Test
Passons maintenant vraiment au test de ce Strike 600 de MSI. Nous l’avons mis à l’épreuve dans à peu près tous les scénarios : jeux vidéo, bureautique, etc.
La prise en main :
Avec ce clavier, MSI nous propose donc une référence qui joue à fond la carte du classicisme. Effectivement, nous avons affaire à une référence dite « 100% ». Dans les faits, le clavier dispose donc de toutes ses touches, d’un pavé numérique, des flèches de navigation ou encore des touches de navigation. Bref, c’est sans surprise et si c’est le layout que vous utilisez au quotidien, vos habitudes ne seront pas bousculées, loin de là.
En revanche, si comme moi, vous êtes habitué à l’utilisation de clavier au format plus réduit, comme un modèle 75% par exemple, là ça change. Déjà, il sera forcément plus large ce qui implique de devoir écarter davantage les bras et devoir chercher sa souris plus. Ensuite, à l’utilisation, nous ne comptons plus non le nombre de fois où je tapais dans le clavier avec ma souris ou mon pouce… Mais contrairement au modèle de chez Hator, nous n’avons pas à réattribuer des touches pour retrouver l’Impr Ecran où la touche suppl par exemple.
Avec ce Strike 600, nous retrouvons une position de frappe plutôt confortable. Le clavier reste assez plat avec ses pattes de surélévation rabattue, nous n’avons pas eu mal aux mains lors de la rédaction de ce test. Pour rappel, nous avons trouvé le Vanguard Pro 96 plutôt désagréable par rapport à notre clavier du quotidien à cause d’un profil assez haut, ce qui n’est pas le cas ici.
En revanche, s’il y a bien quelque chose que nous aurions apprécié, c’est un peu plus de poids ou de tenue. En l’état, le clavier est plutôt léger avec son poids inférieur à 1 kg. Pour le coup, lorsque posé sur notre tapis de souris, ce dernier glissera plutôt facilement et nous passons notre temps à le réajuster sur notre bureau, bref, ça peut vite devenir agaçant.
Les commutateurs :
Pour ce clavier, MSI fait le choix de commutateurs Kailh Midnight Pro. Il est question d’interrupteurs dont la sensation de frappe est tactile. En d’autres termes, à un moment ou à un autre dans la course, nous allons sentir une petite résistance juste avant le point d’accentuation pour nous indiquer que la frappe va être prise en compte. En plus de ça, ils disposent d’une partie amortie afin de limiter le bruit au maximum.
Au niveau des caractéristiques, nous avons affaire à des switches qui sont plutôt souples avec une force de 45g nécessaire pour l’activation. Ici, le point d’accentuation est situé à 1,9 mm et ne peut pas être réglé comme c’était le cas avec les claviers Hator et Corsair Vanguard Pro 96… Le Strike 600 n’est pas doté de commutateurs magnétiques. Enfin, la course totale est de 4 mm.
Malheureusement, vous ne pourrez pas changer le type de commutateur monté sur le clavier. Ces derniers ne sont pas montés sur des sockets comme cela peut être le cas avec des claviers hotswappable comme le Bridge75, le clavier d’Hator ou les productions récentes de chez Corsair. C’est donc un choix à prendre en compte avant de vous lancer dans un achat : « est-ce que j’aime bien les switches tactiles ? ».
Le bruit :
Le choix des commutateurs couplé à l’isolant phonique installé dans la case du clavier font un bon travail et ce Strike 600 se montre particulièrement silencieux. Même si l’on exagère volontairement l’appui sur les touches, le bruit est complètement étouffé par les amortissements caoutchoutés présents dans les switches. Avec ceci, l’isolant dans la case évite toutes résonances parasites. Il n’y a que les touches longues comme la barre d’espace qui ont tendance à claquer un peu plus fort que les autres.
Éclairage RGB :

