Test : Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC

Vidéo OCC

[nextpage title= »Introduction : »]

Alors que nous avons déjà eu l’occasion de passer en revue quelques cartes graphiques Gigabyte par le passé, c’est la première fois que nous testons le nouveau design qui équipe la série Gaming OC. C’est également le même design qui équipe les modèles RTX 4090 et 4080 de la même série. C’est donc la Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC que nous allons aujourd’hui passer en revue. Ce modèle a fait beaucoup parler de lui lors des annonces de NVIDIA (lien) puisqu’à la base, il devait s’agir d’une RTX 4080 mais équipée non pas de 16 GB mais uniquement de 12 GB. Nous sommes donc impatient de découvrir les performances de ce modèle ainsi que son positionnement face aux deux cartes graphiques AMD lancées en fin d’année 2023.

Nous débutons donc cette nouvelle année avec l’arrivée de ce nouveau modèle qui espérons-le, viendra équilibrer l’offre actuelle des GPU qui se destinent principalement au haut de gamme. Nul doute qu’une fois de plus, nous devrons rester attentif au ratio prix/performance.

Merci à NVIDIA France et Gigabyte pour la mise à disposition de cet exemplaire de la RTX 4070 Ti Gaming OC.

[nextpage title= »Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC : « ]

L’architecture :

Pour rappel, il n’y aura pas de cartes de la série « Founders Edition » proposées par NVIDIA pour la RTX 4070 Ti. Vous pourrez donc acquérir uniquement des cartes partenaires et donc, selon le modèle, avec des tarifs bien différents.

Cette RTX 4070 Ti dispose d’un GPU AD104 avec 7680 cœurs CUDA soit 2560 cœurs de moins que la RTX 3080 Ti. Elle est dotée un processus de fabrication en 4 nm de TSMC et non pas le 8 nm réalisé par Samsung ce qui permet de redescendre le TGP à 285 watts.

Niveau mémoire, on retrouve 12 GB de mémoire GDDR6X en 192-bit, ce qui se traduit par une bande passante de 504.2 GB/s. À la page quatre de notre article, nous reviendrons en détails sur les nouveautés apportées par cette nouvelle architecture dont notamment le support du DLSS 3.

 

Le bundle de cette Gaming OC :

Alors que retrouve-t-on dans cette boite ? On retrouve et identifie très facilement le code couleur de Gigabyte avec du noir et de l’orange. La boite est assez large mais conserve des dimensions finalement assez standard. La boite a comme dimensions 440 x 235 x 95 mm. La boite s’ouvre sur le côté afin de dévoiler la RTX 4070 Ti Gaming OC.

Une fois celle-ci ôtée, on retrouve une petite boite qui contient l’adaptateur pour l’alimentation de la carte. Il s’agit d’un adaptateur 16-pin (12+4) vers deux 8-pins de 150w (300w au total). Cet adaptateur est nécessaire pour ceux qui ne disposent pas d’une alimentation disposant d’un port 16-pin ou de l’adaptateur propre à leur alimentation. On retrouve aussi un support pour la carte graphique afin que celle-ci ne se plie une fois enfourchée dans votre carte mère.

 

Le refroidissement :

Cette Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC a comme dimension 336 x 140 x 58 mm et occupera 2,5 emplacements sur votre carte mère. Ce modèle fait partie de la série Gigabyte « Gaming OC ». C’est-à-dire que la carte bénéficie déjà d’un overclocking d’usine. Esthétiquement, la carte joue sur la sobriété avec des touches de noir, anthracite et gris foncé. Il s’agit d’un modèle qui pourra s’accorder avec de nombreuses cartes mères.

Nous sommes ici face à une carte custom, c’est-à-dire disposant d’un système de refroidissement propre à la marque. Celui-ci porte la mention « Windforce 3x » et bénéficie de trois ventilateurs de 100 mm. Gigabyte utilise pour cette carte sa technologie brevetée : « Alternate Spinning ». Le principe est assez simple et implique que les trois ventilateurs tournent en sens opposé. Le but est ainsi d’éviter les turbulences entre eux.

Les neuf pales des ventilateurs sont légèrement incurvées afin d’optimiser le flux d’air. Notre sample est pourvu de la technologie « 3D Active Fan » afin de laisser les ventilateurs au repos si la température du GPU ne requiert pas leur fonctionnement.

Le carénage en plastique noir englobe totalement le PCB avec une finition très qualitative. L’esthétique, assez neutre, devrait convenir à de nombreux utilisateurs. Deux BIOS sont également présents, un mode Silent et un mode OC. Par défaut et pour nos tests, nous utiliserons le mode OC.

 

Le radiateur :

Le radiateur est composé d’un seul bloc. Comme vous pouvez le voir sur les photos, son rôle est de dissiper la chaleur du GPU, des puces mémoires ainsi que de l’étage d’alimentation.

Le radiateur est traversé par simplement sept caloducs de 6 mm. Ceux-ci sont en contact direct avec la puce graphique. Les puces mémoires, l’étage d’alimentation ainsi que certaines puces du PCB sont recouverts de pads thermiques afin d’assurer la dissipation de la chaleur. Nous sommes ici face à un système de refroidissement bien costaud qui devrait permettre de conserver l’ensemble des composants au frais !

Enfin, on retrouve à l’arrière une backplate dont le rôle est de rigidifier le PCB. Celle-ci bénéficie d’une très large découpe à son extrémité afin de laisser l’air traverser le radiateur. On imagine sans difficulté que le PCB est bien plus court que le radiateur qui le recouvre.

 

Oui, un peu de rétroéclairage :

Pas mal de rétro-éclairage avec le contour de chaque ventilateur ainsi que le logo Gigabyte sur la tranche supérieure de la carte et contrôlable via le logiciel RGB Fusion 2.0. Il existe pas moins de 9 effets RGB paramétrable via le logiciel.

 

Les connectiques :

Pour alimenter la carte, on retrouve le nouveau mini-connecteurs 16-pin. Comme nous l’avons signalé plus haut, NVIDIA fourni dans son bundle un adaptateur permettant d’y brancher deux connecteurs 8-pins.

La carte dispose, au niveau des sorties vidéos de trois DisplayPort 1.4 et d’un port HDMI 2.1.

[nextpage title= »Spécifications et PCB : « ]

Les spécifications techniques :

En terme de fréquence, celle de base est annoncée à 2310 MHz quant le Boost pointe à 2640 MHz. Les 12 GB de mémoire G-DDR6X quant à eux tournent à 1313 MHz (504.2 GB/s) sur un bus de 192 bit. Pour rappel, il n’existe pas de cartes de référence sur ce modèle proposé par NVIDIA. Nous aurons ainsi droit uniquement à des cartes partenaires qui proposeront un overclocking d’usine plus ou moins conséquent selon le modèle.

Petit passage par GPU-Z afin de vérifier que les informations lues sont bien correctes. La fréquence GPU est bien de 2310 MHz, et la fréquence Boost de 2640 MHz. N’oubliez pas que cette dernière sera supérieure lors des benchmarks selon la qualité de votre puce et déterminée par GPU Boost 4.0. La mémoire a une fréquence de 1313 MHz.
Nous vous rappelons le fonctionnement du GPU Boost ici.

 

Décortiquons le PCB :

Occupons-nous à présent des VRM, Voltage Regulator Module, c’est-à-dire le module de régulation de la tension. On retrouve un ensemble de 10 + 2 + 1 phases. Le nombre de phase est souvent déterminé par le besoin de courant de la puce graphique. Plus celle-ci a besoin de courant et plus il y a de phases.

On retrouve ensuite les mosfets qui sont ici des SIC653A. Les mosfets sont les éléments à tenir bien au frais et sont souvent surmontés d’un radiateur. Ce sont eux qui vont convertir le courant continu puisque notre GPU ne fonctionne pas en 12 ou 5 volts, mais sur une tension plus faible souvent située aux alentours de 1 volt. Notons aussi pour terminer, la présence de points de tension intégrés directement sur le PCB.

Les puces mémoires :

En ce qui concerne la mémoire, elle sont au nombre de six. Il s’agit de puces mémoires de 2 Go en GDDR6X, des D8BZC et fabriquées par Micron. Elles devraient bénéficier d’un bon potentiel en overclocking.

[nextpage title= »Les nouvelles innovations technologiques : « ]

Qui dit nouvelle génération dit automatiquement de nombreuses innovations technologiques qui débarquent et cette RTX 4070 Ti, comme ses grandes sœurs les RTX 4090 et RTX 4080, ne fait pas exception à la règle. Nous allons essayer de vous citer les plus importants dans cette page un peu plus théorique.

 

Nouvelle architecture Ada Lovelace :

C’est le 21 septembre à 17 heures que NVIDIA a dévoilé une partie de sa future gamme de cartes graphiques architecturées autour de « ADA Lovelace ». Techniquement, cette puce est hors norme avec ses 76 milliards de transistors, sa gravure en N4 par TSMC, les Shader Execution Reordering, ses 90 TFLOPS, ses 200 RT TFLOPS, ses 1400 Tensor TFLOPS et un maximum de 18432 CUDA Cores dans un même GPU. Autant dire que c’est assez impressionnant face à la génération précédente Ampere.

La puce est organisée en 12 Graphics Processing Clusters (GPC) contenant chacun 72 Textures Processing Clusters (TPC) avec 144 Streaming Multiprocessors (SM). Les Streaming Multiprocessors bénéficient d’une nouvelle technologie appelée Shader Execution Reordering (SER) qui permettent de multiplier par deux les opérations du Ray Tracing. On peut aussi remarquer que la puce de la RTX 4090 est amputée permettant peut-être de voir une future RTX 4090 Ti débarquer.

Ces nouvelles RTX débarquent aussi avec des Tensor Cores de 4ème génération, qui seront bien utiles pour l’IA du DLSS et du DLSS 3 ainsi que des cœurs RT Cores de 3ème génération qui eux permettront de multiplier par deux les performances du Ray Tracing. En plus de l’évolution de génération, leur nombre augmente aussi par rapport à la génération précédente en fonction du modèle.

D’ailleurs, voici un tableau comparatif afin de juger des différences entre ces cartes.

 

Le DLSS 3 débarque et est déjà opérationnel :

L’une des annonces de NVIDIA lors de sa conférence est l’arrivée du DLSS 3. Attention cependant, celui-ci n’est compatible qu’avec les RTX 4090 et RTX 4080. Les possesseurs d’une carte de génération précédente se conteront du DLSS 2 que NVIDIA continuera à faire évoluer dans les mois à venir.

Pour rappel, jusqu’à présent, le principe du DLSS (Deep learning super sampling) était de permettre un gain en terme de FPS en remplaçant l’antialiasing TAA. L’idée est de calculer le rendu dans une définition moindre que cela choisie dans les paramètres et ensuite de la repasser dans la définition dite en utilisant une IA appliquée via les Tensor Core tout en conservant une qualité d’image la plus parfaite possible.

Aujourd’hui, avec l’arrivée du DLSS 3, les choses changent même si le principe fondamental d’augmenter le nombre de FPS est toujours la raison principale. La nouveauté vient du principe que le DLSS 3 permet d’ajouter des images intermédiaires entières et non plus des pixels. Cela permet ainsi d’augmenter le nombre d’images par seconde et par conséquence la fluidité. Pour y parvenir, le DLSS3 fait appel notamment à un accélérateur de flux optique intégré à la nouvelle architecture des RTX 4000. C’est la raison pour laquelle les générations précédentes qui n’en sont pas dotées ne pourront pas bénéficier du DLSS 3. Nous devrons donc être attentifs lors de nos tests et comparer ce qui est comparable car oui, bien entendu le DLSS 3 sera plus performant mais difficile de le juger sur la génération Ampere qui ne le supporte pas.

Même si la fonction principale est d’augmenter le nombre de FPS, NVIDIA rappelle aussi l’importance de la latence. Nous avions d’ailleurs traité ce sujet dans cet article en vous parlant de Reflex. Pour résumer simplement, le principe est de faire diminuer au maximum la latence dans les jeux, c’est-à-dire le temps qui s’écoule entre le moment où vous cliquez sur le bouton de votre souris et sa manifestation à l’écran. Afin de pouvoir effectuer tous les relevés, une souris compatible sera nécessaire.

Les dernières avancées de NVIDIA risque de chambouler le monde du l‘e-sport puisque l’on pourrait voir débarquer des écrans 1440p 27″ en lieu et place des écrans actuellement utilisés en 1080p 25″. Pour terminer, sachez que NVIDIA annonce déjà plus de 35 jeux compatibles et prêts à utiliser le DLSS 3. Nous ajouterons bien entendu à nos tests des jeux prenant en charge le DLSS 3. Bien entendu les jeux DLSS 3 sont rétro-compatibles avec la technologie DLSS 2.

 

La compression matériel AV1 :

NVIDIA intègre à présent sa 8ème génération d’encodeur NVENC avec AV1 qui se montre plus efficace de 40% face à H.264. L’arrivée de AV1 sera très utile notamment pour le streaming.

[nextpage title= »La configuration de tests : « ]

Comme nous vous l’avons dit dans l’introduction, nous sommes (de nouveau) occupés à remettre à jour tous nos graphiques en utilisant les derniers drivers en date que ce soit chez NVIDIA, AMD et bien sûr dorénavant chez INTEL. Nous en avons aussi profité pour modifier légèrement notre configuration de tests. C’est donc reparti pour une nouvelle série de tests et donc de graphiques sur cette configuration légèrement modifiée :

  • Carte mère : ROG Maximus Z690 APEX
  • Processeur : Intel Alder Lake i9-12900K
  • Mémoire : 32 GB Corsair Vengeance 5200 CL38 DDR5
  • Carte graphique : Gigabyte RTX 4070 Ti GamingOC
  • Système de refroidissement : ROG Ryujin II 360 de chez Asus
  • SSD : Western Digital Black SN750 2 TB + radiateur EKWB
  • Alimentation : Corsair AX1600i + adaptateur 12VHPWR 600W
  • Système d’exploitation : Windows 11 64 bits

Pour ce test, nous avons utilisé une configuration haut de gamme faisant appel à un processeur i9-12900K ainsi qu’à de la DDR5. L’utilisation d’un écran 4K de 144 Hz est aussi une condition sine qua non. Nous utilisons pour nos tests un exemplaire du ROG PG27UQ.

Les drivers utilisés sont les NVIDIA 517.48 et les AMD 22.9.2. Pour notre sample du jour, nous avons utilisé les drivers presse en version 527.62.

 

Notre protocole de tests :

Toutes les cartes sont testées aux fréquences stock et sans aucune optimisation. En ce qui concerne les différents benchmarks, que ce soit les synthétiques ou les jeux, nous opterons pour des résolutions en 1080p, 1440p et 2160p en fonction des performances de la carte. Ici, avec ce modèle haut de gamme, nous n’utiliserons que la définition 2160p. Il nous semblait obligatoire de comparer les performances face aux deux modèles AMD que nous venons de tester.

Comme vous l’avez constaté, nous sommes passés sous Windows 11 et nous avons activé dans le BIOS, le « ReSize BAR » visible dans GPU-Z. Maintenant que vous savez tout en ce qui concerne notre configuration de test, il est temps de les débuter !

[nextpage title= »Les benchmarks synthétiques : « ]

Notre première série de tests va être dédiée aux benchmarks synthétiques. Ceux-ci sont souvent utilisés pour les compétitions d’overclocking mais sont également très intéressants pour comparer les différents GPU entre eux. Nous allons donc privilégier les benchmarks de la série 3DMark.

Nous testerons les benchmarks suivants :

  • Fire Strike (1080p)
  • Fire Strike Ultra (2160p)
  • Time Spy (1440p)
  • Time Spy Extreme (2160p)
  • 3DMark Speed Way
  • DirectX Raytracing
  • Intel XeSS
  • Mesh Shader

3DMark Fire Strike et Fire Strike Ultra :

Débutons avec 3DMark Fire Strike, qui est l’un des benchmarks les plus utilisés actuellement. Il se compose de deux tests graphiques, d’un test CPU ainsi que d’un quatrième test qui combine GPU et CPU. N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final et prolonge la durée (inutilement) du benchmark. La version utilisée pour ces tests est bien entendue la dernière en date.

Premier benchmark que nous réalisons avec cette Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC et le moins que l’on puisse dire, c’est que nous quittons le haut du graphique pour nous situer dans la partie centrale ! Le score obtenu est de 43115 points lui permettant de se trouver directement derrière la RTX 3090 Ti. Comme vous le remarquerez par la suite, l’équilibre du graphique se maintient grâce au fait que le benchmark est réalisé en 1080p.

Même constat sous Fire Strike Ultra puisque notre exemplaire de la RTX 4070 Ti grimpe un peu dans le classement en dépassant cette fois la RTX 3090.

 

3DMark Time Spy et Time Spy Extreme :

Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 1440p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo. Ces deux premiers benchmarks sont proposés par UL Benchmark.

Les performances obtenues dans Time Spy sont souvent représentatives de ce que nous aurons dans les jeux. Et ici, notre Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC vient se placer derrière le modèle AMD RX 7900 XT. L’écart est assez important ce qui nous laisse imaginer qu’il en sera de même en jeux.

Sous 3DMark Time Spy Extreme, c’est un score de 10717 points que nous obtenons et qui la place juste derrière la RTX 3090 Ti. Nous devrions avoir une carte qui va se situer en terme de performance entre la RTX 3080 Ti et la RTX 3090 Ti d’après ces premiers benchmarks.

 

3DMark Speed Way

Dernier benchmark en date proposé par Ulbenchmark et c’est plaisant de pouvoir se dire que nous allons bencher sur ce Speed Way. Il utilise DirectX 12 et est par défaut dans une définition de 1440p. Nous n’avons rien modifié et nous utilisons donc le benchmark d’origine.

Ici aussi, notre RTX 4070 Ti se situe où nous l’imaginions, entre la RTX 3080 Ti et la RTX 3090 Ti avec un score de 5501 points. Elle parvient à prendre pour la première fois l’avantage sur la RX 7900 XT.

 

3DMark DirectX Raytracing :

UL Benchmarks a ajouté un nouveau test dans sa série de benchmarks permettant de mesurer les performances en Ray Tracing. L’idée sera d’utiliser le test 3DMark DirectX Raytracing afin de comparer les performances du matériel de Ray Tracing dédié aux cartes graphiques d’AMD et de NVIDIA mais aussi à présent d’Intel !

Le test de la fonction 3DMark DirectX Raytracing est conçu pour faire du Ray Tracing le facteur limitant. Au lieu de s’appuyer sur le rendu traditionnel, toute la scène est tracée et dessinée en une seule passe. Le résultat du test dépendra entièrement des performances du Ray Tracing. Il sera ainsi facile de mesurer et comparer les performances des différentes cartes entre elles.

Ce benchmark a toujours été dominé par les cartes NVIDIA et notre sample du jour ne déroge pas à la règle puisque nous obtenons un score de 68,8 FPS. L’utilisation du Ray Tracing reste toujours à l’avantage des verts. Nous devrions voir notre exemplaire se montrer plus performant en gaming avec le Ray Tracing et DLSS actifs.

 

3DMark Intel XeSS

UL Benchmarks en collaboration avec Intel va ajouter ce nouveau benchmark à la suite 3DMark. Nous avons eu pour nos tests un accès anticipé à ce nouveau test. Ce test de la fonction Intel XeSS est conçu pour évaluer et comparer les performances et la qualité d’image du XeSS (Xe Super Sampling). Vous pouvez choisir entre quatre modes XeSS : Ultra Quality, Quality, Balanced et Performance. L’outil d’inspection 3DMark vous aide à comparer la qualité d’image avec une vue côte à côte du rendu XeSS et du rendu en résolution native. Vous avez besoin d’une carte graphique qui prend en charge Intel XeSS pour exécuter ce test.

Nous aurons donc deux scores, un nombre de FPS avec le XeSS désactivé et ensuite, à droite, avec le XeSS activé. Le mode choisi est « Qualité Ultra » qui est en réalité celui par défaut du benchmark.

Dans ce nouveau benchmark, toutes les cartes graphiques sans exception profitent du XeSS mais ce sont les Intel qui engrangent le meilleur gain. Les modèles ARC voient un gain de 50% alors que les modèles NVIDIA et AMD, de plus ou moins 30 à 35%.

 

3DMark Mesh Shader:

Voici le nouveau test que nous avons ajouté aux benchmaks synthétiques : Mesh Shader. Nous l’avons ajouté puisque géré par l’architecture RDNA 2 d’AMD et donc nos RX 6000. Il permet d’analyser le niveau de performances des GPU concernant cette fonctionnalité. Pour rappel, elle permet d’exploiter des calculs plus complexes au niveau de la géométrie, de manière plus flexible, pour chaque meshlet. Le résultat affiché est celui avec les Mesh Shaders actifs.

Bon, au moment de conclure cette première série de tests synthétiques, nous sommes sommes un peu sur notre faim avec cette Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC. Finalement, NVIDIA a fait le bon choix de rétrograder son modèle RTX 4080 12GB en RTX 4070 Ti tant la différence est importante avec la « vraie » RTX 4080. Nous allons débuter les jeux mais nous avons déjà une idée précise des performances auxquelles nous devons nous attendre.

[nextpage title= »Performances gaming en 2160p : « ]

Nous avons décidé de retenir six jeux car ils nous semblent suffisamment représentatifs. Nous avons opté pour majoritairement du DirectX12 ainsi que Vulkan avec les jeux suivants :

  • The Division 2 (DirectX 12)
  • Borderlands 3 (DirectX 12)
  • Red Dead Redemption II (Vulkan)
  • Far Cry 6 (DirectX 12)
  • Watch Dogs : Legion (DirectX 12)
  • Cyberpunk 2077 (DirectX12)

Nous avons fait le choix d’utiliser les benchmarks intégrés à ces différents jeux.
Pourquoi ? Tout simplement pour vous permettre de comparer vos résultats avec les nôtres si vous disposez aussi d’un exemplaire de l’un de ces jeux. C’est une réflexion qui nous semblait pertinente et qui va ainsi vous permettre de comparer vos résultats avec les nôtres.

Comme nous vous l’avons spécifié à la page 4 de cet article, nous avons activé au sein du BIOS, le Resizable Bar qui est pris en charge à présent par tous les GPU (récents). Enfin, nous avons opté uniquement pour la définition 2160p et sélectionné les cartes qui sont aptes à rivaliser à ce niveau. Malheureusement, nous n’avons plus aucune RTX 3080 à notre disposition actuellement pour ajouter les performances à nos graphiques.

Nous avons aussi décidé de durcir la qualité graphique de certains jeux puisque les prochaines générations devraient être plus performantes, autant chez NVIDIA que sur les prochaines cartes graphiques AMD.

 

The Division 2 :

Le jeu The Division 2 sera testé sous DirectX 12. En ce qui concerne les paramètres graphiques, ils seront réglés en mode « ultra » avec la synchronisation verticale désactivée.

Pour rappel, en débutant nos tests gaming, précisons que la RTX 3080 Ti était pour nous, avant l’arrivée des RTX 4000, la carte de référence en 2160p puisqu’elle offrait un excellent rapport prix/performance dans cette définition. Force est de constater que dans The Division 2, notre Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC se situe entre cette RTX 3080 Ti et les RTX 3090, RTX 3090 Ti. C’est d’ailleurs à cette position qu’elle devrait se situer pour les autres jeux également.

 

Borderlands 3 :

Pour le second jeu, nous passons sur Borderlands 3. Les options graphiques sont réglées sur « Brutal ». Il faut savoir que Borderlands 3 se montre assez gourmand et que ce choix de paramètres ait une incidence assez forte sur les FPS. Il s’agit d’un jeu très souvent plébiscité dans les annonces de nouvelles cartes graphiques et justement dans ce mode Brutal.

On continue avec des performances similaires dans Borderlands 3 avec une moyenne de 70,6 FPS et une position identique dans le classement.

 

Red Dead Redemption 2 :

Troisième jeu et non des moindres, Red Dead Redemption II sur PC. L’avantage de cet opus est de proposer la possibilité de tester le benchmark intégré sous Vulkan. Nous optons pour les options graphiques en « ultra ».

Troisième jeu et non des moindres, RDR2 offre la possibilité de tester le benchmark intégré sous Vulkan. Même position dans la hiérarchie avec une moyenne de 76,1 FPS.

 

Far Cry 6 :

Le tout dernier jeu que nous ajoutons à cette section est Far Cry 6, puisqu’il prend en charge le DXR ainsi que le SFR proposé par AMD. Nous le retrouverons d’ailleurs aussi à la page suivante. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en « ultra ».

Même si notre dossier consacré à ce jeu a mis en évidence un avantage aux cartes RX 6000, notre sample obtient une moyenne de 88 FPS.

 

Watch Dogs Legion :

Dernier jeu et non des moindres, Watch Dogs Legion qui lui aussi sera utilisé pour nos tests avec Ray Tracing et DLSS. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en « ultra ».

Dans le benchmark Watch Dogs Legion, pas de changement en vue, et difficile pour la RTX 4070 Ti d’atteindre le quatuor de tête.

 

Cyberpunk 2077 :

Voilà un jeu que nous désirions ajouter depuis un petit moment et c’est à présent chose faite puisque celui-ci se dote dorénavant d’un benchmark intégré. Nous utiliserons aussi ce jeu pour nos tests avec Ray Tracing. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en « ultra ».

Dernier benchmark de ce panel de jeux. C’est celui qui se montre le plus costaud avec nos cartes graphiques puisque peu de cartes passent la barre des 60 FPS. C’est d’ailleurs le cas avec notre RTX 4070 Ti Gaming OC qui obtient une moyenne de 50,3 FPS.

 

La moyenne des jeux :

Pour la moyenne des jeux, c’est la NVIDIA RTX 3080 Ti à défaut d’avoir au labo une RTX 3080 qui fait office de carte de référence en 2160p. Les autres cartes obtiennent un score soit plus haut soit plus bas en fonction de leurs performances face à ce modèle.

Face à la RTX 3080 Ti, le contrat est parfaitement rempli avec une augmentation des performances. Malheureusement, si elle vient se placer presque au niveau de la RTX 3090, l’écart avec la nouvelle génération de NVIDIA et d’AMD est flagrant. C’est tout à fait normal puisque nous sommes ici sur une RTX 4070 Ti qui rappelons-le sur la génération précédente avec la RTX 3070 Ti se contentait de la définition 1440p.

Maintenant, et vous l’aurez compris dès le début de cet article, c’est le prix qui va déterminer de l’intérêt de la carte ou pas en sachant que nous n’aurons pas droit à une Founders Edition de la part de NVIDIA. NVIDIA annonce la disponibilité de modèles customs à 899 euros en France pour le lancement. Il faudra comparer aux disponibilités de la RX 7900 XT et voir à partir de quel prix cette carte est disponible. Attaquons à présent le Ray Tracing et notamment le DLSS 3 qui seront là pour permettre à la RTX 4070 Ti de sortir son épingle du jeu.

[nextpage title= »Performances Ray tracing et DLSS/FSR : »]

Occupons-nous à présent des cinq jeux que nous avons sélectionné et qui prennent en charge le Ray Tracing ainsi que le DLSS ainsi que pour certains le FSR d’AMD ainsi que la nouvelle technologie XeSS d’Intel et qui est supportée par Shadow Tomb Raider ainsi que Hitman 3. Comme nous vous l’avons déjà rappelé, si le DLSS reste la propriété de NVIDIA, le FSR et le XeSS peuvent être utilisés avec toutes les cartes que ce soit chez AMD, Intel et même NVIDIA.

Les cinq jeux sous DirectX 12 que nous testerons avec le Ray Tracing et le DLSS, FSR ou XeSS sont :

  • Shadow of the Tomb Raider (DLSS)
  • Watch Dogs : Legion (DLSS)
  • Metro Exodus PC Enhanced Edition (DLSS)
  • Far Cry 6 (DLSS – FSR)
  • Cyberpunk 2077 (DLSS – FSR)
  • Hitman 3 (DLSS – XeSS)

Pas de changement pour cette nouvelle série de jeux puisque nous restons dans la définition 2160p. En fonction de la carte, nous utiliserons le DLSS pour les NVIDIA et soit le FSR soit le XeSS pour les modèles AMD. Si le FSR n’est pas disponible dans un jeu, alors nous ferons bénéficier notre carte AMD de la technologie XeSS.

Alors même si notre Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC se destine au DLSS 3 que nous aborderons à la page suivante, nous voulions aussi mesurer le gain de cette RTX 4070 Ti en DLSS 2 face à la génération précédente.

 

Shadow of the Tomb Raider :

Premier que nous ajoutons à ce comparatif et qui prend en charge le Ray Tracing et le DLSS 2.0. Trois niveaux de Ray Tracing sont proposés dans le jeu (moyen – haut – ultra) et les quatre niveaux de DLSS (performance – qualité – équilibré – ultra performance).
Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en « ultra », un Ray Tracing « ultra » et un DLSS « performance ».

Avec le Ray Tracing activé en ultra, c’est déjà une moyenne de 76 FPS qui est atteinte. L’apport du DLSS permet à notre moyenne de grimper à 143 FPS, autant dire aucune difficulté pour profiter du 2160p avec le Ray Tracing activé. Notre RTX 4070 Ti reprend ainsi des couleurs et se place en quatrième position dans le classement.

 

Watch Dogs Legion :

Second jeu, Watch Dogs Legion prend en charge le Ray Tracing et le DLSS 2.0. Il se montre l’un des jeux les plus gourmands du moment. Trois niveaux de Ray Tracing sont proposés dans le jeu (moyen – élevé – ultra) et quatre niveaux de DLSS (performance – qualité – équilibré – ultra performance).
Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en ultra, un Ray Tracing « ultra » et un DLSS « performance ».

Le Ray Tracing dans Watch Dogs Legion fait souffrir toutes les cartes sauf et notre sample du jour ne fait pas acception avec une moyenne de 35 FPS. L’activation du DLSS 2 performance va booster les FPS pour arriver à une moyenne de 80 images par seconde.

 

Metro Exodus PC Enhanced Edition :

Troisième jeu et qui prend en charge le DLSS 2.0. Nous lui avons d’ailleurs consacré un dossier. Trois niveaux de Ray Tracing sont proposés dans le jeu et quatre niveaux de DLSS (performance – qualité – équilibré – ultra performance).
Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en ultra, un Ray Tracing « élevé » et le DLSS en mode « performance ».

On continue avec les jeux gourmands et une moyenne de 42 FPS. Le DLSS permet ici un gain de près de 100 % !

 

Far Cry 6 :

Fac Cry 6 en charge le DXR ainsi que le SFR proposé par AMD. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en Ultra, nous avons activé les deux options DRX ainsi que le FSR en mode « performance ».

Dans Far Cry 6, le FSR est le seul choix disponible afin de booster les FPS après avoir activé le Ray Tracing. Toutes nos cartes peuvent ainsi en bénéficier et peu importe le fabricant. Le FSR est à l’avantage des cartes AMD mais profite aussi à notre RTX 4070 Ti qui passe ainsi à une moyenne de 112 FPS.

 

Cyberpunk 2077 :

Nouveau jeu que nous avons ajouté et qui propose dans ses paramètres l’activation du DLSS mais aussi du FSR.
Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique « élevée », un Ray Tracing « ultra » et un DLSS/FSR « équilibré ».

C’est le jeu le plus gourmand où nos cartes éprouvent beaucoup de difficultés à suivre la cadence. Ici, c’est une moyenne de 23,3 FPS qui est obtenue. Le DLSS 2 en mode performance permet un gain considérable avec une moyenne de 67 FPS. Nous verrons plus loin dans l’article qu’il est encore possible d’atteindre un gain plus important grâce au DLSS 3.

 

Hitman 3 :

Dernier jeu également ajouté puisque celui-ci est à présent compatible avec la technologie DLSS, FSR et XeSS. En fonction du modèle de la carte testée, nous optons pour l’une de ces trois technologies.
Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique « haute », un Ray Tracing « activé » et un DLSS/Xess « performance ».

On retrouve une situation déjà habituelle avec une quatrième place dans ce dernier jeu. Le DLSS apporte une fois de plus un gain très important avec une moyenne de 84,5 FPS.

 

Alors le Ray Tracing avec la RTX 4070 Ti :

Sur nos six jeux testés, notre RTX 4070 Ti parvient à dépasser largement les 60 FPS avec le Ray Tracing activé combiné au DLSS performance. Le DLSS fait donc parfaitement le job et reste un atout indéniable pour NVIDIA. Elle parvient ainsi à prendre l’avantage sur la RX 7900 XT si le jeu ne dispose ni du FSR ni du XeSS. Dans le cas inverse, l’écart est alors moins marqué.

Avant de débuter les tests, nous nous sommes posés la question de la définition de nos tests. Allions-nous opter pour du 1440p ou du 2160p ? Force est de constater que notre Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC s’en sort parfaitement en 2160p avec la plupart des options poussées au maximum dans nos différents jeux !

[nextpage title= »La RTX 4070 Ti et le DLSS 3 : »]

Nous allons ajouter une nouvelle section qui va concerner le DLSS 3 puisque notre exemplaire du jour, la Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC est compatible. C’est la troisième carte que nous testons qui est compatible après la MSI RTX 4090 Surpim Liquid X et la NVIDIA RTX 4080 Founders Edition.

Nous allons dans un premier temps tester la bêta de 3DMark DLSS Feature Test qui prend en charge le DLSS 3. Ensuite, nous allons juger de ce qu’il en est dans les jeux Cyperpunk 2077 et A plague Tale : Requiem. Afin de s’assurer du bon relevé du nombre de FPS, nous avons installé la dernière version presse de NVIDIA FrameView 1.4, ce qui nous permet de vérifier ce que le benchmark annonce et ce que FrameView indique. Nous savions notamment que la version du benchmark avec le DLSS 3 de Cyberpunk 2077 n’est pas correcte. Cela devrait l’être bientôt après la mise en place d’un correctif.

 

3DMark DLSS Feature Test :

Nous n’avions pas conservé ce benchmark puisqu’il ne concerne que les cartes compatibles DLSS et n’était donc pas utile pour nos tests comparatifs. Ici, nous l’avons retesté puisque qu’il prend officiellement en charge le DLSS 3 depuis la fin du NDA sur la RTX 4090.
Nous allons donc effectuer un benchmark en 2160p avec d’abord le DLSS désactivé, ensuite avec le DLSS 2 performance et pour terminer avec le DLSS 3 performance.

Notre Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC obtient un score de 30,3 FPS sans DLSS, puis de 81,8 FPS (+169%) avec l’activation du DLSS 2. Le DLSS 3 permet encore un gain de 64% par rapport au DLSS 2. Nous pouvons ainsi juger du gain apporté par l’arrivée du DLSS 3.

 

Cyberpunk 2077 :

Débutons avec le jeu Cyberpunk 2077. Voici ci-dessous les captures des paramètres que nous avons utilisé lors de nos tests. En ce qui concerne le Ray Tracing, il est en mode Ultra et nous avons ensuite activé les options concernant le DLSS qui est réglé sur le mode Performance.

Voici une capture prise durant le benchmark intégré. Comme vous pouvez le constater, il y a une erreur de relevé de la part du benchmark. Nous avons bien entendu, lors de tous nos tests gaming laissé ouvert FrameView afin de s’assurer que ce qui est affiché par le jeu correspond bien à Frameview.

Paramètres DLSS 3 Cyberpunk 2077

Alors, quand est-il dans le jeu Cyberpunk 2077 ?

Lorsque le Ray Tracing Ultra est activé, notre moyenne de FPS est de 23,3 FPS. Dès que nous activons le DLSS 2 en mode performance, nous atteignons alors les 67 FPS (+187%). Enfin, avec la nouvelle version du DLSS 3 et toujours en mode performance, c’est une moyenne de 87,1 FPS qui est atteinte !

 

A Plague Tale: Requiem

Second jeu que nous avons installé et qui prend lui aussi en charge le DLSS 3, il s’agit du prochain A plague Tale : Requiem. Nous avons également opté pour les réglages permettant d’exploiter le Ray Tracing ainsi que le DLSS 3.

Paramètres DLSS 3 A Plague Tale: Requiem

Celui-ci se montre parfaitement actif dans ce nouveau jeu. Nous préparons un dossier sur le DLSS 3 afin de comparer les captures d’écran avec le DLSS 2 en utilisant notamment le logiciel de NVIDIA ICAT. C’est un logiciel que nous n’avions pas encore utilisé et il nous faut donc un petit temps d’adaptation pour sa prise en main. Sachez aussi que nous ajouterons comme jeu Bright Memory: Infinite !

[nextpage title= »Température, conso et nuisances : « ]

Température :

Afin de relever les températures, nous avons opté pour le stress test de Superposition en mode Extreme. Nous avons opté pour trois passages de 5 minutes avec 10 minutes d’intervalle entre chaque tests. Nous avons profité de ce benchmark afin de relever la consommation de la carte graphique pour le tableau ci-dessus.

Afin de connaître la température en Idle, après avoir terminé les trois boucles du stress test, nous laissons la carte au repos durant 20 minutes avant de relever la température. Il faut tenir compte que la plupart des cartes bénéficient de la technologie « 0 dBa » et donc, que les ventilateurs se coupent en dessous d’une certaine température, souvent entre 50 et 55°C. Il faut donc plus de temps pour dissiper la chaleur après une période de stress test ou de jeux. Une carte ne bénéficiant pas de cette technologie sera plus bruyante que les autres au repos. Petit rappel : nos relevés de température sont effectués en Open-Air. Dans un boîtier fermé, les cartes seront forcément plus chaudes.

Comme nous nous en doutions, les températures sont excellentes grâce à l’imposant système de refroidissement comparé à la taille du PCB. Nous sommes ici sur un radiateur dont la taille est deux fois celle du PCB. Ce refroidissement devrait nous permettre de profiter pleinement du potentiel d’overclocking mais aussi de réduire considérablement les nuisances sonores. Les ventilateurs de notre Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC restent au repos quand les températures sont fraîches.

 

Consommation (configuration entière) :

Nous utilisons un wattmètre en relevant la consommation sur la sortie de la prise de notre bloc d’alimentation. Notre bloc d’alimentation modulaire est un CORSAIR AX1600i. Le résultat que nous vous proposons est celui de la moyenne de la consommation totale de notre configuration. Seule la carte graphique change entre chaque relevé. Il est donc ainsi facile de calculer la différence entre chaque carte graphique.

Bonne surprise et qui confirme le travail réalisé par NVIDIA sur cette nouvelle génération !
La consommation globale de notre configuration équipée de notre NVIDIA RTX 4070 Ti  atteint les 341 watts. Attention, le benchmark utilisé ne sollicite que le GPU. Pour une utilisation gaming, la consommation globale de notre configuration sera plus importante mais cela avec toutes nos cartes graphiques.

Ce résultat est une excellente surprise et en relation avec la nouvelle finesse de gravure. Notre RTX 4070 Ti fait ainsi beaucoup mieux que la RTX 3070 Ti FE. Dès que nous mettrons la main sur l’outils PCAT ou la nouvelle mouture du ElmorLabs PMD Power Measurement Device prenant en charge le 12+4 pins, nous remettrons à jour ce graphique en isolant uniquement la carte graphique.

[nextpage title= »L’overclocking : »]

Overclocking via MSI Afterburner :

Direction la dernière version en date du logiciel MSI Afterburner de MSI, la version 4.6.4 Beta 3. Il s’agit du logiciel d’overclocking conçu par MSI mais qui se montrera compatible avec les autres marques de GPU. Le logiciel est vraiment bien conçu mais il vous faudra passer par le mode avancé afin d’avoir accès à toutes les possibilités de paramétrages.

Pour tester notre overclocking, nous allons nous concentrer dans un premier temps sur le benchmark Time Spy. C’est parti ! On opte pour une vitesse maximale des ventilateurs, on monte le power limit au max, c’est-à-dire à 119% et c’est parti ! Dans un premier temps, on ne pousse que la fréquence du GPU par palier de 50 MHz jusqu’au moment où le bench ne s’exécute plus. Une fois que nous avons la fréquence GPU stable, on passe à l’augmentation de la fréquence mémoire.

Par défaut, aux fréquences stock, notre RTX 4070 Gaming OC obtient un score global de 22511 points et de 23447 points pour le score GPU. La fréquence boost atteint au maximum 2880 MHz MHz avec une température GPU qui monte à 59 °C.

Au final, j’ai pu pousser la fréquence Boost à 3135 MHz et la mémoire à 1450 MHz. Cela me permet d’obtenir d’excellents scores et ainsi encore grappiller des points. La limite se situe aux alentours de 3150 MHz, si la carte tape plus haut, c’est d’office un crash du benchmark. Le score globale passe ainsi à 23659 points et le score GPU à 25001 (+6.6%).

Bien entendu, maintenant que vous avez les fréquences max, il faudra tester avec les ventilateurs en AUTO et pourquoi pas, refaire une nouvelle courbe de ventilation afin de tenir au mieux ces nouvelles fréquences ou des fréquences proches. Maintenant, les performances en overclocking dépendront de votre carte.

[nextpage title= »Le mot de la fin : »]

La claque de NVIDIA continue ?

Eh bien plus vraiment. Les fidèles de notre site se souviennent certainement de notre brève concernant les annonces de NVIDIA en septembre dernier. Dans cette brève qui faisait suite à l’annonce par NVIDIA des RTX 4090, 4080 16 GB et 4080 12 GB, c’est ce dernier modèle qui nous semblait être le moins intéressant. Notre test de la MSI RTX 4090 Suprim Liquid X a confirmé nos impressions avec des performances hors normes et que nous n’avions jamais rencontrées depuis que nous testons des GPU. Ce modèle ayant d’ailleurs reçu un coup de cœur de la part de la rédaction !

Notre avis fut un peu plus mitigé sur la RTX 4080 Founders Edition. La carte se montre aussi très performante mais l’arrivée en fin d’année des RX 7900 XT et RX 7900 XTX d’AMD a un peu changé la donne. Le réajustement du prix par NVIDIA de sa RTX 4080 et l’offre très réduite des RX 7900 actuellement permet aux verts de tirer une fois de plus leur épingle du jeu.

Personnellement, nous attendions la RTX 4070 Ti avec des performances proches de la RX 7900 XT et ce ne fut pas le cas. L’écart d’ailleurs entre la RTX 4070 Ti et sa grande sœur, la RTX 4080 est assez conséquent. Maintenant, il ne s’agit pas d’une mauvaise carte, bien du contraire. Cette nouvelle génération se montre ultra performante et parvient à faire parfaitement le job en 2160p alors que nous sommes sur un modèle xx70 Ti. Elle parvient à faire presque aussi bien que la RTX 3090 voire la RTX 3090 Ti lorsque le Ray Tracing et le DLSS sont activés !

Mais alors pourquoi ne sommes-nous pas totalement satisfaits ? C’est bien entendu à cause du prix qui reste l’élément crucial depuis plusieurs mois maintenant. Sans présence de modèles Founders Edition, NVIDIA annonce en France des cartes customs à partir de 899 euros. Il existe deux façons de se positionner face à ce tarif. Soit on peut se dire que notre RTX 4070 Ti dispose de performances proches de la RTX 3090 vendue à son lancement à 1599 euros et qu’il s’agit alors d’une superbe offre, soit on peut relever que la RTX 3070 Ti était proposée lors de son lancement à 619 euros. Nul doute que les coûts de fabrication ont augmenté ces derniers mois, mais pour nous, ce qui compte aujourd’hui c’est le prix de cette nouvelle génération face à la concurrence. Nous verrons les prix ce jour des modèles customs, mais redoutons de voir pas mal de modèle franchir la barre des 1000 euros.

 

Cette Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC :

En ce qui concerne notre modèle du jour, la Gigabyte RTX 4070 Ti Gaming OC, elle fait parfaitement le boulot grâce à son imposant système de refroidissement. La carte ne chauffe pas du tout et les ventilateurs ne se font pas entendre du tout. Finalement, lorsque l’on voit la taille du système de refroidissement par rapport à celle du PCB et la consommation de la carte, on se dit que Gigabyte aurait pu proposer une version plus compacte qui aurait très certainement permis de faire des économies.
Malgré cela, le nouveau design de cette série « Gaming OC » est parfaitement réussi et les amateurs de rétroéclairage RGB seront ravis des possibilités offertes par le logiciel de gestion.

Au moment de conclure cet article, nous n’avions pas encore reçu d’informations concernant le prix de cette version par Gigabyte mais celle-ci se trouve référencée chez Caseking allemagne au prix de 1029,99 euros avec la version AORUS Master à 1099,99 euros. Nous reviendrons via une brève en fin de semaine sur les tarifs proposés en France des RTX 4070 Ti et des modèles concurents.

On a aimé :

  • Une carte pour profiter pleinement du 1440p mais aussi du 2160p !
  • Des performances proches de la RTX 3090
  • Un étage d’alimentation très bien pensé avec des composants de qualité
  • Un très bon potentiel d’overclocking
  • La mémoire GDDR6X toujours aussi docile en overclocking
  • L’excellent système de refroidissement combiné à des nuisances sonores réduites
  • Les très fiables nuisances sonores
  • L’excellente consommation qui s’est nettement améliorée sur cette nouvelle génération
  • La qualité de conception de la carte
  • Le support du DLSS 3

On aurait aimé :

  • Un prix moins élevé pour le lancement et qui devra pouvoir se révéler intéressant face à la concurrence
  • Une version moins bodybuildée

Sur le papier, cette RTX 4070 Ti a tout pour plaire. Des performances proches de la RTX 3090 de la génération précédente, le support du DLSS 3, l’encodage AV1, une excellente consommation mais malgré cela, cette RTX 4070 Ti devra trouver sa place en terme de tarif face aux modèles AMD plus performants que prévu mais aussi face à la RTX 4080 qui pourrait bien finalement disposer d’un rapport prix/performance plus intéressant. Espérons au final voir de nombreux modèles disponibles à 899 euros lors du lancement mais aussi en quantité suffisante. Merci à NVIDIA France et Gigabyte pour la mise à disposition de ce sample.

6 COMMENTAIRES

  1. Bonjour
    je suis étonné sur votre test qui indique que la carte refroidit bien, quand je suis sur last of us ou Alan wake 2 les ventilateur de ma carte tourne horriblement fort..
    Je me demande si je n’ai pas un problème de pâte thermique ou autre ?
    Sur les autres jeux comme COD MW2 ça passe.
    Si vous avez un avis ou un conseil je suis preneur, merci d’avance..
    Sinon vos test toujours aussi top une référence dans le milieu, BRAVO!!!

    Ps; je réside à l’île de la Réunion la température ambiante ne descend j’aimais en dessous de 25° même avec la clim..

    • Hello Ozy, merci pour ton retour. Je présume que ta carte est dans un boitier ? Peut-être que la circulation de l’air au sein de ton boitier n’est pas suffisante, as-tu des ventilateurs sur la face avant et de l’extraction sur l’arrière ou le haut du boitier ?

      • Bonjour jack et merci pour ton message.
        j’ai un boitier ZALMAN H1 avec en façade 1 ventilateur 200mm et 1 en dessous de 120 mm pour l’arrivé d’air. Puis 3 ventilateurs de 120mm pour l’extraction.
        j’ai ce boitier depuis 2015 et avant j’avais une autre configuration avec une gtx1070 strix OC d’Asus carte extrêmement silencieuse.
        je fais aussi du rendu d’architecture 3D avec Enscape, Twinmotion, Lumion avec le RTX activé et les ventilateurs tourne à 100% alors que la gtx1070 strix OC inaudible mais n’avait pas de RTX
        Ici mes rendus avec la GTX https://www.facebook.com/DAO974
        Comment je peux savoir si le problème ne vient pas de la pâte thermique ou autre chose ?
        Merci de ton retour.

      • Effectivement, ta circulation d’air semble être correcte. As-tu déjà utilisé GPU-Z lorsque tu joues ou tu fais de la 3D afin de vérifier la température max de ton GPU ? Ce serait peut-être une bonne idée. Tu n’as jamais de crash par contre ?

      • Je m’excuse pour ma réponse tardive (j’étais au Japon). La carte graphique ne dépasse pas 82° en charge car les ventilateurs tournent plus vite que leur maximum de 125%, ce qui génère un bruit infernal. Je pense retourner chez ASUS, qui est bien meilleur à tous égards.
        Sinon, aurais tu une carte à me recommander ? Merci de ta réponse.

    • Des performances proches de la RTX 3090

    Assez décevant malgré tout. Pour le moi le pris n’est toujours pas justifié. Pour les verts cette génération la sa ne sera pas pour moi, pourtant j’ai les moyens mai cela deviens abusé malgré tout. Si nous consommateurs continuons a acheter, les verts continuerons a augmenter….
    Et le connecteur plus personne en parle ? Les connecteurs Corsair bien branché crame également. Il n’y a pas que la 4090 qui crame…

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