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On a visité l’usine InWin

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Nous avons profité de notre visite à Taiwan au Computex 2026 pour visiter l’une des usines InWin. Bien plus qu’une simple chaîne d’assemblage, ce site accueille une structure complète, de la comptabilité au design, sans oublier un espace d’exposition remarquable. On vous emmène à Taoyuan, à quelques dizaines de minutes de route du Computex.

Des machines et des Hommes

À l’heure de l’automatisation et de l’intelligence artificielle, nous nous attendions à tomber sur une succession d’appareils robotisés, un hangar fantomatique. Nous sommes bien loin de ce cliché, et il y a plusieurs raisons à cela.

Un site protéiforme 

Tout d’abord, précisons que le site de Taoyuan ne se limite pas à la fabrication de boîtiers. Il intègre, essentiellement aux étages supérieurs, une succession de bureaux aux activités variées. Nous rencontrons ainsi les équipes de gestion et de direction. Parmi leurs rôles figure l’organisation des plans de charge de l’usine. On vise l’efficacité et le rendement, et cela passe par une répartition fine des tâches et une logique de série.

Plus loin, nous croisons, sans les déranger, une équipe de comptables dont le travail de l’ombre est essentiel au fonctionnement de la structure.

En passionnés, nous nous attardons très longuement dans les bureaux de design, en compagnie du génial créateur de l’Aeon. Ici, c’est une incroyable grotte aux trésors où se côtoient pêle-mêle nouveaux prototypes et anciens châssis à divers stades d’avancement. Les composants informatiques en tout genre s’empilent dans un désordre artistique, tandis que les designers s’activent à penser les châssis InWin de demain. On les sent motivés par leur métier, et un peu joueurs comme le montre ce projet ModFree démesuré capable de supporter une dizaine de systèmes, mais incapable de passer une porte, tant il est imposant.

À la pointe

Côté technique, l’usine n’est pas en reste et ne cesse de se mettre à jour.

À peine entré, impossible de manquer le dispositif de moulage par injection. Il permet de former les pièces en plastiques utilisées dans les châssis. Plus rapide que l’impression 3D, il est aussi plutôt économe en matière.

Nous tombons également sur une succession de CNC, certaines manuelles, d’autres téléopérées. Le métal y est travaillé avec une précision chirurgicale, directement dans la masse.

Mais ce n’est que le début du supplice pour nos pièces métalliques.

INWINElles passent ensuite à la découpeuse laser, puis au perçage si besoin. Le perçage peut être réalisé en divers points de la chaîne, automatiquement ou manuellement. Les opérateurs en charge des perçages reçoivent une tâche précise et un plan, généralement le même pour une journée de travail (toujours dans un but d’optimisation).

Et puis, il y a l’écrasement. Pour plier ou imprimer un motif par déformation, l’usine utilise d’énormes presses. Une fois équipée du bon motif, la presse écrase la pièce de métal (panneau de châssis par exemple). Chaque machine est opérée par un ou plusieurs employés.

INWINPeinture et connexions

À ce stade de la fabrication, l’automatisation est réduite à son strict minimum. Plusieurs employés enchaînent peinture de panneaux, raccordement front panel, paquetage. La tâche est répétitive à souhait. Nous interrogeons donc notre guide sur la pertinence d’automatiser ce processus. Il nous explique que la diversité des productions de l’usine, qui ne se limite d’ailleurs pas aux boîtiers InWin, rend l’automatisation inintéressante pour le moment. En effet, si les employés que nous rencontrons aujourd’hui effectuent la même tâche toute la journée, rien ne dit qu’ils ne travailleront pas sur un châssis radicalement différent demain, impliquant des gestes techniques, eux aussi, différents.

Bien plus qu’une usine

La visite se termine par la salle d’exposition. Ici sont mis en valeur les plus grands classiques de InWin, qui ont marqué les esprits au fil des années. Ce sont les “InWin greatest hits”. Nous restons un bon moment en admiration devant les Z-Tower, Yong et autre Tou 2.0. Cette salle est le paradis des amateurs de la marque.

Et il faut déjà repartir et replonger dans la circulation Taiwanaise ! Bien plus qu’une simple démonstration de savoir-faire technique, cette visite nous a rappelé la passion et la créativité des personnes à l’origine des produits InWin. Malgré la présence de machines gigantesques, l’humain est présent à tous les stades de la production, et c’est peut-être ce qui donne cet indéniable supplément d’âme aux modèles comme l’Aeon ou à la série Lifestyle.

Un grand merci à InWin et à notre inestimable guide, Justin, pour la visite.