La Chine est actuellement sous sanctions, notamment dans le domaine des technologies. Cela touche à la fois les produits finis et la capacité du pays à se doter de ses propres appareils de production. Dans tous les cas, l’Empire du Milieu investit massivement dans ce secteur stratégique et cherche à devenir autonome, même en ce qui concerne les outils de production. Nous apprenons, par exemple, que le pays assemble des machines DUV à immersion sur son propre sol. Cependant, les choses ne sont pas aussi simples qu’elles en ont l’air.
DUV à immersion : les premières machines assemblées en Chine !
SMIC et CXMT concernés par les premières livraisons :
Pour l’instant, le nom du fabricant de ces machines est tenu secret. Cependant, on sait que la société viserait une production de cinq exemplaires cette année. En 2027, la production atteindrait vingt machines. Clairement, on n’atteint pas les capacités de production d’un ASML, qui prévoit de livrer 130 appareils d’ici à la fin de l’année. Par ailleurs, les entreprises qui profiteraient de ces premiers équipements « made in China » sont bien évidemment des sociétés spécialisées dans les technologies. Des noms comme CXMT ou SMIC ressortent, mais aussi Hua Hong Semiconductor.
Des performances en retrait ?
Encore une fois, ce n’est pas parce que la Chine est capable d’assembler ce type d’équipement que ces machines sont performantes. D’ailleurs, elles ne sont pas encore pleinement opérationnelles en production. D’autre part, leur niveau technologique reste inférieur à celui des machines d’ASML, ce qui risque de se traduire par des rendements inférieurs et une précision plus faible. Les mêmes incertitudes concernent la vitesse de production et la fiabilité.
Mais cela ne signifie pas que ces appareils ne trouveront pas de débouchés. Ils pourraient, par exemple, servir à produire des puces exploitant un procédé mature ou des puces mémoire plus simples à graver. Ils pourraient également intervenir lors d’étapes moins critiques de la production.
Bref, le but final pour la Chine est d’assurer au maximum son autonomie, même si certains composants de ces appareils sont importés du Japon sans que l’on sache encore lesquels.


