TEST : Light Mount TKL de be quiet!

Vidéo OCC

Après avoir lancé sa première gamme de claviers avec les Light Mount et Dark Mount, be quiet! sort un nouveau clavier au format TKL. Il s’agit du Light Mount TKL, mais dans un format plus compact, en 80 %. Ce nouveau clavier reprend tout du Light Mount. L’objectif de be quiet! est de diversifier sa gamme avec différents formats.

Que vaut ce Light Mount TKL ?

Peut-il rivaliser avec une concurrence accrue, qui sort de nouveaux claviers toutes les semaines, en mettant l’accent sur les dernières technologies et les performances en esport ? Car, quant à lui, le Light Mount TKL garde une conception mécanique plus standard, en conservant ses switchs Silent V2, proposés en versions linéaire et tactile.

La volonté de be quiet! est de proposer un clavier plus traditionnel, tout en misant sur le silence qui fait partie de l’ADN de la marque. Cela est-il suffisant ?

Eh bien, place au test de ce nouveau clavier TKL de be quiet!

Merci à be quiet! pour la mise à disposition du Light Mount TKL.

[nextpage title= »Caractéristiques techniques : « ]

CaractéristiquesLight Mount TKL
Prix public conseillé (MSRP)139,90 €
ModularitéNon
Touches programmables avec écranNon
Type de switchbe quiet! Silent V2 mécaniques : orange linéaire ou noir tactile
Force d’actionnementNon précisée
Amortissement sonore3 couches de mousse
Touches (keycaps)PBT double couche
Rétroéclairage ARGBDiffuseur sur chaque switch + bandes supérieures et latérales
DispositionTKL 80 %, ANSI et ISO
StabilisateursCherry plate-mounted, lubrifiés
Plaque supérieureAluminium brossé
Repose-poignetMagnétique
Pieds réglablesEscamotables, 3 positions
Mémoire embarquéeOui
ConnectiqueUSB 2.0 Type-C
Taux d’interrogation1 000 Hz
Dimensions sans repose-poignet133 × 358 × 44 mm
Poids sans repose-poignet0,77 kg
Logicielbe quiet! IO Center Software

 

Le poids total avec le repose-poignet est de 1,03 kg, pour des dimensions de 213 × 358 × 44 mm. Le clavier possède également une molette en aluminium pour le son, trois touches macro ou multimédias, la fonction Quick Tap (SOCD) et des switchs hot-swappables compatibles avec les modèles MX à cinq broches. be quiet! propose une garantie de 3 ans sur ce clavier.

[nextpage title= »Bundle Light Mount tkl »]Pour commencer l’unboxing, rappelons que le Light Mount TKL est proposé au prix de 139,90 €, soit 30 € de moins que la version standard à 100 %.

Le Light Mount TKL be quiet! :

Nous retrouvons une représentation du clavier, illuminé par ses LED RGB, sur une boîte noire de bonne qualité, à l’aspect premium. À l’arrière de la boîte, on retrouve les informations techniques sur le clavier ainsi que le type de switch équipant notre modèle : des Silent Linear.

Light Mount TKL Un bundle simple et efficace pour un clavier au format 80 %. Lorsqu’on ouvre la boîte, on se retrouve directement face au clavier, protégé dans un sachet en plastique.

Light Mount TKL

En dessous du clavier, on va retrouver le repose-poignet aimanté ainsi qu’une boîte d’accessoires. Light Mount TKL

Le repose-poignet, à la sortie de son plastique, est de bonne qualité : on a un toucher assez doux et nous sommes sur un compromis entre moelleux et rigidité sous la pression.

Light Mount TKL

Dans la boîte d’accessoires, nous allons retrouver un câble USB-A vers USB-C pour le brancher à votre ordinateur (à noter que le clavier ne dispose pas de batterie), ainsi qu’un extracteur double usage pour retirer facilement les keycaps et les switches.

On pourrait regretter l’absence de quelques switches supplémentaires, comme cela se fait habituellement.

[nextpage title= »Le test : »]

La prise en main du Light Mount TKL :

Avant d’aborder la prise en main, il est tout de même important de poser les bases. Le Light Mount TKL possède la même base que le Light Mount classique et le Dark Mount, avec lesquels il partage pas mal d’éléments.

On a le même châssis en plastique avec une plaque d’aluminium au-dessus, les mêmes keycaps en PBT double-shot, sauf que le Light Mount TKL arrive avec les nouveaux switches be quiet! Silent V2, qui sont orange pour les linéaires et noirs pour les tactiles.

Pour rappel, le Light Mount TKL, comme ses grands frères, n’a pas de batterie : nous sommes sur un clavier filaire.

Le format et le châssis : 

Pour le format, nous sommes, comme vous l’avez compris, sur un TKL (Tenkeyless / 80 %), ce qui fait l’impasse sur le pavé numérique pour libérer de l’espace sur le bureau et offrir plus de place pour les mouvements de la souris, tout en étant plus adapté à un usage « esport ».

Light Mount TKL Côté conception, on retrouve une base en plastique ABS surmontée d’une plaque supérieure en aluminium brossé, pour un poids d’environ 770 g seul (autour de 1 kg avec son repose-poignet aimanté). L’ensemble est de bonne qualité : grâce à la plaque en aluminium, le clavier est suffisamment rigide, si bien que nous n’avons aucun jeu ni craquement à déplorer.

Au final, be quiet! propose ici une finition plutôt sobre et moderne. Pour le reste de l’intégration sur le clavier, on retrouve la bande RGB blanche éteinte sur le dessus du clavier sur toute la longueur, qui est plutôt esthétique sans faire cheap, ce qui est généralement le défaut de ces bandes RGB sur les claviers.

Light Mount TKL

Concernant la molette de volume, généralement située à droite, elle se trouve ici à gauche : un choix pas si inintéressant au niveau de l’ergonomie générale. La molette est en plastique, mais l’effet cranté est bien marqué lorsqu’on la tourne, et son toucher est également agréable. Le retour sonore au clic, quand on appuie pour éteindre ou rallumer le son, est aussi de bonne facture. Je dirais que le seul souci est que lorsqu’on l’utilise, elle a tendance à bouger légèrement.

Les switches et keycaps du Light Mount TKL : 

Pour les switches, on retrouve ici les nouveaux be quiet! Silent V2 Linear (avec leur tige orange bien visible), pré-lubrifiés d’usine. Ce sont des switches linéaires entièrement orientés vers le silence, avec une frappe bien fluide et une bonne réactivité. Côté touches, on a du PBT double-shot de bonne facture, ce qui évite l’effet brillant avec le temps et laisse bien passer le rétroéclairage RGB.

À l’usage, ce sont des switches vraiment discrets, avec un bruit très étouffé et feutré. Le rebond se fait bien, sans sensation de mollesse sous le doigt, et la stabilisation est excellente, surtout sur la barre d’espace, qui est plutôt bien gérée.

La frappe est fluide, jamais fatigante sur la durée, ce qui fait clairement la différence au quotidien. Et le son, avec ce côté grave légèrement étouffé, apporte un vrai charme à l’ensemble.

Si je devais conclure après plusieurs semaines d’utilisation, j’ai pris énormément de plaisir à travailler avec en bureautique. La sensation d’écriture est vraiment plaisante, assez rare par rapport aux claviers que j’ai pu tester auparavant.

Mais pour certains, c’est peut-être trop, voire excessif. Aucun bruit parasite, un son quasiment inaudible qui se rapproche presque des switchs à membrane, tant sur le plan acoustique que sous les doigts. Et c’est bien là le problème : si c’est très agréable pour de la bureautique, en jeu, cela peut s’avérer surprenant et déroutant.

Les keycaps en PBT double-shot sont assez agréables, mais ont un effet légèrement râpeux, comme la langue d’un chat, ce qui permet d’avoir une bonne accroche.

Le RGB : 

Sur le Light Mount TKL, on retrouve une large bande RGB qui s’étend sur toute la longueur supérieure du clavier, accompagnée d’un contrôleur de son rétroéclairé situé dans le coin supérieur gauche. La molette multifonction, avec son bouton central (icône mute), permet un contrôle rapide du volume.

À l’arrière du clavier, vous avez deux bandes RGB, ce qui permet d’avoir du RGB sur le côté de votre clavier.

Comme vous pouvez le voir, les bandes RGB font un éclairage plutôt discret sur le côté, ce qui est en réalité bien suffisant pour ne pas faire trop cheap ni trop illuminer la zone autour du clavier, surtout de nuit.

Le RGB est plutôt bien géré : l’éclairage entre les touches reste assez discret et sobre. La bande RGB, avec une luminosité réduite à environ 50 %, n’éblouit pas et permet d’avoir un éclairage suffisant. Le souci de ce genre de bande est souvent d’être aveuglé à l’utilisation, mais j’ai trouvé qu’ici ce n’était pas gênant.

Le clavier avec le repose-poignet :

 

Eh bien, après plusieurs semaines d’utilisation avec le repose-poignet, je peux vous dire qu’il est semi-dur. Il ne colle pas à l’utilisation, ce qui pourrait être gênant, il ne procure pas cette sensation de chaleur pendant les longues sessions et le similicuir n’a pas marqué. Même si, pour réellement vérifier cela sur la durée, il faudrait mener des tests pendant plusieurs mois en usage intensif.

[nextpage title= »Le logiciel : »]

IO Center : 

Franchement, excellente surprise du côté logiciel. L’IO Center de be quiet! est disponible en version classique à installer, mais aussi en version web. Une vraie bonne idée pour celles et ceux qui préfèrent ne pas encombrer leur système ou qui redoutent une perte de performances.

Au-delà de cet aspect, le logiciel se distingue par sa légèreté. L’interface est claire, fluide et bien pensée, et surtout, il n’a pratiquement aucun impact sur les ressources système. Que ce soit en termes de RAM ou de CPU, on ne remarque aucune différence à l’usage. Ce qui n’est clairement pas le cas de certaines solutions concurrentes qui tournent lourdement en arrière-plan.

On sent que be quiet! a pris au sérieux les retours des utilisateurs, notamment les critiques adressées à certains logiciels du marché : des interfaces surchargées, des modules peu utiles, des installations imposantes et, au final, une utilisation limitée pour un impact réel sur les performances. Ici, rien de tout cela. Le IO Center est sobre, efficace et parfaitement optimisé.

Et surtout, point important : pour les plus prudents, il est entièrement accessible via navigateur. Une alternative simple, rapide et très appréciable, qui montre à quel point be quiet! a voulu proposer une expérience sans contrainte.

Si je devais conclure sur le logiciel, il est d’une simplicité d’utilisation assez déconcertante. Évidemment, le Light Mount TKL est un clavier mécanique assez classique dans ses fonctions, donc il n’a pas des masses d’options, mais l’interface reste visuellement légère.

[nextpage title= »La conclusion : « ]

Le Light Mount TKL : un clavier étonnant

Le Light Mount TKL est, comme son nom l’indique, un modèle au format TKL (80 %). Il se distingue par son silence, une bonne qualité de finition et l’intégration de sa molette de volume sur la gauche. Mais sur un marché dominé par Logitech, Razer et consorts, il paraît peut-être un peu trop traditionnel. Il fera parfaitement le job pour qui cherche un clavier simple, efficace et sans fioritures, même s’il manque un peu de « personnalité » face à certaines références plus agressives.

Pour rappel, il est annoncé au prix catalogue de 139,90 €.

L’insonorisation :

Comme vous vous en doutez, be quiet!, fidèle à son nom, a misé à fond sur le silence. Et le pari est réussi : le clavier est extrêmement bien insonorisé.

Ce niveau de silence, s’il est excellent pour un usage polyvalent (bureautique, création de contenu, gaming), fait qu’on perd un peu de retour classique : le bruit et le retour des touches sont tellement atténués qu’on peut être au départ perturbé par cette absence de retour sonore marqué. Pour les passionnés de claviers customs ou les joueurs exigeants en compétition, habitués à un gros « clac », ce feeling ultra feutré pourrait être bloquant. Car les nouveaux switches Silent V2 de chez be quiet! sont exceptionnellement bons pour ceux qui recherchent le silence ultime, mais la frappe peut être perturbante en jeu si vous venez d’un clavier mécanique traditionnel ou magnétique.

Mais est-ce bien la cible que souhaite toucher be quiet! ?

L’intention de la marque semble claire : proposer un clavier prêt à l’emploi, bon dans tous les domaines et évolutif dans le temps grâce au hot-swap. Je pense que leur volonté est de s’adresser à ceux qui recherchent de la qualité sans forcément se plonger dans l’univers du modding custom ou de l’esport pur et dur.

Et sur ce point, c’est une vraie réussite : aucun bruit parasite, une frappe douce, silencieuse et satisfaisante sous les doigts… Et surtout, vous ne réveillerez personne chez vous, même lors de vos longues sessions nocturnes.

On a aimé :

  • Un châssis bien construit
  • Un design soigné, très esthétique
  • Une insonorisation excellente
  • La présence de touches en PBT
  • Le fait qu’il soit hot-swappable
  • Des switchs silencieux et confortables pour un usage mixte
  • Un logiciel excellent, disponible aussi en version web pour ceux qui ne souhaitent pas le télécharger
  • La présence d’un câble USB-C gainé
  • Le repose-poignet aimanté

On a moins aimé :

  • Un RGB peut-être un peu trop présent
  • Le Light Mount TKL, un peu trop classique à mon goût, surtout pour un prix un peu trop élevé.
  • Des switchs et une insonorisation qui, bien que travaillés, ne conviendront pas à tout le monde.

OCC Silver

 

Au final, je lui décerne l’award Silver, car c’est un clavier atypique pour son silence et son retour à la frappe. Je n’ai jamais retrouvé ça chez la concurrence avec des équivalents en switches silencieux. En plus ce clavier est globalement bien construit. Le vrai bémol, c’est paradoxalement que cette référence reste trop basique sur le reste des prestations pour son prix. Et c’est évidemment ce qui le pénalise par rapport à ce que propose le reste du marché.

 

 

Les dernières brèves

Vous pourriez lire aussi...