Test : ZOTAC RTX 3080 Trinity

Vidéo OCC

[nextpage title= »Introduction : « ]
Aujourd’hui, nous allons passer en revue un exemplaire de la carte graphique ZOTAC RTX 3080 Trinity. Elle est actuellement référencée à 819,95 euros chez LDLC et ZOTAC dispose de deux autres modèles dans sa gamme en RTX 3080, une version OC ainsi qu’une version blanche OC. Nous verrons si ce modèle disposant des fréquences de la RTX 3080 Founders Edition est suffisant ou s’il vaut mieux se tourner vers les versions OC.

Nous sommes bien content de pouvoir repasser en revue des produits de la marque ZOTAC qui s’était faite plus discrète ces derniers temps au sein du labo. N’oubliez pas que nous vous avons proposé le test du modèle RTX 3060 Ti Twin Edge OC il y a quelques semaines.

Cet article bénéficiera d’une seconde partie. En effet, nous avons reçu un exemplaire du waterblock Corsair, le XG7, compatible avec les cartes RTX 3080/3090 bénéficiant du PCB de référence. Nous vous proposerons donc le test de ce waterblock ainsi que des performances obtenues en terme de températures avec ce dernier.

On fait le point sur les modèles testés :

Avant de débuter la présentation de cette ZOTAC RTX 3080 Trinity, voici un tableau récapitulatif qui vous permettra de mettre en lumière les différences entre les différents modèles que nous avons testé. Pour rappel, notre dossier sur l’architecture Ampere est toujours disponible en suivant ce lien.

[nextpage title= »ZOTAC RTX 3080 Trinity : « ]

L’architecture :

Cette ZOTAC RTX 3080 Trinity bénéficie de la nouvelle architecture de NVIDIA, Ampere. Celle-ci a pour but de venir remplacer l’architecture Turing des GeForce RTX 20xx lancée il y a un peu plus de deux ans. Cette RTX 3080 bénéficie d’une puce graphique GA102 avec un processus de fabrication en 8 nm réalisé par Samsung. La taille de la puce est de 628 mm² et accueille 8704 cœurs cuda.
Si vous désirez en savoir plus sur Ampere, notre dossier complet est disponible ici.

Notre ZOTAC RTX 3080 Trinity est équipée de 10 GB de GDDR6X en 320-bit, ce qui se traduit par une bande passante de 760 GB/s. Le TDP grimpe en flèche par rapport à la génération précédente avec dans le cas de notre exemplaire, un TDP de 320 watt.

Une carte de la série Trinity :

Cette ZOTAC RTX 3080 fait partie de la série « Trinity » qui dispose de plusieurs modèles. On retrouve notamment une version OC qui bénéficie d’un overclocking d’usine lui permettant d’afficher 15 MHz, voir 30 MHz supplémentaire à la fréquence Boost sur la version blanche. Car oui, une version blanche est également disponible pour les amateurs d’une configuration white. Autant dire de suite, que ce très léger overclocking pour les versions OC ne se fera pas ressentir dans votre utilisation quotidienne. Personnellement, nous vous conseillons de privilégier la version standard qui se négocie 80 euros moins chère, sauf si vous désirez vraiment une carte blanche.

Cette ZOTAC en impose dans un premier temps par son poids qui est de 1340 g. Malgré cela, les proportions restent dans la norme d’une carte haut de gamme avec des dimensions de 317,8 x 120,7 x 58 mm. Autant les visuels de la carte ne m’avaient pas emballé, autant d’avoir la carte entre les mains m’a complètement charmé !

Le carénage de la face avant est conçu avec des éléments en plastique et en métal de couleurs noir et gris anthracite, ce qui offre un rendu assez neutre mais avec beaucoup d’élégance. Tant que nous sommes à parler du design, ZOTAC joue la discrétion au niveau du rétro-éclairage RGB, avec uniquement l’inscription, « ZOTAC Gaming », placée sur la tranche supérieure de la carte. Une note subtile qui renforce encore cette impression de produit haut de gamme. La finition est tout simplement excellente.

Sur la face avant, trois ventilateurs de 90 mm sont chargés de tenir au frais le radiateur en contact avec la puce graphique ainsi que les différents composants du PCB. La nouveauté chez ZOTAC est que ces trois ventilateurs peuvent être contrôlés indépendamment (2 et 1) via le logiciel FireStorm grâce à la technologie « Active Fan Control ». ZOTAC a pourvu cette RTX 3080 de son système de refroidissement IceStorm 2.0.

Ces ventilateurs disposent de 12 pales et resteront au repos, grâce à la technologie « Freeze Fan Stop », lorsque la carte n’est pas sollicitée et que la température reste inférieure à 60 °C.

Le radiateur :

Le radiateur est composé de deux parties distinctes. L’une chargée de dissiper la chaleur de la puce graphique, d’une partie de l’étage d’alimentation et d’apporter de l’air frais sur les puces mémoires. La seconde partie se concentre sur la seconde partie des différentes phases de l’étage d’alimentation tout en ayant recourt aussi à différents pads thermiques.

Le radiateur est traversé par 7 heatpipes de 6 mm en cuivre nickelé. Comme vous pouvez le voir, un cadre est directement posé sur le PCB. Celui-ci permet encore de rigidifier le PCB mais est aussi utilisé comme dissipateur au niveau des étages d’alimentation.

L’unique rôle ici de la backplate est de rigidifier le PCB et d’éviter que celui-ci ne se torde sous le poids de la carte bien que des pads thermiques se trouvent aussi à l’arrière de la puce GPU mais n’ont pour moi, aucun rôle dans la dissipation.

Les connectiques :

Pour alimenter la carte, on retrouve deux connecteurs 8-pin situés sur la tranche supérieure. Enfin, sachez que la carte dispose, au niveau des sorties vidéos de trois DisplayPort 1.4a et d’un port HDMI 2.1. On peut aussi remarquer que l’équerre dispose d’une surface évidée afin de permettre à l’air chaud d’être évacué à l’extérieur de votre PC.

[nextpage title= »Spécifications et PCB : « ]

Les spécifications techniques :

En terme de fréquence, celle de base est annoncée à 1440 MHz quant le Boost pointe à 1710 MHz. Les 10 Go de mémoire G-DDR6X quant à eux tournent à 1188 MHz (760 GB/s) sur un bus de 320 bit. Notre ZOTAC RTX 3080 Trinity ne bénéficie pas d’un overclocking face à la carte Founders Edition de NVIDIA, qui, comme elle, a une fréquence de base 1440 MHz et 1710 MHz pour la fréquence Boost.

Petit passage par GPU-Z afin de vérifier que les informations lues sont bien correctes. La fréquence GPU est bien de 1440 MHz, et la fréquence Boost de 1710 MHz. N’oubliez pas que cette dernière sera supérieure lors des benchmarks selon la qualité de votre puce et déterminée par GPU Boost 4.0. La mémoire a une fréquence de 1188 MHz.
Nous vous rappelons le fonctionnement du GPU Boost ici.

Le PCB :

Observons le PCB de notre sample en détails. Il s’agit d’un PCB de référence, ce qui signifie que si vous cherchez un waterblock, vous devrez vous orienter vers cette référence.
Tout d’abord, pas de surprise, la puce qui équipe notre modèle est bien la GA102 dont la taille est de 628 mm². Les fameux puces, à l’arrière du GPU, dont tout le monde a parlé sont bien au nombre de 6 capacitors.

Occupons-nous à présent des VRM, Voltage Regulator Module, c’est-à-dire le module de régulation de la tension. Tout d’abord, deux contrôleurs de tension UPI 9511R vont alimenter le GPU avec la bonne tension et le bon courant. ZOTAC suit les recommandations de NVIDIA et équipe cette Trinity de 13 phases. Le nombre de phases est souvent déterminé par le besoin de courant de la puce graphique. Plus celle-ci a besoin de courant et plus il y a de phases.

On retrouve ensuite les mosfets qui sont ici des DrMOS. Les mosfets sont les éléments à tenir bien au frais et sont souvent surmontés d’un radiateur. Ce sont eux qui vont convertir le courant continu puisque notre GPU ne fonctionne pas en 12 ou 5 volts, mais sur une tension plus faible souvent située aux alentours de 1 volt.

Les puces mémoires :

Les trois phases de la mémoire sont contrôlées par un contrôleur UPI 9511R. Elles sont dispersées sur le PCB. L’idée est d’améliorer le refroidissement et offrir une meilleure stabilité. En ce qui concerne les puces mémoires GDDR6X, elles sont au nombre de dix, des D8BGW et sont fabriquées par Micron. La référence exacte estMT61K256M32JE-19: T avec une fréquence de fonctionnement de 1188 MHz.

[nextpage title= »La configuration de tests : « ]

Voici donc les différents composants qui équipent nos plateformes de tests. Pour rappel, celle-ci vient d’être upgrader avec l’arrivée du processeur i9-10900K ainsi que d’un kit mémoire de 16 GB cadencé à 4266 MHz, le tout sur une carte mère Maximus XII APEX. Nous sommes également passés sur un SSD SN750 de 2 TB de la marque Western Digital :

  • Carte mère : Asus Maximus XII APEX (BIOS 0701)
  • Processeur : Intel i9 10900K à 5 GHz (50×100 MHz) 1,24 V – uncore x45
  • Mémoire : 16 GB Corsair Platinum RGB 4266 MHz CL19
  • Carte graphique : ZOTAC RTX 3080 Trinity
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital Black SN750 2 TB + radiateur EKWB
  • Alimentation : Corsair AX1600i
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits (version 1909)
  • Écran : Asus PG27UQ

Afin de tester cette ZOTAC RTX 3080 Trinity, nous avons utilisé les drivers 457.40. Il ne s’agit pas des derniers en date mais nous conservons actuellement ceux-là afin de respecter notre protocole de tests.

Toutes les cartes sont testées aux fréquences stock et sans aucune optimisation. En ce qui concerne les différents benchmarks, que ce soit les synthétiques ou les jeux, nous opterons pour des résolutions en 1080p, 1440p et 2160p. Nous avons fait le choix de conserver la résolution en 1080p afin de pouvoir réaliser des comparatifs avec l’ancienne génération dans les semaines à venir.

[nextpage title= »Benchmarks synthétiques : « ]

Notre première sérié de tests va être dédiée aux benchs synthétiques. Ceux-ci sont souvent utilisés pour les compétitions d’overclocking mais sont également très intéressants pour comparer les différents GPU entre eux. Nous allons donc privilégier les benchmarks de la série 3DMark ainsi que Superposition de la société Unigine.

Nous testerons les benchmarks suivants :

  • Fire Strike (1080p)
  • Fire Strike Ultra (2160p)
  • Time Spy (1440p)
  • Time Spy Extreme (2160p)
  • DirectX Raytracing
  • Unigine Superposition (1080p extrême)

3DMark Fire Strike :

Benchmark Fire Strike

Débutons avec 3DMark Fire Strike, qui est l’un des benchs les plus utilisés actuellement. Il se compose de deux tests graphiques, d’un test CPU ainsi que d’un quatrième test qui combine GPU et CPU. N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final et prolonge la durée (inutilement) du benchmark.

Premier benchmark et notre modèleJ’ ZOTAC RTX 3080 Trinity accuse un retard sur le modèle MSI, ce qui est normal, puisque notre exemplaire dispose des fréquences de la version RTX 3080 Founders Edition.

3DMark Time Spy :

Benchmark Time Spy

Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 1440p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo. Ces deux premiers benchmarks sont proposés par UL Benchmark.

Ici, dans Time Spy, notre sample du jour se place derrière la MSI avec une perte de 5% plus ou moins face à une carte custom disposant d’un overclocking d’usine.

3DMark DirectX Raytracing :

UL Benchmarks a ajouté un nouveau test dans sa série de benchmarks permettant de mesurer les performances en Ray Tracing. L’idée sera d’utiliser le test 3DMark DirectX Raytracing afin de comparer les performances du matériel de Ray Tracing dédié aux cartes graphiques d’AMD et de NVIDIA.

Le test de la fonction 3DMark DirectX Raytracing est conçu pour faire du Ray Tracing le facteur limitant. Au lieu de s’appuyer sur le rendu traditionnel, toute la scène est tracée et dessinée en une seule passe. Le résultat du test dépendra entièrement des performances du Ray Tracing. Il sera ainsi facile de mesurer et comparer les performances des différentes cartes entre elles.

Alors que ce nouveau benchmark ne juge que des performances en Ray Tracing, notre RTX 3080 s’en sort très bien et viens se placer en troisième place. On peut déjà remarque une petite différence avec la version MSI. Petite différence de performances que nous devrions aussi retrouver dans les jeux utilisant le Ray Tracing.

Superposition :

Benchmark Superposition

Superposition est le dernier benchmark en date de chez Unigine. Il est basé sur DirectX 11. Pour ce benchmark, j’ai opté pour la version Performance en 1080p Extreme. Il se compose de 17 scènes et se montre assez costaud afin de mettre à mal votre carte graphique.

Dernier benchmark synthétique avec une quatrième place pour notre ZOTAC RTX 3080 Trinity qui obtient un score de 10662 points, accusant un retard très léger de 90 points face au modèle custom de MSI bénéficiant d’un overclocking d’usine. Voyons à présent  comment celle-ci va se comporter dans les jeux que nous avons sélectionné.

[nextpage title= »Performances en jeux : « ]
Nous avons décidé de retenir cinq jeux car ils nous semblent suffisamment représentatifs. Nous avons opté pour DirectX11, DirectX12 ainsi que Vulkan avec les jeux suivants :

  • The Division 2 (DirectX 12)
  • Borderlands 3 (DirectX 11)
  • Red Dead Redemption II (Vulkan)
  • Gears 5 (DirectX 12)
  • Assassin’s Creed Valhalla (DirectX 12)

Nous avons fait le choix d’utiliser les benchmarks intégrés à ces différents jeux.
Pourquoi ? Tout simplement pour vous permettre de comparer vos résultats avec les nôtres si vous disposez aussi d’un exemplaire de l’un de ces jeux. C’est une réflexion qui nous semblait pertinente et qui va ainsi vous permettre de comparer vos résultats avec les nôtres en vous rendant dans la section benchmark sur ce post dans le forum. Vous y trouverez les réglages et paramètres que nous utilisons pour nos tests.

Nous avons aussi ajouté un nouveau jeu : Assassin’s Creed Valhalla. Il nous semblait pertinent de l’ajouter au vue du succès rencontré lors de son lancement. Merci à Ubisoft France de nous avoir offert l’opportunité de l’ajouter à notre protocole.

The Division 2 :

Benchmark The Division 2

Le jeu The Division 2 sera testé sous DirectX 12. En ce qui concerne les paramètres graphiques, ils seront réglés en mode « ultra » (lien sur le forum).

Premier jeu et la tendance relevée pour les benchs synthétiques semble se confirmer dans The Division 2. Notre ZOTAC RTX 3080 Trinity se débrouille parfaitement dans les trois définitions que sont le 1080p, le 1440p et le 2160p.

Borderlands 3 :

Benchmark Borderlands 3

Pour le second jeu, nous passons sur Borderlands 3 et par la même occasion sous DirectX 11. Les options graphiques réglées sur « Brutal ». Il faut savoir que Borderlands 3 se montre assez gourmand et que ce choix de paramètres ait une incidence assez forte sur les FPS (lien sur le forum).

Borderlands 3 est un jeu gourmand et qui plus est quand nous optons pour des options graphiques réglées au maximum, c’est-à-dire en mode « Brutal ». Autant dire que toutes les cartes souffrent en 4K et notre ZOTAC RTX 3080 Trinity obtient une moyenne de 60.9 FPS, ce qui la place au-dessus de cette barre symbolique.

Red Dead Redemption 2 :

Benchmark Red Dead Redemption 2

Troisième jeu et non des moindres, le très attendu Red Dead Redemption II sur PC. L’avantage de ce nouvel opus est de proposer la possibilité de tester le benchmark intégré sous Vulkan. Nous optons pour les options graphiques en « ultra ».
Attention, contrairement aux autres jeux où en optant pour un niveau de détails, rien ne change, ce n’est pas ici le cas, il faut donc bien être attentif à toutes les valeurs. De plus, avec les options que nous avons choisi, il faut plus de 4 Go de mémoire pour lancer le benchmark (lien sur le forum). Sans quoi le jeu manquera de mémoire vidéo et ne voudra pas se lancer.

Dans ce troisième jeu, notre ZOTAC souffre beaucoup moins de la différence de fréquences avec le modèle MSI. C’est dans ce jeu que se marque la plus grande différence entre la nouvelle RTX 3080 et la RTX 2080 Ti. On remarque que dans la résolution UHD, le gain est de 47 % et en QHD, il est de 39 %, de quoi profiter pleinement de ces deux résolutions !

Gears 5 :

Benchmark Gears 5

Gears 5 tourne sous DirectX 12 avec les options graphiques en « ultra » (lien sur le forum). Il sera ici également possible d’augmenter certaines options graphiques.

Geras 5 ZOTAC RTX 3080 Trinity

Alors que la MSI s’en est sorti très facilement, ici, notre ZOTAC souffre beaucoup plus et accuse un retard plus important qu’habituellement. C’est la seule fois où un tel écart s’est produit.

Assassin’s Creed Valhalla :

Dernier jeu proposé par Ubisoft et qui fait partie de la licence Assassin’s Creed. Cet épisode Valhalla sera testé sous DirectX 12. En ce qui concerne les paramètres graphique, ils seront réglés en mode « ultra élevé ». Il se montre assez gourmand, ce qui nous permettra de mettre à mal nos cartes graphiques. Sachez que ce jeu fera partie d’un article dédié où nous passerons en revue nos cartes graphiques mais aussi des plateformes différentes chez Intel et AMD.

Enfin, dans ce nouveau jeu, notre modèle ZOTAC RTX 3080 Trinity fait quasiment jeu égal avec le modèle MSI et des 105 MHz de plus en fréquence Boost.

La moyenne des jeux :

Pour la moyenne des jeux, nous avons considéré la RTX 2070 Super comme étant la carte de référence et donc celle qui représente les 100%.

La ZOTAC RTX 3080 Trinity n’a pas à rougir de ses performances, qui rappelons-le, sont celles d’une version Founders Edition. Les deux cartes partageant les mêmes fréquences alors que la version MSI, elle, dispose d’un overclocking d’usine de plus de 105 MHz pour la fréquence Boost.

[nextpage title= »Performances avec Ray tracing et DLSS : »]

Occupons-nous à présent des trois jeux sélectionnés et qui prennent en charge le Ray Tracing ainsi que le DLSS. Nous pourrons ainsi juger de l’impacte sur les FPS de ces deux technologies. Nous ajouterons dans les jours à venir Cyberpunk 2077.

  • Shadow of the Tomb Raider (DirectX 12)
  • Wolfenstein Youngblood (DirectX 12)
  • Watch Dogs : Legion (DirectX 12)

Le Ray Tracing est une solution qui permet d’offrir des éclairages, des reflets et des ombres plus réalistes. Ce sont les RT Core qui sont utilisés par l’API Ray Tracing. Pour rappel, les nouvelles cartes RTX 30×0 bénéficient de RT Core de seconde génération qui se montrent plus efficaces et surtout capables de réaliser des calculs plus rapidement. En fonction du jeu, il vous sera proposé plusieurs degrés de Ray Tracing.

NVIDIA propose aussi le DLSS qui permet un gain en terme de FPS en remplaçant l’antialiasing TAA. L’idée est de permettre un affichage plus rapide tout en conservant une qualité de rendu quasiment identique. Lors de la conférence de presse concernant les cartes graphiques Ampere, nous avons appris que le DLSS passait en version 2.1 et prenait en charge le 8K.

Sachez qu’il existe actuellement quatre types de mode pour le DLSS 2.0 : performance, équilibre, qualité et ultra performance. Pour notre part, nous réaliserons les tests ci-dessous avec le DLSS en mode équilibré qui nous semble être un bon compromis pour nos tests. Maintenant, en fonction de votre carte graphique, et de votre tolérance visuelle, vous êtes libre d’opter pour l’un des quatre modes. Gardez à l’esprit que le DLSS améliore la jouabilité mais à un impacte sur la qualité de l’affichage.

En fonction de votre carte graphique et de la résolution dans laquelle vous jouez, il est important de conserver un certain équilibre entre le RT et le DLSS. NVIDIA fournit par exemple un tableau pour le jeu Watch Dogs Legion afin de vous donner une idée des paramètres à choisir.

Ray Tracing et DLSS pour Watch Dogs Legion

Petite mise au point pour les cartes AMD RX 6000 XT :

Le Ray Tracing est une technologie disponible pour tous les GPU, à conditions d’avoir l’architecture qui le permet sur le GPU. La nouvelle série des cartes AMD RT 6000 XT est donc capable d’activer le Ray Tracing. Nous pourrons donc ainsi vous proposer les résultats de notre carte graphique RX 6800 avec le Ray Tracing actif comme pour les modèles de chez NVIDIA.

La seule différence, c’est que le DLSS est lui une technologie mise au point par NVIDIA et donc il sera impossible de l’activer avec une carte AMD. C’est la raison pour laquelle vous ne trouverez aucun score en RT + DLSS ci-dessous.

Shadow of the Tomb Raider :

Premier jeu que nous ajoutons à ce comparatif et qui prend en charge le Ray Tracing et le DLSS 1.0. Trois niveaux de Ray Tracing sont proposés dans le jeu (moyen – haut – ultra) et un seul niveaux de DLSS.
Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en Ultra, un Ray Tracing « ultra » et un DLSS activé. Maintenant, selon votre configuration, ce sera à vous de trouver le parfait équilibre, mais nous, afin de comparer les cartes graphiques, nous devons faire un choix. Gardez à l’esprit que le DLSS améliore la jouabilité mais à un impacte sur la qualité de l’affichage.

Comme vous pouvez le constater, l’activation du Ray Tracing à un impact sur les performances, ce qui est en soit logique. Mais grâce à la technologie propre à NVIDIA, le DLSS, nous repassons sans aucune difficulté la barre des 60 FPS en 2160p.
Les cartes AMD ne disposant pas d’une technologie similaire au DLSS, actuellement, il n’est uniquement possible que d’activer le Ray Tracing dans Shadow of the Tomb Raider.

Wolfenstein Youngblood :

Benchmarks Wolfstein YoungbloodSecond jeu que nous ajoutons à ce comparatif et qui prend en charge le Ray Tracing et le DLSS 2.0. Un seul niveau de Ray Tracing est proposé dans le jeu et quatre niveaux de DLSS (performance – équilibré – qualité – überperformance).
Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en Mein leben!, un Ray Tracing activé et un DLSS « équilibré ». Maintenant, selon votre configuration, ce sera à vous de trouver le parfait équilibre, mais nous, afin de comparer les cartes graphiques, nous devons faire un choix. Gardez à l’esprit que le DLSS améliore la jouabilité mais à un impacte sur la qualité de l’affichage.

Même constat que précédemment, même si dans Wolfenstein YoungBlood, les performances sont de base plus haute avec des FPS qui passent facilement la barre des 200 FPS en 1440p. Point de résultats pour nos cartes AMD puisque même le Ray Tracing n’est pas (encore) pris en charge dans ce jeu.

Watch Dogs Legion :

Troisième jeu fraichement sorti, Watch Dogd Legion prend en charge le Ray Tracing et le DLSS 2.0 et se montre l’un des jeux les plus gourmands du moment.
Trois niveaux de Ray Tracing sont proposés dans le jeu (moyen – élevé – ultra) et quatre niveaux de DLSS (performance – qualité – équilibré – ultra performance).
Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en Ultra, un Ray Tracing « élevé » et un DLSS « équilibré ». Maintenant, selon votre configuration, ce sera à vous de trouver le parfait équilibre, mais nous, afin de comparer les cartes graphiques, nous devons faire un choix. Gardez à l’esprit que le DLSS améliore la jouabilité mais à un impacte sur la qualité de l’affichage.

Dernier jeu que nous avons ajouté à notre série de tests Ray Tracing, Watch Dogs Legion se montre plus costaud et fait souffrir notre RTX 3080 dans la définition 2160p. Heureusement, le DLSS est là, afin de faire remonter la moyenne à 56 FPS.
Les cartes AMD ne disposant pas d’une technologie similaire au DLSS, actuellement, il n’est uniquement possible que d’activer le Ray Tracing dans Watch Dogs Legion.

Alors, ça donne quoi le RT sur la RTX 3080 ?

Comme nous l’avons constaté et déjà répété, NVIDIA conserve un réelle avantage sur AMD avec sa technologie DLSS qui n’a encore aucun équivalent chez les rouges actuellement. Même si il ne s’agit pas d’une obligation d’activer le Ray Tracing, force est de constater que son activation est un réelle plus pour les yeux au niveau des éclairages, des reflets et des ombres qui apportent une touche supplémentaire au réalisme.

[nextpage title= »Benchmarks applicatifs : « ]

Nous sommes en réflexion afin de modifier les tests applicatifs et très certainement en ajouter certains. Encore un peu de patience afin de voir cette catégorie de tests mise à jour complètement.
Nous venons dans un premier temps d’ajouter deux tests sous Blender 2.90 : Classroom et BMW. Ils viennent s’ajouter à 3DS Max et de Catia, deux benchmarks issus du monde applicatifs. Ils sont là pour montrer comment se comporte votre GPU lors d’un usage Workstation.

Blender 2.90 :

Benchmark Blender Classrom

L’avantage de ce logiciel est de pouvoir profiter de CUDA pour les cartes graphiques NVIDIA et de OpenCL pour les cartes AMD. Nous avons opté pour deux tests : Classroom et BMW27.

Dans ces deux benchmarks, les performances entre nos deux RTX 3080 sont quasiment identiques et notre ZOTAC intègre ainsi le haut du classement.

3DSMax 6 :

Ce benchmark utilise plusieurs tests qui utilisent des méthodes de rendu différentes. Les vues reflètent des représentations réalistes, ombrées et filaires. Les animations combinent des vues différentes : rotation du modèle et survol de la caméra selon le test.

Le benchmark 3DSMax 6 fait les belles heures de NVIDIA place trois de ces cartes dans les cinq premières places. Notre ZOTAC obtient un score de 294 points.

Catia :

L’ensemble de vues de Catia comprend de nombreux modes de rendu pris en charge par l’application, notamment filaire, anticrénelage, ombré, ombré avec bords, profondeur de champ et occlusion ambiante.

Ici, c’est un peu l’inverse et c’est la RX 6900 XT qui prend la première marche du podium avec un score de 412 points. Notre RTX 3080 Trinity est très loin avec un score de 194 points.

[nextpage title= »Conso, température et nuisances : « ]

Consommation (configuration entière) :

Nous utilisons le logiciel Corsair Link en relevant la consommation sur la sortie PowerOut. Notre bloc d’alimentation modulaire est un CORSAIR AX1600i qui dispose d’une connectique dédiée au sein du bloc pour la lecture de la consommation. Le résultat que nous vous proposons est celui de la moyenne de la consommation totale de notre configuration. Seule la carte graphique change entre chaque relevé. Il est donc ainsi facile de calculer la différence entre chaque carte graphique. Pour info, au repos, la consommation globale relevée est de 73 watt.

Lors de notre test du modèle MSI RTX 3080, nous avions mis en avant la consommation élevée de notre exemplaire. Pour rappel, nous sommes ici sur la consommation globale de notre configuration. La ZOTAC RTX 3080 Trinity fait mieux, même su cela nous semble toujours un peu trop élevé face à la génération précédente.

Température :

Afin de relever les températures, nous avons opté pour le stress test de Superposition en mode Extreme. Nous avons opté pour trois passages de 5 minutes avec 10 minutes d’intervalle entre chaque tests. Nous avons profité de ce benchmark afin de relever la consommation de la carte graphique pour le tableau ci-dessus.

Afin de connaître la température en Idle, après avoir terminé les trois boucles du stress test, nous laissons la carte au repos durant 20 minutes avant de relever la température. Il faut tenir compte que la plupart des cartes bénéficient de la technologie « 0 dBa » et donc, que les ventilateurs se coupent en dessous d’une certaine températures, souvent entre 50 et 55°C. Il faut donc plus de temps pour dissiper la chaleur après une période de stress test ou de jeux. Une carte ne bénéficiant pas de cette technologie sera plus bruyante que les autres au repos.

Petit rappel : nos relevés de température sont effectués en Open-Air. Dans un boîtier fermé, les cartes seront forcément plus chaudes.

Au repos, la carte est dans la norme, avec une température moyenne qui avoisine les 37°C. Pour rappel, à cette température, les ventilateurs sont au repos. Durant notre séance de stress, la carte s’est parfaitement comportée avec une moyenne de 69°C, les ventilateurs ne se déclenchant qu’à partir des 60°C.

Nuisances sonores :

Pour le relevé du bruit, nous utilisons un sonomètre placé à 40 cm de notre carte graphique. L’ensemble des autres composants susceptibles de faire du bruit (ventilateurs et pompe du circuit liquide) est désactivé.

Les nuisances sonores sont très bonnes, avec une courbe de ventilation bien conçue et des ventilateurs qui se montrent discret, même lorsque que la température atteint les 70 °C.

[nextpage title= »Overclocking : « ]

Le logiciel FireStorm :

Direction la dernière version en date du logiciel FireStorm. Il s’agit du logiciel d’overclocking conçu par ZOTAC mais qui se montrera compatible avec les autres marques de GPU. Celui-ci a bien évolué au fil des années et nous semble aujourd’hui plus mature. Nous n’avons d’ailleurs rencontré aucun souci lors de son utilisation pour clocker cette RTX 3080.

Le logiciel vous permet de modifier manuellement la courbe de ventilation mais aussi de régler indépendamment les deux ventilateurs. Sur la droite se trouve les différents réglages permettant de modifier les fréquences. Un onglet supplémentaire vous donnera accès au paramétrage du rétro-éclairage RGB de la carte.

Firestorm dispose aussi d’un mode « OC Scanner » qui va évaluer l’overclocking envisageable pour la carte. Malheureusement, après plusieurs tentatives, celui-ci n’a jamais voulu fonctionner correctement.

L’overclocking manuel :

Une fois n’est pas coutume et cela faisait un p’tit moment, je vais partir pour bencher 3DMark Port Royal 3DMark Fire Strike.

En ce qui concerne les fréquences, nous avons opté pour 1930 MHz de fréquences Boost et 1305 MHz pour la mémoire.
Par défaut, le score sous Time Spy était de 16682 et de 17863 points, après l’overclocking, soit un gain de 7 %.

Enfin, sous Port Royal, le score atteint 12212 points contre ??? à stock. Le potentiel est donc très intéressant et très facile à mettre en œuvre afin de gagner encore quelques FPS dans votre jeu préféré.

[nextpage title= »Conclusion : »]

Par défaut, et aux fréquences stocks, la ZOTAC RTX 3080 Trinity accuse un léger retard face aux modèles bénéficiant d’un bon overclocking d’usine, comme notamment, la MSI RTX 3080 Gaming X Trio que nous avions déjà pu tester.

Première constatation : objectif réussi pour NVIDIA. Cette ZOTAC RTX 3080 Trinity propose (largement) plus de 60 FPS dans tous les jeux que nous avons testé et même sans avoir besoin d’activer le DLSS 2.0 ! C’est donc aujourd’hui une réalité, équipé d’une GeForce RTX 3080, vous pourrez profiter pleinement de la résolution 2160p à condition bien sur d’acquérir l’écran adéquat. Les performances face à l’ancienne génération et plus particulièrement face à la RTX 2080 Ti ne font aucun doute. Cependant, cette RTX 2080 Ti n’a pas encore dit son dernier mot et une revente, trop rapide, de ce modèle pourrait vous faire la regretter très vite.

En ce qui concerne le modèle de ZOTAC, on retrouve certes une carte dépourvue d’overclocking d’usine mais offrant par défaut d’excellentes performances, comparables à celles de la RTX 3080 Founders Edition. De plus, en utilisant le logiciel d’overclocking de ZOTAC, FireStorm, vous pourrait facilement augmenter les performances ! La touche de rétro-éclairage RGB est parfaitement équilibrée pour ne pas tomber dans le traditionnel sapin de Noël.

Même si malheureusement la carte se fait assez rare, le prix actuel est excellent puisque toujours affiché à 819,95 euros chez LDLC. Pour rappel, le prix de la version NVIDIA Founders Edition est de 719 euros, mais également avec aucune carte dans les stocks depuis bien longtemps.

ZOTAC RTX 3080 Trinity

On a aimé :

  • Une carte parfaite pour profiter pleinement du 2160p
  • La correction de la stabilité par les derniers drivers de NVIDIA
  • Des performances en hausse face à la génération précédente
  • L’excellent système de refroidissement
  • Les nuisances sonores contrôlées
  • La conception du PCB et son étage d’alimentation
  • La marge d’overclocking
  • Un prix très intéressant face aux autres modèles

On aurait aimé :

  • Une consommation beaucoup plus maitrisée
  • Un stock beaucoup plus important des semaines après le lancement
  • Un logiciel FireStorm fonctionnant parfaitement

médaille award OMF or goldFinalement, pas nécessairement besoin d’opter pour une carte pré-overclockée d’usine quand on voit les performances de cette ZOTAC RTX 3080 Trinity. Certes, elle se trouve légèrement en retrait face aux modèles overclockés, mais il est tout à fait possible de remédier à cela en passant pas le logiciel FireStorm de la marque. De plus, en optant pour ce modèle, vous ferez une économie au niveau du prix d’achat, et çà, c’est un atout indéniable !

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