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La RTX 5090 n’est plus assez puissante pour le gaming 6K

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Une nouvelle réalité s’impose pour les joueurs exigeants : la GeForce RTX 5090, vendue aujourd’hui à presque 5 000 €, n’est plus suffisante pour offrir l’expérience ultime de jeu sur les écrans 6K. Alors que ce segment commence à émerger avec des moniteurs comme le Samsung Odyssey G80HS, capable de 165 Hz natifs, la carte graphique la plus puissante de Nvidia doit sacrifier des réglages majeurs pour rester exploitable dans cette résolution.

Le défi du premier écran 6K 165 Hz

Le Samsung Odyssey G80HS marque une rupture technologique. Contrairement aux écrans 8K professionnels limités à 60 Hz, ce modèle s’adresse directement aux gamers avec une fréquence de rafraîchissement élevée et des fonctionnalités complètes comme la prise en charge de G-Sync. Cependant, exploiter ce moniteur demande une architecture Blackwell avec DisplayPort 2.1, ce qui disqualifie immédiatement la RTX 4090 malgré sa puissance de calcul, car elle ne peut piloter l’écran au-delà de 60 Hz.

La résolution 6K (6 144 × 3 456) représente un bond de 2,6 fois par rapport à la 4K, totalisant 21,2 millions de pixels. Cette densité pèse lourdement sur le cœur graphique et la mémoire vidéo. Notre confrère a donc comparé la RTX 5090 à la RTX 5070 Ti sur des titres exigeants comme Cyberpunk 2077 et Crimson Desert.

Des performances qui s’effondrent en natif

Les résultats sont sans appel. Dans Cyberpunk 2077, la RTX 5090 atteint environ 85 FPS en 4K avec le preset Ray Tracing Overdrive et DLSS Performance. En 6K, cette configuration fait chuter les performances à 42 FPS, soit la moitié de la valeur précédente. Pour retrouver une fluidité raisonnable, il faut désactiver le ray tracing, ce qui ramène les FPS à 72.

Crimson Desert confirme cette tendance. Avec le preset Cinematic et Ray Reconstruction activés, la carte graphique affiche en moyenne 63 FPS en 4K. En 6K, le jeu descend sous les 30 FPS. La seule solution viable consiste à désactiver Ray Reconstruction et à passer en mode DLSS Balanced, obtenant ainsi 66 FPS, mais au détriment de la qualité des ombres et des textures.

La RTX 5070 Ti, elle, est largement dépassée. Elle peine même à atteindre 40 FPS en 4K avec les réglages élevés. En 6K, elle est pratiquement inutilisable sans réduire drastiquement les graphismes au niveau Moyen ou utiliser le mode DLSS Ultra Performance, offrant une expérience visuelle compromise.

Le compromis inévitable

Dans des titres comme Doom: The Dark Ages ou Forza Horizon 6, la RTX 5090 maintient des performances correctes en 4K (autour de 85-100 FPS). En 6K, les mêmes réglages font chuter les FPS à 43 ou 56. Pour jouer confortablement, il faut soit désactiver le path tracing, soit accepter des réglages inférieurs (High ou Medium) et une fréquence d’images autour de 60 FPS, loin de l’expérience haute fréquence recherchée.

Le test conclut que la RTX 5090 n’est pas vraiment adaptée au gaming 6K en natif avec les meilleurs réglages. Elle nécessite des concessions importantes, comme la désactivation du ray tracing ou l’utilisation de modes d’upscaling agressifs qui réduisent la résolution effective perçue. Évidemment, pour le moment, le gaming 6K reste la niche de la niche et les utilisateurs faisant de cette résolution un critère de choix ne se croisent pas à tous les coins de rue.