Test : ROG Maximus Z690 APEX

Vidéo OCC

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Bye bye ROG Maximus XIII APEX, bonjour nouvelle ROG Maximus Z690 APEX ! Nous débutons très fort nos tests de cartes mères au chipset Z690, avec le modèle à destination des overclockeurs, à savoir, l’APEX d’Asus.

Nous avons consacré un article dédié aux performances de deux processeurs Alder Lake avec le i9-12900K et le i5-12600K confrontés aux générations précédentes ainsi qu’au quatre Ryzen 5000. Dès la réception du i7-12700K, nous mettrons l’article à jour. Cet article est disponible depuis 14 heures et obligation d’aller y jeter un œil notamment pour les infos sur la DDR5.

Nous avons aussi récupéré un exemplaire des ROG Maximus Z690 Extreme et Glacial ainsi que de la MSI MPG Z690 Carbon Wifi. Le test complet de ces cartes mères arrivera dans le courant de la semaine prochaine.

Sans plus attendre, débutons directement les hostilités avec cette ROG Maximus Z690 APEX, une série que nous affectionnons particulièrement au sein de la rédaction. Il s’agit d’un modèle destiné principalement aux overclockeurs. Cette nouvelle version apporte tous les outils développés au cours des dernières années par les ingénieurs d’Asus. Nous en profitons aussi pour remercier Asus France pour nous avoir offert une fois de plus l’opportunité de nous amuser avec cette APEX.

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Lors de chaque nouvelle génération de carte mère Maximus, Asus nous propose un modèle APEX qui est parfois uniquement réservé à quelques élus ou, avec de la chance, peut se trouver en vente en ligne. Le précédent modèle, la Maximus XIII APEX a été correctement distribué et de nombreuses personnes ont pu en faire l’acquisition. Cela devrait être le cas aussi pour cette version Z690.

La série APEX représente chez Asus ce qui se fait de mieux pour les overclockeurs. La carte dispose de nombreux outils implantés sur le PCB et bénéficie de mises à jour régulières du BIOS. La team ingénieurs étant très réactive. Si vous désirez descendre la température de votre CPU sous la barre des 0 °C, cette APEX se montrera très certainement être un des meilleurs choix pour le chipset Z690.

Le bundle :

Un petit tour par le bundle de cette ROG Maximus Z690 APEX afin de voir si celle-ci bénéficie « d’accessoires particuliers ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a pas mal de choses à vous présenter !

Tout d’abord le « ROG True Voltician » qui se trouve être un oscilloscope au format USB et qui est dans la suite du V-Latch toujours intégré sur le PCB de la carte mère. Nous reviendrons plus en détails sur ce module qui s’enfourche dans un port USB ainsi que sur le logiciel de gestion. Nous devrons nous y pencher à tête reposée tant les informations et détails sont nombreux. Sachez aussi que le port mini-USB permet de faire fonctionner le logiciel sur un PC à part.

Asus fournit aussi une carte PCIe qui bénéficie d’un emplacement pour un disque dur au format SSD M.2 et compatible PCIe 5.0. L’intérêt est que lorsque ces disques seront disponibles, vous pourrez en ajoutant un à votre configuration via cette carte. Actuellement aucun GPU ni SSD n’est disponible dans cette norme.

Nouvelle Maximus et support du PCIe 5.0 :

C’est déjà la quatorzième version de la Maximus, l’un des modèles les plus connus de la marque Asus. Celle-ci fait bien entendue partie de la série ROG (Republic Of Gamers). Il semblerait qu’Asus ne nomme plus le chiffre de la série puisque l’intitulé sur la boite est Maximus Z690 APEX. Nous n’avons plus de référence au nombre « XIV ».

L’Asus Maximus Z690 APEX est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z690. Cette carte mère change de socket puisque nous passons du LGA-1200 (Z490/Z590) au socket LGA-1700. La raison est simple, la taille du CPU est plus grande.

Ci-dessus, une capture détaillant la différence entre les deux sockets (source Igor’s Lab). Le socket LGA-1700 dispose donc de 1700 pins, contre 1200 pour le précédent. Vous devrez peut-être investir dans un nouveau système de refroidissement. Certaines marques, comme Noctua, proposent un adaptateur pour votre cooler actuel. Pensez à vous renseigner car il est souvent gratuit. Mais vous le découvrirez plus tard, Asus a prévu deux trous de fixation.

Le chipset Z690 prend en charge officiellement le PCIe 5.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente. Cependant, actuellement, aucun composant n’est encore compatible avec cette norme. L’autre grand changement est le support de la DDR5.

Les différents radiateurs :

Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir et le gris. Le design est toujours particulier mais sur cette version, le PCB reprend sa forme rectangulaire. Esthétiquement, elle ressemble assez fort à la version précédente du modèle APEX.

Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de quatre !
Tout d’abord, les trois radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui entoure le socket. Les deux plus imposants recouvrent l’étage d’alimentation. Ces deux radiateurs sont reliés par un caloduc.

Un troisième, plus petit, et relié aussi par l’intermédiaire d’un caloduc est chargé de tenir au frais l’étage une partie de l’étage d’alimentation. Nous sommes ici sur un système entièrement passif. Le radiateur frappé de la citation « For those who dare » (pour ceux qui osent). Il est composé de deux parties et cache sous la partie supérieure, un emplacement pour un SSD de type M2 PCIe 4.0.

Asus a retravaillé son système de refroidissement des étages alimentations pour cette 12e génération. En effet, en charge, on peut atteindre facilement les 280 watt et être très faible en veille. En réalité, l’utilisation de deux types de cœurs peut faire varier extrêmement vite la charge.

Le quatrième est celui qui recouvre le chipset et qui bénéficie d’une surface assez importante mais d’une faible hauteur afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques. On y retrouve le logo Asus ROG qui bénéficie d’un système de rétro-éclairage RGB.

Quatre emplacements SSD M.2 :

Une plaque en aluminium noir dont la découpe vient parfaitement s’associer avec celle posée sur le chipset, recouvre un emplacement SSD de type M.2 au niveau du PCB. Comme vous pouvez le voir, le SSD est pris en sandwich entre deux pads thermique.

Vous avez aussi la possibilité d’utiliser le support vertical, présent dans le bundle, et qui peut accueillir lui aussi deux SSD M.2. Le nombre total de SSD M.2 grimpe ainsi à quatre.

Le socket et les PCIe :

L’espace autour du socket est assez bien dégagé et sera assez facile à isoler avec de la gomme pour les tests sous LN2. De plus, Asus propose sur les modèles ROG deux trous de fixation. L’un compatible avec les coolers LGA-1700 mais aussi LGA-115x ! Un très bon point pour Asus.

Chose très intéressante, les « capacitor », les condensateurs ne ressemblent pas aux bobines que nous avons l’habitude de voir mais sont des versions plates. L’idée est de facilité grandement la vie des overclockeurs extrêmes en facilitant l’isolation autour du socket.

Cette Maximus Z690 APEX peut accueillir au maximum deux barrettes mémoires de DDR5. Je vous invite à aller lire la page dédiée à la DDR5 dans notre article sur Alder Lake. La qualité des trace a été améliorée sur ce modèle et sur la version EXTREME. Et n’oubliez pas que le chipset Z690 permettra de concevoir des cartes mères supportant la DDR5 mais aussi des modèles (d’entrée de gamme) en DDR4.

Nouveauté aussi sur cette APEX avec la présence d’un bouton nommé Q-Release. Lorsqu’une carte est enfourchée dans le premier port PCIe, la pression sur ce bouton, ouvre le système de rétention et libère votre carte graphique. Il s’agissait d’un souci que nous avions relevé sur la génération précédente lorsqu’un radiateur se trouvait trop proche du premier emplacement PCIe. Bien vu Asus !

Cette APEX supporte les kits mémoires en dual channel jusque 6600 MHz+ (OC) et pour une quantité maximale de 64 GB. On retrouve deux ports PCIe 5.0 16x qui fonctionneront en x8/x8 si vous optez pour du SLI ou du CrossfireX. Un troisième emplacement en PCIe 3.0 x4 et un quatrième en PCIe 3.0 x1. Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins et de deux 8 pins à coté des étages d’alimentation.

RGB or not RGB ?

Comme c’est le cas pour une grande partie de la gamme ROG, elle dispose du système AURA avec des leds présentes sur le PCB au niveau du radiateur recouvrant les connectiques ainsi que le logo placé sur le chipset. La gestion de celles-ci se paramètre via le logiciel maison AURA mais il est possible de les désactiver, assez facilement, via le BIOS si vous le désirez.

Le rendu est assez sobre, c’est simple et efficace, pas besoin de plus !

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Les outils pour clocker :

Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont très nombreux sur ce modèle ce qui est devenu une habitude chez Asus sur le haut de gamme. Cela confirme bien sa position de carte dédiée à l’overclocking.

  • Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
  • Le FlexKEY (reset) : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec. Le bouton peut-être désormais affecté à une autre tache via le BIOS.
  • Safe Boot : permet de redémarrer la carte même si les paramètres choisis dans le bios ne permettent pas le boot. Cela évite de devoir faire un Clear CMOS pour rebooter et donc de perdre vos paramètres encodés.
  • ReTry Button : lors de tests sous froid, parfois l’OS freeze et un reset ne permet pas de redémarrer la carte mère : seule solution 6, 7 secondes en maintenant appuyé le bouton START. Avec le bouton ReTry, ça redémarre de suite.
  • Switch bios : permet de switcher entre les deux bios. Vous pouvez ainsi choisir d’avoir un bios « overclocking » et un bios plus stable pour une configuration H24.
  • Slow Mode : permet de booter avec un coefficient de 16x et une fois dans l’OS de remettre celui choisi dans le bios. C’est surtout pour des max screens.
  • RSVD : permet lorsqu’il est activé sous froid (-120 °C) d’éviter les « Cold boot bug ».
  • LN2 Mode : permet d’activer les profils LN2 dans le bios.
  • Le debug LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elle reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.
  • Le Q-Led : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot.
  • Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
  • ProbeIT : permet de mesurer les tensions à l’aide d’un multimètre directement sur le PCB.

Un petit plus pour les tests sous froid :

En plus de tous ces outils, la carte dispose de trois sondes à l’arrière du PCB qui vont pouvoir détecter de la condensation lors de tests sous azote liquide :

  • Processeur : clignote lorsque de la condensation est détectée à proximité du CPU.
  • DRAM : clignote lorsque de la condensation est détectée à proximité de la DRAM.
  • PCIe : clignote lorsque de la condensation est détectée près du PCIe.

Le PCB :

Notre Asus Maximus Z690 APEX se base sur une alimentation en 24 + 2 phases. La partie en charge du CPU se compose de 24 phases et sur ce modèle, aucun doubleur, mais attention les phases sont placées en parallèles : elles sont donc réellement au nombre de 12. Le contrôleur est une puce RAA229131 (X+Y=20) sur laquelle nous essayons d’obtenir plus d’informations.

Les 24 mosfets sont quant à eux tous des RAA 22010540 de 105A groupés en parallèle par phase et ainsi permettre de les dédoubler sans avoir recours à un doubleur. Les mosfets dans les étages de puissance génèrent le plus de chaleur car ils sont responsables de la conversion de tension et de la livraison au CPU à partir du connecteur EPS 12 volts.

Les connectiques :

La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le Clear CMOS ainsi que le bouton permettant de flasher le bios à partir d’une clé USB. L’une des particularités de la carte est de posséder deux emplacements PS/2 afin de venir y connecter un clavier et une souris. Mais pourquoi encore utiliser ce type de connecteur en 2021 ? Tout simplement parce que certains benchs sont plus performants sous XP (Super Pi) et que l’utilisation de périphériques non USB facilite grandement l’installation de l’OS.

Au niveau des ports USB, cette ROG Maximus Z690 APEX dispose quatre USB 3.2 Gen 1, de cinq USB 3.2 Gen 2 et d’un USB 3.2 Gen 2 Type-C. On retrouve ensuite les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band. La partie audio est assurée par une puce SupremeFX ALC4080. Enfin, on retrouve pour terminer les différentes sorties audio ainsi que le ports réseau (2.5G).

[nextpage title= »OC mémoire limité ? pas pour Asus : »]

Une fois de plus, si ce n’est pas encore fait, allez jeter un œil à notre article sur Alder Lake. Et plus particulièrement la section destinée à la nouvelle DDR5. L’un des changements majeurs est l’ajout d’un module PMIC (Power Manager Integrated Circuit). Son rôle est de réguler l’alimentation du stick mémoire. Il y en a donc un par barrette.

Auparavant, c’était la carte mère qui était en charge de gérer l’alimentation. En réalité cela à avantage mais aussi un désavantage. Le point positif est de ne plus devoir prévoir ce contrôle sur le PCB de la carte mère pour les fabricants. Mais malheureusement, le PMIC réduit assez drastiquement le potentiel de contrôle du stick par la carte mère, comme une tension bloquée (secure mode).

En gros, il existe deux types de PMIC : un qui accepte l’overclocking et l’autre qui est bloqué. impossible de modifier la tension et donc, un potentiel d’overclocking très limité !

Une solution « made by Asus » :

Asus ne pouvait pas faire sans chercher une solution. Les ingénieurs ont donc bossé afin de contourner cette limitation. Et c’est solutionné ! Au sein du BIOS, vous retrouverez des profils en fonction des puces mémoires qui équipent votre kit mémoire. Sachez que nous bossons sur notre Discord afin de vous proposer un dossier synthèse sur les kits disponibles.

Ils pourront être utilisé par les novices qui ne désirent pas risquer de se lancer dans l’overclocking mémoire mais aussi pour les utilisateurs confirmés pour qui, se sera une base de départ. Les profils sont présents car la DDR5 bénéficierait d’un excellent potentiel d’overclocking. Les profils sont optimisés afin de proposer de hautes fréquences ainsi que des timings serrés.

La tension peut être ainsi ajustée manuellement jusqu’à 1,435 volts. Il semblerait toute fois qu’une augmentation très légère apporte déjà un gain très intéressant. Nous en jugerons lors de nos tests. Dans le cas d’un PMIC qui n’est pas bloqué, la tension pourrait atteindre les 2 volts. Dans la section « overclocking mémoire », nous avons d’ailleurs utilisé ces profils.

[nextpage title= »Le BIOS : »]

En ce qui concerne le BIOS, au premier coup d’œil, on reconnait que nous sommes chez Asus. Les habitués de la marque s’y retrouverons sans aucune difficulté. Pour rappel, l’onglet qui va le plus nous intéressé est « Extreme Tweaker ».

Avant de débuter, nous vous rappelons qu’il est primordiale de mettre régulièrement à jour votre BIOS. L’avantage d’une carte comme cette APEX, est de bénéficier de deux BIOS. Vous pouvez ainsi tester un nouveau tout en conservant le précédent. Pour ceux qui bidouillent, c’est un vrai plus !

Les captures du bios ont été réalisées avec le profil XMP de notre kit Corsair activé. On retrouve l’option L’autre nouvelle option est « Memory controller : DRAM Frequency Ratio » qui a débarquée avec Rocket Lake. Vous aurez le droit entre Gear 1, Gear 2 et Gear 4. Sachez que dans la majorité des cas, ce sera du Gear 2. La solution Gear 4 est là, pour les kits > 7000 MHz.

Le « Loadline calibration » est en mode auto pour les tests comparatifs mais nous reviendrons sur sa fonction lors de l’overclocking du i9-12900K. Les autres sections sont présentes depuis les générations précédentes et vous permettent notamment de flasher votre carte mère, de contrôler la vitesse des ventilateurs et de créer des profils de tests.

Les différentes tensions :

Nous verrons dans la section « overclocking », les tensions primordiales pour le CPU ainsi que pour booster la mémoire DDR5.

Sachez qu’il est possible de désactiver les E-core mais que les performances de votre processeur en prennent alors un sérieux coup. On vous en parle dans la suite de l’article.

Enfin, la sauvegarde de profils est vivement recommandée lorsque vous réalisez des tests. Cela permet un gain de temps. Sachez que vous avez aussi la possibilité de les sauver sur une clé USB.

Fonctionnalité Hydranode :

Asus propose à nouveau des connecteurs 4-pin qui supportent un nouveau standard de connexion appelé Hydronaude (test ici). Avec une seule prise, il est désormais possible de contrôler jusqu’à 3 ventilateurs, tout en conservant le contrôle sur chacun d’entre eux individuellement. L’activation se fait via le BIOS et le contrôle via l’utilitaire Asus AI Suite III et plus particulièrement la section Fan Xpert 4.

Memtest86 intégré :

OUI, l’une des nouveautés de cette Maximus XIII APEX est l’intégration au sein du BIOS de Memtest86 dans la section « Tool ». Celui-ci va vous permettre d’identifier les problèmes de mémoire en un seul click. Le logiciel va ainsi tester votre kit mémoire et révéler des erreurs si celui-ci en rencontre lors des différents tests.

Le mode LN2 :

On retrouve un mode LN2, qui devra être activé via un jumper placé sur le PCB. Attention, celui-ci est vraiment dédié aux tests sous froid, donc ne l’activez pas pour des tests en air/water puisque certaines sécurités seront désactivées automatiquement. Une fois celui-ci activé, on retrouve un profil LN2 CPU.

Lorsque nous aurons terminé le tour des cartes mères Z690 présentes au sein du labo, nous ne manquerons pas de tester nos CPU sous azote liquide. N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre bios.

[nextpage title= »La configuration de tests : « ]

Voici donc les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu bien que de nouvelles versions seront très certainement disponibles dans les jours à venir. Asus étant très réactif sur la mise à jour de ses BIOS.

Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir plusieurs guides d’overclocking pour votre processeur mais aussi pour votre kit mémoire avec ce modèle APEX. Gros changement aussi par rapport à nos tests précédents, nous passerons ici sur Windows 11.

  • Carte mère : ROG Maximus Z690 APEX (BIOS 0702)
  • Processeur : Intel i9-12900K Alder Lake
  • Mémoire : 32 GB GSKill Trident Z5 5600 MHz CL36
  • Carte graphique : MSI GT 710
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2
  • Alimentation : be quiet! Dark Power PRO 12 1500w
  • Système d’exploitation : Windows 11 64 bits
  • Écran : ROG PG27UQ
  • Tools : ElmorLabs PMD Power Measurement Device (infos)

Un petit tour par CPU-Z afin de s’assurer que tout est parfaitement en ordre avant de débuter nos tests. On remarque qu’avec cette version 1.98, notre i9-12900K est parfaitement reconnu ainsi que la mémoire DDR5.

C’est partiii pour l’overclocking de ce i9-12900K sur cette ROG Maximus Z690 APEX.

[nextpage title= »Les fréquences effectives ? »]

Comme lors de chaque nouveaux tests concernant des processeurs, notre idée première est de vérifier si les fréquences annoncées sont bien atteintes. Pour ce faire, nous allons utiliser le benchmark Cinebench R23. Deux cas de figures vont être utilisés, un bench en single core et un second en multi core.

Test avec le i9-12900K :

Et dans la réalité ? Première étape, nous laissons tout en AUTO au niveau du BIOS sauf le profil XMP que nous chargeons afin d’avoir une fréquence de 5200 MHz 38-40-40-78 pour notre kit mémoire. Nous ne réalisons aucune autre modification au sein du BIOS. L’idée est comme nous l’avons souligné de voir si à la sortie de boite, les fréquences sont bien respectées.

Débutons avec un test single core dans Cinebench R23. Comme vous pouvez le constater, nous avons ouvert plusieurs fenêtres afin de vérifier la fréquence.

Aucun souci, on peut voir que deux cœurs passent régulièrement à 5.2 GHz, ce qui correspond bien à la fréquence Boost de notre i9-12900K. C’est surtout le cœur numéro 4 qui atteint cette fréquence. En multi core, la fréquence est elle aussi bien respectée, avec 4900 MHz sur les huit cœurs Performance.

Test avec le i5-12600K :

Même objectif avec le i5-12600K. En single core, c’est bien les 4900 MHz qui sont atteint sur le cœur 0. On peut d’ailleurs remarquer que c’est lui qui chauffe plus. Logique.

Enfin, pour terminer, en multi core, nous avons bien une fréquence de 4500 MHz sur les six cœurs. Nous en reparlerons plus tard, mais comme les P-core, les E-core pourront aussi être overclocké mais dans une limite assez restreinte.

Maintenant que nous savons que nos deux processeurs sont parfaitement opérationnelles, nous pouvons passer à l’overclocking. Sachez que si vous désirez connaître les performances du i9-12900K et du i5-12600K, c’est dans cet article que cela se passe.

[nextpage title= »L’overclocking CPU : »]

Qui dit nouvelle plateforme, dit temps d’adaptation. Ici en plus de découvrir Alder Lake, nous devrons aussi nous faire la main avec l’overclocking de la mémoire. N’ayant reçu les processeurs qu’une semaine avant la fin du NDA et devant prioritairement réaliser les tests comparatifs, nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous pencher à fond sur l’OC. C’est la raison pour laquelle nous y reviendrons encore plus en détails dans les semaines à venir. Un guide sera d’ailleurs en préparation.

Protocole :

Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec notre i9-12900K aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Ma petite bible à moi.

Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sur prendre plus de temps pour affiner la tension afin de lui fournir le minimum nécessaire mais aussi de régler chaque cœur indépendamment si vous désirez profiter du max du max des performances.

Load-Line Calibration :

Dans le cas d’Alder Lake, même si Asus conseille un Level 4 pour l’overclocking, j’ai opté pour un Level 7 afin d’avoir le moins de vdroop possible.
En gros, je veux que la tension choisie soit le plus proche possible de la tension en load. Dans les tableaux ci-dessous, vous pourrez voir la tension choisie, celle effective en idle et enfin en load. Les relevés sont réalisés avec un multimètre au niveau du PCB de la carte mère. Il est très important de connaître la réelle tension apportée aux différents composants mais surtout à votre processeur.

Overclocking sous watercooling en différentes étapes :

Alder Lake i9-12900K

Comme à mon habitude, je vais débuter les tests en choisissant, via le BIOS, une fréquence de départ appliquée sur les 8 cœurs du i9-12900K. J’ai opté pour une fréquence de départ de 5000 MHz avec un coefficient multiplicateur de 50, un BCLK de 100,une tension de 1,20 volt et un Level 7. Toutes les autres options sont en AUTO.

L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R15 multithread. Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.

Il est aussi très important d’avoir un score de référence sous Cinebench R15 en prenant soin de noter aussi la tension (vcore), la température max lors du benchs, la consommation ainsi que bien entendu, le score obtenu. Durant le benchmark, la fenêtre de Core Temp est ouverte ce qui a une légère incidence négative sur le score. Voici nos différents résultats.

La limite se situe aux alentours de 5.3 GHz sur les huit cœurs. Comme vous pouvez le voir, ça chauffe et ça consomme pas mal. On passe ainsi de 4126 à 4376 points, soit un gain de six pourcents.

Nous avons désactivé les E-core afin de voir si cela engendrait une grosse différence. En terme de score, oui, puisque nous passons de 4376 à 3187 points. Même si la consommation diminue, la température, elle, ne bouge quasiment pas.

Alder Lake i9-12600K

Vous l’aurez compris, le principe sera le même pour notre i5-12600K. Nous allons suivre un protocole identique sauf que nous partirons de 4500 MHz avec une tension de 1,15 volt.

La barre des 5100 MHz est atteinte, soit 600 MHz de bonus, ce qui est vraiment très intéressant. Niveau score, on passe de 2602 à 2859 points, soit un gain de près de dix pourcents.

Voyons maintenant ce que va nous réserver l’overclocking mémoire avec l’arrivée de la DDR5. Si vous êtes un fidèle de notre site, vous savez que l’optimisation de la mémoire est quelque chose qui demande beaucoup de temps et de patience.

[nextpage title= »L’overclocking mémoire : »]

Pour l’overclocking de la mémoire, nous avons changé de kit et nous avons installé le GSKill Trident Z5 5600 MHz CL36 à 1,20 volt. L’idée étant d’opter pour le kit bénéficiant, selon nous, du meilleur potentiel en overclocking. Et vous le constaterez, nous ne nous sommes pas trompé.

Le choix de votre kit DDR5 en fonction des puces mémoires :

Comme c’était déjà le cas pour la DDR4, si vous souhaitez clocker votre mémoire, certaines marques bénéficieront d’un meilleur potentiel. Actuellement, les kits annoncés par les différentes marques bénéficient soit de puces Micron soit de puces Hynix soit de puces Samsung.

Ce sont ces deux dernières marques qui seront les plus intéressantes. Notre kit GSKill Trident Z5 5600 MHz CL36 est équipé de puces Samsung.

Les tensions « clés » de la DDR5 :

Pour l’overclocking de la mémoire, il y a 4 tensions clés. Il s’agit des tensions qui auront un impact sur l’overclocking et donc sur la montée en fréquence ou le serrage des timings. Il s’agit du CPU System Agent Voltage (SA), du DRAM VVD Voltage, du DRAM VVDQ Voltage, du Memory Controller Voltage ainsi que du IVR Transmitter VVDQ Voltage. Voici où ces tensions se trouvent dans le BIOS.

Attention, en fonction du type de puces mémoires (Micron, Hynix et Samsung), l’équilibre entre ces différentes tensions est différent. Pas de panique, nous y reviendrons en détail dans notre guide sur l’overclocking d’Alder Lake et de la DDR5.

Si votre module PMIC n’est pas verrouillé, en activant « High DRAM Voltage Mode », vous aurez accès aux tensions allant jusqu’à 2 volt.

C’est parti pour l’overclocking de cette DDR5 de chez GSKill :

Avant de débuter l’overclocking, nous avons rapidement comparé les performances entre le kit Corsair Dominator Platinum RGB à 5200 MHz CL38 et le kit GSKill. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les différences sont très importantes comme l’atteste les deux premières lignes de notre tableau synthèse. D’ici quelques jours, nous débuterons le test de chacun de ces kits afin de débuter un nouveau comparatif.

Pour rappel, notre kit est équipé de puces Samsung. Pour ce type de puces, nous pouvons conserver une tension identique entre le VDD et le VVDQ. Nous avons pu pousser sans rien modifier la fréquence à 5800 MHz.

Ensuite, nous avons activé le profil disponible dans le BIOS afin de passer en 6000 CL32 et le moins que l’on puisse dire, c’est que les performances décollent. Les autres fréquences n’ont pas toujours été 100 % stable, mais comme nous le répétons souvent, l’overclocking mémoire prend du temps !

Nous affinerons ces overclocking dans les jours à venir mais le 6600 MHz CL38 est à portée de main. Le profil « OC » à 6000 MHz CL32 1T est lui ultra performant !!! De plus, on retrouve une latence de 57,9 très intéressante.

BOUM, on pousse le CPU et la DDR5 :

On pousse notre i9-12900K à 5.3 GHz sur les huit cœurs P et la DDR5 avec le profil 6000 CL32 afin de voir ce que cela va donner sous AIDA64, Geekbench 3 et Geekbench 5.

Et si on vous proposait ces résultats en reprenant ceux que nous avons obtenu aux fréquences stocks de notre i9-12900K et combiné avec le kit Corsair 5200 MHz CL38 ? Là, on pourra vraiment juger pleinement des gains réalisés.

Bref, vous l’aurez compris, l’overclocking de la DDR5 s’annonce très amusant, peut-être même plus que celui de la DDR4. Vous pouvez également vous rendre compte de l’importance et de l’utilité des profils présents au sein des BIOS Asus. Merci à l’équipe qui se trouve derrière et qui bosse sur ces différents BIOS et profils.

[nextpage title= »Le mot de la fin : »]

L’expression choisie par Asus « For those who dare » prend tout son sens ! Si vous avez déjà lu notre article de 14 heures sur les i5-12600K et i9-12900K, vous savez tout le bien que nous en pensons. Et afin de tirer parti au mieux de ces processeurs Alder Lake ainsi que de la DDR5, quoi de mieux de cette ROG Maximus Z690 APEX ! Car oui, une fois de plus, Asus est bien au rendez-vous pour cette nouvelle génération de CPU.

On retrouve tous les codes des générations précédentes des modèles APEX avec les nombreux outils présents sur le PCB ainsi que la mise à jour régulière de BIOS à destination des overclockeurs. La présence des profils est un réel plus proposé par Asus. L’azote sera commandé d’ici quelques semaines, le temps de boucler nos tests, afin de lui offrir un passage sous LN2.

Le seul bémol concerne le prix de cette version APEX, que l’on trouve actuellement aux alentours de 750 euros alors que la version Z590 était disponible à 550 euros lors du lancement. Maintenant cette hausse des cartes mères semblent toucher presque toutes les marques. Espérons que ces prix diminuent dans les semaines à venir afin de se calquer sur ceux de la génération précédente. N’oubliez pas que vous devrez aussi investir dans de la DDR5.

Pour ce qui est des cartes mères ROG Maximus Z690, on se donne rendez-vous dans quelques jours pour découvrir la version EXTREME ainsi que la GLACIAL que je vais surement installer en live sur notre chaine Twitch. Nous n’oublions pas l’oscilloscope USB ROG True Voltician sur lequel nous reviendrons aussi en détail.

ROG Maximus Z690 APEX

On a aimé :

  • Un étage d’alimentation ultra performant
  • La possibilité d’utiliser de la mémoire haute capacité et haute fréquence
  • Le mode LN2 pour les tests sous azote liquide
  • La présence de deux BIOS
  • Les nombreux profils DDR5 au sein du bios pour clocker la mémoire
  • Les « outils » insérés sur le PCB afin de faciliter l’overclocking extrême
  • La bonne surprise d’un overclocking automatique intelligent (AI Overclocking)
  • La réactivé d’Asus pour proposer de nouveaux bios aux overclockeurs
  • La présence des deux emplacements PS/2 pour clocker sous XP
  • Le logiciel TurboV Core à jour
  • La présence des trous de fixation LGA-115x !
  • Le bouton Q-Release pour libérer votre carte graphique
  • L’oscilloscope USB ROG True Voltician

On aurait aimé :

  • Un prix globalement moins élevé pour les cartes mères Z690
  • Retrouver des profils CPU H24 au sein du BIOS et pas uniquement des profils LN2

Vous l’aurez compris, si l’overclocking des processeurs Alder Lake vous démange, votre choix doit se porter sur cette Maximus Z690 APEX. Le gros avantage d’Asus est d’être la seule marque à proposer une carte XOC, pour les tests sous froid, dès le lancement des CPU Alder Lake. La concurrence semble avoir prévu des modèles, mais aucun ne sont disponibles et ne le seront pas directement.
Bravo à l’équipe ROG pour le travail accompli en amont qui permet à cette APEX d’être d’ores et déjà disponible !

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