Avant de commencer à vous détailler ce test de l’Asus ProArt P16, nous devons tout d’abord vous préciser un point de contexte important. Nous utilisons depuis près d’un an la version précédente pour l’intégralité de vos couvertures d’évènements, le montage des vidéos que vous avez vu se multiplier mais aussi les lives au cours des évènements comme la dernière Paris Games Week où ce ProArt assumait la régie mais aussi l’encodage à la volée de nos plus de 24h de diffusion. Bref, même si cette « ancienne » version reprend beaucoup de caractéristiques du modèle entre nos mains, on notera que ce dernier a pour atout important d’embarquer la toute dernière RTX 5070.
Attention, comme vous allez le voir plus bas sur notre comparateur, nous ne sommes pas sur un produit mainstream mais clairement sur une machine qui ambitionne de se frotter aux plus gros des Macbook Pro.
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[nextpage title= »Présentation de notre version de test. »]
Taille et dimensions :
Si ce ProArt P16 a été pensé comme une station de travail mobile, au premier regard il a quand même des faux airs d’ultrabook. Nous avons un châssis dérivé du Zephyrus G16 tout en étant plus fin et moins lourd que ce dernier. En terme de taille, notre P16 mesure 35,49 x 24,69 x 1,49 cm pour 1,85 kg sur la balance. S’ajoute à ses mensurations divers certifications une robustesse vantée par une certification militaire-grade. Il a été en outre testé en labos pour éprouver sa résistance aux chocs et à l’humidité. Evidemment (et malheureusement), il faudra composer avec un bloc chargeur volumineux d’une puissance de 200W.
Sous le capot :
Venons en maintenant à ce que ce P16 a sous le capot. Et là ce n’est pas la même cuisine puisque la configuration est de haute volée. On retrouve un processeur AMD Ryzen AI 9 HX 370, une carte Nvidia RTX 5070 Studio et 64 Go de RAM LPDDR5X. Côté stockage, notre version dispose d’un SSD de 2To et nous avons aussi le confort d’un slot M2 libre pour étendre cette capacité. Le tout est servi par un écran OLED 16 pouces au format 16:10, en 4K 60 Hz (3840 x 2400), avec une couverture quasi totale des espaces colorimétriques sRGB et DCI-P3, calibrée en usine pour la création photo et vidéo.
La connectique :
Sur ce plan, nous disposons d’un produit particulièrement complet. Les ports de connexion sont placés sur les flancs de l’appareil, répartis entre le côté gauche et le droit. On apprécie la présence de connecteurs USB classiques qui rendront quelques services. Parmi les options de connexion disponibles, on trouve un connecteur USB 3.2 Gen 2 de type C, qui intègre une fonctionnalité DisplayPort ainsi qu’une capacité de charge électrique. Un autre élément est le connecteur USB 4.0 Gen 3 de type C, offrant des performances élevées pour divers usages. Deux interfaces USB 3.2 Gen 2 de type A sont également intégrées, facilitant les branchements rapides avec des périphériques compatibles.
Le dispositif inclut un port HDMI 2.1 FRL, idéal pour des transmissions vidéo de haute qualité. Une prise jack combinée de 3,5 mm est présente, permettant de relier casques ou microphones sans complication. Enfin, un slot pour cartes SD Express 7.0 est inclus, ce qui s’avère particulièrement utile pour les photographes experts. Néanmoins, comme de nombreux appareils photo modernes adoptent désormais les formats CFexpress de type A ou B, il sera alors nécessaire de recourir à un lecteur externe. Dans cette situation, l’interface USB 4.0 deviendra essentielle pour une connexion fluide. Le Wi-Fi 7 et Bluetooth 5.4 viennent compléter la connectivité.
En pratique, cette machine semble clairement taillée pour manipuler de l’image et de la vidéo sans réelle limitation.
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Avant de rentrer dans les détails du quotidien avec le ProArt P16, parlons de notre premier contact avec cet appareil. N’allons pas par quatre chemin, le P16 est sobre, classe et magnifique. Si vous êtes un amateur de Macbook Pro, vous ne pourrez pas vous empêcher de faire la comparaison. Nous évoquions plus haut son cousin « technique » le Zephyrus G16, nous sommes clairement dans une approche inverse mettant en avant un design épuré avec ses surfaces métalliques noires mates et son logo discret. Vous l’aurez compris, pas de RGB sur ce portable. La qualité de fabrication n’a rien a envier au produit phare de la pomme. Nous sommes clairement sur du haut de gamme, avec des matériaux de qualité et une finition irréprochable. Après plusieurs semaines d’utilisation, nous pouvons l’affirmer sans détour, c’est l’un des ordinateurs portables les plus élégants et pratique que nous ayons utilisés ces dernières années.
Le noir mat et l’effet « grotte de Lascaux » :
Rentrons maintenant dans les premiers détails d’un usage quotidien. Sans doute que quelques uns ont grimacé à l’évocation du noir mat utilisé sur ce P16. Après plusieurs semaines d’utilisation intensive de ce PC, il est indiscutable que le revêtement mat utilisé par Asus s’avère assez performant pour limiter les marques de doigts visuellement désagréable sur un produit de cette trempe. Le traitement de surface est excellent mais malheureusement il n’a rien pu faire sur les touches et le trackpad vitré. C’est donc là que votre effort de nettoyage devra se concentrer. Mais revenons au trackpad justement. Celui-ci est gigantesque. Son point fort c’est son excellente précision et sa réactivité. Il peut, de plus, être personnalisé à 100 %. L’angle supérieur gauche (DialPad) peut ainsi être configuré comme une molette de navigation adaptable, facilitant plusieurs opérations sous Windows et dans divers logiciels. Elle est compatible avec Photoshop et Premiere facilitant certains réglages et simplifiant des manipulation. Il faut reconnaitre que sa maitrise demande une phase d’adaptation, mais objectivement ce n’est pas l’outil que nous avons le plus utilisé dans notre utilisation quotidienne. Ce qu’il faut retenir c’est que même les amateurs de la vieille école (une bonne vieille souris en plus) pourront adopter rapidement ce trackpad et ainsi simplifier leur setup nomade.
Le P16 dispose d’un écran OLED 16 pouces 4K (ou 2,8/3K 120 Hz selon la version), avec excellente couverture colorimétrique et une vraie calibration d’usine pour la création et retouche photo et vidéo. Ainsi la dalle propose une couverture quasi totale des espaces colorimétriques sRGB et DCI-P3. A l’usage, la qualité de restitution des couleurs est remarquables et sera particulièrement appréciée pour ceux qui font du traitement de photos par exemple. Pour la création de contenu multimédia, ainsi que pour une utilisation générale, cet écran offre une superbe qualité d’image avec des noirs profonds, un excellent contraste et des couleurs éclatantes. Elle est aussi plutôt reposante alors que l’OLED fait souvent l’objet de remarques sur son scintillement qui peut être gênant. Mais comme souvent, le tableau n’est pas parfait. Tout d’abord la dalle et son traitement « glossy » seront sensibles aux reflets en environnement lumineux. Enfin, ça coule de source mais il faut le préciser, avec ses 60Hz elle ne sera pas l’équipement idéal si vous voulez vous divertir avec quelques jeux.

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Performances :
Plusieurs modes de fonctionnement s’offrent à nous. Pour faire simple il y a 3 modes de performances : le mode Silencieux, Standard et Performances. Pour faire simple, les différences principales sur ces modes sont la puissance envoyée aux composants clés du P16. Plus nous allons nous diriger vers le mode « Performances », plus le P16 va être puissant mais va aussi dégager plus de chaleur et être plus bruyant. Évidemment cela aura aussi un impact sur l’autonomie en mode batterie. Pour vous donner une idée, en mode Performance et avec une forte sollicitation, le processeur Ryzen AI 9 HX 370 monte au dessus des 85°C entrainant une forte ventilation qui devient clairement audible. Le fait de soulever légèrement le PC Portable lui permet de disposer d’un flux d’air plus conséquent et abaisse de presque 10°c la température du CPU. Si nous passons de l’autre côté avec le mode silencieux, on dispose d’un CPU dont le TDP est bloqué à 45 W. Mais ce qui est remarquable c’est que le rendement du CPU est alors de 85 % par rapport au mode Performance. En ce qui concerne carte graphique, la diminution des performances varie de 25 à 40 % selon les diverses sollicitations. Dans ce cas, le TGP opère alors à près de la moitié de sa puissance maximale qu’il reçoit en mode Performance.
Rapport puissance / nuisance sonore :
Objectivement, à part pour les gros rendus longs, le mode Performances ne se justifie pas en permanence. Il est engendre un bruit de fonctionnement qui, sans être désagréable , est tout de même significatif. Le mode Standard mais aussi le mode Silence permettent en fonctionnement fluide même lors d’un usage intensif. Ainsi durant notre Paris Games Week, nous avons assuré l’encodage de 3 flux Live en mode standard alors que nous pilotions l’acquisition de 4 sources avec le P16. Dans les détails, le système de dissipation thermique du ProArt P16 utilise une unité équipée de trois ventilateurs associée à un réseau de caloducs et à deux radiateurs positionnés à l’arrière. Compte tenu de la puissance de notre P16, cette solution thermique s’avère performante. Le portable a opéré sans faille dans chaque configuration, que ce soit sur un bureau, une table, dans le train ou ailleurs. Naturellement, comme nous l’avons vu plus haut, l’installer sur un socle favorise un flux d’air supérieur vers les ventilateurs, permettant des baisses de température de fonctionnement sensiblement significative. Néanmoins, il convient de noter que l’appareil fonctionne impeccablement sur une surface plane aussi, bien que les températures soient près de 10°c supérieures.
Pour ce qui est des nuisances sonores avec une forte sollicitation (encodage multi sources…) et en plaçant notre sonde à 10cm du laptop, nous avons mesuré 45 dBA dans le mode Performances, 38 dBA en mode Standard et autour de 33-34 dBA en mode Silencieux. Les deux derniers modes permettent un confort de fonctionnement optimal alors que la perte de performances reste mesurée.
Batterie et autonomie :
La batterie de 90 Wh permet d’atteindre environ 6 heures d’utilisation soutenue en création et jusqu’à 7 à 8 heures en usage plus léger (bureautique, web, streaming), ce qui est très correct pour notamment pour une machine équipée d’une dalle 4K OLED traditionnellement gourmande. Évidemment, on mode Performances, là ce n’est plus la même affaire. On va perdre entre 2h à 3h d’autonomie sans que cela se justifie par un gain particulièrement spectaculaire. Dans ce cas, ce mode sera à privilégier avec le bloc d’alimentation raccordée si vous avez vraiment besoin de traitement avec 100% de puissance.
[nextpage title= »Conclusion »]
Si vous nous avez lu jusqu’ici vous aurez compris qu’au fil des mots nous n’avons pas caché avoir été conquis par ce P16. Ce n’est pas juste un simple coup de foudre mais bien le résultat d’une longue utilisation en condition réelle de la version 2024 (qui ne diffère que par sa RTX 4070 à la place de la 5070 sur le modèle 2025).
C’est sans surprise que notre conclusion est très positive. L’Asus ProArt P16 (2025) est une vrai bonheur à l’utilisation si vous êtes un créateur nomade. Si son évolution par rapport à la version de l’année précédente se limite à l’utilisation des nouvelles RTXS 50 (5070 dans notre cas) c’est que la base utilisée était déjà excellente. Pour s’attarder, juste quelques mots sur la différence que nous avons pu noter entre la version 2024 en RTX 4070 et la version 2025 en RTX 5070. On retiendra principalement un delta de 12 à 15% en particulier dans les rendus en faveur de la nouvelle version. Mais l’essentiel n’est pas là.
Le ProArt P16 réussi à allier un design minimaliste et une construction robuste. Son écran offre un vrai confort pour le montage vidéo ou la retouche photographique. De plus, sa connectivité étendue, avec une multitude de ports et sa puissance globale de fonctionnement, en font une alternative extrêmement solide face aux MacBook Pro. Objectivement son rapport qualité / performances / prix est capable de faire vaciller même les plus convaincus des utilisateurs de portables Apple (comme moi). C’est un vrai coup de cœur et ce portable sera sans doute le produit mobile qui nous a le plus marqué sur cette année 2025.
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