Les puces GDDR7 de 4 Go et 6 Go pourraient booster la prochaine génération de cartes Nvidia

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Le paysage de la mémoire vidéo est sur le point d’évoluer, avec des rumeurs évoquant l’arrivée de puces GDDR7 aux densités inédites. Selon des informations rapportées par certains médias, les fabricants de mémoire envisagent de commercialiser des puces de 4 Go et 6 Go d’ici 2027 ou 2028. Ces composants pourraient servir de base aux futures cartes graphiques, offrant des capacités totales bien supérieures à celles observées actuellement.

GDDR7 memory leak.

Il est important de noter que ces données proviennent d’une fuite attribuée à un leaker connu sous le nom de Golden Pig, actif sur la plateforme Weibo. Selon ses informations, la puce de 4 Go représenterait une augmentation de densité de 100 % par rapport aux standards actuels, tandis que la version de 6 Go offrirait une hausse de 200 %. À titre de comparaison, les puces de 2 Go constituent actuellement le standard pour la majorité des RTX 50 de bureau de Nvidia et sont utilisées aussi bien sur les modèles grand public que sur une partie de la gamme mobile.

Une augmentation massive de la capacité mémoire potentielle… mais à quel prix ?

Actuellement, des puces GDDR7 de 3 Go sont déjà disponibles sur le marché. Elles équipent principalement les cartes professionnelles RTX Pro ainsi que les modèles haut de gamme pour ordinateur portable, comme la RTX 5090 et la RTX 5070. Ces configurations utilisent cette densité accrue pour maximiser la capacité mémoire dans un espace PCB limité. Bien qu’une mise à jour de la série RTX 50 Super ait été anticipée avec ces puces de 3 Go, les pénuries de mémoire en cours semblent avoir freiné ce projet.

Si cette information s’avère exacte, Nvidia pourrait potentiellement offrir deux ou trois fois plus de mémoire vidéo par rapport aux modèles existants. L’avantage technique majeur réside dans la possibilité d’intégrer ces nouvelles puces sans nécessiter de refonte complète du circuit imprimé. Par exemple, une carte RTX 5080 Super dotée de 32 Go de VRAM pourrait devenir un produit extrêmement populaire. Toutefois, compte tenu des coûts exorbitants de la mémoire actuelle, le modèle le plus susceptible de bénéficier d’une mise à niveau vers la puce de 6 Go serait la carte professionnelle RTX Pro 6000, dont la capacité pourrait atteindre 192 Go.

Limites techniques et calendrier de sortie

La fuite ne précise pas si ces nouvelles puces offriront également une augmentation de la vitesse de transfert. Actuellement, les puces de 2 Go et 3 Go GDDR7 sur les cartes GeForce affichent des débits allant de 28 Go/s à 30 Go/s, ce qui génère une bande passante mémoire de 1,79 To/s. Même une légère amélioration de la vitesse par puce pourrait se révéler significative sur des cartes équipées d’un bus large de 512 bits.

Néanmoins, il convient de modérer les attentes. Nvidia semble envisager de réserver ces puces innovantes à sa prochaine génération de cartes GeForce RTX 60, dont la sortie est elle-même attendue en 2028. Cette stratégie permettrait à la marque de mettre en avant des augmentations massives de la VRAM par rapport à la série RTX 50, sans avoir à gérer des câblages PCB complexes. AMD pourrait également tirer parti de ces composants pour ses futures cartes graphiques basées sur l’architecture RDNA 5.

Enfin, la faisabilité de ces projets reste conditionnée par la résorption des pénuries de mémoire. Si la situation ne s’améliore pas d’ici 2028, le coût de revient pourrait rendre ces configurations prohibitives pour les consommateurs. L’espoir demeure que le marché se stabilise suffisamment pour permettre le lancement de ce nouveau matériel.

De la GDDR7 pour les futures cartes AMD ?

Pour faire simple, les futures générations de cartes graphiques d’AMD devraient utiliser de la mémoire GDDR7. Jusqu’à présent, les rouges exploitent de la GDDR6, notamment sur leurs RX 9000. Cela n’a pas que des désavantages puisque les cartes restent moins sensibles aux hausses de prix que les RTX 50 de NVIDIA. Mais il arrive un moment où il faut passer à la suite, notamment pour profiter des gains de bande passante mémoire grâce à des fréquences de fonctionnement plus élevées. Dans tous les cas, la pile logicielle côté Linux se prépare à cela !

Le pilote Linux d’AMD se prépare à reconnaître la GDDR7 côté RADEON ! 

RDNA 5 : nouvelle VRAM ! 

AMD GDDR7 RDNA 5

Pour la faire courte, les rouges sont en train de préparer leur partie logicielle pour accueillir leur future génération de cartes graphiques. Là, on parle de l’écosystème Linux avec l’ajout du nom de la GDDR7. On peut le voir, la mémoire figure bien aux côtés de la LPDDR4, LPDDR5, HBM3E, HBM4 dans l’identifiant amdgpu_vram_names.

Mais l’ajout de ce nom n’est pas la seule nouveauté : l’IH 8.0 et le NBIF 7.10 correspondent respectivement à une nouvelle révision du bloc Interrupt Handler et une nouvelle version du New Bus Interface. Enfin, d’autres éléments ont déjà été ajoutés à la pile logicielle Linux comme le Display Core Next 6.

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Une norme mémoire encore non confirmée :

Même si on se doute que la future génération de cartes graphiques des rouges utilisera cette nouvelle norme mémoire, la chose n’a pas encore été confirmée officiellement par AMD. Par ailleurs, cette modification dans le pilote Linux tend à confirmer cette tendance. De plus, cela ne signifie pas que RDNA arrivera prochainement, d’autant plus que les problèmes autour du marché de la mémoire perturbent le lancement des nouveaux produits. Par exemple, la future génération de cartes GeForce n’est pas attendue avant 2028… C’est également le cas des cartes AMD…

Ryzen 7 9800X3D : des contrefaçons vendues chez Walmart !

Le sujet des contrefaçons a longuement été traité sur le site… D’ailleurs, les faussaires utilisent des méthodes de plus en plus rusées pour tromper les consommateurs, comme les auteurs de ces faux SSD Samsung par exemple. Néanmoins, nous étions tentés de nous dire que passer par des boutiques physiques permettrait d’éviter les contrefaçons, eh bien non ! Un client de Walmart acquiert donc un Ryzen 7 9800X3D qui s’est révélé être factice. Pire encore, la boutique refuse de rembourser le client.

Un Ryzen 7 9800X3D frauduleux acheté chez Walmart ? 

Un client qui ne sera pas remboursé :

Ryzen 7 9800X3D contrefaçon

Dans les grandes lignes, le client souhaitait assembler une machine de jeu performante. Pour cela, il opte pour un processeur X3D d’AMD, un 9800X3D, un modèle bien connu puisqu’il s’agit du digne successeur du Ryzen 7 7800X3D. Cependant, après avoir payé et installé le CPU dans sa carte mère, il s’avère que le PC ne démarre pas et c’est là que les choses partent en sucette. Une fois au magasin pour se faire rembourser, le service client lui dit que le numéro de série du processeur et celui inscrit sur la boîte ne correspondent pas. Par conséquent, c’est « niet ».

Quelques différences avec les modèles originaux :

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Malgré tout, par rapport au modèle original, quelques petites subtilités persistent, notamment au niveau des marquages sur l’IHS. Ces derniers ne sont clairement pas bien positionnés et sont légèrement trop bas et trop à droite. Ensuite, la couleur du PCB ne va clairement pas puisqu’il est bleu sur le modèle contrefait alors qu’il est vert sur les modèles originaux. Enfin, le positionnement des condensateurs et des pastilles autour de l’IHS ne va clairement pas.

Malheureusement, pour Wallmart, rembourser le client, c’est aussi prendre le risque de se faire escroquer. Rien ne prouve à l’enseigne qu’il ne s’agit pas d’une tentative d’arnaque de la part du client qui aurait remplacé le vrai CPU par un faux. Et là, à moins de filmer toute l’opération d’achat, de retour à la maison, de déballage et de retour pour un remboursement, c’est difficile à prouver.

ASUS : 1 100 $ d’économie, une carte mère neuve et du scotch

Pour cet utilisateur, c’est la galère avec son laptop ROG Strix G16 de 2023. En effet, ce dernier souffre d’un problème de conception qui a entraîné la mort de la carte mère du PC à la suite d’un court-circuit. Après avoir bataillé avec un SAV qui lui réclamait 1 100 $, ASUS lui vient en aide en fournissant une carte mère neuve. Quant à la correction du défaut ayant entraîné la panne : un simple bout de scotch noir. Comme quoi, il ne faut pas chercher plus loin…

ASUS : une carte mère de laptop à 1 100 $ réparée à coups de scotch…

Le propriétaire a quand même galéré… 

ASUS carte mère scotch

Bon, dans l’histoire, le propriétaire du laptop a donc déposé sa machine dans un SAV non-ASUS, car sa carte mère grillait à cause d’un court-circuit. Sur cette version de la machine, une vis de maintien du bloc ventilateur entre en contact avec la carte mère, ce qui peut provoquer des courts-circuits et tuer le système. Dans son cas, il fallait procéder à un changement de la carte mère, mais la facture annoncée donne des sueurs froides : 1 100 $ !

Malgré le montant, le propriétaire ne se décourage pas et ASUS lui vient finalement en aide après qu’il a accumulé des preuves comme quoi la machine souffrait d’un défaut de conception. De plus, il a fallu une bonne semaine pour convaincre la société de fournir le service gratuitement. Finalement, l’entreprise est-elle si généreuse que ça ? Telle est la question. Mais le plus important, c’est qu’il a pu retrouver une machine fonctionnelle et une carte mère neuve fournie par la marque.

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Du scotch pour éviter que le problème ne se reproduise :

Du coup, il a reçu une carte mère neuve et cette dernière présente un correctif de fortune. Quand on dit « de fortune », le mot est bien choisi puisqu’un simple morceau de scotch noir est appliqué sur la carte pour éviter un nouveau cours-circuit… Et ce n’est même pas du Kapton, juste un bête morceau de chatterton. M’enfin, si sa machine peut tenir encore quelques années avec ça, c’est toujours ça de pris.

CXMT explorerait des pistes pour produire de la NAND !

CXMT est l’un des géants chinois dans la production de mémoire. Cependant, l’entreprise est actuellement spécialisée dans la DRAM tandis que YMTC, une autre entreprise, est davantage tournée vers la NAND, la mémoire des SSD. Quoi qu’il en soit, la nouvelle du jour concerne une potentielle diversification de CXMT qui envisagerait des pistes pour entrer sur le secteur de la NAND. Attention cependant, ce sont des « on-dit » pour l’instant.

CXMT dans la mémoire NAND ? 

Vers la création d’un centre de recherche spécialisé dans la NAND à Beijing ? 

CXMT

Pour l’heure, ce ne sont que des rumeurs, mais il semblerait que CXMT ait pour volonté de diversifier son activité dans la mémoire NAND. Bien entendu, tout cela ne se ferait pas du jour au lendemain et il s’agirait d’un parcours semé d’embûches puisque cela nécessite de gros investissements. Mais pour ce qui est de l’argent, l’entreprise a les moyens, il n’y a qu’à voir sa croissance et son chiffre d’affaires. C’est dans ce contexte de bonne santé économique que la société souhaiterait diversifier son offre. Pour cela, le rapport indique que l’ouverture d’une ligne de recherche et développement dans son usine près de Beijing serait en projet. Cette ligne se concentrerait justement sur le développement de la mémoire NAND.

Mais rien n’est fait :

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Ce n’est pas parce que les choses sont à l’étude que le projet verra forcément le jour. Déjà, cela implique l’ouverture de lignes de production spécialisées ainsi que la mise au point de procédés de fabrication spécifiques. Ensuite, il faudra s’assurer que les rendements de production sont bons pour tirer les prix vers le bas afin d’assurer une bonne rentabilité de l’opération. La mémoire devra se montrer performante et endurante tandis que la production devra être concurrentielle. N’oublions pas qu’en face, nous avons des acteurs comme Samsung, SK hynix ou encore Micron. À une échelle plus locale, YMTC est déjà présent et la mémoire de ce dernier commence déjà à se retrouver dans certains laptops.

Bref, entrer sur un marché tel que celui-ci n’est pas aussi simple que de proposer des boîtiers PC.

Les Ryzen 5 5500F et Ryzen 5 7500 arrivent sur Amazon US !

AMD lance ses CPU Ryzen 5 7500 et Ryzen 5 5500F, les deux se retrouvant actuellement en vente chez Amazon US. Concrètement, si ces CPU se placent dans des segments de prix plutôt abordables, Amazon n’hésite pas à les afficher 20 $ au-dessus de leur MSRP. Concrètement, ils sont vendus respectivement à 210 $ et 120 $, ce qui leur fait perdre un peu d’intérêt.

Ryzen 5 5500F et Ryzen 5 7500 : des CPU vendus 20 $ au-dessus de leur MSRP sur Amazon US ! 

Le Ryzen 5 5500F :

Ryzen 5500-5600-5700X

Pour résumer, le 5500F est une référence à destination des plateformes AM4. Son rôle est de compléter l’offre des processeurs sur ce socket qui supporte encore la mémoire en DDR4. Pour rappel, l’AM5 est uniquement compatible avec la DDR5 et quand on voit le prix d’un kit de 32 Go de RAM dans cette norme, on se dit que l’AM4 a encore quelques beaux jours devant lui.

Bref, le CPU se base sur un die Vermeer, ce qui signifie que le PCIe 4.0 est supporté. Avec ceci, on peut compter sur la présence de six cœurs et douze threads basés sur l’architecture Zen 3. Enfin, la fréquence atteint les 4,4 GHz tandis que l’enveloppe thermique est de 65 W.

Le Ryzen 5 7500, un 7500F avec un iGPU :

Avec le 7500, AMD nous propose un CPU dont la configuration est similaire à celle du Ryzen 5 7500F. Dès lors, nous retrouvons un modèle équipé de six cœurs et douze threads en Zen 4. Le support de la DDR5 est forcément de la partie tandis que le PCIe 5.0 est aussi supporté. La fréquence atteint les 5 GHz en boost, le tout avec une enveloppe thermique de 65 W.

Les prix :

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Amazon US liste donc ces processeurs à des prix de 120 $ pour le 5500F contre 210 $ pour le 7500. Ces derniers se placent 20 $ au-dessus du MSRP de 99 $ et 189 $. En France, le 5500F s’affiche chez Amazon France à un tarif de 126,87 €, mais il s’agit là d’un revendeur tiers.

VZMore : des chambres à vapeur pour ses mini-PC !

Le concept des mini-PC, c’est de mettre de gros composants dans de petits boîtiers avec un refroidissement souvent limité par les dimensions compactes de la machine. D’ailleurs, nous retrouvons souvent un système basé sur un ou deux caloducs en cuivre. Clairement, ça fonctionne, mais le ventilateur doit tourner plus vite pour évacuer la chaleur, ce qui génère davantage de nuisances sonores. VZMore entre alors en action avec sa chambre à vapeur adaptée à ses mini-PC !

VZMore adapte le concept de chambre à vapeur à ses mini-PC ! 

Conductivité thermique améliorée de 50 % !

VZMore chambre à vapeur

Clairement, en termes d’efficacité, la chambre à vapeur se montre bien plus performante que le traditionnel système basé sur des caloducs en cuivre. L’entreprise met en avant une conductivité thermique améliorée de 50 % tandis que la surface de dissipation augmente de 40 %. Grâce à la chambre à vapeur, les points chauds localisés sont réduits de manière significative. Par ailleurs, ce système a un coût puisque la facture reste trois fois plus élevée que celle d’un dissipateur plus conventionnel. Par ailleurs, sur des CPU qui embarquent de nombreux cœurs, c’est une solution intéressante puisqu’elle permet d’éviter, voire de limiter le thermal throttling.

Avec ceci, la marque travaille l’entrée d’air à 360°, située sous le PC. Cette dernière permet au boîtier de mieux respirer, mais surtout, de ne pas étouffer le ventilateur radial monté au-dessus de la chambre à vapeur.

Un bruit réduit de 12 dB ! 

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D’ailleurs, le ventilateur est également travaillé pour améliorer les performances acoustiques de la machine. Pour cela, nous retrouvons des pales en polymère pour réduire les vibrations tandis que leur structure est optimisée pour le silence. Le résultat est intéressant puisque l’on parle d’une nuisance sonore réduite de 12 dB par rapport à un mini-PC plus classique. Cela revient à passer de nuisances équivalentes à une rue bruyante à une bibliothèque silencieuse.

Bref, une solution intéressante sur le papier qu’il serait intéressant de confronter directement à une solution de refroidissement plus classique.

DLSS 5 testé sur des jeux anciens : l’IA transforme les visages et les environnements

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Depuis presque vingt jours, la communauté du hardware est divisée sur le DLSS 5. D’un côté, cette technologie est critiquée pour son approche artistique intrusive ; de l’autre, les démonstrations de son nouveau mode de rendu neuronal attirent des millions de vues. Pour comprendre l’impact réel de cette fonctionnalité, un test a été mené sur trois titres emblématiques de la bibliothèque de jeux vidéo.

A before/after comparison of DLSS 5 on Dead or Alive 5 Last Round.

Des résultats contrastés sur les visages et les environnements

Le premier titre examiné, The Witcher 3: Wild Hunt, a révélé des résultats surprenants. L’application du rendu neuronal sur le personnage principal a produit un effet de « vallée de l’étrange » prononcé. La peau de Geralt est devenue excessivement définie, cireuse et déformée, ressemblant à un masque plutôt qu’à un visage familier. L’auteur du test suggère que le modèle d’IA, probablement entraîné sur des visages humains conventionnels, a du mal à interpréter les traits spécifiques et les cicatrices du mutant.

À l’inverse, le personnage de Triss a bénéficié d’un traitement plus flatteur. Cette divergence soulève une question cruciale : le DLSS 5 est-il neutre face à la direction artistique ? Dans un dialogue éclairé par des lanternes, le rendu neuronal a accentué les traits de Triss, tandis que celui de Geralt l’a altéré. Cela indique que la technologie ne respecte pas toujours l’intention visuelle originale du jeu, transformant parfois un personnage connu en un inconnu inquiétant.

Le contraste s’est inversé avec Batman: Arkham Knight. Ici, l’application du rendu neuronal a été perçue comme une amélioration plutôt qu’une altération. La ville de Gotham, avec ses pluies, ses ciels gris et ses reflets sur l’asphalte mouillé, a gagné en atmosphère et en réalisme. Le modèle a réussi à donner plus de chair et de poids à Batman, ajoutant une touche de réalisme qui correspondait à l’ambiance sombre du jeu.

Performance et portabilité sur du matériel non NVIDIA

Outre l’analyse visuelle, la communauté a également exploré la portabilité de cette technologie sur des architectures autres que celles de NVIDIA. Un développeur a réussi à faire fonctionner le DLSS 5 sur la puce graphique intégrée Intel Arc 140V. Cette réalisation technique repose sur une réimplémentation complète du réseau neuronal U-Net de 71 blocs, exécuté sur les unités XMX d’Intel via une extension Vulkan.

Cependant, la performance reste un frein majeur. Sur cette configuration, le jeu Tekken 7 ne parvient à atteindre que 10,5 images par seconde en résolution 640 x 360. Le traitement d’une seule image en 1080p prendrait environ 412 millisecondes, rendant l’expérience totalement injouable en temps réel. Bien que le projet soit fonctionnel et que des efforts soient en cours pour l’adapter aux cartes graphiques AMD et NVIDIA de générations précédentes, cela reste actuellement une preuve de concept destinée principalement aux modes photo ou aux prévisualisations 3D plutôt qu’au gameplay.

Parallèlement, une autre approche a permis d’exécuter le DLSS 5 directement dans un navigateur web grâce à la technologie WebGPU. Cette démonstration, hébergée sur Cloudflare Workers, permet de visualiser des modèles 3D avec le rendu neuronal sans installation de jeu. Bien que l’interface soit fluide pour la rotation des modèles, chaque rendu prend entre une et deux secondes, confirmant que la vitesse de traitement actuelle est loin d’être adaptée aux exigences du jeu vidéo en temps réel.

Enfin, il est important de noter que ces tests ont été réalisés sur des versions fuitées ou modifiées du logiciel. L’implémentation officielle, prévue pour les cartes Blackwell et bientôt pour les RTX 40, pourrait comporter des optimisations significatives. Pour l’instant, le DLSS 5 offre une vision fascinante mais imparfaite de l’avenir du rendu, où l’intelligence artificielle peut sublimer les environnements tout en risquant de déformer les visages les plus familiers.

La RX 9050 4 Go s’effondre : AMD coupe drastiquement la bande passante

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Le marché des cartes graphiques d’entrée de gamme fait face à une nouvelle forme de segmentation. AMD propose désormais deux variantes de la RADEON RX 9050, l’une dotée de 4 Go de mémoire et l’autre de 8 Go, toutes deux portant le même nom de modèle. Alors que la version à 8 Go est destinée au grand public, la variante à 4 Go est exclusivement réservée aux systèmes OEM. Une récente analyse menée par un confrère permet enfin de quantifier l’écart de performance entre ces deux configurations, confirmant que la différence de capacité mémoire n’est pas le seul facteur en jeu.

Un écart de performance de 37 % en Full HD

Les résultats du benchmark sont sans appel. Sur un panel de 18 jeux, la version 4 Go affiche une moyenne de 78 images par seconde (FPS) en Full HD avec un faible niveau de détail. En comparaison, la carte à 8 Go atteint 107 FPS, soit une avance de 37 %. Cet écart se maintient même lorsque l’on réduit les paramètres graphiques au minimum absolu : la version 4 Go obtient 111 FPS contre 147 FPS pour la version « complète », ce qui représente toujours un retard d’environ 32 %.

Certaines applications sont encore plus sensibles à cette limitation. Dans le titre 007 : First Light, la version 8 Go surpasse sa sœur de 53 %, tandis que sur Forza Horizon 6 elle montre un avantage de 47 %. Il est également notable que la RX 9050 4 Go se place en dessous de l’Intel Arc B570 sur la moyenne des 18 titres testés, malgré une architecture concurrente.

Une bande passante divisée par deux

Si la réduction de la mémoire vive à 4 Go est une contrainte majeure pour les jeux modernes, ce n’est pas la seule modification structurelle. AMD a également réduit la largeur du bus mémoire de 128 bits à 64 bits. Cette décision a pour conséquence directe de diviser la bande passante mémoire par deux, passant de 288 Go/s à 144 Go/s. Parallèlement, la taille du cache Infinity Cache est réduite de 32 Mo à 16 Mo.

Il est important de noter que le GPU lui-même reste identique sur les deux modèles. Les deux cartes disposent de 16 unités de calcul et de 1 024 processeurs de flux, fonctionnant à 1 920 MHz en jeu et pouvant monter jusqu’à 2 600 MHz en mode boost. La consommation électrique est également similaire, avec une puissance de 92 W pour les deux versions, et le connecteur d’alimentation supplémentaire à 8 broches est présent sur les deux modèles.

Cette approche diffère nettement de celle adoptée par NVIDIA avec la GeForce RTX 3050. La version à 6 Go de la carte de Nvidia ne se limitait pas à une réduction de mémoire et de bus ; elle comportait également moins de cœurs CUDA, des fréquences plus basses et une consommation réduite à 70 W, lui permettant de se passer de connecteur d’alimentation. Chez AMD, la baisse de performance provient presque exclusivement de la restriction du système de mémoire sur un socle graphique quasi identique.

Le choix d’utiliser le même nom de modèle pour deux produits aux performances si différentes crée une ambiguïté potentielle pour les acheteurs de PC pré-assemblés. Bien que la version à 4 Go soit techniquement limitée aux systèmes OEM, le nom de modèle identique ne rend pas immédiatement visible la différence de puissance pour un consommateur moins informé. Les chiffres de Hardware Unboxed démontrent clairement que, malgré une puce graphique et une consommation énergétique identiques, la version à 4 Go sacrifie plus d’un tiers de ses performances brutes par rapport à la version à 8 Go.

Une RTX 5080 fait sapin de Noël sur GTA V avec le DLSS 5

Décidément, le DLSS 5 Neural Rendering semble être une technologie pour le moins… éprouvante pour le matériel NVIDIA. Sans aller jusqu’à dire qu’il risque de faire exploser votre carte, il reste toutefois stressant pour votre matériel. Là, nous avons le cas d’un utilisateur Reddit dont la RTX 5080 (MSI Ventus 3x) fait sapin de Noël après avoir activé la technologie dans GTA V via un mod.

GTA V + DLSS 5 = RTX 5080 qui affiche des artefacts !

Un souci matériel exposé par l’activation du DLSS 5 ? 

GTA V DLSS 5

Pour faire simple, le propriétaire disposait de sa carte depuis un bon mois avant que des artéfacts n’apparaissent à l’écran. La raison serait apparemment liée à l’installation du mod DLSS 5 pour GTA V qui était déjà lourdement moddé. Ainsi, le jeu tournait correctement à environ 80 images/s avant que la machine ne se fige. L’utilisateur a dû reset le PC pour se rendre compte qu’il ne démarrait pas correctement. Avec l’iGPU du Ryzen 9 9950X3D, tout se passait à merveille. En remettant la carte, les problèmes réapparaissaient : la carte graphique était donc en cause.

Un problème de mémoire ?

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De ce que l’on peut voir de la courte vidéo partagée par le propriétaire, le problème fait penser à un souci lié à la mémoire de la carte graphique. En effet, l’affichage clignote et des artéfacts apparaissent à l’écran, bref, ce n’est pas joli, joli. Ce type de problème peut également être rencontré lorsque la mémoire a été overclockée un peu trop fort par exemple. Cependant, wax469 indique ne pas avoir touché aux fréquences.

Bref, dans ce contexte, le DLSS 5 n’aura fait qu’exposer un problème potentiellement existant sur la carte sans en être la cause. D’après les premiers retours dont nous disposons, la technologie semble être exigeante pour le matériel et la consommation augmente rapidement lorsqu’elle est activée. Une RTX 5090 a d’ailleurs vu son câble fondre après son activation, par exemple.