Le paysage de la mémoire vidéo est sur le point d’évoluer, avec des rumeurs évoquant l’arrivée de puces GDDR7 aux densités inédites. Selon des informations rapportées par certains médias, les fabricants de mémoire envisagent de commercialiser des puces de 4 Go et 6 Go d’ici 2027 ou 2028. Ces composants pourraient servir de base aux futures cartes graphiques, offrant des capacités totales bien supérieures à celles observées actuellement.

Il est important de noter que ces données proviennent d’une fuite attribuée à un leaker connu sous le nom de Golden Pig, actif sur la plateforme Weibo. Selon ses informations, la puce de 4 Go représenterait une augmentation de densité de 100 % par rapport aux standards actuels, tandis que la version de 6 Go offrirait une hausse de 200 %. À titre de comparaison, les puces de 2 Go constituent actuellement le standard pour la majorité des RTX 50 de bureau de Nvidia et sont utilisées aussi bien sur les modèles grand public que sur une partie de la gamme mobile.
Une augmentation massive de la capacité mémoire potentielle… mais à quel prix ?
Actuellement, des puces GDDR7 de 3 Go sont déjà disponibles sur le marché. Elles équipent principalement les cartes professionnelles RTX Pro ainsi que les modèles haut de gamme pour ordinateur portable, comme la RTX 5090 et la RTX 5070. Ces configurations utilisent cette densité accrue pour maximiser la capacité mémoire dans un espace PCB limité. Bien qu’une mise à jour de la série RTX 50 Super ait été anticipée avec ces puces de 3 Go, les pénuries de mémoire en cours semblent avoir freiné ce projet.
Si cette information s’avère exacte, Nvidia pourrait potentiellement offrir deux ou trois fois plus de mémoire vidéo par rapport aux modèles existants. L’avantage technique majeur réside dans la possibilité d’intégrer ces nouvelles puces sans nécessiter de refonte complète du circuit imprimé. Par exemple, une carte RTX 5080 Super dotée de 32 Go de VRAM pourrait devenir un produit extrêmement populaire. Toutefois, compte tenu des coûts exorbitants de la mémoire actuelle, le modèle le plus susceptible de bénéficier d’une mise à niveau vers la puce de 6 Go serait la carte professionnelle RTX Pro 6000, dont la capacité pourrait atteindre 192 Go.
Limites techniques et calendrier de sortie
La fuite ne précise pas si ces nouvelles puces offriront également une augmentation de la vitesse de transfert. Actuellement, les puces de 2 Go et 3 Go GDDR7 sur les cartes GeForce affichent des débits allant de 28 Go/s à 30 Go/s, ce qui génère une bande passante mémoire de 1,79 To/s. Même une légère amélioration de la vitesse par puce pourrait se révéler significative sur des cartes équipées d’un bus large de 512 bits.
Néanmoins, il convient de modérer les attentes. Nvidia semble envisager de réserver ces puces innovantes à sa prochaine génération de cartes GeForce RTX 60, dont la sortie est elle-même attendue en 2028. Cette stratégie permettrait à la marque de mettre en avant des augmentations massives de la VRAM par rapport à la série RTX 50, sans avoir à gérer des câblages PCB complexes. AMD pourrait également tirer parti de ces composants pour ses futures cartes graphiques basées sur l’architecture RDNA 5.
Enfin, la faisabilité de ces projets reste conditionnée par la résorption des pénuries de mémoire. Si la situation ne s’améliore pas d’ici 2028, le coût de revient pourrait rendre ces configurations prohibitives pour les consommateurs. L’espoir demeure que le marché se stabilise suffisamment pour permettre le lancement de ce nouveau matériel.

