par GamesBeat, une société de jeux basée à Miami a annoncé le lancement de cette plateforme, nommée Gaming Performance Engineering. L’objectif affiché est de délivrer une augmentation notable du nombre d’images par seconde, pouvant atteindre 60 % dans certains cas. Pour faire simple, cette équipe de gars de Miami propose un outil d’overclocking automatisé permettant aux joueurs d’améliorer les performances de leurs ordinateurs de jeu de manière stable et sans risque d’endommager leur matériel.
Cependant, il convient de nuancer cette promesse. Bien que le chiffre de 60 % soit impressionnant, il ne s’agit pas d’une norme attendue pour l’ensemble des utilisateurs. La plupart des systèmes ne devraient voir leurs performances s’améliorer que de quelques pourcents. GamesBeat précise que l’outil repose sur le kit de développement logiciel (SDK) de l’Extreme Tuning Utility (XTU) d’Intel. Le projet a été mené en collaboration avec le géant du processeur, qui a mis à disposition des ressources d’ingénierie pour son élaboration.
Un moteur d’optimisation intelligent pour les CPU et GPU
Hypertune intègre des capacités d’overclocking automatique pour le processeur et la carte graphique, tout en optimisant les paramètres de la mémoire vive pour réduire la latence et augmenter la fréquence. Une fois téléchargé, le logiciel analyse la configuration matérielle, les pilotes, les paramètres Windows et divers autres éléments du système. La société désigne cette fonctionnalité sous le nom de Smart Optimization Engine.
Ce moteur fonctionne en surveillant et en observant d’abord la configuration du système pour proposer un profil d’optimisation adapté. Après l’application de ce profil, les utilisateurs devraient remarquer des différences immédiates. Lors des démonstrations, deux configurations ont été testées. La première, équipée d’un Intel Core Ultra 9 285K et d’une NVIDIA GeForce RTX 5090, a enregistré des gains de performance allant de 18,9 % à 28,2 %. La seconde configuration, composée d’un Core i7-14700K et d’une RTX 3080, a vu ses FPS augmenter entre 4,3 % et 9,8 %.
Un modèle d’abonnement et une compatibilité large
En termes de commercialisation, le logiciel Hypertune sera proposé sous forme d’abonnement mensuel à 9,99 $, ou pour environ 59,99 $ par an. L’offre inclut également des profils de jeu optimisés pour le matériel de l’utilisateur, rendant l’application des paramètres plus simple. L’outil est conçu pour être compatible avec les plateformes de processeurs AMD et Intel, ainsi qu’avec les cartes graphiques des marques AMD, Intel et NVIDIA. Le message est percutant : « L’upgrade le moins cher que vous ayez jamais acheté. »
Il est important de rappeler que ces informations proviennent de rapports et de tests préliminaires. Bien que les résultats soient encourageants, la variabilité des performances selon le matériel suggère que chaque système réagira différemment à l’optimisation proposée par cette nouvelle solution. On va essayer de tester cette histoire prochainement.
La révélation des besoins en calcul derrière le dernier modèle d’OpenAI, baptisé GPT-6 Astra, a mis en lumière l’ampleur industrielle requise pour la prochaine génération d’intelligence artificielle. Jensen Huang, PDG de Nvidia, a confirmé le 6 septembre que l’entraînement de ce modèle mobilise environ 100 000 GPU de la série Grace Blackwell. Il a également annoncé la mise en place de 400 000 unités supplémentaires pour les phases futures. Cette information, publiée avant toute déclaration officielle d’OpenAI, apporte un éclairage direct sur les tensions actuelles sur le marché du matériel informatique grand public.
Il est important de noter que la formulation initiale de Jensen Huang a suscité des interrogations quant à l’unité de mesure. Certains ont interprété ces chiffres comme le nombre de racks de serveurs complets, ce qui aurait impliqué 7,2 millions de GPU. Cependant, Greg Brockman, président d’OpenAI, a clarifié la situation en précisant qu’il s’agissait bien de 100 000 accélérateurs individuels. Cela correspondrait à environ 1 390 racks de type NVL72, une configuration déployée sur le campus d’Abilene au Texas.
Une consommation électrique colossale pour l’infrastructure
L’impact de cette infrastructure sur le réseau électrique est considérable. Un rack NVL72, composé de 72 GPU Blackwell et de 36 processeurs Grace, consomme environ 135 kW en fonctionnement continu, pouvant atteindre 155 kW en pointe. Pour les 1 390 racks nécessaires, la consommation totale du cluster d’entraînement s’élève à environ 187 mégawatts. Si l’on inclut la phase d’expansion annoncée par Nvidia, la demande énergétique pourrait atteindre près de 750 mégawatts, sans même compter les besoins en refroidissement et en stockage de données.
Le rack NVL72
Les contraintes physiques et énergétiques sont donc majeures. Un tel rack pèse environ 1 580 kg et dissipe 90 % de sa chaleur vers un système de refroidissement liquide. L’Uptime Institute indique qu’un rack standard dans un centre de données consomme en moyenne 9 kW, ce qui rend la gestion de ces flux thermiques et électriques un défi technique majeur pour les opérateurs comme Oracle, qui avait initialement prévu 400 000 GPU GB200 pour ce site.
La concurrence pour les puces mémoire HBM3E
Le véritable impact sur le consommateur réside dans la chaîne d’approvisionnement de la mémoire. Chaque GPU Blackwell intègre entre 186 et 288 Go de mémoire HBM3E selon la version. Pour un cluster de cette envergure, la demande en mémoire atteint des volumes de plusieurs pétaoctets. Samsung, SK Hynix et Micron produisent cette mémoire HBM3E sur les mêmes lignes de fabrication que les modules DDR5 destinés aux PC grand public.
Ces trois fabricants contrôlent plus de 90 % de la production mondiale de DRAM. Depuis 2025, ils ont réorienté une partie significative de leurs capacités vers la production de HBM pour répondre à la demande des data centers, car les marges bénéficiaires sont plus élevées. Cette réorientation directe des capacités de production explique en grande partie la raréfaction et la hausse des prix observées sur le marché de la mémoire vive pour les ordinateurs personnels.
Les données du marché confirment cette tendance. Au milieu d’août 2026, les prix de la RAM DDR5 et DDR4, ainsi que ceux des SSD, ont atteint des niveaux records par rapport à la période pré-crise. Trendforce prévoit une nouvelle hausse des contrats DRAM de 13 à 18 % pour le troisième trimestre 2026. Les experts estiment qu’un retour à la baisse des prix ne pourrait intervenir avant 2028 au mieux.
Enfin, les performances de GPT-6 Astra montrent une efficacité notable. Sur le benchmark ARC-AGI-3, le modèle surpasse la référence humaine sur 96 % des niveaux. Bien que les termes comme “AGI” soient utilisés avec prudence par OpenAI, les résultats techniques sont tangibles. Nvidia, qui a généré 89 milliards de dollars dans son dernier trimestre grâce à ses divisions data center, utilise cette annonce pour valoriser l’adoption de ses technologies, tandis que les coûts de production continuent de peser sur les composants disponibles pour les particuliers.
Le géant chinois de la mémoire CXMT fait face à des défis techniques significatifs dans son effort pour entrer sur le marché des mémoires HBM (haute bande passante). Selon des informations rapportées par la presse sud-coréenne, l’entreprise peine à atteindre des niveaux de production économiquement viables pour sa technologie HBM3E. Cette situation place CXMT dans une position difficile, notamment alors que ses principaux concurrents, Samsung, SK Hynix et Micron, ont déjà commencé à échantillonner la génération suivante, la HBM4E.
Les détails techniques récents révèlent que trois empilements de mémoire HBM3E sur quatre produits par CXMT sont défectueux. Cela indique un rendement de fabrication actuel de seulement 25 %. L’empilement de DRAM est une tâche complexe, nécessitant une maîtrise de technologies bien plus pointues que pour la fabrication de DRAM planaire, un domaine où CXMT est réputé exceller. Mais à ce stade, la transition vers l’empilement s’avère être un obstacle majeur.
Une technologie TSV immature pénalise le rendement
Les faibles rendements observés sont attribués à l’immaturité de la technologie de traversée de silicium (TSV) employée par CXMT. Dans le processus de fabrication, la chaîne de production se divise en deux étapes critiques. En amont, la fabrication atteint un rendement d’environ 30 %. Le traitement en aval, qui consiste à assembler les couches, permet d’atteindre un rendement de 70 % par rapport à cette base initiale de 30 %.
La comparaison avec les leaders du marché met en lumière l’écart technologique. Samsung utilise environ 5 000 TSV par couche sur ses puces HBM2, tandis que SK Hynix en utilise plus de 8 000 par couche sur son HBM3. Les données suggèrent que CXMT tente d’atteindre la configuration HBM3E avec seulement 3 000 TSV par couche. De plus, l’entreprise cherche à empiler 8 couches dans la configuration standard de 8-Hi HBM3E. Ces contraintes techniques expliquent pourquoi il est peu probable que CXMT passe à une capacité supérieure de 12-Hi HBM à court terme, tant qu’elle ne résout pas ces défis d’ingénierie.
Perspectives d’amélioration : course de vitesse avec les concurrents
Malgré ces revers, il est trop tôt pour considérer l’effort de CXMT comme un échec. L’histoire récente montre que les rendements dans ce secteur peuvent s’améliorer rapidement. Par exemple, Samsung affichait un rendement d’environ 60 % pour l’HBM4 en février de cette année, pour atteindre environ 80 % seulement six mois plus tard. Il reste donc une marge de progression importante pour CXMT.
Pour la DRAM planaire classique, CXMT atteint déjà un rendement de 90 %, ce qui ne représente qu’un écart de 2 à 3 % par rapport au rendement de Samsung sur son nœud de 10 nm pour la production de DDR5. Cela suggère que des solutions existent pour rattraper le retard, mais que du temps est nécessaire pour affiner le processus. La manipulation des TSV pour empiler la DRAM exige une expertise substantielle, et il faudra encore quelques mois avant que la production en volume puisse véritablement débuter.
La gamme GeForce RTX 50 de NVIDIA continue d’évoluer, et de nouvelles informations circulent concernant la carte milieu de gamme, la RTX 5070. Actuellement commercialisée avec le GPU GB205, cette carte pourrait bientôt profiter d’une nouvelle déclinaison. Selon plusieurs sources, le constructeur envisage d’utiliser la puce GB203 pour cette nouvelle version, une pratique déjà observée sur d’autres modèles de la série Blackwell.
RTX 5070 : un changement de GPU sans changement de specs ?
À l’heure actuelle, la GeForce RTX 5070 est officiellement basée sur le GPU GB205-300. Cette puce mesure 263 mm² et intègre 31,1 milliards de transistors. Elle profite de 6 144 cœurs CUDA, de 12 Go de mémoire GDDR7 sur un bus de 192 bits et d’un TGP de 250 W. Ces caractéristiques sont désormais bien établies pour le modèle en vente.
Cependant, des rapports provenant de fuites, notamment celles attribuées à l’utilisateur hongxing2020, suggèrent que NVIDIA travaille sur une seconde variante de la RTX 5070. Cette nouvelle carte utiliserait le GB203, la même puce que celle utilisée pour la RTX 5070 Ti et la RTX 5080. Le GB203 est une puce significativement plus imposante, avec une surface de 378 mm² et 45,6 milliards de transistors.
Une petite vue éclatée de la RTX 5070 Founders Edition.
Il est important de noter que cette information reste au stade de la rumeur. Aucune annonce officielle n’a été faite par NVIDIA ni par ses partenaires AIB. Les spécifications techniques de cette potentielle variante ne seraient pas supérieures à celles du modèle actuel. Pour atteindre les 6 144 cœurs CUDA et le bus de 192 bits de la RTX 5070, le GB203 devrait voir une grande partie de ses ressources désactivées. Cela impliquerait de “castrer” environ 43 % des cœurs CUDA et de désactiver deux des huit canaux de mémoire disponibles sur la puce complète.
Cette approche n’est pas nouvelle pour le géant du hardware. La génération Blackwell a déjà connu des ajustements similaires. La RTX 5060, initialement prévue avec le GB206, a vu apparaître des versions utilisant le GB205, une puce plus grande, mais bridée pour correspondre aux performances attendues. Des constructeurs comme MSI et Yeston ont déjà lancé des modèles V1 de la RTX 5060 basés sur ce silicium.
L’utilisation du GB203 pour la RTX 5070 suivrait la même logique de gestion de la production. Les puces GB203 qui ne parviennent pas à répondre aux exigences strictes des modèles haut de gamme (RTX 5070 Ti ou RTX 5080) pourraient tout de même fonctionner correctement avec des spécifications réduites. Cela permettrait à NVIDIA de valoriser ces semi-conducteurs plutôt que de les jeter, tout en maintenant les performances actuelles de la RTX 5070.
Un détail intéressant mentionné par les sources est l’arrivée potentielle d’un nouveau pilote NVIDIA le 9 septembre. Bien que le lien direct avec cette variante ne soit pas confirmé, le calendrier semble étonnant. Les détails concernant la conception de la carte et la disponibilité exacte de ce modèle restent inconnus pour le moment. Les partenaires fabricants n’ont pas encore communiqué officiellement sur ce projet.
Jusqu’à l’apparition d’une carte en magasin ou d’une liste officielle de pilotes, il convient de traiter ces informations comme des rumeurs. Néanmoins, la tendance à utiliser des puces plus grandes pour des modèles inférieurs semble s’installer durablement dans la stratégie de NVIDIA pour la série RTX 50.