RETEX : 6 mois avec le Synology DS225+

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C’est avec un peu de scepticisme que j’ai acceuili de DS225+ dans mon environnement de travail, autant le dire tout de suite. Aucun rapport avec la marque Synology qui est une référence du secteur…Mais c’est bien le gabarit autant que la fiche technique de cet appareil qui m’ont interpelé. Le Synology DiskStation DS225+ est un NAS à deux baies qui mise davantage sur la maturité de son écosystème que sur une fiche technique spectaculaire. Il reprend en grande partie la recette du DS224+, avec un châssis compact de 165 x 108 x 232,2 mm pour 1,3 kg, deux baies compatibles avec les disques SATA 3,5 pouces et les SSD SATA 2,5 pouces, ainsi que le remplacement à chaud des unités. À l’intérieur, Synology conserve l’Intel Celeron J4125, un processeur 64 bits à quatre cœurs et quatre threads, cadencé à 2,0 GHz et capable de monter à 2,7 GHz. Cette puce commence clairement à accuser son âge, mais elle reste suffisante pour le stockage, les sauvegardes, la synchronisation de fichiers et les services réseau courants. Le Synology DiskStation DS225+ embarque seulement 2 Go de DDR4 non ECC soudés, auxquels il est possible d’ajouter un module de 4 Go pour atteindre 6 Go. C’est peu en 2026, surtout si l’on souhaite utiliser plusieurs conteneurs. Alors évidemment, le technophile que je suis fait un peu la grimace. Surtout avec mon flux de photos et autres vidéos que je traite au quotidien pour la rédaction.

Synology DS225+

Synology DS225+ : un NAS tout petit, mais qui dispose d’une potion magique

Dans la pratique, il y a cependant quelques bonnes nouvelles. Le NAS prend en charge SHR, Basic, JBOD, RAID 0 et RAID 1, avec Btrfs et ext4 pour les volumes internes. La grande nouveauté vient surtout du réseau. Un port Ethernet 2,5 GbE rejoint le port 1 GbE, ce qui permet d’approcher 280 à 295 Mo/s sur de gros transferts séquentiels avec une infrastructure adaptée. À l’inverse, des transferts constitués de nombreux petits fichiers sont logiquement beaucoup plus lents : j’ai notamment relevé environ 76 Mo/s en écriture et 55 Mo/s en lecture sur un dossier mixte de 6,5 Go. Deux ports USB 3.2 Gen 1 Type-A sont présents, mais aucun USB-C ni emplacement M.2 n’est proposé. Vient ensuite le tarif. Celui-ci tourne autour de 350 euros sans disque, avec des prix pouvant approcher 380 à 390 euros selon les revendeurs. Clairement ce n’est pas la solution la plus agressive en prix du marché.

Mais c’est ensuite que la tendance s’inverse et dès qu’on le sort de sa boite. l’installation est simple, presque comme monter dans une voiture dont on connaît déjà toutes les commandes : on installe les disques, on démarre la machine, puis DSM guide l’utilisateur. Vous l’aurez compris le DS225+ fait la différence grâce à une potion magique : son logiciel DSM.

 

DSM permet de transformer ce petit boîtier en serveur de fichiers, cloud privé, système de sauvegarde, gestionnaire de photos, serveur de téléchargement ou solution de vidéosurveillance. Synology Drive peut remplacer une partie des usages de Dropbox ou Google Drive, tandis que Synology Photos centralise automatiquement les bibliothèques d’images. Hyper Backup simplifie les sauvegardes et si on veut encore trouver un autre usage au DS225+, Surveillance Station inclut deux licences caméra pour stocker les vidéos de votre installation de sécurité personnelle.

DSM : la vraie différence

En montant un peu la capacité mémoire (6Go au total, crise oblige), j’ai aussi pu nourrir ce petit boitier avec quelques conteneurs Docker pour faire fonctionner simultanément Lazydocker, Tailscale, Home Assistant et d’autres services sans problème particulier. Reste maintenant le stockage. Il y a quelque temps, une polémique a débuté concernant la volonté de Synology de bloquer ses systèmes à des disques « maisons » ou certifiés. La situation s’est largement calmée : avec DSM 7.3 s’est largement calmée : avec DSM 7.3, j’ai pu utilisé sans problème des HDD Seagate, Western Digital et Toshiba. Il faut le dire, c’est un changement important qui arrive au meilleur moment. Avec la crise actuelle sur le stockage, même les bons vieux disques durs sont en feu. Donc avoir la possibilité de jongler avec les marques ou de recycler du matériel déjà acheté (c’est justement mon cas) change bien la donne.

Au final, malgré mon scepticisme, le Synology DiskStation DS225+ m’a convaincu dans mon utilisation au quotidien. Pour un particulier, un indépendant ou une petite structure qui cherche avant tout un NAS fiable pour centraliser des fichiers, sauvegarder plusieurs ordinateurs, protéger une bibliothèque photo, disposer d’un cloud privé et accéder simplement aux données à distance, il remplit parfaitement son rôle. Le port 2,5 GbE corrige enfin l’une des principales faiblesses du DS224+, tandis que DSM reste son argument numéro un. C’est précisément ce logiciel qui permet au DS225+ de rester compétitif face à des machines parfois beaucoup mieux équipées. C’est clairement la force de l’écosystème Synology.

En conclusion, il est clair que le DS225+ ne gagne donc pas la bataille de la fiche technique. Il gagne plutôt celle de la simplicité, de la stabilité et de l’expérience quotidienne. Pour qui veut un NAS qui travaille discrètement dans un coin et que l’on oublie une fois configuré, le Synology DiskStation DS225+ demeure un choix solide et rassurant. Si vous voulez plus, vous pourrez trouver des alternatives avec des caractéristiques techniques plus flatteuses (surtout la RAM) mais elles n’arrivent pas à la cheville de ce que DSM apporte en robustesse et donc en tranquilité.

 

 

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