Test : Threadripper 7980X – 7970X et ASUS Pro WS TRX50-Sage

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[nextpage title= »Introduction : »]

C’est une superbe opportunité que nous avons eu par AMD France de pouvoir mettre la main sur un exemplaire du processeur Ryzen Threadripper 7980X, mais aussi de son petit frère, le Ryzen Threadripper 7970X ! Un tout grand merci à eux. Pour rappel, la nouvelle génération des AMD Ryzen Threadripper a été dévoilée le 19 octobre 2023. AMD en a profité pour annoncer l’arrivée des modèles Threadripper PRO et également la disponibilité de trois processeurs (non PRO) qui se destinent aussi au grand public. Les deux CPU que nous avons réceptionné au sein du labo font partie de cette série. Nous allons donc pouvoir vous proposer les performances de ce Threadripper 7980X et de ses 64 cœurs ainsi que du 7970X et ses 32 cœurs.

Et si nous avions besoin de teaser cet article : « 130K à Cinebench R23 et 4 x 32 GB cadencés à 7800 MT/s CL34, ça vous dit ? »

Et pour nous facilité la vie, AMD France a mis à notre disposition d’autres composants afin de les tester dans les meilleures conditions. Nous avons donc également réceptionné une carte mère ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi, un kit G.SKill ZETA R5 NEO EXPO de 128 GB à 6400 MT/s ainsi qu’un système de refroidissement NZXT Kraken 360 mm.

[nextpage title= »Ryzen Threadripper 7980X et 7970X : »]

Débutons avec la présentation des deux stars du jour, les Ryzen Threadripper 7980X et 7970X. Ce sont des versions boites que nous avons réceptionné et qui reprennent un dress code dans l’esprit d’AMD avec des touches orange et le gris. Sachez que pour les versions PRO, le code couleur sera gris et argenté. Aucun de ces processeurs ne disposent d’une solution de refroidissement en bundle. C’est assez logique puisqu’il sera nécessaire d’opter pour un refroidissement de type AIO comme le conseil AMD pour les tenir bien au frais.

 

Les Threadripper 7000X non PRO :

La gamme de ces Ryzen Threadripper se compose actuellement de trois processeurs disposant de 24, 32 et 64 cœurs. Les processeurs Threadripper PRO disposeront de 12 CCD alors que les non PRO en auront au maximum 8. Comme nous vous le disions dans l’introduction, nous allons retrouver le Ryzen Threadripper 7980X, 7970X et 7960X.

Le modèle haut de gamme, le Ryzen Threadripper 7980X dispose de 64 cœurs et 128 threads, un cache de 320 MB et un TDP de 350 watts. La fréquence Boost max pourra atteindre les 5.1 GHz. En ce qui concerne notre autre sample, le Ryzen Treadripper 7970X, il dispose lui de 32 cœurs et 64 threads. Le cache est de 160 MB avec un TDP également de 350 watts. En ce qui concerne sa fréquence Boost, elle pourra atteindre les 5.3 GHz.

Dans la boite, à l’arrière du processeur est bien protégé dans un bloc de mousse, on retrouve l’outil orange nécessaire pour déverrouiller le socket sTR5 des cartes mères compatibles Ryzen Threadripper. L’autre élément est un support pour les waterblocks/pompe Asetek comme celle du kit de refroidissement liquide de type AIO NZXT Kraken 360 mm.

Le processeur Ryzen Threadripper est glissé dans un support plastique orange. Celui-ci à toute son importance comme nous le verrons lors de l’installation du processeur dans le socket de l’ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi.

 

Deux nouveaux chipsets : le WRX90 et TRX50

AMD a aussi annoncé l’arrivée de deux nouveaux chipsets : le WRX90 et le TRX50. Le premier se destine clairement aux professionnels alors que le TRX50 permettra d’accueillir les Threadripper non PRO mais pas que ! En effet, le socket sTR5 des cartes mères TRX50 pourra lui aussi accueillir lui aussi les CPU PRO.

La carte mère ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi que nous avons reçu est architecturée autour du chipset TRX50 et nous allons de ce pas vous la présenter !

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Comme nous vous le disions dans l’introduction, c’est un exemplaire de la carte mère ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi que nous avons réceptionné. Actuellement, c’est la seule carte au catalogue d’ASUS architecturée autour de ce chipset.

 

Le bundle :

Un petit tour par le bundle de cette ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi afin de voir si celle-ci bénéficie « d’accessoires particuliers ». Comme il s’agit d’une carte mère qui se destine au milieu professionnel, le bundle devrait être réduit et différent de ce que nous avons l’habitude de retrouver sur des cartes grands publics.

Finalement, on retrouve un bundle assez classique et réduit à sa plus simple expression, avec les câbles SATA, le Q-connector, le guide d’installation rapide.

 

L’architecture et le chipset W790 :

Cette ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi est architecturée autour du chipset AMD TRX50. Elle dispose d’un nouveau socket qui porte la référence sTR5. Comme vous allez pouvoir le constater, la taille du socket est plus grande que ce que nous avons l’habitude de voir notamment avec le socket AM5 actuel des cartes mères grand public.

Ce qui frappe directement, ce sont les imposants radiateurs sur le haut de la carte mère. C’est d’ailleurs un point commun aux différentes cartes mères annoncées par les marques pour ce chipset TRX50. Il semble donc nécessaire de pouvoir dissiper de manière efficace la chaleur des étages d’alimentations. À l’arrière de la carte mère, rien de particulier, il n’y a aucun autre dissipateur supplémentaire.

Le chipset TRX50 prend bien entendu en charge le PCIe 5.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente ainsi que le support de la DDR5. En parlant de DDR5, le chipset TRX50 accueille au maximum 4 emplacements mémoires contre 8 pour le WRX90. ASUS ne spécifie pas encore sur son site le support de la mémoire mais sachez qu’il ne s’agit pas de kits DDR5 comme nous avons l’habitude d’utiliser, mais bien de la DDR5 RDIMM (Registered DIMM).

 

Les différents radiateurs :

Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 280 mm, ce qui correspond au format CEB. Si vous faites l’acquisition de cette carte mère, n’oubliez pas de vérifier que votre boitier soit bien compatible avec ce format au risque de devoir la laisser poser sur sa boite.

La couleur dominante sur le PCB est le noir mais qui tranche avec les deux radiateurs gris métalisé. C’est un choix d’ASUS de conserver une couleur neutre. Le design est assez particulier puisque les emplacements mémoires se trouvent au-dessus et en-dessous du socket alors que si vous vous souvenez de la carte ROG Zenith II Extreme TRX40, les barrettes mémoires étaient à gauche et à droite du processeur.

Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de quatre, oui, rien que cela ! Tout d’abord, les deux imposants radiateurs situés de part et d’autre du socket et qui recouvre les étages d’alimentation. Le troisième, qui s’associe à ce duo, via un heatpipe, est aussi en charge de refroidir une partie des composants de l’étage d’alimentation. Nous visualiserons mieux la construction du PCB lorsque nous les aurons démonté.

Oh, mais quelle surprise, en réalité, les deux plaques métallisées dissimulent deux ventilateurs de 40 mm chargés de tenir au frais les étages d’alimentation. Au premier coup d’œil, nous aurions pu croire que la carte était entièrement passive, mais ce n’est pas du tout le cas. Personnellement, nous trouvons d’ailleurs la carte plus jolie sans les caches métalliques.

Enfin, le quatrième est celui qui recouvre le chipset mais pas que, nous vous en reparlons un peu plus loin dans l’article. La hauteur est faible afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques.

 

Le socket et les PCIe :

L’espace autour du socket est assez restreint et cela est assez logique au vue de sa taille mais aussi des différents radiateurs qui l’entourent. Cette ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi peut accueillir au maximum quatre barrettes mémoires de DDR5. Malheureusement, aucune info sur les spécifications de ces emplacements. Ce que nous pouvons déjà dire, c’est que le kit que nous avons réceptionné pour la tester est un G.SKill ZETA R5 EXPO à 6400 MT/s de 128 GB.

On retrouve pas moins de cinq emplacements PCIe : trois sont des 5.0 16x et deux des 4.0 16x. Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose de deux connecteurs 24-pins et de quatre 8-pins. Vous pourrez donc connecter jusqu’à deux alimentations si nécessaire. Sachez que AMD recommande au minimum, une alimentation de 1600 watts pour le Threadripper 7980X.

Certains connecteurs d’alimentation disposent d’un cache afin de ne pas confondre avec ceux qui doivent être alimentés si vous n’utilisez qu’une seule alimentation !

 

Trois emplacements SSD M.2 :

Le premier emplacement SSD M.2 se trouve sous les deux ports PCIe 5.0 x4. Les deux autres, plus difficile à localiser, se trouvent en réalité sous le radiateur qui recouvre le chipset. Les deux SSD M.2 5.0 x4 sont compatibles 2242/2260/2280 alors que le troisième, 4.0 x4, peut accueillir le format 2280.

Tous les emplacements SSD M.2 bénéficient de pads thermiques et sont tous dotés du système de serrage rapide déjà présent sur une grande partie de la gamme des cartes mères grands publics.

 

Les outils pour clocker :

Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont assez nombreux sur ce modèle ce qui peut-être surprenant sur ce type de cartes mères. Cela confirme bien l’envie d’Asus de proposer une carte professionnelle mais disposant d’outils pour l’overclocking.

  • Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
  • Le FlexKEY (reset) : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec. Le bouton peut-être désormais affecté à une autre tache comme la fonction (Safe Boot ou désactiver le rétro-éclairage).
  • Safe Boot : permet de redémarrer la carte même si les paramètres choisi dans le bios ne permettent pas le boot. Cela évite de devoir faire un Clear CMOS pour rebooter et donc de perdre vos paramètres encodés.
  • ReTry Button : lors de tests sous froid, parfois l’OS freeze et un reset ne permet pas de redémarrer la carte mère : seule solution 6, 7 secondes en maintenant appuyé le bouton START. Avec le bouton ReTry, ça redémarre de suite.
  • LN2 jumper : permet d’activer les profils LN2 dans le BIOS.
  • Le Q-LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Celle qui reste allumée correspond au problème.
  • Le Q-Code : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot. Cela s’affiche à présent sur l’écran OLED et la liste des codes se trouve au sein du manuel.
  • Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
  • ProbeIT : permet de mesurer les tensions à l’aide d’un multimètre directement sur le PCB.
  • Slow Mode : permet de booter avec un coefficient de 16x et une fois dans l’OS de remettre celui choisi dans le bios. C’est surtout pour des max screens.
  • RSVD : permet lorsqu’il est activé sous froid (-120 °C) d’éviter les « Cold boot bug ».

 

Le PCB :

Notre ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi se base sur une alimentation en 18×2 (vcore) + 3 (vdd11) + 4 (vddio) + 4 phases (vsoc). C’est la carte mère avec le plus gros étages d’alimentation que nous ayons eu entre les mains ! La partie en charge du CPU se compose de 36 phases mais utilisent en réalité une nouvelle organisation appelée « Teamed ». ASUS explique ce choix par la possibilité d’offrir un coup de pouce indispensable lorsque l’alimentation doit faire face à une forte charge.

Les mosfets, Infineon PMC41430, dans les étages de puissance génèrent le plus de chaleur car ils sont responsables de la conversion de tension et de la livraison au CPU à partir du connecteur EPS 12 volts. La carte dispose de deux contrôleurs Digi+ ASP2205 à l’arrière du PCB pour les phases du vcore. Il s’agit du même contrôleur utilisé sur la ROG Crosshair X670E Gene. Il sera donc nécessaire de les tenir au frais par l’intermédiaire des imposants radiateurs qui équipent cette ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi.

 

Les connectiques :

La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord, le Clear CMOS ainsi que le bouton permettant de flasher le BIOS à partir d’une clé USB. Il s’agit d’outils indispensables et qui sont quasiment présents sur tous les modèles ASUS.

Au niveau des ports USB, cette ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi dispose de deux USB 2.0, de six USB 3.2 Gen 2 type A et d’un USB 3.2 Gen 2×2 type C. On retrouve aussi deux ports Ethernet, un Intel 10Gb et un 2.5Gb. Terminons avec les sorties audio mais aussi le support du Wi-FI 7.

[nextpage title= »Les autres composants : »]

Afin de tester au mieux ces nouveaux processeurs Ryzen Threadripper, AMD France nous a fourni d’autres composants. Bien entendu, la carte mère ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi que nous venons de vous présenter mais aussi un kit G.SKill ZETA R5 NEO EXPO de 128 GB à 6400 MT/s ainsi qu’un système de refroidissement NZXT Kraken 360 mm.

 

G.SKill ZETA R5 NEO EXPO de 128 GB à 6400 MT/s CL32 :

Le kit de chez G.SKill est un kit haut de gamme et dispose d’une capacité de 128 GB. Comme vous pouvez le voir sur les photos, ce kit se compose de 4 barrettes mémoires de 32 GB chacune. Fidèle à son habitude, GSKill soigne le packaging et grâce à des morceaux en mousse prédécoupés, votre kit arrivera chez vous en toute tranquillité.

Notre kit est cadencé à 6400 MT/s avec des timings de 32-39-39-102 nécessitant une tension de 1,40 volt pour fonctionner. Comme vous pouvez le voir, nous sommes sur une finition black avec un léger liseré argenté sur la partie supérieure.

Nous ne connaissons pas encore le tarif de ce kit puisqu’il n’est toujours pas référencé sur le site de la marque, malgré qu’une page dédiée vienne de faire son apparition.

 

Le NZXT Kraken 360 mm :

Le système de refroidissement qui nous a été fourni est le NZXT Kraken disposant d’un radiateur de 360 mm. La pompe est équipée d’un écran LCD carré intégré de 1,54 pouce permettant d’afficher les informations du système en temps réel ou des images personnalisées. les trois ventilateurs F120P sont des modèles à pression statique. Les tubes sont en caoutchouc, renforcé par un manchon tressé en nylon pour éviter les fuites.

Nous verrons si nous utilisons ce système de refroidissement ou notre waterblock EK-Quantum Velocity sTR4 en finition Nickel/Plexi associé au chiller Eiszeit 2000 d’Alphacool.

[nextpage title= »L’installation de la configuration de tests : « ]

Voici la liste les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu directement de chez AMD, il s’agit de la version 0506. La carte mère n’est pas un modèle grand public et les mises à jour de BIOS sont un peu moins nombreuses que sur les cartes mères que nous avons l’habitude de passer en revue. Néanmoins, ASUS nous a fourni plusieurs BIOS pour tester cette carte mère.

  • Carte mère : ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi
  • Processeur : AMD Ryzen Threadripper 7980X et 7970X
  • Mémoire : 128 GB Zeta R5 NEO DDR5-6400 CL32
  • Carte graphique : MSI GT710
  • Système de refroidissement : waterblock EK-Quantum Velocity sTR4 + chiller Alphacool Eiszeit 2000
  • SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2
  • Alimentation : be quiet! Dark Power PRO 12 1500w
  • Système d’exploitation : Windows 11 64 bits

 

L’installation des processeurs AMD Ryzen Threadripper :

Comme vous avez pu le constater lors de la présentation de la carte mère, le socket sTR5 de notre ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi est très différent de ce que nous avons l’habitude de rencontrer sur les cartes mères grand public. Il ressemble par contre au socket sTR4 et la manipulation d’installation sera identique. La première étape va consister à ouvrir le socket à l’aide de l’outil disponible dans la boite du processeur Ryzen Threadripper. Il vous suffit de regarder l’ordre pour desserrer le socket, c’est-à-dire 3-2-1. Chaque écrou est numéroté.

Lorsque les trois vis sont desserrées, il suffit de relever dans un premier temps, le cadre de maintien. Ensuite, un second cadre est à soulever dans lequel est glissé un cache plastique de protection. En dessous de celui-ci, une seconde protection dont le but est d’éviter que les pins du socket soient endommagées.

Notre processeur Ryzen Threadripper est lui inséré dans un cadre de maintien en plastique orange (le frame) dès sa sortie de boite. Vous l’aurez compris, nous allons placer notre processeur à la place du cadre plastique de protection. Si celui-ci est bien installé, lorsque vous le posez sur le socket, il tient en place.

Une fois celui-ci en place, serrez les trois écrous dans l’ordre inverse, c’est-à-dire, 1-2-3. Voilà, notre Ryzen Threadripper 7980X est en place, il nous reste à le badigeonner de pâte thermique Noctua NH1 et de poser notre waterblock EK-Quantum Velocity sTR4.

[nextpage title= »Le BIOS de notre carte mère ASUS : « ]

En ce qui concerne le BIOS, au premier coup d’œil, on pourrait être un peu perdu car si nous avons l’habitude des BIOS ASUS mais de la série ROG, on a ici l’impression de revenir vingt ans en arrière au niveau du design. Mais pas de panique, après un rapide coup d’œil, il est très facile de s’y retrouver même si certaines options sont propres aux modèles Ryzen Threadripper.

Avant de débuter, nous vous rappelons qu’il est primordial de mettre régulièrement à jour votre BIOS même sur ce type de carte mère. De plus l’équipe d’ASUS propose régulièrement des correctifs de BIOS et il serait donc dommage de ne pas profiter. Il vous sera également possible de sauvegarder vos BIOS ou vos profils sur une clé USB. Vous pourrez ainsi les recharger après avoir réalisé une mise à jour de votre BIOS si vous décidez de conserver certains profils notamment ceux dédiés à l’overclocking du CPU ou de la mémoire.

Malgré un design plus brute, on retrouve toutes les options nécessaires dont celles qui vous permettrons d’overclocker le processeur et le kit mémoire. N’oubliez pas d’activer le profil mémoire au sein du BIOS puisque celui-ci ne se fait pas automatiquement.

On retrouve aussi l’onglet « AI Tweaker » qui vous permettra notamment de choisir le niveau du Load-Line Calibration, dont nous reparlerons lors de l’overclocking.

Notre Ryzen Threadripper 7980X dispose d’une valeur SP dans le BIOS avec un score de 110. Les différentes tensions sont toutes présentes afin de pousser le processeur ainsi que le kit mémoire.

ASUS offre la possibilité de passer par l’option « AMD Overclocking » même si nous préférons personnellement, utiliser nos paramètres manuellement. Le BIOS possède aussi un outil pour mettre à jour votre BIOS. Rappelons qu’il est souvent essentiel de flasher la dernière version d’un BIOS puisqu’il contient de nombreux correctifs et améliore souvent les performances. Passons à présent aux tests de cette configuration hors norme.

[nextpage title= »Les résultats de nos tests : »]

Voilà le moment qui va nous intéresser le plus et nous permettre d’évaluer les performances de cette configuration ultra haut de gamme d’AMD. Pour rappel, notre exemplaire du Ryzen Treadripper 7980X se voit doté de 64 cœurs/128 threads et le Treadripper 7970X, de 32 cœurs/64 threads. Nous avons repris nos tests habituels et nous y avons ajouté les performances de ce processeur à stock, c’est-à-dire sans aucun overclocking.

Avant de commencer, sachez que les premiers démarrages de la carte sont extrêmement longs ! Nous avons même cru un moment avoir réalisé un mauvais montage mais il nous a juste fallu être patient. Même chose lorsque vous devez réaliser un clear CMOS. Le temps de chargement peut prendre de 4 à 5 minutes. Une fois les paramètres du BIOS définis, l’arrivée dans l’OS ne prend qu’une dizaine de secondes.

 

Les fréquences atteintes et l’activité des cœurs ?

L’idée est de voir si les fréquences annoncées par AMD sont bien atteintes mais aussi et surtout si lors d’une tâche multithread, l’ensemble des cœurs est bien en action. On peut voir que sur un benchmark sous Cinebench R23, les 64 cœurs de notre 7980X sont bien à 100 % de leur capacité.

En ce qui concerne les températures, elles sont plutôt bonnes pour un processeur disposant d’autant de cœurs. Reste à voir si nous parviendrons à les gérer lors de l’overclocking.

 

Cinebench multi core en R20, R23 et R24 :

Débutons par un incontournable des benchmarks pour processeur, la série des Cinebench. Nous avons opté pour Cinebench R20, R23 et le dernier en date, R24. Les scores seront donnés en single core et en multi core. Comprenez par là que le benchmark teste les performances sur un seul des cœurs du processeur et puis sur tous les cœurs disponibles.

Pour ce faire, nous allons utiliser Benchmate qui vient justement d’être mis à jour et qui passe ainsi à la version 11.3.0 et qui peut être téléchargée ici. L’avantage de Benchmate, c’est qu’il contient déjà tout une série de benchmarks et de plus, il est reconnu et certifié lorsque vous voulez encoder vos résultats sur le site Hwbot.

Bon, il fallait s’en douter, ça tape haut et ça performe très fort. Avec notre Threadripper 7970X, le score en multi est de 25646 points et de 37653 points avec le Threadripper 7980X. Pour comparaison, le Xeon W9-3495X et ses 56 cœurs obtenait un score de 26826 points. Nous sommes donc largement devant et le 7970X fait quasiment aussi bien que le Xeon d’Intel.

En ce qui concerne Cinebench R23, le Threadripper 7970X score à  65710 points et le Threadripper 7980X à 98427 points. Toujours en comparaison, le Xeon W9-3495X et ses 56 cœurs obtenait un score de 71115 points. Si l’on fait une règle de quatre afin de regarder le nombre de points par cœur, l’avantage est largement pour AMD !

Enfin, nous avons passé les deux Ryzen Threadripper du jour sur le dernier benchmark en date de la série Cinebench, le R24. Notre 7970X obtient un score de 3710 points et l’incroyable 7980X, un score total de 5862 points. Nous n’avons pas de scores comparatifs avec le Xeon puisque le benchmark n’était pas encore sorti à ce moment là.

 

Geekbench multi core 3.4.4 et 6 :

Il s’agit d’un benchmark disponible en plusieurs révisions, la version 5 est d’ailleurs de plus en plus utilisée ces derniers mois et est d’ailleurs souvent utilisée pour les leaks de performances de CPU. Il permet d’obtenir deux scores : l’un en single core et l’autre en multi core. La version utilisée pour les tests est la 3.4.4 et la 6 puisque nous ne sommes as parvenu à faire fonctionner Geekbench 5. Attention, afin de profiter pleinement de ces trois benchmarks, une licence est nécessaire pour réaliser le bench en 64-bit.

Débutons avec le score Geekbench 3 de notre Threadripper 7970X qui obtient 8902 points en single et 188923 en multi. Pour Geekbench 6, c’est 3068 en single et 25135 points en multi.

En ce qui concerne le score à Geekbench 3 avec le Threadripper 7980X, il est de 8411 points en single (6587 pour le W9-3495X) et 288461 en multi (206282 pour le W9-3495X). Du côté de Geekbench 6, c’est 3023 en single (2238 pour le W9-3495X) et 26272 en multi (16258 pour le W9-3495X). Autant dire qu’AMD écrase la concurrence sur ce type de processeur.

 

Benchmark Y-Cruncher :

Nouveau benchmark que nous venons d’ajouter puisqu’il est de plus en plus utilisé par les marques afin de mettre en avance les performances du processeur. Pour l’utiliser, rien de plus simple, il suffit de télécharger la dernière version de CPU-Z qui est actuellement la version 2.0.2. Ensuite direction l’onglet « Bench » pour relever les performances en single thread et multi thread. La version du benchmark que nous avons utilisé est la 17.01.64. Nous avons aussi profité pour tester Y-cruncher.

Nous n’avons effectivement pas fait de tests applicatifs puisque malheureusement, nous n’avons pas de points de comparaison. De plus, certains benchmark nécessitent des licences que nous n’avons pas. Nous avons prévu début 2024 de mettre à jour notre protocole de tests CPU et nous en ajouterons dès lors quelques-uns.

[nextpage title= »L’overclocking du Threadripper 7980X : »]

Nous ne pouvions pas faire sans tenter d’overclocker cette plateforme et voir ce que nous pouvons encore tirer du Ryzen Threadripper 7980X ! Dans cette première série de tests, nous utiliserons le système de watercooling installé sur notre table de benchs mais nous projetons de monter cette semaine, le chiller Alphacool Eiszeit 2000, histoire de descendre la température de l’eau aux alentours des 10/15°C. Et bonne nouvelle, dans un second temps, nous offrirons à ce Threadripper, un passage sous LN2 puisque le socket permet assez facilement la mise en place de notre godet.

Attention, lors de l’overclocking d’un tel processeur, il est obligatoire d’activer le mode « overclocking » de notre alimentation be quiet! Dark Power PRO 12 1500 watts. Le principe est que celle-ci va passer en monorail. Si vous ne le faites pas, votre PC va tout simplement se couper lors du lancement d’un benchmark car le processeur pompe de trop.

 

L’overclocking du Ryzen Threadripper 7970X :

Nous allons débuter avec l’overclocking du Threadripper 7970X, qui dispose d’un SP de 105 au sein du BIOS contre un SP de 110 pour le 7980X. Nous avons poussé la fréquence à 5.4 GHz pour une tension dans le BIOS de 1,30 v et un loadline calibration au level 6.

Les résultats progressent puisque notre score sous Cinebench R23 passe de 65710 points à 75520 points, soit un gain de 15 %. Sous Geekbench 3, le score multithread passe lui de 1889231 points à 211731 points, ici un gain de 12 %.

 

L’overclocking du Ryzen Threadripper 7980X :

C’est le premier à passer à la trappe. Nous allons modifier les paramètres au sein du BIOS. Même si le logiciel Ryzen Master est disponible, nous l’utiliserons lors des tests avec le chiller. Nous avons donc agit dans le BIOS sur la valeur du coefficient multiplicateur, de la tension du processeur ainsi que sur le loadline calibration. Nous avons ainsi pu atteindre une fréquence de 5.3 GHz sur les 64 cœurs !

Les résultats sont violent puisque notre score sous Cinebench R23 passe de 98427 points à 130160 points, soit un gain de 32 %. Sous Geekbench 3, le score multithread passe lui de 288461 points à 355653 points, ici un gain de 23 %. Hâte de voir jusqu’où nous pourrons aller sous LN2 puisque les gains sont monstrueux sur le 7980X par rapport au 7970X !

 

Le froid du chiller Alphacool Eiszeit 2000 :

Finalement, hier soir, nous avons installé le chiller avec une température d’eau bloquée sur 15°C, on ne descend pas plus bas afin d’éviter la condensation. L’idée est d’essayer de grappiller encore quelques MHz avec une eau plus fraiche.

Nous avons ainsi pu passer la fréquence de 5400 MHz sur les 64 cœurs à 1.275 volt. Difficile d’aller plus haut car le processeur demande plus de tension, ce sera donc pour l’azote liquide.

En attendant, notre score sous Cinebench R23 passe ainsi à 133960 points !

 

L’overclocking du kit G.SKill ZETA R5 NEO 6400 MT/s CL32 :

Nous avons pris un peu de temps afin de voir comment se comportait le kit mémoire en overclocking. Nous avons pu pousser ce dernier à 7800 MT/s CL34 en poussant la tension à 1,55 volt pour le VDD/VDDQ et le SOC à 1,25 volt.

Nous reviendrons sur l’overclocking mémoire dans les semaines à venir mais c’est déjà incroyable cette fréquence de 7800 MT/s avec quatre barrettes mémoires de 32 GB. Nous n’avons pas su afficher tous les timings car aucun logiciel n’est encore compatible avec cette plateforme.

[nextpage title= »Le mot de la fin : »]

Mais quelle satisfaction personnelle de pouvoir tester une plateforme de ce type. Quand on est un passionné, c’est un réel plaisir d’avoir l’opportunité de passer en revue ce type de composants, qui au final, si on fait abstraction de leurs prix, pourraient très bien se retrouver dans votre configuration. Nous tenons d’ailleurs à remercier AMD France de nous avoir permis de mettre la main sur cette configuration haut de gamme. L’autre satisfaction, c’est la maturité de la plateforme puisque nous n’avons rencontré aucun problème majeur et nous avons passé des heures à tester, overclocker, sans aucun souci.

 

Les Ryzen Threadripper 7980X et 7970X :

Nous sommes ici face à deux excellentes puces et qui n’ont rien à envier à la concurrence. Le Ryzen Threadripper 7970X et ses 32 cœurs se sont montrés très performants et voient leurs performances dans les benchs synthétiques, très proches de celle du Xeon W9-3495X. Mais, c’est sans aucun doute le Threadripper 7980X qui est notre « coup de cœur » ! Les performances obtenues sont monstrueuses, n’ayons pas peur du mot et surtout, le potentiel en overclocking permet encore des gains de plus de 30% avec une solution de refroidissement liquide qui lui permet de conserver d’excellentes températures.

Bien entendu, le prix est élevé puisqu’au moment de conclure cet article, le prix du 7980X est annoncé à 4999 $ et celui du 7970X à 2499 $. AMD a parfaitement géré la conception de ce processeur et nous avons hâte d’aller plus loin dans l’overclocking. Sur ce type de plateforme HEDT, son concurrent direct est le Xeon W9-3495X d’Intel tarifé aux alentours de 6 800 euros. Nous avons pu voir sur nos quelques tests que le modèle d’AMD prenait largement l’avantage. Nous creuserons un peu plus loin dans les semaines à venir sur des benchmark professionnels, le temps de récupérer les licences nécessaires et de mettre en place un protocole pour ce type de plateforme.

 

La carte mère ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi :

médaille award OMF or goldNous ne pouvions pas faire sans vous donner nos impressions sur la carte mère ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi. Malgré la fonction à laquelle elle se destine, cette carte mère dispose de tous les outils pour en faire une excellente carte pour l’overclocking ! Elle intègre la plupart des outils disponibles sur notre APEX Encore et le BIOS est lui aussi déjà très complet et performant. L’overclocking de nos deux Threadripper s’est montré d’une simplicité enfantine et surtout, nous sommes parvenus à faire tourner les 128 GB de notre kit G.SKill Zeta R5 NEO à 7800 MT/s ! Bref, cette ASUS Pro WS TRX50-Sage Wi-Fi sera la compagne idéale si vous souhaitez acquérir un Ryzen Threadripper.

Rendez-vous d’ici quelques jours, le temps de commander de l’azote liquide pour les résultats obtenus sous froid !

1 COMMENTAIRE

  1. Sympa
    Dommage qu il n y ait pas lightroom en test
    J aurais adoré un comparatif de ce processeur avec les autres sur ce genre de logiciel.

Commentaires fermés

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