La G100 est une nouvelle tentative de la Chine, via la marque Lisuan Tech, de proposer des cartes graphiques rivalisant avec les modèles occidentaux. Cependant, contrairement aux tentatives passées de Moore Threads, il semble que Lisuan Tech soit parvenu à proposer un produit sérieux. Certes, il ne rivalise pas avec la RTX 5090 de chez NVIDIA en termes de performance, mais se veut suffisamment capable pour imposer une concurrence aux cartes milieu de gamme du caméléon. Les premiers rapports évoquent des performances équivalentes à la RTX 4060. Si c’est le cas, ce modèle risque de bien fonctionner en Chine.
Aujourd’hui, nous apprenons qu’en plus de ses performances, le GPU est capable de gérer des opérations en INT8. Ceci s’avère très pratique dans tout ce qui est en lien avec l’intelligence artificielle. Concrètement, la carte pourrait servir à l’entraînement de modèles ainsi qu’à la gestion des tâches d’inférence !
G100 : un GPU chinois de plus en plus prometteur !
Plus le temps passe et plus la Chine gagne en compétence dans le secteur des cartes graphiques. Pour rappel, cette G100 est une carte 100% chinoise, de la conception à la production. Ainsi, en interne, nous avons une puce produite en 6 nm, très certainement par SMIC. La carte met en avant un GPU renfermant 48 compute units tout en disposant de 12 Go de VRAM. Pour les joueurs, nous retrouvons une technologie d’upscaling maison, le NRSS, une fonctionnalité rivalisant avec le XeSS, le FSR ou le DLSS sur le principe.
Toutefois, la carte se veut capable de gérer des tâches liées à l’intelligence artificielle grâce à la prise en charge d’opération INT8 (8-bit integer point). Ces dernières sont particulièrement utilisées dans ce domaine et permettent de meilleures performances face à du matériel non compatible.
Bref, cela signifie également que si ce modèle grand public supporte ce type d’opération, la marque pourrait penser à développer et proposer des accélérateurs conçus pour l’IA. On pense dès lors au secteur des serveurs dont l’offre chinoise est encore assez limitée. Dans ce domaine, nous avons la S4000 de Moore Threads et c’est à peu près tout avant d’entrer dans le jus avec les puces Ascend de Huawei par exemple.
Maintenant, reste à voir si la firme proposera une partie logicielle solide. On l’a vu avec Moore Threads, si la partie pilote est à la traine, c’est l’expérience tout entière qui s’en retrouve dégradée. Pour un premier produit, ça serait dommage. Affaire à suivre.
