L'OLED, qu'est-ce que c'est ?
Histoire de l’OLED
Avant l’invention de l’OLED grand public, les utilisateurs PC avaient principalement le choix entre trois types de dalles : TN (vitesse), IPS (polyvalence) et VA (contrastes).
Par la suite, est apparue la technologie OLED (Organic Light-Emitting Diode), une technologie d’affichage basée sur des matériaux organiques capables d’émettre leur propre lumière.
Développée dès les années 1980, cette technologie s’est d’abord démocratisée dans les années 2010 avec les smartphones, puis les téléviseurs haut de gamme. Elle apparaît dans le monde des écrans PC grand public à partir de 2020, avec une adoption progressive, avant une véritable démocratisation à partir de 2022. Aujourd’hui, l’OLED fait partie des meilleures technologies d’affichage pour le grand public.
Contrairement aux écrans LCD, l’OLED n’utilise pas de rétroéclairage. Chaque pixel peut s’éteindre individuellement, ce qui permet d’obtenir des noirs parfaits et un contraste quasi infini.
Il existe deux types principaux de dalles OLED : les dalles W-OLED (White OLED) fabriquées par LG Display et les dalles QD-OLED (Quantum Dot OLED) fabriquées par Samsung Display.
Les générations QD-OLED
D’une part, la première génération d’écrans QD-OLED était surtout limitée par la fréquence de rafraîchissement, les formats disponibles et, bien évidemment, un prix encore très élevé. Elle représentait surtout une preuve de concept destinée au haut de gamme.
D’autre part, à partir des générations suivantes, les ingénieurs ont progressivement amélioré la technologie, notamment en optimisant la structure des sous-pixels, la luminosité et la netteté des textes. Les fréquences de rafraîchissement ont également augmenté grâce à l’évolution des contrôleurs et des dalles. En à peine cinq ans, les écrans OLED sont devenus incontournables.
Les différentes améliorations d’une génération à l’autre peuvent se résumer ainsi : les ingénieurs ont travaillé sur la structure des pixels afin d’améliorer la lisibilité, la luminosité et la qualité d’image globale. Ils ont également intégré des solutions techniques pour réduire le risque de burn-in, tout en améliorant la gestion thermique et la consommation énergétique.
Notez que si ASUS a choisi d’équiper son écran PG34WCDN d’une dalle QD-OLED, il a au contraire opté pour la nouvelle génération de dalles W-OLED pour équiper son écran 27 pouces PG27UCWM. Asus illustre ainsi la confiance de la marque dans ces deux technologies.
Pour résumer : Les fabricants de dalles innovent en permanence, aussi les procédés de fabrication évoluent rapidement et s’améliorent, rendant les écrans toujours plus performants à chaque nouvelle génération.
Qu’appelle-t-on “génération” ?
Pour éviter les confusions, il faut distinguer 2 types de génération (Les deux sont liés… mais pas identiques) :
- L’EL Gen X: correspond à l’évolution de la structure de la dalle OLED produite par Samsung Display pour les écrans QD-OLED. On distingue généralement trois générations principales (Gen 1, Gen 2 et Gen 3), qui concernent uniquement l’évolution de la dalle elle-même.
- La génération “constructeur” (la marque de l’écran) : on peut l’apparenter au “marketing” du produit. Le terme “génération” englobe, ici, l’évolution globale de l’écran : résolution, fréquence de rafraîchissement, électronique embarquée, traitement d’image et parfois structure des sous-pixels selon les optimisations. Ainsi, lorsque ASUS annonce une “5e génération” pour certains écrans comme le PG34WCDN, il ne s’agit pas d’une nouvelle génération officielle de dalle QD-OLED définie par Samsung Display, mais d’une évolution d’un produit entier intégrant plusieurs améliorations techniques. Dans certains articles, il est également expliqué que ce que certains appellent “4e génération” correspondrait en réalité à de simples améliorations d’une génération existante, sans rupture technologique majeure. C’est pourquoi certains observateurs estiment que la quatrième génération pourrait plutôt être assimilée à une “Gen 3.5” qu’à une véritable nouvelle génération. Cette 5e génération serait plutôt pour certain la vraie 4e génération.
Pour résumer : Avec la nouvelle référence PG34WCDN, Asus propose ainsi sa 5e génération d’écran basée sur la 3e génération de dalle QD-OLED SAMSUNG Display.
Le burn-in
C’est malheureusement le cauchemar de beaucoup de personnes qui possèdent un écran OLED. En effet, il y a quelques années, il n’était pas rare de voir dans certains magasins, vitrines ou gares, des écrans avec des traces visibles qui restaient affichées en permanence. Ce phénomène est appelé le “burn-in”, ou marquage de l’écran.
Exemple d’un cas ”extrême” pris sur un forum Reddit :
Tout d’abord, il faut savoir que ce phénomène peut également exister de manière très légère sur d’autres types d’écrans comme les LCD. Cependant, il concerne surtout les écrans OLED, en raison de leur fonctionnement spécifique.
En effet, sur un écran OLED, chaque pixel produit sa propre lumière. Ainsi, avec le temps, ces pixels s’usent légèrement à force de fonctionner. Le problème survient lorsque certains éléments restent affichés longtemps au même endroit, comme un logo, une barre des tâches ou une interface de jeu. Dans ce cas, ces pixels s’usent plus rapidement que les autres. Par conséquent, cela peut laisser une “trace” visible à l’écran.
Les premières générations d’écrans OLED étaient plus sensibles à ce phénomène. Toutefois, aujourd’hui, les fabricants ont largement amélioré la technologie et intégré de nombreuses protections automatiques pour limiter ce risque. Ainsi, dans la majorité des cas, ces systèmes sont très efficaces et le burn-in devient rare en usage normal. Néanmoins, il n’est pas totalement impossible.
De son côté, ASUS a renforcé les protections électroniques afin de limiter le phénomène de burn-in. Ces dernières sont regroupées sous l’appellation “ASUS OLED Care”, via des fonctions logicielles et matérielles directement intégrées au moniteur OLED PG34WCDN.
Pour résumer : Il est indispensable d’adopter quelques bonnes pratiques : éviter de laisser des éléments fixes trop longtemps, ne pas utiliser une luminosité inutilement élevée, et laisser activées les protections intégrées dans l’écran.
L’ASUS OLED Care
Pour réduire les risques de marquage, le moins que l’on puisse dire c’est qu’Asus a mis le paquet !
Les protections actives
Premièrement, la marque propose toute une artillerie de protections autour de la gestion de la lumière. Pas moins de 8 paramètres sont disponibles dans l’OSD intégré à l’écran :
- Nettoyage des Pixels programmé à intervalles réguliers (2, 4 ou 8 heures). Bien que celui-ci apparaisse toujours quand vous vous servez de votre écran, vous pouvez refuser le nettoyage et relancer manuellement ce dernier plus tard. Une phase de nettoyage complète des pixels dure un peu moins de 6 minutes.
- Mouvement des pixels de l’écran (4 niveaux)
Le capteur de proximité “Neo”
Troisièmement, ASUS propose un capteur de proximité appelé « Neo » capable de détecter votre présence devant l’écran. Lorsque vous vous éloignez, le moniteur affiche automatiquement une image noire afin de limiter l’usure de la dalle OLED. La démonstration visible sur le site ASUS peut laisser penser que l’écran s’éteint immédiatement, mais en réalité un délai est appliqué avant l’activation du mode noir. Trois temporisations sont disponibles : 5, 10 ou 15 minutes. Un réglage plus court aurait toutefois été appréciable.
Cette fonction est uniquement accessible depuis l’OSD intégré du moniteur. Vous pouvez sélectionner trois distances prédéfinies ou lancer une mesure automatique grâce au capteur placé sous l’écran, près du logo lumineux ASUS. Il est conseillé de garder ce capteur propre et dégagé pour assurer son bon fonctionnement.
La Garantie
Pour ceux qui ne seraient toujours pas rassurés, ASUS va encore plus loin, en garantissant son écran PG34WCDN pendant trois ans contre le Burn-in.
Pour ma part, j’apprécie fortement les fonctions implémentées dans ce modèle d’écran haut de gamme PG34WCDN. ASUS se veut rassurant et n’a pas lésiné sur les solutions techniques. Sur ce plan-là, c’est pour moi un sans faute.








