Test : MSI RTX 3080 12 GB Suprim X

Vidéo OCC

[nextpage title= »Introduction : « ]

En début de semaine dernière, nous vous confirmions l’arrivée d’une nouvelle carte graphique dans la gamme des NVIDIA RTX. C’est donc la RTX 3080 12 GB qui va venir s’insérer dans la gamme de NVIDIA et qui ne remplacera pas la RTX 3080 10 GB. Cette dernière étant l’une des plus compliquées à trouver en boutique. Nous allons donc découvrir dans cet article les différences entre ces deux modèles et les performances de cette version « 12 GB ». Il est assez surprenant de voir ces deux cartes subsister ensemble tant nous pensions que la version « 12 GB » viendrait remplacer le modèle précédent. Maintenant, nous resterons attentif afin de voir si des modèles « 10 GB » reviennent encore en stock.

Merci à MSI France pour la mise à disposition de ce sample mais aussi pour sa réactivité à nous fournir un exemplaire de la RTX 3080 Gaming X 10 GB afin de pouvoir comparer les performances et mettre ainsi nos graphiques à jour. Pour rappel, nous venons de mettre à jour notre configuration de tests équipée d’un i7-12700KF, de 32 GB de DDR5 ainsi que le passage sous Windows 11.

[nextpage title= »MSI RTX 3080 12 Go Suprim X : »]

L’architecture :

Cette MSI RTX 3080 12 GB Suprim X est une nouvelle carte graphique dans la gamme de NVIDIA et qui bénéficie de l’architecture de NVIDIA, Ampere. Cette RTX 3080 bénéficie d’une puce graphique GA102-220 avec un processus de fabrication en 8 nm réalisé par Samsung. La taille de la puce est de 628 mm² et accueille 8960 cœurs cuda.

Notre MSI RTX 3080 Suprim X 12 GB dispose de 12 GB de GDDR6X en 384-bit, ce qui se traduit par une bande passante de 912 GB/s. Le TDP est de 400 watt, ce qui est supérieur à la RTX 3080 Founders Edition dont le TDP était de 350 watt. Comme nous l’avons dit dans l’introduction, cette MSI RTX 3080 12 GB bénéficie du nouveau stepping LHR (Lite Hash-Rate). Le principe est de diminuer les performances de moitié pour le minage de la crypto-monnaie.

Un mot sur le packaging de MSI qui ultra soigné. On retrouve dans le bundle, un tapis de souris ainsi qu’un support pour boitier lorsque votre carte graphique est placée verticalement. Le principe de ce support est d’éviter que celle-ci ne se torde sous son poids.

Le refroidissement :

L’idée de MSI est de proposer avec cette série « Suprim X » ce qui se fait de mieux à tous points de vue. Débutons avec l’utilisation de matériaux de haute qualité comme le cuivre, l’aluminium brossé et le tout en proposant une finition irréprochable. MSI fait aussi appel à un système de refroidissement efficace, silencieux et bénéficiant de deux BIOS.

Niveau taille, la carte en impose avec des dimensions de 336 x 140 x 61 mm. Autant vous dire qu’elle en impose quand vous l’avez entre les mains. Inutile de vous confirmer que la carte occupera une largeur de 3 slots. Si vous désirez en faire son acquisition, vérifiez bien que la longueur soit bien compatible avec votre boitier.

La carte est équipée de trois ventilateurs de 95 mm de la série TORX FAN 4.0. Ils sont insérés dans un revêtement en aluminium brossé découpés selon des angle à 45° et non une découpe ronde comme habituellement. Chaque ventilateur dispose de 10 pales. Le principal changement se situe au niveau des ventilateurs qui disposent de pales reliées par paire sur leur partie supérieure. Ce design permet de mieux rediriger l’air vers le système de refroidissement Tri Frozr 2S de dernière génération.

Les trois ventilateurs bénéficient de la technologie fan stop qui permet de les laisser au repos lorsque la température GPU est inférieure à 55°C limitant ainsi les nuisances sonores.

Le radiateur :

Le radiateur est très imposant et a été complètement retravaillé par MSI. L’idée est de diminuer les nuisances sonores en guidant l’air là où il sera le plus efficace pour refroidir la carte. L’utilisation des ailettes Wave-curved 2.0 en forme de vagues, permet à l’air de circuler de manière fluide, pour un refroidissement plus silencieux.

Le radiateur est composé de deux parties distinctes. L’une chargée de dissiper la chaleur de la puce graphique, d’une partie de l’étage d’alimentation et d’apporter de l’air frais sur les puces mémoires. La seconde partie se concentre sur la seconde partie des différentes phases de l’étage d’alimentation tout en ayant recourt aussi à différents pads thermiques.

Particularité pour cette série Suprim, les modules mémoires bénéficient d’un caloducs dédié afin d’assurer la dissipation de la chaleur, c’est une bonne idée, maintenant reste à voir si cela est réellement nécessaire. Le radiateur est traversé par sept caloducs de 6 mm en cuivre. La partie en contact avec le GPU a été usinée de façon à assurer une zone de contact la plus large possible et dissiper la chaleur sur toute la longueur du dissipateur.

La backplate en aluminium brossé a un double rôle, rigidifier le PCB et éviter que celui-ci ne se torde sous le poids de la carte mais aussi jouer un rôle de dissipateur par l’intermédiaire des pads thermiques. Enfin, sachez que MSI fournit dans son bundle, un bracket, qui pourra être fixé au sein de votre boitier afin d’apporter un renforcement supplémentaire et ainsi éviter une torsion de votre carte graphique.

Un peu trop de rétro-éclairage ?

Bon, c’est vrai, je ne suis pas le plus grand fan du rétro-éclairage. On peut définir trois zones. La première est sur la face avant avec deux petits inserts autour des ventilateurs. La seconde se situe sur la tranche supérieure où l’inscription Suprim s’illuminera ainsi que plusieurs barres transparentes.

Enfin, au dos de la carte, le logo MSI bénéficie lui aussi de son rétro-éclairage. N’oubliez pas que chaque zone peut-être contrôlée et modifiée via le logiciel MSI.

Les connectiques :

Pour alimenter la carte, trois connecteurs 8-pin sont nécessaires et se trouvent sur la partie supérieure de la carte. La carte dispose, au niveau des sorties vidéos de trois DisplayPort 1.4 et de deux ports HDMI 2.1.

Passons à présent aux spécifications techniques ainsi qu’au positionnement de ce modèle dans la gamme RTX de NVIDIA.

[nextpage title= »Spécification et PCB : « ]

Les spécifications techniques :

En terme de fréquence, celle de base est annoncée à 1260 MHz quant le Boost pointe à 1890 MHz. Les 12 GB de mémoire G-DDR6X quant à eux tournent à 1188 MHz (912 GB/s) sur un bus de 384 bit. Notre MSI RTX 3080 Suprim X 12 GB bénéficie d’un bon overclocking d’usine, puisque étant la carte de référence proposées par NVIDIA, en RTX 3080 10 GB, dispose d’une fréquence Boost de 1710 MHz.

Petit passage par GPU-Z afin de vérifier que les informations lues sont bien correctes. La fréquence GPU est bien de 1260 MHz, et la fréquence Boost de 1890 MHz. N’oubliez pas que cette dernière sera supérieure lors des benchmarks selon la qualité de votre puce et déterminée par GPU Boost 4.0. La mémoire a une fréquence de 1188 MHz. Nous vous rappelons le fonctionnement du GPU Boost ici.

Le PCB :

Débutons par ôter les nombreuses vis se trouvant au niveau de la backplate ainsi que celles tenant en place le radiateur sur la puce GPU. Observons le PCB de notre sample en détails.

Occupons-nous à présent des VRM, Voltage Regulator Module, c’est-à-dire le module de régulation de la tension. Tout d’abord, deux contrôleur de tension UPI 9512R combiné avec une puce OnSemi NCP81611 vont alimenter le GPU avec la bonne tension et le bon courant. MSI suit les recommandations de NVIDIA avec ce trio qui va gérer les 17 phases. Le nombre de phases est souvent déterminé par le besoin de courant de la puce graphique. Plus celle-ci a besoin de courant et plus il y a de phases. Celui-ci se trouve à l’arrière du PCB.

On retrouve ensuite les mosfets qui sont ici des DrMOS OnSemi NCP302150. Les mosfets sont les éléments à tenir bien au frais et sont souvent surmontés d’un radiateur. Ce sont eux qui vont convertir le courant continu puisque notre GPU ne fonctionne pas en 12 ou 5 volts, mais sur une tension plus faible souvent située aux alentours de 1 volt.

Les puces mémoires :

Les deux phases de la mémoire sont contrôlées par une puce UPI 9512R. En ce qui concerne les puces mémoires GDDR6X, elles sont au nombre de douze, des D8BWW et sont fabriquées par Micron avec une fréquence de fonctionnement de 1188 MHz.

[nextpage title= »La configuration de tests : « ]

Comme nous vous l’avons dit dans l’introduction, nous venons de réaliser une mise à jour complète de notre configuration de tests avec un passage sous Alder Lake, avec de la DDR5 et sous Windows 11. C’est la première carte que nous allons officiellement testé sur cette nouvelle configuration. Bien entendu, toutes nos précédentes cartes ont été retestées sur cette configuration afin de mettre à jour nos différents graphiques.

  • Carte mère : ROG Maximus Z690 Extreme
  • Processeur : Intel Alder Lake i7-12700KF
  • Mémoire : 32 GB Corsair Platinum RGB 5200 CL38 DDR5
  • Carte graphique : MSI RTX 3080 Suprim X 12 GB
  • Système de refroidissement : ROG Ryujin II 360
  • SSD : Western Digital Black SN750 2 TB + radiateur EKWB
  • Alimentation : Corsair AX1600i
  • Système d’exploitation : Windows 11 64 bits
  • Écran : Asus PG27UQ

Notre protocole de tests :

Toutes les cartes sont testées aux fréquences stock et sans aucune optimisation. En ce qui concerne les différents benchmarks, que ce soit les synthétiques ou les jeux, nous opterons pour des résolutions en 1080p, 1440p et 2160p en fonction des performances de la carte.

Comme vous l’avez constaté, nous sommes passés sous Windows 11 et nous avons activé dans le BIOS, le « ReSize BAR » comme vous pouvez le voir sur ces captures.

Maintenant que vous savez tout en ce qui concerne notre configuration de test, il est temps de les débuter !

[nextpage title= »Les benchmarks synthétiques : « ]

Notre première série de tests va être dédiée aux benchmarks synthétiques. Ceux-ci sont souvent utilisés pour les compétitions d’overclocking mais sont également très intéressants pour comparer les différents GPU entre eux. Nous allons donc privilégier les benchmarks de la série 3DMark.

Nous testerons les benchmarks suivants :

  • Fire Strike (1080p)
  • Fire Strike Ultra (2160p)
  • Time Spy (1440p)
  • Time Spy Extreme (2160p)
  • DirectX Raytracing
  • Mesh Shader

3DMark Fire Strike et Fire Strike Ultra :

Débutons avec 3DMark Fire Strike, qui est l’un des benchmarks les plus utilisés actuellement. Il se compose de deux tests graphiques, d’un test CPU ainsi que d’un quatrième test qui combine GPU et CPU. N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final et prolonge la durée (inutilement) du benchmark. La version utilisée pour ces tests est bien entendue la dernière en date.

Premier benchmark que nous réalisons avec cette MSI RTX 3080 Suprim X 12 GB et on peut dire que ça commence bien. Sans surprise, les performances sont supérieures à la version « 10 GB » et finalement assez proche de celles de notre RTX 3080 Ti Founders Edition.

Le constat est identique lorsque nous passons sur la version « Ultra » de Fire Strike.

 

3DMark Time Spy et Time Spy Extreme :

Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 1440p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo. Ces deux premiers benchmarks sont proposés par UL Benchmark.

Premier signe des performances de la carte en gaming. En effet, notre expérience nous a amené à constater que les résultats obtenus sous Time Spy reflète très souvent l’ordre que nous obtiendrons lors de nos tests en jeux. Comme on peut le constater, la version « 12 GB » talonne de près la RTX 3080 Ti FE.

Les performances se confirment sous 3DMark Time Spy Extreme, avec un score global de 9328 points et dépasse ainsi d’une tête la RX 6800 XT LC Strix.

 

3DMark DirectX Raytracing :

UL Benchmarks a ajouté un nouveau test dans sa série de benchmarks permettant de mesurer les performances en Ray Tracing. L’idée sera d’utiliser le test 3DMark DirectX Raytracing afin de comparer les performances du matériel de Ray Tracing dédié aux cartes graphiques d’AMD et de NVIDIA.

Le test de la fonction 3DMark DirectX Raytracing est conçu pour faire du Ray Tracing le facteur limitant. Au lieu de s’appuyer sur le rendu traditionnel, toute la scène est tracée et dessinée en une seule passe. Le résultat du test dépendra entièrement des performances du Ray Tracing. Il sera ainsi facile de mesurer et comparer les performances des différentes cartes entre elles.

L’avantage du Ray Tracing est bien toujours pour les verts, avec notre MSI RTX 3080 Suprim X 12 GB qui obtient un score meilleur de 51,8 points.

 

3DMark Mesh Shader:

Voici le nouveau test que nous avons ajouté aux benchmaks synthétiques : Mesh Shader. Nous l’avons ajouté puisque géré par l’architecture RDNA 2 d’AMD et donc nos RX 6000.Il permet d’analyser le niveau de performances des GPU concernant cette fonctionnalité. Pour rappel, elle permet d’exploiter des calculs plus complexes au niveau de la géométrie, de manière plus flexible, pour chaque meshlet. Le résultat affiché est celui avec les Mesh Shaders actifs.

Un score assez étonnant et que nous ne sommes pas encore parvenu à expliquer. Notre sample du jour prend la première place, malgré plusieurs séries de tests réalisés. Peut-être que cela vient des drivers 511.37 plus optimisés.

[nextpage title= »Performances gaming : « ]

Nous avons décidé de retenir cinq jeux car ils nous semblent suffisamment représentatifs. Nous avons opté pour DirectX11, DirectX12 ainsi que Vulkan avec les jeux suivants :

  • The Division 2 (DirectX 12)
  • Borderlands 3 (DirectX 12)
  • Red Dead Redemption II (Vulkan)
  • Far Cry 6 (DirectX 12)
  • Watch Dogs : Legion (DirectX 12)

Nous avons fait le choix d’utiliser les benchmarks intégrés à ces différents jeux.
Pourquoi ? Tout simplement pour vous permettre de comparer vos résultats avec les nôtres si vous disposez aussi d’un exemplaire de l’un de ces jeux. C’est une réflexion qui nous semblait pertinente et qui va ainsi vous permettre de comparer vos résultats avec les nôtres.

Comme nous vous l’avons spécifié à la page 4 de cet article, nous avons activé au sein du BIOS, le Resizable Bar qui est pris en charge autant par les cartes NVIDIA que par les modèles AMD. Enfin, nous avons opté pour la définition 1440p et 2160p qui correspond parfaitement à cette RTX 3080. Bien entendu, vous ne rencontrerez aucun problème dans la définition inférieure, le 1080p.

 

The Division 2 :

Le jeu The Division 2 sera testé sous DirectX 12. En ce qui concerne les paramètres graphiques, ils seront réglés en mode « ultra » avec la synchronisation verticale désactivée.

Premier jeu et la tendance relevée pour les benchs synthétiques semble se confirmer dans The Division 2. On peut noter un gain par rapport au modèle « 10 GB » mais aussi des performances très proches de la RTX 3080 Ti.

 

Borderlands 3 :

Pour le second jeu, nous passons sur Borderlands 3. Les options graphiques sont réglées sur « Brutal ». Il faut savoir que Borderlands 3 se montre assez gourmand et que ce choix de paramètres ait une incidence assez forte sur les FPS. Il s’agit d’un jeu très souvent plébiscité dans les annonces de nouvelles cartes graphiques.

Même constat pour Borderlands 3 où notre exemplaire du jour se montre parfaitement à l’aise en 2160p avec une moyenne de 65,6 FPS et avec les options graphiques en mode Brutal !

 

Red Dead Redemption 2 :

Troisième jeu et non des moindres, Red Dead Redemption II sur PC. L’avantage de ce nouvel opus est de proposer la possibilité de tester le benchmark intégré sous Vulkan. Nous optons pour les options graphiques en « ultra ».

Troisième jeu et non des moindres, RDR2 offre la possibilité de tester le benchmark intégré sous Vulkan. Le jeu fait souffrir un peu plus nos cartes graphiques mais nous sommes bien au-delà des 60 FPS avec une moyenne de 72,5 FPS en 2160p.

 

Far Cry 6 :

Le tout dernier jeu que nous ajoutons à cette section puisqu’il prend en charge le DXR ainsi que le SFR proposé par AMD. Nous le retrouverons d’ailleurs aussi à la page suivante. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en « ultra.

Même si notre dossier consacré à ce jeu à mis en évidence un avantage aux cartes RX 6000, notre MSI RTX 3080 Suprim X 12 GB s’en sort parfaitement avec une moyenne de 81 FPS dans la définition 2160p.

 

Watch Dogs Legion :

Dernier jeu et non des moindres, Watch Dogs Legion qui lui aussi sera utilisé pour nos tests avec Ray Tracing. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en « très élevé ».

La tendance se confirme pour notre RTX 3080 Suprim X qui se montre comme un poisson dans l’eau en 2160p. Elle obtient ici une moyenne de 77 FPS.

 

La moyenne des jeux :

Pour la moyenne des jeux, c’est sans surprise que nous avons choisi comme carte de référence la RTX 3070 de NVIDIA pour le 1440p et la RTX 3080 10 GB en 2160p. Les autres cartes obtiennent un score soit plus haut soit plus bas en fonction de leurs performances face à ce modèle.

Nous passerons très vite sur le 1440p qui est une formalité pour cette RTX 3080 12 GB. En 2160p, l’avantage se voit entre les deux modèles de RTX 3080. Finalement, le plus surprenant, est la faible différence avec la RTX 3080 Ti. D’accord, nous sommes sur une version Founders Edition, en sachant que d’autres modèles customs possèdent des fréquences plus hautes.

[nextpage title= »Performances Ray tracing et DLSS/FSR : »]

Occupons-nous à présent des quatre jeux que nous avons sélectionné et qui prennent en charge le Ray Tracing ainsi que le DLSS. Nous pourrons ainsi juger de l’impact sur le nombre de FPS de ces deux technologies. Comme vous le constaterez, certains jeux prennent en chargent le DLSS de première génération et d’autres, le 2.0. Nous avons aussi ajouté à présent Far Cry 6 qui prend en charge le DirectX Ray Tracing et le SFR d’AMD mais qui reste compatible avec les cartes graphiques NVIDIA.

Les quatre jeux sous DirectX 12 que nous testerons avec le Ray Tracing ou DirectX Ray Tracing et le DLSS ou SFR sont :

  • Shadow of the Tomb Raider
  • Watch Dogs : Legion
  • Metro Exodus PC Enhanced Edition
  • Far Cry 6

Nous n’avons publié que les graphiques dans la définition 2160p. En effet, en 1440p, notre MSI RTX 3080 Suprim X 12 GB dépasse toujours la barre des 60 FPS avec le Ray Tracing activé. Lorsque nous utilisons le DLSS, cette moyenne s’améliore encore. C’est la raison pour laquelle nous ne vous proposerons que le 2160p.

 

Shadow of the Tomb Raider :

Premier que nous ajoutons à ce comparatif et qui prend en charge le Ray Tracing et le DLSS 1.0. Trois niveaux de Ray Tracing sont proposés dans le jeu (moyen – haut – ultra) et un seul niveaux de DLSS. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en Ultra, un Ray Tracing « ultra » et un DLSS activé.

Même avec le Ray Tracing activé, notre RTX 3080 12 GB parvient presque à atteindre la moyenne des 60 FPS. L’activation du DLSS permet un gain d’images par seconde afin de grimper à 79 FPS.

 

Watch Dogs Legion :

Second jeu, Watch Dogs Legion prend en charge le Ray Tracing et le DLSS 2.0. Il se montre l’un des jeux les plus gourmands du moment. Trois niveaux de Ray Tracing sont proposés dans le jeu (moyen – élevé – ultra) et quatre niveaux de DLSS (performance – qualité – équilibré – ultra performance). Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en Ultra, un Ray Tracing « élevé » et un DLSS « équilibré ».

Le Ray Tracing dans Watch Dogs Legion fait souffrir toutes les cartes ! Pour rappel, nous obtenions une moyenne de 77 FPS  en 2160p qui tombe à 41 FPS avec le Ray Tracing Élevé activé. Heureusement le DLSS arrive à la rescousse et remonte cette moyenne à 75 FPS.

 

Metro Exodus PC Enhanced Edition :

Troisième jeu et qui prend en charge le DLSS 2.0. Nous lui avons d’ailleurs consacré un dossier. Trois niveaux de Ray Tracing sont proposés dans le jeu et quatre niveaux de DLSS (performance – qualité – équilibré – ultra performance). Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en Ultra, un Ray Tracing « élevé » et un DLSS « qualité ».

On continue avec les jeux gourmands et une fois de plus, la combinaison Ray Tracing et DLSS offre à notre exemplaire du jour l’opportunité de profiter d’une moyenne de 66,5 FPS en 2160p.

 

Far Cry 6 :

Le tout dernier jeu que nous ajoutons à cette section puisqu’il prend en charge le DXR ainsi que le SFR proposé par AMD. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en Ultra, nous avons activé les deux options DRX ainsi que le FSR en mode « qualité » pour les trois définitions : 1080p, 1440p et 2160p.

Changement visuelle de notre graphique, puisqu’ici, avec le FSR, autant les cartes NVIDIA que les AMD peuvent profiter de ce gain de FPS. Dans Far Cry 6, notre RTX 3080 12GB parvient déjà à passer facilement la barre des 60 FPS avec le Ray Tracing activé. Finalement, on pourrait même se passer du FSR !

[nextpage title= »Température, conso et nuisances : « ]

Température :

Afin de relever les températures, nous avons opté pour le stress test de Superposition en mode Extreme. Nous avons opté pour trois passages de 5 minutes avec 10 minutes d’intervalle entre chaque tests. Nous avons profité de ce benchmark afin de relever la consommation de la carte graphique pour le tableau ci-dessus.

Afin de connaître la température en Idle, après avoir terminé les trois boucles du stress test, nous laissons la carte au repos durant 20 minutes avant de relever la température. Il faut tenir compte que la plupart des cartes bénéficient de la technologie « 0 dBa » et donc, que les ventilateurs se coupent en dessous d’une certaine température, souvent entre 50 et 55°C. Il faut donc plus de temps pour dissiper la chaleur après une période de stress test ou de jeux. Une carte ne bénéficiant pas de cette technologie sera plus bruyante que les autres au repos. Petit rappel : nos relevés de température sont effectués en Open-Air. Dans un boîtier fermé, les cartes seront forcément plus chaudes.

Et voilà, les chiffres parlent d’eux-mêmes avec une excellente place dans notre classement pour les modèles hauts de gamme. Le système de refroidissement se montre parfaitement efficace.

 

Nuisances sonores :

Pour le relevé du bruit, nous utilisons un sonomètre placé à 40 cm de notre carte graphique. L’ensemble des autres composants susceptibles de faire du bruit (ventilateurs et pompe du circuit liquide) est désactivé.

Pour ne rien gâcher, le refroidissement est efficace mais aussi relativement silencieux. MSI est parvenu, une fois de plus, à allier performance et silence !

 

Consommation (configuration entière) :

Nous utilisons un wattmètre en relevant la consommation sur la sortie de la prise de notre bloc d’alimentation. Notre bloc d’alimentation modulaire est un CORSAIR AX1600i. Le résultat que nous vous proposons est celui de la moyenne de la consommation totale de notre configuration. Seule la carte graphique change entre chaque relevé. Il est donc ainsi facile de calculer la différence entre chaque carte graphique.

Ici, grosse surprise puisque malgré plusieurs tests et la remise en place de la RTX 3090 afin de vérifier nos relevés, cette RTX 3080 12 GB prend la tête du classement. Malheureusement ici, mieux vaut être en queue de peloton qu’en tête de ce classement de la consommation.

[nextpage title= »Le mot de la fin : « ]

Beaucoup de choses à dire :

Au moment de vous donner nos impressions sur cette carte, nous ne savons pas par où commencer. Débutons avec ce qui nous semble le plus évident, oui, cette MSI RTX 3080 Suprim X 12 GB est très performante en 2160p. Plus performante que la version « 10 GB » ? Bien entendu. En fonction du jeu, on relève des gains entre 3 et 7 %. Maintenant ce qui nous déstabilise un peu, ce sont des performances finalement trop très proches de la RTX 3080 Ti.

Alors que dans les définitions 1080p et 1440p, il est assez facile de distinguer les différents modèles, en 2160p, cela devient plus compliqué. Les RTX 3080 12 GB, RTX 3080 Ti et RTX 3090 se tiennent parfois dans un mouchoir de poche. Finalement, est-ce que cette nouvelle carte était indispensable dans la gamme de NVIDIA et est-ce vraiment intéressant pour les verts de garder les deux versions « 10 GB » et « 12 GB ». Finalement, même si le prix de cette nouvelle version sera supérieure au modèle précédent, c’est peut-être face à la RTX 3080 Ti qu’il faut comparer les prix. La MSI RTX 3080 Suprim X 12 GB tarifiée à 1899,95 euros nous semble une bien meilleure offre que la version RTX 3080 Ti Suprim X à 2529,95 euros !

Le modèle MSI Suprim X :

Nous avions déjà eu l’occasion de passer en revue cette série « Suprim X » il y a quelques semaines. Ce deuxième test confirme une fois de plus tout le bien que nous avions ressenti lors de notre premier test. La carte bénéficie d’une excellente finition notamment grâce à l’utilisation de l’aluminium brossé. Le système de refroidissement se montre efficace mais surtout silencieux. Personnellement, nous trouvons que le rétro-éclairage RGB est un peu excessif. La carte est tellement jolie naturellement mais bien entendu, tout cela est une histoire de gout.

Nous vous avons parlé ci-dessus des tarifs qui sont malheureusement excessifs et qui dépendent toujours de la disponibilité. Trop peu de cartes entrainent une augmentation des prix qui ne semble pas diminuer depuis plus d’un an. Finalement, ce que nous attendons le plus, ce sont les performances en 1080p de la prochaine venue dans la gamme de NVIDIA, la RTX 3050. Annoncée lors de l’édition 2022 du CES, elle devrait débarquer pour le 27 janvier !

MSI RTX 3080 Suprim X 12 GB

On a aimé :

  • Une carte parfaite pour profiter pleinement du 2160p
  • Une carte à destination des gamers qui profitent du 4K
  • Un design sobre et efficace pour cette série Suprim X
  • Des performances en hausses et presque équivalentes à la RTX 3080 Ti
  • Un bon système de refroidissement et des nuisances sonores contrôlées
  • L’excellente conception du PCB ainsi que de son étage d’alimentation
  • La très bonne marge d’overclocking
  • La présence de deux BIOS
  • Les petits plus au sein du bundle

On aurait aimé :

  • Une consommation beaucoup beaucoup plus maitrisée
  • Un peu moins de rétro-éclairage RGB
  • Un prix en adéquation avec le modèle Founders Edition

médaille award OMF or goldSi nous jugeons les performances de cette MSI RTX 3080 Suprim X 12 GB, elles sont excellentes. La carte proprement dite bénéfice d’un design sobre et d’un système de refroidissement efficace et silencieux. C’est finalement le modèle NVIDIA en lui même qui est plus compliqué à évaluer. Pour nous, cette nouvelle version « 12 GB », en terme de tarif nous semble plus intéressante que la RTX 3080 Ti. Les performances étant très proches l’une de l’autre. Bien entendu, les prix ne correspondent malheureusement plus à la réalité, mais ici, ce sont les performances que nous jugeons. Si nous devions nous baser sur les prix actuels, nous aurions rangé depuis bien longtemps les awards au placard.

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