[nextpage title= »Introduction : »]
Même s’il ne s’agit pas de la première carte mère lancée par la marque NZXT, ce sera pour notre part, une première évaluation de ce type de produit. En effet, nous sommes plus habitués à tester des boitiers ou des systèmes de refroidissement comme l’excellent NZXT Kraken X53 ainsi que le NZXT Kraken X73. Aujourd’hui, nous allons donc vous partager nos impressions sur la carte mère NZXT N7 Z490 en version black.
Comme nous vous le disions, NZXT n’en est pas à son coup d’essai puisqu’ils ont déjà proposé des versions architecturées sur le chipset Z370 et Z390. Nous nous posions d’ailleurs la question de savoir où étaient les cartes NZXT alors que le chipset Z490 avait été officiellement lancé le 20 mai 2020. Eh bien voilà, les cartes débarquent en version noir et blanche avec un NDA qui prend fin ce jour à 16 heures.
Avant de débuter cet article, il faut avoir en tête que cette carte est conçue pour se trouver dans une configuration full NZXT. Comme vous pourrez le découvrir lors de notre test, la carte mère dispose de nombreux connecteurs implantés au sein du PCB et compatible avec les autres composants proposés par la marque. Le design est quand à lui aussi conçu dans l’esprit NZXT et sera une bonne base pour ceux qui décident de passer par la case modding.
[nextpage title= »Z490 et nouveau socket LGA1200 : « ]
Cette NZXT N7 490 est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel : le Z490. Cette carte mère accueille un nouveau socket LGA1200. Adieu le LGA1151 et donc la compatibilité avec la génération précédente de processeurs. Tant que nous sommes à parler du socket, effectivement celui-ci est différent et les broches d’alignement (les détrompeurs) pour le processeur ne se situent pas au même endroit que sur le socket LGA-1151. On passe donc de 1151 pin à 1200 pin, peut-être pour accueillir les processeurs Comet Lake-S disposant de nombreux cœurs. Bonne nouvelle tout de même, les trous de fixations sont identiques que pour le socket LGA1151, ce qui vous permettra de conserver votre système de refroidissement.
Cette NZXT N7 Z490 ne sera donc uniquement compatible avec les nouveaux processeurs de 10ème génération, c’est-à-dire les Comet Lake-S. Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir, renforcé par le carénage en acier noir. Le design est assez neutre mais c’est une volonté de NZXT afin de reprendre le code de conception de sa gamme de boitier.
La carte ne dispose d’aucun système RGB mais par contre, plusieurs connecteurs compatibles avec les composants NZXT sont implantés au sein même du PCB. Enfin, au niveau du bundle, c’est le stricte minimum avec l’antenne Wi-Fi, une notice d’installation et quatre câbles SATA. On regrettera l’absence d’un CD ou d’une clé contenant les différentes drivers et logiciels.
[nextpage title= »Le tour du propriétaire : »]
Les différents radiateurs :
Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de trois !
Tout d’abord, les deux radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui recouvre l’étage d’alimentation.
Ces deux radiateurs sont reliés ensemble par une vis, il ne dispose pas de caloducs et sont en contact direct avec les mosfets via un pad thermique. Nous sommes ici sur un système entièrement passif.
Le troisième radiateur, qui recouvre le chipset, est caché sous le cache métallique qui recouvre plus de la moitié du PCB. Une fois les douze vis ôtées, on distingue le radiateur placé sur le chipset. La zone du cache métallique où se trouve le radiateur est perforée afin de permettre plus facilement l’évacuation de la chaleur.
Tant que nous sommes à parler de ce carénage, deux zones peuvent être enlevées juste en les déclipsant afin d’accéder aux deux emplacements pour les SSD. Cette NZXT N7 Z490 dispose de deux emplacements permettant d’accueillir des SSD de type M.2 : 1x M.2 type 2242/2260/2280 (PCIe 3.0 x4 & SATA mode) et 1x M.2 type 2242/2260/2280 (PCIe 3.0 x4 mode only).
Le socket et les PCIe :
L’espace autour du socket est relativement bien dégagé. Cette N7 Z490 peut accueillir au maximum quatre barrettes mémoires de DDR4. Elle supporte les kits mémoires en dual channel jusque 4266 MHz+ (OC) et pour une quantité maximal de 128 GB (Attention, cette info est erronée comme vous pourrez le constater lors de nos tests).
On retrouve deux ports PCIe 3.0 16x qui fonctionneront en x16/x4 si vous optez pour du SLI ou du CrossfireX. Enfin, trois emplacements PCIe 3.0 1x sont également disponibles.
Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins et d’un 8 pins + 4 pins coté des étages d’alimentation. Comme nous vous le disions précédemment, on retrouve sur le PCB deux connecteurs NZXT RGB ainsi que deux connecteurs RGB, l’un en 12v et l’autre en 5v.
[nextpage title= »Le PCB et les connectiques »]
Les outils pour clocker :
Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils seront bien entendu peu nombreux puisque cette carte ne se destine pas principalement à l’overclocking.
- Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
- Le bouton reset : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec.
- Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
- Le Q LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elles reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.
Le PCB :
Alors que les cartes mères précédentes avaient été construites par la marque ECS, nous apprenons que ce modèle NZXT N7 Z490 a été sous-traité par ASRock. Il s’agit là d’un très bon choix au vu de la bonne réputation d’ASRock.
La carte mère se base sur une alimentation en 8+2 phases DrMOS. La partie en charge du CPU se compose de 8 phases. Le contrôleur numérique est le modèle ISL69269 de chez Renesas qui vient de débarquer et que nous avions trouvé très intéressant ! Celui-ci est capable de contrôler un total de 12 phases à travers une multitude de configurations via 1, 2 ou 3 voies (par exemple 10+1+1, 10+2, 8+2+2 ou simplement 12+0).
Les 8 mosfets sont quant à eux tous des SIC654A de 50A. Il s’agit des mêmes mosfets que ceux utilisés par ASRock sur certains de ses modèles. Cela peut sembler un peu léger pour notre i9-10900K et ses 10 cœurs, si nous désirons l’overclocker.
Les connectiques :
La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le Clear CMOS ainsi que les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band.
La carte dispose d’une sortie HDMI 1.4b. Au niveau des ports USB, cette NZXT N7 490 dispose de deux USB 2.0, de deux USB 3.2 Gen 1, d’un USB 3.2 Gen 2 et d’un USB 3.2 Gen 2 Type-C. Enfin, on retrouve pour terminer les différentes sorties audio ainsi qu’un port réseau 2.5G. Enfin, la partie audio est assurée par une puce Realtek ALC1220.
[nextpage title= »Le bios et les logiciels : « ]
Petite nouveauté avec cette NZXT N7 Z490 dont la conception et le BIOS ont été confiés, donc sous-traité, à ASRock. La marque possède une réputation plutôt bonne au niveau de ses cartes mères, ce qui est une excellente chose pour NZXT.
Voici une série de capture du BIOS. Nous avons mis en avant les options qui nous semblent être les plus pertinentes si vous désirez tirer parti de votre processeur ainsi que de votre kit mémoire. Comme dans la plupart des cas, vous arrivez directement dans le BIOS sur la page simplifiée des options. La touche F6 vous permet d’avoir accès à toutes les réglages offert par ce BIOS. Cela fait un petit moment que nous n’avons plus eu de cartes mères ASRock entre les mains, donc difficile à dire si l’organisation du BIOS est calqué sur ceux de la marque.
La section overclocking est subdivisée en trois parties : les paramètres pour le processeur, ceux pour la mémoire et afin le réglage des différentes tensions.
Le BIOS de cette NZXT N7 Z490 permet de flasher un nouveau BIOS via une clé USB. Par contre, pas de port USB dédié sur la carte mère permettant de la flasher sans processeur par exemple.
Nous aurions aimé pouvoir tester la mise à jour du BIOS via cette interface. En effet, sur la génération précédente, la N7 Z390, certains utilisateurs avaient rencontré des problèmes pour flasher la carte depuis le BIOS. Enfin, sachez aussi que la carte dispose de profils vous permettant de sauvegarder vos différentes modifications.
Les logiciels de notre NZXT N7 Z490 :
Bon, n’ayant pas reçu de liens vers les différents drivers ni logiciel, c’est un peu compliqué de faire le tour. Néanmoins, le logiciel principal de NZXT est CAM. Celui-ci permet de principalement gérer les ventilateurs, le RGB ainsi que le système de refroidissement NZXT, si vous en possédez un.
Pas d’option afin d’overclocker votre processeur via ce logiciel, mais comme vous allez vous en rendre compte durant nos tests, ce n’est pas l’objectif premier de cette carte.
[nextpage title= »La configuration de tests : « ]
Voici donc les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Deux kits mémoires différents ont été testés afin de juger des capacités de cette nouvelle plateforme.
- Carte mère : NZXT N7 Z490 (BIOS 0508 – 0509)
- Processeur : INTEL i9-10900K
- Mémoire : 16 GB GSKill TridentZ 3600 MHz 15-15-15-35
- Carte graphique : MSI GT710
- Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
- SSD : Samsung 970 EVOplus M.2
- Alimentation : Corsair AX1600i
- Système d’exploitation : Windows 10 64 bits (version 1909)
CPU-Z et conditions de tests :
Pour rappel, le processeur est testé en condition « déballage – installation ». Autrement dit, je place le processeur dans son socket et la seule modification au sein du BIOS est l’activation du profil XMP.
Mais voilà, premier souci… Le profil XMP de mon kit mémoire n’est déjà pas reconnu correctement (4200 MHz à la place de 4266 MHz) et de plus, si je l’active, la carte ne boot pas, même souci si j’entre manuellement les paramètres. On va donc changer de kit et partir sur un GSKill TridentZ à 4200 MHz… eh bien, ça ne boot toujours pas ! 4000 MHz, non plus… et c’est finalement avec un kit à 3600 MHz CL15 que le XMP a enfin été pris en charge et que la carte à booter. Il y a donc un réel souci, pour moi, au niveau de ce BIOS P1.10 du 7/09/2020.
Nous avons hésité à postposer le test de cette carte car nous trouvons qu’il s’agit là d’un problème de taille. Malheureusement l’actualité de ces prochaines semaines étant très chargées, nous testerons la carte dans ces conditions. Le système d’exploitation est Windows 10 dans sa dernière version et l’option d’alimentation est laissée sur normal ce qui explique que la fréquence ne fait que varier.
Mise à jour du 05/10/2020 : deux jours avant la publication du test, nous avons reçu un document en provenance de NZXT avec le support des kits mémoires et là, quelle surprise…
Dans ce document, nous apprenons qu’aucun kit en dual channel n’est supporté au-delà de 3733 MHz ??? Au delà de cette fréquence, vous ne pouvez opter que pour une « seule » barrette allant jusque 4266 MHz. Qui utilise encore aujourd’hui, en 2020, une seule barrette ? Le Z490 supporte le dual channel, c’est pour l’utiliser. Et quand on sait que pour une configuration Intel, il est préférable, pour un kit mémoire, de choisir une haute fréquence et ensuite les timings serrés, on ne comprend pas du tout le choix de la marque.
Nous avons donc testé notre kit GSKill à 4200 MHz CL19 avec une seule barrette et là, effectivement, aucun souci pour activer le XMP. Dès que la seconde barrette est ajoutée, nous avons un très joli message d’erreur au démarrage de la configuration.
Ce que nous prenions au départ pour un souci de BIOS est en réalité un choix de NZXT, qui, comme nous l’avons dit et redit, est pour nous, incompréhensible. Espérons que le retour des utilisateurs fassent changer d’avis la marque et qu’elle proposera un BIOS correctif dans les jours à venir.
[nextpage title= »L’overclocking : « ]
Impossible de réaliser des tests comparatifs de performances avec nos autres cartes mères architecturées en Z490 avec ce souci de BIOS concernant le profil XMP. Nous allons donc nous contenter de réaliser un overclocking manuel du processeur afin de s’assurer que le BIOS le permet.
Protocole :
Comme à notre habitude, nous allons débuter les tests en choisissant, via le BIOS, une fréquence de départ appliquées sur les 10 cœurs. J’ai opté pour une fréquence de 5000 MHz en 50 x 100 avec une tension de 1.2 volt. L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs run de Cinebench R15. Ensuite, j’augmente par palier de 100 MHz en vérifiant si ça passe. Si ce n’est pas le cas, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt.
L’idée est de se faire « rapidement » une idée de la fréquence max benchable. Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sûr prendre plus de temps pour affiner la tension afin de lui fournir le minimum nécessaire.
L’overclocking manuel :
Première constatation, le score à 5GHz à Cinebench R15 avec les 10 cœurs actifs à cette fréquence semble cohérent face à celui obtenu avec le 10900K à stock. Pour rappel, on a remarqué que lors de nos tests multi-threads, les cœurs se fixaient à une fréquence de 4900 MHz. L’écart de 58 points est donc logique avec le gain de 100 MHz.
Attention, afin d’éviter un vdroop trop important sur le 10900K, j’ai opté pour le « Level 1 » dans le BIOS. Comme le montre le schéma, le principe est de garder une tension constante lors de mes tests. Si vous ne choisissez pas cette option, la fréquence risque de chuter lorsque le CPU sera sollicité. Nous avons choisi un AVX de 0, étrangement, il faut laisser l’option sur AUTO, afin de ne pas avoir d’AVX négatif, même dans les applications AVX.
Si l’overclocking à 5 GHz et à 5.1 GHz ne pose aucun souci, à partir de 5.2 GHz, les choses se compliquent. Le i9-10900K que nous utilisons a déjà été testé sur plusieurs cartes mères, ce qui fait que nous connaissons son potentiel. Il peut monter jusqu’à 5.35 GHz pour une tension de 1.36 volt.
Ici, le souci, c’est qu’à partir de 5.2 GHz, la fréquence n’est plus stable et même en montant la tension. De plus, le score n’augmente plus. Inutile d’aller plus loin et d’appliquer plus de tension. Les températures sont pourtant très bonnes pour les différents cœurs et correctes pour les VRM. L’étage d’alimentation semble montrer ses faiblesses dans cet exercice d’overclocking.
L’overclocking mémoire :
Impossible actuellement de tester ce point au vu des soucis rencontrer avec le BIOS actuel. Pour rappel, impossible d’activer un profil XMP supérieur à 3600 MHz.
[nextpage title= »Conclusion : « ]
Au moment de conclure ce test, c’est un sentiment d’incompréhension qui nous submerge. Comment NZXT a-t-il pu faire le choix de limiter sa carte mère au support de kit mémoire en dual channel à 3600 MHz ? Je ne me l’explique toujours pas. C’est pénaliser son produit pour un paramètre qui peut se régler très facilement par une mise à jour du BIOS. Pour rappel, NZXT est parfaitement conscient de ce choix et il ne s’agit pas d’un bug au niveau du BIOS.
NZXT annonce l’arrivée de cette carte, que ce soit en version blanche ou noire, au prix de euros 229,90 euros TTC. Il s’agit d’un prix « correcte » pour une carte mère architecturée autour du chipset Z490 mais il faut savoir que les premiers prix se situent aux alentours de 160 euros. Elle bénéficie certes d’un design atypique qui fera le bonheur des inconditionnels de la marque, mais attention, la concurrence propose aussi d’excellentes alternatives à ce prix là, et notamment chez ASRock.
Notre exemplaire va continuer de tourner chez nos confrères dans les semaines à venir. Espérons que d’ici là, NZXT proposera un correctif de son BIOS et permettra ainsi la prise en charge de kits mémoires à hautes fréquences. Cela lui permettrait de passer d’un award de bronze à une version argent.
NZXT N7 Z490
On a aimé :
- une carte mère dans l’esprit NZXT
- la sous-traitance réalisée par ASRock
- une carte à destination des « moddeurs »
- un BIOS proposant de nombreuses options
On aurait aimé :
- un support du dual channel supérieur à 3600 MHz
- un logiciel de gestion de l’overclocking du CPU
- un bundle disposant d’un disque ou d’une clé avec les drivers/logiciels
- une capacité d’overclocking meilleure face à la concurrence
NZXT propose sur le papier et esthétiquement une carte qui dispose d’énormément de potentiel. Mais cela n’est pas suffisant pour nous. Nous pouvons parfaitement comprendre qu’un BIOS ait certains bugs le jour de sortie, corrigés par la suite mais ici, c’est un choix délibéré de la marque de proposer un BIOS limité en terme de fréquences mémoires. Personnellement, je ne peux pas comprendre un tel choix de la part de NZXT qui pénalise sa carte face à la concurrence. Sans une mise à jour prochaine du BIOS, nous ne pouvons vous conseiller l’achat de cette carte mère si ce n’est en étant conscient de cette limitation.






























