Depuis le début de septembre, une vague de plaintes émerge sur les réseaux sociaux concernant la dernière console de Nintendo. De nombreux propriétaires de la Switch 2 se retrouvent soudainement incapables d’accéder aux services en ligne, bloqués par l’erreur 2124-4508. Cette restriction empêche l’utilisation de Nintendo Switch Online et de l’eShop, privant ainsi les joueurs de leurs achats numériques et de leurs jeux physiques. Bien que le blocage soit souvent associé à l’utilisation de jeux piratés, plusieurs utilisateurs affirment avoir uniquement utilisé des cartouches officielles et neuves.
Des victimes sans faute prouvée
La situation semble particulièrement préoccupante pour certains acheteurs qui n’ont commis aucune infraction. Un utilisateur du subreddit r/SwitchHelp, identifié sous le pseudonyme OutlandishnessHour37, a rapporté avoir acheté sa console en juin 2026 sur le marché indonésien Tokopedia. Il précise qu’il n’a jamais utilisé de logiciel illégal et que tous ses jeux étaient des cartouches physiques neuves. Pourtant, la console a été bannie. L’utilisateur soupçonne un problème lié à un code de rachat d’abonnement Nintendo Switch Online fourni par le revendeur, potentiellement obtenu auprès d’un tiers peu fiable, mais il attend toujours une réponse claire du support de Nintendo.
Un autre cas, celui de l’utilisateur japonais MathPrestigious, illustre la confusion régnante. Après avoir acheté sa console et plusieurs jeux, dont Zelda : Breath of the Wild, chez le détaillant réputé Yodobashi Camera, il a vu apparaître l’erreur de bannissement deux jours plus tard. Malgré l’absence de cartouches d’occasion dans son inventaire, un agent du support a accusé l’utilisateur d’avoir utilisé un logiciel illégal. Ces témoignages soulèvent de sérieuses questions sur la fiabilité des diagnostics automatiques de la console.
Une crise mondiale ou un problème localisé ?
Si l’Asie semble être la région la plus durement touchée, avec des rapports massifs en Indonésie et en Chine, le phénomène ne se limite pas à cette région. Des utilisateurs aux États-Unis et en Europe signalent également des blocages de leurs comptes. En Chine, au moins 150 utilisateurs de la plateforme RedNote affirment avoir été coupés des fonctionnalités réseau. Nintendo a déjà pris des mesures similaires en juin 2025, lorsque la mise à jour du firmware du MIG Flash a permis de lancer des titres originaux sur la Switch 2, entraînant des sanctions. Cependant, la cause exacte de cette nouvelle vague de bannissements reste floue.
À l’heure actuelle, Nintendo n’a pas confirmé officiellement l’ampleur de la crise. Le support client a indiqué que certains bannissements avaient été levés, attribuant le chaos initial à une erreur serveur. Cette explication pourrait concerner une partie des utilisateurs, mais elle ne résout pas le problème pour ceux dont les comptes restent bloqués. Sans une intervention rapide et transparente, les consommateurs risquent de perdre définitivement l’accès à leurs achats numériques et à la capacité d’installer des cartes Game-Key. Le caractère matériel de ces restrictions signifie qu’un simple changement de compte ne suffira pas à rétablir l’accès aux services.
HP a officiellement annoncé, en collaboration avec Red Hat, le lancement d’une nouvelle station de travail d’entreprise baptisée ZGX Fury AI Station. Comme son nom l’indique, ce système est conçu spécifiquement pour les charges de travail liées à l’intelligence artificielle, notamment l’entraînement de modèles et l’inférence.
Le prix de la station de travail HP ZGX Fury AI devrait se situer aux alentours de 100 000 dollars
À l’image de la station MSI WS300 récemment évoquée, la ZGX Fury repose sur le processeur GB300 Grace Blackwell Ultra de NVIDIA. Cette puce intègre un CPU ARM puissant comportant 72 cœurs basés sur l’architecture Neoverse V2. Ce bloc de calcul est associé à une quantité de mémoire système impressionnante : 496 Go de RAM LPDDR5X. Cette capacité mémoire permet de gérer des lots de données massifs sans avoir recours à des échanges constants avec le stockage.
Une puissance graphique sans précédent
Le côté graphique du système est tout aussi remarquable. La ZGX Fury est équipée d’une carte graphique Blackwell Ultra dotée de 252 Go de mémoire dédiée HBM3e. NVIDIA indique que cette carte vidéo peut accéder à l’ensemble de la mémoire, qui totalise 748 Go, combinant ainsi la RAM système et la mémoire vidéo. Cette configuration permet d’atteindre une bande passante mémoire de 7,1 To/s et offre une capacité de calcul de 20 pétaflops en précision FP4 (sparse).
Pour les utilisateurs souhaitant ajouter des capacités graphiques supplémentaires ou spécifiques, la station dispose d’un slot PCIe Gen 5 x16 permettant l’installation de cartes graphiques NVIDIA RTX Pro dédiées. L’architecture offre également deux autres slots PCIe Gen 5 x16 fonctionnant en mode x8, ainsi que quatre emplacements M.2 pour le stockage. Ces options permettent une grande flexibilité pour adapter la machine à des besoins de calcul variés.
Connectivité et positionnement tarifaire
Les professionnels qui souhaitent déployer plusieurs de ces systèmes peuvent utiliser la carte réseau NVIDIA ConnectX-8 pour exploiter des vitesses de connexion allant jusqu’à 800 Gbps via deux ports QSFP112. Concernant les autres interfaces, le boîtier propose six ports USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux ports USB 3.2 Gen 2 Type-C, une prise jack 3,5 mm pour l’audio, ainsi que des sorties dédiées pour le micro et l’audio. La connectivité réseau inclut également des ports Ethernet 1 Gbps et 10 Gbps.
HP n’a pas encore divulgué publiquement le prix exact de la ZGX Fury AI Station. Cependant, les stations de travail MSI dotées d’une configuration similaire ont été proposées récemment aux alentours de 100 000 $. Cela suggère que le prix de la nouvelle machine HP pourrait se situer dans une fourchette comparable, la destinant clairement aux entreprises disposant d’un budget conséquent.
ASUS a officiellement présenté sur son site web le nouveau ROG Strix XG27ACDMSR, un écran conçu spécifiquement pour les joueurs. Ce modèle de 26,5 pouces s’inscrit dans la lignée des écrans OLED récents et propose une configuration technique ambitieuse pour le segment des moniteurs de gaming hautes performances.
Un panneau Tandem-OLED à 320 Hz
Le ROG Strix XG27ACDMSR est équipé d’un panneau QD-OLED de type Tandem. Il affiche une résolution WQHD de 2 560 x 1 440 pixels avec un rapport d’aspect 16:9 et atteint une fréquence de rafraîchissement maximale de 320 Hz. Selon les spécifications techniques fournies par le constructeur, le temps de réponse gris à gris est de 0,03 ms. L’écran offre une profondeur de couleur de 10 bits et couvre 99 % de l’espace colorimétrique DCI-P3. L’écran bénéficie également de la certification DisplayHDR True Black 500, garantissant une excellente représentation des noirs.
La luminosité du panneau est indiquée à 300 cd/m² pour un contenu SDR (100 % APL) et peut atteindre 1 300 cd/m² en mode HDR (probablement avec un APL de 3 %). Pour les utilisateurs souhaitant optimiser les performances, le moniteur permet de basculer vers des modes d’affichage alternatifs, tels qu’une résolution de 1 280 x 960 pixels sur un format 24,5 pouces ou un mode 4:3, afin d’augmenter encore la fréquence de rafraîchissement.
Connectivité et fonctionnalités avancées
Sur le plan des fonctionnalités logicielles, l’écran intègre la technologie ELMB (Extreme Low Motion Blur) pour réduire le flou de mouvement. Cependant, il est important de noter que cette fonctionnalité ne peut pas être activée simultanément avec les solutions anti-tearing comme FreeSync Premium Pro ou G-Sync compatibles. Des outils supplémentaires sont disponibles, notamment un affichage du nombre de FPS en temps réel et un viseur dynamique. Les mises à jour du firmware se gèrent via le logiciel DisplayWidget Center.
Concernant les ports d’entrée, le ROG Strix XG27ACDMSR dispose d’une connexion HDMI 2.1, d’un port DisplayPort 1.4, d’une sortie casque et d’une interface USB-C prenant en charge le mode DisplayPort Alt et une alimentation (PD) de 15 W. Tous les ports graphiques, y compris HDMI et DisplayPort, doivent utiliser la compression DSC pour prendre en charge la résolution WQHD à 320 Hz avec 10 bits et HDR. Le constructeur aurait pu intégrer un port DisplayPort 2.1 pour éviter cette contrainte, mais ce n’est pas le cas dans cette configuration.
Le moniteur offre une grande flexibilité physique avec une inclinaison, une rotation latérale, un réglage en hauteur de 110 mm et la possibilité de passer en mode portrait. Un capteur détecte l’absence d’utilisateur pour afficher un écran noir, une fonctionnalité destinée à économiser l’énergie et à réduire les risques de brûlure d’image, avec une garantie de trois ans.
En termes de consommation, l’appareil nécessite environ 25 W en fonctionnement. La densité de pixels est d’environ 111 ppi. ASUS n’a pas encore communiqué de date de sortie précise ni de prix officiel pour ce modèle, bien que des estimations situent le tarif entre 400 et 500 euros.
Les problèmes récurrents liés à la surchauffe des connecteurs 12V-2×6, exacerbés par les pics de consommation électrique induits par la technologie DLSS 5 de NVIDIA, poussent les utilisateurs à chercher des solutions pour maîtriser la puissance de leurs cartes graphiques. Une approche simple mais efficace a été mise en évidence récemment par un modérateur de la communauté Reddit, qui a démontré qu’il était possible de réduire significativement la consommation d’une RTX 4090 sans sacrifier les performances, même avec l’activation de DLSS 5.
Le test a été mené par l’utilisateur u/om_the_best, qui a configuré sa RTX 4090 pour fonctionner à une tension de 925 mV et une fréquence d’horloge de base de 2 595 MHz. Cette configuration permet d’atteindre des économies de puissance allant jusqu’à 75 W dans certains scénarios, et précisément 47 W lorsque DLSS 5 et le mode MFG 4X sont activés. L’avantage majeur réside dans le fait que ces gains énergétiques s’accompagnent de résultats parfaitement identiques en termes de fluidité et de qualité d’image.
Des économies de puissance significatives sans impact visuel
Les données recueillies montrent une différence notable entre les configurations avec et sans sous-voltage. Dans le jeu Hogwarts Legacy, par exemple, la carte consomme 435 W avec DLSS 5 activé et MFG 4X, pour un score de 175 images par seconde. En appliquant le sous-voltage, la consommation chute à 388 W, soit une réduction de 47 W, tout en maintenant exactement les mêmes 175 FPS. Sans l’activation de DLSS 5, la consommation passe de 386 W à 311 W, soit une économie de 75 W, avec une légère variation de performance entre 355 et 360 FPS.
Ce comportement s’observe également dans d’autres configurations. Lorsque MFG est désactivé, la consommation diminue de 49 W (de 426 W à 387 W) avec une fréquence stable de 51 à 52 FPS. L’utilisateur a également reproduit ces résultats dans Cyberpunk 2077, où la carte passe de 420 W à 386 W tout en conservant des performances identiques. Il est important de noter que chaque carte graphique possède des caractéristiques de fabrication légèrement différentes, ce qui explique pourquoi les valeurs exactes du sous-voltage peuvent varier d’un modèle à l’autre.
Une solution qui montre que NVIDIA pourrait améliorer sa copie
Cette méthode de gestion de la puissance est particulièrement intéressante pour les propriétaires de cartes RTX 5090, qui pourraient rencontrer des difficultés similaires avec leurs connecteurs d’alimentation. Bien que le test ait été réalisé sur une RTX 4090, dont la TDP par défaut est de 450 W, les principes observés s’appliquent à l’architecture actuelle de NVIDIA. L’utilisation d’outils comme MSI Afterburner permet aux utilisateurs d’ajuster finement la tension pour atteindre ces niveaux de stabilité.
Outre la protection des composants physiques contre la surchauffe, le sous-voltage contribue également à maintenir des températures de fonctionnement plus basses et un niveau sonore réduit. Il ne s’agit pas d’une solution magique qui transforme la carte en un composant moins puissant, mais d’une optimisation qui permet d’exploiter pleinement les capacités de la puce tout en évitant les pics de consommation dangereux. Cette approche offre une alternative viable pour ceux qui souhaitent utiliser DLSS 5 sans craindre pour l’intégrité de leurs connecteurs d’alimentation.
AMD a officiellement introduit deux nouveaux processeurs destinés à ceux qui veulent un PC tout en ménageant leur budget : le Ryzen 5 5500F et le Ryzen 5 7500. Ces deux puces, toutes deux dotées de six cœurs, visent à proposer des solutions performantes pour les utilisateurs qui ne souhaitent pas dépenser excessivement. Le premier modèle s’adresse à la plateforme AM4, tandis que le second cible l’architecture AM5 plus récente.
(Image credit: Tom’s Hardware)
Une architecture Vermeer pour le Ryzen 5 5500F
Il est important de noter que le Ryzen 5 5500F ne doit pas être confondu avec le modèle standard Ryzen 5 5500. Bien que leurs noms soient similaires, ils reposent sur des puces différentes. Le Ryzen 5 5500F est basé sur l’architecture Zen 3 de la série Ryzen 5000, nommée Vermeer, qui utilise une architecture multi-chiplet. En revanche, le Ryzen 5 5500 classique provient de la série Ryzen 5000G (nommée Cezanne) et possède une puce monolithique.
En réalité, il est plus juste de considérer le Ryzen 5 5500F comme une version à « binning inférieur » du Ryzen 5 5600. Ce dernier dispose de 32 Mo de cache L3, alors que le 5500F n’en possède que 16 Mo, soit la moitié. De plus, la fréquence de boost du 5500F est inférieure de 500 MHz par rapport au 5600. Malgré cette réduction de cache et de fréquence, le nouveau modèle offre un avantage significatif : il prend en charge le PCIe 4.0, contrairement au Ryzen 5 5500 qui se limite au PCIe 3.0. Cette fonctionnalité permet d’exploiter pleinement les vitesses des SSD et des cartes graphiques modernes.
Le Ryzen 5 7500 intègre la puce graphique
Côté plateforme AM5, le Ryzen 5 7500 représente une variante intéressante du Ryzen 5 7500F. Les spécifications techniques des deux modèles sont identiques en termes de performances brutes : six cœurs, 12 threads, une fréquence de base de 3,7 GHz et un boost allant jusqu’à 5,0 GHz. Le TDP reste fixé à 65 W et le cache total de 38 Mo (6 Mo L2 + 32 Mo L3) est inchangé.
La différence majeure réside dans l’intégration d’une unité graphique Radeon RDNA 2. Cette puce graphique embarquée dispose de deux Compute Units fonctionnant jusqu’à 2,2 GHz. Cette fonctionnalité permet aux utilisateurs qui ne souhaitent pas investir immédiatement dans une carte graphique dédiée d’utiliser le processeur pour afficher leur écran. Cependant, pour les joueurs exigeants, la différence de performances avec le Ryzen 5 7600, qui possède une fréquence de boost légèrement supérieure (5,1 GHz), pourrait être perceptible dans certains scénarios de travail intensif, bien que l’écart soit souvent négligeable dans le jeu.
Concernant la disponibilité et le prix, les informations varient selon les régions. Aux États-Unis, le Ryzen 5 5500F est commercialisé à 99 $, tandis que le Ryzen 5 7500 est vendu 189 $. En Europe, des revendeurs comme Scan Computers affichent des prix de 87,98 £ pour le modèle AM4 et 167,99 £ pour le modèle AM5. Certains analystes soulignent que le Ryzen 5 7500 pourrait offrir moins de valeur ajoutée face à des concurrents plus récents comme le Ryzen 5 9600X, disponible à un prix similaire mais avec une architecture Zen 5 supérieure.
Microsoft poursuit actuellement le déploiement de son programme Disc-to-Digital sur la plateforme Xbox. Cette initiative vise à offrir aux utilisateurs de jeux physiques les mêmes avantages que les versions numériques. Lorsqu’un disque compatible est inséré dans une console Xbox One ou Xbox Series X, une licence numérique est automatiquement ajoutée au compte de l’utilisateur. Cela permet de lancer le jeu sans que le disque soit présent et, selon la compatibilité, de jouer via Xbox Cloud Gaming ou Xbox Play Anywhere.
Les tests ont officiellement débuté le 31 août, initialement réservés à des participants sélectionnés du programme Xbox Insider. Au lancement, le système fonctionnait déjà avec des centaines de titres, bien que l’absence de jeux de plusieurs grands éditeurs ait été remarquée. Les utilisateurs ont constaté que les titres de Square Enix, SEGA et Bandai Namco n’étaient pas pris en charge. De même, les disques Ubisoft renvoyaient un message indiquant qu’aucune licence numérique n’était disponible.
Ubisoft active ses titres après un délai
Selon les informations rapportées par Jez Corden, journaliste chez Windows Central, la situation a évolué pour Ubisoft. De nombreux titres de l’éditeur sont désormais activés pour le programme. La liste inclut des jeux comme Far Cry 4, Far Cry Primal et Trials Fusion, ainsi que plusieurs entrées de la série Assassin’s Creed. Ces données suggèrent qu’Ubisoft n’avait pas rejeté le programme de manière définitive, mais que ses titres n’avaient tout simplement pas été activés lors de la phase de test précoce.
Il est important de noter que cette activation intervient après que les premiers utilisateurs ont signalé l’absence de prise en charge. Les jeux concernés peuvent désormais bénéficier de la conversion de leur support physique en licence numérique, offrant ainsi une flexibilité accrue aux joueurs possédant ces disques.
Une expansion potentielle vers d’autres éditeurs
Outre Ubisoft, d’autres éditeurs examinent actuellement les détails du programme avant de prendre une décision sur leur participation. Jez Corden anticipe que Square Enix pourrait rejoindre l’initiative prochainement, compte tenu de son soutien existant à Xbox Play Anywhere et Xbox Cloud Gaming. Cependant, cette éventuelle participation n’a pas encore été confirmée officiellement.
Si Square Enix décidait de s’aligner sur le modèle de Microsoft, des titres majeurs tels que Final Fantasy XVI, Final Fantasy VII Rebirth et Dragon Quest VII Reimagined pourraient devenir éligibles au programme Disc-to-Digital. À ce stade, il reste toutefois difficile de savoir exactement quels titres seront pris en charge par les autres éditeurs potentiels. La décision finale dépendra de l’évaluation des détails techniques et commerciaux par chaque maison d’édition concernée.
Microsoft a officiellement annoncé aujourd’hui un tournant majeur dans la carrière de Hideo Kojima. Son prochain projet, baptisé Physint et considéré comme le successeur spirituel de la saga Metal Gear Solid, ne sera pas lancé par Sony mais par Xbox. Cette décision marque la fin d’une collaboration initiale avec PlayStation Studios et l’ouverture d’une nouvelle ère pour le réalisateur japonais au sein de l’écosystème Microsoft. Chez les fans de la PlayStation, autant le dire clairement, c’est une décision qui passe très mal.
Le studio Kojima Productions avait d’abord présenté Physint lors d’un événement en 2024, avec le soutien enthousiaste d’Hermen Hulst, responsable de PlayStation Studios. Cependant, des rumeurs ont circulé concernant l’avenir du titre. Selon les déclarations de Kojima, PlayStation Studios a notifié l’annulation du projet au milieu du mois de juin de cette année. Déterminé à maintenir le développement, le studio a passé les trois derniers mois à rechercher activement un nouveau partenaire.
Une nouvelle alliance stratégique avec Microsoft pour la Xbox et… le PC ?
Après des négociations intensives, Kojima Productions a choisi de s’associer à nouveau avec Xbox. Asha Sharma, la nouvelle directrice générale de Microsoft Gaming, a salué ce choix. Elle a indiqué que l’ambition de Kojima de défier les conventions reflétait la créativité qu’elle souhaite soutenir. Ce partenariat s’inscrit dans une stratégie plus large de Sharma pour redéfinir l’identité de Xbox, incluant le retour de titres exclusifs comme Gears of War : E-Day. Et redéfinir l’identité Xbox, nous en parlons depuis bien longtemps, c’est aussi anticiper un rapprochement avec le PC.
La collaboration ne se limitera pas aux jeux vidéo. Xbox continuera également à produire OD, un jeu d’horreur qui est lui-même un successeur spirituel du projet PT jamais terminé. Le partenariat s’étendra par ailleurs au cinéma et à la télévision. Kojima a confirmé que le développement de Physint est toujours en cours et que le titre restera fidèle à son concept d’action-espionnage pour la prochaine génération.
Un projet ambitieux mêlant jeu et cinéma
Physint est décrit comme une expérience hybride, à la fois jeu vidéo interactif et film. Kojima a expliqué que le titre utilisera des technologies de pointe pour offrir un niveau de réalisme inédit. Le réalisateur a confirmé la participation de plusieurs acteurs, dont Charlee Fraser, Don Lee et Minami Hamabe. Des extraits vidéo montrent déjà des rendus graphiques très avancés, suggérant une intégration poussée des performances d’acteurs dans le monde virtuel. Gardons à l’esprit que depuis plusieurs mois, plusieurs rumeurs laissent entendre que Microsoft cherche à acquérir des droits de licence pour 300 millions de dollars afin d’adapter des franchises comme The Elder Scrolls , Diablo et d’autres au cinéma et à la télévision.
Concernant la date de sortie, Kojima avait estimé précédemment que le projet nécessiterait encore cinq à six ans de développement. Le titre est actuellement en phase de conception, tandis que le réalisateur travaille sur les concepts et le casting. Bien que le moteur graphique utilisé ne soit pas encore révélé, l’objectif est clair : repousser les limites du divertissement numérique en fusionnant les arts du jeu et du cinéma.
Ce changement de plateforme représente une victoire significative pour Microsoft dans la course aux talents créatifs. Pour Kojima Productions, cette opportunité permet de poursuivre une vision artistique unique, loin des contraintes potentielles d’une annulation brutale. Le monde du jeu vidéo attend avec impatience de découvrir ce que Physint apportera de nouveau au genre de l’action-espionnage.
Hier, Apple a fait sa traditionnelle conférence de rentrée au cours de laquelle nous attendions tous les nouveaux iPhone (et leurs tarifs). Pas vraiment de surprise puisque autant les iPhone 18 que le nouvel iPhone Duo étaient attendus. La vraie source de questions et de curiosité, c’est la puce A20 Pro.La puce A20 Pro dans un iPhone Duo
Petit tournant : les derniers procédés de TSMC d’abord sur les smartphones, avant le PC
Il s’agit du premier SoC destiné à l’iPhone gravé en 2 nm, avec le procédé N2 de TSMC utilisant des transistors GAAFET. Cette puce équipe les iPhone 18 Pro, iPhone 18 Pro Max ainsi que le nouvel iPhone Duo pliable. Pour le clin d’œil, vous aurez sans doute remarqué que la marque à la pomme n’a présenté AUCUNE gamme en dessous du 18 Pro… Mais revenons-en à ce SoC en 2 nm. Son CPU conserve six cœurs, avec deux « super cores » hautes performances et quatre cœurs économes en énergie. Apple annonce jusqu’à 20 % de performances supplémentaires pour les deux cœurs les plus rapides par rapport à l’A19 Pro. Les premiers résultats Geekbench 6.7 donnent désormais une indication plus concrète. Sur un iPhone 18 Pro Max équipé de 12 Go de mémoire, les deux cœurs rapides atteignent 4,93 GHz. L’Apple A20 Pro obtient 4 725 points en monocœur et 12 575 points en multicœur. Le GPU passe, quant à lui, à sept cœurs, contre six sur la génération précédente, avec des Neural Accelerators intégrés et la prise en charge du ray tracing matériel. Apple annonce jusqu’à 40 % de performances graphiques supplémentaires. Le test Geekbench Metal affiche effectivement 64 069 points, contre 45 683 points pour l’A19 Pro, soit une progression proche de 40 %. L’architecture comprend également deux Neural Engines de 16 cœurs, soit 32 cœurs au total, tandis que les calculs FP8 profiteraient de performances doublées. La bande passante mémoire progresse de 50 %. Au bilan, le premier résultat qui frappe concerne les performances monocœur de la nouvelle puce Apple : elles sont particulièrement élevées. Le Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6 obtient, dans un premier résultat Geekbench, 3 434 points en monocœur et 9 334 points en multicœur, malgré une fréquence atteignant 5,01 GHz. Sur ces résultats précis, l’A20 Pro affiche donc environ 38 % d’avance en monocœur et 35 % en multicœur. Le Dimensity 9600 Pro de MediaTek tourne autour de 3 400 points en monocœur et 12 000 points en multicœur. Là encore, Apple conserve une large avance avec un seul cœur, tandis que l’écart devient beaucoup plus réduit lorsque tous les cœurs travaillent ensemble. Le Xring O3 de Xiaomi montre d’ailleurs la principale limite de l’approche Apple. Grâce à ses dix cœurs, il atteint 14 350 points en multicœur, soit environ 14 % de mieux que l’A20 Pro, même si Apple reprend une avance d’environ 28 % en monocœur.
Apple A20 Pro : une conception moderne et une philosophie différente
Au-delà des performances, c’est aussi le choix de packaging de la puce qui nous intéresse. Le fait d’avoir pu placer la mémoire à côté du SoC plutôt qu’au-dessus est un choix pertinent. Le silicium peut ainsi être directement relié à la chambre à vapeur. Cette dernière offre une surface trois fois plus importante que sur l’iPhone 17 Pro. Apple annonce ainsi jusqu’à 40 % de performances soutenues supplémentaires face à l’iPhone 17 Pro, et jusqu’au double par rapport à l’iPhone 16 Pro. Comme pour les benchmarks Geekbench, il faut cependant conserver une certaine prudence. Un benchmark, si bon soit-il, reste une photographie à l’instant T et ne remplace pas des tests prolongés de température, de consommation, d’autonomie et donc l’observation des effets du fameux throttling… En conclusion, il est intéressant d’observer qu’Apple fait un vrai bond non seulement sur la technologie de sa puce, mais aussi sur la philosophie de sa conception. C’est aussi le luxe d’Apple de pouvoir concevoir des puces pour son unique usage et non pour les vendre à d’autres. Ainsi, avec un GPU à sept cœurs, davantage d’accélérateurs neuronaux, deux Neural Engine totalisant 32 cœurs, une bande passante mémoire en hausse de 50 % et une conception thermique profondément revue, on dispose d’une puce particulièrement adaptée à l’essor des traitements d’intelligence artificielle exécutés directement sur le smartphone. Elle doit également profiter aux jeux, à la photographie computationnelle, au traitement vidéo et au multitâche.
Selon une publication officielle, Sony Japon a défini avec précision ce qui constitue désormais du harcèlement de la part de clients. Le texte met en garde contre les demandes répétées ou prolongées, les exigences de compensation excessives, ainsi que l’usage d’un langage abusif, de menaces ou de diffamation. La firme inclut également dans sa liste les attitudes intimidantes, les comportements discriminatoires ou sexuels, ainsi que les attaques dirigées contre des employés.
Une nouvelle politique de protection des employés
La communication de Sony est sans équivoque sur les conséquences de ces comportements. L’entreprise stipule que la dignité et la sécurité de ses salariés ne doivent en aucun cas être menacées par des paroles ou des exigences dépassant les normes sociales raisonnables. En cas de confirmation d’un acte de harcèlement, Sony se réserve le droit de restreindre ou de suspendre totalement le service client afin de garantir la sécurité de son personnel.
Le document détaille des situations spécifiques considérées comme inacceptables, telles que forcer quelqu’un à se prosterner, se rendre sur les lieux de l’entreprise sans autorisation ou exiger des excuses de manière excessive. Sony indique clairement sa volonté de faire appel à la police, aux avocats et à d’autres autorités si nécessaire, en envisageant des mesures légales et des procédures pénales pour faire respecter cette nouvelle ligne de conduite.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une loi récente au Japon obligeant les entreprises à prendre des mesures préventives contre le harcèlement de clients envers leurs travailleurs. Sony espère que ces règles permettront de calmer la situation et de reconstruire des relations saines, tout en respectant à la fois les clients et les employés.
Malgré le bad buzz, Sony ne recule pas…
Malgré l’ampleur de la contestation, Sony maintient fermement sa décision. La firme a indiqué qu’elle avancerait « prudemment » avec son projet, quelles que soient les opinions fortes exprimées par les joueurs. Cette détermination s’est manifestée dès l’annonce en juillet, laquelle a déclenché une pétition sur Change.org rassemblant rapidement 200 000 signatures, avant de s’approcher des 400 000.
Plusieurs actions en justice ont été déposées contre Sony. Dans le cadre d’un recours collectif, la firme a tenté d’orienter le dossier vers une procédure d’arbitrage extrajudiciaire, arguant que les consommateurs raisonnables ne seraient pas induits en erreur en croyant posséder leurs jeux numériques. Les plaignants soutiennent en effet que l’utilisation de boutons « Acheter » sans mention claire du caractère temporaire et révocable de la licence constitue une tromperie.
En définitive, Sony semble avoir choisi de ne pas céder face à la pression. La nouvelle politique de harcèlement vise à encadrer les réactions des utilisateurs, tandis que la firme continue de préparer la transition vers un modèle entièrement numérique, considérant que la vente de licences numériques est la norme inévitable de l’industrie.
En 2025, Noctua exposait au Computex un prototype de souris développé en collaboration avec la marque Pulsar. La particularité de ce modèle Feinmann F01 Noctua Edition ? Intégrer un ventilateur directement dans sa coque, tout en profitant d’une conception sans fil et d’un poids léger. Cette année, en juillet, la souris voyait officiellement le jour et Noctua nous a donc fait parvenir un exemplaire. Nous allons donc voir ce qu’elle donne concrètement.
Caractéristiques techniques :
Clairement, Noctua aligne une fiche technique haut de gamme avec ce modèle. La première chose à retenir, c’est la présence d’un capteur XS-2. Ce dernier atteint les 42 000 DPI tout en affichant une vitesse de 800 IPS et peut encaisser des accélérations de 70 G. Le tout est également épaulé par un processeur ARM 32 bits et bénéficie d’un taux d’interrogation de 8 000 Hz.
Au niveau des dimensions, la souris est plutôt massive et mesure 121,7 mm de longueur, jusqu’à 66,5 mm de largeur et jusqu’à 43,3 mm de hauteur. Malgré tout, le poids reste contenu. Rappelons qu’il s’agit là d’une souris sans fil qui intègre un ventilateur dont le but est de rafraîchir la main de son utilisateur. Cela commence à faire beaucoup d’éléments, mais le poids reste inférieur à 80 g puisque nous sommes à 73 g sur la balance.
Par ailleurs, avec ce modèle, nous ne retrouvons que deux boutons latéraux et c’est tout. Il s’agit également d’un modèle dont la coque asymétrique est prévue pour les droitiers. Malheureusement pour les gauchers, cette référence ne s’adresse pas à eux.
Configuration système requise :
Pour utiliser cette souris, il vous faudra un PC équipé d’un port USB et fonctionnant sous Windows, macOS ou Linux. La partie logicielle ne nécessite pas obligatoirement de téléchargement, mais une connexion internet sera nécessaire pour paramétrer la souris. Le logiciel Bibimbap est hébergé en ligne et sans internet, pas de paramétrage. Vous pourrez aussi passer par le Pulsar software qui vous donnera accès à quelques réglages en local.
Pour finir, la fiche de la marque mentionne quelques prérequis matériels pour exploiter le dongle 8K. Dans ces conditions, un port USB 3.0 est nécessaire ainsi qu’un processeur Intel Core i5 ou AMD Ryzen 5 au minimum.
[nextpage title= »Déballage »]
La boîte :
La Feinmann F01 Noctua Edition arrive dans un packaging aux couleurs de Noctua, dès lors, le marron domine clairement. Sur le devant, nous retrouvons une illustration de la souris avec une représentation nette du flux d’air généré par le ventilateur. Évidemment, l’élément mis en avant est l’intégration du ventilateur « Built-in cooling fan ».
À l’arrière, les dimensions de la souris sont clairement indiquées ainsi que son poids. Par ailleurs, nous apprenons que la souris se destine à des mains de taille moyenne à grande. Pulsar recommande cette souris si votre main mesure au moins 18 cm de longueur, pour des raisons de confort, on imagine. Avec ceci, le ventilateur est de nouveau mis en avant, ainsi que les capacités du capteur ou la finesse des réglages au DPI près ! Pour finir, la boîte mentionne une prise en main recommandée de type Palm Grip.
Après avoir retiré la partie supérieure de la boîte, nous retrouvons la souris emmitouflée dans une mousse de protection noire et épaisse. Juste à côté, un rabat portant le logo de Noctua est présent, c’est ici que se trouve la partie accessoire de notre mulot.
Le bundle :
La partie accessoire est plutôt intéressante et met en avant :
Une notice d’utilisation
Une carte de collection avec un bref rappel des caractéristiques de notre modèle
Un sticker Feinmann x Noctua
Le dongle 8K avec deux boutons
Un cordon USB aux couleurs de Noctua
On le verra par la suite, mais via le logiciel Bibimbap, on pourra attribuer des fonctions spécifiques aux boutons du dongle !
Le dessus :
Ça y est, nous pouvons enfin sortir la souris de son emballage. Sans surprise, nous retrouvons un mulot aux couleurs de la marque à la chouette. Dès lors, le marron et le beige dominent clairement puisque la coque sera intégralement beige avec des boutons latéraux et un insert arrière comportant le logo de Noctua. La molette est également marron, d’autant que cette dernière est en aluminium, ce qui garantit une certaine qualité de fabrication.
Comme on peut le voir, la coque est très largement perforée et les ouvertures n’ont pas de forme prédéfinie. Sur la Model O de Glorious, les ouvertures étaient de forme hexagonale tandis que la Liv d’Endorfy présentait des ouvertures triangulaires. Mais le point commun entre ces modèles résidait dans les perforations de petite taille, là, elles sont larges et de formes diverses. Mais la raison derrière ces perforations est bien connue : d’une part, économiser de la matière afin de réduire le poids au maximum et, d’autre part, permettre au flux d’air généré par le ventilateur de bien circuler et d’atteindre la main de l’utilisateur.
Dans l’absolu, nous retrouvons une souris toute lisse avec un plastique doux, mais bien rigide. Sur le côté gauche, les boutons supplémentaires sont présents tandis que l’on distingue la présence d’une diode juste devant. Pour finir, il n’y aura pas de bouton supplémentaire entre les clics droit et gauche, juste la molette.
Par contre, il est assez clair que le RGB est totalement absent et on ne peut pas compter un témoin de DPI comme un système d’éclairage à proprement parler. Comme quoi, même sur les périphériques de jeu à l’effigie de la marque à la chouette, il n’y a pas de loupiottes dans tous les sens… Mais Noctua l’a clairement annoncé : le RGB, les écrans ce n’est pas pour eux !
Le dessous :
Sous la souris, Pulsar intègre trois patins blancs dont deux larges situés dans le haut et dans le bas de la souris. Le troisième prend la forme d’un fin anneau et entoure le capteur de la souris. D’ailleurs, juste à côté du capteur, nous remarquons la présence d’un énième bouton. Ce dernier servira à allumer et éteindre la souris en restant appuyé dessus pendant 3 s. En appuyant brièvement dessus, on pourra faire défiler les DPI. Oui, vous en conviendrez, ce n’est pas un emplacement idéal.
Dans le même temps, nous remarquons que le socle de la souris est de couleur marron en plus de présenter de très larges ouvertures. Pour finir, le PCB comporte un marquage Feinmann… Le souci du détail, dirons-nous.
[nextpage title= »Logiciel Bibimbap »]
Pour ce qui est de la partie logicielle, si vous souhaitez avoir accès à tous les réglages, le mieux reste de passer par Bibimbap (oui, le logiciel porte le nom d’un plat coréen), le logiciel de Pulsar hébergé en ligne. Ce dernier est accessible via Chrome ou Microsoft Edge. Pour cela, rien de plus simple, il suffit de se rendre sur ce lien et de connecter la souris. Le logiciel est traduit en plusieurs langues dont le français.
Application Bibimbap :
Une fois connecté, on se retrouve face à plusieurs onglets :
Home : qui résume les paramètres en cours et les versions du firmware de la souris et du dongle
Personnaliser : pour attribuer des fonctions aux différents boutons de la souris
Performance : pour ajuster les différents réglages de la souris, DPI, polling rate, LOD, etc.
Macro : un éditeur de macro tout ce qu’il y a de plus classique
Alimentation et dongle : pour la gestion des boutons du dongle et de la mise en veille de la souris
Paramètres : notamment pour mettre à jour le firmware de la souris et du dongle
En soi, la partie logicielle est bien faite et l’interface reste claire et lisible. Nous retrouvons les paramètres essentiels comme le réglage de la sensibilité (verticale et horizontale) tandis que d’autres options supplémentaires comme le Mouse Rotation Calibration permettent de compenser l’orientation de la souris selon un angle de ±30°. Une autre option intéressante se situe dans l’onglet Power & Dongle et concerne le Long Distance Mode qui permet d’améliorer la stabilité de la connexion sur de longues distances. Cela peut être pratique si vous avez un PC branché sur une TV et que vous jouez depuis votre canapé par exemple.
Le logiciel Pulsar :
En opposition, Pulsar met à disposition une application locale pour la souris, mais cette dernière est plus… Condensée dirons-nous. La fenêtre principale permet de sélectionner l’appareil que l’on souhaite régler. Le second onglet est dédié à l’attribution des touches tandis que l’onglet Performance permet toujours de gérer le niveau de DPI notamment. Enfin, nous terminons avec un onglet Macro.
Cependant, le logiciel local ne permet pas de gérer l’attribution des fonctions liées aux boutons du dongle tandis que la Mouse Rotation Calibration ne semble pas non plus présente. Mais l’essentiel y est, disons que vous pourrez personnaliser votre souris en cas de panne internet ou de déplacement en LAN par exemple.
[nextpage title= »Test »]
Il est temps de prendre en main cette Feinmann F01 Noctua Edition de Pulsar et de vous donner nos impressions à son sujet. Nous l’avons utilisée pendant des parties de jeux vidéo ainsi qu’en navigation et bureautique plus classique. Qu’en avons-nous pensé ? Réponse maintenant !
La prise en main :
La Feinmann F01 Noctua Edition reste une souris assez imposante, on l’a vu. Dès lors, pour être à l’aise, il faudra avoir des paluches de taille respectable et à titre perso, je pense m’en sortir pas trop mal puisque ma main droite mesure 20 cm du bout du majeur jusqu’en bas de la paume. Dès lors, naturellement, j’arrive à la prendre en mode clawgrip avec mon index et mon majeur en forme de griffe. Ces derniers viennent s’appuyer sur l’avant des clics droit et gauche tandis que l’arrière de la souris vient en appui contre ma paume. Naturellement, mon pouce vient se placer sous les boutons latéraux tandis que mon annulaire et mon auriculaire viennent se placer sur la droite de la coque l’un au-dessus de l’autre. Finalement, la prise en main est naturelle et non guidée comme cela peut être le cas avec certaines références. On se souvient notamment de la Kone XP White par exemple.
Pour atteindre les boutons latéraux, il n’y a pas de gros effort à fournir, une simple levée de pouce suffit. D’ailleurs, les deux boutons sont espacés l’un de l’autre, ce qui évitera les actionnements par inadvertance dans le feu de l’action.
Autre élément à surveiller : la coque, cette dernière est totalement lisse et en matériaux composites. Selon la prise en main, cette dernière peut se montrer glissante, en tout cas, elle nous a échappé des mains une fois ou deux. Par ailleurs, les larges ouvertures ne sont pas inconfortables, loin de là. On les sent principalement dans le creux de la main et elles ne viennent pas tomber sous le pouce ou les doigts. Dans tous les cas, la sensation qui se dégage de cette souris, c’est un sentiment de solidité. La coque ne bouge pas et ne craque pas !
Pour ce qui est du poids, pour rappel, nous sommes à 73 g avec ce modèle ce qui est à la fois léger et pas tout à fait. En effet, nous sommes à des années lumières des souris de type Corsair M65 qui pesait jusqu’à 115 g dans sa version RGB Elite. Cependant, si vous cherchez la légèreté à tout prix, ASUS propose une excellente Harpe II Ace à seulement 48 g par exemple. Mais ce serait négliger le fait qu’il s’agit d’une souris sans fil avec ventilateur embarqué.
À l’usage :
À l’usage, la souris fait clairement le café bien qu’il manque selon moi une petite fonction essentielle : celle du bouton sniper. Pour faire simple, on appuie sur un bouton, le niveau de DPI descend le temps où le bouton est pressé pour remonter lorsqu’il est relâché. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une fonctionnalité dont je me sers en jeu, c’est quelque chose que j’ai pour habitude d’utiliser lors de mes retouches photo et cette fonction est malheureusement absente ici. Bien que l’on puisse tricher en réduisant le nombre de cycles DPI tout en attribuant une fonction de cycle de DPI sur un des deux boutons latéraux. Mais il faut appuyer une première fois pour réduire la sensibilité et rappuyer une seconde fois pour la remonter.
Autrement, je n’ai pas à me plaindre de la précision du capteur de la souris. En effet, dans Half Sword (simulation de combat médiévale basée sur la physique), j’arrive aisément à placer la pointe de mon épée sous l’aisselle d’un adversaire ou à taper précisément le sommet du casque de l’ennemi avec une arme de hast. En FPS, même chose, le suivi des adversaires se fait sans accroc et sans décrochage, même dans les moments les plus intenses, ça il n’y a pas de souci à se faire.
Par ailleurs, le capteur peut se montrer très sensible, encore une fois, il ne fait aucun doute que personne n’utilisera sa souris aux 42 000 DPI permis par ce modèle (personnellement, je suis entre 1 800 et 2 000 DPI). Cependant, ce qui est intéressant, ce sont les différents paramètres permis par le logiciel, notamment avec le Mouse Rotation Calibration (±30°). Une option typiquement destinée aux gamers coréens qui jouent clavier et souris de travers.
Sinon, brièvement, petit mot sur les clics de la souris que je trouve loin d’être désagréables, c’est même tout le contraire puisqu’ils ont tendance à être moins durs que ceux de la Liv que j’utilise quotidiennement. Quant à la molette, cette dernière conserve des crans bien marqués, en jeu, nous n’avons pas eu de problème de défilement, on tombait pile sur la bonne arme.
Le dongle :
C’est peut-être bête, mais le dongle n’est pas juste un vulgaire dongle, puisque ce dernier est pourvu de deux boutons. Si celui de droite est attribué au cyclage des DPI et ne peut pas être changé, le bouton de gauche est plus permissif. On pourra y attribuer des fonctions de changement de profil, de gestion du ventilateur, de gestion du polling rate, du LOD, etc., etc. De plus, sous chaque bouton, nous avons une diode (désactivable) qui renseigne sur l’état du profil/sensibilité/vitesse du ventilateur/etc. selon la couleur qu’on lui a assignée.
Le ventilateur :
Évidemment, ce que nous attendions tous, c’était la partie sur le ventilateur et le moins que l’on puisse dire, c’est que nous avons été agréablement surpris par son utilité. En effet, il ne s’agit pas juste d’un gadget marketing, surtout en ces temps caniculaires (heureusement, ça se termine). Eh oui, le ventilateur va donc créer un flux d’air qui viendra rafraîchir la paume de notre main… En plus de ça, c’est un bon moyen de lutter contre la transpiration puisque tant qu’il tournait, notre main restait sèche, du moins, la partie exposée au flux d’air.
Le ventilateur peut tourner selon quatre profils de vitesse allant de plus en plus vite. De notre côté, le laisser tourner en « seconde » s’est largement montré suffisant. À fond, le petit NF-A4x10 se montre audible en plus de devoir vider la batterie vitesse grand V.
Attention cependant, puisque quand il fait chaud, c’est agréable, mais ça l’est un peu moins lorsque la température ambiante redescend. #JeRaconteMaVie, mais un matin alors qu’il faisait plus frais (en Bretagne, on a eu des matinées plus fraîches), eh bien, un air ventilé sur la main à 18 °C, à la longue, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus agréable.
Heureusement, sa vitesse peut être réglée selon quatre profils de vitesse. Pour cela, vous avez plusieurs façons de l’enclencher :
Appuyer simultanément sur les deux boutons latéraux et tourner la molette vers le haut
Attribuer la montée en régime du ventilateur sur un des deux boutons du dongle
Dans tous les cas, le ventilateur se coupe lorsque la souris affiche un niveau de batterie faible.
L’autonomie :
Difficile de mesurer objectivement la durée de vie de la batterie de la souris, puisque le ventilateur est un élément qui aura une forte influence sur la durée de vie de cette dernière. En revanche, de ce que l’on a vu, en activant et désactivant le ventilateur de temps à autre (vitesse 2 en moyenne), je tombe globalement à deux ou trois jours d’autonomie. Il faut dire que la batterie n’est pas énorme, pour gagner du poids notamment. Par ailleurs, pour économiser, on n’hésitera pas à jouer sur le mode veille, réglé sur 1 min. En gros, après une minute d’inactivité, la souris se coupe. Lorsque le niveau de batterie atteint un certain niveau, la diode sur le côté de la souris ainsi que celles présentes sur le dongle se mettent à clignoter en rouge, signe qu’il est temps de la recharger. Quant à la recharge, cette dernière est assez rapide puisque nous rechargeons la batterie en quelques dizaines de minutes tout au plus.
En l’état, nous avons vu des souris avec beaucoup plus d’autonomie, cependant, nous devons prendre en compte la présence du ventilateur et du polling rate à 8 000 Hz couplé à une batterie plutôt légère pour ne pas transformer la souris en enclume et nous avons une durée d’utilisation assez limitée entre deux charges.
La glisse :
En matière de glisse, les trois patins présents sous la souris font clairement leur travail sur notre tapis Noctua NP-DM3. Si je compare avec la Liv d’Endorfy, une souris que je trouve aussi très agréable à utiliser, le ressenti est beaucoup plus feutré là où avec la souris d’Endorfy j’ai l’impression de ressentir davantage le grain du tapis, bref, j’ai l’impression de glisser sur de la soie avec la Feinmann F01 Noctua Edition là où avec l’autre, c’est plus du coton disons.
Sinon, côté glisse, la souris de Pulsar est un peu plus freinée dans ses déplacements que la Liv, mais notre théorie à ce sujet, c’est que des patins plus petits opposent moins de résistance et une glisse plus fluide. En contrepartie, la texture du support est moins filtrée.
Avec le câble, ce dernier reste assez rigide et oppose forcément une petite résistance à l’usage, chose que nous n’avons pas avec la Liv par exemple avec son câble dont la souplesse est exemplaire. On aurait apprécié un cordon USB plus permissif à ce sujet.
[nextpage title= »Conclusion »]
Nous arrivons maintenant au terme de ce test de la Feinmann F01 Noctua Edition de Noctua. Alors, qu’en avons-nous pensé ?
Le ventilateur, ce n’est pas un gadget, surtout après cet été !
Avec cette souris, Pulsar et Noctua s’associent pour greffer un ventilateur à l’intérieur. Le résultat est selon nous convaincant, surtout si vous êtes du genre à transpirer des mains en jouant. Clairement, le petit flux d’air apporté par le ventilateur fait du bien, et on aurait bien aimé l’avoir durant la canicule de fin juin. Mais le mois de septembre peut encore réserver quelques surprises (on n’espère pas), donc il est fort probable qu’on le rallume d’ici à la fraîcheur automnale. Attention cependant, si le flux d’air est agréable et limite grandement la moiteur des mains, si vous jouez dans un environnement frais, typiquement l’hiver, il peut devenir désagréable. Heureusement, son contrôle est bien pensé et on peut le couper ou gérer sa vitesse directement depuis la souris elle-même.
Pour le reste, la souris propose une prise en main libre et non forcée comme cela peut être le cas avec certains modèles. Les larges ouvertures sont là pour réduire le poids de la coque, mais aussi permettre au ventilateur de vous rafraîchir la main. Bref, il n’y aura pas à se forcer à l’utiliser avant de l’apprécier.
Un dongle utile :
Autre élément bien pensé : le dongle puisque ce dernier ne remplit pas simplement le rôle de récepteur sans fil, non. Il dispose de deux boutons physiques dont un paramétrable à votre convenance. La souris étant assez limitée à ce niveau, juste deux boutons latéraux, cela permet d’attribuer une fonction supplémentaire accessible à portée de main. De plus, les témoins lumineux qu’il embarque sont des signaux visuels supplémentaires en cas de batterie faible. Dans ces conditions, tout clignote en rouge !
Sans fil, mais avec une autonomie assez limitée :
En matière d’autonomie, vous aurez le droit à quelques journées de travail entre deux recharges, cependant, on n’arrive pas au niveau des modèles dont la tenue de la batterie est la plus conséquente. En effet, nous supposons que pour des raisons techniques, une trop grosse batterie n’a pas été retenue, surtout pour des raisons de poids. En l’état, cette Feinmann F01 Noctua Edition pèse déjà 73 g, sans être excessivement lourde, ce n’est pas non plus la plus légère des souris lightweight du marché. Ajoutez à cela son ventilateur et on atteint un cap. Par ailleurs, la batterie se charge rapidement et en quelques minutes, on regagne quelques heures d’utilisation. Heureusement puisque le câble reste assez rigide pour une utilisation 100 % filaire.
Un logiciel sans installation :
Pour la partie logicielle, Pulsar nous propose deux options, soit on passe par le logiciel à installer en local, soit on passe par Bibimbap, un software hébergé en ligne accessible depuis le navigateur. Si le premier peut être utile en cas de déplacement ou dans des scénarios où l’on n’a pas accès à internet, le second donne accès à plus d’options, notamment au niveau de l’attribution des fonctions du dongle. Bref, on installera le logiciel local au cas où, selon les besoins. Toutefois, je trouve dommage qu’une fonction « sniper » ne soit pas présente, nous la trouvons fort utile pour les retouches photos ou le jeu.
Une facture qui met une claque derrière la tête ?
Malheureusement, la disponibilité est encore erratique et pour se la procurer, il faudra se tourner vers la boutique en ligne de Pulsar. Là-bas, la souris s’affiche à un prix élevé puisqu’il est question d’une facture à 199,00 €. Oui, c’est très cher, mais il s’agit aussi, à notre connaissance, de la seule souris avec un ventilateur intégré. Derrière, nous retrouvons également une qualité de construction au top ainsi qu’une fiche technique haut de gamme. Maintenant, à vous de voir si vous êtes prêt à investir une telle somme.
Pulsar Feinmann F01 Noctua Edition :
On a aimé :
La fiche technique haut de gamme
La qualité de construction et la présence d’une molette en aluminium
Le ventilateur embarqué qui empêche d’avoir les mains moites, même après de longues heures de jeu
Le dongle qui ne sert pas que de récepteur sans fil
Le logiciel Bibimbap entièrement en ligne…
Mais Pulsar propose un utilitaire à installer garantissant un accès aux réglages de la souris même hors ligne
Le poids contenu malgré la présence d’une batterie et du ventilateur
On a moins aimé :
Le logiciel local qui ne propose pas toutes les fonctionnalités de la version en ligne
L’absence d’une fonction « sniper »
La disponibilité très limitée
Le montant de la facture
Avec cette souris, Pulsar et Noctua s’associent pour nous proposer une référence originale et convaincante. Comme toujours avec la marque à la chouette, il ne faudra pas être allergique aux couleurs puisque l’on retrouve le marron et le beige, coloris historiques de la marque. Selon nous, l’ajout du ventilateur est une bonne chose, surtout après l’été catastrophique que nous venons de passer. Ce dernier viendra rafraichir votre main et fortement limiter la transpiration. Derrière cela, nous avons affaire à une souris sans fil à l’autonomie certes limitée, mais également conditionnée par le poids de 73 g. Sans être la souris la plus légère du marché, ce n’est pas non plus une enclume à déplacer. Enfin, le logiciel est disponible en ligne ou sous la forme d’une solution locale à installer sur votre PC. Attention, puisque le soft à installer est une version condensée de l’utilitaire en ligne et que la fonction sniper est absente. Enfin, la facture reste élevée tandis que la disponibilité n’est pas (encore ?) généralisée.