Hier, nous publions un article en lien avec l’autorisation à l’export des Nvidia H200 à destination de la Chine. Cependant, nous vous disions également que la stratégie était risquée. Si elle fonctionnait, l’Empire du Milieu allait pouvoir utiliser les technologies américaines pour se développer. Mais le pays pourrait aussi ne pas mordre à l’hameçon et choisir de développer son indépendance technologique. Devinez quelle stratégie le pays adopte ?
La Chine serait en mesure de produire de grosses capacités de Huawei Ascend 910C !
Dans les grandes lignes, une Ascend 910C, c’est moins performant qu’une H200 de NVIDIA. Effectivement, la puce affiche moins de bande passante mémoire et moins de puissance de calcul. Cependant, si cette puce est déployée en nombre suffisant, elle devient un atout non négligeable. D’autant que le pays semble se doter d’importantes capacités de production. Un rapport indique que Huawei et ses partenaires pourraient bien sortir 600 000 de ces puces durant l’année prochaine. Plus inquiétant encore, les responsables de la Maison-Blanche indiquent que des millions d’unités pourraient être produites. Reste à savoir quelle crédibilité apporter à tout ceci.
Dans tous les cas, il semblerait que le gouvernement chinois se pencherait sur une manière de limiter l’accès aux H200 pour les entreprises locales. Encore une fois, dans un but de favoriser sa propre industrie de semi-conducteurs. Quoi qu’il en soit, cela n’empêche pas le pays de faire face à des réseaux de contrebande spécialisés dans le matériel destiné à l’IA. D’autant qu’en transitant via des pays amicaux, la Chine continue d’avoir accès aux puces de pointe de NVIDIA. On se souvient notamment des palettes de RTX 5090 de MSI retrouvées dans le pays. Idem, il y a un an, c’étaient des cartes soumises à des restrictions d’exportation qui arrivaient dans le pays via des serveurs SuperMicro dont on avait trafiqué les numéros de série. Il y a quelques jours un réseau de contrebande a d’ailleurs été démantelé aux États-Unis. Le réseau reconditionnait les cartes sous une autre marque pour reclassifier la marchandise et l’exporter discrètement en Chine.
Bref, la Chine semble être dans une position de « pile, je gagne, face, tu perds » vis-à-vis des États-Unis.

