Nouveau test de clavier avec la marque MSI qui nous a fait parvenir un exemplaire de son Strike 600. Avec ce clavier, la marque nous propose une référence mécanique dont le mot d’orgue est le silence. Il a tout pour briller dans ce domaine avec une base disposant d’une isolation phonique d’une part et des commutateurs mécaniques silent d’autre part. Bref, qu’en pensons-nous ? On vous dit tout !
[affilizz-publication id= »0da6lts »]Caractéristiques techniques du MSI Strike 600 :
Avec ce Strike 600, MSI nous propose un clavier plein format lequel mesure 441 (L) x 138 (P) x 38 (H) mm. Au niveau du poids, nous sommes face à un modèle plutôt léger et pour cause, sur la balance, il pèse moins de 1 kg avec ses 984g annoncés. Cela nous change des presque 2 kg de notre Bridge75 du quotidien.
En matière de connectique, ici, nous avons affaire à un clavier pleinement filaire. Les joueurs ne risquent donc pas de tomber en panne de batterie au beau milieu d’une série de kills sur leur titre favori.
Bien entendu, nous retrouvons des commutateurs mécaniques, ici, MSI se fournit chez Kailh et opte pour leur modèle Midnight Pro Silent. Nous reviendrons sur leurs caractéristiques ainsi que sur la sensation qu’ils proposent un peu plus loin dans le test.
Sinon, esthétiquement, ce MSI Strike 600 est un clavier plutôt sobre, dépourvu d’écran ou d’autre artifice de ce genre.MSI ne mettra en avant qu’une simple molette dédiée à la gestion du son et ce sera tout.
Système recommandé :
Pour pouvoir utiliser ce clavier, il vous faudra au minimum un port USB-A 2.0 de libre tandis qu’un système Windows 10 ou plus récent est nécessaire pour profiter du logiciel MSI Center qui servira à gérer et à accéder aux paramètres du clavier.
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La boîte :
En matière de packaging, le clavier de MSI arrive dans une boîte blanche sur laquelle figure une illustration du clavier, un encart rappelant qu’il dispose d’un éclairage RGB et des commutateurs mécaniques silencieux. À l’arrière, nous en savons plus sur ce modèle, notamment au niveau des couches d’isolant qui le compose. MSI met aussi en avant un design unique au niveau des keycaps tandis que la molette multimédia est clairement mise en avant. Bref, c’est vraiment à l’arrière que l’on aura le plus d’information, notamment grâce à une fiche de spécifications.
À l’ouverture, le packaging dévoile le clavier bien calé entre deux blocs de mousse. Malheureusement, il n’y aura pas grand-chose de plus. Toutefois, à l’origine, le clavier était emballé dans un sachet plastique, cependant, notre exemplaire ayant tourné entre les rédactions, ce dernier a disparu en cours de route.
La partie accessoire est simplement… Inexistante. Effectivement, en dehors de la notice des régulateurs européens, MSI ne propose pas d’accessoires supplémentaires avec son Strike 600. Cela change donc radicalement de ce qui était proposé avec Hator notamment qui allait jusqu’à fournir les touches supplémentaires pour adapter son clavier aux différentes langues européennes (allemande, italienne, danoise, etc.) ! Pourtant, il y a de quoi faire, un key puller ou un set Z, Q, S, D personnalisé aurait permis d’aller un peu plus loin que rien du tout.
Le Strike 600 :
Avec ce Strike 600, MSI nous propose un clavier tout noir avec une jolie plaque de couche en aluminium grise. Cette dernière est découpée de sorte à laisser ressortir une partie de la case noire qui court de la touche shift jusqu’à la fin de la barre d’espace. Bien entendu, l’ensemble demeure assez sobre voir monotone puisqu’il n’y a pas vraiment de contraste comme sur le keyset du Skyfall 65 Mag Ultima 8K de Hator par exemple. Dans l’esprit, nous sommes plus dans quelque chose de semblable aux productions Corsair avec un clavier qui mise sur la discrétion.
Malgré tout, le keyset propose un lettrage bien particulier avec des lettres très anguleuses assez typées gaming. Cependant, exit le PBT sur ce produit, MSI conserve des capuchons de touche en ABS. C’est dommage puisque le PBT commence à être bien répandu sur le marché, même sur des claviers abordables.
Bien entendu, nous retrouvons des logos MSI un peu partout, un dragon à la place de la touche FN tandis qu’un logo MSI que l’on retrouve sur la switch plate.
Et de dos, ça donne quoi ?
Au dos du clavier, la case adopte une forme de « V » au milieu tandis que deux rainures sont présentes de part et d’autre du câble. Leur rôle est simple : guider le câble pour le faire ressortir sur la droite ou la gauche du clavier en fonctions de vos besoins. Sinon, nous remarquons la présence de deux pattes de surélévation dans les coins supérieurs droits et gauches tandis que quatre bandes caoutchoutées sont présentes dans la partie basse pour aider au maintien du clavier.
La partie logicielle va à l’essentiel avec ce Strike 600 puisque l’on ne retrouve qu’un éditeur de macro et la partie dédiée à la gestion de l’éclairage RGB du clavier.
L’éditeur de macro fonctionne simplement en lançant l’enregistrement de ces dernières et en les attribuant aux touches du clavier. Quant à l’éclairage lumineux, plusieurs profils d’éclairage sont proposés avec différentes animations et couleurs. Si on le souhaite, on pourra même synchroniser l’éclairage du clavier en fonction du jeu auquel nous jouons… À condition qu’il soit supporté par MSI Center.
[nextpage title= »Test »]Passons maintenant vraiment au test de ce Strike 600 de MSI. Nous l’avons mis à l’épreuve dans à peu près tous les scénarios : jeux vidéo, bureautique, etc.
La prise en main :
Avec ce clavier, MSI nous propose donc une référence qui joue à fond la carte du classicisme. Effectivement, nous avons affaire à une référence dite « 100% ». Dans les faits, le clavier dispose donc de toutes ses touches, d’un pavé numérique, des flèches de navigation ou encore des touches de navigation. Bref, c’est sans surprise et si c’est le layout que vous utilisez au quotidien, vos habitudes ne seront pas bousculées, loin de là.
En revanche, si comme moi, vous êtes habitué à l’utilisation de clavier au format plus réduit, comme un modèle 75% par exemple, là ça change. Déjà, il sera forcément plus large ce qui implique de devoir écarter davantage les bras et devoir chercher sa souris plus. Ensuite, à l’utilisation, nous ne comptons plus non le nombre de fois où je tapais dans le clavier avec ma souris ou mon pouce… Mais contrairement au modèle de chez Hator, nous n’avons pas à réattribuer des touches pour retrouver l’Impr Ecran où la touche suppl par exemple.
Avec ce Strike 600, nous retrouvons une position de frappe plutôt confortable. Le clavier reste assez plat avec ses pattes de surélévation rabattue, nous n’avons pas eu mal aux mains lors de la rédaction de ce test. Pour rappel, nous avons trouvé le Vanguard Pro 96 plutôt désagréable par rapport à notre clavier du quotidien à cause d’un profil assez haut, ce qui n’est pas le cas ici.
En revanche, s’il y a bien quelque chose que nous aurions apprécié, c’est un peu plus de poids ou de tenue. En l’état, le clavier est plutôt léger avec son poids inférieur à 1 kg. Pour le coup, lorsque posé sur notre tapis de souris, ce dernier glissera plutôt facilement et nous passons notre temps à le réajuster sur notre bureau, bref, ça peut vite devenir agaçant.
Les commutateurs :
Pour ce clavier, MSI fait le choix de commutateurs Kailh Midnight Pro. Il est question d’interrupteurs dont la sensation de frappe est tactile. En d’autres termes, à un moment ou à un autre dans la course, nous allons sentir une petite résistance juste avant le point d’accentuation pour nous indiquer que la frappe va être prise en compte. En plus de ça, ils disposent d’une partie amortie afin de limiter le bruit au maximum.
Au niveau des caractéristiques, nous avons affaire à des switches qui sont plutôt souples avec une force de 45g nécessaire pour l’activation. Ici, le point d’accentuation est situé à 1,9 mm et ne peut pas être réglé comme c’était le cas avec les claviers Hator et Corsair Vanguard Pro 96… Le Strike 600 n’est pas doté de commutateurs magnétiques. Enfin, la course totale est de 4 mm.
Malheureusement, vous ne pourrez pas changer le type de commutateur monté sur le clavier. Ces derniers ne sont pas montés sur des sockets comme cela peut être le cas avec des claviers hotswappable comme le Bridge75, le clavier d’Hator ou les productions récentes de chez Corsair. C’est donc un choix à prendre en compte avant de vous lancer dans un achat : « est-ce que j’aime bien les switches tactiles ? ».
Le bruit :
Le choix des commutateurs couplé à l’isolant phonique installé dans la case du clavier font un bon travail et ce Strike 600 se montre particulièrement silencieux. Même si l’on exagère volontairement l’appui sur les touches, le bruit est complètement étouffé par les amortissements caoutchoutés présents dans les switches. Avec ceci, l’isolant dans la case évite toutes résonances parasites. Il n’y a que les touches longues comme la barre d’espace qui ont tendance à claquer un peu plus fort que les autres.
Éclairage RGB :
Il est grand temps de passer à notre conclusion concernant le Strike 600 de MSI. Alors, qu’en avons-nous pensé ?
Un clavier 100%, tout à fait classique :
Avec ce clavier, MSI nous propose une référence adoptant un format 100% tout à fait classique avec une molette dédiée à la gestion du son ainsi que des touches multimédias dédiées. Bref, si vous ne voulez pas vous lancer dans l’aventure des claviers 75% voire 65% parce que vous n’avez pas envie d’apprendre un nouveau layout, vous devriez vous sentir à l’aise ici.
De plus, le profil de ce modèle fait qu’il sera plutôt agréable l’usage. Contrairement à certains modèles de chez Corsair, le profil est relativement bas et il ne sera pas utile de relever les pattes ou encore d’ajouter un repose-poignet pour ne pas avoir mal aux mains à force de taper avec.
Un clavier qui va à l’essentiel :
Ces derniers temps, nous avons passé en revue pas mal de claviers « couteau suisse » qui intégraient parfois un Stream deck. Là, ce n’est pas le cas, le Strike 600 va à l’essentiel et ne propose pas de fonction autre que celle d’un clavier. De plus, le choix des commutateurs ne permettra pas la gestion du point d’accentuation par exemple comme cela peut être le cas sur le clavier de Hator.
Selon moi, mais c’est personnel, le choix des switches est le point noir de ce clavier puisque les Kailh Midnight Pro Silent ne proposent pas la meilleure sensation de frappe. Effectivement, le côté tactile + silencieux font que la sensation de frappe est très proche de celle d’un clavier à membrane. Si vous aimez les sensations de frappe linéaire, clairement, vous risquez de ne pas apprécier non plus.
En revanche, suite à l’achat de ce clavier, ne vous attendez pas à recevoir pléthores d’accessoires. Dans la boîte, vous ne trouverez que le clavier et les notices légales des régulateurs européens et ce sera tout. Dommage, une petite planche de sticker ou un petit keypuller aurait permis de compléter une boîte bien vide.
Pour finir, nous retiendrons l’absence de touche en PBT qui s’avère être pénalisant en 2026. De plus en plus de claviers adoptent cette matière pour leurs touches, même pour des modèles à moins de 100 €.
Une facture proche de 90 € !
[affilizz-publication id= »r2i2om2″]Cependant, la facture de ce clavier est plutôt abordable puisqu’il s’affiche à moins de 80 € sur La Boutique du Net et même à moins de 90 € chez une majorité de revendeur. Certes, le Strike 600 n’est pas le clavier le mieux équipé, mais il reste abordable malgré une concurrence rude imposée par des marques comme Hator par exemple. Mais vous l’aurez compris, la proposition de MSI avec cette référence est toute autre.
MSI Strike 600 :
On a aimé :
- La plaque de couche en aluminium sablée
- La présence des touches multimédias dédiées
- L’éclairage RGB puissant
- Les rainures pour faire ressortir le câble tantôt à droite, tantôt à gauche
- La position de frappe agréable, on n’a pas mal aux mains en tapant avec
- Le silence à la frappe qui le rend compatible avec les open-space
On a moins aimé :
- La sensation proposée par les switches très proche d’un clavier membrane
- Un poids vraiment très léger qui l’empêche de tenir en place sur notre bureau
- Une partie accessoire inexistante
- Le câble USB n’est pas détachable
- Une facture de 90 € qui l’expose à une concurrence rude
Merci à MSI !

