GIGABYTE lance le MO32U24, un écran 32 pouces 4K 240 Hz QD-OLED

GIGABYTE a officiellement annoncé la disponibilité du MO32U24, un écran gaming de 32 pouces reposant sur une dalle QD-OLED 4K capable d’afficher 240 images par seconde. Cette nouvelle référence dispose également d’un temps de réponse GtG de 0,03 ms et porte la certification VESA ClearMR 13000. Le choix d’une dalle QD-OLED permet d’obtenir des noirs profonds et une luminosité élevée, des caractéristiques essentielles pour l’expérience visuelle dans les jeux modernes.

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                                                                        Le moniteur GIGABYTE MO32U24

Le point fort technique de ce modèle réside dans son traitement de surface. GIGABYTE y a appliqué ce qu’elle nomme le film Advanced ObsidianShield. Selon le constructeur, ce revêtement améliore les niveaux de noir perçus d’environ 40 % sous un éclairage ambiant par rapport aux implémentations précédentes. La dalle est également protégée par un traitement de surface de classe 3H, offrant une résistance aux rayures 2,5 fois supérieure, ce qui assure une durabilité accrue à l’appareil.

En matière de performances HDR, le MO32U24 couvre 99 % de l’espace colorimétrique DCI-P3 et est certifié VESA DisplayHDR True Black 500. GIGABYTE y a inclus sa fonctionnalité HyperNits, qui augmente la luminosité en HDR lorsque l’écran fonctionne en mode Peak 1300. Les utilisateurs peuvent choisir entre les réglages High et Medium selon leur préférence en matière de luminosité. Pour le contenu SDR, un mode AI Picture Mode ajuste automatiquement les paramètres d’image en fonction du contenu affiché, optimisant ainsi la qualité visuelle pour différents types de médias.

Les fonctionnalités de jeu incluent Tactical Switch 2.0 pour modifier la taille et le rapport d’aspect de l’écran, ainsi que le traitement Ultra Clear des mouvements. Un AI Black Equalizer permet également d’améliorer la visibilité dans les zones sombres, un atout majeur pour les jeux d’exploration ou de tir dans des environnements peu lumineux. Sur le plan du refroidissement, GIGABYTE a opté pour une conception sans ventilateur, utilisant un film thermique en graphène pour dissiper efficacement la chaleur sans générer de bruit parasite.

Le MO32U24 est certifié TÜV Rheinland pour ses faibles émissions de lumière bleue et son fonctionnement sans scintillement, contribuant au confort visuel lors d’une utilisation prolongée. Un mode OLED VRR Anti-Flicker ajuste également la plage de fréquences de rafraîchissement variable pour éviter les artefacts visuels. GIGABYTE indique que le produit est désormais disponible sur le marché. Le prix de vente est fixé à 999,99 $ aux États-Unis. En Europe, le tarif démarre autour de 849 €, tandis que les détaillants britanniques le listent à 799,99 £.

Enfin, l’écran prend en charge AI OLED Care, un outil de maintenance de la dalle destiné à réduire les risques de rétention d’image permanente, une préoccupation courante pour les utilisateurs de technologies OLED. Cette fonctionnalité s’ajoute aux certifications et aux performances techniques pour offrir un produit complet et fiable aux joueurs exigeants.

Crise de la mémoire : les prix de la RAM DDR5 explosent de 500 % en un an

Le marché de la mémoire vive traverse une période de tension sans précédent. Les données récentes montrent que les prix de la RAM ont atteint des niveaux jamais observés, marquant une rupture totale avec la réalité économique habituelle des composants informatiques. Cette situation, parfois qualifiée de « RAMageddon », impose aux constructeurs de PC des conditions d’achat extrêmement difficiles.

Corsair DDR4 RAM
(Image crédit: Future)

Une analyse détaillée des tendances de prix révèle l’ampleur de cette crise. Les kits DDR5 de 128 Go, actuellement commercialisés à 3 399 $, représentent dix fois le prix le plus bas jamais enregistré pour cette configuration. Bien que les écarts se réduisent légèrement en descendant vers des capacités inférieures, la hausse reste massive. Un kit de 32 Go DDR5-5600, qui coûtait 72 $ l’an dernier, est aujourd’hui vendu 392 $.

400 à 500% d’augmentation pour la RAM…Délirant

Les données moyennes tirées de PCPartPicker confirment cette explosion des coûts entre août 2025 et août 2026. Les augmentations annuelles se situent autour de 400 % pour les kits standards de 16 Go, atteignant 485 % pour les modèles de 32 Go. Un kit 64 Go DDR5-5600, autrefois inférieur à 200 $, exige désormais plus de 1 100 $. Ce multiplicateur de cinq fois transforme un poste de budget prévisible en une dépense lourde pour les utilisateurs.

La DDR4 n’est pas épargnée par cette inflation, bien que l’impact soit moins sévère. Les prix de la mémoire DDR4 ont augmenté de 120 % à 180 % sur la même période. En Allemagne, le site ComputerBase rapporte une hausse moyenne de 345 % des prix de la RAM en Europe par rapport à septembre 2025. Cette pénurie affecte également les disques durs et les SSD, dont les prix ont grimpé de plus de 125 %.

À l’origine de ce phénomène se trouve une allocation prioritaire de la production mondiale de DRAM vers les centres de données pour l’intelligence artificielle. Les acheteurs hyperscalers ont sécurisé presque toute la capacité de production prévue pour 2027, laissant les fabricants de PC et de smartphones lutter pour les restes. Les quatre principaux fournisseurs de mémoire — SK hynix, Samsung, Micron et CXMT — ont vu leurs revenus doubler, tripler ou plus en un an.

Les perspectives à court terme restent sombres. Le PDG de SK Hynix, Kwak Noh-jung, avertit que 2027 sera la pire année pour l’offre de mémoire dans l’histoire de l’industrie, avec une demande qui dépassera la capacité de production jusqu’en 2030. Simon Chen, président d’ADATA, est encore plus pessimiste, estimant que cette crise de la DRAM pourrait durer dix années supplémentaires. Une baisse significative des prix ne surviendrait vraisemblablement que dans le cas d’une contraction majeure du marché de l’IA.

Sony détaille l’architecture de l’Enhanced PSSR sur PS5 Pro

À la conférence SIGGRAPH, Daniel Craig (rien à voir avec l’autre), ingénieur logiciel principal chez SIE, a présenté les modifications apportées au moteur PlayStation Spectral Super Resolution (PSSR) utilisé par la console PS5 Pro. Cette mise à jour, issue de la recherche conjointe de Sony et d’AMD sur le projet Amethyst, est conçue pour remplacer l’implémentation initiale sans nécessiter de patchs spécifiques pour chaque titre. Elle permet ainsi aux jeux existants de bénéficier d’une reconstruction d’image améliorée via une surcharge au niveau du système.

Sony reveals how Enhanced PSSR improves PS5 Pro upscaling

Une redistribution des tâches entre l’IA et les filtres

Le changement architectural majeur réside dans la manière dont la capacité du réseau neuronal est exploitée. Selon Sony, la version de lancement, basée sur un réseau de prédiction de couleurs (CPN), n’utilisait que 30 % de ses paramètres aux résolutions les plus basses, soit 540p. L’Enhanced PSSR inverse cette logique : le nouveau réseau de prédiction de noyau (KPN) concentre environ 90 % de ses paramètres sur les niveaux inférieurs ou égaux à 540p, laissant peu de travail pour la résolution 4K finale.

De plus, le modèle ne prédit plus directement les couleurs finales. Le KPN génère désormais des poids de mélange, tandis que des filtres de traitement conventionnels s’occupent de l’opération de mélange elle-même. Cette approche évite de stocker et de mélanger les couleurs HDR sous forme 8-bit, libérant ainsi de la capacité de calcul pour d’autres opérations. Les ingénieurs ont également redessiné les connexions avec les données historiques pour améliorer le flux des gradients, permettant au réseau d’apprendre des relations temporelles plus longues.

Des gains en stabilité et en efficacité

Cette refonte vise à résoudre les problèmes rencontrés lors de la reconstruction HDR, de la stabilisation temporelle et de l’upscaling à fort facteur. L’introduction d’un filtre gaussien elliptique dans l’espace des entrées garantit l’efficacité du processus même lors d’une reconstruction d’image à 2,5 ou 3 fois. Les résultats présentés par Craig montrent une amélioration de la qualité d’image et une meilleure stabilité temporelle, avec des gains particulièrement visibles aux résolutions d’entrée plus faibles.

Enfin, l’optimisation s’étend au temps de développement. Le temps nécessaire pour entraîner le modèle a été réduit de quatre mois de calcul GPU à moins d’une seule semaine. Sony liste également une utilisation mémoire diminuée et un temps GPU réduit comme avantages directs de cette nouvelle architecture, confirmant que l’objectif est de faire travailler l’IA de manière plus ciblée pour obtenir une meilleure image globale. Pas certain que cela soit suffisant pour digérer les nouveaux prix de la console…

La RTX 5060 Ti 16 Go dépasse les 800 $ alors qu’elle a été lancée à 429 $

Le marché des cartes graphiques traverse une période de turbulences sans précédent, mais ça, vous le savez. Alors que les modèles d’entrée et de milieu de gamme s’approchent dangereusement du millier de dollars, c’est la RTX 5060 Ti 16 Go qui fait les gros titres. Ce modèle, lancé l’année dernière à un prix de 429 $, voit ses tarifs s’envoler de manière spectaculaire sur les plateformes de vente en ligne.

RTX 5060 Ti 16 Go proposées entre 779,99 et 809,99 dollars sur Newegg
                                   Prix observés pour plusieurs GeForce RTX 5060 Ti 16 Go sur Newegg.

Une hausse significative des prix a été observée récemment sur Newegg. Les versions personnalisées de la RTX 5060 Ti 16 Go y sont désormais proposées autour de 800 $, voire plus. Certains modèles, comme l’édition MSI RTX 5060 Ti 16 Go Ventus, approchent même la barre des 1 000 $. Cette situation contraste fortement avec le prix de lancement de 429 $ fixé par NVIDIA pour ce produit.

La pénurie de mémoire GDDR7 pèse sur les tarifs

Évidemment, nous sommes tous d’accord pour constater que cette inflation des prix est directement liée à la difficulté des fabricants à sécuriser l’approvisionnement en mémoire à des coûts compétitifs. NVIDIA aurait informé ses partenaires AIB d’une augmentation des tarifs pour le bundle carte graphique-mémoire, entraînant une hausse immédiate des prix des cartes chez les constructeurs majeurs comme Gigabyte, ASUS et MSI. Conséquence directe : la différence de prix entre la version 8 Go et la version 16 Go de la RTX 5060 Ti devient difficile à justifier. Sur Newegg, la RTX 5060 Ti 8 Go est proposée autour de 450 $, tandis que le modèle 16 Go le moins cher (MSI RTX 5060 Ti SHADOW 2X OC PLUS) est affiché à 779,99 $. Cela représente un surcoût de 330 $, soit une augmentation de 73 % par rapport à la version 8 Go, alors que les deux utilisent le même GPU GB206. À l’origine, l’ajout de 8 Go de GDDR7 était censé coûter environ 50 $ de plus. Aujourd’hui, cet écart s’est considérablement élargi. Le modèle 16 Go se trouve ainsi à plus de 82 % au-dessus de son prix de départ de 429 $.

La RTX 5060 Ti 16 Go dépasse le prix de la RTX 5070

La situation est encore plus troublante au Royaume-Uni, où les cartes RTX 5060 Ti 16 Go ont brièvement dépassé le prix de la RTX 5070 chez certains revendeurs. Les modèles 5070 y sont disponibles autour de 600 £, effaçant presque tout écart de prix entre les deux gammes. Cette dynamique inverse la logique habituelle : ce n’est plus la carte graphique qui dicte le prix, mais la mémoire. Cette hausse des coûts impacte également les concurrents directs, comme la Radeon RX 9060 XT 16 Go, dont les tarifs pourraient être affectés par cette nouvelle réalité du marché. NVIDIA n’a pour l’instant ni confirmé ni expliqué ces augmentations de prix. L’entreprise n’a pas répondu aux demandes de commentaires concernant ces évolutions tarifaires survenues ces dernières semaines.

[LABO] : AORUS RTX 5080 INFINITY

Début juin, nous avons eu l’opportunité de vous présenter en exclusivité la AORUS RTX 5090 INFINITY. Une carte graphique que l’on avait rencontrée pour la première fois lors du CES 2026, puis qui s’est finalement officialisée lors du Computex 2026, aux côtés de plusieurs autres versions. Parmi elles, une RTX 5080 INFINITY voyait le jour. Une carte que l’on vous présente aujourd’hui !

Déballage :

Comme souvent avec les produits les plus hauts de gamme de chez AORUS, on retrouve une magnifique boîte. Un emballage qui est par ailleurs assez imposant face à d’autres modèles concurrents. Une fois la boîte ouverte, nous tombons rapidement sur la carte graphique. Elle est emballée dans un sachet antistatique et est entourée de tous ses accessoires. Un conditionnement de carte graphique tout à fait classique. Dès la sortie de boîte, on peut rapidement comprendre que cette carte graphique se veut imposante et a pour objectif de ne pas nous laisser indifférents avec son design totalement distinct de ce que l’on a l’habitude de voir. La AORUS RTX 5080 Infinity

Les accessoires :

Cette RTX 5080 INFINITY offre un nombre d’accessoires bien plus limité que la version RTX 5090. On retrouve ici uniquement le nécessaire, à savoir un sticker AORUS, un support GPU, un prolongateur pour celui-ci et un adaptateur 12VHPWR vers trois connecteurs PCIe à 8 broches. Le dernier accessoire est un petit cache en métal. Son rôle est de rendre invisible le câble sortant de la carte graphique au niveau de la plaque arrière. C’est un élément essentiel de la carte graphique, sauf si vous choisissez de l’installer verticalement. Dans ce cas, cette finition esthétique n’aura pas d’utilité. Une fois en place, il vient donc finaliser la backplate et cacher le connecteur, ainsi que le câble qui en ressort, donnant alors un aspect de carte graphique à connecteur inversé (de type BTF). Une attention esthétique que l’on apprécie beaucoup. AORUS RTX 5080 Infinity connecteur avec cache câble

La AORUS RTX 5080 INFINITY :

Cette RTX 5080 INFINITY est une carte construite autour d’un PCB maison, contrairement à sa grande sœur la RTX 5090 INFINITY, qui reprend un PCB de Founders Edition. Toutefois, elle bénéficie du même dissipateur que celle-ci ainsi que de ses dimensions XXL, avec l’occupation de 3,5 slots, une longueur conséquente de 33 cm et une largeur de 14,5 cm. Cette série de modèles se compose de la RTX 5070, de la RTX 5070 Ti, de la RTX 5080 et de la RTX 5090. Une gamme qui a vu le jour en l’honneur des 40 ans d’existence de l’entreprise. Il s’agit donc d’un modèle symbolique pour AORUS et plus précisément sa marque mère : Gigabyte. La carte adopte donc un design atypique avec un système de refroidissement qui porte le nom de WINDFORCE Hyperburst. Il se caractérise par un dissipateur massif constitué de trois ventilateurs. Les deux ventilateurs Hawk sont placés aux extrémités de la carte et s’inspirent de l’aérodynamique d’une aile d’aigle. Une conception qui vise à réduire la résistance à l’air et les niveaux de bruit émis, ce qui entraîne une augmentation de 53,6 % de la pression statique et une augmentation de 12,5 % du volume d’air, le tout, sans augmenter les nuisances sonores. Le troisième ventilateur, l’Overdrive central, est placé au centre de la carte comme son nom l’indique. Les deux ventilateurs principaux sont dits à flux traversant, c’est-à-dire avec un flux d’air ressortant à la verticale au niveau des grandes aérations visibles à l’arrière. Ils sont placés aux extrémités de la carte tandis qu’un plus petit prend place au centre. Contrairement à ce que l’on peut penser, le petit ventilateur est le plus rapide des trois, avec ses 4 000 tr/min maximum contre 3 000 tr/min pour les deux autres. De plus, cette AORUS RTX 5080 INFINITY se base également sur une conception offrant une résistance anti-flexion améliorée.
La AORUS RTX 5080 Infinity sur notre banc de test
Un format imposant
Le test arrive prochainement !

Les barrettes de chez CXMT franchissent 9000 MT/s et atteignent des timings CL28 à 6000 MT/s

Le marché de la mémoire vive connaît une évolution rapide, portée par les capacités de la firme CXMT. Alors que les pénuries de composants affectent les géants mondiaux, le fabricant chinois progresse très rapidement et propose maintenant des composants avec des performances remarquables. Des démonstrations récentes montrent que les kits DDR5 utilisant ces puces atteignent désormais des vitesses de 9000 MT/s et des timings de latence très compétitifs.

A screenshot showing CPU-Z details of an AMD Ryzen 9 7980X3D processor on a Colorful X670E VALCAN W motherboard, alongside a RunMemtestPro interface indicating 48,173 MB total memory with tests showing an average coverage of 114.16%.

Le constructeur de cartes mères Colorful a mis en lumière ces progrès lors d’une présentation utilisant sa carte mère X870E Vulcan W OC. Équipée d’un design à double DIMM dédié à l’overclocking, la plateforme a permis de pousser un kit iGame Shadow II (24 Go x 2) basé sur des puces CXMT, à 9000 MT/s. Ce résultat a été obtenu avec un processeur AMD Ryzen 7 9800X3D, le système restant stable lors des tests de mémoire RunMemtestPro avec une couverture moyenne de 114,6 %.

Des timings CL28 et CL30 à 6000 MT/s

Si la vitesse de transfert est impressionnante, la latence reste un critère crucial pour les utilisateurs exigeants. Dans un second test sur la même configuration, mais avec un Ryzen 5 9600X, le kit a fonctionné à 6000 MT/s avec une tension de 1,4 V. Les timings par défaut EXPO de CL30-38-38-76-144 ont été chargés, permettant d’atteindre des performances de lecture de 58,7 Go/s et d’écriture de 81,1 Go/s selon AIDA64.

Colorful n’est pas le seul à avoir démontré ces capacités. ASUS a également testé des configurations similaires sur ses cartes mères pour AMD et Intel, utilisant des modules de 16 Go et 24 Go. Ces tests ont confirmé la possibilité d’atteindre des timings CL28 et CL30 à des fréquences de 6000 MT/s et au-delà. Selon les rapports, ces résultats prouvent que la barrière de fréquence des puces domestiques a été levée, même si le goulot d’étranglement de la latence persiste encore un peu.

Ces avancées réduisent significativement l’écart avec les puces Hynix A-die ou M-die, souvent privilégiées pour les timings bas. Pour un joueur intensif, la différence entre des timings C36 et C28 peut offrir une amélioration notable du 1% low-frame, perceptible dans les titres AAA et les compétitions esports. Pour les tâches de rendu vidéo ou d’IA, une latence réduite permet également de gagner du temps d’exécution.

Il est important de noter que ces résultats proviennent de démonstrations techniques et ne signifient pas encore la disponibilité immédiate de kits de détail à ces spécifications extrêmes. CXMT liste actuellement des puces officielles jusqu’à 8000 Mbps. Néanmoins, la progression a été rapide, passant de 8000 à 8400 MT/s il y a quelques semaines à 9000 MT/s aujourd’hui.

Le principal avantage des modules CXMT réside dans leur disponibilité immédiate, contrairement aux stocks tendus des marques internationales. Cependant, les prix restent similaires à ceux de Samsung, SK Hynix ou Micron. Avec les pénuries actuelles, CXMT continue de produire de la mémoire grand public tandis que les géants mondiaux priorisent les segments IA premium, mais les accords à long terme avec les firmes chinoises pourraient bientôt réduire l’offre disponible.

Le Ryzen AI Max+ PRO 495 Gorgon Halo se montre

La base de données de benchmark Geekbench a récemment fait apparaître un modèle inédit de la marque GMKtec : l’EVO-X5. Ce système, non encore officiellement annoncé par le constructeur, permet d’identifier ses composants internes avant toute communication publique. Cette apparition précoce offre un aperçu des spécifications techniques de la machine.

GMKtec EVO-X5 mini-PC leaks with AMD Ryzen AI Max+ PRO 495 Gorgon Halo
EVO-X3

Le cœur du dispositif repose sur le processeur AMD Ryzen AI Max+ PRO 495. Il s’agit de la version la plus performante de la série Ryzen AI Max PRO 400, portant le nom de code Gorgon Halo. Cette puce représente une évolution de la plateforme Strix Halo, conservant les architectures Zen 5 pour le CPU et RDNA 3.5 pour le GPU.

Spécifications techniques détaillées

Le Ryzen AI Max+ PRO 495 dispose d’une architecture robuste avec 16 cœurs et 32 threads. Les fréquences de boost peuvent atteindre 5,2 GHz. La partie graphique est assurée par la puce Radeon 8065S, intégrant 40 unités de calcul qui tournent jusqu’à 3,0 GHz. L’unité de traitement neuronal (NPU) XDNA 2 est également présente, avec une puissance estimée à 55 TOPS.

Contrairement à son prédécesseur Strix Halo, qui supportait 128 Go de mémoire unifiée, le Gorgon Halo augmente cette capacité à 192 Go de LPDDR5X-8533. AMD indique que jusqu’à 160 Go de cette mémoire peuvent être configurés spécifiquement pour la partie graphique. Le TDP du processeur est configurable entre 45 W et 120 W.

Les tests Geekbench confirment ces spécifications : le système a été détecté avec 128 Go de mémoire installée et affiche une fréquence CPU maximale de 5,24 GHz. Le score Vulkan obtenu s’élève à 103 729 points. Bien que la base de données ait encore étiqueté le processeur sous le nom de Strix Halo, AMD identifie officiellement ce modèle comme le PRO 495 Gorgon Halo.

Anticipation de la production

Il est intéressant de noter que GMKtec avait déjà prévu d’équiper son modèle EVO-X3 du Ryzen AI Max+ PRO 495, avec une option de 192 Go de mémoire, avant la fin de l’année. L’apparition de l’EVO-X5 suggère que le constructeur prépare un autre système autour de ce même processeur.

AMD a annoncé la série en mai et a indiqué que les systèmes de ses partenaires OEM devraient arriver au troisième trimestre de 2026. Pour l’instant, aucune information officielle concernant le design, les configurations de mémoire, le prix ou la date de lancement du GMKtec EVO-X5 n’est disponible. Les détails restent donc dans le domaine des fuites et des spéculations.

 

Intel prolonge la vie de Raptor Lake face à la crise de la mémoire

Face à la situation actuelle du marché, Intel a annoncé une prolongation significative de la disponibilité de ses processeurs Raptor Lake et de la plateforme LGA1700. Robert Hallock, vice-président d’Intel, a confirmé que ces CPU continueront de jouer un rôle majeur dans l’offre de l’entreprise « pendant des années », motivé par un regain d’intérêt des utilisateurs pour les systèmes compatibles avec la mémoire DDR4.

Intel Raptor Lake Next

Cette décision est particulièrement notable car Intel dispose déjà de la plateforme LGA1851 avec les Core Ultra 200. Cependant, la hausse des coûts de la DDR5 a poussé de nombreux acheteurs à rechercher des configurations plus économiques basées sur la DDR4. Cela a entraîné une augmentation de la demande pour les processeurs Alder Lake et Raptor Lake, une tendance que la firme n’avait pas anticipée et qui l’oblige désormais à ajuster sa production.

Robert Hallock a été explicite concernant l’avenir de ces puces. Il a affirmé que les produits fabriqués sur le nœud commercialisé sous le nom Intel 7, comme les CPU Raptor Lake, resteront une partie essentielle du catalogue. Selon lui, « LGA1700 reste un bon socket » et il existe toujours une grande quantité de consommateurs intéressés par la RAM DDR4, ce qui justifie la poursuite de l’offre pour cette plateforme.

Une des principaux atouts de Raptor Lake réside dans son contrôleur de mémoire compatible avec la DDR4 et la DDR5, permettant de construire des ordinateurs puissants en réutilisant de la mémoire DDR4. Ce redémarrage inattendu a toutefois créé des tensions sur l’approvisionnement. Certains modèles ont vu leurs prix augmenter : le Core i5-14600K, souvent trouvé autour de 200 euros, approche désormais les 265 euros, tandis que le Core i7-14700K s’oriente vers les 400 euros.

Une stratégie de segmentation pour 2027

La continuité du socket LGA1700 prend tout son sens avec les informations sur « Raptor Lake Next », une nouvelle version de l’architecture prévue pour début 2027. Les fuites indiquent qu’Intel prépare de nouveaux CPU de la gamme Core 200 pour LGA1700, en maintenant la compatibilité avec les plateformes DDR4 et DDR5 existantes. Ces configurations pourraient atteindre jusqu’à 20 cœurs.

Cette approche permettrait à Intel de diviser son catalogue en deux segments distincts. Nova Lake et les futures plateformes seraient orientées vers les ordinateurs nouveaux et haut de gamme, tandis que le LGA1700 survivrait comme alternative économique. Un socket présenté en 2021 pourrait ainsi continuer à recevoir du support commercial jusqu’en 2027 et au-delà, une longévité inhabituelle (surtout pour la marque).

En parallèle, Intel travaille sur d’autres dérivés comme Bartlett Lake, bien que ces derniers soient destinés aux systèmes intégrés. La firme ne compte pas abandonner les générations actuelles, notamment avec les Core Ultra 200S Plus qui ont redonné un peu de vitamines à Arrow Lake. Pour les mois à venir, il semble qu’AMD et Intel re-focaliseront leurs efforts sur les plateformes DDR4 tant que les prix ne reviendront pas à la normale…

Iiyama lance son premier écran OLED gaming, 1440p 280Hz pour 450 €

La marque japonaise Iiyama a officiellement lancé son premier écran OLED dédié au gaming. Le modèle, baptisé Titan Falcon et intégré à la gamme G-Master, est désormais disponible chez les revendeurs. Il s’agit d’une entrée en matière technique majeure pour le constructeur, qui a présenté ce produit pour la première fois fin juin.

iiyama launches its first OLED gaming monitor, 1440p 280Hz Tandem WOLED for €450
G-Master GOB2701QSC-B1 Titan Falcon

Le Titan Falcon repose sur une dalle de 27 pouces de quatrième génération, identifiée comme META 3.0 WOLED. Cette architecture, développée par LG Display, utilise une structure de sous-pixels RGWB et une technologie Primary RGB Tandem OLED. Ce système comporte quatre couches émettrices de lumière, avec des émetteurs rouges et verts distincts, permettant d’atteindre une résolution 2560 x 1440 à 280 Hz de fréquence d’actualisation.

Des performances HDR et une garantie étendue

Les spécifications techniques affichent un temps de réponse GtG de 0,03 ms et un contraste statique de 1 500 000:1. Le panneau prend en charge la couleur sur 10 bits, couvrant 99,5 % de l’espace colorimétrique DCI-P3, 95 % d’Adobe RGB et 150 % de sRGB. Pour les utilisateurs de contenu HDR, l’écran affiche jusqu’à 1 500 nits de luminosité de pointe sur les petits éléments lumineux, bien que la luminosité typique en SDR soit évaluée à 335 nits. La surface de l’écran est traitée pour être anti-réfléchissante plutôt que brillante.

En termes de connectivité, le Titan Falcon dispose de deux ports HDMI 2.1, d’un port DisplayPort 1.4 avec DSC et d’une connexion USB-C supportant 65 W de Power Delivery. L’appareil intègre également un hub USB 3.2 à deux ports, un commutateur KVM, un support PiP/PbP et deux haut-parleurs de 5 W. Les technologies d’actualisation adaptative incluent la compatibilité NVIDIA G-SYNC et AMD FreeSync Premium.

Un point notable concerne la garantie. Iiyama propose une couverture de trois ans qui inclut explicitement les dommages dus au burn-in du panneau OLED. Pour protéger l’affichage, le Titan Falcon utilise plusieurs fonctions de protection, telles que le décalage des pixels, des routines d’entretien de l’écran et un économiseur d’écran. La technologie Temporal Peak Control est également employée pour lisser les changements de luminosité pendant le fonctionnement de la dalle OLED.

Concernant le prix, le Titan Falcon a été initialement annoncé en Allemagne à 512 € TTC. Les tarifs actuels chez les revendeurs sont cependant inférieurs. Le modèle est disponible au Royaume-Uni pour 419,99 £, tandis que certains revendeurs en Europe démarrent actuellement autour de 449 €.

 

AMD RX 9050 : un gros flop ?

AMD a complété très discrètement sa gamme Radeon RX 9000 avec la RX 9050, une carte graphique basée sur l’architecture RDNA 4 et destinée à l’entrée de gamme. Disponible en versions 4 et 8 Go, elle vient directement se confronter à la RTX 5050 de NVIDIA. Nous devinions que cette carte n’allait pas faire des étincelles, mais les premiers tests sont encore pires que ça. Les résultats publiés par le média japonais Hermitage Akihabara permettent maintenant d’avoir une idée précise de ses performances. Et pour la version 8 Go testée face à une RTX 5050 disposant de la même quantité de mémoire, l’avantage penche clairement du côté de NVIDIA… Et pas qu’un peu.
Gigabyte RX 9050 Gaming OC
La Gigabyte RX 9050 Gaming OC

RX 9050 vs RTX 5050 : jusqu’à 30 % d’écart en gaming

Dans la majorité des jeux mesurés, la Radeon RX 9050 8 Go affiche des performances inférieures de 20 à 30 % à celles de la RTX 5050. Sur Final Fantasy XIV: Golden Legacy, l’écart atteint environ 23 à 27 %. Dans Apex Legends, la carte AMD délivre près de 26 à 30 % de FPS en moins, tandis que Rainbow Six Siege X montre un retard d’environ 20 %. L’écart semble surtout important avec les réglages graphiques Medium. Lorsque les jeux passent en qualité Ultra, la RX 9050 parvient à réduire légèrement la différence avec sa concurrente. Les résultats restent toutefois nettement en faveur de la GeForce sur les jeux retenus pour cette comparaison.

Même constat dans plusieurs benchmarks synthétiques

D’autres tests ont été effectués avec Cyberpunk 2027 — ainsi nommé dans la source — et Doom: The Dark Ages. Wccftech préfère cependant ne pas les retenir dans sa comparaison directe, puisque les mesures confrontent notamment FSR 4.1 avec Frame Generation à DLSS 4.X avec Multi Frame Generation, ce qui avantage fortement la RTX 5050. Les benchmarks synthétiques confirment néanmoins la tendance. Des écarts importants apparaissent dans 3DMark Speed Way, Port Royal, Steel Nomad et Fire Strike. La situation est plus favorable à AMD dans Time Spy, où la RX 9050 se rapproche davantage de la RTX 5050.

Un tarif de 279 dollars difficile à défendre

Le positionnement tarifaire complique encore la situation. La Radeon RX 9050 est annoncée à 279 dollars, tandis que la RTX 5050 se trouve autour de 300 dollars. Pour une vingtaine de dollars supplémentaires, la carte NVIDIA offre ici environ 20 à 30 % de performances supplémentaires dans les jeux testés. Ces premiers benchmarks placent donc la RX 9050 dans une position délicate, même face à une RTX 5050 dont le rapport performances/prix est lui-même régulièrement critiqué. La crise et l’inflation ont indiscutablement un impact, mais cela n’excuse pas tout.