Résultats :
Comment on va tester le câble :
Pour tester ce câble, nous utiliserons le module ElmorLabs PMD2X que nous vous avons récemment présenté. Celui-ci nous permet de voir l’intensité par brin du câble, mais également la température au niveau du connecteur. Parfait pour mesurer son efficacité. Pour effectuer le test, nous relions le câble testé depuis l’alimentation jusqu’au module. Un autre câble part, lui, du module jusqu’à la carte graphique. Nous ne touchons pas celui-ci, car il n’agit pas directement sur la répartition des intensités ou des températures comme celui sortant de l’alimentation.
Ensuite, pour simuler une forte utilisation sur la carte graphique, nous utilisons Geeks3D FurMark. Nous relevons d’abord les intensités par brin lorsque la carte graphique est au repos. Puis, une fois le stress test lancé, nous relevons les mesures au bout de cinq minutes, ensuite quinze minutes, trente minutes et une heure.
Les résultats :
Commençons d’abord par les résultats obtenus avec le câble livré avec notre alimentation. On remarque, dès les cinq premières minutes de test, que la répartition des intensités n’est pas bonne, avec plus de 10 ampères sur le brin numéro un. Une répartition qui reste globalement la même durant une vingtaine de minutes. Puis, arrivé à trente minutes d’utilisation, le brin numéro un affiche maintenant une intensité supérieure à 11 ampères. Soit plus de 2 ampères au-dessus de la valeur maximale du câble.
Les températures sont quant à elles très hautes et n’ont jamais cessé d’augmenter. À la fin de notre heure de stress test, le connecteur in du module affiche une température de 91 degrés. Une température qui, si le câble était branché sur la carte graphique, serait bien plus haute, puisqu’il accumulerait également la chaleur dégagée par la RTX 5090. On peut donc estimer une température à plus de 100 degrés en conditions réelles. C’est énorme pour un connecteur et cela peut, en cas d’utilisation prolongée, provoquer sa fonte. La différence entre le brin le plus haut et le plus bas est d’environ 4 ampères.
Passons maintenant au ROG Equalizer. Au repos, la répartition semble correcte avec une différence de 0,2 ampère entre le brin le plus haut et le plus bas. Puis surprise, dès le lancement du stress test, la répartition des charges se montre catastrophique. Elle est même pire qu’avec le câble par défaut livré avec notre alimentation. Au fil des minutes, cette répartition s’améliorera petit à petit. À la fin de l’heure de test, la différence entre le brin le plus haut et le plus bas est d’un peu plus de 3 ampères. C’est énorme, mais déjà mieux que sur le câble de notre alimentation.
Cependant, la température du connecteur est malgré tout bien inférieure à celle du câble de base. En effet, nous obtenons 77 degrés face à 91 degrés. Cela représente une différence de 14 degrés. Cela s’explique notamment par un meilleur contact du connecteur : l’électricité a donc une plus grande zone d’échange et entraîne une chauffe beaucoup plus contenue.
Explication des résultats :
Pour expliquer ces résultats, il va falloir se pencher sur la conception du câble. Tout d’abord, un câble 12VHPWR classique possède trois résistances internes. Une au niveau du connecteur du côté de l’alimentation, une dans le câble et une autre du côté du connecteur de la carte graphique. Ces résistances ne possèdent pas toutes des valeurs égales. Ainsi, un brin peut avoir une résistance globale plus haute qu’un autre. Cela se répercute sur la répartition des charges et le brin ayant le moins de résistance sera celui soumis à la plus grosse intensité.
Mais avec le ROG Equalizer et son module situé avant le connecteur du côté de la carte graphique, ce phénomène se dégrade encore plus. En effet, cette pièce qui connecte tous les brins entre eux a finalement l’effet inverse et amène à des intensités encore plus fortes sur certains brins, et donc à des répartitions encore moins bonnes.
Mais d’un autre côté, malgré des intensités plus fortes, ce câble est certifié comme capable de recevoir jusqu’à 17 ampères par brin. C’est ce que l’on peut clairement constater, puisque la température de notre connecteur est bien plus basse. Les gains sont donc assez mitigés, mais la capacité du câble à mieux faire circuler ce courant est d’une certaine manière validée.
Si vous souhaitez mieux comprendre tout cela et surtout dans un format vidéo, nous vous conseillons la vidéo de Der8auer.











