Avec ses processeurs Versal, AMD propose une série de puces à destination des secteurs industriels, de l’embarqué, des télécoms, etc. Cependant, il ne s’agit pas de CPU classiques comme les séries Ryzen ou Epyc par exemple, non, nous avons affaire à des SoC adaptatifs héritiers des modèles Xilinx qu’AMD a d’ailleurs racheté. Si l’on en parle aujourd’hui, c’est tout simplement parce que l’entreprise doit s’adapter à la situation actuelle sur le marché de la mémoire. En effet, la seconde génération de processeur laisse de côté la mémoire HBM, laquelle subit de fortes pénuries et se contente de LPDDR5X montée directement sur le package.
Versal Gen 2 : la LPDDR5X remplace la mémoire HBM !
Il n’y a pas que des désavantages :
Pour faire simple, AMD annonce donc sa nouvelle génération de processeur, qui, soit dit en passant, exploite une architecture ARM. Ces derniers mettent en avant de la « Memory on Package », un assemblage où la RAM est directement soudée sur le PCB du processeur. Chez Intel, nous retrouvions ce type d’assemblage sur les modèles issus de la série Lunar Lake par exemple.
Dans tous les cas, les rouges mettent en avant les avantages d’une telle technique. La première consiste en une économie de place sur la carte mère. La réduction de l’espace occupé atteint les 60%. Si la mémoire est sur le CPU, les puces n’ont pas besoin d’être soudées ailleurs, ce qui simplifie la conception des cartes mères. L’autre avantage concerne aussi les gains de performances en calcul et la raison est simple : latence diminuée tandis que l’entreprise évoque une durée de vie étendue de plus de 15 ans. Dans les secteurs industriels, c’est une donnée importante.
De la mémoire rapide :
Avec cette génération, AMD choisit donc de la mémoire LPDDR5X dont la fréquence atteint les 9000 MT/s. Au niveau de la bande passante, on parle de 288 Go/s tandis que les capacités atteignent les 32 Go.
Dans tous les cas, ce choix serait principalement motivé par de sérieuses pénuries au niveau de la mémoire HBM. Rappelons également que SK Hynix faisait le choix de se recentrer sur la production de DDR5 que la société jugeait plus rentable à produire.


