Du côté d’ASRock, nous apprenons que deux cartes mères de nouvelle génération ont été aperçues en transit dans les registres douaniers. Certaines de ces bases sont de véritables mines d’informations puisqu’elles permettent d’évaluer, à la louche, l’état d’avancement du développement de certains composants. Là, par exemple, nous apprenons que des PCB de cartes mères Z970 LiveMixer et de Z970 Pro-A WiFi d’ASRock ont été enregistrés à la douane vietnamienne !
Z970 LiveMixer : un PCB en transit repéré aux douanes vietnamiennes !
Une carte pour créateurs de contenu !
Pour rappel, avec sa série LiveMixer, ASRock nous propose une série de cartes mères à destination des créateurs de contenu et des streamers par exemple. Cette série profite d’une connectique étendue, notamment au niveau de la partie I/O. Par exemple, la version basée sur le chipset X870 met en avant deux USB4 couplés à treize ports USB-A de normes variées et un USB-C en 5 Gbps. La partie Ethernet est solide avec du 5 GbE tandis que le WiFi 7 est présent.
Bon, là nous n’avons pas beaucoup d’informations quant à ce modèle exploitant le chipset Z970, mais nous savons qu’au moins deux PCB étaient en transit en septembre dernier. Évidemment, nous ne pouvons que supposer que l’objectif final est de conduire des tests sur ces derniers afin de mettre la conception à l’épreuve ou tout simplement de calibrer les lignes d’assemblage finales des cartes. Dans tous les cas, on se doute que la gamme LiveMixer sera déclinée avec ce chipset.
Une Z970 Pro-A WiFi aussi présente :
Dans le même temps, le registre met en lumière une autre carte mère ASRock avec sa Z970 Pro-A. Ici, nous avons affaire à une offre plus rationnelle avec un aspect général plus épuré. La connectique va également à l’essentiel avec moins d’USB en I/O qu’une LiveMixer par exemple. Les dissipateurs thermiques sont moins nombreux et moins bien travaillés, bref, avec cette série, la marque propose clairement une carte mère fonctionnelle avant d’être esthétique. Reste à voir cependant le travail réalisé sur cette version Z970, mais c’est ce que nous pouvons en conclure avec la gamme existante.
Dans tous les cas, nous retiendrons que les deux cartes permettront l’overclocking via coefficient multiplicateur. C’est visiblement ce que prévoit Intel avec ce chipset Z970, sans toutefois offrir toutes les possibilités du Z990. En revanche, la gestion des lignes et la connectique finale seraient similaires ou équivalentes au B860 actuel.
Le boom de l’intelligence artificielle a profondément perturbé l’équilibre du marché de la mémoire vive, entraînant une raréfaction des stocks et une flambée des coûts qui pèse désormais sur le matériel grand public (et pas que). Dans ce contexte tendu, Sam Altman, le dirigeant d’OpenAI, a récemment exprimé une opinion tranchée sur l’allocation des ressources. Lors d’une interview diffusée sur la chaîne YouTube Cheeky Pint, il a soutenu qu’il serait plus efficace de diriger l’offre mondiale de mémoire vers les centres de données dédiés à l’IA plutôt que de la stocker dans les appareils locaux.
À environ 29 minutes de son intervention, Altman a qualifié la situation de « terrible » lorsque la DRAM est verrouillée à l’intérieur du matériel grand public. Selon son analyse, ces dispositifs ne sollicitent la mémoire que pour environ 5 % de leur temps d’activité. En revanche, les infrastructures de centres de données fonctionnent en continu, permettant ainsi d’optimiser l’utilisation de la ressource globale et de pousser la demande vers une saturation plus complète.
Cette remarque a particulièrement ciblé les ordinateurs portables dotés de capacités d’IA locales, tels que le Surface Laptop Ultra de Microsoft, capable d’accueillir jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée. Altman a explicitement mentionné ces machines conçues pour exécuter des modèles d’IA ouverts comme DeepSeek, qu’il considère comme une concurrence directe pour OpenAI. Son argumentaire suggère que la présence de cette mémoire dans le poste de travail est un gaspillage par rapport à son utilisation dans le cloud.
Cependant, cette déclaration a provoqué une vive controverse parmi les utilisateurs et les analystes du secteur. De nombreux observateurs interprètent ces propos comme une attaque contre la propriété du matériel, craignant que les géants de l’IA ne souhaitent transformer les propriétaires en locataires de services cloud. Cette perspective s’inscrit dans une réalité économique difficile où la construction massive de centres de données a quintuplé le coût de la DRAM depuis l’année dernière.
Les conséquences se font déjà sentir sur le marché grand public. Les prix du matériel atteignent des sommets inaccessibles pour de nombreux consommateurs (500 € le kit de 32 Go de DDR5). Les consoles de jeux vidéo approchent désormais la barre des 1 000 dollars, ce qui freine les ventes. Le secteur informatique n’échappe pas à la règle, avec une baisse significative des expéditions d’ordinateurs cette année, contribuant à la plus forte chute historique du cours boursier d’Intel.
La pénurie touche également les composants haut de gamme. Les cartes graphiques Nvidia RTX 5080 et RTX 5090 ont disparu des rayonnages de NVIDIA aux États-Unis après avoir atteint des prix astronomiques. Même l’industrie photographique n’est pas épargnée, Canon signalant que les pénuries de mémoire pourraient rendre les appareils photo plus onéreux. Face à cette situation, les fabricants de mémoire divergent sur la durée de la crise.
SK Hynix estime que les conditions actuelles perdureront au-delà de 2030, tandis que Micron avance que la demande pourrait rester soutenue par les robots humanoïdes, même si la bulle de l’IA éclate. De son côté, le PDG d’Acer accuse les fabricants de mémoire de vouloir prolonger artificiellement cette situation pour maximiser leurs profits. Il anticipe une baisse des prix dès l’année prochaine, offrant un espoir de soulagement pour les acheteurs de matériel informatique.
Nous venons de réceptionner pas moins de trois systèmes de refroidissement de type AIO de la marque TCOMAS. Le premier AIO que nous avons testé est la version CUBE 360 et ce jour, nous vous proposons de découvrir le TCOMAS ANGL 360. Ce second modèle dispose d’un écran IPS.
TCOMAS est une marque chinoise émergente dans le secteur du matériel informatique (boîtiers et ventilateurs) et notamment les systèmes de refroidissement tout-en-un, que l’on a pu découvrir à l’occasion de l’édition 2026 du Computex et dernièrement à la Gamescom qui s’est déroulée à Cologne. La marque n’est pas encore très connue chez nous, mais ça ne saurait tarder puisqu’elle a l’intention de débarquer en Europe.
Si la version CUBE 360 était le modèle le plus abordable des trois avec un prix indicatif de 99,99 $, celui de l’ANGL 360 est de 145,99 $. La garantie, elle, ne change pas : vous bénéficierez d’une garantie complète de 6 ans qui inclut les risques de fuite. Merci à TCOMAS d’avoir mis à notre disposition ces trois exemplaires.
Déballage et présentation du TCOMAS ANGL 360 :
Ce second exemplaire que nous allons vous présenter aujourd’hui est le modèle ANGL 360 qui est disponible soit en blanc, soit en noir. Le radiateur de 360 mm est le seul format présent dans le catalogue de TCOMAS pour cette série. Les systèmes tout-en-un ont pour objectif d’être faciles à installer pour les débutants qui ne veulent pas encore se lancer dans le watercooling custom. De plus, les ventilateurs sont déjà préinstallés sur cette version.
Un écran IPS :
La différence principale se situe au niveau de la partie en contact avec votre processeur. Là où nous avons la représentation d’un mini-PC sur la version CUBE 360, nous avons droit à un écran IPS de 3,95 pouces avec une définition de 480 x 480 pour cet ANGL 360. Le carénage dans lequel il est inséré dispose d’inserts en aluminium et d’un rétroéclairage ARGB. L’écran est aussi protégé par un couvercle aux bords arrondis. Celui-ci peut s’enlever très facilement, il est aimanté, et pourra même être remplacé par un autre module de la marque TCOMAS, comme le LE200. La personnalisation de l’écran et les informations affichées seront à gérer via le logiciel maison de TCOMAS sur lequel nous reviendrons lors de nos tests.
La base bénéficie d’une pâte thermique pré-appliquée comme on peut le voir sur la photo, mais, et c’est une chose à relever, aucun système de fixation n’est préinstallé. Chez la plupart des constructeurs, la fixation Intel est préinstallée et si vous avez une carte mère AMD, vous devrez changer le système de fixation. Ici, il n’en est rien.
Le radiateur et les ventilateurs :
Pour le reste, ce TCOMAS ANGL 360 bénéficie du même radiateur en aluminium dont les dimensions sont de 397 x 119,2 x 29,2 mm. Il dispose à son extrémité de deux tuyaux de 400 mm en EPDM, des modèles renforcés, pour l’associer à la pompe et ainsi à la plaque froide en cuivre qui sera en contact avec votre processeur.
Le radiateur, chargé de dissiper la chaleur, peut accueillir trois ventilateurs ARGB M-ONE de 120 mm à double roulement à billes afin d’offrir un bon équilibre entre flux d’air et nuisances sonores. Au niveau des caractéristiques, le débit d’air est de 75,5 CFM avec une vitesse maximale de 3 000 RPM et des nuisances sonores maximales de 37,5 dBA. Notez que les ventilateurs sont déjà préinstallés sur le radiateur. Les seuls câbles présents sont ceux pour le rétroéclairage.
Ce kit TCOMAS ANGL 360 est compatible avec les sockets Intel LGA 1851/1700 et AMD AM5/AM4. Comme c’était déjà notre ressenti avec le modèle CUBE 360, la qualité de finition est bluffante pour cet ANGL 360.
Le montage :
C’est bien entendu sur une carte mère AMD que nous allons réaliser ce test. La première étape va donc consister à enlever les deux supports de fixation pour les ventirads AMD. Il suffit d’ôter les quatre vis, mais gardez-les précieusement si vous deviez en avoir besoin dans le futur.
Le waterblock de notre TCOMAS ANGL 360 ne dispose pas par défaut d’un système de fixation, vous devrez donc opter soit pour la fixation Intel 1700/1851 soit la fixation AMD AM4/AM5. Il suffit de venir les insérer de part et d’autre et de les fixer à l’aide des vis fournies au sein du bundle.
Après avoir mis la pâte thermique, il vous suffit de placer le waterblock sur votre processeur et serrer en croix les quatre vis. La fixation dispose d’une butée, ce qui vous assure le bon serrage.
Le logiciel de TCOMAS :
TCOMAS bénéficie d’une application somme toute assez simple où vous pourrez surveiller les températures de vos différents composants ainsi que les fréquences et la consommation. Comme notre exemplaire du jour dispose d’un écran IPS, nous retrouvons une option supplémentaire afin de paramétrer ce dernier.
Vous avez le choix entre deux types d’animations, car même si cela ne se voit pas sur nos captures, il s’agit bien d’animations. Vous avez le choix entre deux types, avec plus ou moins d’informations sur votre processeur ou sur votre carte graphique.
Bien entendu, vous pourrez aussi très facilement importer votre propre image ou animation, ainsi que laisser l’écran éteint. Vous avez aussi la possibilité de régler la luminosité ou de modifier la répétition des animations.
Configuration et tests :
Pour comparer les performances de ce TCOMAS ANGL 360, il fallait bien lui trouver un challenger. C’était pour nous, une évidence, de le comparer face au Corsair NAUTILUS 360 RS disponible actuellement au tarif de 94 euros sur Amazon, soit l’adversaire le plus intéressant pour notre série de comparatifs. De mon avis, le modèle Corsair NAUTILUS 360 RS est à ce jour l’un des systèmes de refroidissement de type AIO le plus intéressant du marché dans cette catégorie de prix. Sachez que d’autres modèles vont venir s’y ajouter dans les jours à venir. Nous ne sommes pas chargés des tests des AIO, mais la demande est tellement importante que nous devons nous partager le travail.
Voici la configuration qui sera utilisée lors de nos tests :
Le protocole que nous allons utiliser est très proche de celui que nous utilisons pour tester nos boucles de refroidissement custom. Nous allons cependant changer le dernier test, car il risque d’être trop lourd pour les systèmes de refroidissement liquide de type AIO.
En ce qui concerne les paramétrages des ventilateurs, nous les laissons par défaut. La vitesse de la pompe est gérée par le connecteur AIO_PUMP de notre carte mère et celui des ventilateurs par le connecteur CPU_FAN.
La pâte thermique utilisée est la NOCTUA NT-H1 pour sa facilité à mettre en place. Elle ne nécessite aucun outil pour être appliquée sur votre processeur.
Nous avons, en concertation avec les autres membres de l’équipe, décidé d’optimiser encore un peu plus nos tests concernant les waterblocks. Nous ne nous contenterons plus simplement d’un test de stabilité, mais bien de trois tests bien distincts. Sachez aussi que les fréquences de notre Ryzen 9 9950X3D ont été figées. Les cœurs sont tous à 5 000 MHz avec une tension de 1,15 volt.
Voici donc les trois tests et leur implication que nous avons sélectionnés :
Cinebench R23 : nous réalisons trois benchs en mode multithread afin de simuler une charge lourde sur un temps réduit. Le temps de repos entre les trois passes est d’une minute. Pour ce test, c’est la température max des cœurs qui sera retenue.
Y-cruncher 5b : trois benchs pour simuler une charge plus lourde que Cinebench 2023, grâce à l’AVX512, ce qui génère beaucoup de chaleur sur une durée d’une soixantaine de secondes. Le temps de repos entre les trois passes est d’une minute. Pour ce second test, c’est aussi la température max des cœurs qui sera retenue.
Cinebench R23 10 minutes (test throttling) : ce dernier test se fonde sur le stress test du logiciel Cinebench R23. C’est la température au bout des 10 minutes qui sera relevée pour les deux CCD.
Nous nous assurerons aussi d’un parfait contact avec le processeur. Si ce n’était pas le cas, une nouvelle série de trois tests serait réalisée, ou si nous avons trop de différences entre les trois runs. Les résultats seront exprimés sous la forme d’un delta qui correspond aux températures relevées auxquelles nous soustrairons la température ambiante.
Les tests comparatifs :
Les températures du Ryzen 9 9950X3D :
Que pouvons-nous observer avec cette série de tests ? Pour rappel, les fréquences et la tension de notre AMD Ryzen 9 9950X3D ont été figées. Les cœurs sont tous à la fréquence de 5 000 MHz avec une tension de 1,15 volt.
Voici les différentes températures que nous avons relevées, nous avons à chaque fois indiqué celle du CCD1 qui intègre les huit premiers cœurs et celle du CCD2 qui intègre les huit autres cœurs. Débutons avec le lancement d’un benchmark R23 multi core.
Premier test qui se base sur un seul run de Cinebench R23. L’idée est de voir comment réagit notre système de refroidissement sur une courte durée. La consommation de notre Ryzen 9 9950X3D monte à 207 watts lors de ce run. Notre ANGL 360 s’en sort plutôt bien, même si on remarque un écart avec son petit frère, le CUBE 360. Concernant les ventilateurs, la vitesse maximale des ventilateurs du TCOMAS monte à 1 724 RPM et ceux du Corsair à 1 163 RPM. Malgré cela, les nuisances sonores sont parfaitement maîtrisées.
Le second test est plus long et dure déjà près d’une minute. La consommation est, elle aussi, plus élevée puisque nous atteignons durant ce test les 235 watts. Les écarts sont toujours bien visibles, mais l’écart se réduit avec le TCOMAS CUBE 360.
Dernier test avec une durée de 10 minutes où notre processeur sera constamment au-dessus des 200 watts. Comme vous pouvez le constater, et sans surprise, ce dernier test est toujours à l’avantage de TCOMAS CUBE 360, même si les écarts sont d’un degré. Nous avons aussi observé les températures de nos deux barrettes de mémoire. Il n’y a pas eu de réelles différences entre les deux systèmes de refroidissement puisqu’aucun des deux ne propose une ventilation autour du combo waterblock/pompe. Les deux autres modèles de chez TCOMAS et l’Alphacool Core 2 XT viendront se placer dans ce tableau de résultats dans les semaines à venir.
Le mot de la fin :
Nous voici arrivés à la fin de ce second test concernant les systèmes de refroidissement de la marque TCOMAS. Si notre premier test avec le CUBE 360 nous avait fourni des performances très bonnes, celles de l’ANGL 360 sont légèrement en retrait. Même si nous voyons, et c’est aussi le test le plus important, une différence de moins d’un degré lors d’une session de tests plus longue, semblable à celle que vous pourriez avoir en gaming.
Avec le TCOMAS ANGL 360, vous bénéficiez d’un système de refroidissement moins atypique que son petit frère, le CUBE 360. Par contre, au niveau de la finition, c’est toujours au même niveau, avec un ANGL 360 d’excellente qualité et disposant d’un écran IPS de 3,95 pouces avec une définition de 480 x 480. L’application propose de nombreux thèmes disponibles, animés et vous permet aussi de configurer le vôtre.
L’installation du système de fixation est très simple, même si elle demande quelques minutes. La ventilation est montée de série tandis que l’on retrouve un système de branchement en série bien pratique pour réduire le nombre de câbles dans une installation. D’un autre côté, l’adaptateur fourni dans le bundle demande pas mal de branchements. Notez que le câble USB de l’écran est très long, ce qui vous permettra de le dissimuler par l’arrière de votre boîtier, très facilement.
D’ici à quelques jours, nous testerons le dernier modèle que nous avons réceptionné, à savoir : le TCOMAS NEOX 360. Concernant les performances, elles devraient être assez similaires puisque le radiateur et les ventilateurs utilisés sont les mêmes que sur les deux modèles que nous venons de tester.
Le marché boursier a connu une surprise majeure ce vendredi avec l’action Intel. Après avoir quadruplé sa valeur entre janvier et un sommet historique en juin dernier, propulsé par la demande de processeurs pour l’IA agentique, le géant du silicium a perdu une grande partie de ces gains en une seule séance. La valeur de l’action a chuté de près de 29 % pour se clôturer à 65,76 dollars, enregistrant ainsi sa pire journée depuis 1974.
La situation est d’autant plus surprenante que le trimestre écoulé s’est bien déroulé pour l’entreprise. Intel a dépassé les estimations de Wall Street et son chiffre d’affaires dans le secteur des centres de données a bondi de près de 80 % par rapport à l’année précédente, atteignant 7,3 milliards de dollars. Cependant, les prévisions pour les trois derniers mois de l’année ont déçu : alors que les analystes tablaient sur environ 17 milliards de dollars, Intel n’envisage désormais que 15 à 16 milliards.
Le faible dynamisme des ventes de PC grand public pénalise Intel
Le point faible réside dans le secteur des ordinateurs personnels. La forte demande de mémoire pour les centres de données d’IA a fait grimper les prix des composants, rendant les portables et les stations de travail plus chers et moins attractifs. Par conséquent, les ventes de PC ont diminué. Intel prévoit désormais une baisse des expéditions de PC d’environ 12 % en 2026 et d’un autre 10 % en 2027. L’entreprise ne voit pas d’amélioration tant que l’offre et les prix de la mémoire ne reviendront pas à la normale.
Ces prévisions doivent également intégrer une fermeture d’usine à Kiryat Gat, en Israël, où une explosion a tué deux travailleurs au début de ce mois. Sur la base des données de Yahoo Finance remontant à 1973, seule une chute d’environ 30 % en juillet 1974 a été plus sévère que celle de ce vendredi. Plusieurs institutions financières, dont Bank of America, D.A. Davidson, Seaport et Roth, ont dégradé la cote d’Intel vers un statut neutre le même jour.
Le gouvernement américain, qui détient environ 10 % des actions, a également subi un choc, perdant près de 12 milliards de dollars sur le papier. Malgré cette perte, les actions du gouvernement valent encore plus de trois fois le prix d’achat de 20,47 dollars par action payé l’année dernière. Cette baisse intervient un jour après la plus mauvaise séance d’Alphabet, dont la valeur boursière a perdu environ 500 milliards de dollars à la suite d’un rapport montrant que les dépenses en infrastructure IA avaient fait baisser le flux de trésorerie disponible.
Une baisse généralisée ?
Meta n’a pas non plus brillé, et les deux géants se situent désormais à plus de 20 % en dessous de leurs plus hauts niveaux sur 52 semaines. Même Nvidia, qui a atteint son pic, est en baisse d’environ 12 %, principalement parce que les investisseurs craignent que ses plus gros clients réduisent leurs dépenses en 2027. En Corée du Sud, SK Hynix a perdu 7 % et Samsung 3 %, contribuant à une baisse de près de 3,5 % de l’indice KOSPI.
Pour les consommateurs cherchant à acheter un PC, aucune de ces nouvelles ne laisse présager un matériel moins cher à court terme. Les prix de la mémoire pourraient continuer à grimper jusqu’à l’année prochaine, et certaines prévisions n’envisagent un réel soulagement qu’en 2028.
Nouvelle enquête sur le matériel des utilisateurs de la plateforme Steam pour ce mois d’octobre 2026 et il apparaît que la vieille RTX 3060 fait de la résistance. En effet, la carte ayant laissé sa place temporairement au profit de la RTX 4060 apparaît de nouveau comme étant la carte la plus utilisée de la plateforme. Sinon, pour la partie CPU, la parité entre Intel et AMD n’a toujours pas été atteinte, les bleus étant toujours majoritaires, d’une courte tête.
Steam : la RTX 3060 fait son retour !
La RTX 3060 et la RTX 5070 à égalité !
Concrètement, dans cette nouvelle enquête sur le matériel, nous apprenons que la RTX 3060 fait son come back comme carte de jeu la plus utilisée. Effectivement, la carte affiche actuellement une part de 3,78 % d’utilisation sur la plateforme de Valve avec une croissance de +0,12 % par rapport au mois précédent. Par ailleurs, elle se place ex æquo avec la RTX 5070 qui affiche aussi 3,78 % de part, toutefois en baisse de 2,37 % par rapport au mois de septembre. À noter tout de même que cette même RTX 5070 affichait une part de 6,15 % le mois précédent. Toutefois, ce n’est pas la première fois que la carte s’affiche en première place sur Steam, en février 2026, ce modèle affichait des pourcentages bien plus importants. Enfin, côté AMD, la RX 9070 XT affiche 1,59 % de part, en hausse de 0,17 % par rapport à septembre.
CPU : l’éternel duel Intel et AMD !
Au niveau des processeurs, nous retiendrons que le duel est très serré entre les deux concurrents puisque les rouges détiennent actuellement 47,37 % de parts contre 52,63 % côté Intel. À noter que le mois dernier Intel s’établissait à 51,6 % de parts de marché. Léger rebond ponctuel ou tendance plus longue ? Il faudra surveiller ce chiffre durant les mois à venir.
À noter cependant que les configurations CPU les plus présentes dans les PC des joueurs sont équipées de 8 cœurs. Ces derniers affichent 28,63 % de parts en légère baisse ce mois (-1,42 %). À l’inverse, les modèles embarquant six cœurs représentent 28,12 % de parts de marché avec une petite hausse de 0,28 % en octobre. Pour finir, les modèles à quatre cœurs sont encore très présents : 11,76 % en hausse assez prononcée de +1,39 %.
La configuration type :
On termine avec la configuration type du joueur sur Steam et cette dernière met en avant :
Une RTX 3060 (de nouveau)
16 Go de RAM
Un CPU Intel à huit cœurs fonctionnant de 2,3 à 2,69 GHz
Des observateurs ont remarqué que deux cartes NVIDIA ont disparu de la boutique en ligne de la marque. Les cartes en question sont les RTX 5080 et RTX 5090. Cette situation n’a rien de nouveau, car cela s’est déjà produit pour les deux cartes. Cependant, pour la 5080, avec toutes les rumeurs entourant une potentielle version de 24 Go, cela a de quoi faire lever un sourcil, bien que cette disparition ne soit pas encore généralisée à toutes les boutiques.
Les RTX 5080 et RTX 5090 disparaissent de la boutique américaine de NVIDIA !
Une situation qui s’est déjà produite par le passé !
Actuellement, l’approvisionnement des RTX 5090 est fortement contraint, mais NVIDIA n’abandonne pas sa carte pour autant, c’est ce qu’un porte-parole de la marque annonçait récemment. Quant à la RTX 5080, la situation est un peu plus floue puisque les rumeurs d’une RTX 5080 24 Go se font de plus en plus pressantes. Le rôle d’une telle carte serait de remplacer l’actuelle 5080 ainsi que la 5090, bien que ce modèle ne soit pas officiellement abandonné.
Avec cet approvisionnement limité et probablement détourné par les entreprises de l’IA, les cartes disparaissent donc des résultats de recherche de la boutique américaine du caméléon. Une situation qui s’est déjà produite par le passé, en septembre 2025 plus précisément. C’était d’ailleurs à cette période que les rumeurs d’un lancement des RTX 50 Super étaient les plus pressantes sans que cela ne se concrétise réellement.
L’entreprise indiquait à un confrère qu’en cas de rupture de stock, ces modèles étaient déréférencés de son site. Elles ont d’ailleurs refait surface quelque temps après un nouvel approvisionnement. Il n’est pas impossible que nous soyons dans une situation similaire.
Encore listées en Europe !
Si ces références disparaissent de la boutique américaine, elles sont toujours présentes en Europe, dont la France où l’on peut encore les voir apparaître. Par contre, pour ce qui est du stock, c’est une autre histoire. C’est aussi le cas des shops en Allemagne, en Grande-Bretagne ou encore en Italie.
Évidemment, c’est une situation que nous suivons de près.
Un nouveau mod permet d’exploiter des ressources de calcul inutilisées sur les cartes graphiques Nvidia de la série GeForce RTX 20, 30 et 40. Le projet open-source Nv-UEFI-Unlocker, développé par un utilisateur du nom de physicsdolphin, vise à augmenter la vitesse de traitement pour les tâches d’intelligence artificielle. Cette solution s’inscrit dans une démarche technique visant à contourner des limitations logicielles imposées par le fabricant pour certaines architectures.
Le fonctionnement de l’outil repose sur une modification de la configuration UEFI avant le chargement du pilote graphique officiel. En ajustant des registres spécifiques de la puce, le logiciel débloque la vitesse de traitement des commandes des Tensor Core. Contrairement à une modification du vBIOS qui altérerait durablement la carte, cette approche ne touche pas le firmware de manière permanente. Cependant, la procédure doit être réexécutée après chaque redémarrage complet du système.
Des gains de performance significatifs mesurés avec Nv-UEFI-Unlocker
Les premiers tests réalisés par les développeurs indiquent des augmentations de débit importantes pour les calculs spécifiques. Sur une GeForce RTX 2070, la puissance de calcul en FP32 avec accumulation s’est située entre 60 et 63 TFLOPS, contre environ 36 TFLOPS auparavant. Cela représente une hausse pouvant aller jusqu’à 75 % pour ce modèle précis.
Des résultats similaires ont été observés sur des cartes plus récentes. Une RTX 4060 pour ordinateur portable a vu sa puissance de calcul en FP16 passer de 29,89 à 49,33 TFLOPS lors d’un test, soit une progression d’environ 65 %. Pour une RTX 3080 LHR utilisée avec ComfyUI pour la génération d’images SDXL, l’amélioration s’est chiffrée à 28,8 %.
Il convient de noter que ces performances ne s’appliquent pas uniformément à toutes les applications. Les avantages sont principalement constatés lors de la génération d’images, de l’entraînement de modèles ou de certaines tâches d’inférence. Aucune accélération n’est attendue pour le jeu vidéo. De plus, la série RTX 50 basée sur l’architecture Blackwell n’est pas encore prise en charge par l’outil. L’utilisation nécessite également la désactivation du Secure Boot et, pour les cartes de la série 20, une configuration supplémentaire du mode firmware GSP.
Les résultats varient selon la charge de travail utilisée et le logiciel utilisé. Bien que l’outil promette une augmentation notable de la puissance brute pour l’IA, son efficacité réelle dépend fortement de l’application cible et de la configuration matérielle spécifique de chaque utilisateur.
L’IA engloutit des GPU, de la RAM et même des CPU. D’ailleurs, lors de l’annonce de ses résultats financiers du troisième trimestre, Intel en profitait pour annoncer la réallocation d’une partie de ses lignes en 18A pour la production de wafers en Intel 3. Le but, favoriser la production de processeurs Xeon au détriment des gammes grand public comme Panther Lake. Il faut dire que la demande dépasse actuellement l’offre, et la société préfère donc miser sur des puces à haute rentabilité !
Xeon : Intel favorise la production de wafers en Intel 3 !
Moins de Core Ultra à sortir à l’avenir chez Intel ?
Évidemment, Intel applique aussi ce que l’on constate depuis de longs mois chez les constructeurs : la réallocation des lignes de production vers des produits orientés serveurs/IA. Cela permet de maximiser les revenus en favorisant le secteur le plus dynamique du marché. Par ailleurs, à quoi bon s’acharner sur un secteur qui tourne au ralenti comme le marché grand public ? Il n’est donc pas surprenant que les entreprises favorisent le secteur professionnel pour maximiser leurs bénéfices. Du côté d’Intel, cela signifie sacrifier des lignes en 18A, le process utilisé notamment pour la production des CPU Panther Lake, au profit de la production de wafers en Intel 3. Pour rappel, cette gravure est utilisée pour les Xeon 6 Granite Rapids.
L’Oregon perd en 18A :
Plus concrètement, nous apprenons que l’usine en Oregon voit une partie de ses lignes tournées vers l’Intel 3 de sorte à maximiser la production de CPU Xeon au détriment du 18A. En contrepartie, d’autres sites comme la Fab 62 en Arizona reçoivent des investissements pour produire de futurs wafers en 18A et 18A-P tandis que les sites d’Intel au Nouveau-Mexique et en Malaisie reçoivent de quoi produire des packages avancés.
Mais cette réallocation des capacités de production ne se fait pas en un claquement de doigts. Effectivement, en Oregon, la production en Intel 3 ne sera effective qu’à partir de la seconde moitié de 2027, il y a donc un délai d’au moins six mois. Cependant, la société espère produire 40 % de substrats en plus pour les Xeon 6.
À savoir que l’IA agentique est très dépendante de la partie processeur, ce qui a entraîné un pic de demande qui a surpris AMD en avril dernier.
En juillet dernier, nous vous parlions de la fonctionnalité Cloud Rebuild que Microsoft allait intégrer à Windows 11. C’est maintenant chose faite, via la mise à jour cumulative KB5127936 : cette fonctionnalité est maintenant intégrée au système. Vulgairement, en cas de système impossible à démarrer, vous allez pouvoir réinstaller votre système via l’environnement de récupération de Windows 11 sans avoir à refaire une clé USB bootable avec une image disque. Pratique, surtout si votre PC est la seule machine à votre disposition.
Cloud Rebuild : réinstallez votre PC via l’environnement de récupération !
La fonctionnalité Cloud Rebuild déployée progressivement :
C’est le genre d’incident bête, mais ça arrive : on éteint le PC suivi de l’écran, mais la machine met du temps à se couper et vu qu’on est pressé, on se dit qu’un programme empêche l’arrêt du système, alors on force l’extinction via le bouton power. Manque de chance, Windows faisait une mise à jour et au prochain démarrage, on se retrouve face à l’environnement de récupération et pas moyen de redémarrer normalement. C’est là qu’entre en jeu la fonction Cloud Rebuild disponible dans ce même environnement puisqu’elle va permettre de refaire une installation Windows au propre sans avoir à créer un média de récupération.
Vulgairement, elle va télécharger une image de Windows et lancer l’installation du système. Au passage, les pilotes pour vos composants seront aussi récupérés. Cependant, l’inconvénient est que vos fichiers et logiciels installés seront totalement effacés lors de la réinstallation… Sauf les éléments sécurisés via le cloud. Donc, pour éviter de perdre tous vos fichiers, le mieux reste d’effectuer des sauvegardes régulièrement et de stocker les éléments précieux dans le cloud, un NAS ou un disque dur externe par exemple ou les trois à la fois.
Initialement à l’essai dans le programme Insider de Windows, Cloud Rebuild est progressivement déployé pour tous les utilisateurs via la mise à jour KB5127936. À noter aussi que vous aurez accès à cette fonctionnalité via Paramètres, Système, Récupération via l’option Rebuild PC.
Un confrère est parvenu à se procurer une RTX 2080 Ti 22 Go pour la tester. Évidemment, il ne s’agit pas d’une carte d’origine, cette version a été modifiée et a d’ailleurs été achetée en ligne sur Alibaba. Toutefois, il est intéressant de voir comment se comporte cette carte, notamment face à la version originale à 11 Go de VRAM. Bon, sans trop entrer dans les détails, ce modèle bénéficie d’une meilleure tenue des FPS minimum et de meilleures performances dans le secteur de l’IA locale.
RTX 2080 Ti 22 Go : meilleure tenue des FPS minimums !
Des frame times bien mieux tenus :
Évidemment, notre confrère a tenté de mettre cette carte à l’épreuve dans des scénarios où la mémoire de la carte était particulièrement utilisée. Pour cela, nous retrouvons des jeux comme Microsoft Flight Simulator 2024, Spider-Man 2 ou encore Indiana Jones and the Great Circle (et d’autres), le tout, dans diverses résolutions avec des technologies d’upscaling activées. Il en ressort que la plupart du temps, la carte modifiée profite d’une meilleure tenue de ses FPS minimums avec des frame times beaucoup plus lisses. Concrètement, cela contribue à offrir une meilleure fluidité avec moins de saccades ressenties en jeu.
Avec ceci, dans Flight Simulator ou Spider-Man 2 en 1440p, la carte originale à 11 Go se plaçait jusqu’à 20 % derrière la version 22 Go à cause de sa mémoire trop limitée. Autre scénario où la version 11 Go tournait à seulement 17 FPS sur Gears of War: E-Day avec RTX Mega Geometry activé.
La RTX 2080 Ti en IA maintenant :
En IA locale, pour la génération d’image sur ComfyUI avec Krea-2 et Qwen 3-VL 4B, la RTX 2080 Ti 22 Go générait des images en 315 secondes là où il en fallait 540 avec la version originale de la carte. Clairement, la RTX 5070 Ti était à l’aise avec seulement 85 secondes pour générer une image. Il faut dire que l’architecture plus récente prend en charge le type de calcul pour terminer ces tâches rapidement malgré une partie mémoire limitée à 16 Go.
Car oui, en IA, une grande quantité de mémoire et une forte bande passante sont importantes, mais il faut aussi un GPU performant pour exécuter rapidement les tâches demandées.