Le Kunpeng 920 (arm) dépasserait un i9-9900K en performances multi-cœurs

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Un PC quasi 100% made in China

Les chiffres viennent de Chine où Huawei a présenté son premier ordinateur de bureau équipé avec son propre processeur ARM Kunpeng.

Huawei Kunpeng PC
Image tirée de ItHome

Ce processeur est fabriqué par TSMC avec le process 7 nm, il dispose de 24 cœurs Arm Neoverse N1 (et 24 threads) pour une fréquence fixe de 2,60 GHz. Le TDP de ce processeur est une énigme. Même si l’opposition avec le i9-9900K devrait lui être favorable sur ce terrain, ça ne sera pas une victoire totalement éclatante. En effet, son grand frère le Kunpeng 920 3226, un modèle 32 cœurs à 2,60 GHz, a un TDP de 120W.

Concernant la puissance de ce CPU ARM, Huawei annonce qu’il dépasse légèrement le I9 Intel en multi-cœurs. Le benchmark utilisé n’est pas cité ni les performances mono-cœur. Il faut aussi bien prendre en compte que ce PC tourne uniquement avec une variante chinoise de Linux ( UOS 64 ).

Un démonstration de courte durée

Ce PC de bureau devait être exclusivement destiné aux services du gouvernement chinois ainsi qu’aux entreprises d’état. Le PC en lui-même dispose d’une mémoire Sodimm de 8 Go, d’un SSD Samsung de 512 Go et d’une carte graphique Radeon 520 d’AMD. Le processeur ne peut être changé tout comme la carte graphique. Enfin, il ne va sans dire qu’on ne peut installer Windows sur ce PC.

kunpeng 920 pc

L’objectif de ce PC, donner à l’Etat chinois un outil pour son indépendance informatique, risque de vite tourner court. En effet, les sanctions qui touchent Huawei vont lui interdire l’accès aux grandes fonderies. Pourtant HiSilicon ( la filiale de Huawei qui conçoit ses puces ) avait pu contourner la menace d’un blocage de l’utilisation des technologies ARM. Fin 2019, ARM avait ainsi déclaré ” ARM peut fournir un support à HiSilicon pour l’architecture ARM v8-A, ainsi que pour la prochaine génération de cette architecture, après un examen complet des deux architectures, qui ont été déterminées comme étant d’origine britannique ». Aucune technologie américaine n’étant présente, Huawei pensait pouvoir souffler et capitaliser sur ses solutions.

Si cette histoire semble maintenant derrière nous, elle pourrait prendre une autre tournure avec le rachat d’ARM

 

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