La Chine pourra faire retomber les prix de la mémoire ?

Les prix actuels de la mémoire sont complètement zinzins. On le sait, la demande de l’IA est très forte et les chaînes de production privilégient la production de HBM, des puces utilisées dans le matériel IA haute performance. Si les géants comme Samsung, SK Hynix ou Micron investissent avec prudence pour éviter les surcapacités (qui feraient plonger les courts et menaceraient leur rentabilité) c’est au niveau de la Chine que les choses pourraient changer. Ça, c’est Kye-hyun Kyung, conseiller chez Samsung qui le dit.

La Chine pourrait faire tomber les cours de la mémoire ? 

CXMT investit massivement dans ses capacités de production ! 

CXMT LPDDR5X - DDR5

Évidemment, la situation actuelle n’est clairement pas bonne pour le marché grand public. Les prix élevés de la mémoire entraînent des hausses de prix importantes sur les composants clés (kit RAM et SSD principalement) ce qui décourage les renouvellements de matériel. Les expéditions de CPU et de carte mère sont donc en berne. Mais tout ceci pourrait retomber dès l’année prochaine si les investissements de producteurs chinois, CXMT en tête, portent leur fruit.

Si tout se passe bien, au second semestre 2027, la production de wafers pourrait atteindre les 6 millions d’unités. Cela soutiendrait donc l’offre afin de rééquilibrer le ratio offre/demande et les prix pourraient donc redescendre dès la seconde moitié de l’année prochaine.

Vers des risques de surproduction ? 

Cependant, il faut aussi faire attention aux risques de surproduction. On l’a vu, Micron et SK Hynix se sont lancés dans la construction de nouvelles usines. Micron aux États-Unis (état de New York) et Sk Hynix avec sa P&T7 en Corée du Sud. De plus, ne négligeons pas la capacité de la Chine à venir mettre un joyeux bazar sur le marché. Pendant un temps, il était question d’arrêt de production de DDR3 et DDR4 chez Samsung et Sk Hynix à cause de productions chinoises trop agressives sur les prix. La rentabilité des entreprises coréennes étant menacées à cette époque.

Quoi qu’il en soit, vivement que les prix redescendent et que le marché retrouve un peu de stabilité.

TEN : un boîtier tout à fait sympathique chez Montech

Direction la marque Montech qui annonce une nouvelle référence de boîtier avec le TEN. Il s’agit d’un modèle au format micro-ATX, le tout, avec des panneaux en mesh pour une respirabilité maximale. De plus, on pourra agencer l’interne selon plusieurs modes en fonction du but recherché : flux d’air, compatibilité watercooling ou mode ITX.

TEN : une nouvelle référence signée Montech ! 

Un châssis compact et modulable :

Montech TEN

Avec ce boîtier, la marque met en avant une référence dont les dimensions sont de 185 (L) x 420 (P) x 293 (H) mm. En interne, la compatibilité avec les cartes mères est donc limitée aux formats micro-ATX et mini-ITX. Pour la carte graphique, les limitations sont minimes : 410 à 425 mm suivant son positionnement. En revanche, il faudra être vigilant quant à la taille de votre ventirad CPU : jusqu’à 155 mm, voire 52 mm en mode ITX.

Dans tous les cas, pour le refroidissement, il y aura de la place puisque l’on pourra monter jusqu’à neuf ventilateurs de 120 mm tandis qu’un moulin de 92 mm pourra être monté à l’arrière. Quant au watercooling, la compatibilité avec les radiateurs dépendra de l’agencement interne. Par défaut, il sera possible de monter un modèle de 360 mm dans le bas et sur le côté tandis qu’en mode M2, on condamne l’emplacement inférieur pour le rendre disponible dans le haut. En mode ITX, le radiateur pourra être monté dans le haut ainsi que sur le côté.

Montech TEN

Du côté de l’alimentation, ce boîtier acceptera des blocs ATX ou SFX/SFX-L avec des limitations sur la profondeur en fonction de son emplacement.

Quant au stockage, il est question de deux emplacements 3,5″ couplé à quatre emplacements 2,5″ en mode M1 et M2. En ITX, on condamne les emplacements 3,5″ ainsi qu’un en 2,5″.

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Il n’est pas cher ! 

La prouesse de la marque réside dans le prix puisqu’il est question d’un boîtier à $69,90, ce qui est très abordable pour une référence modulable comme celle-ci. Cependant, de notre point de vue, l’agencement ITX n’a pas beaucoup du sens dans la mesure où elle apporte beaucoup de contraintes sur la compatibilité des composants sans pour autant offrir d’avantage net.


Par ici la fiche produit de Montech !


La MAJ Windows 11 KB5089549 peut causer des redémarrages infinis

Direction Windows 11 pour vous parler d’une mise à jour qui fonctionne parfaitement bien (c’est de l’ironie). En effet, la mise à jour cumulative de mai 2026, la KB5089549, peut piéger votre PC dans des boucles de redémarrages infinies. Autre erreur possible, des codes 0x800f0922 ou encore des messages indiquant que « quelque chose ne s’est pas déroulé comme prévu » lors de l’installation. La raison ? Une partition EFI qui arrive vite à saturation.

Windows 11 KB5089549 : attention aux boucles de redémarrage !

Une partition EFI trop petite ! 

Windows 11

Finalement, il semblerait que la cause même du problème ne soit pas tant la mise à jour en elle-même que la taille de la partition EFI. Effectivement, cette dernière semble vite arriver à saturation, surtout sur les systèmes assez anciens et particulièrement dans le cas de système dual boot Windows/Linux qui exploitent la même partition. Dès lors, en cas de saturation, plusieurs problèmes se posent. Si vous avez de la chance, vous avez simplement une erreur 0x800f0922 dans Windows Update, auquel cas, vous avez quand même accès à votre Windows.

Dans certains cas, les utilisateurs se retrouvent piégés dans des boucles de redémarrage infini, ce qui est plus embêtant. D’autres, lors de la phase d’installation de la mise à jour, sont confrontés à un message « quelque chose ne s’est pas déroulé comme prévu… » et Windows annule les modifications.

La solution : 

En attendant, Microsoft a déjà déployé un patch correctif automatique à destination des machines grand public et des PC d’entreprises non gérés. Le tout, après plusieurs redémarrages, doit rentrer dans l’ordre et ne semble pas nécessiter de partitionnement de la partition EFI. Pour finir, si vous êtes piégés dans une boucle de redémarrage, le mieux, reste encore de restaurer votre système en passant par l’environnement Windows Recovery, à condition qu’un point de restauration soit disponible, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.

Core Ultra 7 270K Plus : Thermal Grizzly vend des CPU delid et garantis !

Delid un CPU est une étape risquée qui, si elle est mal exécutée, peut conduire à la destruction dudit processeur. Par ailleurs, si elle est menée à bien, elle permet de gagner de précieux degrés sur le CPU ce qui se traduit par moins de nuisances en fonctionnement ou de meilleures performances (meilleure marge d’OC ou de boost). Bref, il y a un véritable intérêt à le faire, surtout sur des modèles haut de gamme, par contre, la garantie saute… À moins d’acheter votre processeur déjà Delid chez Thermal Grizzly qui propose des Core Ultra 7 270K Plus avec une garantie supplémentaire !

Core Ultra 7 270K Plus : des CPU delid vendus par Thermal Grizzly !

0 risque !

Thermal Grizzly Core Ultra 7 270K Plus

Comme nous vous le disions, il s’agit d’une opération risquée et il n’est pas rare de voir certains propriétaires exploser leurs CPU en tentant de retirer le dissipateur intégré de leur processeur… Même avec le bon outillage. Là, en achetant votre processeur directement chez Thermal Grizzly, vous bénéficiez d’un CPU dont l’IHS a été correctement retiré puis testé après coup afin de s’assurer du bon fonctionnement du modèle vendu. D’ailleurs, après chaque delid, le processeur est testé tandis que des captures d’écran des températures relevées sont jointes dans une clé USB fournie.

Mais ce n’est pas tout, puisque après delid, le die profite d’un petit ponçage, un simple traitement de surface visant à améliorer l’adhérence du métal liquide en vue d’une application ultérieure.

Une facture élevée, mais une garantie Thermal Grizzly ! 

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Le coût de la facture est élevé, car Thermal Grizzly propose son modèle à 523,33 dollars. Pour comparaison, on peut trouver le même processeur d’origine en France, pour environ 340 euros. Cependant, si vous souhaitez retirer la capsule métallique et que quelque chose se passe mal, vous êtes tout seul, jamais Intel n’acceptera une quelconque prise en garantie, ce que Thermal Grizzly fait. Attention cependant à de pas utiliser l’IHS original, ce qui annulera la garantie de la marque. Le die étant poncé, aucune pâte thermique ni métal liquide ne pourra faire la jonction entre les deux éléments générant de sérieux risques de dégât.

Maintenant à vous de voir, prendrez-vous le risque de delid votre CPU pour économiser 200 € ou préférez-vous acheter la tranquillité ?


Par ici la fiche produit de Thermal Grizzly ! 


Lisuan Tech : lancement de sa LX 7G100 le 20 mai

On le sait depuis un moment, la Chine tente de gagner son autonomie dans le secteur des semi-conducteurs. Si pour la partie CPU, nous retrouvons des constructeurs comme Loongson, le pays abrite également des constructeurs de GPU. On parle de noms comme Moore Threads dont les premiers lancements se sont avérés décevants. En opposition, la LX 7G100 de Lisuan Tech semble davantage prometteuse. D’ailleurs, les envois des cartes précommandées débuteront demain !

LX 7G100 : la carte de Lisuan Tech lancée le 20 mai ! 

Du 100% made in China ! 

Lisuan Tech LX7G100

Pour l’heure, nous ne savons pas à quoi nous attendre avec cette carte. En effet, nous avons affaire à un produit dont la conception est 100% basée en Chine d’une part. D’autre part, bien que les pilotes profitaient d’une certification Microsoft WHQL, nous ne savons absolument pas dans quel état ils seront au lancement. Par ailleurs, Lisuan Tech annonçait que sa carte serait compatible avec la plupart des API modernes. On parle d’un support de DirectX12 ou encore de Vulkan 1.2, mais OpenGL 4.6 et OpenCL 3.0 font aussi partie de la liste.

Quant aux jeux, la marque indiquait que sa carte serait compatible avec plus de 100 jeux lors de son lancement et on parle aussi de titres Steam populaires. Évidemment, dans le lot, nous retrouvons Black Myth: Wukong, mais aussi Resident Evil 4 Remake ou encore Cyberpunk 2077, il y a quand même quelques triples A !

La config matérielle :

Lisuan Tech 7G100

Au niveau de la configuration matérielle de la carte, nous savons qu’elle embarque un total de 12 Go de VRAM tandis que son GPU repose sur l’architecture maison TrueGPU. Des informations que nous avons, la puce renferme 48 compute units, 192 TMU et 96 ROPs. Avec ceci, nous retrouvons une puce épaulée par 12 Go de mémoire en GDDR6. Enfin, la connectique met en avant quatre DisplayPort 1.4a et le tout peut gérer des résolutions allant jusqu’à la 8K60 avec DSC.

La marque indique que sa carte rivaliserait avec la RTX 4060 en termes de performances. Reste à savoir si ces estimations sont réalistes ou si elles ne sont pas surévaluées. Dans tous les cas, si ce modèle tenait ses promesses, ça pourrait être une véritable épine dans le pied de NVIDIA… Surtout pour le marché chinois.

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Lancement via JD.com !

Pour le moment, la carte est uniquement distribuée par la boutique de la marque sur JD.com. Le lancement aura lieu demain à 20h00. Évidemment, nous suivrons les retours concernant ce modèle dans les jours qui viennent. Le tout étant de savoir si la carte tiendra ses promesses !

Billet Labs a encore frappé

Billet Labs a encore frappé. Avec un rythme de production effréné — au regard du travail fourni sur chacun des projets — Felix est déjà de retour, à peine deux mois après la présentation du PC-radiateur en fonte. Au programme cette fois, un PC performant dénué de tout ventilateur dans le plus pur style Billet Labs.

La configuration :

Billet LabsAu commencement, c’était l’ordinateur de salon de Felix. L’objet de la précédente vidéo Billet Labs, ce projet hors normes, se proposait de refroidir le CPU et le GPU grâce à un radiateur en fonte. Les composants eux-mêmes étaient fixés sous le radiateur. Ce qui fut un succès pendant les premiers jours est vite devenu un calvaire. Car les impuretés ne cessaient de s’accumuler dans le filtre, impliquant une vidange totale du système… toutes les deux semaines.

Intenable. Ce constat pousse donc la machine vers une retraite anticipée et une réutilisation de ses composants dans ce nouveau projet fanless. Nous retrouvons donc un Ryzen 7 9800X3D, une RTX 5080 et une alimentation Flex-ATX. Cela explique la production relativement rapide de ce nouveau modèle ! Une grande partie des éléments sont repris en l’état, notamment le câblage sur mesure.

1. Watercooling Billet Labs :

Billet LabsCôté watercooling, Billet Labs reste fidèle à ses propres produits avec :

  • Un waterblock CPU (prototype)
  • Des connecteurs soudables pour tubes cuivres 15 mm
  • Un réservoir fait maison inspiré du projet Wall-y

Les trois radiateurs viennent de chez Alphacool. On notera la présence d’un modèle haute efficacité Hpe. Le waterblock GPU est également un modèle de la marque Alphacool. Bien sûr, l’ensemble est méconnaissable. On sait le soin apporté aux détails dans le studio anglais. Il n’est pas un élément qui ne soit personnalisé à l’extrême.

2. Les détails invisibles :

Au nombre des tentatives improbables, citons :

  • L’ajout de pads thermiques (6 mm) entre la carte mère et le support aluminium pour dissiper la chaleur des VRM et SSD sans utiliser les ventilateurs intégrés à la carte
  • L’ajout de pâte thermique (Arctic MX-4) entre l’alimentation et le support pour ne pas avoir à utiliser le ventilateur de l’alimentation

3. Un succès ?

Non. Notons d’abord que le refroidissement de la carte mère par pads thermiques est un succès. Les tests réalisés montrent qu’une bonne partie des usages est envisageable. Le GPU n’est jamais en situation de throttling, mais la température de l’eau atteint des valeurs inquiétantes (plus de 50°C) et le processeur, lui, subit un thermal throttling en condition de stress.

Pourquoi ? Tout d’abord, car le refroidissement passif est un challenge difficile, surtout avec des composants haut de gamme comme ici. Mais aussi parce que le design, si esthétique soit-il, n’est pas des plus efficients. La chaleur monte naturellement depuis le premier radiateur et vient ruiner l’efficacité des deux autres. Enfin, le choix des radiateurs n’est pas optimal pour un refroidissement passif. Ceux utilisés ici ont une densité d’ailettes importante, mieux adaptée à un flux d’air forcé.

Et c’est tout le charme de ce type de projet ! Felix a beaucoup appris. Nous aussi. Évidement, la suite arrive, puisque Felix annonce une nouvelle tentative qui conservera le superbe assemblage actuel en le complétant d’un unique ventilateur 120 mm. À suivre, nous avons hâte de voir ça. Retrouvez la vidéo du projet ici.

Exit D3 : un AIO TComas avec trois écrans formant une scène !

Nouveau kit watercooling tout-en-un chez TComas qui nous propose son Exit D3. Avec ce kit, la marque propose quelque chose d’original en intégrant un trio d’écran sur le dessus de la pompe. L’ensemble forme une scène sur laquelle on pourra placer une petite figurine si besoin. Côté prix, difficile de se prononcer, mais on y revient en fin d’article.

Exit D3 : un AIO TComas avec trois écrans !

Une scène pour figurine ? 

TComas Exit D3Avec ce kit, la marque TComas nous propose un AIO pour le moins original dont le concept se rapproche énormément du Stage de Tryx. Dès lors, les trois écrans sont positionnés en forme de scène sur laquelle l’utilisateur pourra poser une figurine sur l’ensemble. La partie affichage repose donc sur trois écrans de 3,95″ affichant une résolution de 480×480.

Autrement, les trois écrans peuvent être gérés de manière indépendante. Via le logiciel de la marque, l’utilisateur pour choisir d’afficher des vidéos différentes sur chaque écran ou d’écran l’affichage sur deux écrans. N’oublions pas non plus de dire qu’il sera possible d’afficher des informations de surveillance du système comme la température du CPU, du GPU, l’utilisation de la mémoire ou encore la fréquence des composants, etc.

Plus concrètement, cet AIO se dote d’un radiateur un peu plus épais que l’accoutumé avec un bloc de 29,2 mm d’épaisseur. Au niveau de la ventilation, nous retrouvons trois moulins de 120 mm fonctionnant jusqu’à 3000 tr/min. À cette vitesse, la pression statique atteindra les 6,05 mmAq, une forte pression qui, couplé des moulins de haute vitesse, risquent de générer pas mal de nuisances sonores. Enfin, nous retiendrons une compatibilité avec les sockets Intel LGA-1700/1851 et AMD AM4/5.

Le prix :

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Au niveau du prix, il faudra se contenter de la facture en yuan : 1599. Cela nous fait donc, après conversion, ~200 €. Reste à savoir comment cela se traduira-t-il après l’importation et les éventuelles taxes. Autre interrogation de taille : la disponibilité. Pour l’instant, il s’agit d’un kit distribué en Chine via la plateforme JD.com, mais rien ne garantit que le kit n’atterrisse en Europe et encore moins en France.

Le Core i9 14900K atteint les 9,2 GHz !

Nouveau record du monde de fréquence avec un CPU qui atteint les 9,2 GHz ! Cette fois-ci, c’est l’overclocker wytiwx qui décroche la première place avec un Core i9 14900K refroidi à grands coups d’hélium liquide ! Cependant, le CPU fonctionnait uniquement sur ses P-Core, les E-Core ayant été désactivés durant l’exercice. Il n’empêche que la performance est là !

Le Core i9 14900K atteint les 9,2 GHz !

Un CPU Intel et une carte mère ASUS ! 

Core i9 14900K 9,2 GHz

Pour atteindre une telle fréquence, l’overclocker exploitait donc un 14900K, lequel était monté sur une carte mère ASUS. Cependant, il s’agit là d’un modèle orienté vers l’overclocking extrême puisqu’il s’agit d’une Maximus Z790 Apex. L’ensemble accueillait également un total de 16 Go de mémoire DDR5 tandis que l’alimentation était confiée à une ASUS ROG Thor de 1600W, un bloc résolument haut de gamme.

Au niveau du refroidissement, l’équipe a sorti l’artillerie lourde puisque, pour refroidir efficacement le CPU, il est question d’hélium liquide. Si la température de l’azote liquide est de -196°C, celle de l’hélium liquide descend encore plus bas : -269°C.

Les Core i de 14e génération ont le vent en poupe pour les fréquences !

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Pour ce qui est des montées en fréquence uniquement, les Core i de quatorzième génération ont clairement le vent en poupe. Si l’on regarde le classement, nous remarquons que les trois premiers CPU du classement sont des variantes du 14900K avec deux 14900KF et un 14900KS.

Malgré tout, monter à de telles fréquences n’est pas quelque chose de simple. En effet, dans le top 10 des records de fréquences CPU, nous retrouvons deux AMD FX, avec un FX-8350 qui atteignait les 8,722 GHz en 2014 tandis que le FX-8150 montait à 8,709 GHz en 2012. Il aura fallu attendre 2023 et SuperO pour voir un Core i9 13900K atteindre les 8,725 MHz.

Dans tous les cas, il s’agit d’une très belle prouesse !


Par ici le score de Wytiwx ! 


Core Ultra 9 290K Plus : une annulation de dernier moment

Lorsque l’on regarde les leaks concernant les processeurs Arrow Lake Refresh, il devait y avoir trois nouveaux processeurs. Cependant, lors du lancement, ces derniers n’étaient qu’au nombre de deux avec les Core Ultra 5 250K Plus et Core Ultra 7 270K Plus. Si le Core Ultra 9 290K Plus était prévu, ce dernier a été annulé au dernier moment, juste avant sa commercialisation. Les raisons évoquées : des différences de performances jugées trop faibles par rapport aux Core Ultra 7 rafraîchis.

Core Ultra 9 290K Plus : annulé au dernier moment !

Des gains de performances trop faibles !

Intel Core Ultra 9 290K

Si l’on en croit ce qui est dit, les engineering samples produits par Intel montraient des gains de performances limités par rapport au Core Ultra 7 270K Plus. Il faut dire que le CPU, mis à part des gains de fréquence, ne proposait pas grand-chose de plus par rapport au Core Ultra 9 285K déjà existant. Pire encore, le Core Ultra 7 270K Plus gagnait en cœurs, lui permettait d’aligner une configuration équivalente à celle du Core Ultra 9 285K, quelques centaines de MHz en moins. Dès lors, ce ne sont pas les 300 MHz ajoutés au 290K Plus qui lui aurait permis de pleinement se distinguer… D’ailleurs, ça n’aurait pas été le cas, puisque l’on parle seulement de 2 à 3% de performances en plus pour 300 MHz de plus. Ajoutez à cela un dégagement thermique en hausse et une consommation plus prononcée et on aurait eu un CPU boudé par les consommateurs.

Le rapport qualité prix n’aurait pas été bon non plus : 

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Avec ceci, le ratio performances/prix n’aurait pas été très bon non plus. Dans le lot, le CPU aurait dû batailler face au 270K Plus très agressif sur le plan tarifaire tandis que l’ajout de quatre E-Core lui permet, via un overclocking, de revenir sur le Core Ultra 9 285K. Car oui, ce modèle dispose aussi d’un coefficient multiplicateur débloqué, ce qui facilite la montée en fréquence. De plus, on peut aussi se poser la question de la pertinence de proposer trois CPU overclockables disposant de 8 P-Core et 16 E-Core.

Test et optimisation: AMD Ryzen 9 9950X3D2 Dual Edition

[nextpage title= »Introduction : »]

Après notre test des processeurs AMD Ryzen 9 9950X et AMD Ryzen 9 9950X3D, place au dernier venu de la gamme, avec l’AMD Ryzen 9 9950X3D Dual Edition. Lancé le 22 avril 2026 et disponible actuellement à un tarif proche des 950 euros, ce nouveau venu dans la gamme des processeurs Ryzen 9000 peut-il se montrer plus intéressant que l’actuel AMD Ryzen 9 9950X3D tarifé lui à 650 euros ?
C’est bien sûr la question à laquelle nous répondrons à la fin de cet article tout en sachant pertinemment bien qu’il ne s’adresse pas au même public.

Merci à AMD France pour le prêt de cet exemplaire de l’AMD Ryzen 9 9950X3D Dual Edition.

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[nextpage title= »Le Ryzen 9 9950X3D2 : »]

La gamme des AMD Ryzen 9000X3D étant présente depuis un petit moment, ce nouveau processeur ne déroge pas à la règle et reprend la majorité de ses caractéristiques. Ce nouveau processeur AMD bénéficie lui aussi de la technologie AMD 3D V-cache de seconde génération. Mais en quoi se distingue ce Ryzen 9 9950X3D2 « Dual Edition » ? Là où les autres processeurs X3D ne disposent que d’un seul cache, le Ryzen 9 9950X3D2 en possède deux, un par CCD. Il s’agit du premier processeur pour ordinateur de bureau au monde dont les deux chiplets intègrent la technologie AMD 3D V-Cache.

L’emplacement ne change pas, et par rapport à la génération précédente, l’AMD 3D V-cache vient s’insérer sous les cœurs du processeur. Par conséquent, la principale source de chaleur, les cœurs « Zen 5 », est directement prise en charge par votre solution de refroidissement. La mémoire 3D V-cache est moins sensible à la température que les cœurs du processeur, ce qui est une évolution considérable pour cette seconde génération. Grâce à des températures plus fraîches, il devrait être possible de conserver des fréquences de fonctionnement en tâches multithread plus élevées qu’avec, par exemple, le Ryzen 9 7950X3D. AMD ne s’en cache pas, ce processeur se destine principalement aux machines orientées sur les charges de travail créatives (telles que DaVinci Resolve ou Blender) ainsi que les compilations de code source à grande échelle (comme Unreal Engine et Chromium).

En ce qui concerne ses caractéristiques techniques, notre AMD Ryzen 9 9950X3D2 dispose de 16 cores et 32 threads, d’une fréquence Boost pouvant atteindre les 5.6 GHz, de 208 MB de cache et d’un TDP de 200 watts. Face à son « petit frère », la fréquence Boost est légèrement moins élevée, ce qui devrait avoir des conséquences dans certaines taches single core, mais aussi une consommation et des températures plus élevées avec son TDP de 200W contre 170 pour le Ryzen 9 9950X3D.

Comme on peut le voir, la gamme des Ryzen 9000 est déjà bien fournie avec pas moins de 10 processeurs ! AMD rappelle, à juste titre, à qui se destinent ces processeurs haut de gamme. Le Ryzen 7 9850X3D étant le fleuron de la gamme pour la partie gaming alors que les deux autres se destinent aux créateurs qui joueront ou qui cherchent les performances brutes.

[nextpage title= »Le protocole de tests : »]

Les configurations de tests :

Voici en détail les différentes configurations de tests qui seront utilisées pour l’ensemble des benchmarks. Comme nous l’avons spécifié à la page précédente, il est très important de mettre à jour votre BIOS avec la dernière version en date sur le site du fabricant de votre carte mère. Cela peut sembler anodin pour certains, mais un BIOS à jour vous permet de profiter pleinement des performances de votre carte mère et ainsi, de votre processeur.

  • Carte mère Intel : ROG Crosshair X870E APEX (BIOS 2301)
  • Processeur : La gamme des Intel Core Ultra, Intel 14th Gen et celle des AMD Ryzen 9000
  • Mémoire : 32 GB G.SKILL Trident Z5 Royan NEO cadencés à 8 000 MT/s en CL38
  • Carte graphique : ASUS RTX 4090 TUF Gaming
  • Système de refroidissement : Chiller 2000 Eiszeit Alphacool
  • Alimentation : MSI MPG AI1600TS
  • Système d’exploitation : Windows 11 64 bits 25H2

[nextpage title= »Les fréquences atteintes : »]

Il s’agit du premier élément à vérifier : s’assurer que les fréquences annoncées par AMD correspondent bien à celles que nous allons relever sur notre ROG Crosshair X870E APEX avec notre exemplaire du Ryzen 9 9950X3D2. Pour ce faire, nous allons utiliser le benchmark Cinebench R23. Deux cas de figure vont être utilisés : un benchmark en single core et un second en multi core. L’idée est ainsi de pouvoir juger de la fréquence atteinte et donc, comparer à ce qui a été indiqué par AMD dans ses slides.

Rappelons que la fréquence Boost en bench est différente selon le processeur. Attention, comme le soulignent les slides, lorsque l’on parle de fréquence Boost, c’est la fréquence maximale atteignable par un des cœurs du processeur exécutant une charge de travail en single core (monothread). Cette fréquence varie en fonction de plusieurs facteurs : la charge, le système de refroidissement, les paramètres du BIOS et donc la température de votre processeur. C’est une notion à bien garder en tête.

Première étape, nous activons uniquement le profil EXPO I au sein du BIOS avant de lancer les tests sous Cinebench R23. Comme pour tous les autres processeurs, le mode de gestion d’alimentation sous Windows 11 est sélectionné sur « performances élevées ».

 

Test avec le Ryzen 9 9950X3D2 Dual Edition :

En commençant cette première série de tests, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser aux fréquences de fonctionnement du Ryzen 9 9950X3D. Celui-ci atteignait une fréquence de 5 725 MHz sur les tâches single core. Avec notre Ryzen 9 9950X3D2, c’est une fréquence de 5 600 MHz qui est atteinte, en alternance, soit sur le cœur #9 soit sur le cœur #10. C’est logique puisque la fréquence Boost de ce nouveau processeur est de 5 600 MHz contre 5 700 MHz pour le Ryzen 9 9950X3D.

En ce qui concerne les tâches multi core, lorsque les 16 cœurs du Ryzen 9 9950X3D2 sont sollicités, la fréquence des cœurs du premier CCD est de 5 200 MHz et celle du second, de 5 100 MHz. Ce test peut sembler anodin, mais si vous avez l’impression que votre processeur ne fonctionne pas à ses bonnes fréquences, c’est un moyen très simple de le vérifier !

Maintenant que nous savons que notre AMD Ryzen 9 9950X3D2 est parfaitement opérationnel, place à nos différents tests !

[nextpage title= »AIDA64, CPUZ et 7-Zip 19.0 : »]

Avant toute chose, afin de bien comprendre les intitulés dans nos graphiques, nous vous invitons si ce n’est pas encore fait à aller lire la page dédiée au protocole pour comprendre les différents profils présents dans le BIOS de notre ROG Maximus Z890 APEX concernant les processeurs Intel de 14e Gen ainsi que les nouveaux Core Ultra 200S. Pour rappel, avec les deux Core Ultra 200S Plus, nous avons choisi le profil « Intel Default Settings » en mode « Performance ». L’idée du choix de nos benchmarks est principalement de pouvoir aussi les exécuter chez vous dans le but de comparer vos relevés face aux nôtres.

 

AIDA 64 :

Il s’agit d’un logiciel capable de vous fournir de nombreuses informations à propos de votre configuration, mais qui a surtout la particularité de disposer d’un benchmark mémoire. Celui-ci va calculer la vitesse de lecture, d’écriture, de copie ainsi que la latence de votre kit mémoire. Il est très souvent utilisé notamment pour comparer des kits mémoires entre eux. C’est un excellent outil si vous voulez comparer les performances de votre kit mémoire avec ceux que nous avons déjà eu l’occasion de tester.

Les performances ne diffèrent pas avec le Ryzen 9 9950X3D, ce qui est assez logique sous le benchmark AIDA64. Il n’y a aucune raison de relever des différences au niveau des débits.

 

Benchmark CPUZ 17.01.64 :

Pour l’utiliser, rien de plus simple, il suffit de télécharger la dernière version de CPU-Z qui est actuellement la version 2.11. Ensuite direction l’onglet « Bench » pour relever les performances en single thread et multi thread. La version du benchmark que nous avons utilisée est la 17.01.64.

Pas de réelles différences non plus sous le benchmark CPU-Z. On note un léger gain de 2 % dans la partie multi thread.

 

7-Zip 19.0 :

Ce benchmark fait partie intégrante du logiciel Benchmate, que nous utilisons aussi pour les tests de Cinebench. L’avantage de cet outil, c’est qu’il est validé par HWBot et peut donc vous permettre d’encoder directement vos scores sur la plateforme. 7-Zip, comme son nom l’indique, est un benchmark de compression et de décompression de fichiers. Vous avez l’opportunité d’utiliser celui présent directement dans l’utilitaire 7-zip et qui vous donnera alors un score de compression et un score de décompression. Ici, avec 7-Zip 19.0, le résultat est un score global qui tient compte des performances en compression et en décompression. Benchmate étant gratuit, vous pouvez aussi comparer votre score avec votre configuration.

C’est le Ryzen 9 9950X3D2 qui devient le numéro 1 de ce benchmark. Le gain relevé est ici de 3 % face à son petit frère.

[nextpage title= »Cinebench et Geekbench : »]

Cinebench R23 :

En quoi cette version diffère des précédentes ? Tout d’abord, elle se veut plus réaliste quant au score obtenu en fonction du processeur utilisé. Pour rappel, les Cinebench testent uniquement les capacités  de votre processeur en single thread ou multi thread. Mais la principale différence, c’est de proposer un benchmark qui par défaut va durer 10 minutes ! L’idée pour MAXON avec Cinebench R23 est de proposer un benchmark qui va permettre une certaine stabilité en termes de température et de fréquences Boost. Nous testerons ici la version rapide en Single Core et Multi Core.

C’est ici que nous allons pouvoir commencer à juger des performances du 9950X3D2. Les cœurs semblent monter plus haut en fréquence et donc, nous devrions avoir des gains plus marqués. Sous Cinebench R23 multi core, nous passons d’un score de 42 181 points avec le 9950X3D à 44 824 avec le 9950X3D2, soit un gain de 6,2 %.

 

Cinebench R24 :

Comme vous vous en doutez, il s’agit de la dernière version en date du benchmark Cinebench de la société MAXON. Celui-ci a débarqué en septembre 2023 afin d’offrir une meilleure précision des tests pour les CPU actuels et de ceux de nouvelle génération. Vous verrez directement que les scores sont moins élevés, que le benchmark dure plus longtemps et qu’il est aussi possible d’évaluer votre carte graphique.

Dans la version 2024, le score s’améliore lui aussi, passant de 2 387 points à 2 595 points, soit un gain de 8,7 %.

 

Geekbench 3.4.4 :

Il s’agit d’un benchmark disponible en plusieurs révisions, la version 5 est d’ailleurs de plus en plus utilisée ces derniers mois et est souvent utilisée pour les leaks de performances de CPU, même si la dernière version prend doucement le pas. Il permet d’obtenir deux scores : l’un en single core et l’autre en multi core. Attention, afin de profiter pleinement de ce benchmark, une licence sera nécessaire. Même si ce benchmark n’est plus vraiment d’actualité, il est encore très souvent utilisé par les overclockeurs afin de mettre en évidence le score memory.

Dans cette version plus ancienne, mais toujours très utilisée par les overclockeurs, notre sample du jour s’empare de la première place. Toujours en comparaison avec le 9950X3D, le gain est ici de 7 %.

 

Geekbench 5.2.5 :

La version 5 de Geekbench permet, comme la version ci-dessus, de faire des tests de performance de la mémoire et du processeur. Nous avons décidé d’ajouter ce benchmark supplémentaire, mais pourquoi ? Le benchmark CPU fait appel à de nouveaux tests qui simulent plus fidèlement les tâches auxquelles sont confrontés les processeurs face aux applications récentes. Geekbench 5 augmente également la mémoire utilisée lors du benchmark pour mieux rendre compte de l’impact de ce paramètre dans les résultats du CPU.

Constat identique à Geekbench 3, le score s’améliore et le gain est de 12,5 %.

 

Geekbench 6.3.0 :

Nous avons reçu dernièrement une clé pour la version 6 de Geekbench. Nous avons donc profité du changement de configuration pour ajouter ce nouveau benchmark à notre suite de tests. Ce benchmark est le dernier en date et se veut plus représentatif des configurations actuelles. Primate Labs assure également que les scores affichés par Geekbench 6 sont plus précis par rapport aux différents appareils et plateformes existants. Le test se montre d’ailleurs beaucoup plus long que les deux autres versions que nous utilisons.

Cette dernière version permet au 9950X3D d’améliorer les performances de 3 % face au 9950X3D, soit le plus petit gain sur la série des Geekbench.

[nextpage title= »V-Ray 6, Corona et Blender : »]

V-Ray 6 :

Il s’agit d’un nouveau benchmark qui vient s’ajouter à ceux que nous utilisons pour tester nos processeurs. Le benchmark V-Ray 6 est produit par la société Chaos afin de permettre aux utilisateurs d’évaluer rapidement les vitesses de rendu que ce soit pour votre processeur ou pour votre carte graphique. Nous pensons d’ailleurs ajouter aussi ce benchmark à nos prochains tests GPU.

L’avantage de ce benchmark, c’est qu’il est gratuit et qu’il peut être téléchargé directement en suivant ce lien. Vous pourrez ainsi comparer votre score directement avec ceux ci-dessous ou directement en ligne sur la page de Chaos.

Les deux modèles haut de gamme d’AMD conservent leurs deux premières places, mais on note encore un gain, ici de 4,5 % pour notre 9950X3D2.

 

Corona 10 :

Il s’agit ici aussi d’un benchmark proposé par la société Chaos et qui peut être téléchargé en suivant ce lien. L’avantage de ces deux benchmarks est que vous pouvez mesurer les performances de votre système en effectuant le rendu d’une scène, mais sans avoir à exécuter (ou même installer) d’autres logiciels, comme ce sera le cas pour le prochain test.

Même constat dans le benchmark Corona 10 où nous notons un gain de 6,2 %.

 

Blender 4.2 BMW27 :

Blender est un logiciel libre de modélisation, d’animation par ordinateur et de scènes en 3D. Nous avons choisi de télécharger le rendu de « BMW27 ». Le principe de ce benchmark va être de calculer le rendu de l’image. Nous évaluerons les performances des différents processeurs selon le temps nécessaire pour boucler la scène. Vous l’aurez donc compris, plus ça va vite et mieux c’est ! Vous pouvez télécharger gratuitement Blender puis le rendu BMW27 afin de tester ce benchmark.

Ce dernier benchmark synthétique offre à notre AMD Ryzen 9 9950X3D2 une nouvelle première place dans nos tests et un gain de 5,5 % sur le 9950X3D.

[nextpage title= »La série 3DMark : »]

Débutons avec une série de tests synthétiques que nous utilisons régulièrement. Nous avons opté pour les scores CPU des benchmarks de la série de 3DMark. L’idée est ainsi d’isoler le score CPU en réalisant un test custom.

Voici les résultats obtenus dans Fire Strike et Time Spy. Dans Fire Strike, que ce soit pour la version « standard » ou pour la version « ultra », le test physics (CPU) est identique. De ce fait, vous ne retrouverez que le score de Fire Strike. Par contre, pour Time Spy et Time Spy Extreme, les tests sont différents, vous aurez ainsi droit aux deux scores obtenus. Ces scores sont très intéressants pour les overclockeurs afin de choisir la plateforme qui offrira les meilleures performances pour faire tomber un max de records. Nous avons aussi décidé d’ajouter le benchmark « CPU Profile » en ne retenant que le score max-threads.

 

3DMark CPU Profile :

Le 3DMark CPU Profile introduit une nouvelle approche dans le benchmarking des processeurs. Au lieu de produire un seul chiffre, le 3DMark CPU Profile vous montre comment les performances de votre CPU changent et évoluent en fonction du nombre de cœurs et de threads utilisés. Le profil CPU 3DMark comporte six tests qui vous aident à évaluer et à comparer les performances du processeur pour les jeux et d’autres activités. Exécutez les six tests pour obtenir une vue plus complète des performances du processeur.

Nous avons choisi d’isoler le score max-threads qui représente le plein potentiel de performance du CPU lorsqu’il utilise tous les threads disponibles.

Le score obtenu par notre sample du jour est plutôt très bon et vient à la hauteur du Core Ultra 285K.

 

Score CPU à Fire Strike :

Débutons avec 3DMark Fire Strike, qui est l’un des benchmarks les plus utilisés actuellement. Il se compose de deux tests graphiques, d’un test CPU ainsi que d’un quatrième test qui combine GPU et CPU. N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final et prolonge la durée (inutilement) du benchmark.

Le score, sous Fire Strike, ne décolle pas et est moins bon qu’avec notre 9950X3D. Peut-être la version de notre OS qui nous fait perdre quelques points.

 

Score CPU à Time Spy :

Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 1440p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo. Ces deux premiers benchmarks sont proposés par UL Benchmarks.

Sous Time Spy, aucun souci, le score s’améliore de près de 14 % !

 

Score CPU à Time Spy Extreme :

Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 2160p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo.

Excellents résultats sur les quatre benchmarks de la série 3DMark, et ce n’est pas ce dernier résultat qui va contredire nos relevés.

[nextpage title= »Les jeux en 1080p et la consommation : »]

Pour la partie gaming, nous nous sommes contentés de la définition 1080p afin de comparer les différents processeurs. Nous avons fait l’impasse sur la définition 720p, même si elle marque parfois de plus grandes différences entre les processeurs, celle-ci est bien entendu useless. En ce qui concerne la définition 1440p, il subsiste encore quelques disparités. En revanche, pour la définition 2160p, ou 4K, la carte graphique devient l’élément crucial. Il existe des écarts entre les divers processeurs, qui sont généralement minimes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les slides proposés par Intel se basent sur la définition 1080p.

 

Borderlands 3 :

Débutons avec le jeu Borderlands. Les options graphiques sont réglées sur « Brutal ». Il faut savoir que Borderlands 3 se montre assez gourmand et que ce choix de paramètres a une incidence assez forte sur les FPS. Il s’agit d’un jeu très souvent plébiscité dans les annonces de nouvelles cartes graphiques et justement pour ce mode Brutal.

Red Dead Redemption 2 :

Deuxième et non des moindres, le sublime Red Dead Redemption II. L’avantage de cet opus est de proposer la possibilité de tester le benchmark intégré sous Vulkan. Nous optons pour les options graphiques en « ultra ».

Far Cry 6 :

Far Cry 6 prend en charge le DXR ainsi que le FSR proposé par AMD. Nous le retrouverons d’ailleurs aussi à la page suivante. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en « ultra ».

Cyberpunk 2077 :

Un incontournable des tests CPU et GPU: passons à présent à Cyberpunk 2077 avec une qualité graphique en « ultra ».

Shadow of the Tomb Raider :

Certainement l’un des benchmarks les plus utilisés puisqu’il est entièrement gratuit. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en « très haute ».

La moyenne de nos 5 jeux :

Pour la moyenne des jeux, au premier coup d’œil, nous serions tentés de dire que les résultats sont très bons, mais n’oublions pas la différence de prix entre les quatre processeurs « X3D » ! Le rapport prix/performance de notre 9950X3D2 n’est absolument pas bon face aux autres Ryzen 9000 et surtout aux derniers processeurs Intel Core Plus.

 

La consommation de notre Ryzen 9 9950X3D :

Aucune surprise, la consommation est logiquement en hausse et donc aura une répercussion directe sur les températures. Pour rappel, AMD conseille fortement l’utilisation d’un système de refroidissement liquide pour ses processeurs haut de gamme.

[nextpage title= »Optimisation et overclocking : »]

Nos différents benchmarks l’ont démontré, dans les taches « productives », les gains de performances du Ryzen 9 9950X3D2 sont présents face à son petit frère, le Ryzen 9 9950X3D, mais on ne peut pas dire qu’elles soient extrêmes. Nos tests permettent d’évaluer le gain aux alentours des 7 %. L’idée est donc  de tenter d’optimiser notre Ryzen 9 9950X3D2 afin d’accroitre ses performances, mais tout en maitrisant la consommation et les températures. Nous verrons lors de nos tests si cela est envisageable en optant pour deux approches : l’overclocking via le BIOS et via AMD Ryzen Master.

 

L’overclocking via le BIOS de notre APEX avec AI :

C’est l’option la plus simple à mettre en place, puisque tout se fera automatiquement avec AI OC. L’idée est de charger le BIOS avec les paramètres par défaut et de faire une série de tests sous votre OS afin que votre PC puisse se faire une idée des performances, mais surtout des températures de fonctionnement de votre configuration. Si vous lisez les explications du fonctionnement de AI OC, vous comprendrez que c’est basé en grande partie sur la note donnée à votre système de refroidissement. En fonction de cela, la carte mère va adapter les fréquences de notre Ryzen 9950X3D2.

Pour accéder à AI OC, soit vous pressez la touche F11 dans le BIOS soit vous allez dans Core Ratio et vous optez pour AI Optimized. Comme on peut le voir sur les captures ci-dessus, le SP de notre sample est de 117 points et la note de notre système de refroidissement est de 169 points. L’idée est maintenant de relever les fréquences lors d’un benchmark single core et multi core sous Cinebench R23. Nous allons toujours prendre en comparaison le score de référence avec notre processeur dans les conditions de sortie de boite avec juste l’XMP activé.

Le score s’améliore puisque nous passons de 44 578 points à 45 645 points (gain 2,4 %). Concernant les fréquences, en single core, nous passons de 5 600 MHz à 5 650 MHz et en multi core, de 5 100 MHz (CCD1) et 5 200 MHz (CCD2) à 5 140 MHz (CCD1) et 5 290 MHz (CCD2). Le gain n’est pas énorme, mais c’est toujours cela de pris ! De plus, la consommation est légèrement moins importante et donc, des températures plus fraiches.

 

L’overclocking via les paramètres du BIOS :

Nous allons interagir sur le PBO (Precision Boost Overdrive) au sein du BIOS. Il existe plusieurs moyens de modifier les performances de votre processeur en fonction de vos connaissances dans le domaine. À force de tester des AMD Ryzen 9000 avec notre système de refroidissement, nous savons les paramètres que nous pouvons utiliser systématiquement et qui sont sans risque. Direction Advanced – AMD Overclocking au sein du BIOS afin d’introduire les paramètres ci-dessous. Ensuite, soit vous allez dans Curve Optimizer pour gagner du temps, soit vous encodez vos paramètres en détail dans Curve Shaper.

Même principe : direction notre OS afin de relever les fréquences lors d’un benchmark single core et multi core sous Cinebench R23. Nous allons toujours prendre en comparaison le score de référence avec notre processeur dans les conditions de sortie de boite avec juste l’XMP activé. Nous allons toujours prendre en comparaison le score de référence avec notre processeur dans les conditions de sortie de boite avec juste l’XMP activé.

Le score s’améliore puisque nous passons de 44 578 points à 46 774 points (gain 4,9 %). Concernant les fréquences, en single core, nous passons de 5 600 MHz à 5 725 MHz et en multi core, 5 100 MHz (CCD1) et 5 200 MHz (CCD2) à 5 285 MHz (CCD1) et 5 360 MHz (CCD2). Le gain est déjà plus élevé et niveau consommation, nous sommes légèrement plus haut, mais avec une température quasiment identique.

 

L’overclocking manuel via AMD Ryzen Master :

Enfin, dernière option, l’overclocking manuel via AMD Ryzen Master. Nous pouvons soit interagir sur chaque cœur, soit sur l’ensemble des cœurs en une seule fois. C’est ce que nous avons fait ici, en poussant la fréquence sur 5 400 MHz en ayant préalablement opté pour un Level 6 pour le Load Line Calibration au sein du BIOS. Nous aurions surement encore pu affiner un peu plus, avec un CCD2 plus docile pour l’overclocking.

Direction notre OS afin de relever les fréquences lors d’un benchmark single core et multi core sous Cinebench R23. Nous allons toujours prendre en comparaison le score de référence avec notre processeur dans les conditions de sortie de boite avec juste l’XMP activé.

Le score s’améliore puisque nous passons de 44 578 points à 46 971 points (gain 5,3 %). Concernant les fréquences, en single core, nous passons de 5 600 MHz à 5 400 MHz puisque la fréquence est la même sur tous les cœurs, mais nous aurions pu tenter de laisser 5 600 MHz sur les deux cœurs prédéfinis. En multi core, de 5 100 MHz (CCD1) et 5 200 MHz (CCD2) à 5 400 MHz (CCD1) et 5 400 MHz (CCD2). Le gain est encore légèrement plus élevé qu’avec la modification du PBO et niveau consommation, nous sommes légèrement plus haut, mais avec une température plus fraiche.

[nextpage title= »Le mot de la fin : »]

N’ayant pas reçu ce processeur lors de son lancement, nous avons bien entendu lu les différents articles de nos confrères depuis. Même si globalement leurs conclusions vont dans le même sens, soulignant des gains de performances peu élevés, une consommation plus élevée, des températures plus hautes et surtout un tarif trop élevé, nous tenons à nuancer légèrement ces impressions. Bien entendu, nous avons observé les mêmes tendances, mais, comme nous l’avons démontré dans notre article, un système de refroidissement performant et quelques ajustements au niveau du BIOS permettent d’obtenir des gains de performance supplémentaires, et ce, également pour le Ryzen 9 9950X3D.

Ce que nous voulions mettre en avant, c’est la politique d’AMD qui continue à faire évoluer son architecture. Nous avons pu juger des gains apportés par la technologie AMD 3D V-cache de seconde génération. Là aussi, l’évolution qui a permis de déplacer le 3D V-cache sous les cœurs du processeur a eu une incidence très positive. La principale source de chaleur, les cœurs « Zen 5 », est directement prise en charge par votre solution de refroidissement. Ce processeur AMD Ryzen 9 9950X3D Dual Edition est le premier CPU avec de la 3D V-Cache sur les deux chiplets (dual CCD) et c’est déjà en soi une performance !

Faut-il acheter ce processeur ? Bien entendu, c’est très difficile de le recommander avec la différence de prix face aux Ryzen 9 9950X3D. Si vous êtes un professionnel et que vous cherchez le processeur le plus performant pour des charges de travail créatives, alors pourquoi pas, mais ce sera un achat en toute connaissance de cause. Maintenant, n’oubliez pas que les AMD Threadripper, plus chers, sont aussi d’excellents choix.

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