On l’a déjà couvert, mais il ne fait pas bon être salarié chez Intel en ce moment. Effectivement, une nouvelle vague de licenciements est en cours chez l’entreprise qui prévoit de s’alléger de 20% de sa main-d’œuvre. Toutefois, certains cas sont pires que d’autres, notamment en Oregon où l’entreprise confirme licencier quatre fois plus de salariés qu’initialement prévu !
2400 employés licenciés en Oregon au lieu de 530 !
Cependant, en Oregon la situation semble plus tendue qu’ailleurs puisque l’entreprise annonce supprimer non pas 530 postes comme initialement prévu, mais bien 2400 ! Pour rappel, il s’agit de l’un des sites les plus importants si ce n’est le plus important pour l’entreprise. En 2024, ce dernier accueillait plus de 20000 employés, c’est dire.
Bien entendu, l’objectif de ces licenciements est simple : réduire les coûts au maximum. Ensuite, Lip-Bu Tan, l’actuel PDG des bleus, veut faire d’Intel une société plus souple et agile. D’ailleurs, il dénonçait les lourdeurs administratives et managériales.
Maintenant, on se pose la question des effets de ces licenciements. Affecteront-ils les diverses feuilles de routes des bleus, mais aussi et surtout d’Intel Foundries ? Car c’est bien de là que part la crise récente. Pat Gelsinger, l’ancien PDG de la société a tenté de relancer la branche manufacturière de l’entreprise en injectant beaucoup d’argent. Mais comme dirait l’autre, « ce n’est pas un échec, ça n’a pas marché ». Plus sérieusement, dans ce secteur de la gravure de puce, les bleus doivent rivaliser avec un TSMC maintenant bien implanté et autres Samsung Electronics. Ce type de stratégie se met en place sur le long terme. On parle quand même d’un secteur stratégique dont l’intérêt est porté au niveau de nations entières !

