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Epomaker arrive à la rédaction !
C’est avec grand plaisir que nous avons reçu deux claviers Epomaker à la rédaction, et pour ce test nous allons nous intéresser à l’Epomaker HE68 Lite.
Un clavier à 54 euros destiné à la performance, avec notamment la technologie Hall Effect, un polling rate de 8000 Hz, etc. Un clavier qui a, sur le papier, tout d’un grand dans cette catégorie. Il cherche à être une alternative à des claviers tels que les Wooting et autres, mais pour quatre fois moins cher.
Alors la question est simple ! Promesse seulement sur le papier, ou réel banger ?
Car au vu du placement tarifaire, par rapport à la concurrence sur ce genre de proposition, on a de quoi se poser la question !
C’est ce que nous allons vérifier dans ce test, mais avant !
C’est quoi cette marque Epomaker ?
C’est une marque chinoise, qui grandit de plus en plus en Europe depuis quelques années. Elle offre une gamme très large de produits plutôt accessibles, mais commence aussi à proposer du haut de gamme.
La force de la marque est réellement de vendre un énorme nombre de références, afin de répondre à tous les besoins et envies. Tout cela en restant moins chère que la concurrence, pour des fiches de spécifications équivalentes, voire plus fournies.
Merci à Epomaker pour la mise à disposition du HE68 Lite.
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Caractéristiques techniques :
Le HE68 Lite de chez Epomaker est un clavier au format 65 %, doté d’un châssis entièrement en plastique et dépourvu de batterie. Le HE68 Lite est pour l’instant uniquement proposé en QWERTY, ce qui peut être un point à prendre en compte pour les utilisateurs d’AZERTY.
| Caractéristiques | EPOMAKER HE68 Lite |
|---|---|
| Prix public : | 49,99 $ (souvent 50–60€ selon vendeurs) |
| Format : | 65% (68 touches) |
| Switch : | Hall Effect (magnétiques) |
| Actuation / course réglable : | Plage de course 0,1 à 3,4 mm (par 0,01 mm) |
| Polling rate : | 8000 Hz |
| Scan rate : | 128 kHz |
| Latence annoncée : | 0,125 ms |
| Anti-ghosting / N-Key Rollover | Oui |
| SOCD / fonctions gaming | SOCD (Snap Key), Dynamic Keystroke, Mod Tap |
| Rétroéclairage : | A-RGB par touche, south-facing |
| Keycaps : | PBT double-shot, profil Cherry |
| Chassis : | En Plastique ABS |
| Pré-lubrifiés | Oui, seulement les stabilisateurs |
| Amortissement / insonorisation : | Multi-couches (mousse IXPE, couche PET, pad sous les sockets des switches et mousse de fond de boîtier) |
| Connectique : | Filaire (USB-C, câble détachable) |
| Compatibilité : | Mac / Windows / Android |
| Dimensions : | 32,2 × 12 × 4 cm |
| Poids : | 0,65 kg |
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Le bundle du HE68 Lite :
Pour débuter l’ouverture du bundle du HE68 Lite de chez Epomaker, on retrouve une boîte bleue et noire au design assez simple. Sur le dessus, un visuel du clavier en blanc permet de bien le faire ressortir, accompagné du nom du produit.
En bas à droite, on retrouve l’ensemble des indications concernant les technologies du clavier ainsi que ses principales fonctionnalités.
La boîte ne fait pas dans l’extravagance ! Elle reste simple et efficace. L’objectif est clairement de garder un prix contenu pour le clavier, sans chercher à proposer un travail excessif ou inutilement sophistiqué sur le packaging.
Lors de l’ouverture, le clavier est protégé par un couvercle de protection en plastique transparent. Le clavier est également emballé dans un film plastique de protection. Là encore, on est sur quelque chose de simple, sans fioriture.
Pour le reste de la boîte, à l’endroit où il est indiqué “Additional accessories”, on trouve une partie en carton qui se déplie et donne accès à quelques accessoires.
On y retrouve évidemment un câble USB-C vers USB-A, deux switchs magnétiques supplémentaires, ainsi que le fameux outil faisant office d’extracteur pour les switchs et les keycaps. On retrouve également une languette sur le côté du clavier, comme ce que peut proposer la concurrence.
Pour la languette, la visserie ainsi qu’un tournevis sont fournis afin de pouvoir l’installer sur le clavier. Celle-ci n’est pas montée d’origine. Il s’agit d’une option que vous pouvez installer, si vous le souhaitez.
Le câble USB-C vers USB-A est plutôt de bonne facture, avec un tressage qualitatif, sans pour autant être trop rigide.
On a quand même un bundle plutôt bien rempli et à la fois classique, mais il ne faut pas oublier son prix d’une cinquantaine d’euros. À ce tarif, il n’y a aucun manque, et c’est même assez surprenant.
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Maintenant, passons au test de ce clavier que j’ai trouvé vraiment bluffant pour son prix.
Car au vu du tarif affiché et de ce qu’il annonce sur le papier, il y a clairement de quoi douter. Mais au final, je vous rassure. Pas de mensonges, et c’est ce que vous allez découvrir dans mon retour après deux semaines d’utilisation.
Le format et le châssis :
On va d’abord commencer par son format 65 %, que je trouve pratique et clairement dans l’air du temps. Pour les jeux compétitifs ou le gaming pur, on a quelque chose de performant et assez ergonomique. En revanche, pour de la bureautique, je trouve ce format beaucoup moins ergonomique et confortable sur de longues sessions.
Concernant le clavier en lui-même, on retrouve un châssis en plastique, certes, mais qui s’avère au final plutôt robuste. Aucun craquement ni sensation de pliage à la frappe. J’ai essayé de lui imposer des pressions répétées à différents endroits du châssis, afin de tester sa rigidité. Et honnêtement, encore une fois, aucun souci. On a quelque chose de très rigide et de bonne qualité. Au toucher, le plastique est agréable et plutôt lisse.
Les switchs :
C’est sûrement le point le plus surprenant de ce clavier. Pour rappel, le clavier ne dispose d’aucun switch lubrifié, seuls les stabilisateurs le sont. Et pourtant, à la sensation comme au niveau du bruit, on a réellement l’impression d’une lubrification, ce qui est assez bluffant. Pour le gaming, on a des switchs qui ne sont pas spongieux du tout, avec un retour bien franc. Lorsque la touche est pressée à fond, donc quand le switch arrive en butée, on a une impression de course très courte par rapport à d’autres claviers. Cela s’explique par l’effet Hall Effect des switchs : il gomme les frictions et claquements qui sont présents sur les switchs mécaniques classiques, donnant cette sensation de course plus courte.
Sur ce clavier, c’est très bien maîtrisé ! On a une course fluide, sans effet indésirable.
Pour le traitement de texte, les switchs sont également très agréables, voire même très sympas, car la frappe légère rend l’utilisation moins fatigante sur la durée.
Le son :
Pour le son, on a un bruit plutôt grave, situé entre des switchs brown et des switchs red. Le retour sonore est plutôt agréable à l’oreille.
Aucun bruit parasite n’est à signaler, que ce soit lié aux switchs ou au châssis en lui-même. Le châssis entièrement en plastique ne pose aucun souci, et l’isolation en plusieurs couches semble plutôt bien maîtrisée.
On pourrait penser que le fait que les switchs ne soient pas lubrifiés rendrait la frappe et le son peu qualitatifs, et bien pas du tout. Du coup, Epomaker a sans doute estimé que les switchs, en terme de son, étaient suffisamment bons pour ne pas nécessiter de lubrification.
Car, même si la lubrification participe bien au confort de frappe, je la trouve extrêmement importante sur le son produit, notamment pour atténuer les bruits parasites.
Les technologies :
Le moment que vous attendez le plus pour certains, c’est bien évidemment de savoir si le Hall Effect est bien maîtrisé. Pas besoin de vous faire dix pages sur son fonctionnement.
Le logiciel permet de tout régler facilement, sans trop de difficulté.
De mon côté, je n’ai déploré aucun bug lié au Hall Effect. Cela peut pourtant arriver lorsque la technologie est mal maîtrisée ou que les switchs sont de mauvaise qualité, mais ici, aucun souci.
Je l’ai testé sur Valorant et Overwatch pendant de longues sessions, sans constater d’effet de double activation ni de touches qui se désactivent.
On a donc quelque chose de fiable en jeu, sans comportement étrange ni bug à signaler, pour faire simple.
Les switchs sont calibrés à 2 mm d’origine, et évidemment, vous pouvez ajuster l’actuation de 0.1 mm à 3.4 mm, par pas de 0.01 mm, directement via le logiciel.
Mais s’il fallait conclure, on a un Rapid Trigger fiable. La connexion en 8000 Hz est, elle aussi, parfaitement maîtrisée, sans la moindre micro-latence ni comportement étrange.
Le RGB :
Concernant le RGB, on a globalement quelque chose de bien maîtrisé. Du fait que les keycaps ne soient pas translucides, la lumière ne traverse pas les touches. le RGB se diffuse uniquement sur les contours entre les touches.
Personnellement, je ne trouve pas cela choquant ni gênant, bien au contraire. Le rendu est plutôt sobre et agréable, ce qui correspond bien à l’orientation gaming/performance du clavier, sans tomber dans un RGB trop agressif ou envahissant.
[nextpage title= »Le soft : »]
Maintenant, passons au logiciel de ce clavier. Sur un clavier Hall Effect, tout repose sur le logiciel ! S’il n’est pas bon, cela peut réellement entacher l’expérience utilisateur.
Mais pour le coup, comme vous allez le voir, le logiciel est plutôt bien construit.
Lorsque vous arrivez dans le logiciel, vous tombez directement sur la page Keyboard Settings, qui affiche la configuration de votre clavier. On y retrouve les réglages liés au niveau de sensibilité des touches.
Vous disposez également de plusieurs options, comme l’Anti Accidental Trigger Mode, très pratique pour éviter l’activation involontaire d’une touche lorsqu’on l’effleure. Enfin, vous avez évidemment l’option permettant d’activer le Rapid Trigger.
On se retrouve ici avec l’option Full Travel Continuous Rapid Trigger, qui permet d’ajuster le seuil de redéclenchement afin que la touche puisse s’activer à nouveau à n’importe quel moment de sa course.
Dans mon cas, j’ai réglé la sensibilité des touches au minimum, aussi bien au niveau de l’activation que du redéclenchement.
Ensuite, dans l’onglet Other Settings, vous pouvez ajuster la fréquence de rafraîchissement de votre clavier, de 125 Hz à 8000 Hz. Personnellement, je ne ressens pas de différence notable entre 1000 Hz et 8000 Hz à l’usage.
Ensuite, parmi les fonctionnalités intéressantes du logiciel, vous pouvez télécharger et installer une configuration créée par un autre utilisateur et partagée sur l’application.
Cela permet de gagner du temps si vous n’avez pas envie ou pas le niveau pour créer votre propre configuration. J’ai d’ailleurs pu constater qu’il y a déjà un bon nombre de profils disponibles.Ces configurations se basent évidemment sur la modification des seuils de sensibilité et l’optimisation du Hall Effect.
Il est important de savoir que vous devez disposer d’un compte sur l’application afin de pouvoir télécharger et utiliser ces profils.
Vous pouvez aussi sélectionner des profils RGB pour votre clavier, ainsi que des profils de macros. Contrairement aux configurations liées au clavier et au Hall Effect, cela ne nécessite pas de compte pour télécharger et utiliser ces profils.
Pour le reste, vous allez retrouver des options assez classiques, similaires à ce que l’on peut observer dans la majorité des logiciels pour claviers.
Si je devais conclure sur le logiciel, il est réellement bien conçu et plutôt pratique à l’usage. Le seul bémol concerne le choix des langues, limité pour l’instant à l’anglais et au chinois.
J’espère qu’Epomaker ajoutera prochainement d’autres langues, comme le français.
[nextpage title= »Ma conclusion : »]
Et bien honnêtement, Epomaker a fait un sans-faute avec ce HE68 Lite. Je trouve ce clavier presque hors catégorie au vu de sa fiche technique et de ses nombreuses technologies, surtout à un prix moyen d’environ 54 euros.
Avec des tarifs aussi agressifs, Epomaker a clairement de quoi bousculer le marché français, ainsi que le marché plus traditionnel dominé par les marques habituelles. Son seul défaut est, pour les utilisateurs habitués à l’AZERTY, qu’il n’est proposé qu’en QWERTY. Mais avec la démocratisation des claviers “custom”, de plus en plus de personnes passent au QWERTY. En 2026, c’est de moins en moins une réelle faiblesse.
En conclusion, je pense qu’il est difficile de trouver mieux à ce prix. Pour celles et ceux qui veulent jouer à des jeux compétitifs sans casser leur tirelire, tout en profitant des dernières technologies du marché (Hall Effect, Rapid Trigger, 8000 Hz), ce clavier est clairement fait pour vous.
On a aimé :
- Un châssis bien construit
- La présence de touches en PBT
- Le fait qu’il soit hot-swappable (seulement avec des switchs magnétiques)
- La présence d’un câble USB-C gainé
- Un logiciel excellent (mais limité en langues)
- Un bon confort de frappe pour un usage mixte
- Un excellent retour sonore
On a moins aimé :
- Uniquement en QWERTY
Nous sommes désormais impatients de pouvoir tester d’autres claviers de la marque, car nous pensons qu’il y a encore de très belles surprises à découvrir.
Pour finir, à quand le prochain ?
