[nextpage title= »Introduction »]
On peut dire qu’il attire le regard immédiatement. Et pourtant, à première vue, le Cougar Omnyx semble être un boîtier aquarium comme on en trouve beaucoup. Il faut prendre le temps de l’observer pour comprendre à quel point il se joue habilement des codes. L’utilisateur averti découvre alors une multitude de choix osés qui, mis bout à bout, font de ce Omnyx une proposition atypique. Véritable succès ou effet d’esbroufe, rentrons dans le détail !
Cougar Omnyx : rencontre
L’unboxing du Omnyx révèle un boîtier moyen tour parmi les plus imposants du domaine : 300 x 520 x 470 mm pour un poids de 12kg. Adoptant le facteur de forme dual chamber, il est relativement large. Cependant, ses dimensions sont harmonieuses et le design de la partie basse lui offre un look remarquable. Cette chambre inférieure fait d’ailleurs partie des spécificités que nous détaillerons plus bas.
Parfaitement symétriques, les deux côtés du chassis accueillent une grille en mesh et deux ventilateurs 160 mm, dimensions atypiques mais garantes d’un flux d’air transversal impressionnant. En effet, deux des quatre ventilateurs sont inversés pour permettre une circulation naturelle de l’air.
Retrait des panneaux
L’ouverture du panneau arrière révèle le support vertical de l’alimentation et les fixations SSD/HDD. La chambre semble suffisamment large pour faciliter la gestion des câbles. On en profite pour noter la compatibilité BTF. Un hub ventilateurs et RGB complète le tout. La qualité de fabrication est excellente.
Nous retirons ensuite les deux vitres massives pour accéder à une chambre principale qui sort de l’ordinaire. La carte mère prendra place latéralement, I/O Shield vers le bas. Au-dessus d’elle, un emplacement 360 mm pourra accueillir un radiateur ou des ventilateurs. Enfin, la carte graphique trônera verticalement.
Pour finir, nous découvrons la chambre basse du boîtier. Semi-ouverte, elle permet le raccordement et la gestion des câbles en sortie de carte mère et GPU, ainsi que la connexion des ports frontaux. Les caches magnétiques sont complétés par des peignes pour faciliter le cable management.
En plus des traditionnelles vis et accessoires, le bundle inclut les rails permettant de convertir les emplacements 160 mm en standard 120/140 mm.
Alors que la première visite touche à sa fin, on s’aperçoit que le Omnyx cumule les partis pris originaux. Synthèse :
- Orientation vers le bas de l’I/O Shield carte mère et GPU
- GPU vertical
- Alimentation verticale au centre de la chambre arrière
- Chambre basse semi-ouverte pour la gestion des câbles
- Design symétrique
- 4 ventilateurs 160 mm
L’expérience de montage et les capacités du boîtier en sont-elles impactées ? Faisons le point sur les capacités d’accueil hardware du Omnyx.
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Cougar Omnyx : support hardware
Format moyen tour oblige, on s’attend à une grande versatilité, d’autant que le Cougar Omnyx est imposant. Il faudra cependant composer avec quelques figures imposées par son design. Voyons cela en détails.
Carte mère : E-ATX ou presque
Le chassis peut recevoir (et offre les standoffs pour) toutes les cartes mères au format ITX, micro-ATX, ATX et jusqu’à E-ATX. Vigilance cependant pour cette dernière ! En effet, de même longueur qu’une carte ATX mais plus large, elle viendra dépasser vers le haut en direction du support radiateur 360 mm. Bonne nouvelle, elle ne condamne en rien l’installation des ventilateurs mais rend le passage des câbles plus difficile et nuit à l’harmonie d’ensemble.
Les cartes mères à connecteurs inversés sont supportées.
Support ventilateurs
Côté ventilateurs, insistons à nouveau sur les deux énormes 160 mm intégrés. Déjà raccordés au hub ventilateurs/RGB, ils sont parés à l’emploi. Le hub peut être connecté à la carte mère. Un bouton en façade contrôle le RGB par défaut. Les ventilateurs d’origine peuvent être remplacés par des modèles plus classiques en 120 ou 140 mm. Trois ventilateurs 120 mm supplémentaires peuvent être ajoutés au-dessus de la carte mère. La plaque arrière est ajourée pour leur permettre de respirer aisément.
Support radiateurs
Ici, on aime le watercooling custom. Donc nous aborderons systématiquement l’appétence des boîtiers pour ce mode de refroidissement. Parlons d’abord radiateurs. Nous nous concentrerons sur le potentiel custom mais l’emploi d’un AIO est bien sûr possible. Ainsi, si un emplacement est en mesure de supporter un radiateur custom, il pourra recevoir la grande majorité des AIO de même dimensions. Les radiateurs custom sont généralement plus imposants que ceux des AIO, surtout en longueur.
Le retrait des ventilateurs 160 mm et leur remplacement par les rails fournis autorise l’emploi de radiateurs 240 ou 280 mm de chaque côté. Tous les modèles et épaisseurs sont compatibles. Cependant, les plus épais pourront compliquer les branchements en haut de la carte mère ou interagir avec les plus gros GPU.
Au-dessus de la carte mère, l’emplacement 360 mm peut recevoir un radiateur jusqu’à 45 mm d’épaisseur (70 mm au total avec les ventilateurs). Au-delà, la connexion des câbles 24 pins et USB sur la carte mère est compliquée. Toutefois, selon l’orientation de ces derniers et à condition d’éviter les cartes E-ATX, on peut installer un radiateur légèrement plus épais. Attention à la longueur ! Impossible de dépasser 405 mm. Cela exclue donc la majorité des radiateurs X-flow et la gamme Surface de EKWB.
Dernière option non listée par le fabricant : la chambre arrière autorise l’ajout de trois ventilateurs d’épaisseur 15 mm afin d’obtenir un push-pull sur le radiateur 360 mm. Option que nous testerons évidemment.
Refroidissement CPU
Le flux d’air transversal du boîtier peut inciter l’utilisateur à adopter un refroidissement processeur par air. A ce niveau, on est dans la moyenne haute : jusqu’à 170 mm de hauteur. Cela permet tout juste de loger les 168 mm du Noctua NH-D15 G2.
Carte graphique
Le positionnement de la carte graphique est ici très original ! Celle-ci est installée à la verticale, sorties vidéos vers le bas. Les câbles seront gérés sous le châssis grâce aux peignes, comme ceux de la carte mère. Les slots Pcie peuvent être orientés à 90°. La carte peut donc faire face à la vitre (prévoir un riser non inclus) ou rester en position normale pour bénéficier du flux d’air optimal. La longueur maximale de la carte est de 380 mm. L’épaisseur dépendra des radiateurs installés en façade mais ne devrait pas être un facteur limitant. A titre d’exemple, la Asus ROG ASTRAL RTX 5090 s’intègre sans difficulté.
Alimentation
Toujours dans l’optique de centraliser et organiser les câbles sous le châssis, le Omnyx impose un placement vertical de l’alimentation. Son installation est facilitée par un support amovible. Attention, ce choix limite la longueur du bloc à 200 mm.
Les panneaux et la personnalisation
Tous les panneaux sont à retrait rapide sans outil. La majorité est même magnétique. Nouvelle attention du constructeur : les caches latéraux et supérieurs peuvent être personnalisés (options disponibles sur le site de Cougar).
En partie basse, là où tous les câbles se trouveront, on note un système de peignes très bien pensé. En effet, celui-ci permet de diriger les câbles et les maintient efficacement. L’espace sous le boîtier est amplement suffisant pour gérer le surplus de fil. Un second groupe de peignes, plus petit, prend place à l’avant ou à l’arrière. En effet, la symétrie reste la priorité. Il est donc déplaçable d’un côté à l’autre.
Le Module E/S : symétrie toujours
Le module entrées:sorties regroupe :
- 4 ports USB 3.0 Type-A
- 2 ports USB 3.2 Gen 2 Type-C
A noter que trois d’entre eux sont directement connectés à l’I/O de la carte mère. Les autres sont branchés sur la carte via les ports habituels.
Cougar pousse ici le concept de symétrie jusqu’au bout. Ainsi, le module E/S est coulissant et peut passer de droite à gauche sans outil. Le Cougar Omnyx est donc absolument ambidextre. Qu’il soit installé à droite ou gauche du bureau, il préserve facilité d’utilisation, gestion des câbles et mise en valeur des composants.
Nous sommes donc face à un boîtier extrêmement prometteur, fort de choix osés. Passons à la configuration de test qui promet d’être atypique, à l’image du Omnyx.
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La configuration : on s’impose des règles
Le Cougar Omnyx est grand. Nous avons vu précédemment que les contraintes hardware sont minimes. Mais nous n’aimons pas la facilité ! Nous avons donc décidé d’assembler une configuration watercooling custom complète pour tester les limites du châssis et se faire une idée de ses capacités dans le domaine. Mais face à une proposition aussi originale, il a aussi fallu s’imposer quelques règles afin de respecter autant que possible l’ADN du produit :
- Conservation des ventilateurs 160 mm d’origine. Leur impact visuel ainsi que leur apport airflow impliquent de les conserver
- Dégagement visuel du radiateur 360 mm haut. Lui aussi fait partie de l’image du boîtier
- CPU et GPU sous eau
La carte mère
Elle est apparue comme une évidence pour cette configuration : la Asrock Z690 Aqua OC. Munie de son monoblock assurant le refroidissement liquide du processeur et des étages d’alimentation, cette carte hors normes vient imposer son style massif à la configuration. Elle se mêle fort bien aux lignes du boîtier mais… de dimensions E-ATX, elle rend le passage des câbles (surtout 24 pins) délicat. Le coup de cœur est tel qu’on s’adaptera.
Le processeur
Contraint à l’emploi d’un seul radiateur (par nos choix ci-dessus), nous décidons de nous limiter à un CPU de milieu de gamme, suffisamment polyvalent sans être trop exigeant. Le choix retenu : Intel Core i5 14600KF. Ce CPU est bien né et reste un excellent choix encore aujourd’hui pour beaucoup d’usages.
La carte graphique : elle tient encore le coup !
Elle commence à atteindre ses limites lorsque la demande en VRAM augmente. Mais sa puissance de calcul brute fait encore des merveilles. Nous avons un attachement tout particulier pour la ASUS STRIX GeForce RTX 3080. Ce modèle est diablement performant en 1440p (Ray Tracing inclus), surtout lorsqu’il est correctement refroidi. A ce niveau, nous l’équipons d’un waterblock Phanteks G30 et sa backplate miroir. Nous saisissons ici l’occasion de rappeler qu’il n’est nullement besoin de posséder la dernière carte graphique en date pour s’amuser sur PC. Les cartes de générations antérieures ont encore de beaux jours devant elles, surtout les modèles haut de gamme de l’époque.
L’alimentation : valeur sure
Rien d’original ici mais un choix robuste et fiable : Seasonic Focus GX-1000. Cette alimentation a aussi l’avantage d’être relativement courte (140 mm). Cela facilitera la gestion des câbles à l’arrière. Elle est munie du mode 0db autorisant l’arrêt de son ventilateur, un plus pour le silence global de la configuration. Comme toujours avec Seasonic, elle est garantie 12 ans.
Radiateur et ventilation
Parlons custom ! Nous n’avons le droit qu’à un seul radiateur 360 mm. On rappelle que le boîtier peut accueillir deux radiateurs supplémentaires sans difficulté mais que nous avons choisi de conserver les ventilateurs 160 mm en faces avant et arrière. Notre choix : un modèle HardwareLabs Black Ice Nemesis 360 GTS. Avec une épaisseur de 30 mm et d’une densité de 16 FPI, il devrait nous offrir des performances suffisantes. De plus, il offre un bon rendement avec des ventilateurs tournant sous les 800 RPM (si on vise le silence à faible charge).
Nous l’équipons d’une paire de fittings et de trois ventilateurs Thermaltake Thoughfan EX12 Pro. Ils sont discrets, à connection magnétique, dénués de RGB ou autre fantaisie, parfaits.
Réservoir et pompe : Protium !
Les montages équipés de la gamme Protium de Singularity Computers se multiplient à l’atelier en ce moment. La versatilité et la rétro-compatibilité des composants rendent la création de combinaisons incroyablement ludique. Pour ne rien gâcher, le look cylindrique des réservoirs nous parait indémodable. Nous nous munissons donc d’un réservoir Protium et d’un top pompe séparé de la même gamme. Une pompe D5 complète le tout.
Il est temps de passer au montage.
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Cougar Omnyx : l’expérience de montage
Malgré les quelques figures imposées par nos choix, l’assemblage dans le Omnyx s’annonce des plus aisés. Le boîtier a été bien pensé.
Préparation de la carte mère
Particularité de notre carte mère du jour et espèce en voie de disparition : la Asrock Z690 Aqua possède un monoblock. Cette pièce centrale assure le refroidissement liquide du processeur mais aussi des étages d’alimentation. Pour y accéder, on retire quelques vis au dos de la carte. Une fois le CPU et la pâte thermique en place, ne reste qu’à revisser le block en respectant l’ordre de serrage préconisé dans le manuel.
Le radiateur et les câbles
Nous fixons ensuite les Thermaltake Thoughfan EX 12 Pro sur le radiateur. Mais nous ne l’installons pas tout de suite dans le boîtier ! Avant cela, nous veillons à passer les principaux câbles entre les futurs emplacements radiateur et carte mère. Car, nous en parlions plus haut, notre carte E-ATX condamnera ensuite l’accès au passage prévu.
Une fois cette précaution prise, nous installons aisément le radiateur 360 mm. Les rails permettent de le positionner au mieux pour que les fittings n’entrent pas en contact avec les ventilateurs de façade. On constate que les radiateurs les plus longs (cf. support hardware) sont à proscrire.
Installation de la carte mère
I/O shield orienté vers le bas, nous pouvons visser la carte mère dans le boîtier et raccorder les différents câbles. Aucune difficulté pourvu qu’on ai pris le temps de les disposer au préalable. A ce stade, on peut même connecter les USB du boîtier sur la carte depuis la chambre basse.
Watercooling
Avant de nous intéresser à la carte graphique, nous jugeons bon de fixer la majorité des composants de la boucle custom. Basée sur l’écosystème Protium de Singularity Computers, elle se compose ici d’un réservoir et d’un ensemble pompe D5/top pompe séparés.
Nous ne souhaitons pas placer la pompe dans la chambre principale pour des raisons esthétiques. Une solution évidente, très employée par les utilisateurs de boîtiers double chambre, consiste à fixer une pompe DDC à côté de l’alimentation. Mais nous voulons tirer pleinement partie du facteur de forme atypique du Cougar Omnyx et empruntons donc une autre voie.
Le réservoir est d’abord vissé sur un slot Pcie disponible et muni de passe-cloisons. Puis nous connectons le top pompe à ces mêmes passe-cloisons depuis la chambre inférieure. Celle-ci s’installe à la perfection. Elle est fermement suspendue et ne touche pas la table sous le châssis. Le top Protium dispose de multiples ports. Nous en profitons pour installer une vanne de vidange à ce point bas : idéal pour l’entretien.
Déjà fini ?
Ne reste qu’à installer la carte graphique et à compléter la boucle ! Le montage s’avère d’une extrême facilité. On doit saluer ici le travail de Cougar. L’expérience utilisateur a clairement été mise au centre du design de ce boîtier. Une fois notre RTX 3080 en place, nous la munissons de fittings et connectons les tuyaux souples dans lesquels circulera le liquide de refroidissement. Petite touche de couleur, nous utilisons des tuyaux UV reactive de la marque Alphacool.
Afin de laisser l’espace devant la carte mère dégagé, nous faisons le choix d’un loop parallèle entre CPU et GPU. Cet espace vide nous semble faire partie de l’identité du boîtier et il offre une occasion de mettre en valeur la Z690 Aqua.
Quelques minutes de test d’étanchéité plus tard, il est temps de passer aux benchmarks et aux jeux !
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Cougar Omnyx : à l’usage
Nous procédons au remplissage de notre boucle avec du liquide de refroidissement DP Ultra puis chassons l’air du circuit. Il est paré !
Quelques tests
Le pari de n’utiliser qu’un radiateur était ambitieux. Nous commençons donc par quelques tests génériques : OCCT, Cinebench, benchmarks 3D mark (port royal, time spy, extreme) et Uningine Valley. Peu représentatifs d’un usage réel, ces derniers nous permettent cependant d’établir un comparatif fiable avec d’autres configurations customs.
La pompe est fixée à 60%. Les ventilateurs suivent une courbe de ventilation standard.
Les résultats ne surprennent guère mais déçoivent un peu. Lorsque l’on sollicite individuellement chaque composant (CPU ou GPU), notre boucle assure une dissipation satisfaisante. Les résultats GPU sont tout particulièrement bons puisqu’il ne dépasse pas 60°C après deux heures sous Uningine Valley.
Côté CPU, le constat est mitigé… Le watercooling parvient à le maintenir sous 70°C même en stress test prolongé mais il est incapable de bloquer les pics de température ponctuels observés sur les processeurs de cette génération lors de benchmarks agressifs. On observe quelques situations de thermal throttling, vite maîtrisées mais frustrantes. Et le constat s’aggrave si on cumule stress test CPU et GPU. Il faut agir. L’airflow n’est clairement pas en cause. Les ventilateurs 160 mm apportent plus d’air frais que nécessaire. Nous avons donc atteint la limite de notre unique radiateur. Ou presque.
Tweaking de la boucle
Nous l’évoquions en tout début d’article : la chambre arrière permet de loger (tout juste) trois ventilateurs 15 mm supplémentaires pour passer le radiateur en push-pull. Nous avions prévu le coup et ajoutons donc trois Noctua NF-A12x15. L’ajout se fait en quelques instants grâce au panneau magnétique et au hub pré-installé.
On constate alors une nette amélioration ! Les températures moyennes sont sensiblement les mêmes mais le thermal throttling n’est plus d’actualité. Les nuisances sonores restent imperceptibles. La pompe suspendue est inaudible. Il faudrait maintenant ajouter un composant Aquacomputer à la boucle afin d’optimiser la gestion des ventilateurs en la basant sur la température du liquide (et non du CPU).
En pratique
Une fois la fastidieuse étape des benchmarks derrière nous, il est enfin temps d’apprécier ce build dans son ensemble. Car le Cougar Omnyx est un boîtier pour enthousiaste du hardware. Avant même le démarrage, on prend plaisir à observer son design atypique et l’absence de câbles visibles, tous cachés derrière la boîte et proprement routés par les peignes.
Le démarrage apporte une nouvelle satisfaction : le silence. Le flux d’air optimisé du boîtier et la qualité des ventilateurs d’origine ne déçoivent pas. Pas d’effet soufflerie, pas de bruit parasite. Les effets RGB des ventilateurs sont dans la très bonne moyenne de ce qui se fait. Ils ne sortent pas du lot mais sont efficaces. La bonne nouvelle vient du fait qu’ils sont directement contrôlés par un bouton en façade. Les options proposées sont suffisamment nombreuses pour se passer de logiciel dédié.
En jeu, l’expérience est excellente. On n’atteint jamais les niveaux de températures vus plus haut en stress test. L’ensemble des composants reste sagement sous 60°C. Cette configuration est à l’aise en 1440p. On peut se permettre d’activer le Ray Tracing dans Cyberpunk 2077 en qualité haute tout en conservant un taux de rafraîchissement supérieur à 60 FPS.
Pas fait pour le custom ?
Force est de reconnaître que ce boîtier n’est pas idéal pour le watercooling custom. Il peut le faire et on a pu voir de très belles créations mais l’investissement n’est pas payant. Le surcoût par rapport à un simple AIO n’est tout simplement pas raisonnable vues les températures obtenues. Un bon compromis serait de se limiter à une boucle CPU.
Logiquement, les utilisateurs se tourneront vers un AIO 360 mm. Celui-ci sera mis en valeur par les surfaces vitrées et l’emplacement original de son radiateur. Pour la carte graphique, un gros modèle de 3 slots (ou plus) d’épaisseur s’intégrera à la perfection. Le GPU bénéficiera de l’excellent airflow transversal et sera lui aussi superbement exposé.
Conclusion
L’expérience watercooling custom en elle-même est plaisante mais il est clair que le Omnyx préférera une configuration plus classique. Rien n’interdit cependant d’ajouter deux radiateurs à la boucle actuelle. Peut-être pour une V2 qui se séparerait à regret des ventilateurs 160 mm pour les remplacer par de banals 120/140 mm ? Cependant, la configuration idéale dans ce boîtier est : AIO 360mm pour le CPU, GPU massif en aircooling. Cette disposition tire pleinement partie du volume important et de l’airflow du Omnyx.
Disponible au prix de 179,99€, le Cougar Omnyx est un coup de cœur. Il se démarque dans une catégorie qui tournait en rond depuis quelques temps. Il propose quelque chose de différent et il le fait sans sacrifier la qualité de fabrication et l’ingéniosité.
