Test : Asus RTX 3090 STRIX OC

Vidéo OCC

[nextpage title= »Introduction »]
Après vous avoir présenté la MSI RTX 3080 Gaming X Trio face à ses deux principales concurrentes, les RTX 2080 Super et 2080 Ti, il est temps de passer au modèle supérieur. Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir ce qui se fait de mieux actuellement en terme de performance : l’Asus RTX 3090 Strix OC. Il s’agit du modèle haut de gamme lancé par NVIDIA et qui représente actuellement le fleuron sur l’architecture Ampere.

Disons-le tout de suite, il s’agit d’une carte « hors normes », tant pas sa taille que par le prix que peut atteindre certains modèles.
En parlant du prix, sachez qu’Asus nous a confirmé un prix officiel de 1769 € mais qu’actuellement, avec l’absence de cartes en stock, elle est affichée à 1949,95 € sur le site de LDLC.

Asus RTX 3090 Strix OC

On fait le point sur les modèles testés :

Avant de débuter la présentation de cette Asus RTX 3090 Strix OC, voici un tableau récapitulatif qui vous permettra de mettre en lumière les différences entre les différents modèles. Pour rappel, notre dossier sur l’architecture Ampere est toujours disponible en suivant ce lien.

Notre configuration de tests venant de changer, nous ajouterons au fur et à mesure les anciennes cartes, toujours disponibles au sein du labo, à nos graphiques. Sachez aussi que la RTX 3070 prévue pour la fin du mois d’octobre viendra très rapidement s’ajouter à ce tableau.

Cartes graphiques testées

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L’architecture :

Cette Asus RTX 3090 Strix OC est la seconde carte que nous testons et qui bénéficie de la nouvelle architecture de NVIDIA, Ampere. Celle-ci a pour but de venir remplacer l’architecture Turing des GeForce RTX 20xx lancée il y a un peu plus de deux ans. Cette RTX 3090 bénéficie d’une puce graphique GA102 avec un processus de fabrication en 8 nm réalisé par Samsung. La taille de la puce est de 628 mm² et accueille 10496 cœurs cuda.

Notre Asus RTX 3090 Strix OC dispose de 24 GB de GDDR6X en 384-bit, ce qui se traduit par une bande passante de 936 GB/s. Le TDP grimpe en flèche par rapport à la génération précédente, avec dans le cas de notre exemplaire, un TDP de 350 watt.

Le refroidissement :

Cette Asus RTX 3090 fait partie de la série « Strix » et en version OC. C’est-à-dire que la carte bénéficie déjà d’un overclocking d’usine. Esthétiquement, la carte est une vraie réussite. L’utilisation de l’aluminium confèrent à la carte une finition incroyable. C’est assez difficile de partager cette impression, mais pour en avoir discuter avec d’autres testeurs qui possèdent la carte, leur avis est parfaitement identique ! Niveau taille, la carte en impose avec des dimensions de 312 x 140 x 58 mm. Comme vous vous en doutez, la carte occupera une largeur de 3 slots.

Sur la face avant, trois ventilateurs de 95 mm axiaux sont chargés de tenir au frais le radiateur en contact avec la puce graphique ainsi que les différents composants du PCB. Asus a revu le schéma de rotation en adoptant une technologie proche de celle de Gigabyte avec un ventilateur central tournant dans un sens opposé par rapport aux deux autres.

Celui-ci dispose d’ailleurs de 13 pales alors que les deux autres n’en n’ont que 11. La pression statique du ventilateur central est également plus importante. L’idée de cette inversion de sens de rotation est ainsi de réduire la turbulence du flux d’air.

Les plus attentifs auront remarqué la présence de coordonnées géographiques sur le bas de la carte : 25.124839 121.471145, ces données correspondent au siège d’Asus à Taipei (Taiwan).

Mise à jour du BIOS :

Asus vient de mettre en ligne un nouveau bios (16/10/2020) concernant la gestion des ventilateurs. Celui-ci permet aux ventilateurs de ne se mettre en route que lorsque la température dépasse les 56°C ou que la consommation dépasse 50 W (30 W avec la première version du bios). Ils se coupent lorsque la température repasse sous la barre des 36°C. D’autres modèles de la marque architecturé autour d’Ampere ont également reçu un nouveau bios. Envie de flasher votre carte ? Alors jetez un coup d’œil à notre tutoriel.

En parlant de BIOS, sachez que la carte dispose d’un switch permettant d’opter pour un bios Performance ou Quiet. Le second bénéficie de vitesse plus basse pour les ventilateurs ce qui permet des nuisances sonores réduites mais des températures légèrement plus hautes.

Oui, un peu de rétroéclairage :

La carte bénéficie d’un rétroéclairage judicieusement insérés. Il s’agit d’une plaque placée sur la tranche supérieure de la carte et qui permet ainsi d’avoir un halo de lumière sur le haut de ventilateurs. Tout peut se paramétrer via le logiciel Armoury Crate.

Le radiateur :

Le radiateur est composé d’un seul bloc. Comme vous pouvez le voir sur les photos, son rôle est de dissiper la chaleur du GPU, des puces mémoires sur la face avant ainsi qu’une partie de l’étage d’alimentation. L’étage d’alimentation se trouvant à gauche du GPU est pourvu d’un radiateur qui recouvre le reste de l’étage d’alimentation.

Le radiateur est traversé par sept caloducs de 6 mm. La partie en contact avec la puce a été usinée de façon à assurer une zone de contact la plus large possible et dissiper la chaleur sur toute la longueur du dissipateur.. On retrouve à l’arrière une backplate dont le rôle est de rigidifier le PCB mais aussi permettre une dissipation des douze puces mémoires qui s’y trouvent.

Les connectiques :

Pour alimenter la carte, trois connecteurs 8-pin sont nécessaires et se trouvent sur la partie supérieure de la carte. Les trois connecteurs permettent d’apporter chacun 3 x 150 W, et donc un total de 450 W. La carte dispose, au niveau des sorties vidéos de trois DisplayPort 1.4 et de deux ports HDMI 2.1. Nous aurions aimé voir au sein du bundle, un support permettant de soutenir la carte lorsque celle-ci est placée en position horizontal.

[nextpage title= »Spécifications et PCB : « ]

Les spécifications techniques :

En terme de fréquence, celle de base est annoncée à 1395 MHz quant le Boost pointe à 1860 MHz. Les 24 Go de mémoire G-DDR6X quant à eux tournent à 1219 MHz (936 GB/s) sur un bus de 384 bit. Notre Asus RTX 3090 Strix OC bénéficie d’un très bon overclocking d’usine face à la carte Founders Edition de NVIDIA, qui elle, a comme fréquence de base 1400 MHz et 1700 MHz pour la fréquence Boost.

Petit passage par GPU-Z afin de vérifier que les informations lues sont bien correctes. La fréquence GPU est bien de 1395 MHz, et la fréquence Boost de 1860 MHz. N’oubliez pas que cette dernière sera supérieure lors des benchmarks selon la qualité de votre puce et déterminée par GPU Boost 4.0. La mémoire a une fréquence de 1219 MHz.
Nous vous rappelons le fonctionnement du GPU Boost ici.

GPUZ RTX 3090 Strix OC

Le PCB :

Observons le PCB de notre sample en détails. Tout d’abord, pas de surprise, la puce qui équipe notre modèle est bien la GA102 dont la taille est de 628 mm². Il s’agit d’un PCB « maison » propre à Asus et qui est différent de celui proposé par NVIDIA sur sa carte Founders Edition. À l’arrière, on retrouve 6 x 10 MLCC afin d’éviter tous les soucis avec des condensateurs.

Vous aurez directement remarqué que le PCB est plus court que le dissipateur. Cela va permettre au ventilateur le plus à droite, de souffler l’air à travers le radiateur et ainsi optimiser la dissipation thermique. C’est un peu le même principe que la solution proposée par NVIDIA mais technologiquement moins abouti. La backplate est évidée au niveau du GPU ainsi qu’à l’extrémité de la carte. Sur la partie supérieure, on retrouve le connecteur permettant d’associer deux cartes graphiques via un NVLink bridge.

On oublie souvent d’en parler, mais deux connecteurs fan sont implantés sur le PCB. On peut par exemple ainsi y connecter deux ventilateurs de boitier. Ceux-ci fonctionneront en respectant les mêmes paramètres que ceux de votre carte graphique. Ils seront à l’arrêt si ceux de votre RTX le sont, et garderont le même rapport de fonctionnement que ceux de votre carte graphique.

Occupons-nous à présent des VRM, Voltage Regulator Module, c’est-à-dire le module de régulation de la tension. Tout d’abord, deux contrôleur de tension Monolithic Power Systems MP2888A vont alimenter le GPU avec la bonne tension et le bon courant. Notre Asus RTX 3090 Strix OC disposent de 18 phases. Le nombre de phases est souvent déterminé par le besoin de courant de la puce graphique. Plus celle-ci a besoin de courant et plus il y a de phases.

Les puces mémoires :

La particularité de la version RTX 3090 est de disposer de puces de part et d’autres du PCB. On en retrouve 12 sur une face et 12, de l’autre, pour un total de 24 GB.

Les quatre phases de la mémoire sont contrôlées par une puce UPI uP9512Q. Elles sont situées entre les phases d’alimentation du GPU. L’idée est d’améliorer le refroidissement et offrir une meilleure stabilité. En ce qui concerne les puces mémoires GDDR6X, elles sont au nombre de dix, des D8BGW et sont fabriquées par Micron. La référence exacte estMT61K256M32JE-19: T avec une fréquence de fonctionnement de 1188 MHz.

[nextpage title= »La configuration de tests : « ]

Voici donc les différents composants qui équipent nos plateformes de tests. Pour rappel, celle-ci vient d’être upgrader avec l’arrivée du processeur i9-10900K ainsi que d’un kit mémoire de 16 GB cadencé à 4266 MHz, le tout sur une carte mère Maximus XII APEX. Nous sommes également passés sur un SSD SN750 de 2 TB de la marque Western Digital :

  • Carte mère : Asus Maximus XII APEX (BIOS 0701)
  • Processeur : Intel i9 10900K à 5 GHz (50×100 MHz) 1,24 V – uncore x45
  • Mémoire : 16 GB Corsair Platinum RGB 4266 MHz CL19
  • Carte graphique : Asus RTX 3090 Strix OC
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital Black SN750 2 TB + radiateur EKWB
  • Alimentation : Corsair AX1600i
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits (version 1909)
  • Écran : Asus PG27UQ

Pour les différents tests, nous avons utilisé les drivers 456.71 de NVIDIA qui est le dernier en date au moment de débuter ce nouveau protocole. Du côté des rouges, pour les cartes AMD, nous avons utilisé la version Adrenalin 2020 Edition 20.9.2.

Toutes les cartes sont testées aux fréquences stock et sans aucune optimisation. En ce qui concerne les différents benchmarks, que ce soit les synthétiques ou les jeux, nous opterons pour des résolutions en 1080p, 1440p et 2160p. Nous avons fait le choix de conserver la résolution en 1080p afin de pouvoir réaliser des comparatifs avec l’ancienne génération dans les semaines à venir.

[nextpage title= »Benchmarks synthétiques : « ]

Notre première sérié de tests va être dédiée aux benchs synthétiques. Ceux-ci sont souvent utilisés pour les compétitions d’overclocking mais sont également très intéressants pour comparer les différents GPU entre eux. Nous allons donc privilégier les benchmarks de la série 3DMark ainsi que Superposition de la société Unigine.

Nous testerons les benchmarks suivants :

  • Fire Strike (1080p)
  • Fire Strike Ultra (2160p)
  • Time Spy (1440p)
  • Time Spy Extreme (2160p)
  • Unigine Superposition (1080p extrême)

3DMark Fire Strike :

Benchmark Fire StrikeDébutons avec 3DMark Fire Strike, qui est l’un des benchs les plus utilisés actuellement. Il se compose de deux tests graphiques, d’un test CPU ainsi que d’un quatrième test qui combine GPU et CPU. N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final et prolonge la durée (inutilement) du benchmark.

Asus RTX 3090 Strix OC sous 3DMark Fire Strike

Premier benchmark que nous réalisons avec cette RTX 3090 et sans surprise, elle fait nettement mieux que notre exemplaire de la RTX 3080. En version standard, elle prend 1595 points de plus et en version ultra, 1574 points.

3DMark Time Spy :

Benchmark Time SpyLe second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 1440p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo. Ces deux premiers benchmarks sont proposés par UL Benchmark.

Asus RTX 3090 Strix OC sous 3DMark Time Spy

Même constat avec Time Spy où notre RTX 3000 se hisse en haut du classement et approche doucement de la barre des 20K et même des 10K dans la version Extreme de Time Spy.

3DMark Port Royal :

3DMark Port Royal est le dernier benchmark en date de UL Benchmark, anciennement Futuremark. Il s’agit du premier benchmark prenant en charge le « ray tracing » et qui permet ainsi aux utilisateurs de comparer leurs performances. Le test s’effectue en 2560 x 1440. Pour rappel, cette nouvelle technologie est arrivée avec les RTX 2080Ti, 2080, 2070 et 2060. À l’heure actuelle, seule une série de cartes NVIDIA sont compatibles.

Asus RTX 3090 Strix OC sous 3DMark Port Royal

Voilà un benchmark que nous n’avions plus utilisé depuis plusieurs semaines puisqu’il n’est compatible qu’avec les cartes graphiques NVIDIA supportant le Ray Tracing. On peut constater que la différence est flagrante pour nos deux cartes basées sur Ampere et une fois de plus, la RTX 3090 est devant. Notez, mais on vous en reparle dans la partie overclocking, que le classement mondiale est ici.

Superposition :

Benchmark Superposition
Superposition est le dernier benchmark en date de chez Unigine. Il est basé sur DirectX 11. Pour ce benchmark, j’ai opté pour la version Performance en 1080p Extreme. Il se compose de 17 scènes et se montre assez costaud afin de mettre à mal votre carte graphique.

Asus RTX 3090 Strix OC sous Superposition

Dans le benchmark Superposition, le score de notre sample du jour monte à 12951 points et creuse une nouvelle fois la distance avec toutes les autres concurrentes.

[nextpage title= »Performances en jeux : « ]
Nous avons décidé de retenir cinq jeux car ils nous semblent suffisamment représentatifs. Nous avons opté pour DirectX11, DirectX12 ainsi que Vulkan avec les jeux suivants :

  • The Division 2 (DirectX 12)
  • Borderlands 3 (DirectX 11)
  • Red Dead Redemption II (Vulkan)
  • Gears 5 (DirectX 12)
  • Shadow of the Tomb Raider (DirectX 12)

Nous avons fait le choix d’utiliser les benchmarks intégrés à ces différents jeux.

Pourquoi ? Tout simplement pour vous permettre de comparer vos résultats avec les nôtres si vous disposez aussi d’un exemplaire de l’un de ces jeux. C’est une réflexion qui nous semblait pertinente et qui va ainsi vous permettre de comparer vos résultats avec les nôtres en vous rendant dans la section benchmark sur ce post dans le forum. Vous y trouverez les réglages et paramètres que nous utilisons pour nos tests.

Nous avons aussi ajouté un nouveau jeu : Shadow of the Tomb Raider. Ce jeu permet d’activer les ombres gérées par le Ray Tracing ainsi que le DLSS. Le but va être de juger de leurs impacts sur les performances.

The Division 2 :

Benchmark The Division 2Le jeu The Division 2 sera testé sous DirectX 12. En ce qui concerne les paramètres graphique, ils seront réglés en mode « ultra » (lien sur le forum).

Asus RTX 3090 Strix OC sous The Division 2

Premier jeu et c’est ici que les choses vont se compliquer un peu. Vous allez ainsi vous rendre compte, que la RTX 3090 est une excellente carte, mais que dans une utilisation de type gaming, il faut monter en résolution afin que des différences se marquent. Dans The Division 2, c’est à partir du 1440p que l’on relève un réel gain.

Borderlands 3 :

Benchmark Borderlands 3Pour le second jeu, nous passons sur Borderlands 3 et par la même occasion sous DirectX 11. Les options graphiques réglées sur « Brutal ». Il faut savoir que Borderlands 3 se montre assez gourmand et que ce choix de paramètres ait une incidence assez forte sur les FPS (lien sur le forum).

Asus RTX 3090 Strix OC sous Borderlands 3

L’Asus RTX 3090 Strix OC est une fois de plus devant permettant un gain, non négligeable, d’une dizaine de FPS en résolution 4K. Pour rappel, nous sommes avec les détails au max en version Brutal.

Red Dead Redemption 2 :

Benchmark Red Dead Redemption 2Troisième jeu et non des moindres, le très attendu Red Dead Redemption II sur PC. L’avantage de ce nouvel opus est de proposer la possibilité de tester le benchmark intégré sous Vulkan. Nous optons pour les options graphiques en « ultra ».
Attention, contrairement aux autres jeux où en optant pour un niveau de détails, rien ne change, ce n’est pas ici le cas, il faut donc bien être attentif à toutes les valeurs. De plus, avec les options que nous avons choisi, il faut plus de 4 Go de mémoire pour lancer le benchmark (lien sur le forum). Sans quoi le jeu manquera de mémoire vidéo et ne voudra pas se lancer.

Asus RTX 3090 Strix OC sous RDR2

L’écart de performances entre l’architecture Turing et Ampere est dans ce benchmark flagrante. Notre RTX 3090 fait encore mieux que la version 3080 et ne demande finalement qu’à être testée en 8K.

Gears 5 :

Benchmark Gears 5 Gears 5 tourne sous DirectX 12 avec les options graphiques en « ultra » (lien sur le forum). Il sera ici également possible d’augmenter certaines options graphiques.

Asus RTX 3090 Strix OC sous Gears 5

À l’inverse, c’est dans Gears 5 que les performances sont les plus en retrait face à la RTX 3080. Alors que la RTX 3090 est proposée au double du prix de la RTX 3080, les performances ne décollent pas et son finalement assez limitées.

Shadow of the Tomb Raider :

Ce premier graphique va donc juger des performances entre les différentes cartes en se basant sur les performances brutes comme à la page précédente avec les autres jeux. Nous avons opté pour des détails graphiques au maximum avec le TAA actif.

Asus RTX 3090 Strix OC sous Shadow of the Tomb Raider

Les performances entre les deux cartes sont de nouveau assez proches et il faut attendre le teste en 2160p afin de voir un écart se creuser.

La moyenne des jeux :

Pour la moyenne des jeux, nous avons considéré la RTX 2070 Super comme étant la carte de référence et donc celle qui représente les 100 %.

L’ordre des performances est respecté et c’est sans surprise que notre RTX 3090 pointe en première place. Malgré cela, on peut se rendre compte que les performances n’ont pas augmenté dans les mêmes proportions, entre la 3080 et la 3090, qu’au niveau de leur prix, qui est plus du double pour une RTX 3090. En gaming, il s’agit d’une carte qui devrait surtout être exploitée pour du 8K comme nous vous en parlions dans cette brève sur notre test de Flight Simulator 2020 en 8K avec une RTX 3090.

[nextpage title= »Performances avec Ray tracing et DLSS : »]

Les deux derniers benchmarks en date que nous avons ajouté à notre protocole, l’idée est de pouvoir juger de l’impact du Ray Tracing et du DLSS sur le nombre de FPS.
Depuis son lancement, le DLSS a connu plusieurs évolution. Le premier jeu que nous allons tester, Shadow of the Tomb Raider, utilise la première version du DLSS et ne prend en charge que les ombres via le Ray Tracing.
Le second jeu, Wolfenstein Youngblood, vient d’être mis à jour et supporte à présent le DLSS 2.1 qui permet l’activation d’un nouveau mode : Ultra Performance pour les jeux 8K avec la GeForce RTX 3090.

Shadow of the Tomb Raider :

Volontairement, nous avons fait le choix de ne conserver que la résolution 1440p et 2160p qui nous semblent être les plus à même à mettre en évidence ces deux technologies.

L’activation des ombres en ultra via le Ray Tracing a un impact significatif sur les performances. Si on prend le cas de notre RTX 3090 Strix OC, on perd près de 53 FPS en 1440p et 34 FPS en 2160p face aux résultats obtenus à la page précédente ou le Ray Tracing n’était pas activé.

Activons à présent le DLSS (c’est quoi ?) qui a pour but d’améliorer le nombre de FPS tout en réalisant un compromis sur la qualité du rendu.

Asus RTX 3090 Strix OC sous Shadow of the Tomb Raider Ray TracingAsus RTX 3090 Strix OC sous Shadow of the Tomb Raider Ray Tracing

L’activation du DLSS a comme impact visuel, une impression d’un léger voile floue sur l’image. Le DLSS permet de regagner des FPS en optant pour une réduction de la qualité de l’image. Finalement, pas vraiment besoin du DLSS puisque même en 4K, les 60 FPS sont au rendez-vous avec le Ray Tracing actif.

Wolfenstein Youngblood :

Benchmarks Wolfstein YoungbloodCe second jeu diffère du premier par l’arrivée depuis quelques heures de la compatibilité avec le DLSS 2.1. Celui-ci permet l’ajout d’un nouveau mode DLSS, qui dans sa version 2.0, en compte déjà trois : performance – équilibre – qualité. Dès à présent, dans Wolfenstein Youngblood vous pouvez profiter du mode « ultra performance ». Il est surtout là pour être combiné à une GeForce RTX 3090 dans une résolution 8K.

Avant de vous faire part de nos résultats, voici un petit tableau qui va vous permettre de juger de l’impact des différents mode offert par le DLSS 2.1

Tableau comparatif différents DLSS Wolfenstein Youngblood

Vous pouvez ainsi prendre la mesure de l’impact des différents modes proposés par le DLSS. Pour notre part, nous réaliserons les tests ci-dessous avec le DLSS en mode équilibré qui nous semble être un bon compromis pour nos tests. Maintenant, en fonction de votre carte graphique, et de votre tolérance visuelle, vous êtes libre d’opter pour l’un des quatre modes. Gardez à l’esprit que le DLSS améliore la jouabilité mais à un impact sur la qualité de l’affichage. Nous reviendrons bientôt sur ces différents modes en détails.

Asus RTX 3090 Strix OC sous Wolfenstein Youngblood Ray TracingAsus RTX 3090 Strix OC sous Wolfenstein Youngblood Ray Tracing

Comme on peut le voir avec notre RTX 3090 Strix OC de chez Asus, finalement, même en 2160p, l’activation du DLSS n’est pas vraiment nécessaire et vous pourrez profiter pleinement du Ray Tracing ! Il serait vraiment intéressant dans ce cas de figure, de pouvoir tester le jeu en 8K afin de juger des performances ainsi que de l’apport du DLSS. Qui aurait un écran 8K à nous prêter ?

[nextpage title= »Benchmarks applicatifs : « ]

Petite nouveauté avec l’ajout de deux nouveaux benchmarks issus du monde applicatifs. Ils sont là pour montrer comment se comporte votre GPU lors d’un usage Workstation. Il s’agit en l’occurrence de 3DS Max et de Catia.

3DSMax 6 :

Ce benchmark utilise plusieurs tests qui exploitent des méthodes de rendu différentes. Les vues reflètent des représentations réalistes, ombrées et filaires. Les animations combinent des vues différentes : rotation du modèle et survol de la caméra selon le test.

Asus RTX 3090 Strix OC sous 3DSMax6

Le benchmark 3DSMax 6 fait les belles heures de NVIDIA qui s’empare de la première place avec un score de 323 points. C’est d’ailleurs dans des benchmarks, où les 24 GB de mémoire vont pouvoir être exploités, que la carte révèle sa vraie puissance. Nous pensons notamment aux benchmarks OTOY OctaneRender, DaVinci Resolve 16 et Blender.

Catia :

L’ensemble de vues de Catia comprend de nombreux modes de rendu pris en charge par l’application, notamment filaire, anticrénelage, ombré, ombré avec bords, profondeur de champ et occlusion ambiante.

Asus RTX 3090 Strix OC sous Catia

Ici, c’est un peu l’inverse et c’est la RX 5700 XT qui prend la première marche du podium avec un score de 285 points. Notre RTX 3090 est assez loin avec un retard de 67 points.

[nextpage title= »Conso, température et nuisances : « ]

Consommation (configuration entière) :

Nous utilisons le logiciel Corsair Link en relevant la consommation sur la sortie PowerOut. Notre bloc d’alimentation modulaire est un CORSAIR AX1600i qui dispose d’une connectique dédiée au sein du bloc pour la lecture de la consommation. Le résultat que nous vous proposons est celui de la moyenne de la consommation totale de notre configuration. Seule la carte graphique change entre chaque relevé. Il est donc ainsi facile de calculer la différence entre chaque carte graphique.

Consommation Asus RTX 3090 Strix OC

Malgré le passage à une finesse de gravure de 8nm, la consommation décolle en flèche. Notre configuration disposant d’un processeur 10 cœurs overclocké à 5.0 GHz et associé à cette RTX 3090 pointe à une consommation moyenne globale de 520 watt. Notons que durant ce test, la pointe max relevée était de 589 watt, toujours pour l’ensemble de la configuration. Pour rappel, NVIDIA préconise une alimentation de 750 watt pour les configurations équipées d’une RTX 3090.

Température :

Afin de relever les températures, nous avons opté pour le stress test de Superposition en mode Extreme. Nous avons opté pour trois passages de 5 minutes avec 10 minutes d’intervalle entre chaque tests. Nous avons profité de ce benchmark afin de relever la consommation de la carte graphique pour le tableau ci-dessus.

Afin de connaitre la température en Idle, après avoir terminé les trois boucles du stress test, nous laissons la carte au repos durant 20 minutes avant de relever la température. Il faut tenir compte que la plupart des cartes bénéficient de la technologie « 0 dBa » et donc, que les ventilateurs se coupent en dessous d’une certaine températures, souvent entre 50 et 55°C. Il faut donc plus de temps pour dissiper la chaleur après une période de stress test ou de jeux. Une carte ne bénéficiant pas de cette technologie sera plus bruyante que les autres au repos.

Petit rappel : nos relevés de température sont effectués en Open-Air. Dans un boîtier fermé, les cartes seront forcément plus chaudes.

Températur Asus RTX 3090 Strix OC

Quelques explications s’imposent. Bien que la carte dispose à la base de la technologie permettant aux ventilateurs de rester à l’arrêt lorsque les températures sont basses, çà n’a jamais été le cas avec notre exemplaire. Les températures sont donc naturellement plus basses puisque les ventilateurs tournent légèrement en IDLE. L’imposant radiateur permet aussi de contenir les températures de cette RTX 3090 sur laquelle Asus a fait un excellent travail. Il est à présent possible de flasher votre carte afin que les ventilateurs soient bien à l’arrêt en IDLE, allez jeter un œil à notre tutoriel.

Nuisances sonores :

Pour le relevé du bruit, nous utilisons un sonomètre placé à 40 cm de notre carte graphique. L’ensemble des autres composants susceptibles de faire du bruit (ventilateurs et pompe du circuit liquide) est désactivé.

Elles sont vraiment très très bonnes. La carte ne se fait pas du tout entendre et au final, c’est la pompe de mon système de refroidissement liquide qui se fait le plus entendre. Merci l’imposant radiateur et l’excellente courbe de ventilation.

[nextpage title= »Overclocking : « ]

Overclocking manuel :

Direction la dernière version en date du logiciel GPU Tweak 2.2.1.0. Il s’agit du logiciel d’overclocking conçu par Asus mais qui se montrera compatible avec les autres marques de GPU. Le logiciel est vraiment bien conçu mais il vous faudra passer par le mode avancé afin d’avoir accès à toutes les possibilités de paramétrages.

Une fois n’est pas coutume et cela faisait un p’tit moment, je vais partir pour bencher 3DMark Port Royal. L’idée dans un premier temps est d’overclocker uniquement la fréquence du GPU. J’ai aussi augmenté le « Power Limit » et bonne surprise, celui-ci peut grimper sur notre Asus RTX 3090 Strix OC jusqu’à 123%. Une fois la fréquence max trouvée pour le GPU, on peut clocker la mémoire.

Nous avons pu ainsi monter la fréquence Boost à 1970 MHz ( ±2130 MHz max en LOAD) et celle de la mémoire à 1350 MHz. Pour ce qui est de Time Spy Extreme, le score est passé à 10346 points (+ 7%), 13999 points (+ 7.8%) pour Fire Strike Ultra et enfin, 14704 points (+ 9%) pour Port Royal.

Et si on allait plus loin :

C’est bien notre intention ! Dans un premier temps, nous allons réaliser un test, d’ici quelques jours, avec un exemplaire d’un waterblock de la marque EK afin de voir les effets sur les températures mais aussi les performances.

Nous avons aussi déjà réalisé un petit passage de la carte sous froid (DOD à -50°C) et nous avons ainsi pu passer le score de Port Royal de 14704 à 15416 points ! Nous envisageons quelques modifications sur le PCB afin de tenter de passer la barre des 16K ! Mais ça, on vous en reparle bientôt…

Benchmarks overclocking avec RTX 3090 Strix OC[nextpage title= »Conclusion : »]

La carte la plus performante actuellement en gaming :

La NVIDIA RTX 3090 est ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle en terme de performances bruts pour du gaming. Elle fait surtout la différence face à la RTX 3080 sur de la résolution 2160p. Malgré cela, comme vous avez bien pu le comprendre durant cette article, la NVIDIA RTX 3090 ne se destine pas, pour nous, aux jeux vidéo, hormis si vous avez le budget d’investir dans un écran 8K ou que vous désirez avoir ce qui se fait de mieux. La différence de gains face à la RTX 3080 ne justifie en rien un tel investissement. La RTX 3080 restant pour nous, le modèle le plus intéressant à l’heure actuelle SI vous désirez jouer en 2160p, autrement dit en 4K. Les overclockeurs trouveront aussi dans cette RTX 3090, une carte capable de faire tomber des records à condition de passer par la case vmod.

Alors, à qui se destine cette carte ? NVIDIA la propose comme la remplaçante de la RTX Titan pour un prix quasiment divisé par deux. L’intérêt de la RTX 3090 se situe au niveau de ses 24 GB de mémoire qui doivent être exploités par l’application utilisée. Il s’agit la plupart du temps d’application professionnelle nécessitant principalement le moteur GPU.

Avec cette RTX 3090 Strix OC on ressent directement le savoir faire d’Asus dans la conception de la carte. Le système de refroidissement se montre rudement efficace puisque le carte n’a jamais dépassé les 64 °C lors de nos benchs. Tenez cependant compte, que si la chaleur est bien dissipée, il faudra aussi l’évacuer hors de votre boitier. N’oubliez pas d’en tenir compte dans la conception de votre configuration.

Asus RTX 3090 Strix OC

Performance, mais à quel prix ?

Car oui, c’est le prix qui pique. La NVIDIA RTX 3090 est ce qui se fait de mieux actuellement mais pour un prix de 1549 euros pour la version Founders Edition. N’oublions pas que nous n’étions pas loin de ce prix pour le lancement de la RTX 2080 Ti. En ce qui concerne l’Asus RTX 3090 Strix, son prix actuel est de 1949,95 € sur le site de LDLC, c’est tout simplement trop chère mais c’est malheureusement à cause de l’absence de cartes. N’oubliez pas qu’à tout cela, il faudra ajouter un processeur performant, un écran 4K et surtout une excellente alimentation.

Asus RTX 3090 STRIX OC

On a aimé :

  • Une carte ultime pour profiter pleinement du 2160p
  • Une carte plus orienté vers le monde professionnel
  • Un design sublime, l’une des plus belles cartes que j’ai eu entre les mains
  • La correction de la stabilité par les derniers drivers de NVIDIA
  • Des performances en hausse face à la génération précédente
  • L’excellent système de refroidissement proposé par Asus
  • La conception du PCB et son étage d’alimentation
  • La marge d’overclocking malgré déjà un très bon overclocking d’usine
  • Une carte qui fait office de vitrine technologique pour NVIDIA
  • LA carte pour faire tomber des records dans les benchmarks
  • La présence de deux BIOS

On aurait aimé :

  • Une consommation beaucoup beaucoup plus maitrisée
  • Un stock beaucoup plus important lors du lancement
  • Un prix plus en rapport avec le ration prix/performances de la RTX 3080

médaille award OMF or goldOn ne peut pas nier que cette Asus RTX 3090 Strix OC est un monstre de puissance ! C’est ce qui se fait de mieux actuellement si l’on oublie la consommation très élevée ainsi qu’un prix trop élevé actuellement. Cependant, elle existe, et Asus a su proposer avec son modèle une carte parfaitement dessinée, silencieuse et disposant d’un excellent étage d’alimentation. Elle se destinera à un public de niche ou comme nous le disions, aux overclockeurs qui rêvent de faire tomber des records.

20 COMMENTAIRES

      • Merci pour votre réponse 🙂

        Possible d’avoir le score graphique sur Time Spy ? Le score global est tout de même bcp influencé par les perfs CPU, c’est difficile de se faire une idée en ayant la même CG mais un proco différent (ce qui est mon cas avec mon Ryzen 5900X par ex)

  1. Bonjour, sur votre oc, touchez vous aussi aux limites de voltage ?
    Personnellement j’ai utilise le mode « oc scanner » qui me permet de sortir une « courbe » de frequence pour chaque voltage. ( tout en relevant les limites de puissance et de tp )
    Il me deduit alors une freq de boost mac a 2130, et une frequence memoire à 1320.
    Cela etant sur time spy extreme, je suis 10% en dessous en terme de perf ( score comme fps … )

    • Hello Vincent, non, je n’y touche pas la majorité du temps. L’effet est vraiment très minime et surtout, çà augmente la conso et donc à aussi tendance à diminuer ton score en aircooling (limite de conso de la carte).

      • Ah oui j’ai toujours cru que cela était essentiel pour la stabilité.

        Hormis avoir du scoring, pensez vous que cela apporte vraiment un gain de FPS en jeu en allant au delà du profil OC présent sur la carte?

      • et bien j’ai du tomber sur une puce moins « performante » que la votre, en configurant juste le boost maxi autour de 1950, j’enchaine crach sur crach si je n’augmente pas le voltage de 10% 🙁

      • Sur mon gpu tweak, j’ai une valeur à 19500 pour la mémoire, je ne comprends pas trop en fait, je crois qu’il faut diviser par 16 pour je ne sais plus quelle raison?

      • Aussi, j’ai juste laissé le mode OC, je joue en 3840×1600 et sur certains jeux gourmands genre Horizon dawn, je monte à 72c, c’est normal?

      • Oulah non. Il faut y mettre le feu et la jeter par la fenêtre…..
        72° pour un CG avec une telle résolution et un jeu aussi gourmand que HND c’est normal. Ça été dit pourtant: les températures de test sont effectuée sur une table de bench a l’air libre. Dans un boîtier avec des NVme etc forcément la carte chauffera plus. Et c’est normal.

  2. Hello,

    Pour votre OC je comprends pas l’overclocking de la mémoire en fait, dans mémory j’ai ce chiffre là, que devrais-je mettre pour tester vos valeurs? merci !

    • Oui Fighter777 mais dans l’optique de benchmarks ou d’un rendu applicatif où les GPU sont sollicités.

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